Suivez-nous

Société

Affaire Kabirou Mbodje : la justice française confirme le maintien en détention du fondateur de Wari

Le fondateur de la société de transfert d’argent Wari, Kabirou Mbodje, reste incarcéré à Paris après le rejet de sa demande de mise en liberté par la chambre de l’instruction, mardi dernier. Selon des informations rapportées par le quotidien Le Parisien, la justice française a estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour une remise en liberté, confirmant ainsi son maintien en détention provisoire, où il se trouve depuis près d’un an.

Âgé de 61 ans, l’homme d’affaires sénégalais est mis en cause par huit femmes, parmi lesquelles figurent des employées de restauration et des escortes, qui l’accusent de faits de viol. Des accusations graves que Kabirou Mbodje conteste fermement. Il soutient être victime d’une tentative d’extorsion de fonds et nie catégoriquement l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Toutefois, au fil de l’instruction, sa situation judiciaire se serait complexifiée, notamment en raison de son attitude pendant l’enquête, selon le journal français.

La cour a fondé sa décision de maintien en détention sur la révocation de son ancien contrôle judiciaire. Cette révocation a été motivée par des soupçons de pressions exercées par l’entourage de l’accusé sur des témoins et des plaignantes. Lors de l’audience, l’avocat général a affirmé que Kabirou Mbodje aurait tenté de mettre à profit sa fortune pour acheter le silence de certaines accusatrices, un élément jugé particulièrement préoccupant par les magistrats.

Par ailleurs, la justice française redoute un risque élevé de fuite. Les juges estiment que l’ancien patron de Wari, souvent présenté comme l’un des pionniers et figures majeures du transfert d’argent en Afrique de l’Ouest, dispose de réseaux et de moyens financiers importants susceptibles de faciliter un départ vers le Sénégal ou la Suisse. Dans ce contexte, ils considèrent qu’il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes devant la justice, au regard de la gravité des charges retenues contre lui.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Société

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture