L’affaire opposant l’ancien international sénégalais El Hadji Ousseynou Diouf à son ex-épouse, Valérie Bishop, continue de susciter l’attention au Sénégal. L’audience initialement prévue hier au Tribunal d’instance hors classe de Dakar n’a pas pu se tenir en raison de l’absence de l’ancien attaquant, repoussant l’examen du dossier au 5 décembre prochain.
Le litige porte principalement sur le non-paiement de la pension alimentaire fixée à 500 000 francs CFA par mois, que Valérie Bishop accuse El Hadji Diouf de refuser de verser depuis plus d’un an. Selon la plainte déposée par la plaignante, cette situation aurait engendré un arriéré de près de 10 millions de francs CFA. À cette somme s’ajouteraient également plus de 550 000 francs CFA de frais liés à la restauration et à l’entretien de leur fille, Keyla.
Ce qui alimente particulièrement la polémique, c’est le contraste entre les accusations de Valérie Bishop et le train de vie supposé de l’ancien footballeur. La plaignante affirme que Diouf possède des ressources suffisantes pour honorer ses obligations financières. L’avocat de la partie civile a détaillé devant le tribunal que l’ex-Liverpool disposerait encore de revenus publicitaires importants, d’un salaire régulier au sein de la Fédération sénégalaise de football et de revenus locatifs provenant de plusieurs biens immobiliers.
Les avocats de Valérie Bishop dénoncent un comportement qu’ils jugent « délibéré », évoquant un « abandon de famille flagrant ». La citation directe souligne également que l’ancien attaquant mènerait une vie confortable, alternant entre Dakar et Saly Portudal, où il résiderait avec sa nouvelle épouse.
Dans sa requête, la partie civile demande la condamnation d’El Hadji Diouf pour refus de paiement de pension alimentaire conformément à l’article 351 du Code pénal, et réclame 10 millions de francs CFA de dommages et intérêts pour le préjudice subi par leur fille mineure.