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Affaire Amir Abo – Cheikh Yérim Seck : les dessous d’un différend financier qui fait polémique

Interrogé par L’Observateur sur le différend qui l’oppose au journaliste Cheikh Yérim Seck et à la maison de production Gelongal, l’homme d’affaires Amir Abo est revenu en détail sur l’origine de l’affaire, les projets évoqués ainsi que les montants qui auraient été au cœur des discussions.

Selon Amir Abo, c’est Cheikh Yérim Seck qui lui aurait présenté les membres du groupe Gelongal. Ces derniers auraient sollicité son appui afin de faciliter l’accès à de nouvelles opportunités professionnelles liées au tournage d’une nouvelle saison de la série télévisée « Un Café avec », notamment en Arabie saoudite et à Dubaï.

Mais, d’après le récit livré par l’homme d’affaires, la présentation du projet aurait rapidement suscité son étonnement. Amir Abo affirme avoir découvert un montage financier dont les montants lui auraient paru particulièrement importants. Il évoque ainsi deux projets qui auraient été évalués à 5 milliards de dollars, soit environ 2 804 milliards de francs CFA.

L’homme d’affaires tient toutefois à préciser qu’il n’aurait donné aucun accord formel dans le cadre de ces projets. Il affirme notamment n’avoir signé aucun contrat et conteste donc toute implication contractuelle ou financière susceptible de justifier les réclamations formulées à son encontre.

Le différend aurait pris une autre tournure après l’échec des projets. Selon Amir Abo, ses interlocuteurs lui auraient dans un premier temps réclamé 100 millions de francs CFA au titre de dommages et intérêts. Cette demande aurait ensuite été revue à la baisse pour atteindre 15 millions de francs CFA.

Une version que l’homme d’affaires réfute catégoriquement. Il estime que les prétentions formulées contre lui doivent être étayées par des éléments concrets et invite ses accusateurs à produire les preuves susceptibles de confirmer leurs affirmations.

Dans une déclaration particulièrement ferme, Amir Abo va jusqu’à mettre ses interlocuteurs au défi de démontrer leurs accusations. Il assure être disposé à payer les 100 millions de francs CFA initialement réclamés si la moindre preuve venait établir le bien-fondé des accusations portées contre lui.

Au-delà des montants annoncés et des divergences entre les différentes parties, cette affaire soulève donc la question de la nature exacte des engagements qui auraient été pris autour de ces projets audiovisuels. Entre absence de contrat revendiquée, demandes de dommages et intérêts et contestation des montants avancés, le différend reste marqué par des versions contradictoires.


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