L’enquête sur l’affaire dite des présumés homosexuels connaît un nouveau développement avec l’interpellation du journaliste Souleymane Fatou Ndao, employé de la chaîne religieuse Malikia TV. Il a été arrêté puis placé en garde à vue par les éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar, dans le cadre d’une procédure judiciaire qui ne cesse de s’élargir.
Cette arrestation porte désormais à plus de 75 le nombre de personnes appréhendées dans ce dossier, devenu l’un des plus sensibles du moment en raison de ses implications sociales, médiatiques et judiciaires. L’implication d’un professionnel des médias marque un tournant dans l’affaire, laissant entrevoir des ramifications plus larges que celles initialement soupçonnées.
Selon les informations disponibles, l’interpellation de Souleymane Fatou Ndao fait suite à une délégation judiciaire délivrée par le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. Cette procédure permet aux enquêteurs d’agir avec une marge d’investigation élargie, sous l’autorité directe du magistrat instructeur.
Le journaliste aurait été mis en cause par l’un des six présumés partenaires du chanteur Djiby Dramé, arrêtés plus tôt dans la semaine. Cette dénonciation a visiblement été jugée suffisamment crédible pour justifier son placement en garde à vue, dans le but de vérifier les accusations portées à son encontre et d’éclaircir son éventuel rôle dans les faits reprochés.
Le procureur Saliou Dicko a été informé officiellement de cette évolution, signe que le dossier est suivi de près par le parquet. Les autorités judiciaires semblent déterminées à mener les investigations jusqu’à leur terme, afin de faire toute la lumière sur cette affaire aux contours encore flous.
Sur le terrain, les enquêteurs de la Brigade de recherches de Keur Massar poursuivent leurs auditions et recoupements. L’objectif est d’établir les responsabilités de chacun, de vérifier les différentes déclarations et d’identifier d’éventuelles connexions entre les personnes interpellées.