Justice
Affaire Ndella Madior Diouf : Le procès renvoyé au 24 mars 2026 dans un scandale de négligence et de trafic de nourrissons
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par
Diack
Le dossier judiciaire concernant Ndella Madior Diouf a été évoqué ce mardi 10 février 2026 devant la chambre criminelle de Dakar, mais le procès a été renvoyé au 24 mars 2026. Ce report fait suite à l’absence de plusieurs accusés, actuellement en liberté provisoire, dont la comparution est désormais attendue pour la suite de l’instruction.
Ndella Madior Diouf, Awa Mbaye, Fanta Cissokho, Fatou Sène, Sadio Keita, Anta Sarr, Yacine Sow, Cheikh Tidiane Ndiaye, Djiby Sow, Koumah Diaham et El Hadj Sène sont poursuivis pour une série de chefs d’accusation graves, allant de la traite de personnes à l’exercice illégal de la fonction de médecin, en passant par la privation d’aliments ou de soins ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Les accusés doivent également répondre de mises en danger de la vie d’autrui, de non-assistance à personne en danger, d’obtention indue de certificats aux fins d’inhumation, d’infractions aux lois sur les inhumations, d’homicide involontaire, de non-déclaration de naissance et de complicité.
L’affaire remonte au 28 décembre 2023, date à laquelle Ndella Madior Diouf a été arrêtée et placée sous mandat de dépôt. Quelques jours auparavant, une vidéo choquante avait fait le tour des réseaux sociaux et déclenché une vive émotion nationale. Dans cette vidéo devenue virale, des images montraient des nourrissons agonisants et des corps visiblement amaigris. Ces images insoutenables avaient provoqué une onde de choc, accompagnée d’une pétition demandant la fermeture immédiate de la pouponnière Keur Yeurmandé.
Selon les informations recueillies, plus de cinq bébés sont décédés dans cette structure, et certains auraient été enterrés clandestinement, aggravant encore l’indignation populaire et la gravité des accusations portées contre les responsables. L’affaire a profondément ému l’opinion publique et mis en lumière des pratiques illégales et dangereuses au sein de certaines structures de prise en charge des enfants vulnérables au Sénégal.
La prochaine audience, prévue le 24 mars 2026, sera décisive pour la suite de la procédure et devrait permettre d’entendre les autres accusés en liberté provisoire. Entre-temps, les familles et la société civile attendent que justice soit rendue pour les victimes et que les responsabilités soient clairement établies.
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