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Société

Affaire Abdoulaye Bâ : Barthélémy Dias rend visite aux chroniqueurs de Sen TV détenus à Rebeuss

L’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, s’est rendu ce mercredi à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss pour rencontrer deux chroniqueurs de Sen TV actuellement en détention. Une visite discrète mais hautement symbolique, révélée par le journal Les Échos, qui intervient dans un contexte où l’affaire liée à la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ continue de susciter une vive controverse dans l’espace public sénégalais.

Selon la même source, l’ancien édile de la capitale s’est entretenu avec Abdou Nguer et Modou Fall, deux figures médiatiques de la chaîne Sen TV placées sous mandat de dépôt par la justice. Les deux chroniqueurs sont poursuivis pour diffusion de fausses nouvelles dans le cadre de commentaires et d’informations relayées autour du décès d’Abdoulaye Bâ, une affaire qui a rapidement pris une dimension politique et médiatique.

La visite de Barthélémy Dias n’a fait l’objet d’aucune déclaration publique de sa part. Fidèle à son style direct mais souvent imprévisible sur le terrain politique, l’ancien maire a choisi la discrétion pour cette démarche. Toutefois, ce déplacement à la prison de Rebeuss n’est pas anodin. L’homme politique connaît bien les lieux, pour y avoir lui-même été détenu par le passé dans le cadre de ses démêlés judiciaires liés à l’affaire Ndiaga Diouf.

Dans les milieux politiques et médiatiques, cette visite est perçue comme un geste de soutien à l’endroit des deux chroniqueurs incarcérés. Elle intervient alors que le débat sur la liberté d’expression, la responsabilité des médias et la lutte contre la désinformation occupe une place centrale dans l’actualité nationale.

Abdou Nguer et Modou Fall ont été placés sous mandat de dépôt à la suite d’une enquête ouverte par les autorités judiciaires après la diffusion d’informations jugées erronées concernant les circonstances de la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ. Cette affaire a rapidement provoqué de vives réactions au sein de l’opinion publique, alimentant de nombreux débats sur les réseaux sociaux et dans les médias.

La mort de l’étudiant, survenue dans des circonstances encore largement commentées, a suscité une forte émotion dans le pays. Dans ce climat particulièrement sensible, la diffusion d’informations non vérifiées a été considérée par la justice comme susceptible de troubler l’ordre public, d’où l’ouverture d’une procédure judiciaire visant les chroniqueurs.

Depuis leur incarcération, plusieurs voix se sont élevées pour demander leur libération ou, à tout le moins, une procédure respectant davantage les principes de la liberté de la presse. D’autres, en revanche, estiment que la rigueur judiciaire est nécessaire pour lutter contre la propagation de fausses informations, surtout dans des dossiers aussi sensibles.


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