La commission d'enquête parlementaire présidée par le député Momath Talla Ndao a entendu, le vendredi 30 octobre 2026, trois responsables et anciens responsables des services fonciers sur les procédures de régularisation et de cession des immeubles du domaine privé de l'État, rapporte PressAfrik.
Le Cadastre défend un rôle « technique »
La cheffe du bureau du Cadastre de Dakar-Plateau, Sabine Inès Biagui, a expliqué que son service se limite aux vérifications techniques et constatations nécessaires à l'instruction des dossiers, « sans pour autant prendre l'initiative des procédures de régularisation ou de cession ». Sur le titre foncier n° 67/DK de la SCI Galoya, avenue Pasteur, elle a indiqué que son bureau n'avait pas été saisi à certaines étapes et qu'une visite avait révélé « un terrain nu, sans bâtiment apparent », malgré une occupation antérieure par la Direction de l'Élevage. Il ne revient pas au Cadastre, selon elle, de se prononcer sur les arbitrages juridiques.
Des « erreurs matérielles » invoquées
Eva Abess Niang, aujourd'hui contrôleuse interne à la DGID, a rappelé que les dossiers doivent contenir toutes les pièces permettant d'identifier les demandeurs et les parcelles. Face aux incohérences de dates relevées dans un autre dossier, elle a évoqué « des erreurs matérielles ou de secrétariat ».
Un appel à la dématérialisation
L'ancien chef du bureau des Domaines de Dakar, le conservateur à la retraite Macodou Sall, a distingué les missions du chef du bureau des Domaines et du conservateur. Interrogé sur la cession d'un titre foncier avenue Nelson-Mandela, incluant un logement de fonction, il a dit « ne pas en avoir un souvenir personnel précis ». Il a plaidé pour « une accélération de l'informatisation des services et de la dématérialisation des procédures » afin d'assurer la traçabilité des actes.
Ces auditions s'inscrivent dans une enquête en cours ; les personnes entendues bénéficient de la présomption d'innocence.






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