Loin de l'hémicycle, le bras de fer budgétaire inquiète. Au marché de Colobane, à Dakar, des citoyens interrogés par PressAfrik redoutent les conséquences d'un éventuel rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 et de la loi de finances initiale (LFI) 2027.
« Le pays ira mal si les lois sont rejetées », prévient Abdoulaye Faye, qui craint une exécution budgétaire compliquée, une incertitude politique et une multiplication des grèves. Mamadou Diallo, lui, rappelle les promesses de campagne : « Je ne vois pas pourquoi Pastef refuserait de voter les lois. »
Défiance et exigence de transparence
Le désenchantement pointe chez certains. « Je n'ai plus confiance en eux et je n'attends rien d'eux », lâche Aïssata Ndiaye. El Hadj Babou réclame plus de transparence dans l'usage des ressources publiques : « Il ne doit pas y avoir une caisse noire dans un pays crédible. » Baye Saliou estime pour sa part qu'on accorde « trop de pouvoir » à Ousmane Sonko, « alors qu'il n'est que le président de l'Assemblée nationale ».
Le coût de la vie en toile de fond
« C'est nous, les Sénégalais, qui payons le prix », résume Papa Mouhamed Seck. Khadija Sall, elle, estime que l'économie a souffert des prises de parole d'Ousmane Sonko. Pour les personnes interrogées, les débats politiques ne doivent pas faire oublier l'essentiel : le coût de la vie, la gestion des deniers publics et l'amélioration des conditions de vie.






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