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Justice

Affaire immobilière aux Almadies : Aliou Sall et son épouse contestent fermement les accusations devant le PJF

L’affaire impliquant Aliou Sall, frère de l’ancien président Macky Sall, et son épouse Aïssata Sall connaît un nouveau tournant après leur audition au fond, ce lundi 30 mars 2026, devant le Pool judiciaire et financier (PJF). Mis en cause dans une procédure portant sur des faits présumés de blanchiment de capitaux, de corruption et de trafic d’influence liés à l’acquisition d’un immeuble aux Almadies, les deux inculpés ont réaffirmé leur innocence avec vigueur.

Inculpés depuis le 13 octobre 2025 et placés sous contrôle judiciaire après le versement d’une caution de 240 millions de FCFA, Aliou Sall et son épouse ont été entendus durant près d’une heure et demie. Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, les deux mis en cause ont adopté une ligne de défense claire, rejetant catégoriquement l’ensemble des accusations portées contre eux.

Leur avocat, El Hadji Diouf, s’est montré particulièrement offensif à l’issue de l’audition. Il affirme que son client a méthodiquement déconstruit les éléments du rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qu’il juge infondés. Selon lui, la transaction incriminée relèverait exclusivement de relations entre acteurs privés, sans aucune irrégularité. Il qualifie ainsi le dossier de « vide » et dénonce des poursuites qu’il estime injustifiées.

Devant les enquêteurs du PJF, Aliou Sall a insisté sur le fait qu’il n’avait perçu aucune commission dans cette opération immobilière. Il a également précisé qu’au moment des faits, il n’occupait plus ses fonctions à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), un élément qu’il considère déterminant dans sa défense.

De son côté, Aissata Sall est restée constante dans ses déclarations depuis le début de la procédure. Elle a rappelé qu’elle ne détenait que 1 % des parts dans la société concernée par l’acquisition de l’immeuble, soulignant qu’elle ne disposait d’aucun pouvoir décisionnel dans la gestion de celle-ci.

Concernant la suite judiciaire, la défense se montre confiante. Me El Hadji Diouf estime que les éléments du dossier ne permettent pas de soutenir les charges retenues et anticipe un non-lieu. Il évoque également la possibilité d’une restitution de la caution versée, arguant que son client n’a commis aucune infraction et fait l’objet de poursuites infondées.


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