Prenant la parole devant l’Assemblée générale de l’ONU, le chef du gouvernement nigérien a dressé un tableau particulièrement préoccupant de la situation sécuritaire au Sahel. Pour Ali Mahaman Lamine Zeine, les violences qui frappent la région ne peuvent être réduites à une simple rébellion armée ou à un conflit religieux.
Selon lui, le Sahel serait engagé dans une « guerre de libération contre une conspiration visant sa recolonisation ».
« Ce qui se passe au Sahel n’est ni une simple rébellion armée, ni une guerre de religion, ni une fatalité issue de nos propres faiblesses », a déclaré le Premier ministre nigérien.
Ali Mahaman Lamine Zeine estime que le terrorisme dans la région serait lié, selon son analyse, à la convoitise des ressources naturelles du Sahel.
Il cite notamment l’uranium du Niger, l’or du Mali et du Burkina Faso, le lithium, le gaz et le pétrole, qu’il présente comme des ressources suscitant l’intérêt d’anciennes puissances coloniales.
Des accusations contre la France et l’Ukraine
Dans son intervention, le chef du gouvernement nigérien a directement mis en cause la France, qu’il accuse de chercher à déstabiliser le Sahel central. Il a également évoqué une implication présumée de l’Ukraine.
« Le chef du gouvernement nigérien a d’ailleurs accusé l’Hexagone de déstabiliser le Sahel central avec la complicité active de l’Ukraine », rapporte son intervention.
Ali Mahaman Lamine Zeine affirme surtout que des groupes armés seraient actuellement positionnés aux frontières nord-est du Niger.
« Au moment même où je vous parle, à nos frontières nord-est se trouvent des proxys dirigés par cette France, appuyés par l’Ukraine et deux autres pays », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces groupes seraient non seulement armés et encadrés, mais prépareraient également des opérations contre des infrastructures stratégiques nigériennes.
Les installations pétrolières dans le viseur ?
L’alerte la plus forte du Premier ministre concerne les infrastructures militaires et pétrolières.
« Ces proxys sont armés, guidés, conduits, sur le point d’attaquer nos positions militaires et nos installations de pétrole », a affirmé Ali Mahaman Lamine Zeine devant les représentants des États membres de l’ONU.
Le Premier ministre nigérien a assuré que son pays se préparait à faire face à une éventuelle attaque.
« Mais ils trouveront ce qu’ils méritent en face, inchallah », a-t-il lancé.





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