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Justice

Arrestation de « Kocc Barma » : la DSC démantèle un réseau d’extorsion par contenus obscènes

C’est un coup de filet retentissant que vient de réaliser la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité (DSC). Un individu se faisant appeler « Kocc Barma », bien connu pour son implication présumée dans la diffusion de contenus obscènes à des fins de chantage, a été arrêté à Dakar, mettant fin à plusieurs années de traque numérique.

L’opération de la DSC, menée avec l’appui de la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP), fait suite à une vague de plaintes déposées par des victimes dénonçant la publication non consentie de vidéos à caractère sexuel. Selon les sources proches du dossier, le suspect, identifié comme El Hadj Babacar Dioum, aurait eu recours à des méthodes frauduleuses pour obtenir ces contenus sensibles, avant de s’en servir pour faire pression sur ses victimes, souvent dans le but d’obtenir de l’argent.

Les enquêteurs, après plusieurs semaines d’investigations techniques, sont parvenus à localiser le suspect dans son domicile familial à Liberté III, un quartier résidentiel de la capitale. L’interpellation, minutieusement planifiée, s’est déroulée sans heurts.

Lors de la perquisition, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs appareils électroniques, dont un téléphone portable et un ordinateur portable. L’exploitation de ces dispositifs a rapidement permis de corroborer les accusations portées contre le mis en cause. Selon les premières constations, les enquêteurs ont découvert une vaste base de données contenant des vidéos intimes, des échanges de messages compromettants, ainsi que des preuves d’interactions menaçantes avec plusieurs victimes.

Placée en garde à vue, El Hadj Babacar Dioum fait désormais l’objet d’une enquête approfondie visant à déterminer l’étendue exacte de ses agissements. Les autorités cherchent également à identifier d’éventuels complices ainsi que d’autres victimes de ce réseau de cybercriminalité sexuelle.

Cette arrestation marque un tournant dans la lutte contre les crimes numériques au Sénégal, où la diffusion de contenus intimes sans consentement est devenue une menace croissante pour la sécurité et la dignité des citoyens, en particulier des femmes.


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