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Casamance : trois journalistes de l’AFP interpellés et expulsés après un reportage avorté sur le déminage

Trois journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ont été interpellés vendredi dernier en Casamance par les éléments de la Section de recherches de la gendarmerie de Ziguinchor, alors qu’ils s’apprêtaient à réaliser un reportage consacré au déminage humanitaire dans cette région longtemps affectée par le conflit armé.

Selon plusieurs sources concordantes, l’équipe, composée de Patrick Meinhardt, journaliste-photographe de nationalité espagnole, ainsi que des journalistes sénégalais Maguette Gaye et Rocky Bâ, ne disposait pas des autorisations administratives requises pour mener leur mission sur place. Les gendarmes les ont interceptés alors qu’ils s’apprêtaient à entamer leurs prises de vue et leurs interviews auprès des acteurs impliqués dans le déminage.

Les trois journalistes ont été conduits dans les locaux de la Section de recherches pour une audition en bonne et due forme. D’après les premiers éléments recueillis, leur présence dans une zone sensible sans les autorisations délivrées par les autorités compétentes est à l’origine de cette interpellation.

Après plusieurs heures d’audition, la mesure a débouché sur une injonction ferme : quitter immédiatement la région et regagner Dakar. Les trois hommes ont donc été contraints d’écourter leur reportage et de quitter Ziguinchor sous escorte.

La Casamance, région méridionale du Sénégal, reste sous surveillance particulière en raison du contexte sécuritaire et des opérations de déminage qui y sont toujours en cours, plus de vingt ans après le pic du conflit. Les autorités rappellent régulièrement que toute activité de presse y est soumise à des procédures d’accréditation spécifiques, jugées indispensables pour des raisons de sécurité et de coordination.

Aucune poursuite judiciaire n’a toutefois été engagée contre les journalistes interpellés. L’AFP n’a pas souhaité commenter officiellement l’incident, qui relance le débat sur la liberté d’informer et les contraintes administratives pesant sur le travail des médias dans certaines zones sensibles du territoire.

Alioune Tine alerte : « Interdire les financements extérieurs, c’est vouloir museler les voix indépendantes »

Alioune Tine, fondateur de l’Afrikajom Center et figure emblématique de la société civile sénégalaise, est monté au créneau ce dimanche 13 juillet 2025 pour dénoncer la volonté exprimée par le Premier ministre Ousmane Sonko d’interdire les financements extérieurs destinés aux organisations de la société civile. Une déclaration faite lors de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, qui a immédiatement suscité de vives réactions.

Prenant la parole, Alioune Tine n’a pas mâché ses mots. « Je ne suis pas d’accord avec l’interdiction des financements extérieurs. Mais s’ils veulent le faire, qu’ils le fassent. Mon engagement n’est pas motivé par l’argent », a-t-il affirmé avec fermeté. Pour lui, cette mesure s’inscrit dans une logique inquiétante de contrôle excessif, symptomatique d’une confusion dangereuse entre parti politique et appareil d’État.

Selon le fondateur d’Afrikajom, l’interdiction des financements extérieurs révèle une volonté de bâillonner les voix critiques et indépendantes. « Le Premier ministre est dans une logique de parti-État. Il ne peut pas admettre une société civile qui ne marche pas avec lui. Or, une société civile digne de ce nom ne doit faire allégeance à aucun pouvoir. Elle doit alerter lorsque les choses ne vont pas », a-t-il martelé.

Revenant sur son propre parcours, M. Tine a rappelé le rôle crucial que des organisations comme la RADDHO — qu’il a dirigée pendant de nombreuses années — ont joué dans les moments décisifs de l’histoire politique du Sénégal. Il a notamment évoqué l’engagement de la société civile dans la création du Mouvement du 23 juin (M23), qui s’était opposé aux tentatives de modification constitutionnelle sous Abdoulaye Wade.

Pour Alioune Tine, le débat autour du financement ne devrait pas occulter la responsabilité des États africains. « Si l’on prône la souveraineté, il faut financer la société civile. Mais tout en respectant son indépendance », a-t-il soutenu. Il a d’ailleurs rappelé qu’en 2004, c’est bien l’État du Sénégal qui avait appuyé la demande de la RADDHO pour obtenir le statut d’observateur aux Nations unies.

Soucieux de déconstruire certaines idées reçues, le fondateur d’Afrikajom a tenu à élargir la définition de la société civile. « Elle ne se résume pas à quelques figures médiatiques. Dans les coins les plus reculés du pays, il y a des personnes qui, sans moyens, travaillent pour améliorer la vie des populations. Elles défendent les droits humains, soutiennent les femmes, accompagnent les enfants handicapés ou encore les communautés rurales dans leur accès à l’eau et à l’éducation », a-t-il rappelé.

Badara Gadiaga placé sous mandat de dépôt : une inculpation lourde aux allures de tournant politique

Le chroniqueur vedette de l’émission Jakaarlo, Badara Gadiaga, a été placé ce lundi 14 juillet sous mandat de dépôt après sa présentation au parquet. Mais ce que beaucoup pensaient n’être qu’un énième épisode de tension entre presse et pouvoir a pris une tournure nettement plus grave. Selon Me Oumar Youm, l’un de ses avocats, Gadiaga est désormais inculpé pour « réception et sollicitation de dons, de moyens, dans le dessein de troubler l’ordre public et d’attenter à la sécurité de l’État », une accusation d’une extrême gravité dans le droit pénal sénégalais.

L’inculpation évoquée fait référence à des dispositions du Code pénal qui visent spécifiquement la sécurité intérieure de l’État. Elle va bien au-delà des charges initiales — diffusion de fausses nouvelles, offense à une autorité publique ou atteinte aux bonnes mœurs — que la presse évoquait jusque-là. Cette requalification place le dossier de Badara Gadiaga dans une toute autre dimension juridique : celle des affaires considérées comme sensibles pour la stabilité nationale.

« Cette accusation suppose une volonté de déstabilisation politique, ce que rien dans le dossier ne démontre à ce stade », a réagi Me Oumar Youm lors d’un point de presse tenu devant le Palais de justice de Dakar. « Nous sommes clairement face à une tentative de criminalisation du discours public et de la liberté d’expression. »

En l’état, l’inculpation rend difficile tout espoir de liberté provisoire à court terme. En effet, contrairement aux délits de presse qui peuvent bénéficier de mesures alternatives à la détention, l’infraction reprochée à Gadiaga est classée parmi celles considérées comme des crimes contre la sûreté de l’État. Elle est passible de lourdes peines pouvant aller jusqu’à dix ans de réclusion. La défense craint ainsi une longue détention préventive sans jugement, scénario de plus en plus fréquent dans les affaires à caractère politique.

« Il y a un climat de durcissement judiciaire qui inquiète. On fait de la prévention pénale contre des voix critiques », a poursuivi Me Youm, accusant implicitement les autorités d’instrumentaliser la justice pour museler certains profils médiatiques devenus dérangeants.

La personnalité de Badara Gadiaga, son franc-parler, et sa réputation de critique acerbe de la classe politique — en particulier de la coalition au pouvoir — ont rapidement donné à cette affaire une dimension politique. Sur les réseaux sociaux, les appels à sa libération se multiplient. Une mobilisation citoyenne est en cours pour dénoncer ce que certains qualifient déjà de « procès politique déguisé ».

Des figures de la société civile et des membres de l’opposition ont exprimé leur indignation. Pour eux, cette inculpation est une menace directe à la liberté d’expression dans un pays qui se targue pourtant d’une tradition démocratique.

La suite de la procédure dépendra de l’enquête en cours et des éléments matériels que le parquet compte verser au dossier pour étayer une telle accusation. Mais une chose est certaine : en inculpant Badara Gadiaga pour atteinte à la sécurité de l’État, les autorités judiciaires placent cette affaire au cœur d’un débat national sur les libertés publiques et les limites de la parole critique dans l’espace médiatique sénégalais.

Retour à l’Assemblée nationale : Ousmane Sonko face à un imbroglio juridique

En évoquant la possibilité de réintégrer l’Assemblée nationale en cas de limogeage de la Primature, le Premier ministre Ousmane Sonko a relancé un débat épineux mêlant droit parlementaire, chronologie politique et situation pénale personnelle. Une déclaration faite ce week-end, lors de l’installation du Conseil national de son parti, Pastef, dans laquelle il affirme pouvoir “reprendre son siège de député” suspendu à son entrée au gouvernement.

Mais cette perspective, en apparence simple, soulève plusieurs interrogations juridiques de fond.

Adopté récemment, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit en son article 124 que la suspension du mandat de député en cas d’entrée au gouvernement peut être levée automatiquement à la fin des fonctions ministérielles, sauf renonciation écrite irrévocable. En clair, un député devenu ministre retrouve son siège dans un délai d’un mois après avoir quitté le gouvernement.

Cependant, ce mécanisme, bien que clair dans son principe, se heurte dans le cas d’Ousmane Sonko à trois obstacles majeurs.

Le premier frein réside dans le principe juridique fondamental de non-rétroactivité de la loi. Or, Ousmane Sonko a été nommé Premier ministre avant la révision du règlement intérieur. Dès lors, son cas ne relèverait pas de cette nouvelle disposition, qui ne peut s’appliquer qu’à des situations survenues après son adoption.

Deuxième point de tension : la séquence des événements. Ousmane Sonko a été désigné Premier ministre avant son élection à l’Assemblée nationale. Il n’a donc jamais siégé en tant que député dans cette législature, ni suspendu un mandat effectivement exercé. Le texte parle pourtant de députés élus puis nommés, ce qui ne correspond pas à sa trajectoire.

Enfin, le dossier est encore plus complexe du fait de sa condamnation judiciaire pour diffamation, récemment confirmée dans l’affaire l’opposant à l’ancien ministre Mame Mbaye Niang. Si cette condamnation devient définitive après le rejet du rabat d’arrêt, elle pourrait entraîner l’invalidation de son mandat parlementaire, sur la base de l’article 61 de la Constitution. Cette disposition prévoit la perte automatique du mandat pour tout député condamné à une peine privative de liberté, une mesure qui ne peut être enclenchée qu’à la demande du ministre de la Justice.

Certains partisans de Sonko évoquent la loi d’amnistie adoptée début 2024 comme une solution pour neutraliser les effets de cette condamnation. Mais selon plusieurs juristes, la Constitution prime sur une loi ordinaire. Ainsi, même amnistié, l’effet juridique de l’article 61 pourrait s’appliquer si le Parlement en est officiellement saisi par le garde des Sceaux.

Face à ce faisceau de contraintes, les interprétations divergent. Des juristes proches du pouvoir estiment que Sonko ne peut en aucun cas retrouver son siège, en raison de la combinaison des trois verrous : chronologie, réglementation non applicable rétroactivement et condamnation judiciaire.

D’autres, plus favorables à l’opposition, défendent une lecture souple du règlement intérieur. Selon eux, la simple suspension du mandat parlementaire, même sans prise de fonction à l’Assemblée, suffirait à permettre un retour, si la fonction gouvernementale prend fin.

Au-delà de la seule personne d’Ousmane Sonko, cette affaire teste la solidité des institutions sénégalaises face à un cas juridique inédit. Elle pose également la question de l’interprétation des textes dans un contexte fortement politisé, où chaque mot du règlement intérieur ou de la Constitution peut devenir l’enjeu d’un bras de fer entre pouvoir exécutif, opposition et Parlement.

Tensions autour de la succession à la tête de Sonatel : le syndicat alerte Diomaye Faye contre une “dilution” dans Orange

Un changement majeur se profile à la tête de Sonatel. Selon des informations révélées par L’AS, le directeur général Sékou Dramé s’apprête à passer le témoin, après plusieurs années à la tête du premier opérateur de télécommunications du Sénégal. Son successeur devrait être désigné le 24 juillet prochain, à l’issue d’une réunion du Conseil d’administration du groupe Orange, actionnaire principal de Sonatel avec 42,3 % du capital. L’État du Sénégal détient pour sa part 27,2 %, les salariés 7,3 %, et le public (institutionnels et petits porteurs) 23,2 %.

Mais derrière ce changement annoncé, des crispations émergent. Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de Sonatel (SYTS), Mouhamadou Lamine Badji, dénonce une manœuvre unilatérale du groupe Orange visant à imposer un successeur “formaté pour défendre les intérêts français”.

Le nom qui circule pour succéder à Sékou Dramé est Brelotte Bâ, actuellement directeur général adjoint d’Orange Afrique et Moyen Orient. Ce haut cadre sénégalais, polytechnicien formé en France (École des Ponts et Chaussées), travaille dans le groupe Orange depuis 2001. Il a dirigé les filiales du Mali, du Niger, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, avant d’intégrer la direction Afrique du groupe à Paris.

Bien que son origine sénégalaise semble respecter la règle tacite selon laquelle la direction de Sonatel doit revenir à un ressortissant du pays, le SYTS estime que sa nomination servirait davantage les intérêts du groupe Orange que ceux du Sénégal. « Le profil proposé est avant tout un cadre d’Orange, pas un défenseur des intérêts nationaux », fulmine le syndicaliste.

Dans sa missive, Mouhamadou Lamine Badji interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye, qu’il exhorte à agir pour éviter ce qu’il considère comme une dérive. « Accepter cela, c’est offrir indûment un gâteau à Orange. C’est un renoncement à défendre l’intérêt du Sénégal et de l’Afrique », écrit-il, non sans rappeler que « le peuple vous regarde, je dirais même qu’on vous scrute. »

Le ton est grave. Le syndicaliste évoque un risque de dilution de Sonatel dans le groupe Orange, qu’il qualifie de « simple partenaire stratégique ». Il redoute une perte de contrôle progressive du Sénégal sur un fleuron national des télécommunications, véritable moteur économique et technologique du pays.

Autre point de discorde : la tenue du Conseil d’administration à Paris. Badji plaide pour que cette réunion stratégique ait lieu dans une capitale africaine, dans l’un des pays d’implantation de Sonatel : Dakar, Bamako, Conakry, Bissau ou Freetown. « Au nom de la dignité des Africains », clame-t-il, avant de dénoncer un climat persistant de néocolonialisme : « On en a assez ! »

Alors que la date du 24 juillet approche, les regards sont tournés vers le gouvernement sénégalais et le président du Conseil d’administration de Sonatel. La manière dont sera conduite cette transition à la tête du géant des télécoms pourrait devenir un test symbolique du nouveau rapport de force entre l’État sénégalais et les multinationales, dans un contexte où les exigences de souveraineté économique sont de plus en plus revendiquées par l’opinion publique.

Barthélemy Dias en tournée en France : soutien à Diomaye, mise en garde contre Sonko

En déplacement politique en France, Barthélemy Dias a profité de sa tournée pour tenir une série de rencontres avec la diaspora sénégalaise, marquant clairement ses positions dans le paysage politique sénégalais. Entre soutien au président Bassirou Diomaye Faye et mise en garde contre un éventuel retour d’Ousmane Sonko sur la scène parlementaire, le maire de Dakar a livré un discours sans détour, confirmant les tensions croissantes au sein de l’opposition.

De Paris à Bagnolet, en passant par Mantes-la-Jolie et Beauvais, le leader du mouvement Sénégal Bi Nu Bokk a multiplié les appels à la mobilisation politique de la diaspora. Il a invité ses compatriotes de l’extérieur à s’organiser autour d’un projet d’« alternance anticipée », estimant que l’échéance de 2029, théoriquement celle de la prochaine présidentielle, pourrait être bousculée. « Beaucoup de choses vont se passer bien avant », a-t-il prévenu, laissant entendre que l’instabilité actuelle pourrait précipiter des changements majeurs.

Mais c’est surtout sa prise de position sur le président Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko qui a retenu l’attention. Selon des propos rapportés par Les Échos, Barthélemy Dias a réitéré son soutien au chef de l’État, qu’il présente comme « l’incarnation d’un espoir républicain ». Il a toutefois lancé un avertissement à peine voilé : « Le président actuel doit être protégé des contradictions internes de son entourage. » Une critique claire, bien que non nommée, à l’endroit d’Ousmane Sonko, actuel Premier ministre, qu’il accuse de semer le trouble au sommet de l’État.

Le point d’orgue de ses déclarations a été atteint lorsque Dias s’est exprimé sur la possibilité d’un retour de Sonko à l’Assemblée nationale, une hypothèse évoquée de manière récurrente dans le débat public. Sa réaction a été aussi directe que tranchée : « S’il revient à l’Assemblée, on ira le chercher pour l’en sortir. » Cette déclaration radicale pose une ligne rouge et révèle la profondeur des fractures au sein même du camp des anciens alliés de l’opposition.

Cette sortie médiatique de Barthélemy Dias, qui contraste avec la retenue habituelle de certains responsables politiques, confirme l’émergence d’un nouveau rapport de force. Si son discours s’inscrit dans une volonté d’éviter, selon lui, les dérives populistes, il risque également d’envenimer davantage les tensions déjà palpables entre les différentes factions qui ont soutenu l’alternance de mars 2024.

Réouverture du corridor Dakar–Nouakchott : le Sénégal et la Mauritanie relancent leur coopération dans le transport routier

Après plus de quinze années de blocage, le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une étape décisive dans le renforcement de leurs relations bilatérales en levant le gel de l’accord sur le transport routier de personnes et de marchandises. Cette relance historique permet la réouverture officielle du corridor Dakar–Nouakchott, un axe stratégique pour les échanges commerciaux sous-régionaux.

Ce vendredi, dans les locaux de la Société des Bacs de Mauritanie, une cérémonie officielle a marqué l’entrée en vigueur de cet accord tant attendu. Étaient présents le ministre mauritanien de l’Équipement et des Transports, Ely Ould El Veirik, et son homologue sénégalais, Yankhoba Diémé, qui ont procédé à la signature d’une déclaration conjointe entérinant l’opérationnalisation de cet accord bilatéral.

Depuis plus de quinze ans, les transporteurs sénégalais étaient contraints de décharger leurs marchandises à la frontière mauritanienne. Ces dernières étaient ensuite reprises par des opérateurs locaux, créant ainsi un goulet d’étranglement logistique, ralentissant les échanges et pénalisant les acteurs économiques des deux pays. La levée de cette contrainte, à travers la suppression du principe de déchargement à la frontière, marque un tournant crucial vers la fluidification des flux commerciaux.

« La mise en œuvre de cet accord, ainsi que les facilités pratiques de transit qu’il prévoit, sont susceptibles de lancer une nouvelle dynamique pour améliorer le climat des affaires, encourager les transactions commerciales et élargir le cercle des interactions humaines », a souligné le ministre mauritanien, M. Ely Ould El Veirik.

Cette relance s’inscrit dans un contexte de coopération bilatérale intensifiée, notamment autour du projet gazier GTA (Grand Tortue Ahmeyim), exploité conjointement par les deux pays. Elle est également le fruit d’un climat politique favorable, marqué par la convergence de vues entre le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

Pour le ministre sénégalais Yankhoba Diémé, cet accord est à la fois un symbole de rapprochement historique et un outil de gestion moderne des relations transfrontalières. « La mobilité n’a jamais été une exception dans notre région, mais une caractéristique essentielle des sociétés ouest-africaines. Elle constitue un facteur de résilience sociale, de transmission culturelle et d’intégration régionale », a-t-il affirmé.

Il a également salué l’esprit de concertation qui anime cette coopération, évoquant notamment la récente visite du Premier ministre Ousmane Sonko en Mauritanie comme « un moment stratégique majeur », qui a permis de consolider les bases d’un partenariat multidimensionnel.

Au-delà des considérations politiques, l’accord prend en compte les préoccupations concrètes des professionnels du transport. Un comité technique mixte a été mis en place pour étudier les tarifs de transport de personnes et de marchandises et veiller à l’équité dans la mise en œuvre du dispositif.

Pour Mohamedou Ould Sidi, président de la Fédération nationale des transports mauritaniens, cet accord « offre de nombreuses opportunités aux transporteurs » tout en instaurant un cadre plus juste, transparent et bénéfique aux deux parties.

La réouverture du corridor intervient en attendant l’achèvement du pont de Rosso, infrastructure majeure en construction qui viendra renforcer davantage la connectivité entre les deux pays. En attendant, les échanges commerciaux devraient connaître une reprise progressive, à la faveur de cette levée de restrictions logistiques.

Badara Gadiaga déféré ce lundi : tensions et mobilisation autour du chroniqueur de TFM

Après plusieurs jours d’attente ponctués de retours de parquet, le chroniqueur Badara Gadiaga sera finalement déféré ce lundi 14 juillet devant le procureur. L’animateur de l’émission Jakaarlo, diffusée sur la TFM, est poursuivi pour discours contraire aux bonnes mœurs, diffusion de fausses nouvelles et offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République, en l’occurrence le Premier ministre Ousmane Sonko.

Selon les informations du quotidien Les Échos, l’affaire, qui secoue le paysage médiatique et politique, pourrait donner lieu à une forte mobilisation populaire. En effet, plusieurs appels au soutien de Badara Gadiaga ont fleuri sur les réseaux sociaux. Amis, sympathisants et défenseurs de la liberté d’expression appellent à se rassembler pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation.

Le journaliste a été arrêté mercredi dernier par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la police nationale. À l’origine de son interpellation, une vive altercation sur le plateau de Jakaarlo avec le député de Pastef, Amadou Bâ. Durant l’émission, Gadiaga aurait tenu des propos jugés injurieux à l’encontre du chef du gouvernement. Dans le cadre de la même affaire, le député Amadou Bâ a également été convoqué et entendu par les enquêteurs, avant d’être relâché sans poursuite.

L’affaire soulève des questions sur les limites de la liberté d’expression dans l’espace médiatique, surtout à l’ère des tensions politiques post-électorales. D’un côté, les partisans de Badara Gadiaga dénoncent une chasse aux sorcières ciblant les voix critiques du nouveau régime. De l’autre, certains observateurs pointent du doigt le manque de retenue et la virulence des débats dans certains médias.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°511 – 14/07/2025

🔴 « DIFFUSION DE FAUSSES INFORMATIONS MALVEILLANTES ET TENDANCIEUSES, NUISIBLES À L’IMAGE » : GSIE TECHNOLOGY BLANCHIT BADARA GADIAGA
🔴 RETOUR DE SONKO À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : UNE UTOPIE, SELON BARTH’

🔴 MONDIAL DES CLUBS : CHELSEA, TROP GRAND POUR PARIS (3-0)
🔴 COUPE DU SÉNÉGAL CADETS : YES DE KAOLACK BAT GUELWAARS DE FATICK

Sport / Coupe du Sénégal Cadets : Yess de Kaolack bat Guélawar de Fatick 5 tirs à 4

Le stade Alassane Djigo de Pikine a vibré ce samedi lors de la grande finale de la Coupe du Sénégal, catégorie cadette. Dans un match âprement disputé, Yess de Kaolack s’est imposé face à Guélawar de Fatick aux tirs au but (5-4), après un score nul et vierge à l’issue du temps réglementaire.

Dès le coup d’envoi, les deux équipes ont affiché un engagement total, se rendant coup pour coup. Guélawar a tenté de prendre le contrôle du jeu grâce à sa maîtrise technique, tandis que Yess a misé sur sa solidité défensive et des contres rapides.

Malgré plusieurs occasions de part et d’autre, aucun but n’a été inscrit. La défense de Yess s’est montrée intraitable, et son gardien s’est illustré à plusieurs reprises par des arrêts décisifs.

La tension est montée d’un cran lors de la fatidique séance des tirs au but. Yess a fait preuve de plus de sang-froid, réussissant cinq tentatives contre quatre pour Guélawar.

Les jeunes joueurs de Yess ont laissé éclater leur joie après le tir victorieux, célébrant un premier sacre historique qui vient récompenser une génération prometteuse. De son côté, Guélawar, malgré la déception, peut être fier de son parcours remarquable tout au long de la compétition.

Ce triomphe offre à Yess une visibilité nouvelle et confirme le dynamisme de la formation des jeunes talents au Sénégal.

Tribunal de Dakar : une mobilisation citoyenne annoncée pour soutenir Badara Gadiaga ce 14 juillet

Le chroniqueur Badara Gadiaga, visage bien connu du paysage médiatique sénégalais, est convoqué ce lundi 14 juillet à 10 heures au Tribunal de Dakar. En réponse, un vaste élan de solidarité s’organise autour de lui, porté par des internautes, des militants et des sympathisants qui dénoncent ce qu’ils qualifient de tentative d’intimidation et de liquidation judiciaire.

Une affiche appelant à la mobilisation circule largement sur les réseaux sociaux depuis plusieurs heures. Elle invite les citoyens à se rassembler massivement devant le palais de justice pour « soutenir la liberté d’expression » et « défendre une voix critique réduite au silence par les moyens de la justice ». Ce mouvement spontané entend faire bloc derrière le chroniqueur de la TFM, considéré par ses partisans comme une cible du pouvoir en raison de ses prises de position.

La convocation de Badara Gadiaga par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), il y a quelques jours, avait déjà déclenché une vague d’indignation. Plusieurs organisations de défense des droits humains, des personnalités politiques et des journalistes avaient dénoncé un climat de répression visant à museler les voix dissidentes.

Pour ses soutiens, cette nouvelle étape judiciaire illustre une volonté de faire taire les critiques par la judiciarisation du débat public. Certains parlent même d’« acharnement » contre une figure qui incarne, selon eux, l’indépendance de la parole médiatique dans un contexte politique marqué par les tensions entre le pouvoir exécutif et certains segments de la presse.

Le rendez-vous du 14 juillet pourrait ainsi prendre des allures de test pour la liberté d’expression au Sénégal. À travers cette convocation, c’est aussi la relation entre pouvoir, justice et médias qui se retrouve au centre des préoccupations. Les regards seront donc tournés vers le Tribunal de Dakar, dans une atmosphère chargée de crispations et d’attentes.

Barthélémy Dias sur le retour de Sonko à l’Assemblée : une ligne rouge qu’il refuse de franchir

En déplacement en France ce week-end, Barthélémy Dias a livré une déclaration sans détour qui risque de raviver les tensions entre figures majeures de l’opposition sénégalaise. Le président du mouvement Sénégal Biñu Bokk, reçu par les membres de son organisation dans la diaspora, a réagi à l’annonce d’Ousmane Sonko qui, récemment, a affirmé envisager de retrouver son siège de député à l’Assemblée nationale.

Pour Barthélémy Dias, un tel scénario serait inacceptable, tant sur le plan moral que juridique. Prenant la parole devant son auditoire, il a exprimé sa position sans équivoque : « Je l’ai entendu dire qu’il peut retrouver son siège à l’Assemblée nationale du Sénégal. Laissez-moi vous dire que s’il fait son retour, alors je retrouverai également ma place à l’Assemblée nationale, car il a été définitivement condamné et, par conséquent, il n’a plus sa place à l’hémicycle. »

Cette déclaration fait écho à son propre passé judiciaire. Barthélémy Dias a rappelé qu’il avait lui-même été écarté du Parlement à la suite d’une décision de justice, estimant que le principe doit être le même pour tous, sans traitement de faveur. Selon lui, la condamnation définitive d’Ousmane Sonko devrait logiquement entraîner la perte de son mandat parlementaire et empêcher toute réinstallation dans son fauteuil de député.

Au-delà de cette question institutionnelle, l’ancien maire de Dakar a profité de son intervention pour répondre frontalement aux récentes critiques du Premier ministre. Ousmane Sonko avait en effet déclaré qu’au Sénégal, l’opposition n’existait plus, la qualifiant d’inexistante et incapable de peser sur les débats politiques. Ces propos n’ont manifestement pas été digérés par Barthélémy Dias qui, d’un ton ferme, a répliqué : « Il dit qu’au Sénégal il n’y a pas d’opposition. Il saura que nous sommes des acteurs politiques qui ont toujours privilégié le combat. »

Barthélémy Dias a conclu son allocution en annonçant qu’il reprendra le flambeau de la contestation dès son retour au Sénégal, laissant entendre qu’il n’entend ni céder le terrain politique ni laisser prospérer ce qu’il considère comme une injustice démocratique. Cette sortie marque un nouveau palier dans la rivalité désormais ouverte entre deux personnalités qui, hier encore, faisaient figure d’alliés dans la lutte contre le pouvoir en place.

Le bras de fer autour de la légitimité parlementaire et la capacité de l’opposition à exister dans l’hémicycle s’invite donc une fois de plus au cœur du débat public, alors que le pays traverse une phase politique incertaine et propice aux recompositions.

Soutien massif à Badara Gadiaga : une mobilisation citoyenne attendue ce lundi au Tribunal de Dakar

Un large élan de solidarité s’organise autour de Badara Gadiaga, chroniqueur à la TFM, convoqué au Tribunal de Dakar ce lundi 14 juillet à 10h. Depuis l’annonce de cette comparution, les réseaux sociaux vibrent au rythme des messages de soutien et des appels à la mobilisation.

Une affiche virale, relayée massivement, appelle les citoyens à se rassembler devant le tribunal pour dénoncer ce que les partisans de Gadiaga qualifient de « liquidation judiciaire » et de « tentative d’intimidation » orchestrée contre un journaliste connu pour ses prises de position critiques.

Cette convocation, émise par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), fait suite à des propos tenus par Gadiaga dans l’exercice de ses fonctions de chroniqueur. Si les autorités n’ont pas officiellement communiqué sur les motifs précis de la convocation, plusieurs observateurs estiment qu’il s’agirait de ses récents commentaires jugés dérangeants pour le pouvoir en place.

Depuis plusieurs jours, politiques, activistes, journalistes et simples citoyens expriment leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme un acharnement ciblé. Pour beaucoup, la démarche vise à museler une voix indépendante dans un contexte où la liberté de la presse et d’expression est de plus en plus scrutée.

« C’est un signal inquiétant. Nous ne pouvons pas accepter que les journalistes soient traqués pour avoir fait leur travail », a déclaré un membre du collectif de soutien joint ce dimanche.

Cette convocation, jugée injuste par ses soutiens, pourrait donner lieu à un rassemblement significatif ce lundi matin devant le tribunal, dans une ambiance de tension mais aussi de détermination citoyenne.

Le cas de Badara Gadiaga s’inscrit dans une séquence plus large de relations tendues entre le pouvoir et certains acteurs médiatiques. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont appelé à la vigilance et au respect des libertés fondamentales, dénonçant une tendance à criminaliser la parole publique critique.

Alors que le pays traverse une période politiquement sensible, l’issue de cette affaire pourrait peser lourd dans l’appréciation de l’état de droit au Sénégal. Badara Gadiaga bénéficie pour l’instant d’un fort soutien populaire, mais ses avocats, eux, dénoncent déjà des atteintes à ses droits élémentaires.

Le rendez-vous est donc pris pour ce 14 juillet à 10h, devant le Palais de justice de Dakar, où la foule annoncée entend faire entendre une voix : celle d’une opinion qui refuse la peur et qui réclame justice.

Tensions dans la société civile : échange musclé entre Me Ciré Clédor Ly et Seydi Gassama

La société civile sénégalaise traverse une zone de turbulence. Un échange virulent oppose Me Ciré Clédor Ly, avocat engagé et figure médiatique des luttes démocratiques, à Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal. Au cœur de la polémique : une sortie au vitriol de Me Ly contre certaines organisations de la société civile qu’il accuse de masquer des « réseaux d’influence défendant des intérêts occultes ».

Dans un texte rendu public récemment, Me Ciré Clédor Ly s’en est pris à une partie de la société civile, qu’il estime être en décalage avec les aspirations populaires. Selon lui, certaines structures se sont transformées en « instruments d’influence » au service d’agendas étrangers ou partisans. Il dénonce « une instrumentalisation des droits humains » et pointe un double discours de la part de ces organisations lorsqu’il s’agit de dénoncer les violations, notamment pendant les périodes de répression politique.

Face à ces propos, la réaction de Seydi Gassama ne s’est pas fait attendre. Le responsable d’Amnesty International Sénégal a vigoureusement défendu l’honneur des organisations de défense des droits humains, qualifiant les accusations de Me Ly d’« injustes » et révélatrices d’une « mauvaise foi manifeste » ou, à défaut, d’une « mémoire courte ».

« Me Ciré Clédor Ly, vos propos à l’endroit des organisations des droits humains sont injustes », a-t-il écrit, rappelant l’historique de l’engagement sans faille de ces structures, y compris dans les périodes les plus sombres du régime de Macky Sall. « Il faut être de mauvaise foi ou avoir la mémoire courte pour les tenir », a-t-il insisté.

Seydi Gassama a également recadré Me Ly sur ses allusions à la Cour pénale internationale (CPI). Ce dernier avait laissé entendre que des crimes relevant de la compétence de la CPI seraient restés impunis, insinuant un deux poids deux mesures. Une lecture contestée par Gassama : « En tant qu’avocat associé à cette Cour, vous devez savoir comment elle fonctionne, et surtout quels crimes relèvent de sa compétence, crimes qui sont bien définis dans le statut par l’ensemble des États du monde », a-t-il rappelé.

Cet échange traduit une fracture profonde au sein même du camp des défenseurs des libertés et de la démocratie. Alors que le Sénégal tente de tourner la page d’une longue période de turbulences politiques, les divergences de stratégie, de méthode — et désormais de discours — deviennent de plus en plus visibles. Certains acteurs, comme Me Ciré Clédor Ly, estiment que des compromis inavoués affaiblissent la sincérité du combat citoyen. D’autres, comme Seydi Gassama, refusent les procès d’intention et appellent à plus de cohérence et de reconnaissance du travail accompli.

Combat Balla Gaye 2 vs Siteu : entre incertitude et polémique

À moins d’une semaine du choc tant attendu entre Balla Gaye 2 et Siteu, initialement prévu pour le 20 juillet 2025, une vive polémique secoue le monde de la lutte sénégalaise. Le journal Record a jeté un pavé dans la mare en annonçant l’annulation du combat, évoquant une suspension de deux ans infligée à Siteu pour non-respect des règles antidopage.

Face à cette annonce, le promoteur Aziz Ndiaye a rapidement réagi pour démentir catégoriquement cette information, qu’il qualifie de « prématurée et non fondée ». Dans une story Snapchat, il a tenu à rassurer les amateurs de lutte en déclarant :

« À l’heure actuelle, les arbitres du TAS (Tribunal Arbitral du Sport) n’ont même pas encore statué sur le dossier. Il est toujours en traitement en procédure d’urgence et en très bonne voie, avec une décision attendue dont la date et l’heure sont connues. »

Un message clair qui vise à calmer les esprits et à maintenir l’espoir autour de l’organisation effective de l’affiche. Le promoteur conclut avec un message de patience et de foi :

« Wait and see bro… Inchallah, si cela doit se faire le 20, ce sera avec une décision claire et officielle. »

Pour l’instant, ni le Comité National de Gestion de la Lutte (CNG) ni le TAS n’ont émis de communiqué officiel confirmant ou infirmant l’annulation du combat. Cette absence de clarification officielle alimente le flou autour de l’événement, laissant supporters et observateurs dans l’expectative.

Alors que le combat suscite un engouement populaire inédit, les prochains jours seront déterminants. La décision du TAS, attendue dans le cadre d’une procédure d’urgence, devrait trancher définitivement sur la possibilité pour Siteu de monter dans l’arène face à Balla Gaye 2, ex-roi des arènes.

Congrès de l’Enfant Soleil Monde : les acteurs s’engagent pour le bien-être des enfants vulnérables

La première édition du Congrès de l’Enfant Soleil Monde s’est tenue ce samedi 12 juillet 2025 à Dakar, réunissant plusieurs centaines d’acteurs venus de tout le pays et de l’étranger pour porter un plaidoyer fort en faveur des droits et du bien-être des enfants.

Ce rendez-vous majeur a rassemblé des enfants atteints d’autisme, de trisomie 21 et d’infirmité motrice cérébrale (IMC), ainsi que des experts en protection de l’enfance, des éducateurs, des représentants d’associations, des autorités administratives et religieuses. Tous étaient mobilisés autour d’une cause commune : garantir à chaque enfant un environnement sain, sécurisé et épanouissant.

Dès l’ouverture des travaux, les intervenants ont mis en avant l’urgence d’agir face aux nombreux défis auxquels sont confrontés les enfants vulnérables : accès limité à l’éducation, stigmatisation, exploitation, violences physiques et psychologiques.

« Au-delà des souffrances physiques, ces enfants et jeunes adultes subissent souvent un isolement social profond. Les familles, faute de moyens, se retrouvent seules face à des soins coûteux et à l’absence d’aides publiques suffisantes. Ce ne sont pas les enfants qui sont handicapés, c’est la société qui les handicape en refusant de s’adapter », a déclaré Maguette Mbodji Diallo, présidente de l’association Enfant Soleil Monde – antenne régionale de Kaolack.

Elle a rappelé que « chaque enfant est un soleil qu’il faut protéger et aider à briller, peu importe son origine ou sa situation sociale. »

Dans certains milieux, des croyances archaïques persistent, associant le handicap à un “mauvais sort” ou à une punition divine. Ces perceptions alimentent les préjugés et renforcent la discrimination à l’encontre de ces enfants.

« Privés de contact extérieur, beaucoup d’entre eux souffrent non seulement d’isolement affectif, mais aussi de retards de développement aggravés. Or, le contact social et l’éducation spécialisée sont essentiels pour leur épanouissement », a-t-elle ajouté.

Le congrès s’est conclu par l’adoption d’un manifeste appelant les gouvernements, les institutions et la société civile à renforcer les politiques de protection et d’inclusion en faveur des enfants en situation de handicap. Les participants ont pris l’engagement de poursuivre le plaidoyer à travers des actions concrètes, notamment dans les zones rurales et les quartiers défavorisés.

« Nos enfants sont l’espoir du monde. Nous avons la responsabilité collective de leur offrir les moyens de s’épanouir pleinement », a conclu Madame Diallo, dans un ton plein d’émotion et d’espoir.

Ce congrès, au-delà des discours, aura permis de mettre en lumière des réalités souvent passées sous silence, tout en posant les jalons d’une mobilisation nationale et internationale durable pour un monde plus inclusif et plus juste pour tous les enfants.

Kaolack / BFEM 2025 : Des journées de révisions pour les candidats, une initiative citoyenne du Mouvement national des Enseignants Patriotes

À quelques jours du démarrage des épreuves du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), la ville de Kaolack vibre au rythme des séances intensives de révisions. Une initiative saluée par tous : celle des enseignants patriotes du département, qui se sont mobilisés pour accompagner les candidats dans la dernière ligne droite.

Ces journées de révisions, organisées par le Mouvement national des enseignants patriotes du département de Kaolack, ont regroupé des élèves issus de différents établissements de la commune. Elles visent à renforcer les acquis, combler les lacunes constatées et redonner confiance à ceux qui en ont le plus besoin.

« Nous avons constaté que beaucoup d’élèves éprouvent des difficultés, notamment dans les matières scientifiques et littéraires. Nous avons donc décidé de mettre nos compétences au service de la réussite de ces jeunes », explique Moussa Traoré, vice-coordonnateur du Mouvement national des enseignants patriotes de Kaolack.

Durant ces sessions, les enseignants volontaires revoient avec les élèves les notions essentielles en anglais, en français, en sciences physiques et en histoire-géographie. L’accent est mis sur les exercices pratiques et la méthodologie, afin d’aider les candidats à mieux affronter les épreuves.

« Ces révisions m’ont beaucoup aidée à revoir mes cours et à corriger mes erreurs. Je me sens maintenant plus prête pour l’examen », confie Bintou Dieng, élève au CEM de Kabatoki (Kaolack commune), candidate au BFEM cette année.

« Cette journée de synthèse vise à aider les candidats au BFEM à mieux se préparer en français, mathématiques et anglais. Personnellement, tout ce qui concerne l’éducation me touche directement. À mon avis, l’éducation doit impliquer chacun d’entre nous pour garantir la réussite des élèves », a expliqué Me Mbossé Sow, coordonnateur départemental et communal du PASTEF à Kaolack.

Le Mouvement des enseignants patriotes de Kaolack est reconnu pour son dynamisme et sa participation active à toutes les initiatives du PASTEF local. Leur engagement citoyen illustre à quel point l’éducation est l’affaire de tous.

« Ces enseignants patriotes montrent la voie. À l’issue de ces journées, nous espérons non seulement un meilleur taux de réussite, mais aussi une prise de conscience collective sur la nécessité d’accompagner les jeunes dans leur parcours scolaire », a ajouté Me Mbossé Sow.

Par ailleurs président du conseil d’administration de l’Office national de recouvrement des avoirs criminels (ONRAC), il estime que cette initiative, à la fois pédagogique et solidaire, pourrait bien inspirer d’autres localités du pays et contribuer à renforcer les performances scolaires au Sénégal.

Me Ciré Clédor Ly : « La révolution sénégalaise ne doit pas s’arrêter à une alternance formelle »

Dans une tribune d’une rare intensité, Me Ciré Clédor Ly, avocat et figure de la lutte pour les libertés, revient avec force sur les événements ayant conduit à la rupture politique du 24 mars 2024 au Sénégal. Loin de se satisfaire de l’alternance qui a vu l’arrivée au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko, il alerte sur les signes précoces d’un essoufflement révolutionnaire et appelle à une vigilance absolue pour que le combat du peuple ne soit pas trahi.

Me Ly rappelle que la révolution sénégalaise ne s’est pas opérée dans le confort d’une transition démocratique paisible, mais dans la douleur d’un peuple opprimé, sacrifiant sa jeunesse et affrontant un régime autoritaire qui n’a pas hésité à verser dans la violence. Arrestations arbitraires, tortures, disparitions forcées, instrumentalisation de la justice : autant de pratiques que l’avocat qualifie de crimes systémiques, couverts par une justice soumise et une indifférence internationale notoire.

« Ce sacrifice était à la hauteur des promesses de souveraineté, de justice sociale et de lutte contre la corruption, incarnées par le Projet », souligne-t-il.

Selon Me Ciré Clédor Ly, ce n’est pas une troisième alternance qu’a connue le Sénégal, mais une véritable révolution. Une classe opprimée s’est levée, guidée par une direction claire, imposant la rupture par les urnes là où la violence menaçait. Pourtant, il dénonce le fait que cette victoire historique est aujourd’hui menacée par les manœuvres des anciens réseaux du régime déchu, qui se repositionnent au sein de l’État.

« Le Sénégal semble avoir failli dès le commencement, en maintenant au cœur de l’appareil d’État les bras armés et les esprits du régime déchu », regrette-t-il.

Me Ly alerte sur le désenchantement d’une jeunesse longtemps mobilisée, reléguée à l’arrière-plan au profit de figures compromises du passé. Pour lui, le maintien ou la nomination à des postes stratégiques d’anciens adversaires de la révolution est un contresens historique, contraire à l’esprit de rupture porté par le peuple.

Il appelle à une purge courageuse de l’administration, de la justice, de la sécurité et du renseignement, et à la mise en place de mécanismes rigoureux pour juger les crimes économiques et politiques du passé.

« Du nouveau ne peut éclore dans la puanteur d’une eau usée », martèle-t-il.

L’avocat s’inquiète également de l’instrumentalisation de certaines organisations dites de la société civile, accusées de défendre des intérêts occultes, et de la fragilité des procédures judiciaires en cours contre les anciens dignitaires. Il redoute que ceux-ci finissent par échapper à la justice, voire se retournent contre l’État pour réclamer réparations.

« Il y a lieu de redouter que les vampires de l’économie soient simplement placés sous bracelet électronique ou relaxés pour vices de procédure. »

Face à ces menaces, Me Ciré Clédor Ly en appelle à une mobilisation unie autour du tandem Ousmane Sonko – Bassirou Diomaye Faye, qu’il considère comme l’incarnation fidèle des aspirations du peuple.

« Ce qui unit le tandem est plus fort que ce que l’esprit peut imaginer », affirme-t-il.

Il conclut en appelant les Sénégalais et les panafricanistes à défendre sans relâche les acquis révolutionnaires et à faire front commun pour que la transformation historique du pays ne soit pas détournée.

Trafic de drogue à Yeumbeul : Un ressortissant étranger interpellé avec 174 képas de “Kush”

Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul a mené une opération fructueuse ce samedi 12 juillet 2025 aux environs de 16h, suite à un renseignement anonyme ayant conduit à l’arrestation d’un individu de nationalité étrangère, surpris en flagrant délit de conditionnement de drogue.

Les faits se sont déroulés à la Route des Rarines, où les éléments de la police ont effectué une descente ciblée dans une habitation suspectée d’abriter des activités illicites. Sur place, les agents ont découvert pas moins de 174 képas de “Kush”, une drogue de synthèse de plus en plus répandue dans certains quartiers de la banlieue dakaroise. Le produit était soigneusement emballé et entreposé dans une chambre servant vraisemblablement de point de stockage et d’ensachage.

Interpellé sur les lieux, le suspect a été immédiatement placé en garde à vue. Au cours de son audition, il a reconnu être le propriétaire de la drogue saisie, avouant également s’adonner à des activités de revente. Il est désormais poursuivi pour offre et cession de produits stupéfiants, des faits passibles de lourdes peines selon le Code pénal sénégalais.

L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue du réseau impliqué dans ce trafic. Cette arrestation illustre, une fois de plus, la vigilance des forces de l’ordre face à la prolifération des drogues dures dans les zones périurbaines, notamment le “Kush”, dont la consommation constitue un fléau grandissant chez les jeunes.

Tensions autour de la détention de Badara Gadiaga : ses avocats dénoncent une violation grave des droits fondamentaux

La situation du chroniqueur Badara Gadiaga, en garde à vue au commissariat central de Dakar, continue de susciter une vive inquiétude. Ce samedi 12 juillet, ses avocats ont dénoncé dans un communiqué une interdiction formelle d’entrer en contact avec leur client, évoquant une « situation alarmante » et une « violation grave des droits fondamentaux ».

Selon le collectif d’avocats constitué pour la défense de M. Gadiaga, des instructions strictes ont été données par les autorités policières afin d’empêcher tout accès au détenu, y compris celui de ses conseils. « Ce comportement rétrograde n’a pas sa place dans un État de droit », ont-ils fermement dénoncé.

Depuis vendredi soir, les avocats affirment être tenus dans une totale ignorance quant à l’état de santé de leur client et aux conditions de sa détention. Ils redoutent le pire et estiment que l’interdiction de visite constitue une triple violation : des droits de la défense, de la dignité humaine et du principe de la présomption d’innocence.

« Cette entrave manifeste à l’exercice de la profession d’avocat est une tentative de museler la défense. Elle ne saurait être tolérée dans une République démocratique », ont martelé les avocats, qui évoquent un précédent inquiétant pour l’indépendance de la justice et les garanties fondamentales.

Le collectif rappelle avec force que la défense est un droit essentiel, garanti à toutes les étapes de la procédure, et se dit déterminé à faire respecter les principes de l’État de droit. « La défense se fera sans concession face à toute tentative d’intimidation ou de marginalisation », préviennent-ils.

Alors que le dossier de Badara Gadiaga est attendu ce lundi devant le doyen des juges, les robes noires concluent leur déclaration par un engagement sans équivoque : « La défense sera toujours debout, pour tous ».

Yoro Dia plaide pour rompre la « démocratie de Sisyphe » et faire du Sénégal une exception économique

Dans une cérémonie de dédicace organisée ce 12 juillet 2025 devant un public nombreux composé d’intellectuels, de responsables politiques, d’universitaires et de journalistes, Yoro Dia a présenté ses deux nouveaux essais politiques publiés aux éditions L’Harmattan Sénégal. La rencontre, présidée par la ministre d’État Aïssata Tall Sall, a été l’occasion d’un appel solennel à repenser les fondements démocratiques du Sénégal.

Le premier ouvrage, intitulé Les intellectuels sénégalais dans la marche vers la première alternance : L’exception démocratique en question, revient sur le rôle déterminant de la société intellectuelle et médiatique dans l’instauration d’un cadre démocratique solide, couronné par la première alternance pacifique en 2000. S’appuyant sur une trentaine d’entretiens avec des penseurs et universitaires, Yoro Dia montre comment les élites ont contribué à la structuration du débat public et à la conscientisation des citoyens.

Mais c’est dans son second livre, Le Sénégal : La démocratie de Sisyphe – Sociologie politique de l’État légal à l’État de droit, que l’auteur développe une thèse plus dérangeante. En empruntant l’image du mythe grec de Sisyphe, condamné à recommencer sans fin le même effort stérile, il décrit un système politique sénégalais prisonnier d’une répétition sans issue. « Depuis 1983, le débat politique n’a pas évolué », observe-t-il, pointant la récurrence des querelles sur les règles du jeu électoral et la gestion des alternances.

Selon Yoro Dia, cette « démocratie de Sisyphe » absorbe l’énergie et l’intelligence de la classe politique sans permettre un véritable bond en avant. Le Sénégal, pourtant doté d’une stabilité rare en Afrique et d’une administration structurée, peine à transformer ces atouts en résultats économiques concrets. « La classe politique gaspille son potentiel intellectuel dans des querelles institutionnelles », regrette-t-il.

Pour sortir de ce cycle stérile, Yoro Dia appelle à passer de l’État légal, principalement préoccupé par la conquête et la conservation du pouvoir, à un État de droit véritablement orienté vers l’intérêt général et le progrès économique. « Il est temps de transformer l’exception démocratique en exception économique », insiste-t-il, invitant les décideurs à rompre avec les réflexes politiciens qui freinent le développement.

Guerre d’egos et de pouvoir : Thierno Alassane Sall étrille la rivalité Sonko-Diomaye

Dans une publication au vitriol sur son compte X, Thierno Alassane Sall, leader du parti La République des Valeurs, s’est violemment attaqué à la crise ouverte qui secoue le sommet de l’État sénégalais. Selon lui, les querelles entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko n’ont rien d’un débat politique de fond, mais tout d’une bataille d’egos nuisible à l’intérêt général.

« Un minimum de respect pour les Sénégalais aurait dû pousser les dirigeants du Pastef à prendre l’initiative de mettre un terme à la guerre froide, désormais officiellement déclarée, entre Sonko et Diomaye », affirme Thierno Alassane Sall, qui dénonce l’attitude des nouveaux responsables de la mouvance présidentielle. Il estime que « nombre de ces nouveaux apparatchiks versent de l’huile sur le feu, avec des messages d’allégeance sur les réseaux sociaux », sans même avoir le courage de justifier leur parti-pris par des divergences de programme.

L’ancien ministre ne s’arrête pas là. Il qualifie la rivalité entre le président et son chef de gouvernement de « farce tragique » et moque les références révolutionnaires qui entourent la figure d’Ousmane Sonko. « Non ! Ce n’est pas Sankara contre Blaise. C’est Blaise contre Compaoré. Une farce tragique. Un pathétique épisode de la supercherie Diomaye mooy Sonko », lance-t-il, ironique.

Pour Thierno Alassane Sall, cette lutte pour le contrôle du pouvoir révèle le vrai visage de la gouvernance actuelle. « Pendant ce temps, les Sénégalais, pris au piège dans les décombres du quatrième sous-sol, attendent impatiemment l’arrivée des secours », alerte-t-il, avant de pointer du doigt l’attitude du Premier ministre, qu’il accuse de se préoccuper uniquement de « sa part du pouvoir, qu’il trouve insuffisante ». Il reproche ainsi à Ousmane Sonko de mobiliser députés, directeurs généraux et ministres pour un nouveau bras de fer politique, pendant que les priorités du pays restent en suspens.

Bargny/La science successorale en Islam: Un ouvrage de Tafsir Mamadou DIOUF.

Ce Samedi 12 juillet , une cérémonie de dédicace s’est tenue au centre socio-culturel de Bargny.
‎A travers son ouvrage intitulé « la science successorale en Islam », S.E.M. Mamadou DIOUF a revisiter les différentes lois et règlement islamiques qui doivent s’exercer sur L’ héritage.
‎L’auteur a aussi interroger la societé sur le mariage tardif des femmes jusqu’à la cinquantaine ainsi que les divorces en a plus finir.
‎Par le biais de son chef de cabinet M. Ibrahima DIOUF, des remerciements vont a l’endroit de M. Mbaye Babacar DIENE pour sa contribution a auteur de 2millions de fr, ainsi qu’à M. Tafsir Abdourahmane MBENGUE dg technosol, à Aissatou SECK, à M. Youssoupha GUEYE directeur des bassins du Sénégal, à Masse MBENGUE maire de Yenne, à M.Djibril FAYE maire de BARGNY en somme des remerciements à toute la famille de S.E.M. Mamadou DIOUF.

Bargny/La science successorale en Islam: Un ouvrage de Tafsir Mamadou DIOUF.

Badara Gadiaga privé de ses avocats : le collectif dénonce une « violation grave des droits de la défense »

La situation judiciaire de Badara Gadiaga, chroniqueur et figure médiatique sénégalaise, prend un tournant inquiétant. Ce samedi, ses avocats ont été empêchés de lui rendre visite au commissariat central de Dakar. Une décision qui suscite l’indignation du collectif en charge de sa défense.

Dans un communiqué urgent, les conseils de M. Gadiaga dénoncent une mesure qualifiée de rétrograde et indigne d’un État de droit. Selon eux, des instructions fermes ont été données par le Commissaire central afin d’interdire toute visite, y compris celles de ses propres avocats.

Depuis la soirée du vendredi 11 juillet, les avocats affirment n’avoir reçu aucune information sur les conditions de détention de leur client. Ils estiment que cette situation est alarmante et constitue une grave violation des droits de la défense, une atteinte intolérable à la dignité humaine et une méconnaissance manifeste de la présomption d’innocence.

« Cette entrave manifeste à l’exercice de notre métier est une tentative inacceptable de museler la Défense », fustige le collectif dans son communiqué.

Fermes dans leur position, les avocats de Badara Gadiaga rappellent que la défense de la dignité humaine, de la liberté et de la présomption d’innocence se fera sans concession, pour la sécurité des Sénégalais et de toutes les personnes vivant sur le territoire national. « La défense est absolue à toutes les étapes de la procédure. Elle sera toujours debout pour tous », concluent-ils.

Affaire Badara Gadiaga : Tahirou Sarr dénonce une « arrestation injuste » et interpelle le pouvoir sur les libertés

Lors d’un point de presse tenu ce samedi 12 juillet 2025, le député Tahirou Sarr, président du parti « Les Nationalistes », a vivement critiqué l’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga, qu’il qualifie de « mesure arbitraire » révélatrice d’un système répressif toujours en place, malgré l’alternance politique incarnée par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

« Le système n’a pas changé. On continue de faire taire les citoyens. Le cas de Badara Gadiaga en est l’exemple parfait. Il a été arrêté injustement. Aujourd’hui, je constate qu’il n’y a pas de procureur de rupture », a-t-il déclaré, pointant du doigt une continuité troublante dans les pratiques judiciaires et politiques, malgré les promesses de changement.

Dans une posture critique mais mesurée, Tahirou Sarr a également appelé Ousmane Sonko à adopter une démarche plus unificatrice dans sa gestion des tensions politiques et sociales. « Il devrait tenir un discours conciliateur et fédérateur, plutôt que de laisser s’installer les tiraillements », a-t-il insisté, en référence au climat de polarisation toujours perceptible dans l’espace public sénégalais.

L’interpellation du président de la République n’a pas été éludée. Le député a exhorté Bassirou Diomaye Faye à intervenir personnellement pour obtenir la libération du chroniqueur de la TFM, estimant que l’affaire aurait pu être réglée dans un cadre strictement médiatique ou politique. À ses yeux, « l’échange houleux » entre Badara Gadiaga et le député Amadou Ba (membre du Pastef) n’avait pas vocation à finir devant les tribunaux.

« Nous ne devons pas céder à la tentation de judiciariser tous les débats publics. La liberté d’expression reste un pilier de notre démocratie, et il est impératif de la protéger, y compris lorsqu’elle dérange », a martelé Tahirou Sarr, en clôture de son intervention.

Cette prise de position relance le débat sur l’équilibre entre responsabilité politique et liberté d’opinion dans un contexte post-électoral encore marqué par les crispations de la période pré-2024. Alors que le gouvernement se veut porteur d’une rupture démocratique, certains observateurs voient dans cette arrestation un signal contradictoire, voire préoccupant.

Le dossier de Badara Gadiaga, initialement centré sur des accusations de « discours contraires aux bonnes mœurs », s’est complexifié avec l’ajout de charges lourdes telles que la diffusion de fausses nouvelles et l’invocation de l’article 80 du Code pénal. Ses avocats dénoncent une cabale fondée sur une mauvaise interprétation de transactions financières, tandis que plusieurs voix, à l’image de celle de Tahirou Sarr, s’élèvent désormais pour contester la légitimité même de la procédure.

Affaire Badara Gadiaga : entre erreurs d’interprétation, nouvelles charges et soupçons de manipulation judiciaire

L’affaire impliquant le chroniqueur Badara Gadiaga connaît un tournant inattendu. Ce qui n’était au départ qu’une enquête pour diffusion de fausses nouvelles, propos contraires aux bonnes mœurs et offense à une autorité assimilée au chef de l’État, s’est progressivement transformé en un dossier plus complexe, juridiquement plus lourd et politiquement plus sensible. L’introduction d’accusations basées sur l’article 80 alinéa 2 du Code pénal semble indiquer un changement radical de stratégie judiciaire, que ses avocats qualifient de manœuvre.

Lors de sa première garde à vue, Badara Gadiaga était uniquement poursuivi pour ses propos tenus dans l’espace public, considérés comme allant à l’encontre des bonnes mœurs. Mais à sa présentation devant le procureur, de nouvelles charges ont été ajoutées : diffusion de fausses nouvelles, offense envers une autorité investie de prérogatives présidentielles et surtout, une accusation plus grave fondée sur l’article 80 alinéa 2 du Code pénal. Cet article vise spécifiquement toute personne ayant reçu ou accepté des dons ou avantages dans le but de mener une propagande susceptible de troubler l’ordre public, de jeter le discrédit sur les institutions ou d’inciter les citoyens à enfreindre les lois. La peine encourue est particulièrement lourde, allant de un à cinq ans de prison, accompagnée d’une amende pouvant dépasser la valeur des avantages perçus.

Pour la défense, ce glissement juridique n’est pas anodin. Les avocats de Badara Gadiaga dénoncent une stratégie visant à invoquer l’article 139 du Code de procédure pénale, qui impose le mandat de dépôt lorsque l’infraction relève des articles 56 à 100 du Code pénal. En qualifiant les faits sous l’article 80, les autorités judiciaires placeraient donc le juge dans l’obligation de décerner un mandat de dépôt, ôtant toute marge d’appréciation à ce dernier. Cette évolution est interprétée comme une tentative claire de mise sous pression judiciaire.

Le cœur de cette nouvelle accusation repose sur l’interprétation d’une série de transactions financières opérées par Badara Gadiaga via Orange Money. Les enquêteurs affirment que des transferts d’argent depuis une entité appelée « GSIE » vers le compte mobile de Gadiaga pourraient constituer la preuve de financements occultes. Dans le dossier à charge, il est ainsi avancé que Badara Gadiaga aurait transféré depuis le compte bancaire de « sa société GSIE », logé à la Banque Atlantique, des montants cumulés à hauteur de 9 millions de francs CFA entre début mai et fin juin. Cette affirmation a été fermement réfutée par ses avocats.

Ces derniers précisent que leur client a obtenu un prêt bancaire auprès de l’Acep, et que les montants transférés vers son compte mobile via la fonctionnalité BANK TO WALLET proviennent directement de ce financement. L’entité GSIE mentionnée dans les traces des transactions n’a, en réalité, aucun lien avec Badara Gadiaga en tant que propriétaire ou gestionnaire. Il s’agit en fait de GSIE Technology, une fintech sénégalaise fondée en 1996 par Antoine Ngom, spécialisée dans l’interconnexion de services financiers. GSIE agit comme un prestataire technique, permettant aux institutions financières et aux opérateurs mobiles de proposer des services de transfert, de banque mobile ou de paiement numérique. L’entreprise gère des opérations entre banques comme l’Acep et des services comme Orange Money, facilitant les flux entre comptes bancaires et portefeuilles électroniques.

C’est donc une confusion majeure, voire une incompréhension technique manifeste, qui aurait conduit les enquêteurs à croire que GSIE était une société écran de Gadiaga, utilisée pour financer des campagnes de déstabilisation politique. Une méprise qui aurait suffi à justifier l’activation de l’article 80, avec toutes les implications judiciaires qui en découlent.

Depuis l’apparition de cette nouvelle charge, plusieurs messages visant à discréditer Badara Gadiaga ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Des expressions comme « le compte Orange Money de Gadiaga va parler » laissent entendre qu’une bombe financière serait dissimulée derrière ces transactions. Mais pour ses avocats, il ne s’agit là que de manipulation grossière et d’intoxication médiatique. Le compte mobile de leur client, affirment-ils, n’a rien à révéler d’incriminant.

Cette affaire soulève ainsi de nombreuses questions. Le glissement d’une simple infraction d’opinion vers des délits politiques graves révèle-t-il un durcissement délibéré des autorités à l’encontre des voix critiques ? La justice s’appuie-t-elle sur des preuves solides ou sur des constructions bancales reposant sur des erreurs d’interprétation technique ? Et surtout, jusqu’où ira cette affaire dans un contexte national où les tensions politiques rendent chaque procédure judiciaire particulièrement sensible ?

Dans l’état actuel du dossier, la défense de Badara Gadiaga s’emploie à démontrer qu’aucune infraction ne peut être légalement retenue à partir d’un prêt bancaire dûment contracté et de simples opérations interbancaires mal comprises. Reste à voir si cette argumentation suffira à faire échec au mandat de dépôt exigé par le ministère public, ou si la logique politique l’emportera sur le droit.

Alioune Tine tourne en dérision les attaques de Sonko et relance le débat sur le financement de la société civile

Dans une ambiance politique de plus en plus tendue, la société civile sénégalaise n’échappe pas aux critiques. Le Premier ministre Ousmane Sonko, connu pour ses prises de position tranchées, a récemment qualifié certains membres de la société civile de “fumiers”, suscitant une vague d’indignation. Parmi les voix qui se sont élevées pour répondre, celle d’Alioune Tine, figure respectée du militantisme des droits humains, se distingue par son ton à la fois ironique et ferme.

Interrogé par L’Observateur, le fondateur du think tank Afrika Jom Center a choisi de répliquer avec humour : « C’est trop grave. Je ne souhaite pas répondre à ses attaques en tant que doyen des fumiers (rires). » Une manière subtile de désamorcer la charge verbale tout en soulignant l’absurdité de l’insulte.

Mais au-delà de la plaisanterie, Alioune Tine n’élude pas le fond du débat. Il appelle le Premier ministre à donner suite à son intention de faire voter une loi interdisant les financements étrangers pour les organisations de la société civile. « Ce serait une bonne chose », estime-t-il, tout en balayant les soupçons d’instrumentalisation par des bailleurs internationaux : « Il pense que c’est l’argent qui nous intéresse, mais il se trompe encore. »

L’ancien président de la Raddho revendique l’indépendance financière de son organisation. « À Afrika Jom Center, on a fonctionné trois ans sans financement, sans sous. Ce n’est pas l’argent qui nous fait exister. Avec ce qu’on gagne dans la consultance, on fonctionne mieux et on est plus efficace. » Une déclaration qui se veut preuve de résilience et de crédibilité dans un contexte où les ONG sont souvent accusées de rouler pour des intérêts extérieurs.

Ce nouvel épisode dans les relations déjà tendues entre le pouvoir et la société civile souligne l’importance d’un dialogue respectueux dans un État démocratique. Si la critique est légitime, elle ne saurait justifier les attaques ad hominem, encore moins les tentatives de discrédit systématique. Alioune Tine, fidèle à son style, oppose à la nervosité politique une posture à la fois apaisée et déterminée — celle d’un militant qui, après des décennies de combat, sait que la dignité vaut bien plus que la polémique.

GSIE TECHNOLOGY dément tout lien avec Badara Gadiaga et dénonce des accusations « malveillantes »

L’entreprise sénégalaise GSIE TECHNOLOGY a publié, ce samedi 12 juillet 2025, un communiqué formel démentant tout lien avec le chroniqueur Badara Gadiaga.

Depuis quelques heures, des informations circulaient en ligne laissant entendre que la société de services numériques entretiendrait des relations avec M. Gadiaga, récemment placé sous le coup de poursuites judiciaires. Des allégations qualifiées de « totalement infondées » par l’entreprise.

GSIE TECHNOLOGY rappelle qu’elle agit exclusivement comme prestataire technique au profit des institutions de microfinance (IMF), des banques et des établissements de monnaie électronique, en fournissant une plateforme numérique visant à favoriser l’inclusion financière dans l’espace UEMOA et au-delà.

Dans sa mise au point, la société précise qu’elle :

– n’entretient aucune relation commerciale ou autre avec M. Badara Gadiaga ;

– ne détient aucun compte au nom de ce dernier ni de clients extérieurs au cadre strict de ses partenariats institutionnels ;

– exerce depuis près de trois décennies dans le secteur numérique sous la direction de son fondateur, M. Antoine Ngom, également président du regroupement du secteur privé du numérique de l’UEMOA.

« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la diffusion de fausses informations, malveillantes et tendancieuses, nuisibles à l’image de notre entreprise, de ses dirigeants, de ses partenaires et de ses clients », avertit GSIE TECHNOLOGY, qui se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces allégations.

Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le Président de la République du Sénégal


Objet : La Protection des libertés fondamentales : un devoir constitutionnel du Président de la République


Monsieur le Président,


Au cœur du tumulte de l’histoire en marche, il est des instants où la voix du citoyen, animée par un profond sens du devoir et de la responsabilité, se doit de franchir les remparts du silence. Non pas dans une posture de contestation stérile, mais dans un esprit de sursaut national, empreint de respect et de loyauté envers nos institutions. C’est avec cette conscience aiguë que je me permets de vous adresser ces quelques lignes.
Le Sénégal traverse aujourd’hui une conjoncture particulièrement préoccupante. Le coût de la vie, devenu un fardeau insoutenable pour des millions de nos compatriotes, ne cesse de croître, tandis que les revenus stagnent, et que l’espoir s’amenuise pour nombre d’entre eux. La dette publique, dont l’ampleur ne saurait être occultée, compromet gravement nos marges de manœuvre économiques et pèse lourdement sur les générations à venir.


Le chômage endémique, en particulier chez les jeunes, constitue une blessure profonde. Il nourrit le désespoir, alimente l’exil clandestin, et pousse nos frères à braver les flots, fuyant vers une Europe devenue mirage, au péril de leur vie. Les embarcations reprennent leur course funeste vers les côtes espagnoles. Que reste-t-il d’un pays lorsque sa jeunesse ne croit plus en l’avenir ?


Parallèlement, nos entreprises nationales suffoquent sous le poids d’une pression fiscale devenue étouffante. Ce sont les poumons du secteur privé sénégalais qui se compriment, affaiblissant ainsi notre capacité à créer de la richesse et à offrir des emplois décents.
À nos frontières, les ombres du terrorisme s’étendent avec une inquiétante régularité. Le Sahel brûle, les flammes menacent de franchir nos seuils et la belle Casamance s’embrase crescendo. L’heure n’est plus aux clivages partisans, mais à l’union sacrée autour de la bataille pour, le redressement de notre économie, la défense de notre intégrité territoriale et de notre sécurité commune.
Dans ce contexte, les velléités de musèlement, les restrictions des libertés, les arrestations arbitraires, ou encore les tentatives de décrédibilisation de la presse et de la société civile ne sauraient constituer une réponse appropriée. L’histoire récente de notre nation l’a amplement démontré : aucun projet de confiscation des libertés n’a jamais triomphé. Le triste épisode de la loi Ezzan en 2001, et la mobilisation citoyenne qui s’en est suivie, en est une preuve éclatante. Le peuple sénégalais a toujours su défendre sa dignité, dans la paix mais avec une détermination sans faille.


Monsieur le Président, en tant que gardien de notre Constitution, vous portez la responsabilité sacrée de rassembler, d’unifier et d’apaiser. Plus que jamais, le Sénégal a besoin d’un leadership empreint de concorde, d’écoute attentive et de hauteur d’esprit. Le pouvoir, dans son essence républicaine, est un service au peuple, non une fin en soi.
Aux acteurs politiques de tous horizons, je lance un appel solennel : élevez le débat. Que les ambitions personnelles cèdent la place à l’intérêt supérieur de la nation. Le Sénégal est notre patrimoine commun ; s’il chavire, nul ne saurait sortir indemne de ce naufrage.


Que cette lettre soit une invitation à l’humilité pour ceux qui gouvernent, à la responsabilité pour ceux qui contestent, et à la lucidité pour nous tous. Recentrons-nous sur l’essentiel : la dignité de nos concitoyens, la justice sociale, la paix durable et la sauvegarde de notre démocratie et le sauvetage de notre économie.
Dans la tourmente, il ne faut pas de bras de fer, mais des mains tendues. C’est ensemble, et ensemble seulement, que nous relèverons les défis qui se dressent devant nous.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération républicaine.


Pour la République pour les libertés, pour Badara, Bachir Abdou et tous les autres qui vivent l’injustice


SID, Un citoyen sénégalais concerné

Tensions entre Pastef et TFM : Bouba Ndour dénonce des menaces et tire la sonnette d’alarme

Le directeur des programmes de TFM, Bouba Ndour, a vivement réagi aux propos d’Ousmane Sonko appelant au boycott de certains médias. Il déplore une escalade verbale dangereuse qui met en péril la sécurité des journalistes.

La sortie du Premier ministre Ousmane Sonko, jeudi dernier, appelant les militants de son parti Pastef à boycotter les chaînes de télévision jugées « hostiles », n’en finit pas de faire réagir. Ce vendredi 11 juillet 2025, Bouba Ndour, directeur des programmes du groupe TFM, a profité de l’émission Jakaarlo Bi pour exprimer publiquement son inquiétude face à ce qu’il considère comme des attaques ciblées contre le groupe de presse fondé par son frère, Youssou Ndour.

« Ces attaques verbales répétées contre le groupe TFM sont injustes et dangereuses », a-t-il déclaré d’un ton grave, avant de souligner que Youssou Ndour, malgré son statut de fondateur, « n’intervient jamais dans le travail éditorial des journalistes ».

Selon Bouba Ndour, cette rhétorique hostile nourrit un climat de méfiance et de tension autour du groupe de presse. Il alerte notamment sur des menaces reçues récemment, qu’il attribue à certains militants radicaux de Pastef.

« Un militant bien identifié a menacé de brûler les locaux du groupe. Moi-même, j’ai reçu des insultes d’inconnus ce vendredi », a-t-il révélé, visiblement affecté.

Le directeur des programmes de TFM appelle à la responsabilité et au respect du travail journalistique, estimant que les divergences politiques ne doivent en aucun cas se traduire par des menaces ou des tentatives d’intimidation.

Lutte sénégalaise : Le combat Balla Gaye 2 vs Siteu officiellement annulé suite à la suspension du lutteur de Diamaguène

Le choc tant attendu entre Balla Gaye 2 et Siteu, initialement programmé pour le 20 juillet 2025, n’aura finalement pas lieu. L’espoir des amateurs de lutte s’est effondré avec l’annonce de l’annulation de l’affiche, une décision motivée par la suspension toujours en cours de Siteu par l’Organisation régionale antidopage (Orad).

À l’origine de cette situation : le refus par Siteu de se soumettre à un contrôle antidopage à l’issue de son combat contre Modou Lô, le 24 novembre 2023. Un refus qui lui a valu une lourde sanction de deux ans, le privant de compétition jusqu’au 23 novembre 2026.

Malgré cette décision claire, aucune procédure de recours n’a été engagée par le camp du lutteur. Résultat : la suspension reste pleinement exécutoire. « Toute sanction antidopage est exécutoire tant qu’elle n’est pas levée par le TAS (Tribunal arbitral du sport) », a rappelé le Dr Mouhamed Diop, président de l’Onads (Organisation nationale antidopage du Sénégal), soulignant l’absence totale de contestation formelle du verdict.

Ce qui interpelle davantage, c’est le flou qui a entouré la communication autour du combat. Alors même que la suspension de Siteu est connue depuis plusieurs mois, le Comité national de gestion (CNG) de la lutte a continué à promouvoir l’événement. Un face-à-face entre les deux lutteurs était même prévu ce samedi 12 juillet, suscitant de vives interrogations sur la rigueur administrative du CNG.

Le journal Record a été le premier à officialiser ce qui semblait inévitable : l’annulation pure et simple du combat. À cette heure, aucune déclaration formelle n’a encore été rendue publique par les autorités de la lutte, mais tout indique que l’affiche ne se tiendra pas.

Ce revirement porte un sérieux coup à l’image du sport roi au Sénégal. Ce combat était très attendu par les amateurs de lutte, notamment en raison de l’affrontement générationnel qu’il promettait entre l’expérimenté Balla Gaye 2 et le populaire Siteu, porte-étendard d’une nouvelle vague.

Avec cette annulation, c’est tout un pan du calendrier de la saison qui vacille. Les promoteurs, les sponsors et les fans se retrouvent une nouvelle fois dans l’incertitude.

À moins d’un recours devant le TAS, peu probable à ce stade, Siteu devra patienter jusqu’en novembre 2026 avant de remonter dans l’arène. Quant à Balla Gaye 2, il pourrait être contraint de revoir ses plans ou d’attendre une nouvelle affiche à la hauteur de sa renommée.

Détention de Badara Gadiaga : Des conditions jugées inhumaines dénoncées par Papa Djibril Fall

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, continue de faire la une de l’actualité après sa convocation puis sa garde à vue. Son dossier, désormais transféré au doyen des juges, reste en instruction. En attendant d’être édifié sur son sort ce lundi, Gadiaga demeure en détention au commissariat central de Dakar-Plateau. Mais les conditions dans lesquelles il est retenu suscitent de vives inquiétudes.

Selon les informations rapportées par Sentv, l’animateur vedette de l’émission Jakaarlo Bi dormirait à même le sol, sur des carreaux froids, et partagerait sa cellule avec des inconnus. Ces faits ont été constatés par le député Papa Djibril Fall, qui s’est rendu sur place pour lui rendre visite. Il a dénoncé une situation « inacceptable » et parle même de « traitement inhumain » infligé au journaliste.

« Ce n’est pas seulement une question de respect de la dignité d’un homme, mais celle de tout citoyen, quelle que soit la gravité des faits qui lui sont reprochés. Ce que vit actuellement Badara Gadiaga s’apparente à de la maltraitance », a déclaré le parlementaire, très remonté après sa visite.

La question se pose désormais : s’agit-il d’une négligence ou d’une volonté délibérée de nuire à Gadiaga ? Certains observateurs n’hésitent pas à évoquer une « stratégie de pression psychologique », voire une « tentative de briser l’homme », avant même que la justice ne statue.

Pour rappel, Badara Gadiaga est poursuivi pour des propos jugés « contraires aux bonnes mœurs », tenus lors d’une récente édition de Jakaarlo Bi. De nouvelles charges, telles que « diffusion de fausses nouvelles » et « offense à une institution », auraient également été ajoutées à son dossier, selon plusieurs sources proches du parquet.

Cette affaire relance le débat sur les conditions de détention dans les commissariats et prisons sénégalais, souvent dénoncées par les organisations de défense des droits humains. Les prochains jours seront déterminants, notamment après la reprise du dossier par le doyen des juges lundi.

Sénégal – Fonction publique locale : L’État signe un accord historique avec l’Intersyndicale des travailleurs des Collectivités territoriales

Après trois longues années de bras de fer social, marquées par des grèves répétées et une forte mobilisation syndicale, le gouvernement du Sénégal et l’Intersyndicale des travailleurs des Collectivités territoriales ont enfin trouvé un terrain d’entente. Un protocole d’accord décisif a été signé en présence du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana.

Au cœur de cet accord, figure une mesure phare : la revalorisation salariale intégrale de 1 155 fonctionnaires des Collectivités territoriales, dont les salaires seront désormais alignés sur la grille de la Fonction publique d’État. Cette harmonisation représente un véritable soulagement pour les agents concernés, longtemps victimes d’un traitement inégalitaire. Selon les catégories et les grades, les hausses salariales oscillent entre 80 000 et 300 000 francs CFA, une avancée majeure dans leur quête de reconnaissance professionnelle.

Outre cette augmentation salariale, le gouvernement a également décidé d’instaurer une indemnité transitoire mensuelle de 80 000 francs CFA à l’endroit de 6 458 agents certifiés. Ce soutien financier, qui s’étalera sur trois ans, est pensé comme un mécanisme d’accompagnement vers une intégration définitive au sein de la fonction publique locale. Le ministère qualifie cette indemnité de « pont entre reconnaissance et transition », marquant ainsi la volonté d’inscrire cette réforme dans une logique durable.

Cet accord marque un tournant historique dans la gestion des ressources humaines des collectivités territoriales. Longtemps laissés pour compte, les agents territoriaux obtiennent enfin une reconnaissance statutaire conforme à leur engagement quotidien au service des populations. Le gouvernement, par la voix du ministre Moussa Balla Fofana, a réaffirmé sa volonté de construire une fonction publique locale forte, équitable et professionnelle, à la hauteur des défis de la décentralisation.

La signature de ce protocole d’accord met ainsi un terme à un conflit social parmi les plus longs de l’histoire récente de l’administration territoriale sénégalaise. Il ouvre également la voie à une nouvelle ère de dialogue entre l’État et les partenaires sociaux, dans un contexte où la stabilité du service public local est cruciale pour le développement harmonieux des territoires.

Affaire Badara Gadiaga : D’une simple accusation morale à un dossier tentaculaire

L’affaire visant le chroniqueur Badara Gadiaga, initialement poursuivi pour « discours contraires aux bonnes mœurs », prend une tournure judiciaire inattendue. En quelques jours, l’information judiciaire s’est considérablement complexifiée par l’ajout de nouvelles accusations que la défense qualifie de « manœuvre destinée à forcer un mandat de dépôt ».

Lors de sa première garde à vue, Badara Gadiaga n’était retenu que pour des propos jugés attentatoires à la morale. Mais lors de sa présentation au parquet, le dossier s’est enrichi de plusieurs chefs d’inculpation : diffusion de fausses nouvelles, offense à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État, et surtout l’invocation de l’article 80 alinéa 2 du Code pénal.
Cet article prévoit de lourdes sanctions — allant d’un à cinq ans de prison — contre quiconque reçoit ou sollicite des fonds pour se livrer à une propagande de nature à compromettre la sécurité publique ou à jeter le discrédit sur les institutions.
Pour les avocats du chroniqueur, cette nouvelle incrimination n’est pas anodine. Selon eux, elle vise à faire entrer le dossier dans le champ d’application de l’article 139 du Code de procédure pénale, qui rend obligatoire le mandat de dépôt pour les délits visés entre les articles 56 et 100 du Code pénal. « C’est un glissement de qualification destiné à contraindre le juge à l’emprisonner », dénoncent-ils.
En toile de fond, une confusion autour de transactions électroniques est au cœur de ce retournement. Les enquêteurs ont en effet pointé des mouvements d’argent effectués via la société « GSIE ». Des extraits bancaires mentionnant des flux de plusieurs millions de francs CFA ont alimenté le soupçon de financement occulte ou de blanchiment.
Or, selon la défense, cette interprétation relève d’une incompréhension grossière du fonctionnement des services de monnaie électronique au Sénégal. GSIE Technology, créée en 1996 par Antoine Ngom, est un prestataire technique qui fait l’interconnexion entre banques et plateformes de paiement comme Orange Money ou Wave. Concrètement, lorsqu’un client effectue un transfert « BANK TO WALLET » depuis son compte bancaire vers son portefeuille mobile, GSIE apparaît mécaniquement comme opérateur technique du mouvement.
En l’espèce, Badara Gadiaga est titulaire d’un compte à l’Acep, partenaire de GSIE. Le chroniqueur, bénéficiaire d’un prêt bancaire, a simplement transféré ses propres fonds vers son compte Orange Money. Ses conseils affirment qu’il ne s’agit pas de ressources occultes, mais d’un prêt personnel parfaitement tracé.
L’accusation selon laquelle il aurait « transféré depuis le compte bancaire de sa société GSIE, logé à la Banque Atlantique, des montants cumulés de 9 millions » est donc, selon les avocats, sans fondement : « Badara Gadiaga n’a aucun lien de propriété ou de gestion avec GSIE Technology. Les enquêteurs ont pris la plateforme d’intermédiation pour une société écran », martèle la défense.
Ce qu’elle présente comme une « erreur de lecture » a pourtant suffi à renforcer les soupçons de propagande subventionnée et à alourdir les chefs d’accusation. Depuis, plusieurs rumeurs ont été alimentées sur les réseaux sociaux, certains affirmant que « le compte Orange Money de Gadiaga va parler ». Ses conseils dénoncent une « intoxication médiatique » et rappellent que l’origine des fonds est parfaitement justifiable et n’a rien d’illégal.
Si le juge suit le réquisitoire du parquet, la procédure pourrait déboucher sur un mandat de dépôt automatique. Ce scénario interroge sur les motivations réelles qui entourent cette affaire et sur la célérité avec laquelle l’information judiciaire a évolué. Pour l’heure, la défense se prépare à contester vigoureusement la qualification pénale retenue, qu’elle estime juridiquement fragile et matériellement infondée.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°510 – 12 ET 13/07/2025

🔴 RETOUR DE PARQUET : BADARA GADIAGA, CHARGÉ À TOUT PRIX ?
🔴 NDIAGA SYLLA BARRE LA ROUTE DE L’ASSEMBLÉE À SONKO : LA JURISPRUDENCE DIAS BRANDI !

🔴 LUTTE / APRÈS LE COUP DONNÉ À ZARKO : SA THIÈS SANCTIONNÉ
🔴 AS BAMBEY : ABATALIB FALL REND LE TABLIER

Libertés menacées : la CVR s’insurge contre les dérives du régime et appelle à un sursaut national

La Convergence pour la défense des Valeurs Républicaines (CVR) a vivement dénoncé ce qu’elle qualifie de dérives inquiétantes du pouvoir exécutif, estimant que la démocratie sénégalaise traverse l’une de ses phases les plus préoccupantes depuis l’avènement du pluralisme politique. Dans un communiqué rendu public, le mouvement alerte l’opinion sur la succession de signaux autoritaires et la volonté manifeste, selon ses termes, de réduire au silence toutes les voix discordantes.

Selon la CVR, l’opinion nationale et internationale assiste avec consternation à la multiplication des convocations et arrestations qu’elle juge arbitraires. Ces poursuites viseraient des citoyens dont le seul tort est d’avoir exprimé librement leur appréciation sur la gouvernance du pays. Pour la coalition, ces méthodes rappellent des pratiques d’un autre âge et constituent une atteinte frontale aux fondements de l’État de droit.

La CVR reproche au gouvernement actuel de s’en prendre à tous les contre-pouvoirs. Elle cite notamment les attaques répétées contre la presse indépendante, les mises en cause virulentes de la société civile, la stigmatisation de l’opposition et les critiques publiques visant la magistrature. Le mouvement estime que ces postures autoritaires ruinent la crédibilité démocratique du pays et sapent dangereusement la confiance des citoyens dans les institutions.

Tout en rappelant que la justice sénégalaise doit demeurer indépendante et inattaquable, la CVR se dit profondément préoccupée par les discours officiels qui, à ses yeux, fragilisent l’image de l’institution judiciaire. Elle affirme que la justice est un pilier essentiel de l’équilibre républicain et qu’elle ne saurait être prise pour cible sans conséquence sur la cohésion nationale.

Face à la montée des tensions et au climat de crispation généralisée, la CVR appelle à un sursaut national. Elle invite l’ensemble des forces politiques, syndicales et citoyennes, attachées aux valeurs démocratiques et à l’État de droit, à se mobiliser pour défendre les libertés et refuser la banalisation des atteintes aux droits fondamentaux. Le mouvement exige la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour délit d’opinion et plaide pour la restauration d’un climat politique apaisé.

La CVR attire enfin l’attention du Président de la République sur sa responsabilité historique et institutionnelle dans la préservation de la stabilité du pays. Elle l’exhorte à prendre des mesures immédiates pour décrisper l’espace public, rétablir le dialogue et ramener la confiance entre gouvernants et citoyens. Selon la CVR, la sauvegarde de la démocratie sénégalaise passe impérativement par le respect scrupuleux des libertés et des principes républicains.

Mandat parlementaire de Sonko : Ndiaga Sylla précise l’incompatibilité en cas de condamnation pénale définitive

L’expert électoral Ndiaga Sylla est revenu ce vendredi sur la polémique juridique autour du statut parlementaire d’Ousmane Sonko, Premier ministre et ancien député. Cette sortie intervient alors que certains responsables de Pastef et des soutiens du chef du gouvernement évoquent sa possible réintégration à l’Assemblée nationale, si Ousmane Sonko venait à quitter ses fonctions exécutives.

Ndiaga Sylla rappelle d’abord que la loi d’amnistie récemment votée par l’Assemblée nationale a pour effet de lever certaines sanctions électorales, notamment l’inéligibilité automatique prévue à l’article L.30 du Code électoral. Mais il souligne que cette amnistie ne peut produire aucun effet sur les dispositions constitutionnelles.

Selon l’expert, la Constitution est claire : l’article 61 prévoit la radiation d’un député condamné pénalement de façon définitive. Ndiaga Sylla cite le texte sans ambiguïté : « Le membre de l’Assemblée nationale qui fait l’objet d’une condamnation pénale définitive est radié de la liste des parlementaires sur demande du Ministre de la Justice. »

Il précise que cette disposition a déjà été appliquée dans le passé, notamment dans l’affaire Barthélémy Dias, dont la condamnation définitive avait entraîné l’incompatibilité du mandat de député en cours de législature.

Dans le cas d’Ousmane Sonko, la décision de la Cour suprême relative au rabat d’arrêt, rendue récemment, a eu pour effet de rendre définitive sa condamnation pour diffamation. Cette condamnation n’ayant pas été effacée par une grâce présidentielle, elle produirait donc les conséquences prévues par la Constitution.

Ndiaga Sylla indique également que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit la possibilité, pour un député devenu ministre, de reprendre son siège après la cessation de ses fonctions gouvernementales. Toutefois, si le député est frappé par une condamnation pénale définitive, l’incompatibilité s’impose immédiatement, et le ministre de la Justice peut demander la radiation de la liste des parlementaires.

Ces précisions juridiques interviennent dans un climat de tension, où les partisans d’Ousmane Sonko dénoncent une instrumentalisation de la justice pour l’écarter, tandis que l’opposition et certaines voix de la société civile pointent la nécessité de respecter strictement la Constitution et les règles d’incompatibilité.

Le débat risque de se prolonger, alors que la question de l’éligibilité et de la légitimité politique d’Ousmane Sonko cristallise déjà de fortes crispations au sein de la classe politique et nourrit les incertitudes sur la stabilité institutionnelle du pays.

Réunion LGBTQ à Dakar : le gouvernement sénégalais convoque l’ambassadeur des Pays-Bas et réaffirme son opposition ferme

Le gouvernement sénégalais a décidé de passer à l’action après les vives réactions suscitées par l’annonce d’une réunion sur les questions LGBTQ prévue ce vendredi 11 juillet 2025 à Dakar. Ce matin, l’ambassadeur des Pays-Bas, directement impliqué dans l’organisation de cette rencontre, a été officiellement convoqué par les autorités sénégalaises.

L’initiative, portée par la coalition Equal Rights Coalition (ERC), avait pour objectif de projeter le film MIWA (Nous sommes là), consacré aux réalités vécues par les femmes LGBTQI et les hommes trans en Afrique de l’Ouest, et de proposer un échange avec des associations telles qu’EGIDES et la Plateforme Initiative des 7. L’événement avait reçu le soutien logistique de l’ambassade des Pays-Bas ainsi que du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Dakar.

C’est le député Guy Marius Sagna qui, dès hier jeudi, avait alerté l’opinion et le gouvernement sur la tenue de cette réunion qu’il jugeait contraire aux valeurs de la société sénégalaise. Dans la foulée, le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a publié un communiqué officiel dans lequel il exprime son refus catégorique d’autoriser une telle initiative sur le sol sénégalais.

Dans ce document, le gouvernement rappelle que la position du Sénégal est connue et constante. Il précise que le pays « n’accepte aucune forme de propagande et de promotion du phénomène LGBTQI sur son territoire », soulignant que cette posture a été « clairement et maintes fois exprimée par les plus Hautes Autorités de l’État ». Ce rappel d’autorité survient dans un climat de forte pression politique et sociale, alors que la question LGBTQ reste un sujet particulièrement sensible dans le débat public sénégalais.

Tirs groupés et dérive verbale : Malick Thiandoum alerte sur l’attitude clivante du Premier ministre Ousmane Sonko

Le journaliste Malick Thiandoum est monté au créneau pour dénoncer la posture de plus en plus conflictuelle du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une analyse sévère, il estime que le chef du gouvernement s’illustre par des attaques tous azimuts qui fragilisent l’équilibre institutionnel et nourrissent un climat délétère.

Selon Malick Thiandoum, Ousmane Sonko s’en prend simultanément au président de la République, à la presse, aux magistrats et à la société civile, sans jamais assumer sa part de responsabilité. « Lorsqu’on a un problème avec tout le monde, c’est qu’on est soi-même le problème », affirme le journaliste, rappelant que gouverner, c’est aussi faire preuve de mesure et d’écoute.

Pour lui, le Premier ministre n’est pas confronté à un simple déficit d’autorité, mais à une incapacité manifeste à concrétiser les engagements pris pendant la campagne présidentielle. Il cite notamment le programme « Solutions », qui promettait une rupture économique et sociale, mais qui, selon lui, n’a pour l’instant produit aucun résultat palpable au bénéfice des Sénégalais. Malick Thiandoum estime que ces promesses non tenues alimentent la frustration populaire et expliquent la virulence croissante de l’exécutif contre toutes les voix critiques.

Le journaliste souligne par ailleurs un paradoxe inquiétant : le Premier ministre, qui se présentait comme l’incarnation de la transparence et de la droiture, multiplie aujourd’hui les propos agressifs, tout en accusant les autres d’entraver l’action publique. Il évoque un risque de crise institutionnelle, nourrie par « l’obsession du pouvoir » d’Ousmane Sonko et par son rapport de force constant avec le président Bassirou Diomaye Faye.

Enfin, Malick Thiandoum appelle les autorités à la retenue et à un retour aux priorités économiques. Il prévient que la bipolarisation de l’exécutif, la défiance à l’égard des médias et la stigmatisation systématique de la société civile constituent une dérive dangereuse. « Le pays n’a pas besoin de tensions politiques supplémentaires, mais de solutions concrètes face à la crise économique », conclut-il.

Kaolack : La protection de l’enfant et de son avenir, une priorité pour la commune

Dans chaque coin du monde, des millions d’enfants naissent avec des rêves, des talents et une soif d’avenir. Pourtant, beaucoup d’entre eux sont privés de leurs droits fondamentaux : l’accès à l’éducation, à la santé, à une alimentation suffisante, et surtout, à la sécurité.

« La protection de l’enfant n’est pas seulement une responsabilité familiale. Elle concerne toute la société et détermine l’avenir de nos communautés. »

Tel est le message fort délivré par Ndèye Astou Sarr, adjointe au maire de la commune de Kaolack, chargée de la formation professionnelle, à l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain célébrée le 10 juillet 2025.

Le thème de cette année, « Planification et budgétisation des droits de l’enfant : progrès réalisés depuis 2010 », interpelle directement les collectivités territoriales. En effet, comme l’a rappelé Mme Sarr, la protection de l’enfant fait partie des compétences transférées aux collectivités locales dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation.

« Nous pensons qu’il ne suffit pas simplement de transférer les compétences. Il faut aussi transférer les moyens. Et nous le savons tous : quelle que soit l’ambition d’une réforme publique, sans un budget adapté, les collectivités territoriales ne peuvent pas faire de grandes choses », a-t-elle souligné.

Elle a insisté sur la nécessité, pour les collectivités territoriales, de voter des budgets sensibles, spécifiquement dédiés à la protection de l’enfant. Car, selon elle, les enfants restent les premières victimes des vulnérabilités sociales.

« La commune de Kaolack ne restera pas en marge dans cette dynamique. Elle entend jouer pleinement son rôle pour garantir de meilleures conditions de vie à nos enfants », a-t-elle affirmé.

Madame Sarr a également salué les efforts réalisés dans le domaine de l’éducation inclusive. Cette année, dans le cadre de la dotation en fournitures scolaires, les classes inclusives ont été prises en compte, intégrant ainsi leurs besoins spécifiques dans les priorités de la municipalité.

La célébration de la Journée de l’Enfant Africain a ainsi été l’occasion de réaffirmer l’engagement de la commune de Kaolack pour un avenir plus juste, plus sûr et plus prometteur pour tous les enfants.

Controverse autour des attaques d’Ousmane Sonko contre la magistrature : la CDS fustige une gouvernance fondée sur l’invective

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) est sortie de son silence pour condamner sans réserve la dernière sortie polémique du Premier ministre Ousmane Sonko contre les magistrats. Dans un communiqué rendu public, la coalition de partis de gauche estime que ces déclarations relèvent d’une « légèreté de ton et d’un excès d’apparat » indignes d’un chef de gouvernement. Pour la CDS, le Premier ministre s’éloigne gravement de l’exigence de hauteur républicaine qui devrait guider sa parole publique.

Selon la Confédération, le comportement d’Ousmane Sonko illustre une dérive inquiétante. Elle dénonce un chef du gouvernement « désinvolte, provocateur et outrageusement méprisant » qui, au lieu d’incarner la mesure et la dignité inhérentes à sa fonction, se complairait dans les menaces répétées, les invectives et l’escalade verbale. La CDS rappelle qu’aucun pouvoir démocratique ne peut s’affranchir du respect strict des contre-pouvoirs et des institutions républicaines, en particulier la magistrature, pilier fondamental de l’équilibre institutionnel.

Les propos jugés insultants tenus par le Premier ministre à l’endroit des magistrats, remettant en cause leur crédibilité avec une « légèreté consternante », sont perçus comme une atteinte grave à l’autorité judiciaire. La CDS estime que l’injure ne saurait être un mode de gouvernance et alerte sur la banalisation de l’outrage comme stratégie politique. Elle critique également le contraste entre ces postures agressives et la réalité sociale que vivent les Sénégalais, confrontés à une cherté de la vie persistante.

Enfin, la Confédération pointe ce qu’elle qualifie de « frénésie de déplacements en jet privé », effectués dans l’opacité la plus totale et sans explication claire sur leur financement. Aux yeux de la CDS, cette accumulation de désinvolture verbale, de mépris des institutions, de remise en question des engagements pris devant les Sénégalais et d’indécence ostentatoire traduit une conception du pouvoir inquiétante et dangereuse. La coalition appelle le Premier ministre à plus de retenue, de responsabilité et de respect des valeurs démocratiques qui fondent la République.

Affaire Badara Gadiaga : Khalifa Sall dénonce une « fracture dans le socle du droit » et exige sa libération

Le président du Mouvement Taxawu Sénégal, Khalifa Sall, est monté au créneau pour condamner la détention prolongée du chroniqueur Badara Gadiaga, interpellé mercredi dernier puis placé en garde à vue par la Division spéciale de la cybersécurité. Dans un texte ferme, l’ancien maire de Dakar a exprimé son soutien total au journaliste et dénoncé ce qu’il considère comme une dérive liberticide du pouvoir en place.

Pour Khalifa Sall, l’arrestation de Badara Gadiaga constitue bien plus qu’un simple fait divers judiciaire. Selon lui, il s’agit d’une attaque frontale contre les principes essentiels de la République et de la démocratie sénégalaise. « Sa détention n’est pas une simple injustice, c’est une fracture dans le socle du droit », a-t-il écrit, soulignant qu’un État qui redoute les mots et les opinions différentes se place de lui-même dans une position de faiblesse. « Quand l’État redoute les mots, c’est qu’il craint la vérité. Et la vérité ne s’enferme pas », a-t-il ajouté.

Le leader socialiste a également insisté sur la portée symbolique de cette mesure qu’il assimile à une volonté de museler la liberté d’expression et d’installer la peur chez tous ceux qui osent critiquer l’action publique. « Museler les voix, c’est étouffer la justice. C’est aussi faire de l’État de droit une façade trompeuse », a-t-il prévenu, invitant les autorités à revenir à la raison et à cesser toute politique d’intimidation.

Khalifa Sall a finalement lancé un appel pressant pour que Badara Gadiaga recouvre immédiatement sa liberté, au même titre que tous les prisonniers d’opinion actuellement détenus. Il a exhorté le pouvoir à garantir le respect strict des droits fondamentaux, rappelant qu’aucune démocratie digne de ce nom ne peut se construire sur la répression et le silence imposé.

Tribunal de Dakar – Affaire Badara Gadiaga : Les dessous d’un report stratégique d’inculpation

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, s’est retrouvé au cœur d’un imbroglio judiciaire tendu, ce jeudi 10 juillet 2025, au Tribunal de grande instance de Dakar. Inculpé pour des faits jugés graves, il a néanmoins échappé – provisoirement – à un placement sous mandat de dépôt, grâce à une manœuvre stratégique de ses avocats.

Le ministère public a transmis le dossier de Badara Gadiaga au doyen des juges d’instruction, avec une batterie de chefs d’inculpation lourds :

Discours contraires aux bonnes mœurs, Diffusion de fausses nouvelles, Offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République, Violation de l’article 80 alinéa 2 du Code pénal, Et également des infractions prévues aux articles 254, 255 et 257 du même code.

Ce dernier article (257), rarement mobilisé dans les affaires de presse, évoque notamment la réception ou l’acceptation de dons à des fins de propagande compromettant la sécurité publique. Une disposition qui confère à ce dossier une coloration politique et sécuritaire non négligeable.

Face à la gravité des faits, les avocats de Badara Gadiaga – Mes Baba Diop, Moustapha Dieng, Alioune Badara Fall, Souleymane Soumaré, Aboubacry Barro, Abou Alassane Diallo et Malick Fall – ont opté pour une posture de fermeté. Estimant que les conditions d’une défense sereine n’étaient pas réunies, ils ont invoqué l’article 101 du Code de procédure pénale, qui permet de solliciter un délai pour organiser une défense efficace.

Dans un premier temps, le juge d’instruction a rejeté la demande de renvoi formulée par la défense. Gadiaga a alors pris l’initiative d’écrire lui-même au magistrat instructeur, demandant le report afin d’être assisté convenablement. Mais là encore, le juge s’est montré inflexible.

Face à ce double refus, les avocats ont décidé de quitter la salle, laissant leur client seul face au magistrat. Un geste fort, à la limite du boycott judiciaire, qui a fait hésiter le juge. Ce dernier a ensuite invité Gadiaga à convaincre ses avocats de revenir. Ces derniers, solidaires, ont maintenu leur position.

Finalement, après de longues discussions et au vu du contexte tendu, le juge a cédé : l’audience de première comparution est reportée au lundi 14 juillet 2025, évitant ainsi, temporairement, une possible détention provisoire du chroniqueur.

Parallèlement aux accusations publiques, une dimension financière alimente le volet judiciaire du dossier. Lors de l’enquête préliminaire, les enquêteurs de la Division spéciale de cybercriminalité (DSC) ont mis au jour l’existence d’une plateforme numérique dénommée GSIE, liée à Badara Gadiaga.

Interrogé sur ses activités économiques, le journaliste aurait éludé certaines questions, notamment sur les entités juridiques qu’il contrôle. Mais les enquêteurs ont retracé des flux financiers suspects, laissant penser à des mouvements de fonds via GSIE, notamment du compte bancaire vers un compte Orange Money.

S’il reconnaît avoir utilisé cette plateforme, Gadiaga nie catégoriquement toute origine illicite des fonds, affirmant qu’il s’agissait de simples transferts personnels. Reste que les soupçons persistent, et cette découverte aurait motivé l’invocation de l’article 80 alinéa 2 du Code pénal, souvent utilisé dans les affaires touchant à la sécurité de l’État.

L’affaire Badara Gadiaga dépasse désormais le simple cadre d’une sortie médiatique controversée. Entre liberté d’expression, sécurité publique, financement opaque et tensions politiques sous-jacentes, ce dossier s’annonce comme un véritable test pour l’indépendance de la justice et la solidité de l’État de droit au Sénégal.

Ousmane Sonko, toujours député : la suspension du mandat encadrée par le nouveau Règlement intérieur

Selon l’honorable Amadou Ba, le Premier ministre n’a jamais démissionné de l’Assemblée nationale et pourra retrouver son siège après son départ du gouvernement, malgré les critiques de l’opposition.

Le Premier ministre Ousmane Sonko n’a jamais démissionné de son poste de député. Il a tout simplement « SUSPENDU » son mandat qui est incompatible avec la qualité de membre du Gouvernement.

D’ailleurs, le nouveau Règlement intérieur de l’assemblée nationale (RIAN) règle définitivement la question en précisant et encadrant juridiquement, la procédure de suspension et de réintégration du député nommé membre du Gouvernement ou à une fonction incompatible avec le mandat de député.

Par conséquent, le Premier ministre peut retrouver son mandat de député dès qu’il quittera ses responsabilités de membre du Gouvernement.

Les Opposants qui ont la haine de Ousmane Sonko en bandoulière, iront de déception en désillusion s’ils comptent sur des artifices et artefacts juridiques pour s’opposer au Premier ministre qui a déjoué tous les traquenards politico-juridiques les plus sophistiqués jamais ourdis contre un homme politique au Sénégal depuis l’indépendance.

Honorable député Amadou Ba

Kaolack / Politique : La remobilisation des militants, un défi majeur pour le mouvement Taxawu

Le mouvement Taxawu Sénégal de Khalifa Sall a lancé une vaste opération de remobilisation de ses militants à travers le pays. Objectif : ressouder les rangs à l’approche des prochaines échéances électorales et redonner un nouveau souffle à la machine militante.

À Kaolack, les militants et sympathisants de la section locale étaient face à la presse ce mercredi pour informer l’opinion nationale et internationale des stratégies mises en place en vue de leur participation aux prochaines élections municipales.

À cette occasion, Diokel Gadiaga, responsable régional du mouvement, a annoncé officiellement la candidature de Taxawu Sénégal à la mairie de Kaolack.

Pour atteindre ses objectifs, le mouvement mise sur une série d’actions concrètes : tournées de proximité, recensement des militants, réunions de quartier, visites aux membres de longue date, et surtout, un discours renouvelé, centré sur les valeurs fondatrices du parti.

« Il fallait renouer le contact humain, aller sur le terrain, écouter les frustrations et proposer des solutions concrètes », a déclaré Diokel Gadiaga.

Dans son intervention, le responsable a dressé un tableau sombre de la situation nationale. « Ces dernières années, le Sénégal, longtemps considéré comme un modèle de stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest, traverse une période difficile », a-t-il souligné. Il a évoqué une crise économique aiguë et des tensions politiques marquées par l’arrestation d’opposants, contribuant à instaurer un climat d’incertitude et de frustration généralisée.

Le mouvement alerte également sur la dégradation continue des conditions de vie. La flambée des prix des denrées de première nécessité — riz, huile, sucre — touche durement les ménages les plus modestes. Le chômage des jeunes demeure préoccupant, accentuant le sentiment d’abandon, aussi bien dans les centres urbains que dans les zones rurales.

« Les femmes, notamment dans les campagnes, peinent à écouler leurs produits agricoles, et de nombreux jeunes n’envisagent d’avenir qu’à travers l’émigration clandestine », a déploré M. Gadiaga.

À travers cette opération de remobilisation, le mouvement Taxawu Sénégal espère reconquérir sa base, élargir son électorat et s’imposer comme une alternative crédible lors des prochaines élections locales. À Kaolack, la dynamique semble enclenchée, mais le défi reste de taille dans un contexte national aussi fragile qu’incertain.

Birahim Seck tacle Ousmane Sonko : « Les Sénégalais méritent plus qu’un chef en colère »

La réaction ne s’est pas fait attendre. Au lendemain du discours musclé d’Ousmane Sonko lors de l’installation du Conseil national de Pastef, la société civile, par la voix de l’un de ses membres les plus en vue, a tenu à répondre avec fermeté. Birahim Seck, coordonnateur du Forum Civil, a sèchement recadré le Premier ministre sur sa page X (anciennement Twitter), dénonçant ses attaques contre la société civile sénégalaise.

Dans un message tranchant, Birahim Seck a accusé Ousmane Sonko de se servir de la société civile comme d’un bouc émissaire pour masquer ses difficultés à gouverner :

« Arrêtez de prendre la Société Civile pour prétexte de votre impuissance aiguë à gouverner. Elle était là avant vos cris de tribune et elle survivra à la PETITE loi que vous proposerez… »

Une déclaration cinglante, en réponse aux propos d’Ousmane Sonko qui, la veille, avait vivement critiqué certaines organisations de la société civile, les accusant d’être silencieuses, voire complices, face à ce qu’il qualifie de “manœuvres hostiles contre le pouvoir légitime”.

Dans sa publication, Birahim Seck ne s’arrête pas là. Il conclut avec une attaque frontale contre le style et la posture politique du chef du gouvernement :

« Les Sénégalais méritent plus qu’un chef en colère, sans profondeur et sans cap. »

Cette sortie traduit le malaise grandissant entre une partie de la société civile et le nouveau pouvoir. Si Ousmane Sonko et ses alliés ont longtemps bénéficié du soutien implicite ou explicite de certains activistes dans leur combat contre le régime précédent, la donne semble aujourd’hui avoir changé. Les critiques se multiplient sur la manière dont le gouvernement gère les affaires publiques depuis son installation.

Dans un contexte où les attentes sont énormes, cette passe d’armes révèle également les tensions autour des réformes institutionnelles annoncées, notamment celle visant à mieux encadrer l’action de la société civile et de certains corps intermédiaires. Pour Birahim Seck, il ne fait aucun doute que le gouvernement cherche à museler les voix critiques sous couvert de réformes.

Tribunal de Dakar : Badara Gadiaga bénéficie d’un retour de parquet

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, a bénéficié d’un retour de parquet après la présentation de son dossier au tribunal de Dakar. Son dossier a été transmis au doyen des juges pour instruction, signe que la procédure judiciaire se poursuit.

Initialement poursuivi pour « propos contraires aux bonnes mœurs » tenus lors de l’émission Jakaarlo Bi, Badara Gadiaga fait désormais face à de nouvelles charges. Selon des sources judiciaires, il est également visé pour « diffusion de fausses nouvelles » et « offense à une personne qui exerce une partie des prérogatives du chef de l’État ».

L’affaire, qui suscite une vive attention médiatique et une vague de réactions sur les réseaux sociaux, relance le débat sur la liberté d’expression et les limites de la critique publique au Sénégal. De nombreuses voix, issues de la société civile et du monde politique, continuent d’appeler à la libération du chroniqueur et dénoncent une « criminalisation de l’opinion ».

Affaire Badara Gadiaga : le chroniqueur de la TFM bénéficie d’un retour de parquet

Le journaliste et chroniqueur Badara Gadiaga, figure bien connue de l’émission “Jakaarlo Bi” sur la Télévision Futurs Médias (TFM), a bénéficié ce jeudi 11 juillet d’un retour de parquet après sa présentation devant le procureur. Son dossier a été transféré au doyen des juges en vue d’une ouverture d’information judiciaire, signe que l’affaire prend une tournure judiciaire plus complexe.

Initialement poursuivi pour « propos contraires aux bonnes mœurs », à la suite de ses déclarations polémiques lors d’une récente diffusion de l’émission “Jakaarlo Bi”, Gadiaga a vu les accusations pesant sur lui s’alourdir au fil des heures. Le parquet lui reproche désormais également la « diffusion de fausses nouvelles » ainsi que l’« offense à une personne qui exerce une partie des prérogatives du chef de l’État », en référence au Premier ministre Ousmane Sonko.

Ces nouvelles charges renforcent la gravité de l’affaire, qui dépasse désormais le simple cadre de la liberté d’expression dans un débat télévisé, pour s’inscrire dans une logique de protection de l’ordre public et des institutions, selon l’argumentaire du ministère public.

L’interpellation de Badara Gadiaga, survenue en début de semaine, a immédiatement suscité de vives réactions dans l’opinion publique. Plusieurs acteurs de la société civile, des confrères journalistes ainsi que des leaders politiques – notamment Khalifa Sall, le parti Rewmi et d’autres figures de l’opposition – ont dénoncé une atteinte grave à la liberté d’expression et de presse. Pour eux, l’arrestation du chroniqueur s’apparente à une tentative d’intimidation à l’égard des voix critiques.

Du côté du pouvoir, certains responsables estiment au contraire que les propos de Gadiaga ont franchi les limites acceptables dans un État de droit, notamment en portant atteinte à l’image des institutions républicaines.

Le retour de parquet signifie que le procureur ne s’est pas encore prononcé sur un éventuel mandat de dépôt, préférant transmettre le dossier au juge d’instruction. Ce dernier décidera des suites judiciaires à donner : mise en examen, liberté provisoire ou détention préventive.

Kaolack : Inauguration d’un second centre d’état civil à Touba Ndorong – Un rapprochement concret entre la commune et sa population

La population de la commune de Kaolack a accueilli avec enthousiasme, ce vendredi 11 juillet 2025, l’inauguration officielle d’un second centre d’état civil, situé dans le quartier Touba Ndorong.

Cette initiative, portée par les autorités municipales dans le cadre du programme “NEKKAL – Mon état civil, ma citoyenneté”, marque une étape majeure dans la stratégie de rapprochement des services publics de base aux citoyens.

« Nous avons constaté que de nombreux citoyens éprouvaient des difficultés à se rendre au centre principal. Il était donc primordial de rapprocher ce service de nos administrés », a déclaré le maire de la commune de Kaolack, Sérigne Mboup, lors de la cérémonie d’inauguration.

Ce nouveau centre s’inscrit dans la volonté de la municipalité d’améliorer la qualité de vie des habitants.

« Avec ce second centre d’état civil, la municipalité affirme clairement sa volonté de se rapprocher de sa population, d’écouter ses besoins et de faciliter son quotidien », a ajouté le maire.

Présent à cette cérémonie, Jean-Marc Pisani, ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, a souligné l’importance symbolique et pratique de cette réalisation :

« Cet événement est bien plus qu’une simple cérémonie officielle ; il incarne notre engagement commun en faveur d’une gouvernance de proximité, de l’égalité des droits et de la reconnaissance de la dignité de chaque individu. Depuis 2020, l’Union européenne accompagne le Sénégal dans la mise en œuvre du programme NEKKAL, un programme ambitieux de modernisation de l’état civil. »

Selon lui, ce programme vise à permettre à chaque Sénégalaise et à chaque Sénégalais d’exister officiellement, de faire valoir ses droits, d’accéder aux services essentiels et de participer pleinement à la vie de la Nation. Il a rappelé que l’Union européenne finance entièrement le programme à hauteur de 28 millions d’euros, saluant une coopération exemplaire.

De son côté, Moussa Balla Fofana, ministre des Collectivités territoriales, s’est dit honoré de participer à cette inauguration :

« Ce centre secondaire de l’état civil de Ndorong est une infrastructure moderne et ambitieuse. Il constitue une étape majeure dans notre engagement collectif pour un état civil universel, fiable, inclusif et résolument tourné vers le numérique. »

Le ministre a également rappelé la portée symbolique du lieu :

« Ndorong est un foyer religieux fondé par Sérigne Bassirou Mbacké, une figure emblématique du mouridisme. En choisissant ce site, l’État rend hommage à un lieu de foi. »

Cette infrastructure, selon lui, incarne la transformation digitale du service public, conformément à la vision des plus hautes autorités du pays. Elle est portée par le programme NEKKAL, mis en œuvre par l’Agence nationale de l’état civil, avec l’appui technique de Civipol et Enabel, et le financement de l’Union européenne.

« Le programme NEKKAL est aujourd’hui l’un des chantiers les plus structurants de notre politique publique de modernisation des territoires. Il s’agit de doter les communes d’infrastructures d’état civil adaptées, accessibles et connectées. Kaolack rejoint désormais le réseau national avec une infrastructure de référence, conçue pour servir dignement et efficacement les usagers », a-t-il précisé.

Le ministre a conclu en soulignant la rupture technologique en cours :

« Pendant très longtemps, les registres d’état civil étaient tenus manuellement, avec les risques d’erreurs, de pertes et de lenteurs administratives que cela impliquait. Aujourd’hui, grâce au programme NEKKAL, nous passons à une gestion informatisée, centralisée, sécurisée et interconnectée de l’état civil. »

Tribunal de Dakar : Badara Gadiaga présenté au procureur après sa garde à vue prolongée

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, placé en garde à vue depuis mercredi 9 juillet 2025, se trouve actuellement à la cave du tribunal de Dakar, ont confirmé des sources proches du dossier. Il devrait être présenté au procureur dans les prochaines heures.

Initialement convoqué par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC) pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs lors de l’émission Jakaarlo Bi, Badara Gadiaga a vu sa garde à vue prolongée, une décision qui suscite une vague d’indignation.

Depuis son arrestation, plusieurs personnalités publiques, acteurs politiques et figures de la société civile ont exprimé leur solidarité avec le chroniqueur. Des rassemblements spontanés ont eu lieu devant les locaux de la DSC et aux abords du tribunal de Dakar, les manifestants réclamant le respect de la liberté d’expression et la fin des intimidations contre les journalistes et chroniqueurs.

Le Sénégal s’oppose fermement à une activité de promotion LGBTQI prévue à Dakar

Le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a publié un communiqué officiel ce jeudi, réaffirmant la position du Sénégal à l’égard des initiatives perçues comme promouvant les questions LGBTQI. Cette réaction intervient à la suite d’informations faisant état d’un projet conjoint entre l’Ambassade des Pays-Bas et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, visant à organiser une projection de film et un débat sur ces thématiques à Dakar.

Dans son communiqué, le ministère sénégalais rappelle que toutes les activités organisées sur le territoire national par les représentations diplomatiques, consulaires, ainsi que par les organisations internationales et non gouvernementales, doivent impérativement respecter les lois en vigueur au Sénégal. Le ministère insiste également sur l’obligation de se conformer aux valeurs culturelles, religieuses et sociales qui structurent la société sénégalaise.

Le texte officiel précise que le Sénégal n’accepte aucune forme de propagande ou de promotion du phénomène LGBTQI, une position qui a été, selon les autorités, “clairement exprimée et constamment réitérée par les plus hautes autorités de l’État”.

Le Gouvernement met ainsi en garde contre toute tentative d’organisation ou de participation à ce type d’événement. Il se réserve, selon le communiqué, le droit de prendre toutes les mesures appropriées à l’encontre des organisateurs comme des participants, sans distinction d’origine, de statut ou de rang. Ces mesures, assure-t-on, seront prises dans le strict respect des lois et règlements en vigueur dans le pays.

Cette déclaration officielle reflète une volonté manifeste des autorités sénégalaises de préserver l’ordre social et moral établi, dans un contexte où les débats sur les droits LGBTQI continuent de susciter des réactions vives au sein de l’opinion publique.

Pour rappel, le Sénégal criminalise toujours les actes jugés contre-nature entre personnes de même sexe, une disposition du Code pénal souvent dénoncée par les ONG internationales de défense des droits humains. Toutefois, les autorités sénégalaises ont, à plusieurs reprises, déclaré qu’aucune pression extérieure ne saurait les faire fléchir sur cette question, qu’elles considèrent comme relevant de la souveraineté culturelle et juridique nationale.

Sénégal – Arrestation de Badara Gadiaga : le parti Rewmi dénonce une dérive autoritaire et réclame sa libération immédiate

L’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga continue d’alimenter un vif débat national, tant elle cristallise les tensions autour des questions de liberté d’expression au Sénégal. Depuis sa garde à vue survenue avant-hier, les réactions fusent de toutes parts, notamment dans les milieux politiques, les cercles de la société civile et parmi les défenseurs des droits humains.

Parmi les premières voix à dénoncer cette arrestation, celle du parti Rewmi, dirigé par l’ancien président du Conseil économique, social et environnemental, Idrissa Seck. Dans un communiqué publié ce jeudi, la formation politique n’a pas mâché ses mots, fustigeant ce qu’elle considère comme une “atteinte grave à la liberté d’expression”.

« Le parti Rewmi constate une récurrence des atteintes aux libertés publiques, dont la dernière en date est la convocation de Badara Gadiaga. Nous condamnons cette attitude des nouvelles autorités et demandons sa libération sans délai », peut-on lire dans le communiqué.

Rewmi s’inquiète d’un climat politique de plus en plus tendu, où les voix critiques feraient l’objet d’un harcèlement judiciaire. Selon le parti, cette dynamique fragilise les fondements d’un débat démocratique sain et pluraliste.

En apportant son soutien total à Badara Gadiaga, le parti étend également sa solidarité à toutes les personnes poursuivies ou détenues pour avoir exprimé des opinions dissidentes. Cette posture traduit, selon Rewmi, une volonté de préserver l’espace civique et de prévenir toute dérive autoritaire, même sous un régime issu d’un changement démocratique récent.

La mise en cause de Badara Gadiaga fait suite à des propos tenus dans l’émission Jakaarlo, diffusée sur la TFM. Bien que les autorités n’aient pas encore officiellement communiqué sur les motifs exacts de sa garde à vue, de nombreux observateurs estiment qu’il s’agit là d’une tentative d’intimidation, destinée à restreindre la parole publique.

Des organisations de la société civile, des journalistes et des acteurs politiques, comme Khalifa Sall et Pape Djibril Fall, ont eux aussi élevé la voix contre cette détention, parlant de “menace contre les droits fondamentaux”.

Dans son communiqué, le parti Rewmi appelle les Sénégalais à “rester vigilants face à toute tentative de remise en cause des acquis démocratiques obtenus de haute lutte”. Il exhorte également le gouvernement à faire preuve de retenue et à respecter scrupuleusement les principes de l’État de droit.

La CDS fustige la posture d’Ousmane Sonko : « L’injure n’est pas un mode de gouvernance »

Dans un communiqué au ton ferme, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) critique sévèrement l’attitude du Premier ministre, qu’elle accuse de mépriser les institutions et de trahir les exigences de responsabilité républicaine.

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) sort de sa réserve pour dénoncer ce qu’elle qualifie de dérives inquiétantes dans la posture du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration rendue publique, la coalition de gauche critique vigoureusement la dernière sortie du chef du gouvernement, particulièrement ses attaques à l’endroit du pouvoir judiciaire.

Pour la CDS, les récentes déclarations du Premier ministre à l’égard des magistrats témoignent d’une « légèreté de ton et d’un excès d’apparat » totalement incompatibles avec les responsabilités de sa fonction. « Il trahit ainsi l’exigence de hauteur républicaine que requiert la charge qu’il incarne », déplore le communiqué.

Allant plus loin, la Confédération se dit « profondément choquée par le comportement désinvolte, provocateur et outrageusement méprisant d’un Premier ministre qui, au lieu d’incarner la mesure et la dignité, se complaît dans les menaces à répétition, les invectives permanentes et l’escalade verbale ».

« L’injure n’est pas un mode de gouvernance »

La CDS pointe particulièrement les attaques verbales jugées injurieuses du Premier ministre envers les magistrats, qu’elle considère comme une atteinte à la crédibilité d’une institution fondamentale de l’État. « Ce Premier ministre s’est récemment illustré par des propos insultants à l’égard des magistrats, remettant en cause, avec une légèreté consternante, la crédibilité d’une institution garante de l’équilibre républicain », dénonce le texte.

Au-delà du ton jugé agressif d’Ousmane Sonko, la CDS critique également ce qu’elle qualifie de « frénésie de déplacements en jet privé », soulignant « une opacité totale » sur les modalités de financement de ces voyages. Dans un contexte socio-économique difficile, cette posture est jugée déplacée et provoque « l’indignation légitime » d’une population confrontée aux réalités du quotidien.

« Ce paradoxe est insupportable, surtout lorsque l’on se souvient des promesses faites par les actuelles autorités lorsqu’elles étaient encore dans l’opposition. Les jeunes, notamment, se sentent trahis par ces revirements spectaculaires », souligne la CDS.

Pour la coalition de gauche, ce cumul de « désinvolture verbale, de mépris des institutions, de remise en question de ses propres engagements et d’indécence ostentatoire » traduit une conception préoccupante de l’exercice du pouvoir. Une conception, selon la CDS, totalement éloignée des valeurs d’« éthique, de retenue et de responsabilité » attendues d’un haut responsable gouvernemental.

Dans un contexte politique tendu, cette prise de position marque un nouveau front de contestation contre le style de gouvernance du Premier ministre, dont les méthodes et la communication suscitent de plus en plus d’interrogations, y compris au sein de la classe politique.

Kaolack : la Journée de l’Enfant Africain célébrée, le CDPE porte le plaidoyer

À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain (JEA), le Comité départemental de protection de l’enfant (CDPE) de Kaolack a organisé un forum d’information pour marquer cette date symbolique. L’édition 2025, célébrée sous le thème « Planification et budgétisation des droits de l’enfant : progrès réalisés depuis 2010 », a mis l’accent sur l’engagement des collectivités territoriales dans la protection de l’enfance.

Le Sénégal, à l’instar des autres pays africains, célèbre chaque année cette journée en mémoire des enfants massacrés à Soweto, en Afrique du Sud, en 1976. Cette commémoration est également un moment de réflexion sur les avancées et les défis liés aux droits des enfants sur le continent.

À Kaolack, le CDPE a piloté l’organisation des activités, en s’appuyant sur le thème stratégique de cette année, centré sur la nécessité d’une planification rigoureuse et d’une budgétisation adéquate en faveur des droits de l’enfant, dans le but d’évaluer les progrès accomplis depuis 2010.

Selon M. Birahim Fall, chef du service départemental du développement communautaire et point focal du CDPE, l’intégration des droits de l’enfant dans les budgets des collectivités territoriales est essentielle. « Des compétences telles que l’éducation ou la santé, qui ont un impact direct sur les enfants, sont désormais transférées aux collectivités locales. Malheureusement, leur prise en charge reste souvent dispersée. Il est donc crucial que les mairies prévoient un poste budgétaire spécifiquement dédié à l’enfance », a-t-il plaidé.

M. Fall a également rappelé que, depuis l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant en 1989, les enfants sont reconnus comme des citoyens à part entière. « Ils ont droit à la parole, à l’association, à la participation. Il est de notre devoir de les protéger, de les encadrer et de les former afin qu’ils deviennent demain des citoyens responsables. »

Cependant, la situation à Kaolack reste préoccupante. Mariages précoces, maltraitance, violences physiques et sexuelles figurent parmi les nombreuses menaces pesant sur les enfants. « Il n’est pas rare de voir de jeunes enfants errer dans les rues à des heures tardives. Si rien n’est fait, ils risquent de sombrer dans la délinquance », a alerté M. Fall.

Pour renforcer le dispositif de protection, des comités de suivi ont été mis en place dans les différents arrondissements, avec le soutien d’ONG telles que Enabel et SOS Villages d’Enfants. Ces structures accompagnent également les activités communautaires, notamment pendant les vacances scolaires.

Alioune Tine appelle à la rupture : « Continuer le Gatsa-Gatsa, c’est refuser de sortir d’un monde de cauchemar »

Le climat politique sénégalais continue d’alimenter polémiques et tensions. Au cœur des débats, le défenseur des droits humains Alioune Tine a réagi aux critiques du journaliste Serigne Saliou Gueye, directeur de publication du quotidien Yor Yor, qui lui reproche de demander la libération du chroniqueur Badara Gadiaga, incarcéré pour des propos jugés « contraires aux bonnes mœurs » à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko.

Lors d’une émission, Serigne Saliou Gueye s’est étonné de la position d’Alioune Tine, rappelant que ce dernier avait écrit sur Facebook : « J’ai bloqué tout ce qui m’insultait ». « Celui qui peut bloquer pour des insultes est capable d’envoyer des gens en prison », a-t-il lancé.

Alioune Tine n’a pas tardé à répondre sur Twitter, rectifiant d’abord : « Ce n’est pas sur Facebook », avant de clarifier : « Je bloque les insulteurs, je ne les mets pas en prison, je n’en ai pas le pouvoir. Nous avons toujours prôné le respect mutuel entre adversaires politiques ».

Le militant des droits humains s’est ensuite inquiété de l’état actuel de la vie politique nationale. « Aujourd’hui, c’est le règne de la radicalisation, de l’affrontement politique, de la logique ami/ennemi, des simplifications, des fake news et des théories complotistes. Personne n’y gagne », a-t-il déploré.

Réitérant son engagement en faveur de la liberté d’expression, il a réaffirmé sa demande de libération de Badara Gadiaga et de « tous les détenus pour délit d’opinion ». Selon lui, l’apaisement et la réconciliation sont des priorités urgentes. « Les autorités doivent apaiser et réconcilier les Sénégalais. Dire que le pays va mal n’est pas un excès de langage », a-t-il insisté.

Enfin, Alioune Tine a critiqué la persistance des méthodes qu’il qualifie de dépassées, symbolisées par le « Gatsa Gatsa-Gatsa ». « Les solutions sont à portée de main : construire une nation unie, confiante et conquérante. Continuer le Gatsa Gatsa-Gatsa, c’est refuser de sortir d’un monde passé, un monde de cauchemar », a-t-il conclu.

Soutien militaire : l’Union européenne accorde 10 millions d’euros aux Forces armées sénégalaises

L’Union européenne vient de franchir une nouvelle étape dans sa coopération sécuritaire avec le Sénégal. Selon l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), l’UE a approuvé mercredi une première mesure d’assistance militaire d’un montant de 10 millions d’euros, soit 6,56 milliards de francs CFA, destinée à renforcer les capacités des Forces armées sénégalaises. Ce soutien s’inscrit dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix (FEP) et s’étalera sur une période de 36 mois.

D’après le site officiel du Conseil européen, cette mesure vise à « renforcer les capacités des forces armées sénégalaises à défendre l’intégrité territoriale et la souveraineté du Sénégal et à protéger sa population civile contre les agressions internes et externes ».

L’aide concernera exclusivement des équipements non létaux et le développement d’infrastructures opérationnelles. Elle portera notamment sur la surveillance terrestre et fluviale, de jour comme de nuit, la collecte de renseignements, ainsi que la protection des forces.

La Facilité européenne pour la paix, créée en mars 2021, est un instrument financier de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’UE. Elle permet de financer des actions de prévention des conflits, de stabilisation et de renforcement des capacités militaires des pays partenaires.

Madiambal Diagne : « Bassirou Diomaye Faye doit démettre son Premier ministre ou se démettre lui-même »

Le journaliste Madiambal Diagne a réagi avec fermeté à la dernière sortie d’Ousmane Sonko, qui continue d’alimenter la polémique. Dans un message publié sur sa page X (ex-Twitter), il estime que le président Bassirou Diomaye Faye n’a désormais plus d’alternative : il doit trancher ou s’effacer.

« Tout le monde y est passé et en a pris pour son grade : le Président de la République, l’Opposition, la Société civile, les Magistrats, les Médias, les Alliés de Pastef. Bassirou Diomaye Faye n’a plus le choix : il doit démettre son Premier ministre ou se démettre lui-même », a écrit Madiambal Diagne.

Ces propos surviennent au lendemain d’un discours particulièrement offensif du chef du gouvernement, qui a critiqué plusieurs acteurs institutionnels et politiques. Pour le journaliste, cette situation est intenable et fragilise la crédibilité du pouvoir en place.

Projection de film LGBTQ : And Samm Jikko Yi met en garde l’État et menace de troubles à l’ordre public

La tension monte autour de la rencontre annoncée par l’Ambassade des Pays-Bas et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, qui prévoient d’organiser la projection d’un film suivi de débats sur les questions LGBTQI à Dakar. Le collectif And Samm Jikko Yi est monté au créneau pour dénoncer cette initiative et adresser un avertissement au gouvernement sénégalais.

Dans un communiqué transmis à la presse, le collectif affirme que « cette réunion ne se tiendra pas sur le territoire national, sous peine de graves troubles à l’ordre public ». Selon And Samm Jikko Yi, toutes les associations et plateformes mobilisées contre « les anti-valeurs » ont été informées et se tiennent prêtes à réagir.

« Cette violation ouverte de nos lois et de nos mœurs ne passera pas », prévient le collectif, qui appelle les autorités à prendre leurs responsabilités face à ce qu’il qualifie de provocation.

La note détaille que cette réunion, baptisée « Réunion Equal Rights Coalition (ERC) », est prévue de 9h30 à 11h et doit inclure la projection du film MIWA (« Nous sommes là »), consacré aux enjeux des femmes LGBT et hommes transgenres d’Afrique de l’Ouest. Des représentants d’associations comme Égides et PI7, impliquées dans le projet, participeront aux échanges en ligne après la projection.

Pour And Samm Jikko Yi, il ne s’agit pas d’un simple événement culturel, mais d’une « volonté affichée et déterminée des lobbies de mettre le Sénégal à genoux ». En conséquence, le collectif exhorte l’État à aller plus loin et à inscrire la criminalisation de l’homosexualité dans la loi. « Plus que jamais, l’urgence de criminaliser ce fléau s’impose comme le seul moyen de mettre immédiatement un terme à tous ces programmes de perversion. Que l’État prenne sa responsabilité », martèle le texte.

LGBTQI : Le Sénégal met en garde contre une projection de film prévue à Dakar

Le gouvernement sénégalais a fermement réagi ce jeudi à une initiative envisagée par l’Ambassade des Pays-Bas à Dakar et le Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). Dans un communiqué diffusé par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères (MIAAE), les autorités expriment leur opposition à une activité qui aurait consisté en une projection de film suivie de discussions autour des questions LGBTQI dans les locaux du HCDH à Dakar.

Le ministère affirme avoir été informé de cette démarche et rappelle que toutes les activités organisées sur le territoire national par des représentations diplomatiques, organisations internationales ou ONG doivent impérativement respecter les lois et règlements en vigueur. « Elles doivent également se conformer strictement aux valeurs culturelles, religieuses et sociales qui fondent la Nation sénégalaise », précise le communiqué.

Réaffirmant la position officielle du Sénégal sur la question, le ministère déclare que « le Sénégal n’accepte aucune forme de propagande et de promotion du phénomène LGBTQI sur son territoire », soulignant que cette position a été « clairement et maintes fois exprimée par les plus Hautes Autorités du pays ».

En conclusion, le gouvernement sénégalais met en garde contre toute tentative d’organisation de ce type d’événements. « Le Gouvernement se réserve le droit de prendre toute mesure appropriée contre les éventuels organisateurs de telles activités et même contre les participants, quels que soient leurs origines, statut ou rang, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur. »

Barthélémy Dias charge le régime : « Le peuple a été victime d’une escroquerie politique, il mérite mieux »

Le climat politique sénégalais n’en finit pas de se tendre. Invité sur le plateau de France 24, Barthélémy Dias a livré un réquisitoire sans concession contre le pouvoir en place, qu’il accuse d’avoir trahi les espoirs populaires. Pour le leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, l’heure est venue de reconnaître un immense échec.

« Je n’ai pas le droit de me dérober. Je fais partie de ceux qui ont participé à l’accession de ce régime au pouvoir. Je pense que la déception est au rendez-vous. Pour moi et d’autres compagnons, se débarrasser de ce régime est une œuvre de salubrité publique », a déclaré l’ancien maire de Dakar.

Barthélémy Dias pointe du doigt ce qu’il décrit comme une « escroquerie politique et intellectuelle » qui a particulièrement touché la jeunesse. Selon lui, les promesses formulées pendant la campagne présidentielle n’ont pas résisté à l’épreuve du pouvoir. « Le Sénégal a besoin de vérité. Le Sénégal, particulièrement la jeunesse, a été victime de l’une des plus grosses escroqueries politique et intellectuelle du Sénégal moderne. Ils avaient promis monts et merveilles. Aujourd’hui, la jeunesse sénégalaise est dans une déception totale », a-t-il dénoncé.

Le responsable politique estime par ailleurs que la situation économique du pays est alarmante. « Le constat est là, la situation macro-économique est désastreuse. Le peuple mérite mieux que ce que l’on nous a servi », a conclu Barthélémy Dias, visiblement déterminé à faire entendre sa voix face à ce qu’il considère comme une dérive des promesses initiales.

Rapatriement des migrants : le Sénégal sous pression américaine

Alors que les États-Unis accentuent leurs pressions pour conclure des accords de rapatriement avec plusieurs pays africains, le Sénégal se retrouve confronté à un choix diplomatique délicat. En toile de fond, une politique migratoire américaine toujours plus dure et une situation économique locale déjà fragilisée.

Selon des chiffres relayés par L’As, 1 689 ressortissants sénégalais figurent parmi les près de 30 000 migrants africains ciblés par des mesures d’expulsion sur le sol américain. Cette offensive s’inscrit dans la continuité de la ligne nationaliste défendue par le président Donald Trump, qui multiplie les initiatives pour durcir les politiques migratoires en vue de l’élection présidentielle de novembre.

Sur la liste dressée par les services de l’immigration américaine (ICE), le Sénégal figure parmi les dix pays africains les plus concernés, aux côtés de la Somalie (4 090 migrants), de la Mauritanie (3 822), du Nigeria (3 690), du Ghana (3 228) et de la Guinée (1 897). En tout, 40 pays du continent sont concernés, y compris des États insulaires comme Madagascar ou les Seychelles.

Les profils visés par les expulsions sont variés : demandeurs d’asile déboutés, personnes en situation irrégulière ayant dépassé leur visa, ou encore migrants ayant eu des démêlés judiciaires aux États-Unis. L’agence ICE défend la légalité des expulsions, les présentant comme menées « en conformité avec la législation fédérale ».

Face aux réticences de nombreux États africains à accepter le retour de leurs ressortissants – souvent dans des conditions jugées indignes – Washington propose des accords bilatéraux de rapatriement. Ces accords incluraient des incitations économiques ou diplomatiques. Selon L’As, le Sénégal aurait été approché, mais hésite encore à s’engager officiellement.

Cette prudence s’explique par la complexité du dossier, qui mêle enjeux diplomatiques, pression sociale interne et fragilité économique. Accueillir un retour massif de migrants exigerait des capacités de réinsertion et d’accompagnement social que le pays ne semble pas prêt à garantir dans l’immédiat.

Au Sénégal, l’opinion publique reste très sensible à la question migratoire. Les expulsions sont souvent vécues comme une humiliation, notamment lorsqu’elles concernent des jeunes partis chercher un avenir meilleur au péril de leur vie. Le retour forcé de ces migrants, parfois sans préparation ni soutien, alimente un ressentiment profond au sein de la population.

« L’État sénégalais est pris dans un véritable étau : céder aux pressions américaines ou défendre la dignité et les droits de ses ressortissants », explique un analyste interrogé par L’As. « Il lui faudra une stratégie mesurée, qui prenne en compte à la fois la souveraineté nationale et les impératifs humains. »

Entre relations bilatérales stratégiques avec les États-Unis et impératifs de cohésion sociale interne, le gouvernement sénégalais devra faire preuve de diplomatie et de pragmatisme. Dans un contexte où le chômage des jeunes, les tensions sociales et les défis économiques restent vifs, une mauvaise gestion de ce dossier pourrait avoir des répercussions politiques majeures.

Ousmane Sonko frappe fort au King Fahd Palace : ses proches lui renouvellent un soutien sans faille

C’est un Premier ministre au ton tranchant et résolument offensif qui a présidé, ce mercredi, la cérémonie d’installation du Conseil national de Pastef, tenue au prestigieux King Fahd Palace. Ousmane Sonko, fidèle à son style direct, n’a épargné personne : ni la société civile, ni la presse, ni même son propre gouvernement, encore moins le président de la République.

Dans un discours aux allures de réquisitoire, Sonko a dénoncé avec fermeté ce qu’il considère comme des dérives internes et des complots externes. Sa cible principale : ceux qu’il soupçonne de trahison ou d’abandon des idéaux de rupture et de transformation pour lesquels le peuple a voté. Une sortie qui a provoqué un large écho sur la scène politique et médiatique.

Peu après cette adresse musclée, plusieurs figures de Pastef et du gouvernement ont affiché publiquement leur adhésion au discours du Premier ministre, le présentant comme un acte de vérité et un rappel nécessaire à la discipline et à l’engagement.

Parmi eux, Pape Alé Niang, directeur général de la RTS, a sobrement partagé une citation de Sonko en y ajoutant : « Le devoir de servir, l’obligation de redresser », une manière de rappeler que les responsabilités institutionnelles doivent s’aligner avec les valeurs fondatrices du régime.

Guy Marius Sagna, député connu pour sa radicalité et sa fidélité aux principes de justice sociale, a été encore plus explicite : « Trahison : nous ferons face. Embourgeoisement : nous ferons face. Conspiration : nous ferons face. Soit nous respectons nos engagements, soit nous respectons nos engagements. » Une formule martelée comme un serment de combat.

Du côté des responsables exécutifs, Waly Diouf Bodiang, directeur général du Port autonome de Dakar, a salué « un Premier ministre très fort », accompagné d’un émoji cœur. Il a également relayé un slogan qui prend de l’ampleur dans les cercles sonkistes : « Le redressement en marche. »

Mais c’est sans doute Abass Fall, figure historique du parti, qui a livré le message le plus personnel et le plus enflammé. « Loyauté vis-à-vis de cet homme qui a tout donné à son pays. Tambali thi moom, yam thi moom ! Notre maître à penser ! », a-t-il lancé, avant de prévenir : « Rien ne se fera dans ce pays sans toi ! Les conspirations du système pour t’isoler ne passeront pas. »

À travers cette offensive verbale et le soutien immédiat de ses alliés, Ousmane Sonko semble envoyer un double signal. À ses partisans d’abord, qu’il appelle à la vigilance, à la loyauté et à la rigueur dans l’action. Mais aussi à l’establishment politique et aux relais institutionnels, qu’il accuse de vouloir ralentir, voire saboter, l’élan de transformation engagé depuis l’élection du président Diomaye Faye.

Khalifa Sall dénonce la détention de Badara Gadiaga : « Une fracture dans le socle du droit »

Le président du mouvement Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall, est monté au créneau pour dénoncer avec vigueur la détention prolongée du chroniqueur Badara Gadiaga, interpellé mercredi dernier. Dans une déclaration ferme, l’ancien maire de Dakar a exprimé son soutien sans réserve au journaliste, pointant du doigt une atteinte grave aux libertés fondamentales.

« Quand l’État redoute les mots, c’est qu’il craint la vérité. Et la vérité ne s’enferme pas », a écrit Khalifa Sall dans un texte diffusé ce jeudi.

Pour le leader socialiste, la mise en garde à vue de Badara Gadiaga dépasse le simple cadre judiciaire. Elle révèle, selon lui, une dérive inquiétante du pouvoir en place qui, au lieu de garantir les droits, chercherait à museler les voix dissidentes.

« Ce n’est pas une simple injustice, mais une fracture dans le socle du droit », a-t-il martelé, dénonçant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Khalifa Sall s’inscrit ainsi dans la lignée de nombreux acteurs politiques, membres de la société civile et journalistes, qui ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme une dérive autoritaire du régime. L’ancien député appelle à un respect strict des droits des personnes arrêtées, y compris ceux qu’il qualifie de prisonniers d’opinion.

« Museler les voix, c’est étouffer la justice. C’est aussi faire de l’État de droit une façade trompeuse », a-t-il ajouté.

En conclusion, Khalifa Sall exige la libération immédiate de Badara Gadiaga ainsi que de toutes les personnes détenues pour leurs opinions. Il appelle à un sursaut démocratique et à la restauration d’un climat de dialogue et de liberté, sans lequel, selon lui, aucune démocratie ne peut survivre.

Thierno Alassane Sall étrille Sonko : « La chimère Diomaye mooy Sonko n’aura duré que le temps d’un hivernage »

La dernière prise de parole d’Ousmane Sonko continue de provoquer une onde de choc dans le landerneau politique. Cette fois, c’est le député et leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, qui a vivement critiqué la démarche du Premier ministre, qu’il accuse de vouloir précipiter le Sénégal dans une nouvelle crise.

Pour Thierno Alassane Sall, l’illusion d’un tandem solide entre le président Bassirou Diomaye Faye et son chef de gouvernement a rapidement volé en éclats. « La chimère Diomaye mooy Sonko n’aura tenu que le temps d’un hivernage », ironise-t-il, estimant que Pastef est désormais rongé de l’intérieur par ses propres contradictions.

Selon lui, le pays, déjà confronté à de multiples défis sociaux et économiques, n’avait nul besoin d’une crise politique supplémentaire. « Comme si le sombre tableau que présente le Sénégal ne suffisait pas, Ousmane Sonko veut ajouter une crise à la crise. Une crise politique de plus pour un parti qui, depuis 2021, vague après vague, ne cherche pas le répit », déplore-t-il.

Le député va plus loin en dénonçant l’obsession du leader de Pastef pour le pouvoir, non pas pour répondre aux priorités des Sénégalais, mais pour régler des comptes. « Le plus indécent dans sa déclaration, c’est qu’il réclame plus de pouvoirs, lui qui en a tant. Il demande plus de pouvoirs, non pour s’en prendre à la misère du peuple ou à l’insécurité, non ! Il réclame le pouvoir pour solder des comptes personnels », accuse Thierno Alassane Sall.

Il souligne enfin que les vraies préoccupations – le chômage, le coût de la vie, l’échec scolaire – semblent reléguées au second plan au profit d’un agenda personnel. « À l’écouter, il est clair que ce n’est ni par le taux d’échec au Bac, ni par le taux de chômage, ni par l’indice du coût de la vie que se mesure sa frustration. C’est au nombre de ses contempteurs emprisonnés. Voilà son projet et son horizon », conclut-il.

Crise au sommet : Madiambal Diagne met Diomaye Faye au pied du mur

La dernière sortie d’Ousmane Sonko continue de susciter des réactions tranchées dans le paysage politique et médiatique sénégalais. Au cœur de cette tempête, le journaliste Madiambal Diagne a pris la parole pour adresser une mise en garde directe au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.

Dans une déclaration sans détour, Madiambal Diagne estime que le Président de la République n’a désormais plus d’autre issue que de trancher dans le vif. « Tout le monde y est passé et en a pris pour son grade : Le Président de la République, l’Opposition, la Société civile, les Magistrats, les Médias, les Alliés de Pastef… Bassirou Diomaye Faye n’a plus le choix : il doit démettre son Premier ministre ou se démettre lui-même », a-t-il déclaré.

Ces propos, lourds de conséquences, interviennent dans un climat politique tendu, où les déclarations incendiaires du Premier ministre Sonko ont profondément clivé l’opinion. En ciblant une large frange des institutions et des forces vives de la Nation, Sonko semble avoir élargi le fossé qui le sépare non seulement de l’opposition mais également de certains cercles de la société civile et des médias.

GFM à Sonko : « Nous opposons notre métier à vos menaces »

Le bras de fer entre Ousmane Sonko et le Groupe Futurs Médias (GFM) prend une nouvelle tournure. Après que le leader de Pastef a, sans le nommer, appelé ses partisans à bouder le groupe médiatique, estimant qu’il mène une campagne contre son parti, la riposte ne s’est pas fait attendre. Dans un éditorial publié ce vendredi, le quotidien du groupe monte au créneau, dénonçant un « appel explicite au boycott » et une tentative de mise au pas de la presse.

L’éditorial ne mâche pas ses mots : « Ce n’était ni un écart d’humeur, ni une parole de trop. C’était un acte politique calculé. » Pour GFM, les attaques du Premier ministre relèvent d’une stratégie assumée visant à discréditer le groupe et à l’exclure du débat public. Une « déclaration de guerre » dont les racines remontent, selon le texte, à plusieurs années de tensions et de soupçons d’hostilité entretenue par Ousmane Sonko à l’égard de la presse privée.

GFM reconnaît ses erreurs passées, notamment dans le traitement de l’affaire Tullow Oil, mais refuse d’en faire un péché éternel. « Cette critique, oui, est légitime. Mais elle ne saurait être érigée en faute originelle », insiste le texte, rejetant l’idée d’une culpabilité permanente.

L’éditorial accuse Sonko de faire dans la stigmatisation, le populisme et la manipulation des perceptions. Il dénonce un procédé visant non pas à améliorer la presse, mais à l’intimider et à l’étiqueter comme ennemie du peuple.

Face aux attaques, GFM réaffirme son attachement au pluralisme politique et à l’indépendance rédactionnelle. « Nous ne boycotterons pas Pastef. Pas plus que nous ne boycotterons l’APR, le FDR, l’opposition ou le pouvoir », peut-on lire. La rédaction se dit prête à couvrir aussi bien les victoires que les dérives, en toute liberté.

L’éditorial évoque également la mémoire d’un ancien collaborateur, feu Ibrahima Diakhaby, qui avait été un soutien de Sonko, comme symbole de la diversité des opinions acceptées au sein du groupe.

La réponse de GFM se termine sur une mise au point sans ambages : la liberté de la presse n’est ni une faveur ni une concession politique. « Ce droit, vous n’avez pas à nous l’octroyer. […] Ce droit est durable, irréversible, constitutionnel. Et nous le tiendrons debout. »

TENSIONS POLITIQUES : Sonko vacille sous l’effet Gadiaga

Ousmane Sonko, figure de proue de la nouvelle gouvernance, semble de plus en plus déstabilisé par une montée en puissance qu’il n’avait sans doute pas anticipée : celle du chroniqueur Badara Gadiaga. Le Premier ministre, qui s’était illustré ces dernières années par sa verve et son aisance dans les rapports de force politiques, donne désormais l’image d’un homme dépassé, sur la défensive, et parfois même à la limite de la provocation.
Face à la vague de soutien populaire dont bénéficie Gadiaga, actuellement sous le coup d’une garde à vue prolongée pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs, Sonko a perdu de sa superbe.
Avant-hier, devant les locaux de la Division spéciale de la Cybersécurité (DSC), la scène était pourtant saisissante : un flot impressionnant de personnes ont fait le déplacement pour apporter leur soutien à celui qu’ils considèrent comme une voix libre et audacieuse. Un raz-de-marée humain que même les plus sceptiques peinent à ignorer. Mais Ousmane Sonko, dans un déni qui frôle l’aveuglement, a balayé la réalité d’un revers de main en affirmant : « à 20 heures, il n’y avait même pas trois personnes là où il y avait l’audition. » Un propos qui en dit long sur la gêne du chef du Gouvernement, d’autant plus qu’il s’est lancé dans une série d’attaques violentes, allant jusqu’à qualifier une frange de la société civile de « fumiers » ; un vocabulaire qui tranche avec l’image d’un homme d’État censé rassembler. Sonko est allé plus loin en brandissant la menace d’une loi visant à interdire les financements étrangers à destination de la société civile.
Par ailleurs, il a ouvert un nouveau front en déclarant la guerre au Groupe Futurs Médias (GFM), accusé de collusion avec ses détracteurs.
Pendant ce temps, Badara Gadiaga, de son côté, continue de tenir tête. Selon des informations obtenues par « Dakarois Quotidien », le chroniqueur aurait refusé de répondre aux enquêteurs sur ses avoirs, estimant avoir déjà signé un procès-verbal lors d’une précédente garde à vue.
La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°509 – 11/07/2025

🔴 « À 20 HEURES, IL N’Y AVAIT MÊME PAS TROIS PERSONNES LÀ OÙ IL Y AVAIT L’AUDITION » : L’« EFFACEUR » PERD SES MOYENS
🔴 ÉTATS-UNIS / 1689 SÉNÉGALAIS EN INSTANCE D’EXPULSION : DIOMAYE VA-T-IL DONNER BLANC-SEING ?

🔴 INLINE FREESTYLE 2025 / HERO BATTLE CUP : DAME FALL RESTE ROI DU FREE JUMP
🔴 LIGUE DE DAKAR : VICTOIRE D’ESPOIRS DE GUÉDIAWAYE SUR KUMBA LAMB

Ousmane Sonko sur la situation nationale : « Le Sénégal n’a pas de crise, il a un problème d’autorité »

Face aux critiques croissantes et aux appels à sa démission, le Premier ministre Ousmane Sonko a répliqué avec fermeté ce jeudi 10 juillet 2025, lors de la cérémonie d’installation du Conseil national de Pastef-Les Patriotes. Se positionnant au cœur du débat politique, il a rejeté l’idée d’une crise généralisée au Sénégal, pointant plutôt un déficit d’autorité de l’État comme cause principale des tensions actuelles.

« Leur seul problème, c’est moi », a-t-il lancé, visant une partie de l’opposition qu’il accuse de nourrir une obsession à son encontre. Pour Sonko, ses détracteurs cherchent à l’écarter pour mieux affaiblir le Président Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, cette stratégie ne prospérera pas car le pays n’est pas en crise au sens propre : « Le Sénégal n’a pas de crise, il a un problème d’autorité. Il est temps de prendre nos responsabilités », a-t-il martelé, appelant à un sursaut de gouvernance et à la restauration de l’autorité publique.

Sur sa situation personnelle, Ousmane Sonko a balayé d’un revers de main toute idée de départ : « Que ceux qui espèrent ma démission déchantent. Je ne reculerai pas d’un pas », a-t-il affirmé, se disant prêt à continuer le combat politique, même depuis l’hémicycle. Il a également souligné que seul le Président Diomaye Faye, en tant que détenteur des pouvoirs constitutionnels, pourrait mettre fin à sa fonction de chef du gouvernement. Mais jusqu’à nouvel ordre, il reste pleinement engagé.

En conclusion, Sonko a revendiqué une triple légitimité : celle issue des urnes lors des élections législatives, celle de sa nomination au gouvernement, et celle de son engagement politique de longue date. Dans un contexte de tension et d’attaques verbales entre camps adverses, cette sortie vise à resserrer les rangs au sein de Pastef, tout en réaffirmant son rôle de figure centrale du pouvoir actuel.

Affaire Badara Gadiaga : Une forte mobilisation annoncée demain devant le tribunal de Dakar

La contestation ne faiblit pas autour de l’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga. Une importante mobilisation est annoncée ce vendredi 11 juillet à partir de 10 heures au tribunal de Dakar, où des soutiens venus de tous horizons entendent manifester leur solidarité. Depuis sa convocation, suivie de son placement en garde à vue prolongée par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), le dossier a pris une tournure nationale, cristallisant les critiques contre ce que beaucoup qualifient de dérive autoritaire.

Acteurs de la société civile, figures politiques de l’opposition, journalistes et simples citoyens dénoncent unanimement une « tentative d’intimidation » contre une voix jugée libre et critique. Plusieurs formations politiques ont exprimé leur indignation dans des communiqués, rappelant que la liberté d’expression est un principe garanti par la Constitution et qu’aucun pouvoir n’a le droit de la restreindre par des procédés coercitifs.

Le collectif d’avocats commis pour sa défense a également fait savoir qu’il engagera toutes les procédures nécessaires pour contester la légalité de la garde à vue et obtenir sa libération sans condition. En parallèle, des associations de journalistes ont appelé leurs membres à se joindre massivement à la mobilisation de ce vendredi.

Cette démonstration de solidarité devrait constituer un test pour les nouvelles autorités, déjà accusées par de nombreux observateurs de multiplier les mesures répressives contre les voix critiques. Les organisateurs préviennent qu’il ne s’agit là que d’un premier rassemblement et que d’autres actions suivront si Badara Gadiaga n’est pas remis en liberté.

Pastef en tension : Sonko dénonce des clans internes et alerte sur la dérive du parti

Le leader de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, a livré un discours sans détour ce jeudi, à l’occasion d’une rencontre de son parti, en exprimant son inquiétude face à l’évolution interne de la formation politique. Alors que le pouvoir est désormais entre les mains de l’ex-opposition, Sonko déplore un relâchement général, un manque d’initiative face aux attaques extérieures, et surtout, l’émergence de divisions qu’il juge dangereuses.

Selon lui, une partie des militants et responsables se laisse gagner par l’inaction et les calculs personnels. « Pendant qu’on nous attaque de toutes parts, le parti tarde à réagir. Les rares réactions viennent des jeunes sur les réseaux sociaux, souvent sans responsabilités officielles », a-t-il fustigé. Il a également mis en garde contre des agissements qu’il lie à des financements occultes : « Certains reçoivent des financements pour semer le désordre dans le pays. »

Le Premier ministre a été encore plus virulent à l’égard de ce qu’il considère comme une dynamique de sabotage interne. Il affirme avoir identifié des individus au sein même de Pastef qui, mus par des ambitions présidentielles pour 2029, formeraient déjà des clans dans l’ombre. « Ils ne représentent qu’une minorité, mais ils s’activent déjà pour la présidentielle, au point de déstabiliser nos bases. Je les connais », a-t-il déclaré avec fermeté.

Ousmane Sonko a conclu son propos par un appel au sursaut collectif, demandant aux membres du parti de revenir à l’esprit de discipline, de loyauté et de solidarité qui les avait unis durant les années de lutte. « Ce n’est pas normal que le pouvoir nous divise alors que l’opposition nous avait soudés », a-t-il averti, tout en réaffirmant sa détermination à défendre les fondements de Pastef contre toute tentative de fragmentation interne.

Sonko promet une loi contre le financement étranger des ONG et annonce des réformes ambitieuses

Lors de l’installation officielle du Conseil national de Pastef-Les Patriotes, ce jeudi, Ousmane Sonko a exprimé son exaspération face à ce qu’il considère comme l’influence excessive d’une partie de la société civile sénégalaise sur la gouvernance nationale. S’exprimant devant ses partisans, le Premier ministre a dénoncé le poids jugé disproportionné de ces organisations dans l’espace public, les accusant de vouloir dicter l’action gouvernementale.

« Le système reste encore en place et une partie de la société civile continue d’exercer une pression constante. Nous sommes arrivés au pouvoir après un long combat et sur la base d’un projet clair, mais certains veulent désormais gouverner à notre place », a déclaré Ousmane Sonko, estimant que cette situation était sans équivalent à l’international.

Dans une offensive politique assumée, le leader de Pastef a annoncé qu’il préparait une proposition de loi destinée à interdire le financement étranger des organisations de la société civile sénégalaise. Selon lui, ces financements seraient un moyen de peser sur l’action de l’État. « Ils sont financés de l’extérieur pour surveiller l’État dans toutes ses actions. Leurs rapports ne sont destinés qu’aux bailleurs », a-t-il affirmé, promettant de s’attaquer frontalement à ce qu’il qualifie de dérive.

Ousmane Sonko a enfin réitéré sa volonté de mener des réformes profondes dans le cadre du mandat confié par les électeurs sénégalais. Il a assuré que le gouvernement n’hésiterait pas à affronter les puissances d’influence, qu’elles soient locales ou étrangères, afin de préserver la souveraineté et l’indépendance du pays.

Magistrature : Ousmane Sonko dément toute demande d’audience avec l’UMS et assume ses propos

Le Premier ministre et leader de Pastef, Ousmane Sonko, a profité de l’installation du Conseil national de son parti ce jeudi pour réagir aux rumeurs selon lesquelles il aurait sollicité une rencontre avec l’Union des magistrats du Sénégal (UMS). D’un ton ferme, il a balayé ces allégations qu’il juge infondées.

« Je n’ai jamais sollicité une audience avec l’UMS », a-t-il déclaré sans détour devant ses militants et cadres de Pastef. Rappelant qu’il a toujours assumé ses positions vis-à-vis de l’appareil judiciaire, Ousmane Sonko a précisé qu’en tant qu’opposant puis responsable politique, il n’a jamais hésité à dire ce qu’il pensait du fonctionnement de la justice sénégalaise. Pour lui, il est essentiel de faire la distinction entre la magistrature, qu’il décrit comme une composante seulement, et la justice dans son ensemble.

Le chef du gouvernement est également revenu sur le rôle qu’ont joué certains magistrats sous l’ancien régime. Il a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’instrumentalisation de la justice, qui, selon lui, a permis d’emprisonner des innocents et d’empêcher des candidatures politiques, sans susciter de réaction de la part des corps concernés. « Il y a deux ans, certains magistrats se laissaient instrumentaliser sans jamais protester. C’est maintenant qu’ils trouvent leur voix ? », s’est-il interrogé.

Réaffirmant sa détermination à assumer tous ses propos, Ousmane Sonko a indiqué qu’il ne craint pas d’exprimer ses convictions, ni de porter un regard critique sur les dérives passées. Pour lui, la justice doit être au service de l’État de droit et non un instrument de règlement de comptes politiques.

Justice paralysée : les syndicats SYTJUST et UNTJ déclenchent 48 heures de grève et interpellent le Président Diomaye

Le bras de fer entre l’État et les travailleurs de la justice prend un nouveau tournant. L’entente SYTJUST–UNTJ, qui regroupe le Syndicat des travailleurs de la justice et l’Union nationale des travailleurs de la justice, a annoncé dans un communiqué une grève de 48 heures ce jeudi 10 et vendredi 11 juillet 2025 sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision intervient dans un climat de plus en plus tendu, marqué par l’accumulation des frustrations et le sentiment d’un profond mépris à l’égard des revendications des agents du secteur.

Dans leur déclaration, les deux organisations syndicales pointent du doigt une administration qu’elles qualifient de « bureaucratique » et « déconnectée des réalités du service public de la justice ». Elles dénoncent une « inaction coupable » et des « manœuvres dilatoires » qui, selon elles, sabotent la dynamique de réformes et bloquent l’amélioration des conditions de travail et de rémunération des personnels judiciaires. Les grévistes jugent qu’il n’est plus possible d’attendre et estiment que la lutte qu’ils mènent est « légitime, juste et vitale ».

Leurs principales revendications portent sur l’alignement des greffiers à la hiérarchie A2, un engagement reconnu mais jamais concrétisé, la constitution initiale du corps des assistants des greffes et parquets, bloquée par ce qu’ils décrivent comme une technostructure incompétente, ainsi que la satisfaction des autres points inscrits dans les préavis de grève successifs déposés par le SYTJUST et l’UNTJ. Ces organisations affirment qu’elles ne comptent plus être les « victimes silencieuses d’un système qui profite de leur résilience pour les maintenir dans la précarité et l’indignité ».

Les travailleurs de la justice interpellent directement le Président Bassirou Diomaye Faye, garant du fonctionnement régulier des institutions, ainsi que le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’ils exhortent à se saisir de ce dossier qu’ils qualifient de « scandale administratif ». Ils estiment que seule une implication des plus hautes autorités permettra de débloquer la situation et d’éviter un enlisement qui risquerait de paralyser durablement le service public de la justice.

Ousmane Sonko somme Pastef de boycotter les médias hostiles et promet de leur « faire face »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu ce jeudi 10 juillet 2025 une déclaration au ton particulièrement ferme à l’endroit des médias qu’il accuse de s’acharner contre son parti. Déterminé à rompre avec une pratique qu’il considère contre-productive, le chef du gouvernement a intimé l’ordre à ses partisans de ne plus fréquenter les plateaux télévisés de certaines chaînes qu’il estime ouvertement hostiles au Pastef.

Ousmane Sonko a rappelé qu’il avait déjà exprimé ce point de vue lorsqu’il était dans l’opposition, sans pour autant être entendu. Il a souligné que la progression politique de Pastef n’a jamais dépendu de ces médias traditionnels, mais qu’elle s’est bâtie grâce à la mobilisation numérique de la jeunesse sénégalaise. Selon lui, la présence récurrente de ses responsables dans des émissions hostiles n’a pas empêché que ces chaînes continuent à nourrir un discours systématiquement critique contre le parti. Il a cité l’exemple du débat télévisé impliquant le chroniqueur Badara Gadiaga et le député Amadou Bâ, où ce dernier, dit-il, a dû se défendre seul face à une atmosphère qu’il juge partiale et agressive.

Dans sa prise de parole, le Premier ministre a accusé ces télévisions d’avoir toujours cherché à nuire au Pastef. Il s’est interrogé sur les motivations réelles de ceux qu’il considère comme des adversaires acharnés et a dénoncé l’acharnement médiatique contre sa formation. Selon lui, si la presse avait eu le pouvoir d’orienter la volonté populaire, Pastef n’aurait jamais connu l’ascension qui l’a conduit à la tête du pays. Il a également précisé qu’il ne met pas toute la presse dans le même sac, mais qu’il vise spécifiquement des médias qui, selon lui, ont pris fait et cause contre le projet politique qu’il porte.

Ousmane Sonko a conclu en réaffirmant qu’il assumait pleinement cette position de fermeté. Il a annoncé qu’il mènerait lui-même le combat contre les dérives qu’il impute à ces télévisions, promettant de s’opposer frontalement à celles qu’il juge déterminées à nuire à son action gouvernementale. Selon lui, cette ligne de tolérance zéro est désormais la seule réponse appropriée à ce qu’il qualifie de campagne de désinformation et de déstabilisation. Il a enfin mis en garde ceux qui espèrent que le gouvernement restera passif face à ces attaques, en martelant qu’ils se trompent lourdement.

Arrestation de Badara Gadiaga : L’APR dénonce un « régime autoritaire » et exige sa libération immédiate

La récente arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga a mis le feu aux poudres dans le paysage politique sénégalais. L’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau, fustigeant ce qu’elle qualifie de dérives graves du pouvoir actuel. Dans un communiqué au ton particulièrement offensif, rendu public ce jeudi, le Secrétariat Exécutif National (SEN) du parti de l’opposition a exprimé sa vive indignation face à une « volonté constante d’effacer toutes les voix libres et indépendantes » dans le pays, en ciblant notamment le secteur des médias.

Pour l’APR, ces convocations répétées – dont celles du journaliste Madiambal Diagne et du chroniqueur Badara Gadiaga – traduisent une « panique du régime » qui chercherait à masquer « son incurie et son incompétence » en s’attaquant aux libertés constitutionnellement protégées. Le cas de Badara Gadiaga, placé en garde à vue après un vif échange sur un plateau télévisé, est jugé d’une injustice flagrante par l’opposition. Le parti souligne que « la personne victime de provocation et d’agression verbale est placée en garde à vue, pendant que son agresseur, membre de Pastef, est laissé libre après audition. » L’APR réclame la libération immédiate et sans condition de M. Gadiaga et réitère son attachement à une justice indépendante, qu’elle considère comme un pilier essentiel de l’État de droit.

Au-delà de cette affaire, le Secrétariat Exécutif a réitéré sa demande de démission du Premier ministre Ousmane Sonko, après sa condamnation définitive pour diffamation. Selon le parti, le verdict de la Cour suprême le disqualifie moralement et politiquement de ses fonctions. Le SEN accuse également le régime en place d’organiser « une véritable prise d’otage politique », citant les cas de Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop et Abdoulaye Ndiaye, ainsi que le placement sous bracelet électronique de l’ancien ministre Ismaïla Madior Fall et d’Aïssatou Sophie Gladima. L’APR demande la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, notamment Moustapha Diakhaté, Abdou Nguer, Bachir Fofana, Assane Diouf, Djiby Ndiaye NFFA, Jérôme Bandiaky et l’homme d’affaires Tahirou Sarr, qu’elle considère comme les victimes d’un régime « aux abois ».

Face à ce climat de crispation, le SEN a lancé un appel solennel à la mobilisation générale des forces vives et de la diaspora sénégalaise. L’objectif est de faire front contre ce qu’il qualifie de « manœuvres dictatoriales » et de préserver les acquis démocratiques. Dans le même élan, l’APR a réaffirmé son soutien aux mouvements sociaux dans les secteurs de la justice, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la santé, invitant le gouvernement à privilégier le dialogue social pour ramener la sérénité. Enfin, sur le plan international, l’Alliance a salué l’engagement de l’ancien président Macky Sall, désormais président du Centre mondial pour l’adaptation, qui mène des plaidoyers pour l’Afrique face aux bouleversements climatiques qui menacent la planète.

Ousmane Sonko hausse le ton : tolérance zéro face aux attaques médiatiques et mise en garde directe au Président Diomaye

Le Premier ministre Ousmane Sonko a décidé de rompre le silence et d’adopter une posture ferme. Agacé par ce qu’il qualifie de « climat médiatique nuisible et malsain », il a annoncé qu’il n’y aurait désormais plus aucune tolérance face aux attaques personnelles dont il se dit victime. Dans une déclaration musclée, il a dénoncé avec virulence les propos qu’il juge répétés et injustifiés à son encontre, accusant certaines plumes et voix médiatiques d’entretenir volontairement la confusion et la haine.

Prenant la parole sur un ton particulièrement offensif, Ousmane Sonko a mis en avant sa position institutionnelle et sa vie privée pour justifier cette nouvelle ligne de fermeté. Il a estimé qu’il était inadmissible, pour un homme investi de responsabilités nationales et internationales, d’être constamment la cible d’invectives et d’insultes publiques. « Pour quelqu’un qui est père d’un garçon en âge de se marier, qui a lui-même des épouses et assume d’importantes responsabilités en représentant le Sénégal à l’international, il est inadmissible d’être la cible d’individus proférant toutes sortes d’insanités », a-t-il dénoncé.

Le Premier ministre a ensuite dirigé ses flèches vers certains acteurs de la société civile, qu’il a désignés comme responsables d’une partie de cette escalade verbale. Sans détour, il les a qualifiés de « fumiers », estimant qu’ils avancent masqués derrière des causes prétendument citoyennes alors qu’ils poursuivraient en réalité des intérêts politiques. Sonko a prévenu que son gouvernement ne resterait plus passif face à ces attaques qu’il juge attentatoires à la dignité des institutions et à sa personne. « Quiconque pense que nous allons rester passifs face à ces agissements se trompe lourdement », a-t-il lancé.

Enfin, dans un avertissement qui n’est pas passé inaperçu, il a interpellé le président Bassirou Diomaye Faye en l’appelant à prendre ses responsabilités pour réguler la situation et faire cesser ce qu’il décrit comme des dérives médiatiques dangereuses pour la stabilité du pays. Ousmane Sonko a clairement signifié que, si des mesures concrètes n’étaient pas prises rapidement, il se réservait le droit d’agir lui-même. Il a conclu en comparant cette situation à celle des grandes démocraties, soulignant que « même dans les démocraties les plus avancées à travers le monde, ce genre de dérives ne serait jamais toléré ». Ces propos tranchants illustrent un tournant dans sa communication et laissent présager une intensification du bras de fer entre le gouvernement et certains segments de la presse et de la société civile.

Dérives autoritaires et économie en panne : la CDS tire la sonnette d’alarme et appelle à un sursaut républicain

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) est sortie de sa réserve ce jeudi à Dakar. Dans un contexte politique marqué par une succession d’arrestations de chroniqueurs et une crispation palpable du climat national, la coalition de partis de gauche a tenu une conférence de presse pour exprimer sa profonde inquiétude.

Face aux journalistes, Nicolas Ndiaye, secrétaire général de la Ligue Démocratique (LD), a livré une analyse sévère de l’état du pays. Selon lui, le Sénégal traverse une période critique sur tous les plans. Il a pointé « des dérives autoritaires en cours », une économie qu’il juge « à l’arrêt », ainsi qu’une diplomatie qu’il estime en « régression inquiétante ». Pour Nicolas Ndiaye, le régime en place, depuis sa prise de fonction, tâtonne sans orientation claire et sans cohérence dans la conduite des affaires publiques.

Le responsable politique est allé jusqu’à affirmer que le pays est « en danger » à plusieurs niveaux. Il a insisté sur le fait que le Sénégal est fragilisé sur le plan démocratique, avec des atteintes répétées aux libertés et aux droits humains, mais aussi sur le plan économique et social, où la pauvreté et le chômage accentuent la défiance envers les institutions. Selon la CDS, cette situation installe un climat de peur et d’incertitude qui menace la stabilité et la cohésion nationale.

Face à ce qu’ils considèrent comme une crise profonde et multiforme, les leaders de la CDS estiment qu’un silence serait coupable. Nicolas Ndiaye a martelé qu’il était urgent d’appeler à un « sursaut républicain » pour engager une refondation morale et opérationnelle de l’action publique. Selon lui, taire les dérives actuelles reviendrait à trahir les principes qui fondent l’engagement des partis progressistes : la défense de l’intérêt général, la sauvegarde de la démocratie et l’exigence d’une gouvernance républicaine exemplaire. La CDS promet de poursuivre la mobilisation citoyenne afin de préserver les acquis démocratiques et de mettre fin à l’immobilisme économique qui plombe le pays.

Pape Djibril Fall dénonce la garde à vue de Badara Gadiaga : « Ce n’est pas une démocratie, c’est une dérive autoritaire »

Le député Pape Djibril Fall a, une nouvelle fois, exprimé son soutien indéfectible au chroniqueur Badara Gadiaga, toujours retenu en garde à vue par la Division spéciale de la cybersécurité. Ce jeudi, il s’est rendu devant les locaux de ladite division, renouvelant une présence déjà remarquée la veille. L’élu a vigoureusement dénoncé une arrestation qu’il juge injustifiée et profondément alarmante pour l’état de la démocratie au Sénégal.

« Ce qui se passe aujourd’hui ridiculise l’État du Sénégal. Cela ridiculise Ousmane Sonko, son camp, et son clan », a-t-il lancé devant la presse. Selon lui, le placement en garde à vue de Badara Gadiaga pour avoir interprété une décision de justice en langue nationale est non seulement disproportionné, mais surtout révélateur d’une dérive institutionnelle.

Pour Pape Djibril Fall, l’affaire dépasse de loin le cadre judiciaire. « Ce n’est pas une démocratie, c’est anticonstitutionnel. On n’acceptera pas qu’on fasse du Sénégal une dictature », a-t-il affirmé avec gravité, pointant une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Il accuse notamment le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, d’agir sous les ordres du pouvoir exécutif, évoquant une perte d’indépendance de l’appareil judiciaire : « On lui donne des ordres, il exécute. »

Dans une déclaration forte, le député a également salué la posture de Badara Gadiaga, qu’il décrit comme un homme digne et déterminé : « Il est très serein, c’est un combattant. Sa culture politique, son parcours, ses efforts pour ce pays dépassent largement ceux de Sonko. »

Pape Djibril Fall appelle enfin à un recentrage du débat national sur les vraies urgences du moment : l’emploi, la stabilité économique et le respect des droits fondamentaux. Il déplore que, pendant que des milliers de Sénégalais perdent leur travail, le pouvoir semble plus préoccupé par des règlements de comptes politiques que par la gestion des crises sociales.

Affaire Gadiaga : La Nouvelle Responsabilité dénonce une atteinte à la liberté d’expression

Le mouvement politique s’indigne de la garde à vue du chroniqueur et appelle à la défense des libertés publiques.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le mouvement La Nouvelle Responsabilité a vivement réagi à la garde à vue de Badara Gadiaga, chroniqueur à l’émission Jakaarlo, interpellé par la Division spéciale de la cybercriminalité pour des propos jugés contraires aux bonnes mœurs.

« La garde à vue de M. Gadiaga, à la suite de son audition par la Division Spéciale de la cybercriminalité, est une atteinte préoccupante à la liberté d’expression. Badara Gadiaga n’a fait qu’exercer un droit fondamental : celui de s’exprimer », déclare le mouvement dans sa note.

Se joignant à de nombreuses voix au sein de l’opposition, La Nouvelle Responsabilité condamne ce qu’elle qualifie de dérive liberticide et appelle à une mobilisation pour la sauvegarde des droits fondamentaux. « Dans une démocratie, aucune voix ne doit être muselée. Nous refusons la banalisation de l’intimidation contre les esprits libres et restons mobilisés pour défendre les libertés publiques. »

Enfin, le mouvement conclut sa déclaration en exprimant sa solidarité à l’endroit du chroniqueur ainsi que de toutes les personnes détenues pour leurs opinions : « Tout notre soutien à Badara Gadiaga et à tous les autres détenus. La liberté ne se négocie pas. »

Kaolack / Santé : Élection du représentant du personnel – Amadou Diaw Gueye déclare sa candidature et promet de meilleures conditions de travail

Les élections des représentants du personnel à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack s’annoncent déterminantes, avec une campagne déjà âprement disputée entre les différents candidats.

Parmi eux figure Amadou Diaw Gueye, aide-opérateur au service ophtalmologie dudit hôpital, par ailleurs conseiller spécial du président du Conseil départemental de Kaolack et président du mouvement Kaolack Vision Avenir.

Prévue pour le 15 juillet prochain, cette élection permettra aux différents candidats de décliner leurs ambitions au service du personnel hospitalier.

« Je souhaite m’engager pour défendre davantage nos intérêts et améliorer notre cadre de vie au sein de notre établissement », promet-il.

Professionnel de santé fort de 15 années d’expérience, Amadou Diaw Gueye estime qu’un nouveau souffle est nécessaire pour améliorer les conditions de travail au sein de l’hôpital.

« Je fais partie de l’équipe d’ophtalmologie, où j’ai eu l’occasion de me former en optométrie. Cette expérience m’a permis de bien cerner les défis auxquels nous sommes confrontés : la charge de travail, les conditions matérielles, ou encore l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. »

Conscient des attentes du personnel, il plaide pour une écoute active, une prise en charge sérieuse des préoccupations, et un dialogue constant avec la direction.

« Je suis convaincu que chaque voix mérite d’être entendue et que chaque membre du personnel a un rôle à jouer dans la construction d’un environnement de travail sain et collaboratif. Si je suis élu, je m’engage à recueillir les préoccupations et suggestions pour les porter à la direction », affirme-t-il.

Au-delà de la représentation, Amadou Diaw Gueye ambitionne, une fois élu, de promouvoir le bien-être de tout le personnel, notamment à travers :

le renforcement de la sécurité du personnel, la promotion de la communication et de la transparence entre le personnel et la direction, et le développement de la formation continue.

Une candidature qui veut allier expérience, proximité et engagement au service de ses collègues.

Tragédie à Gueule Tapée : une femme tuée par son mari, le quartier sous le choc

Un drame d’une rare violence a secoué le quartier de Gueule Tapée, à Dakar, où une femme a tragiquement perdu la vie, tuée par son mari dans des circonstances encore floues. La nouvelle, largement relayée sur les réseaux sociaux et par Wassaré TV, a bouleversé les habitants, profondément touchés par cet acte incompréhensible.

Les voisins, visiblement choqués, ont livré des témoignages poignants, décrivant une scène d’horreur qui restera longtemps gravée dans les mémoires. Selon plusieurs d’entre eux, rien ne laissait présager un tel dénouement. La victime, décrite comme une femme affable et respectée, ne semblait pas être en conflit ouvert avec son époux, du moins de ce que les proches et les riverains pouvaient percevoir.

« Elle était toujours souriante, toujours polie. On ne les a jamais entendus se disputer violemment », confie une voisine, encore sous le coup de l’émotion. « Ce qui s’est passé est inimaginable. On a entendu des cris, et ensuite, c’était le silence. Puis on a découvert l’horreur… », ajoute un autre témoin.

Ce drame remet cruellement en lumière la question des violences conjugales, souvent silencieuses, parfois invisibles aux yeux même des proches. Il soulève également de nombreuses interrogations sur les mécanismes de prévention, d’écoute et de protection des victimes potentielles dans les foyers sénégalais.

À Gueule Tapée, l’émotion s’est rapidement transformée en colère et en appel à la justice. Les habitants réclament que toute la lumière soit faite sur cette affaire et exigent des mesures concrètes pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.

Dernière minute – Nouvelle audition de Badara Gadiaga : des questions sur ses sources de revenus

Auditionné de nouveau ce jeudi par les enquêteurs, le chroniqueur Badara Gadiaga a été interrogé sur l’origine de ses ressources financières et l’existence présumée de sociétés à son nom, selon une source proche du dossier contactée par Le Dakarois.

L’audition, jugée tendue, a tourné court : Gadiaga aurait opposé un refus catégorique de répondre, en déclarant qu’il avait déjà signé son procès-verbal lors de sa précédente garde à vue.

Cette nouvelle convocation s’inscrit dans un contexte marqué par une vague d’interpellations d’activistes, journalistes et influenceurs, sur fond de tensions entre liberté d’expression et contrôle de l’espace public numérique.

Arrestation de Badara Gadiaga : le Parti Rewmi dénonce une dérive et exige sa libération immédiate

L’arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga continue de provoquer une vague d’indignation au Sénégal. Depuis son placement en garde à vue mercredi, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles qualifient d’atteinte à la liberté d’expression. Parmi elles, le Parti Rewmi est monté au créneau pour condamner fermement la démarche du pouvoir.

Dans un communiqué rendu public, la formation dirigée par Idrissa Seck déplore une « récurrence des atteintes aux libertés publiques » depuis l’installation des nouvelles autorités. Selon Rewmi, la convocation de Badara Gadiaga illustre une volonté manifeste de restreindre la parole libre et critique, pourtant garantie par la Constitution.

Le parti exige la libération sans délai du chroniqueur de la TFM et affirme lui apporter « son soutien total », ainsi qu’à toutes les personnes poursuivies ou détenues pour avoir exprimé leurs opinions. Pour Rewmi, le respect du droit fondamental à la liberté d’expression constitue un socle incontournable de la démocratie sénégalaise, que nul pouvoir ne saurait ébranler.

Alors que l’affaire prend une dimension nationale, le Parti Rewmi appelle les autorités à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue, plutôt que l’instrumentalisation de la justice pour museler les voix discordantes.

Adji Mbergane Kanouté au régime : « Les Sénégalais sont anxieux et impatients… mettez fin à ces convocations et arrestations »

Dans un contexte de crispation politique grandissante, l’Union pour le Développement du Sénégal / Authentique (UDS/A) sort de son silence pour adresser une mise en garde au pouvoir en place. Par la voix de sa présidente, Adji Mbergane Kanouté, la formation politique invite les autorités à recentrer leurs priorités sur les urgences économiques et sociales plutôt que sur les convocations et arrestations à répétition.

Dans un communiqué publié ce jeudi, l’UDS/A rappelle que les Sénégalais ont clairement tranché dans l’affaire Sweet Beauté en accordant leur confiance à Bassirou Diomaye Faye et à Ousmane Sonko lors de la présidentielle de mars et des législatives de novembre 2024. À ce titre, le parti considère que cette affaire est moralement, légitimement et définitivement close, et que le nouveau pouvoir doit tourner la page pour se concentrer sur les défis concrets.

Adji Mbergane Kanouté insiste sur la nécessité de répondre à la forte attente des populations : des ménages frappés par la cherté de la vie, des jeunes désillusionnés par le chômage, des familles vulnérables espérant le retour des bourses de sécurité familiale et des malades confrontés à un système de santé inaccessible. « Si on ne peut se passer des sujets politiques, le contexte difficile que vivent les ménages exige que le nouveau régime rassure les Sénégalaises et les Sénégalais, anxieux et impatients », affirme le communiqué.

L’UDS/A exhorte enfin les dirigeants actuels à mettre un terme aux mesures coercitives ciblant journalistes, chroniqueurs, opposants et membres de la société civile. Pour Adji Mbergane Kanouté, ces voix critiques sont les véritables poumons de la démocratie, et leur liberté conditionne la vitalité de l’État de droit.

Mali : le général Assimi Goïta s’octroie un mandat illimité de président

Le général Assimi Goïta, chef de la junte malienne arrivée au pouvoir après deux coups d’État en 2020 et 2021, a promulgué une loi qui lui confère un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable indéfiniment, sans passer par les urnes. Le texte, diffusé jeudi sur les réseaux sociaux et authentifié par des sources officielles, entérine la mainmise totale des militaires sur l’État malien, qu’ils promettaient pourtant de rendre aux civils au plus tard en mars 2024.

Selon cette nouvelle charte, le mandat peut durer « autant de fois que nécessaire », jusqu’à la « pacification du pays », en référence à la crise sécuritaire persistante qui ensanglante le Mali depuis 2012. La durée pourra théoriquement être écourtée si des conditions favorables à l’organisation d’une élection « transparente et apaisée » sont réunies, une hypothèse qui semble lointaine au regard de la situation politique et militaire.

Cette promulgation suit une concertation nationale organisée fin avril par la junte et largement boycottée par l’opposition. Cette rencontre avait recommandé non seulement le maintien du général Goïta à la tête du pays mais aussi la dissolution des partis politiques et l’interdiction de créer de nouvelles formations. Depuis, la junte a effectivement dissous tous les partis et interdit à leurs membres de se réunir.

Plongé dans une grave crise sécuritaire, le Mali est confronté aux violences des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique. L’armée malienne, épaulée par les mercenaires russes d’Africa Corps, mène des opérations controversées, souvent accusées de bavures et d’exactions contre des civils. Dans ce contexte de répression et d’instabilité, le régime militaire consolide ainsi un pouvoir sans limite, au mépris des engagements de retour à l’ordre démocratique.

DSC : La garde à vue de Badara Gadiaga prolongée après une nouvelle audition

Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, reste en détention. Sa garde à vue a été prolongée ce jeudi par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), où il a fait face à une deuxième audition dans la matinée.

Placé en garde à vue depuis mercredi, le journaliste est poursuivi pour « discours contraire aux bonnes mœurs ». L’affaire fait suite à un échange tendu avec le député Amadou Bâ, membre de Pastef, sur le plateau de l’émission « Jakaarlo Bi ».

Cette décision continue de susciter de nombreuses réactions dans le paysage politique et médiatique, certains y voyant une tentative d’intimidation et un précédent dangereux pour la liberté d’expression.

L’avenir judiciaire de Badara Gadiaga reste pour l’heure incertain, en attendant les suites que donnera le parquet à cette procédure.

Expulsions de migrants : le Sénégal dans le viseur d’un vaste programme américain

Les États-Unis multiplient les démarches diplomatiques pour renvoyer chez eux des milliers de migrants africains en situation irrégulière sur leur territoire. Le Sénégal, avec près de 1 689 ressortissants en instance d’expulsion, figure parmi les pays les plus concernés par cette politique renforcée.

Selon plusieurs sources concordantes, Washington cherche à conclure des accords de coopération avec des États africains afin de faciliter l’identification, la délivrance de laissez-passer consulaires et l’organisation logistique des retours. Parmi les pays ciblés figurent la Somalie, la Mauritanie, le Nigéria, le Ghana, la Guinée et le Sénégal, qui abritent les populations les plus importantes de ressortissants sous le coup d’un ordre d’expulsion.

Les autorités américaines invoquent des raisons juridiques : dépassement de séjour, condamnations pénales ou rejets de demandes d’asile. L’Immigration and Customs Enforcement (ICE), l’agence en charge des expulsions, défend son action comme étant « conforme à la législation fédérale ».

Mais du côté des organisations de défense des droits humains, l’inquiétude grandit. Le retour forcé de migrants dans des pays confrontés à des défis socio-économiques, des tensions politiques ou encore des manquements aux droits fondamentaux soulève des critiques. « Le Sénégal n’est pas en guerre, mais il n’est pas non plus prêt à absorber en masse des jeunes souvent sans attaches, stigmatisés et en situation de vulnérabilité à leur retour », estime un militant d’une ONG sénégalaise spécialisée dans la réinsertion.

Les expulsés risquent de faire face à de nombreuses difficultés : chômage structurel, manque de soutien psychologique, rejet social ou familial, voire arrestations arbitraires à leur arrivée pour ceux ayant des antécédents judiciaires.

Face à cette pression américaine, le Sénégal marche sur une ligne étroite. Dakar ne souhaite pas compromettre ses relations diplomatiques et économiques avec Washington, mais doit aussi composer avec une opinion publique de plus en plus sensible aux questions migratoires. Pour rappel, ces dernières années, le pays a connu une forte vague d’émigration irrégulière, notamment par voie maritime vers l’Espagne, mettant en lumière l’ampleur du désespoir économique de nombreux jeunes.

Si l’État accepte de coopérer avec les États-Unis, il devra aussi mettre en place des mécanismes d’accueil dignes pour ses ressortissants. À défaut, ce programme d’expulsion pourrait aggraver les tensions sociales et renforcer le sentiment d’abandon chez des milliers de jeunes Sénégalais.

Badara Gadiaga après sa garde à vue : « Je préfère cent ans de prison à une seconde de liberté sans honneur ni dignité »

Le chroniqueur Badara Gadiaga a livré ses premiers mots après son interpellation et sa garde à vue au commissariat central de Dakar. Convoqué la veille par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), il a tenu à remercier publiquement tous ceux qui se sont mobilisés en sa faveur.

« Grand merci à tous mes soutiens, aux démocrates de ce pays épris de justice qui m’accompagnent de près ou de loin », a-t-il écrit sur sa page Facebook officielle. Son message est empreint de gratitude mais également de fermeté face aux accusations qui le visent.

Badara Gadiaga a salué le courage et le professionnalisme de ses avocats, qu’il décrit comme « restés debout malgré les dures conditions d’exercice de leur mission d’assistance et sacerdotale ». Il leur a exprimé toute sa reconnaissance pour leur présence constante à ses côtés.

Se voulant rassurant, le chroniqueur a précisé qu’il se portait bien malgré l’épreuve. « Je vais super bien par la grâce du Tout Puissant et je vis cette injustice avec fierté et dignité », a-t-il affirmé. Il a conclu en martelant sa détermination : « Je préfère cent ans de prison à une seconde de liberté sans honneur ni dignité. Je préférerais mourir debout ! »

Grève dans le secteur de la Justice : Guy Marius Sagna reçoit une délégation de greffiers pour tenter une médiation

Depuis plusieurs semaines, le secteur judiciaire sénégalais est fortement perturbé par une grève des greffiers, paralysant le fonctionnement des tribunaux et retardant le traitement de nombreux dossiers. Face à cette situation critique, le député et militant engagé Guy Marius Sagna a reçu, ce mardi, quatre greffiers membres du Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) et de l’Union Nationale des Travailleurs de la Justice (UNTJ).

Me Aya Diop, Me Abdoulaye Mboup, Me Tanor Diamé et Me Ameth Touré ont pris part à une rencontre de près de deux heures avec le parlementaire. L’échange a permis d’aborder en profondeur les causes de la grève, les doléances des grévistes et les blocages persistants dans les négociations avec les autorités compétentes.

Guy Marius Sagna a expliqué avoir été interpellé par de nombreux citoyens, ainsi que par des membres du corps des greffiers, sur l’urgence d’une solution. « Face à la paralysie engendrée par cette grève, et conscient des difficultés rencontrées par les justiciables, je ne pouvais rester en marge. J’ai donc saisi l’occasion offerte par la disponibilité de ces quatre greffiers pour écouter leurs doléances et ouvrir un dialogue constructif », a-t-il affirmé.

Les représentants syndicaux ont salué l’ouverture et la disponibilité du député, soulignant son engagement constant en faveur des travailleurs et de la justice sociale. Cette initiative pourrait marquer un tournant dans la résolution de ce conflit, en facilitant un rapprochement entre les grévistes et l’État.

Washington : Le Président Diomaye Faye multiplie les rencontres stratégiques pour le développement du Sénégal

En marge de sa visite officielle à la Maison Blanche, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a mené une série d’audiences de haut niveau à Washington, illustrant sa volonté de renforcer les partenariats stratégiques en faveur du développement économique et technologique du Sénégal.

Parmi les moments forts de ce séjour diplomatique, figure une rencontre décisive avec une délégation dirigeante du géant de l’aéronautique Boeing, conduite par Michael Schnabel, Vice-président exécutif en charge des opérations internationales. Cette audience a permis de discuter du renforcement du partenariat entre Boeing et Air Sénégal. Les échanges ont notamment porté sur l’acquisition d’aéronefs de nouvelle génération, le transfert de compétences, la formation technique, et la création d’emplois qualifiés dans le secteur aéronautique national. Un partenariat jugé stratégique pour l’ambition sénégalaise de devenir un hub régional du transport aérien.

Le Président Faye a également été reçu par les dirigeants du Millennium Challenge Corporation (MCC). Cette rencontre a permis d’explorer les possibilités d’une coopération accrue autour de projets structurants déjà en cours, et d’envisager de nouveaux programmes pour stimuler la croissance inclusive, améliorer les infrastructures et favoriser un développement durable à long terme.

Enfin, le chef de l’État a eu un échange chaleureux et fructueux avec des cadres sénégalais occupant des postes de responsabilité au sein du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale. Les discussions ont porté sur les défis économiques actuels, les politiques de résilience et les leviers d’une croissance soutenue et équitable pour le Sénégal.

Tensions foncières à Sam Notaire : Le Collectif des éleveurs et maraîchers de Guédiawaye au bord de l’implosion

Accusations de gestion opaque, détournements présumés et plaintes sans suite : les membres du CEM dénoncent une trahison interne sur fond de spéculation foncière.

Un climat de suspicion et de frustration secoue le Collectif des éleveurs et maraîchers de Guédiawaye (CEM), implanté sur l’ancienne bande des filaos de Sam Notaire. Ce site, autrefois délaissé et envahi par des occupations irrégulières, avait fait l’objet d’un ambitieux projet d’aménagement soutenu par la mairie et l’État dans le cadre du Plan d’urbanisme de détail (PUD) du littoral.

Historiquement actif sur cette bande, le collectif s’était vu officiellement attribuer 52 parcelles. Mais aujourd’hui, à en croire plusieurs membres cités par le journal L’Observateur, seuls 26 lots auraient été effectivement distribués. Le reste aurait été octroyé de manière discrétionnaire à des membres jugés non représentatifs, voire, selon certaines allégations, à des tiers dans une logique de spéculation.

Au cœur de cette crise, les regards se tournent vers la direction du collectif, en particulier son président et son adjoint, accusés de pratiques opaques, d’exclusions arbitraires et de détournement de lots. “Nous avons été trahis par ceux-là mêmes qui devaient défendre nos intérêts”, confie un membre lésé sous couvert d’anonymat.

Le lieutenant-colonel à la retraite Matar Diène, cofondateur du collectif, est monté au créneau. Il parle d’une “injustice flagrante” et fustige un système de gestion qui, selon lui, s’est écarté des principes fondateurs du collectif. “C’est une dérive gravissime. L’État ne peut pas rester indifférent à cette mascarade”, a-t-il déclaré.

Pour faire la lumière sur la situation, les membres lésés ont porté plainte devant l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), enregistrée sous le numéro 199/2024. Ils ont également saisi la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DSCOS). Mais selon leurs dires, ces démarches sont restées sans suite à ce jour.

Face à ce qu’il considère comme une inertie inquiétante des autorités, Matar Diène en appelle directement au président de la République et au Premier ministre. Il demande une régularisation équitable, en faveur des véritables acteurs du développement local, souvent laissés pour compte dans les processus de formalisation.

Cette affaire met en lumière les tensions récurrentes autour du foncier urbain dans la banlieue dakaroise, particulièrement dans des zones naguère marginalisées, aujourd’hui convoitées en raison de leur fort potentiel économique et urbain.

Samba Sy met en garde contre les dérives du pouvoir : « Les ressorts essentiels de la Nation sont attaqués »

Dans une sortie remarquée dans L’Observateur, Samba Sy, ancien ministre et secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), aujourd’hui coordonnateur du Front pour la défense de la République (FDR), a lancé une sévère mise en garde contre ce qu’il qualifie de dérives préoccupantes du pouvoir en place. Selon lui, le Sénégal fait face à une crise politique et institutionnelle d’autant plus grave qu’elle provient de l’intérieur même de l’appareil d’État.

« Les ressorts essentiels de la Nation sont attaqués », a-t-il déclaré, soulignant que les menaces ne viennent plus d’acteurs extérieurs, mais de ceux qui « détiennent aujourd’hui les leviers de l’État ». L’homme politique estime que l’exercice du pouvoir a eu pour effet de « grossir les traits » de certains dirigeants et de révéler des comportements « inquiétants » qui mettent en péril la stabilité du pays.

L’ancien ministre a notamment dénoncé le climat délétère qui s’installe entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Il a particulièrement critiqué les propos du Premier ministre Ousmane Sonko à l’endroit des magistrats, qualifiés d’« affligeants » et dangereux pour l’équilibre républicain. « Même un citoyen simple ne devrait pas s’exprimer ainsi », a-t-il martelé, estimant que « délégitimer la justice, c’est fragiliser tout l’édifice social ».

Au-delà de l’impact institutionnel, Samba Sy alerte également sur les conséquences économiques d’un tel discours. À ses yeux, les attaques verbales contre l’appareil judiciaire et les remises en cause systématiques de l’ordre établi nuisent à la confiance des investisseurs et à la stabilité économique. « Ce type de discours, porté pour faire ombrage au régime sortant, nous a valu le sort qui est le nôtre aujourd’hui », a-t-il conclu.

Lac rose/Projet ville verte: » Une étude d’impact environnementale à été bien menée ».

‎Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique M. Daouda NGOM a procèder a une visite au lac rose pour s’enquérir de visu au projet d’implantation de ville verte porter par la dgpu en partenariat avec casaorescom.
‎Dans le cadre de ce projet, le ministre a affirmé qu’une étude d’impact environnementale a été menée avec un passage au comité technique qui a valider cette étude.
‎En perspective le ministre a annoncer la création d’une réserve naturelle urbaine.

Lac rose/Projet ville verte:" Une étude d'impact environnementale à été bien menée".

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°508 – 10/07/2025

🔴 DE NOMBREUX SYMPATHISANTS, ACTEURS POLITIQUES ET MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DEVANT LA DSC : BADARA GADIAGA ASSOMME LES « 4000 CADRES »
🔴 CLIMAT PROPICE POUR LES INVESTISSEMENTS AMÉRICAINS : DIOMAYE SÉDUIT TRUMP

🔴 COUPE DE LA LIGUE : WALLY DAAN S’OFFRE UNE FINALE CONTRE L’AS PIKINE
🔴 CAN FÉMININE 2024 / PORTÉES PAR NGUÉNAR NDIAYE : LES « LIONNES » S’INCLINENT FACE À LA ZAMBIE

Le chroniqueur Badara Gadiaga placé en garde à vue par la Cybercriminalité

La Division Spéciale de la Cybercriminalité (DSC) a procédé, dans la soirée de ce mercredi 10 juillet, à l’interpellation du chroniqueur Badara Gadiaga. Il a été placé en garde à vue, une mesure qui lui a été officiellement notifiée au motif de « discours contraires aux bonnes mœurs », selon des sources proches du dossier.

Bien connu sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévision pour ses prises de position tranchées, Gadiaga est accusé d’avoir tenu des propos jugés offensants ou inappropriés au regard de la loi sénégalaise et des normes sociales. Les autorités n’ont pour l’instant pas précisé la nature exacte des contenus incriminés, mais l’affaire relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans l’espace numérique.

Selon nos informations, les enquêteurs de la DSC ont été saisis à la suite de plusieurs signalements, probablement en lien avec des publications récentes de l’intéressé. Après son audition, le chroniqueur pourrait être présenté au procureur dans les prochaines heures, si le parquet décide de donner une suite judiciaire à cette affaire.

Cette arrestation intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités face aux dérives sur Internet, où les influenceurs, activistes et chroniqueurs sont régulièrement rappelés à l’ordre lorsqu’ils franchissent certaines lignes rouges fixées par la législation, notamment en matière de respect des bonnes mœurs, de diffamation ou d’incitation à la haine.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Tandis que certains internautes dénoncent une nouvelle atteinte à la liberté d’opinion, d’autres estiment qu’il est nécessaire de fixer des limites claires dans les discours publics, surtout lorsqu’ils peuvent heurter la sensibilité collective.

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