Le dossier judiciaire concernant Aliou Sall et son épouse, Aïssata Sall, a connu un nouveau développement majeur. La Chambre d’accusation financière a confirmé l’ordonnance du juge instructeur, maintenant le couple en liberté sous contrôle judiciaire, malgré l’appel interjeté par le Parquet financier qui réclamait leur placement en détention.
Cette décision met un terme, pour le moment, aux tentatives du ministère public de faire infirmer la décision initiale du juge du Pool judiciaire financier. La semaine dernière, la Chambre d’accusation a statué sur le recours introduit par le Parquet et a complètement débouté ce dernier, validant ainsi le placement sous contrôle judiciaire décidé le 12 octobre dernier.
Si le Parquet avait obtenu gain de cause, Aliou Sall, ancien maire de Guédiawaye, et son épouse auraient été conduits en prison, indépendamment de la caution de 240 millions de francs CFA qu’ils ont consignée. Le ministère public souhaitait en effet que le couple fasse l’objet d’un mandat de dépôt, une mesure plus contraignante que le simple contrôle judiciaire.
En confirmant l’ordonnance du magistrat instructeur, la Chambre d’accusation permet à Aliou Sall et Aïssata Sall de continuer leurs activités quotidiennes, tout en respectant les obligations spécifiques imposées par le contrôle judiciaire. Ces obligations incluent notamment la « non-sortie du territoire » et un « pointage régulier » auprès des autorités judiciaires, mesures qui restent pleinement en vigueur.
Pour rappel, le couple avait échappé à une détention ferme le 12 octobre dernier après avoir consigné la somme de 240 millions de francs CFA. Ils sont poursuivis dans le cadre d’une affaire de « blanchiment de capitaux », dont l’instruction se poursuit devant le Pool judiciaire financier.