Kolda : les transporteurs exigent des comptes sur 90 millions FCFA et contestent la légitimité de leur président

Les transporteurs et chauffeurs de Kolda ont haussé le ton ce samedi 22 novembre lors d’un face-à-face avec la presse, exprimant leur frustration croissante quant à la gestion jugée opaque de leurs cotisations. Selon leurs estimations, plus de 90 millions de francs CFA auraient été collectés, sans qu’un bilan clair ne soit présenté aux membres. Cette situation alimente une profonde incompréhension et nourrit un climat de méfiance au sein du secteur.

Au cœur des accusations se trouve l’actuel président du regroupement des transporteurs et chauffeurs, Bouly Vieux Diedhiou. Les professionnels du transport exigent qu’il rende public l’usage exact des fonds générés par les activités de la gare routière. Lamine Kane Baldé, porte-parole du jour et secrétaire général du regroupement, n’a pas mâché ses mots. Il s’est demandé, devant les journalistes, où étaient passées les cotisations des membres et pourquoi aucune transparence n’était assurée dans leur gestion. Il a insisté sur la nécessité de clarifier la destination de ces ressources communes qui, selon lui, auraient dû servir à améliorer les conditions de travail des transporteurs.

Au-delà des questions financières, la légitimité même du président est contestée. Lamine Kane Baldé affirme que le mandat de Bouly Vieux Diedhiou est arrivé à expiration depuis août 2023. Il souligne qu’aucune décision consensuelle n’a été prise pour prolonger cette responsabilité, contrairement à ce que certains pourraient avancer. « Je défie quiconque de prouver qu’il y a eu un consensus pour prolonger son mandat. Jamais ! », a-t-il déclaré avec fermeté, rappelant que la durée de la crise est devenue insoutenable pour les acteurs du secteur.

Face à cette situation qu’il juge « explosive » et nuisible au bon fonctionnement du regroupement, le secrétaire général a lancé un appel pressant à l’autorité préfectorale. Il demande son intervention afin de rétablir l’ordre, favoriser un climat apaisé et permettre une résolution rapide du conflit. Les transporteurs espèrent que cette médiation permettra d’assainir la gestion interne, de restaurer la confiance et d’ouvrir la voie à une gouvernance plus transparente et plus inclusive.

Le différend opposant Alioune Ndoye à Toussaint Manga prend une tournure judiciaire

Le bras de fer entre le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, et le cadre politique Toussaint Manga a quitté le terrain des publications en ligne pour s’inviter devant la justice. Mardi 18 novembre 2025, l’édile a officiellement déposé une plainte pour « diffamation et diffusion de fausses nouvelles ». Le document transmis au parquet reproche à Toussaint Manga d’avoir publié sur Facebook un article jugé « gravement attentatoire » à l’honneur et à la considération du maire.

L’origine de ce contentieux repose sur la gestion des cantines relevant de la LONASE. Selon Alioune Ndoye, la commune est tenue de verser des redevances pour chaque cantine et a engagé, depuis plusieurs semaines, un travail d’assainissement en collaboration avec la société nationale. Cette démarche administrative aurait été « dénaturée » par Toussaint Manga, qui a publiquement accusé la municipalité d’une mauvaise gestion et d’une occupation irrégulière du domaine public. Des déclarations que le maire considère comme infondées et préjudiciables.

Avant la plainte, une sommation interpellative avait été adressée à Toussaint Manga le 10 novembre 2025. Le document exigeait qu’il apporte la preuve de ses allégations, notamment l’utilisation du nom de la fille du maire dans ses publications et l’affirmation selon laquelle la commune de Dakar-Plateau aurait bloqué toute tentative de régularisation. La plainte précise qu’« aucune réponse n’a été fournie », renforçant selon l’édile le caractère diffamatoire des propos tenus.

Réagissant sur les réseaux sociaux, Toussaint Manga a affirmé que « la LONASE rappelle que les échanges sur les réseaux sociaux ne sauraient remplacer les communications officielles ». Une position qui, aux yeux de la municipalité, confirme son incapacité à apporter des preuves tangibles pour étayer ses accusations. La mairie estime que ces publications nuisent non seulement à l’image de la collectivité, mais également à la compréhension des démarches administratives menées entre la LONASE et la commune.

Dakar accueille la proclamation des résultats du 22ᵉ concours d’agrégation du CAMES en SJPEG

Les résultats du 22ᵉ concours d’agrégation en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion (SJPEG) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ont été proclamés ce vendredi 21 novembre 2025 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. La cérémonie, organisée en présence de nombreuses autorités académiques, enseignants-chercheurs, familles et proches, a consacré 86 lauréats sur les 215 candidats en lice, désormais élevés au rang de maîtres de conférences agrégés.

Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, Moustapha Ndieck Sarré a salué, au nom du ministre Daouda Ngom, l’excellence et la rigueur ayant conduit les candidats jusqu’à ce moment solennel. Il a exprimé sa joie de participer à une rencontre dédiée à l’élite académique africaine, tout en rappelant que ce concours prestigieux symbolise l’aboutissement d’années de travail acharné, de sacrifices et d’un engagement constant. Dans son allocution, il a félicité chaleureusement les nouveaux agrégés, estimant que « leur réussite couronne des années de travail acharné, de sacrifices et de persévérance exemplaire ». Selon lui, accéder à ce grade confère une responsabilité majeure : celle de former les générations futures, de renforcer la recherche universitaire et de contribuer activement au développement endogène de leurs États.

Le représentant du ministre a également souligné les nombreux défis auxquels les nouveaux agrégés devront faire face. Il a notamment évoqué le relèvement du taux d’encadrement, l’amélioration de la qualité des formations doctorales, la participation accrue à la vie scientifique des institutions, ainsi que le développement du capital humain au bénéfice des administrations et entreprises africaines. Il a insisté sur la nécessité d’élaborer des stratégies endogènes adaptées aux réalités africaines, tout en œuvrant pour l’édification de sociétés plus justes et inclusives.

S’adressant aux candidats n’ayant pas été admis, Moustapha Ndieck Sarré a tenu un discours d’encouragement et d’espoir. Il leur a rappelé que « l’agrégation est un marathon, pas un sprint » et que de nombreux professeurs éminents ont dû se représenter plusieurs fois avant de réussir. Selon lui, la déception ressentie aujourd’hui ne remet pas en cause leur valeur scientifique ni leur contribution attendue au développement intellectuel du continent. Il a invité chacun d’entre eux à poursuivre ses efforts avec ténacité, en percevant chaque tentative comme une étape de maturation académique.

Le ministre a enfin salué le travail du recteur de l’UCAD ainsi que celui des membres du jury du CAMES pour la rigueur et la constance dans la préservation de l’excellence et du « patrimoine du savoir ».

Parmi les nouveaux agrégés, Mouhamadou Ba, admis major de la section d’histoire, du droit et des institutions, a livré ses impressions à l’issue de la proclamation. Reconnaissant que l’épreuve fut particulièrement difficile, il a décrit l’agrégation comme un concours exigeant où, selon lui, « 15 % reposerait sur la chance et l’intelligence », tandis que les 80 à 85 % restants relèvent d’un effort continu, d’une préparation méthodique et d’un encadrement pédagogique solide. Il a insisté sur l’importance d’évoluer dans une équipe dirigée par un aîné capable de guider et d’orienter le candidat. Pour Mouhamadou Ba, la rigueur quotidienne et la détermination constituent les clés du succès pour ceux qui aspirent à suivre le même chemin. « Si nos collègues intègrent cela dans leur quotidien et se donnent une certaine rigueur en soi, ça pourrait aller. C’est un bon début », a-t-il confié.

Conteneurs maliens bloqués au Port de Dakar : une délégation de Bamako obtient des avancées majeures auprès du Sénégal

Une délégation venue du Mali, mandatée par le Président de la Transition, le Général Assimi Goita, séjourne depuis plusieurs jours au Sénégal dans le but de résoudre le blocage des conteneurs maliens au Port de Dakar. Cette mission, dirigée par la ministre des Transports, Madina Dembélé Sissoko, s’inscrit dans un contexte où les échanges commerciaux entre les deux pays sont déterminants pour l’économie malienne, fortement dépendante de la plateforme portuaire sénégalaise pour l’acheminement de ses marchandises.

Au cœur de cette visite, l’objectif principal est clair : obtenir les facilités nécessaires pour permettre la sortie et le transfert rapide des conteneurs vers le Mali. Les autorités maliennes considèrent cette démarche comme stratégique, tant pour soutenir les activités économiques internes que pour préserver la fluidité commerciale entre les deux nations.

Ce vendredi, la délégation a été reçue au Palais de la République par le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. À la sortie de l’audience, la ministre Madina Dembélé Sissoko a exprimé sa satisfaction quant à l’accueil et à l’écoute dont la délégation a bénéficié. Elle a salué la disponibilité des autorités sénégalaises à collaborer dans un esprit de solidarité : « On a été bien accueillis. Nous remercions les autorités sénégalaises pour toutes les facilités accordées à cette délégation après des échanges à beaucoup de niveaux. Le peuple sénégalais a pris son courage et a décidé d’accompagner le peuple malien », a-t-elle déclaré.

La ministre a également souligné que l’ensemble des préoccupations posées par la partie malienne ont été examinées avec attention. Selon elle, les discussions ont été franches, complètes et productives. « Toutes nos difficultés ont été mises sur la table, discutées et aujourd’hui, avec la décision des hautes autorités du Sénégal, le Mali a bénéficié de ces facilités », a-t-elle assuré.

Cette avancée marque une étape importante dans la coopération bilatérale, alors que le Mali traverse un contexte économique délicat, aggravé par les contraintes logistiques et les tensions sous-régionales. Le déblocage attendu des conteneurs permettra de relancer l’acheminement de marchandises essentielles et de soutenir les secteurs économiques dépendants des importations.

Ismaïla Ngom rejette catégoriquement les accusations devant le Doyen des juges

Face au Doyen des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, Ismaïla Ngom a fermement nié toutes les accusations de détournement de fonds publics, de blanchiment de capitaux et d’association de malfaiteurs qui pèsent sur lui. Inculpé et placé sous bracelet électronique depuis le 19 mai, le frère de l’ancien député Farba Ngom s’est présenté hier avec quatre de ses avocats pour un interrogatoire très attendu.

Devant le magistrat instructeur, Idrissa Diarra, son audition n’aura duré qu’un peu plus d’une heure. Selon des sources citées par L’Observateur, l’attitude d’Ismaïla Ngom s’est voulue posée, méthodique et directe. Ses déclarations, jugées suffisamment structurées, ont conduit ses avocats — Mes Baboucar Cissé, Abdou Dialy Kane, Alassane Cissé et Antoine Mbengue — à ne formuler aucune intervention, laissant le juge dérouler seul son interrogatoire.

Les questions du magistrat se sont particulièrement concentrées sur les activités financières et la gestion des quatre sociétés civiles professionnelles (SCP) Haba, Doworou, Kantong et Tidjania, toutes placées sous la responsabilité statutaire d’Ismaïla Ngom. Le juge a notamment examiné les opérations de retraits et de virements portant sur des montants particulièrement élevés.

L’un des volets les plus sensibles porte sur quatorze chèques émis par la société Sofico de l’homme d’affaires Tahirou Sarr. Selon le réquisitoire introductif du Procureur, fondé sur les conclusions de la Centif, ces chèques — d’un montant cumulé de 5,3 milliards de francs CFA — auraient été versés au profit de la SCP Tidjania, considérée comme une structure liée à Farba Ngom et détenue à 90 % par Ismaïla Ngom. Les dépôts auraient été effectués à l’agence « Prestige Blue » de la Nsia, aux Almadies.

Confronté à ces éléments, Ismaïla Ngom a opposé un démenti catégorique. Il a affirmé que ces mouvements financiers, loin de revêtir un caractère suspect, relevaient exclusivement d’opérations privées et transparentes. Il a déclaré ne pas comprendre les fondements ayant conduit à les assimiler à un détournement de deniers publics. Insistant sur la nature strictement privée de toutes les transactions, il a soutenu que rien ne justifiait les accusations de blanchiment et d’escroquerie portées contre lui.

Interrogé ensuite sur les retraits en espèces effectués en sa faveur, il a assuré que leur traçabilité ne souffrait d’aucune ambiguïté. Tous les justificatifs existent, a-t-il insisté, ajoutant que les opérations ont été effectuées conformément à la réglementation bancaire. L’examen s’est prolongé sur un autre point crucial : douze virements totalisant 6 milliards de francs CFA enregistrés en juillet 2020 sur le compte de la SCP Doworou, ouvert à la Nsia et détenu à 90 % par lui. La Centif estime que ces fonds proviendraient du remboursement de bons de caisse émis par la société Sofico.

À l’issue de son audition, l’homme poursuivi pour association de malfaiteurs en bande organisée, complicité d’escroquerie sur les deniers publics, abus de biens sociaux et blanchiment de capitaux, est rentré chez lui avec retenue, toujours sous bracelet électronique. Ses avocats, convaincus que les éléments du dossier ne suffisent pas à étayer les accusations du ministère public, envisagent de déposer une requête en non-lieu dans les prochains jours.

Seydi Gassama plaide pour une justice plus humaine face aux détenus malades

Invité de l’émission Champ Contre Champ sur la RTS ce jeudi, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a livré une analyse critique des tensions persistantes entre l’actuel gouvernement et l’ancien régime.

Au cœur de son intervention figurait le dossier Farba Ngom, dont l’état de santé continue de susciter de vives interrogations. Selon Gassama, les expertises médicales commandées par la justice sont sans ambiguïté : la première recommandait que l’ancien député ne soit pas maintenu en détention en raison de sa santé jugée fragile ; la seconde, sollicitée par le juge d’instruction, a abouti exactement à la même conclusion. Il a insisté sur le fait que ces rapports émanaient de médecins de l’État et non de praticiens personnels de l’intéressé, ce qui, selon lui, renforce leur crédibilité et écarte les soupçons de complaisance.

Le responsable d’Amnesty International a également évoqué le cas de l’épouse du journaliste Madiambal Diagne, lourdement handicapée et atteinte de pathologies chroniques depuis plusieurs années. Pour Gassama, l’incarcération de personnes en situation de grande vulnérabilité médicale contribue à nourrir l’idée d’un acharnement judiciaire, surtout lorsque ces individus présentent un risque de fuite extrêmement faible. Il juge essentiel que la justice adopte une approche plus humaine et conforme aux standards internationaux, en privilégiant dans ces situations des mécanismes alternatifs à la détention.

Dans cette optique, il a rappelé que le placement sous bracelet électronique constitue une solution crédible et déjà utilisée au Sénégal. Il a souligné que plusieurs responsables politiques en bonne santé en bénéficient actuellement, ce qui, selon lui, rend encore plus incompréhensible le maintien en détention de personnes gravement malades. Le bracelet électronique n’est pas, a-t-il précisé, une manière d’absoudre un justiciable, mais un moyen de garantir sa présence à tout moment, de lui permettre de rester auprès de sa famille et de recevoir les soins nécessaires, tout en demeurant sous le contrôle strict de la justice.

Seydi Gassama a conclu en appelant l’État à veiller à l’humanisation des poursuites afin d’éviter d’alimenter les soupçons d’inégalité de traitement. Pour lui, les préoccupations légitimes en matière de santé doivent être conciliées avec les impératifs judiciaires : « Dès qu’on aura besoin d’eux, ils répondront. Et s’ils doivent être condamnés, ils le seront », a-t-il affirmé, invitant les autorités à faire preuve de cohérence et d’équité dans la gestion des dossiers sensibles.

Ndramé Escale (Kaolack) : Momath Leye offre des kits scolaires à l’École Élémentaire de Bowé

Le responsable politique et coordonnateur départemental du parti Tabax, Construire dans le département de Nioro, Momath Leye, dit Big Léye, a offert ce vendredi des kits scolaires à l’École Élémentaire de Bowé.

« Nous adressons nos sincères remerciements à Monsieur Boubacar Camara, Président et Ministre Secrétaire du Gouvernement, pour son précieux soutien qui a permis la remise de 25 kits scolaires à l’École Élémentaire de Bowé, dans l’IEF du département de Nioro du Rip. Grâce à son accompagnement, cette action de solidarité a pu se dérouler dans d’excellentes conditions, en présence du directeur de l’école, du président de l’Association des parents d’élèves, ainsi que des responsables départementaux de Tabax », a déclaré Momath Leye.

Il a ajouté : « Nous saluons vivement son engagement en faveur de l’éducation et son attachement au développement de nos communautés. Ce geste noble et hautement symbolique restera gravé dans la mémoire des élèves, des enseignants et de toute la communauté éducative de Bowé. Nous lui exprimons notre profonde gratitude et renouvelons notre disponibilité à poursuivre, ensemble, toute initiative visant à soutenir et promouvoir l’école sénégalaise. »

Ce geste a été largement apprécié par le directeur de l’école de Bowé, les élèves et les parents d’élèves.

Entrepreneuriat jeunesse : BET-SET / L’Aurore crée des passerelles vers un écosystème dynamique à Kaolack

80 jeunes bénéficient d’un programme d’accompagnement dans le cadre de FIT! Sénégal

Kaolack, 23 novembre 2025 – La jeunesse entrepreneuriale du Saloum était à l’honneur cette semaine. À l’occasion de la Semaine Mondiale de l’Entrepreneuriat, célébrée du 17 au 23 novembre, l’association BET-SET / L’Aurore a organisé une série d’activités destinées à renforcer les compétences de jeunes porteurs de projets issus des départements de Nioro, Guinguinéo et Kaolack.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme DIAPAL TE JEF, un dispositif d’accompagnement du projet FIT! Sénégal pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, mis en œuvre avec l’appui de l’ONG ECLOSIO et financé par LuxDev. Au total, 80 jeunes ont bénéficié d’un accompagnement structuré, allant de formations techniques à des opportunités de réseautage avec des acteurs économiques locaux.

Un écosystème entrepreneurial en construction

L’édition 2025 a particulièrement insisté sur la synergie entre les structures d’appui à l’entrepreneuriat. La Chambre de Commerce, d’Agriculture et d’Industrie de Kaolack (CCIAK) a joué un rôle majeur dans la mobilisation des acteurs et la création de passerelles entre institutions, entrepreneurs et bénéficiaires.

« Cette coopération ouvre la voie à un écosystème entrepreneurial plus cohérent et inclusif », a déclaré un responsable impliqué dans l’organisation.

Le numérique, levier d’insertion pour les jeunes

La formation au numérique a occupé une place centrale dans les sessions. Les jeunes ont été initiés à :

l’utilisation professionnelle de Facebook et WhatsApp Business, la création de visuels et de supports de communication, l’optimisation du référencement local, l’usage d’outils de gestion commerciale.

Animés par des spécialistes locaux, ces ateliers visent à renforcer la visibilité en ligne des jeunes entrepreneurs, afin de leur permettre de mieux promouvoir leurs produits et services. Les participants devront produire plusieurs livrables, dont des comptes professionnels fonctionnels, des supports pédagogiques, des campagnes pilotes et des rapports d’auto-évaluation.

BET-SET / L’Aurore, un acteur clé de l’insertion

Active depuis plusieurs années dans la région de Kaolack, BET-SET / L’Aurore s’est imposée comme un acteur essentiel dans l’accompagnement des jeunes et des femmes. Son action couvre l’entrepreneuriat, le développement territorial et l’insertion professionnelle.

À travers DIAPAL TE JEF, l’organisation ambitionne de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs capables de saisir les opportunités locales, notamment à l’approche des JOJ Dakar 2026.

À propos de BET-SET / L’Aurore

BET-SET / L’Aurore est une organisation engagée dans la promotion de l’entrepreneuriat, l’insertion socio-professionnelle des jeunes et le développement territorial dans la région de Kaolack et ses environs.

Nouvel épisode dans l’affaire Cheikh Bara Ndiaye – Maïmouna Ndour Faye : les plaintes croisées continuent

Le bras de fer entre le député Cheikh Bara Ndiaye et la journaliste Maïmouna Ndour Faye prend une nouvelle tournure avec des plaintes croisées devant le parquet. Alors que la directrice de la chaîne 7TV avait annoncé son intention de porter plainte contre le parlementaire, c’est finalement Cheikh Bara Ndiaye qui a devancé les démarches en déposant sa plainte.

Dans sa déclaration, le député a précisé avoir saisi la justice contre Maïmouna Ndour Faye pour « diffamation et diffusion de fausses nouvelles, injures publiques et menaces ». Il reproche à la journaliste d’avoir tenu des propos le mettant en cause dans des affaires supposées concernant l’attribution d’un passeport diplomatique et des liens avec des hommes politiques de la coalition Diomaye Président. Ces déclarations, selon lui, portent atteinte à son image et à sa réputation.

Maïmouna Ndour Faye n’a pas tardé à réagir et a réaffirmé son intention de poursuivre le député. « Cheikh Bara Ndiaye a repris son exercice favori et je fais partie de ses cibles. Je pense qu’il a besoin de prononcer mon nom pour être entendu », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que son avocat, Me Baboucar Cissé, déposerait dès le lendemain une plainte auprès du procureur pour répondre aux accusations du député.

Il faut rappeler que cette affaire n’est pas une première. Entre février et mars 2025, Maïmouna Ndour Faye avait déjà saisi la justice contre Cheikh Bara Ndiaye pour une campagne de dénigrement, de manipulation et de diffusion de fausses nouvelles visant la 7TV. Ce nouvel épisode marque donc la continuité d’un conflit public qui oppose depuis plusieurs mois le parlementaire et la journaliste, avec des accusations mutuelles de diffamation et d’atteinte à la réputation.

Kaolack : La Coordination nationale des jeunes de Mimi 2024 exige la publication des diplômes de Fadilou Keïta

Après la sortie médiatique des cadres de Mimi 2024, c’est au tour de la Coordination nationale des jeunes du mouvement de monter au créneau pour répondre au Directeur général de la Caisse de Dépôt et de Consignation (CDC), Fadilou Keïta.

Selon eux, ce dernier perçoit plusieurs millions de francs CFA comme salaire, un niveau de rémunération qui, à leurs yeux, devrait s’accompagner de performances et de services à la hauteur au sein de la CDC. « Or, ce n’est vraiment pas ce que l’on constate », soutiennent-ils.

La Coordination accuse Fadilou Keïta de se faire davantage remarquer par ses activités politiques que par des résultats probants, particulièrement à Kaolack « où il ne sera jamais maire », affirment-ils. Ils estiment également que ses attaques contre Aminata Touré sont infondées, rappelant que Macky Sall « n’a jamais pu la faire plier » sur la question du troisième mandat ou du report des élections, malgré une inspection de sa gestion au CESE qui « n’a conclu à aucun détournement de deniers publics ».

Les jeunes de Mimi 2024 dénoncent par ailleurs ce qu’ils qualifient de « salaires vertigineux » payés avec l’argent du contribuable à un Directeur général « qui n’a décliné ni vision ni stratégie convaincantes pour la CDC », une institution qui, selon eux, devrait jouer un rôle de levier économique en période de difficultés.

Ils exigent ainsi que Fadilou Keïta publie ses diplômes officiels, hic et nunc.

Affaire Batiprom–Naffco : un enseignant-chercheur arrêté pour un présumé détournement de 1,2 milliard Fcfa

La société Batiprom, engagée dans un contrat de sous-traitance avec Naffco, entreprise basée à Dubaï et attributaire d’un marché du ministère sénégalais de l’Intérieur en 2022, se retrouve au cœur d’une affaire financière retentissante. Selon le journal Libération, M. Touré, enseignant-chercheur en linguistique de l’arabe classique, a été discrètement arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être déféré au Pool judiciaire financier (PJF). Il est poursuivi pour un présumé abus de confiance portant sur un montant évalué à 1,2 milliard de francs CFA. Il devrait être fixé sur son sort ce vendredi lors de sa présentation au parquet.

L’affaire a éclaté à la suite d’une plainte déposée par le directeur général de Batiprom. En 2022, sa société avait signé un contrat de sous-traitance avec Naffco, laquelle avait obtenu du ministère de l’Intérieur un important marché portant notamment sur la livraison de véhicules et la construction de hangars destinés à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers. Pour assurer la liaison entre Batiprom et Naffco, le directeur général avait placé une totale confiance en M. Touré, allant jusqu’à lui confier la gestion de la société grâce à une procuration bancaire.

Lors de son audition, M. Touré a soutenu que les fonds mis en cause avaient servi à l’exécution du contrat de sous-traitance. Cependant, les enquêteurs n’ont pas pu établir la véracité de ces déclarations. Les investigations ont notamment mis en lumière plusieurs virements effectués depuis le compte professionnel de Batiprom vers le compte personnel de M. Touré, alimentant les soupçons de détournement de fonds et d’abus de confiance. Ces découvertes ont renforcé les interrogations des enquêteurs sur l’usage réel de la somme litigieuse.

Selon des sources proches de l’enquête citées par Libération, les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur exacte du préjudice subi par Batiprom mais également pour identifier d’éventuelles complicités dans la gestion des fonds. Ce dossier intervient dans un contexte national marqué par une vigilance accrue autour de l’attribution et de l’exécution des marchés publics, souvent pointés du doigt pour des irrégularités et des risques de malversations financières.

Babacar Gaye recadre sévèrement le député Cheikh Bara Ndiaye après ses dernières déclarations

La récente sortie de Cheikh Bara Ndiaye continue de susciter de vives réactions dans l’espace public. Jeudi, c’est l’ancien ministre et homme politique Babacar Gaye qui est monté au créneau pour recadrer le député, estimant que ses propos dépassent les limites fixées par la loi malgré son statut parlementaire.

D’entrée de jeu, Babacar Gaye a tenu à rappeler les contours de l’immunité parlementaire, souvent invoquée mais parfois mal comprise. « Pour que nul n’en ignore ! L’immunité parlementaire n’est pas une licence à tout faire et à tout dire. C’est une banalité de savoir qu’en cas de flagrant délit, en matière civile et pour tout ce qui ne se rapporte pas à l’exercice de ses fonctions, le député est traité comme tout justiciable même en pleine session parlementaire », a-t-il déclaré. Selon lui, brandir l’immunité pour justifier des accusations publiques non étayées constitue une dangereuse dérive.

Babacar Gaye estime en effet que certaines déclarations récemment faites par Cheikh Bara Ndiaye sont en porte-à-faux avec la loi, notamment lorsqu’elles portent atteinte à la réputation ou à la dignité de tiers. Pour lui, le respect de la vérité et la responsabilité dans la communication publique doivent être des exigences fondamentales, surtout pour un élu de la Nation dont la parole peut influencer ou fragiliser des institutions et des personnes.

Cette mise au point intervient dans un contexte où les propos du député commencent à avoir des conséquences judiciaires. La patronne de la chaîne 7TV, Maïmouna Ndour Faye, a annoncé avoir décidé de déposer une plainte contre Cheikh Bara Ndiaye. Ce dernier avait affirmé publiquement qu’elle aurait obtenu un passeport diplomatique et qu’elle serait chargée « d’entretenir les hommes politiques » de la coalition Diomaye Président. Des accusations jugées graves et diffamatoires par l’intéressée, qui entend désormais porter l’affaire devant la justice pour que toute la lumière soit faite.

Cette situation ouvre une nouvelle séquence dans les rapports souvent tendus entre acteurs politiques et figures médiatiques. Elle interroge également sur les limites à ne pas franchir dans le débat public, à l’heure où les réseaux sociaux amplifient chaque déclaration. Pour Babacar Gaye, le rappel à l’ordre était nécessaire pour préserver la crédibilité des institutions et éviter que l’immunité parlementaire ne soit instrumentalisée comme un bouclier pour couvrir des accusations non fondées.

Ousmane Kane recadre Ousmane Sonko et dénonce une « instrumentalisation politique » de la justice

L’ancien président de la Cour d’appel de Kaolack, Ousmane Kane, est sorti de sa réserve pour répondre aux attaques formulées récemment par le Premier ministre Ousmane Sonko contre la magistrature sénégalaise. Lors d’un meeting tenu le 8 novembre, le chef du gouvernement avait critiqué de manière virulente des magistrats non identifiés, particulièrement ceux de la Cour suprême et de la Cour d’appel de Dakar, qu’il accuse d’avoir été promus sous l’ère Macky Sall et d’avoir contribué, selon lui, à des décisions déloyales et politiquement orientées.

Pour Ousmane Kane, ces déclarations traduisent une profonde méconnaissance du fonctionnement réel de la justice. Il estime que l’intégralité des magistrats occupant les postes les plus sensibles a été remplacée depuis l’arrivée du Président Bassirou Diomaye Faye. « Le Premier ministre s’est trompé. Depuis la première réunion du Conseil supérieur de la magistrature sous l’ère Diomaye Faye, tous les magistrats occupant des postes importants sous l’ancien régime ont été remplacés », affirme-t-il.

Dans un texte très détaillé, il rappelle les changements significatifs opérés. À la Cour suprême, un nouveau Premier président et un nouveau procureur général ont été nommés. Le Premier président, souligne-t-il, a même la prérogative de présider n’importe quelle chambre, même s’il ne l’a jamais exercée. À la Cour d’appel de Dakar, presque l’intégralité de la haute hiérarchie a été renouvelée : Premier président, secrétaire général, présidents de chambre, procureur général, avocats généraux, président et conseillers de la Chambre d’accusation financière, juges d’instruction du pool financier ainsi que le procureur de la République de ce même pool. Au Tribunal de grande instance hors classe, les juges d’instruction, le procureur de la République et ses adjoints ont également été remplacés.

Ces changements, insiste Ousmane Kane, prouvent que les accusations du Premier ministre ne reposent sur aucune base solide. « Aujourd’hui, tous les postes sensibles dans la magistrature sont occupés par des magistrats de son choix », tranche-t-il.

Au-delà du plan institutionnel, l’ancien magistrat évoque aussi sa propre expérience pour illustrer la complexité du fonctionnement judiciaire et les dérives possibles. Il raconte avoir été la cible de comportements qu’il qualifie de « violations grossières des règles fondamentales du droit ». « L’injustice laisse une amertume que seule la calomnie peut égaler. J’en sais quelque chose pour en avoir été victime plus d’une fois », dit-il. Il affirme avoir constaté des pratiques graves, comme des magistrats de haut rang brisant des principes juridiques ou encore un faux constaté par huissier à la Cour suprême. Toutefois, il tient à rappeler que ces cas ne reflètent pas la réalité générale : « L’écrasante majorité des magistrats effectuent un travail titanesque dans des conditions souvent indescriptibles. »

Pour Ousmane Kane, la prise de parole de Sonko relève davantage d’une instrumentalisation politique que d’une critique institutionnelle constructive. « La magistrature n’est pas à l’abri de la critique, mais la position du Premier ministre aurait dû le dissuader de s’attaquer publiquement à un corps qu’il a les moyens politiques de réformer », souligne-t-il. Il ajoute que les injustices que Sonko dit avoir subies ne doivent pas être reproduites, même en faveur de son propre camp.

Il pointe également plusieurs anomalies juridiques dans la gestion des dossiers impliquant l’actuel Premier ministre. Il évoque notamment l’aggravation de la sanction par la Cour suprême et un refus de renvoi qui, selon lui, aurait violé les droits de la défense si Sonko avait comparu. Concernant les infractions de diffamation et d’injure, il rappelle leur particularité : la procédure peut être arrêtée à tout moment par un simple retrait de plainte, contrairement à la plupart des autres délits. Selon lui, seule l’initiative d’appel introduite par Sonko a rendu possible l’aggravation de sa peine en appel. Le fait que la Cour ait statué si rapidement et confirmé une peine plancher rendant Sonko inéligible constitue, selon Kane, une « anomalie ».

L’ancien magistrat ne s’arrête pas là. Il critique aussi la composition du Conseil constitutionnel à la veille de la dernière présidentielle. Les nominations opérées par l’ex-président Macky Sall, remplaçant un professeur d’université et un inspecteur général d’État par deux magistrats, sont pour lui une entorse à l’esprit d’équilibre et de diversité voulu depuis 1992. Une décision qui, selon lui, « ne pouvait qu’engendrer la suspicion » et éroder la confiance du public.

Khadim Ba transféré au Pavillon spécial : entre exigences médicales et rigueur judiciaire

Malade depuis plusieurs semaines, le directeur général de Locafrique, Khadim Ba, a finalement été transféré au Pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec. Selon le journal Libération, ce transfert médical a été décidé afin d’assurer une prise en charge plus adaptée à son état de santé, tout en maintenant le dispositif de surveillance requis pour un prévenu placé en détention. Il rejoint dans cette unité Farba Ngom, dont l’admission dans un centre hospitalier classique n’a toujours pas été autorisée.

La situation de Khadim Ba s’inscrit dans un dossier judiciaire lourd. Le dirigeant de Locafrique est en détention depuis le 4 octobre 2024, sous mandat de dépôt pour plusieurs infractions financières d’une ampleur exceptionnelle. Il est notamment poursuivi pour importation sans déclaration portant sur 63,052 milliards de FCFA, défaut de rapatriement de 44,601 milliards de FCFA, ainsi qu’escroquerie sur les deniers publics, également évaluée à 63,052 milliards de FCFA. Ces accusations, révélées au fil de l’enquête et des procédures, ont placé l’affaire au cœur de l’attention médiatique et institutionnelle.

Une expertise médicale récemment réalisée avait conclu à un état de santé préoccupant pour Khadim Ba, ce qui l’avait conduit à déposer une demande de mise en liberté provisoire. Malgré ces conclusions jugées très favorables à son égard, la justice a rejeté sa requête, estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour un élargissement temporaire. La décision fait écho à une ligne de conduite stricte des autorités judiciaires dans les dossiers financiers sensibles, où le contrôle des prévenus demeure un impératif.

Le transfert au Pavillon spécial intervient également dans un climat où la question de la prise en charge des détenus malades fait l’objet d’une vigilance accrue. Les cas récents de personnalités vulnérables, à l’image de Farba Ngom, ont mis en lumière les défis liés à la conciliation entre les impératifs médicaux et les exigences du régime de détention. Selon Libération, les autorités cherchent à maintenir un équilibre entre la protection des droits fondamentaux des patients-détenus et la rigueur nécessaire à la gestion de dossiers impliquant des montants financiers considérables.

Le judo sénégalais perd l’un de ses plus grands champions : Ankiling Diabone n’est plus

Le monde du sport sénégalais, particulièrement celui du judo, est en deuil. Maître Ankiling Diabone, figure emblématique de cette discipline et l’un des plus grands champions qu’ait connus le Sénégal, a tiré sa révérence ce jeudi 20 novembre à Ziguinchor, des suites d’une maladie. L’illustre judoka, originaire d’Oussouye, s’est éteint à l’âge de 70 ans à l’hôpital de la Paix. La rédaction de Dakaractu présente ses condoléances les plus attristées à sa famille, ainsi qu’à sa nièce, Prudence Diabone, monteuse au sein de la rédaction.

Parmi ceux qui témoignent de son héritage exceptionnel, Landing Diémé, l’un de ses neveux, a rappelé le parcours hors du commun du défunt. Il souligne que ce texte, rédigé en 2020 à partir des indications et de la documentation fournie par maître Ankiling lui-même, reste le reflet fidèle d’une vie dédiée au judo, discipline que le champion « respirait », selon ses mots. Tonton Ankiling, comme il l’appelait affectueusement, fut l’un des plus grands sportifs du pays, cumulant trophées, distinctions, participations aux championnats du monde et aux Jeux olympiques.

Né en 1955 à Oussouye, dans la région de Ziguinchor, Ankiling Diabone était le deuxième d’une fratrie de cinq garçons. Il effectue ses études primaires dans sa ville natale et obtient son Certificat d’études primaires élémentaires en 1968 à l’école catholique Joseph Faye. Son parcours secondaire débute à Oussouye avant de se poursuivre à Thiès, où il décroche son BEPC en 1975 au Centre Randoulène Sud. Dès l’obtention de son diplôme, il intègre le Centre national d’éducation populaire et sportive (CNEPS) de Thiès. C’est là, sous l’enseignement du maître Madani Diakhaté, qu’il découvre le judo, une discipline qui marquera toute sa vie.

Diplômé en 1977 comme maître d’Éducation physique et sportive, il enseigne d’abord durant deux années au Cours Sainte-Marie de Hann. Une bourse de la coopération française lui ouvre ensuite les portes de l’Institut national supérieur de l’éducation physique de Paris. En 1981, il en sort avec plusieurs certifications, dont le Brevet d’État d’éducateur sportif, option judo, et le Brevet national de secouriste.

À son retour au Sénégal, Ankiling Diabone est nommé conseiller technique régional de judo à l’Inspection régionale de la jeunesse et des sports de Dakar. Il y exerce jusqu’en 1985, tout en poursuivant sa carrière sportive au sein du dojo national Momar Dieng, sous la direction spirituelle de maître Amara Dabo. En 1985, il est affecté dans la région naturelle de Casamance où il occupe les mêmes responsabilités tout en enseignant l’EPS au lycée Djignabo et en dirigeant le Stade Aline Sitoé Diatta à partir de 1996.

La carrière sportive d’Ankiling Diabone est l’une des plus riches du judo sénégalais. Dominant la catégorie des -86 kg pendant plus d’une décennie, il remporte de nombreux titres nationaux entre 1979 et 1990. À l’échelle continentale, il s’illustre de manière éclatante, décrochant plusieurs titres de champion d’Afrique, notamment en 1982 au Caire, en 1983 à Dakar, en 1986 à Casablanca et en 1987 à Nairobi. À cela s’ajoutent des participations au plus haut niveau mondial, notamment aux championnats du monde de Maastricht en 1981 et d’Essen en 1987.

Sa carrière olympique constitue un autre volet marquant de son parcours. Il représente le Sénégal aux Jeux de Moscou en 1980, puis à ceux de Séoul en 1988. En 1992, à Barcelone, il prend part à l’aventure olympique en tant qu’entraîneur national de l’équipe sénégalaise de judo, confirmant ainsi son statut de technicien respecté et de formateur accompli.

Son engagement au service du sport ne s’est pas limité à la compétition. Conseiller technique régional pendant près de deux décennies, entraîneur national de 1990 à 1998, directeur de stade, pédagogue passionné et pilier du développement du judo en Casamance, maître Diabone a marqué plusieurs générations d’athlètes et de cadres sportifs.

Les distinctions qui lui ont été décernées témoignent de son aura exceptionnelle. En 1979, il est désigné meilleur judoka de l’année. En 1992, il est élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national du Mérite. En 2003, il reçoit le Lion d’Or national et sera plus tard consacré Meilleur Judoka du Cinquantenaire, une reconnaissance suprême pour celui qui aura porté haut les couleurs du Sénégal dans les plus grandes compétitions internationales.

Jumelage Bambilor–Verdelino : un partenariat axé sur le développement local

Les fruits de la tournée européenne du Khalife général de Bambilor commencent à se matérialiser. En effet, la commune de Bambilor a accueilli, ce jeudi 20 novembre 2025, une délégation de la commune italienne de Verdelino, située dans la province de Bergame.

Cette visite, qui s’inscrit dans le cadre d’un jumelage entre Bambilor et Verdelino, vise à explorer des opportunités d’investissement pour le développement de la localité. Les échanges portent notamment sur la culture, le tourisme, l’administration publique, l’éducation et la formation, la santé, ainsi que l’emploi des jeunes.

Accueillie en grande pompe à l’Aéroport international Blaise-Diagne par le maire de Bambilor, Ndiagne Diop, la délégation s’est rendue dans l’après-midi chez le Khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Ba, président de l’ONG Fawzi Wanadiati et initiateur du programme de jumelage, avant d’être reçue officiellement à l’esplanade de la mairie.

Entouré des membres du conseil municipal, de l’équipe technique communale et des dignitaires de la communauté léboue, le maire Ndiagne Diop a exprimé sa profonde gratitude au Khalife Thierno Amadou Ba et aux partenaires italiens. Il leur a promis un séjour de travail fructueux et un partenariat gagnant-gagnant.

La signature officielle du jumelage entre les deux parties est prévue mardi prochain. L’accord, d’une durée de trois ans renouvelables, ambitionne de renforcer la coopération internationale, institutionnelle, économique, touristique, sociale et culturelle entre Bambilor et Verdelino.

Il convient également de noter qu’à partir de ce samedi, la mission italienne — composée d’hommes d’affaires et d’investisseurs — se rendra à l’APIX et effectuera des visites d’entreprises sénégalaises ainsi que de différentes structures de l’administration publique.

Présent à la cérémonie, le maire Ndiagne Diop, qui a chaleureusement accueilli la délégation, a salué une initiative qu’il considère comme une « véritable aubaine » pour les habitants de la commune.

Pour rappel, la délégation est conduite par le maire de Verdelino, Zanoli Silvano. Elle est composée de Tucci Gérardo, capitaine de gendarmerie à la retraite et représentant du secteur privé ; de Nozza Giovanni, entrepreneur italien ; de Malick Diop, entrepreneur et conseiller municipal ; et de Yety Dia, ancien président d’Assos/B et président de l’Association Fawzi Aide les Sénégalais en Italie.

A. Saleh

Un drame familial bouleverse les réseaux sociaux : la mort mystérieuse de Nogaye Thiam relance le débat sur l’isolement et les violences intrafamiliales

Un fait divers d’une rare tristesse secoue depuis jeudi la toile sénégalaise. La jeune Nogaye Thiam, âgée de seulement 23 ans, a été retrouvée morte dans sa chambre, deux jours après son décès présumé. L’affaire, révélée par sa sœur — la maquilleuse très suivie sur les réseaux sociaux, « Adja Makeup » — a été relayée ce vendredi par le journal Les Échos, qui rapporte des circonstances aussi bouleversantes qu’interpellantes.

Selon les premières informations, c’est le nourrisson de la jeune femme, un garçon d’un an et demi, qui a passé près de quarante-huit heures seul aux côtés du corps sans vie de sa mère. L’enfant, inconscient du drame, aurait tenté à plusieurs reprises de téter, pensant que sa mère dormait. Cette image poignante a profondément ému les internautes, amplifiant l’indignation et la demande de vérité autour de cette affaire.

Plus troublant encore, Les Échos indique que le décès s’est produit au domicile de la belle-famille de la victime, où elle vivait avec son époux — qui serait également son cousin — et sa belle-mère, dont elle porte l’homonyme. Le quotidien souligne que certaines sources évoquent des tensions persistantes entre Nogaye Thiam et sa belle-famille. Ces différends auraient entraîné son isolement, un isolement dont l’issue tragique soulève aujourd’hui de nombreuses interrogations.

Les réactions sur les réseaux sociaux ne cessent de croître, alimentées par l’incompréhension et la colère. Comment une jeune femme a-t-elle pu mourir sans que personne ne s’en rende compte pendant deux jours ? Pourquoi son enfant est-il resté livré à lui-même dans cette situation dramatique ? Quels étaient réellement les rapports entre la victime et sa belle-famille ? Autant de questions qui reviennent avec insistance dans les commentaires, mais qui, pour l’heure, restent sans réponse.

Face à l’émotion collective et à la gravité des faits, une enquête de police a été ouverte. Ce n’est qu’au terme de celle-ci que les circonstances exactes du décès pourront être déterminées et que d’éventuelles responsabilités pourront être établies.

Approvisionnement, faible rémunération, sécurité des pêcheurs : l’ITF hausse le ton et formule une série de revendications

À l’occasion de la Journée mondiale de la pêche 2025, célébrée chaque 22 novembre, l’International Transport Workers’ Federation (ITF) a organisé, ce mardi à l’hôtel Axil, un atelier consacré aux défis majeurs du secteur halieutique. En présence du directeur de cabinet du ministre de la Pêche, de nombreux syndicalistes ainsi que de partenaires techniques et financiers, Bayla Sow, secrétaire régional adjoint de l’ITF, a appelé à une mobilisation internationale contre la pêche illicite et pour la défense des droits des travailleurs de la mer. Il a, à cette occasion, déposé sur la table du directeur de cabinet Fatou Diouf une série de revendications prioritaires. Ce dernier s’est réjoui de la démarche et a promis une collaboration étroite avec le ministère.

Face au directeur de cabinet du ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, l’ITF a mis en lumière les difficultés persistantes qui frappent les pêcheurs. Bayla Sow a dénoncé les pratiques abusives qui perdurent dans le secteur, rappelant que le travail forcé y est encore trop répandu. Selon lui, les pêcheurs sont non seulement mal rémunérés, mais aussi exposés à des environnements extrêmement dangereux, ce qui justifie l’exigence de normes minimales en matière de sécurité, de salaires et de conditions de travail. Il a également insisté sur la nécessité d’une meilleure structuration syndicale afin de renforcer les capacités de négociation collective des travailleurs.

L’ITF estime par ailleurs que les acteurs de la chaîne d’approvisionnement doivent être tenus responsables des violations des droits humains et des normes professionnelles constatées dans le secteur. Elle préconise une approche globale permettant à la fois de protéger les océans et de garantir un avenir viable aux communautés de pêcheurs. « Le secteur de la pêche est l’un des plus vulnérables à l’exploitation humaine. En parallèle, des mouvements comme la Journée mondiale pour la fin de la pêche appellent à l’abolition de la pêche et des élevages aquacoles pour des raisons éthiques et écologiques. Cette dualité souligne les tensions entre justice sociale pour les travailleurs et préoccupations environnementales », a rappelé Bayla Sow.

Le directeur de cabinet du ministre de la Pêche, Mamadou, a salué la représentativité de l’ITF, particulièrement influente dans le secteur maritime. Au nom de la ministre Fatou Diouf, il a assuré que le Sénégal continuera de défendre les droits des travailleurs tout en veillant à la préservation du patrimoine halieutique. Il a rappelé que l’une des premières décisions de la ministre a été la publication de la liste des navires de pêche, une mesure qui constitue, selon lui, une avancée notable dans la gouvernance du secteur. Il a assuré que le ministère poursuivrait sur cette lancée afin d’améliorer durablement les conditions de travail et les mécanismes de régulation.

Au cours de son intervention, Bayla Sow a également dénoncé les ravages de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), qui compromet non seulement les écosystèmes marins, mais aussi la survie économique des pêcheurs. Il a appelé à la création d’une alliance internationale contre la pêche INN, rappelant que les travailleurs de la mer sont souvent les premières victimes de ces pratiques, exposés à des conditions précaires et parfois à une exploitation sévère. Pour lui, la justice sociale et la durabilité environnementale doivent aller de pair : « Sauver les océans, c’est aussi sauver les travailleurs », a-t-il affirmé avec force.

En clôturant la rencontre, Bayla Sow a rappelé que l’ITF n’est pas un acteur marginal, mais une organisation de premier plan représentant plus de 18 millions de travailleurs dans 150 pays. Il a souligné que l’action de la Fédération dans le secteur de la pêche vise à rééquilibrer le rapport de force entre les grandes entreprises exploitantes et les communautés locales, en promouvant des normes équitables, une gouvernance transparente et une véritable protection des travailleurs.

PASTEF reporte la Journée dédiée aux Martyrs et Victimes au 7 décembre 2025

Le parti PASTEF–Les Patriotes a annoncé, à travers un communiqué signé par son Bureau politique national, le report de la Journée dédiée aux Martyrs et Victimes, initialement programmée le 28 novembre 2025. L’événement se tiendra finalement le 7 décembre 2025.

Selon le document officiel, ce changement de date répond à la nécessité d’assurer une préparation optimale de cette commémoration considérée comme hautement symbolique pour la formation politique. Le parti explique vouloir organiser une journée « à la hauteur de l’événement », afin de rendre un hommage digne à « celles et ceux qui ont payé le prix fort » dans le cadre du combat mené pour la liberté, la justice et la souveraineté.

PASTEF souligne également que ce report s’inscrit dans une logique de respect et de reconnaissance envers les militants, sympathisants et victimes ayant marqué les différentes étapes de son engagement politique. La direction du parti estime que cette réorganisation permettra de mieux mobiliser, d’assurer une coordination plus efficace et de garantir un déroulement conforme aux attentes.

La cérémonie, désormais prévue le 7 décembre, devrait réunir l’ensemble des responsables, militants et alliés du parti, dans un esprit de recueillement, de solidarité et de fidélité à la mémoire des disparus.

Secteur informel : la CSA et PostFinance unissent leurs forces pour la professionnalisation des acteurs

Malgré les difficultés traversées ces dernières années, PostFinance a signé ce jeudi 20 novembre 2025, au siège de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), une convention de cinq ans destinée à soutenir les travailleurs du secteur informel.

Selon Elimane Diouf, secrétaire général de la CSA, PostFinance dispose de l’expérience nécessaire pour accompagner la professionnalisation de l’économie informelle et sa présence sur l’ensemble du territoire national constitue un atout majeur.

De son côté, le directeur général de PostFinance, M. Amadou, a tenu à rassurer la clientèle en annonçant des améliorations significatives dans les services offerts.

Une convention stratégique pour les travailleurs de l’informel

« La convention que nous venons de signer aujourd’hui entre la CSA et PostFinance est le fruit d’un partenariat que nous voulons fréquent et utile pour les travailleurs de la CSA, particulièrement ceux de l’économie informelle, sociale et solidaire », a déclaré Elimane Diouf.

Il rappelle que le plan stratégique 2025-2029 de la CSA accorde une place importante à l’organisation des travailleurs de l’informel en une grande fédération. À travers cette structure, l’objectif est de mettre en place un fonds d’investissement, de garantie et de cautionnement, permettant aux acteurs d’améliorer leur inclusion financière, d’épargner et de financer leurs activités.

Professionnalisation : un nouveau cap

Au-delà de l’accompagnement économique, la convention prévoit aussi une dimension formation et surtout un appui à la professionnalisation du secteur.

« Professionnaliser, c’est changer nos modes de fonctionnement et être capables de compétir au niveau national et international », explique M. Diouf. Il met en avant la nécessité pour les acteurs informels d’accéder à des expositions, y compris à l’étranger, et de produire des articles labellisés pouvant être commercialisés dans le monde entier.

Il ajoute :

« La professionnalisation permettra aux travailleurs d’avoir un emploi décent, d’assurer leurs besoins, de disposer d’une retraite et de prendre en charge leur santé et celle de leur famille. »

Pourquoi PostFinance ?

Pour la CSA, le choix de PostFinance s’explique par son expérience en microfinance et par son ancrage territorial :

« PostFinance est présente dans les 46 départements et même dans les hameaux les plus reculés », souligne Elimane Diouf.

Il rappelle aussi que les difficultés rencontrées par la Poste concernent directement les travailleurs syndiqués :

« Nous allons accompagner nos travailleurs, mais aussi participer à la redynamisation de la Poste, qui est un patrimoine national que nous devons sauvegarder. »

PostFinance rassure : la situation s’améliore

Prenant la parole, le directeur général de PostFinance a assuré que malgré les difficultés des dernières années, la situation évolue positivement.

« Tous nos clients domiciliés sont désormais payés à temps. Les épargnants sont régulièrement servis pour leurs demandes de retrait », indique M. Amadou.

Il rappelle également que l’État a apporté un soutien décisif, notamment lors du Conseil interministériel du 1er septembre 2025, qui a jeté les bases d’une relance de la Poste, avec l’ambition de créer une banque postale à l’horizon 2029.

Digitalisation, qualité de service et garanties

Parmi les garanties offertes par PostFinance, le DG cite :

l’amélioration de l’accueil et de la relation client, la mise en place prochaine de nouveaux outils pour permettre aux clients de mieux suivre leurs comptes, la digitalisation des services, la garantie de l’État via les fonds déposés à la Caisse des dépôts et consignations, en collaboration avec le Trésor public.

« Le plus difficile est derrière nous. D’année en année, les choses vont s’améliorer », assure-t-il.

Selon lui, la confiance accordée par la CSA s’inscrit dans une dynamique naturelle au vu des progrès réalisés.

Un partenariat aligné avec la mission de service public

Pour conclure, le DG rappelle la vocation première de PostFinance : l’inclusion financière.

« Quand on parle d’inclusion financière, on pense d’abord à ceux qui sont exclus du système bancaire, c’est-à-dire les acteurs de l’économie informelle », souligne-t-il.

Il indique que ce partenariat s’inscrit dans la continuité des politiques publiques visant une économie compétitive et résiliente.

« On ne peut atteindre cet objectif sans intégrer la majorité des acteurs économiques, qui évoluent dans l’informel », ajoute-t-il.

CYBERCRIMINALITÉ : La DSC démantèle un vaste réseau d’escroquerie et défère deux individus

La Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSC) vient de porter un coup majeur à un réseau d’escrocs particulièrement actif depuis plusieurs années. Après avoir enregistré près d’une quarantaine de plaintes depuis 2022, les enquêteurs ont réussi à identifier et interpeller plusieurs membres de cette organisation criminelle. Deux d’entre eux ont été déférés au parquet pour escroquerie en bande organisée, blanchiment de capitaux et usurpation d’identité.

Selon les informations recueillies, le réseau a dérobé au total plus de 338 millions de francs CFA à des victimes réparties dans plusieurs régions du pays. L’un des cas les plus marquants concerne un homme vivant avec un handicap, qui a perdu à lui seul la somme vertigineuse de 101 millions de francs CFA, après être tombé dans le piège des escrocs.

Le mode opératoire était d’une efficacité redoutable. Les individus approchaient leurs victimes via WhatsApp ou par courrier électronique, en se faisant passer pour des connaissances perdues de vue, des membres de la famille ou même d’anciens collègues. Une fois la confiance établie, ils proposaient des opportunités d’affaires prétendument très lucratives, liées à l’exportation de plantes et de graines médicinales africaines — notamment le moringa ou l’argan — vers des laboratoires étrangers. Les victimes, persuadées de participer à une transaction sûre et rentable, effectuaient alors des versements répétés à travers des services comme Orange Money, Wave ou encore des transferts internationaux.

Grâce à un travail minutieux d’investigation technique, les agents de la DSC ont remonté la piste jusqu’au cœur du réseau. Une opération coordonnée a été menée avec succès le 14 novembre, permettant l’interpellation de quatre individus dans la région de Sédhiou ainsi qu’à Dakar. Lors de ces arrestations, les enquêteurs ont saisi plusieurs éléments compromettants, notamment des cartes d’identité appartenant à des tiers, des téléphones portables, des cartes de transfert ainsi que des preuves de transactions financières. Deux des suspects ont reconnu leur rôle central dans l’organisation, confirmant l’existence d’un vaste réseau qui opérait également hors du territoire national.

Justice : un budget 2026 en baisse, mais une ambition maintenue

Le projet de budget 2026 du ministère de la Justice a été examiné et adopté mercredi 19 novembre 2025. Présenté par la ministre Yassine Fall, il marque un retour à un niveau de financement plus classique après l’effort exceptionnel consenti l’année précédente. Pour l’exercice 2026, les crédits de paiement alloués au département sont fixés à 81 006 199 801 F CFA, soit une diminution de 16,79 milliards F CFA correspondant à une baisse d’environ 17 % par rapport aux 97 794 361 061 F CFA qui avaient été votés pour 2025.

Cette contraction du budget s’explique essentiellement par la non-reconduction des 20 milliards F CFA de transferts en capital mobilisés en 2025 pour le Programme de modernisation des infrastructures judiciaires. Malgré cette baisse mécanique, la ministre Yassine Fall a assuré que les objectifs stratégiques du ministère restent inchangés et que les réformes engagées se poursuivront. Selon elle, l’ambition demeure de garantir un service public de la justice efficace, moderne et ancré dans les principes de transparence et de respect des droits humains.

Le budget 2026 sera structuré autour de plusieurs axes majeurs. Le ministère entend d’abord renforcer la présence judiciaire dans l’ensemble du pays afin de faciliter l’accès des citoyens aux services judiciaires et d’améliorer les conditions d’accueil dans les juridictions. La performance du fonctionnement interne des tribunaux constituera également un chantier prioritaire, avec un appui renforcé aux magistrats et aux personnels judiciaires pour fluidifier les procédures.

La ministre a également insisté sur la poursuite de l’humanisation des conditions de détention, un volet jugé essentiel pour la sécurité dans les établissements pénitentiaires et le respect des normes internationales. À cela s’ajoute un engagement fort en faveur de la réduction des délais de traitement des dossiers, un défi que le ministère souhaite relever en misant sur la transformation numérique pour renforcer la traçabilité, la gouvernance et l’efficacité administrative.

Par ailleurs, la consolidation des mécanismes de prévention des abus et l’accompagnement renforcé des personnes vulnérables figurent parmi les priorités de 2026. Le ministère mettra aussi l’accent sur la formation continue des acteurs judiciaires, indispensable pour accompagner la mise en œuvre des réformes et l’évolution des cadres juridiques.

Le G7 salue une avancée mais réclame la signature du décret sur le relèvement de l’âge de la retraite

Le G7, regroupement des principaux syndicats du secteur de l’éducation, a exprimé sa satisfaction après l’adoption en Conseil des ministres du projet de décret modifiant le décret n°2006-392 du 27 avril 2006 et complétant le décret n°77-987 du 14 novembre 1977 portant sur le statut particulier des fonctionnaires de l’Enseignement. Cette décision, attendue depuis longtemps par les acteurs du système éducatif, constitue une étape importante dans la prise en charge de plusieurs revendications portées par les organisations syndicales. Toutefois, les syndicats appellent l’État à poursuivre ses efforts et à aller plus loin, notamment en signant le décret relatif au relèvement de l’âge de la retraite.

Le secrétaire général du Saemss, El Hadji Malick Youm, s’est félicité de cette avancée, tout en soulignant qu’elle intervient tardivement. Selon lui, même si le gouvernement a fait un premier pas, d’autres dossiers essentiels restent en suspens et sont étroitement liés à la signature de ces décrets. Il a notamment évoqué la question de la revalorisation des pensions de retraite des décisionnaires, un sujet qui demeure préoccupant pour une grande partie du corps enseignant.

Le syndicaliste a également rappelé que la problématique du passage de l’âge de départ à la retraite de 60 à 65 ans demeure entière. À cela s’ajoute la question de l’accès des décisionnaires aux imputations budgétaires, un autre point de discorde que les syndicats souhaitent voir réglé rapidement. Pour El Hadji Malick Youm, l’adoption récente des textes ne doit pas occulter les nombreuses préoccupations encore en suspens, regroupées sous ce que le G7 appelle désormais le “passif social”.

Par ailleurs, le secrétaire général du Saemss a dénoncé la lenteur avec laquelle le gouvernement a réagi. Il estime que l’exécutif donne l’impression d’attendre que les syndicats perturbent le fonctionnement de l’école pour agir. Une attitude qu’il juge dépassée et incompréhensible à l’heure où les enseignants réclament un dialogue social plus sincère et surtout plus anticipatif. Selon lui, il est devenu urgent de rompre avec ces pratiques anciennes qui ne font qu’alimenter les tensions dans le secteur.

Zahra Iyane Thiam invite Diomaye Faye à se concentrer sur l’action gouvernementale

L’ancienne ministre Zahra Iyane Thiam a livré, ce jeudi, un message clair et sans détour à l’endroit du président Bassirou Diomaye Faye. Dans une publication diffusée sur X, elle a rappelé l’importance, pour les acteurs politiques, de rester fidèles à la vérité historique tout en plaçant l’intérêt des populations au cœur de leur action.

Selon elle, l’élection présidentielle de 2012 constitue un exemple parlant : « Le véritable artisan de l’élection présidentielle de 2012, c’était le candidat Macky Sall, porté par toute une équipe engagée. Les acteurs politiques doivent à leurs électeurs de raconter l’histoire telle qu’elle s’est réellement déroulée. Cette exigence vaut pour ceux d’hier, mais davantage encore pour ceux d’aujourd’hui », écrit-elle, soulignant ainsi la nécessité de préserver l’intégrité du récit politique.

Poursuivant son propos, Zahra Iyane Thiam insiste sur la nature même de l’exercice du pouvoir, affirmant que la politique ne constitue pas une finalité. À ses yeux, seules les actions concrètes, orientées vers l’amélioration des conditions de vie des populations, donnent leur véritable sens aux responsabilités publiques.

Dans cette logique, elle formule une attente précise à l’endroit du chef de l’État : « Ce que nous attendons du Président de la République, Diomaye Faye, c’est qu’il gouverne, sans se laisser happer par la politique politicienne. » Elle estime en effet que le président doit se focaliser sur son agenda de réformes et résister aux turbulences internes susceptibles de détourner son attention.

Elle avertit par ailleurs que la scène politique pourrait évoluer rapidement, même au sein de la majorité présidentielle : « Au-delà de Sonko, il ne devrait être surpris de voir émerger d’autres candidatures issues même de sa majorité la plus proche. Qui vivra verra. » Une manière de souligner que la stabilité politique dépendra de la capacité du président à gouverner au-dessus des intérêts partisans.

Rewmi recadre sévèrement Fadilou Keïta et défend l’héritage politique d’Idrissa Seck

Les militants du parti Rewmi n’ont pas tardé à réagir aux déclarations du Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Fadilou Keïta. Pour la jeunesse du parti, regroupée autour d’Aly Nguer et des membres du Secrétariat national, les propos du responsable de la CDC traduisent une méconnaissance du passé politique récent et une volonté manifeste de réécrire l’histoire institutionnelle du pays.

D’emblée, les jeunes de Rewmi rappellent que le rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) sur la gestion du Conseil économique, social et environnemental (CESE) avait été officiellement approuvé par l’ancien président Macky Sall. Selon eux, ce document mettait en cause aussi bien Aminata Touré qu’Idrissa Seck. Ils estiment donc infondé le discours de Fadilou Keïta, qui, à leurs yeux, semble ignorer ces conclusions ou choisir volontairement de les minimiser. En soulignant ce point, les militants entendent démontrer que l’actuel DG de la CDC ne tire aucune leçon des épisodes politiques passés.

Les responsables de la jeunesse de Rewmi établissent par ailleurs un parallèle entre la situation actuelle d’Ousmane Sonko et les polémiques liées aux rapports administratifs. Pour eux, les difficultés judiciaires du leader de Pastef trouvent leur origine dans un rapport similaire, preuve que ces documents ont, selon eux, une portée politique déterminante. Ils invitent ainsi Fadilou Keïta à faire preuve de plus de recul et à s’éloigner de ce qu’ils qualifient de « politique faite à l’ombre d’un mentor ».

Sur la question d’un éventuel rapport incriminant Idrissa Seck, les jeunes militants réfutent catégoriquement cette hypothèse. Ils rappellent que le passage du président de Rewmi à la tête du CESE avait été unanimement salué. Ils accusent Fadilou Keïta et ses soutiens de manipuler les faits, arguant qu’aucun document, aujourd’hui comme demain, ne pourrait remettre en cause la gestion d’Idrissa Seck au sein de l’institution. « Vous faites partie de ceux qui, lorsqu’ils ne peuvent pas changer les faits, tentent de changer les mots », lâchent-ils avec fermeté.

Dans leur communiqué, les jeunes du parti n’hésitent pas à évoquer l’historique judiciaire de certaines personnalités politiques pour soutenir leur argumentation. Ils rappellent notamment que l’homme politique Thierno Bocoum, surnommé « Mara », avait affronté l’État et passé sept mois et sept jours en prison avant d’être totalement blanchi. Un parcours qu’ils opposent à celui d’Ousmane Sonko, condamné pour diffamation, puis pour corruption de la jeunesse, des décisions judiciaires qu’ils soulignent pour illustrer, selon eux, la différence de posture entre les deux trajectoires.

Enfin, c’est sur le terrain politique que les militants de Rewmi adressent leur dernière charge à l’endroit de Fadilou Keïta. Ils l’accusent d’être en panne d’inspiration et d’avoir repris, plus de vingt ans après, le concept du « plan Grappes de convergence » imaginé par Idrissa Seck. Pour eux, ce « plagiat » démontre l’avance intellectuelle et stratégique du leader de Rewmi. Ils affirment que si Fadilou Keïta manque encore de repères, il peut toujours se référer au « Pacte » d’Idrissa Seck, rappelant que ce dernier n’est ni son leader, ni celui de Mimi Touré.

Affaire des marchés de masques : Moustapha Diop confronté aux fournisseurs, une issue favorable se dessine

L’ancien ministre du Développement Industriel, Moustapha Diop, pourrait voir l’issue de l’affaire des marchés de masques s’orienter en sa faveur. Mercredi 19 novembre, l’ancien membre du gouvernement a été entendu devant la Commission d’instruction près de la Haute Cour de justice, lors d’une confrontation qui a permis de clarifier plusieurs aspects liés à l’exécution des marchés.

Moustapha Diop a été extrait de sa cellule dans la matinée pour être confronté aux principaux fournisseurs impliqués dans les commandes de masques. L’audition, présidée par le juge Abdoulaye Bâ, s’est déroulée en présence des membres de la Commission d’instruction et a duré près de deux heures, de 10 h 30 à 12 h 30.

Selon des sources proches du dossier, citées par le quotidien Les Echos, ces confrontations ont été l’occasion de recueillir des clarifications directes sur la livraison exacte des masques et sur les modalités de paiement. Les témoignages des fournisseurs, notamment celui d’Ibrahima Macodou Fall et de ses collaborateurs, ont été jugés particulièrement édifiants. Tous ont confirmé sans ambiguïté que la totalité des marchés qui leur avait été attribuée avait été exécutée dans son intégralité.

Ibrahima Macodou Fall a précisé devant la Commission qu’il avait livré l’ensemble des masques commandés et avait été payé intégralement pour sa prestation. Le seul point soulevé durant l’audition concerne le mode de règlement. Plusieurs fournisseurs ont confirmé avoir reçu leur paiement en espèces. Toutefois, selon les informations recueillies, ce mode de paiement, bien que jugé peu orthodoxe, ne constituerait pas un délit criminel dans ce contexte. Les personnes impliquées pourraient, le cas échéant, être simplement examinées par la Cour de discipline financière (CDF) et non par la Haute Cour de justice.

Alors que la défense de Moustapha Diop envisageait une conclusion imminente de l’instruction, le président de la Commission a indiqué qu’une ultime confrontation reste nécessaire. Il s’agit d’une fournisseuse actuellement en déplacement à La Mecque pour la Oumra (petit pèlerinage). Son retour est attendu dans les prochains jours, et une confrontation avec l’ancien ministre est ainsi envisagée, potentiellement dès la semaine prochaine si l’agenda de la Commission le permet.

Fadilou Keïta attaqué pour ses critiques envers Aminata Touré : les partisans de l’ex-Première ministre répliquent

Les récentes déclarations de Fadilou Keïta, Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), visant Aminata Touré, ancienne Première ministre et présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), ont suscité une vive réaction de ses partisans. Ces derniers dénoncent des attaques répétées qu’ils jugent infondées et révélatrices d’une méconnaissance profonde des institutions.

« Fadilou, il serait temps que vous cessiez de confondre indignation militante et éructations désordonnées. Vos attaques répétées contre Madame Aminata Touré trahissent moins une volonté d’éclairer le débat public qu’une ignorance abyssale du droit et des mécanismes institutionnels les plus élémentaires », s’insurgent-ils dans un communiqué transmis à la presse.

Le directeur général de la CDC s’était appuyé sur un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE), qui aurait épinglé l’ancienne présidente du CESE, pour exiger qu’elle « réponde de ses actes de force ou de gré ». Mais pour Lamine Sène, coordonnateur de Mimi-Thiès et proche d’Aminata Touré, les critiques de M. Keïta reposent sur un malentendu fondamental. Selon lui, le CESE est une institution constitutionnelle relevant directement de l’autorité du président de la République, et l’IGE n’y mène aucun contrôle de sa propre initiative. « L’Inspection générale d’État n’agit que sur ordre explicite du chef de l’État », rappelle M. Sène, ajoutant que c’est Macky Sall en personne qui aurait instruit le contrôle et conféré à ses recommandations une valeur de directives présidentielles. À ses yeux, si un quelconque problème avait réellement existé dans la gestion d’Aminata Touré, l’ancien président ne l’aurait jamais laissé passer.

Les partisans de l’ex-PM dénoncent des insinuations « gratuites et grossières » et accusent M. Keïta de tenter de salir la réputation d’une institution qu’il ne comprend manifestement pas. Ils rappellent également les missions courageuses et difficiles menées par Aminata Touré, notamment les dossiers Hissène Habré et Karim Wade, soulignant qu’elle n’a jamais fui ses responsabilités et qu’elle n’a pas attendu les critiques publiques pour répondre le cas échéant devant la justice.

Selon Lamine Sène et ses camarades, la véritable intégrité ne se limite pas à des slogans ou des accusations, mais suppose une rigueur intellectuelle et une connaissance précise des institutions et de leurs règles. « Ce qui vous ronge le cœur est connu de tous et vos interventions relèvent moins de l’argumentation que du vacarme », poursuivent-ils.

Kaolack : Santé Action Sociale lance une nouvelle série d’opérations médicales gratuites en partenariat avec l’AADA et l’AM2S

Fidèle à sa mission d’améliorer l’accès aux soins pour les populations vulnérables, l’organisation Santé Action Sociale a organisé une série d’activités humanitaires comprenant des consultations médicales gratuites et des séances de circoncision, en partenariat avec l’AADA (Association d’Appui au Développement et à l’Action) et l’AM2S.

Cette initiative, devenue un rendez-vous majeur pour les familles locales, mobilise des équipes médicales bénévoles, dédiées à offrir des soins de qualité à des centaines d’enfants.

Les organisateurs soulignent que cette édition met particulièrement l’accent sur :

La prise en charge pré-opératoire ; L’accompagnement des parents ; La sensibilisation à l’hygiène et à la prévention des infections.

Soucieuse de ne laisser aucune communauté en marge, l’association complète ses actions sanitaires par un engagement actif en faveur de l’environnement, élément indissociable du bien-être des communautés.

Ainsi, Santé Action Sociale mène régulièrement :

des campagnes de reboisement ; des programmes de sensibilisation à la gestion des déchets ; des activités de nettoyage communautaire ; des actions de promotion des comportements écoresponsables.

À travers ces initiatives, Santé Action Sociale confirme son rôle de moteur social et son engagement auprès des populations vulnérables.

FIPA DIASPORA : Une mission économique pour valoriser la richesse culturelle du Sénégal à Genève

Genève a accueilli, du 14 au 16 novembre 2025, la Foire Internationale des Produits Africains (FIPA DIASPORA), organisée en marge de l’AFRONEO. Après le succès rencontré à Bangkok en Thaïlande, cette nouvelle mission économique sénégalaise en Suisse a été dirigée par la plateforme “Baye Sa Waar”, offrant aux entrepreneurs sénégalais une occasion unique de promouvoir l’excellence du “Made in Sénégal” à l’international.

Selon la présidente de la plateforme, l’objectif était de mettre en lumière les produits d’exception du Sénégal à travers une exposition dédiée. Fatou Fabira Dramé a exprimé sa gratitude pour cette opportunité offerte au Sénégal de rayonner au cœur de Genève, lors de l’AFRONEO 2025, en présence de l’ambassadeur du Sénégal en Suisse.

« Excellence M. Barry, votre accompagnement, votre écoute et votre soutien ont été déterminants dans la réussite de la participation de la FIPA à l’AFRONEO 2025. À travers vous, nous remercions très chaleureusement le ministère des Affaires étrangères et le ministère du Commerce », a déclaré Mme Fabira. Elle a ajouté que la plateforme est honorée de représenter les artisans sénégalais : « Ces femmes et ces hommes travaillent avec passion, patience et excellence, perpétuant des héritages ancestraux tout en innovant pour répondre aux aspirations contemporaines. »

La présidente a souligné que les artisans sénégalais ne sont pas de simples producteurs d’objets, mais des gardiens de mémoire, des créateurs de beauté et des ambassadeurs culturels qui portent haut les couleurs du Sénégal. « À travers la vannerie, la couture, le travail du cuir, le textile, la bijouterie, la sculpture, le tissage ou encore l’art décoratif, ils traduisent l’âme du pays, cette énergie profonde qui unit savoir-faire, esthétique et identité », a-t-elle reconnu.

Cette année, malgré les contraintes liées à la non-délivrance de visas pour certains artisans basés au Sénégal, la mission a pu compter sur la mobilisation remarquable des artisans de la diaspora, présents « avec dignité, détermination et sens patriotique ».

« Leur participation à la FIPA DIASPORA témoigne de la force du lien entre le Sénégal et ses fils et filles à travers le monde, défendant nos valeurs, portant nos traditions et contribuant au rayonnement économique et culturel du pays bien au-delà de nos frontières », a martelé la présidente de “Baye Sa Waar”. Elle a réaffirmé son engagement à soutenir les artisans, promouvoir les produits sénégalais sur les scènes régionales et internationales, renforcer la formation et la structuration des filières artisanales, et favoriser l’autonomisation économique des femmes et des jeunes à travers l’artisanat.

« Nous croyons fermement que l’artisanat est un levier de souveraineté économique, un espace d’innovation et une source de fierté collective. En participant à l’AFRONEO à Genève, en partenariat avec LMG et le président Lamine Gueye à nos côtés, nous ne faisons pas que présenter des produits : nous racontons le Sénégal et faisons vibrer l’esprit du pays », a conclu Mme Fabira.

À noter que lors de ces rencontres d’affaires B2B à Genève, l’objectif de la FIPA DIASPORA était de mettre en lumière les produits d’exception du Sénégal à travers l’exposition dédiée, qui a constitué un moment de partage, de fierté et d’avenir.

A.S

Mbour : une interpellation vire à l’émeute au rond-point Keur Balla

Le rond-point Keur Balla, à la sortie de Mbour, a été le théâtre d’une scène d’une rare tension lorsque des policiers en civil, venus en opération de sécurisation à bord d’un véhicule banalisé, ont procédé à l’interpellation d’Ibrahima Ba, chauffeur, surpris assis sur une moto-Jakarta appartenant à son collègue Demba Seye. Les agents affirment avoir retrouvé sur lui du chanvre indien soigneusement dissimulé dans la poche de son pantalon. Informés de son arrestation et de la saisie de la moto, les chauffeurs et les conducteurs de Jakarta du garage voisin se sont vivement opposés à la confiscation du deux-roues, soutenant que celui-ci appartenait à un tiers n’ayant aucun lien avec l’infraction présumée.

Très vite, la tension s’est emballée. Les protestations ont dégénéré en affrontements ouverts avec les policiers, sous le regard effaré des usagers et riverains présents sur les lieux. Il a fallu l’arrivée de renforts pour maîtriser la situation. Les forces de l’ordre ont finalement procédé à l’arrestation d’Ibrahima Ba, mais également de Demba Seye, le propriétaire de la moto, et ont saisi le véhicule contesté.

L’affaire a pris une nouvelle tournure lorsque les prévenus ont avancé de graves accusations contre les policiers. Selon les déclarations d’Ibrahima Ba relayées par L’Observateur, alors que le convoi se dirigeait vers la mairie de Mbour, les agents lui auraient réclamé 150 000 francs CFA pour lui restituer la drogue saisie et lui rendre la liberté. Il affirme avoir négocié la somme à 100 000 francs. Depuis le véhicule banalisé, il appelle alors son collègue Bassirou Mboup pour solliciter de l’aide. Ce dernier contacte leur camarade Touba Diop, qui affirme n’avoir sur lui que 80 000 francs, étant en provenance de Diaobé. Les deux chauffeurs se rendent immédiatement à la mairie de Mbour, à l’endroit indiqué, mais finissent eux aussi arrêtés et conduits au commissariat.

Avant-hier, les quatre hommes — Ibrahima Ba, Demba Seye, Bassirou Mboup et Touba Diop — ont comparu devant le tribunal de grande instance de Mbour. Ils étaient poursuivis pour détention de chanvre indien, tentative de corruption et rébellion. Les policiers, absents au procès, ont déclaré durant l’enquête préliminaire qu’Ibrahima Ba détenait six cornets de chanvre indien. Ce dernier conteste et affirme n’en avoir eu que trois. Il reconnaît néanmoins avoir appelé son ami depuis le véhicule de police, expliquant que les agents lui réclamaient 150 000 francs pour le libérer. Ses deux co-prévenus soutiennent, pour leur part, qu’ils ignoraient totalement l’implication d’Ibrahima Ba dans une affaire de drogue. Quant à Demba Seye, le propriétaire du Jakarta, il nie catégoriquement avoir opposé la moindre résistance à l’intervention policière.

Lors de son réquisitoire, le procureur de la République a demandé la relaxe de Demba Seye, estimant que rien ne permettait de le mettre en cause. En revanche, il a requis deux ans de prison ferme contre Ibrahima Ba, ainsi que deux mois fermes contre Bassirou Mboup et Touba Diop.

À l’issue des débats, le tribunal a suivi en partie les réquisitions. Demba Seye a été relaxé. Ibrahima Ba a été condamné à trois mois de prison ferme. Quant à Bassirou Mboup et Touba Diop, ils ont écopé de trois mois de prison assortis du sursis.

Publication de données personnelles : la plainte d’Ibrahima Cissokho relance les tensions au sein de la coalition “Diomaye Président”

La tension continue de monter au sein de la coalition “Diomaye Président” après la divulgation de messages internes issus d’un groupe WhatsApp. L’affaire prend désormais une tournure judiciaire. Ibrahima Cissokho, leader du mouvement “Mon Pays Mon Avenir” (MPMA), a en effet déposé plainte contre l’ancienne députée Mame Diarra Fam, qu’il accuse d’être à l’origine de la publication litigieuse sur Facebook.

Selon lui, cette diffusion constitue une atteinte directe à ses données personnelles, notamment son numéro de téléphone, rendu public à la suite de ces publications. Cissokho dénonce également des propos que Mame Diarra Fam aurait tenus à son encontre, qu’il considère comme diffamatoires ou attentatoires à son image.

Cette affaire trouve son origine dans les remous internes ayant suivi la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de confier la coordination de la coalition à Mimi Touré, en remplacement d’Aïda Mbodji. Ce choix avait provoqué l’indignation d’une partie des militants, entraînant le départ immédiat de plusieurs membres du groupe WhatsApp, notamment des soutiens de Mimi Touré.

Dans ce climat déjà chargé, Mame Diarra Fam avait brièvement publié sur sa page Facebook la liste des membres ayant quitté le groupe, avant de la retirer. C’est cette publication, jugée intrusive et irresponsable, qui a motivé la plainte déposée par Ibrahima Cissokho. Ce dernier estime que la divulgation de ces informations, même de manière éphémère, constitue une violation de sa vie privée et un geste susceptible d’entraîner des conséquences pour sa sécurité et celle de son entourage.

L’affaire s’annonce sensible, car elle intervient dans un contexte politique marqué par des rivalités internes, des repositionnements et une forte exposition médiatique des acteurs impliqués. Elle met également en lumière les dérives possibles liées à la gestion des groupes de communication internes et aux fuites d’informations dans un environnement politique déjà sous tension.

Tension à Keur Massar : Police et Gendarmerie désamorcent un incident et réaffirment leur cohésion

La Police nationale et la Gendarmerie nationale ont tenu à rétablir la vérité et apaiser les esprits après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’images montrant un échange particulièrement tendu entre des éléments des deux forces de sécurité à Keur Massar. Dans un communiqué conjoint, les deux institutions ont qualifié l’incident, survenu le 14 novembre 2025, d’« acte isolé » qui ne saurait remettre en question la qualité de leur collaboration quotidienne.

Selon les explications fournies par la Direction générale de la Police et le Haut-commandement de la Gendarmerie, des démarches communes ont déjà été engagées afin d’élucider les circonstances exactes de cet épisode. L’objectif est de situer les responsabilités, de comprendre les ressorts de la tension et, surtout, de préserver l’entente opérationnelle qui caractérise habituellement les interventions conjointes. Les deux corps ont insisté sur leur volonté ferme de maintenir une synergie de travail irréprochable, condition essentielle à la protection des populations et au maintien de l’ordre public.

D’après les informations rapportées par L’Observateur, l’incident serait né d’un différend autour du contrôle du rond-point « Terminus 54 », un point stratégique de circulation. Ce désaccord aurait rapidement escaladé, donnant lieu à une altercation verbale qui, durant quelques instants, a fait craindre un affrontement ouvert entre les deux unités. La situation a toutefois été maîtrisée avant qu’elle ne dégénère davantage, évitant ainsi toute conséquence grave.

Le communiqué commun souligne que cet épisode ne reflète en rien la réalité du travail quotidien accompli par la Police et la Gendarmerie. Les deux institutions rappellent qu’elles opèrent, presque chaque jour, dans un esprit de complémentarité et de coordination, garantissant l’efficacité des opérations de sécurité sur l’ensemble du territoire. Elles affirment également qu’une fois l’enquête interne achevée, des mesures adaptées seront prises pour renforcer encore davantage les mécanismes de collaboration et prévenir la répétition de tels incidents.

Farba Ngom, détenu au Pavillon spécial : un calme déroutant et une affluence record

Détenu depuis plusieurs semaines au Pavillon spécial de l’hôpital Le Dantec, le député-maire des Agnam, Farba Ngom, continue de surprendre autant ses proches que les observateurs de la scène politique. Alors que son incarcération reste au cœur des discussions dans les milieux politiques et au sein de l’opinion, le responsable de l’Alliance pour la République (APR) affiche un étonnant détachement, presque serein, face à sa situation.

Selon des informations rapportées par le journal Source A, Farba Ngom a récemment reçu la visite d’une délégation de proches à qui il a longuement décrit son quotidien derrière les barreaux. Loin d’être affecté par son séjour carcéral, il affirme avoir « démystifié la prison », insistant sur le fait qu’il vit cette période sans aucune forme d’angoisse. « Je suis bien ici. Je mange bien et je dors très bien. […] J’ai découvert ce qu’est la prison. Ça ne me stresse pas », a-t-il confié, avec un ton que ses visiteurs ont décrit comme presque philosophique.

L’ancien homme fort de l’APR estime que la détention fait partie des risques assumés lorsqu’on s’engage pleinement dans la vie politique. Pour lui, ce passage en prison n’a rien d’une épreuve insurmontable pour quelqu’un qui a fait « le choix assumé de la politique ». Il assure d’ailleurs poursuivre depuis sa cellule ses réflexions et activités politiques, affirmant être « plus déterminé que jamais » malgré sa privation de liberté.

Farba Ngom affirme également que ceux qui pensaient le fragiliser en l’envoyant derrière les barreaux « se trompent lourdement ». Selon ses propres mots, il n’a désormais « plus aucune crainte de la prison ». Il confie même qu’il lui arrive parfois « d’oublier » qu’il est détenu, tant les visites qu’il reçoit sont fréquentes. Les jours de réception seraient devenus de véritables scènes de mobilisation, au point de créer un engouement inédit dans ce lieu réservé aux personnalités bénéficiant d’un régime carcéral particulier.

L’édile des Agnam affirme avoir battu des records de fréquentation jamais observés au Pavillon spécial, dépassant même les affluences enregistrées lors de la détention de figures religieuses et politiques telles que Cheikh Béthio Thioune. Il évoque un jeudi où pas moins de 1 500 personnes seraient venues lui rendre visite, une affluence qui aurait, selon lui, « débordé » l’administration pénitentiaire. « Même au Pavillon spécial, l’administration n’a jamais connu cela. Elle est débordée les jours où je reçois des visites. Et c’est avec moi que cet engouement est arrivé », a-t-il déclaré, non sans une certaine fierté.

Malgré les incertitudes judiciaires qui pèsent sur lui, Farba Ngom reste confiant et assure voir son avenir avec optimisme. Il dit être convaincu que sa libération n’est qu’une question de temps. « Je sais que, tôt ou tard, je vais sortir. Il faut seulement prier pour que je reste en vie. C’est le plus important », confie-t-il, laissant transparaître une résilience mêlée de lucidité.

Fadilou Keïta recadre le débat autour du choix d’Aminata Touré pour restructurer la coalition présidentielle

Les explications du président Bassirou Diomaye Faye concernant la désignation d’Aminata Touré à la tête de la restructuration de sa coalition n’ont pas laissé indifférent au sein même de la majorité. En réaction aux propos du chef de l’État, Fadilou Keïta, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), a tenu à nuancer le récit présidentiel et à rappeler certains éléments qu’il juge essentiels.

Lors de son intervention, le président Faye avait défendu son choix en mettant en avant l’engagement politique sans relâche de l’ancienne Première ministre. Selon lui, Aminata Touré a « mouillé le maillot », une expression qui, dans son discours, légitimait pleinement la décision de lui confier la mission stratégique de restructuration de la coalition, au détriment d’Aïda Mbodji, jusque-là présentée comme favorite pour ce rôle. Le chef de l’État avait également évoqué, de manière plus implicite, le rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) sur la gestion du Conseil économique, social et environnemental (CESE), laissant entendre que ce document aurait été influencé ou commandité par l’ancien président Macky Sall. « Mais on verra », avait-il ajouté, ouvrant la porte à d’éventuelles révélations futures.

Ces déclarations ont suscité la réaction ferme de Fadilou Keïta. Le Directeur général de la CDC a tenu à rappeler que le rapport de l’IGE n’épargne ni Aminata Touré ni Idrissa Seck, les deux anciens présidents du CESE. Il estime que la responsabilité de chacun doit être pleinement assumée, sans sélectivité ni déformation. « Le rapport sur la gestion du CESE épingle aussi bien Mimi Touré qu’Idrissa Seck », a-t-il indiqué, soulignant que l’ancienne Première ministre, qui a auparavant piloté les dossiers ABRÉ et Karim Wade, devrait se montrer exemplaire face à la justice et affronter les conclusions du rapport « avec dignité ».

Selon Keïta, l’approbation du rapport par l’ancien président Macky Sall rend son application incontournable. Aujourd’hui, affirme-t-il, il revient au Premier ministre d’en assurer la mise en œuvre, conformément aux exigences de transparence et de reddition des comptes prônées par le nouveau régime. « Elle devra donc faire face à ses responsabilités de force ou de gré », insiste-t-il, soulignant l’importance d’une cohérence entre discours et pratiques au sein du camp présidentiel.

Dans une formule qui en dit long sur l’atmosphère politique actuelle, Fadilou Keïta a conclu que, pour combattre aux côtés des « patriotes », il fallait « avoir les mains propres ». Une manière directe de rappeler que l’exemplarité demeure, à ses yeux, une condition préalable à toute mission de premier plan au sein de la coalition.

Libération sous contrôle judiciaire du marabout de Madiambal Diagne : le parquet dispose de six jours pour faire appel

La Chambre d’accusation financière a ordonné la libération de Serigne Omar Mbaye, présenté comme le marabout du journaliste Madiambal Diagne. Cette décision, assortie d’un placement sous contrôle judiciaire, intervient quelques semaines seulement après son arrestation et son incarcération sous mandat de dépôt, en même temps que l’épouse et deux enfants de Madiambal Diagne.

L’affaire avait éclaté peu après le départ précipité du journaliste vers la France, alors qu’il faisait l’objet d’une opposition de sortie du territoire. Selon les informations rapportées par Libération, Serigne Omar Mbaye est poursuivi pour association de malfaiteurs dans le cadre d’un dossier dont les contours restent encore opaques pour le grand public. Avant de quitter le Sénégal, Madiambal Diagne se serait rendu à Thiès pour rencontrer son marabout, ce qui aurait attiré l’attention des enquêteurs.

La décision de la Chambre d’accusation ne signifie cependant pas une liberté totale pour Serigne Omar Mbaye. Le parquet général dispose désormais d’un délai légal de six jours pour interjeter appel, ce qui pourrait retarder ou remettre en question son élargissement. Cette période constitue donc une phase d’attente décisive pour la défense.

L’arrestation simultanée du marabout, de l’épouse et de deux enfants du journaliste avait suscité de nombreuses interrogations dans l’opinion, certains y voyant un dossier sensible mêlant dimensions judiciaires, politiques et personnelles. La libération sous contrôle judiciaire marque un tournant procédural, mais l’affaire reste en cours et pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochains jours, en fonction de la réaction du parquet général.

Aee Power : Thierno Alassane Sall tire la sonnette d’alarme et prévient d’un scandale imminent

Dans un contexte déjà saturé de soupçons autour du marché d’électrification rurale attribué à Aee Power, le député et président du parti La République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a ravivé les inquiétudes en formulant des déclarations explosives après son audition par la Section de recherches de la gendarmerie. Interrogé par L’Observateur, il a lancé un avertissement clair : « Si on entend toutes les parties prenantes concernées par cette affaire, des têtes vont tomber. » Un message lourd de sens, qui sonne comme un ultimatum adressé à la justice sénégalaise.

Selon les informations, l’audition du parlementaire a été longue et approfondie. Thierno Alassane Sall, à l’origine de la plainte déposée au niveau du Pool judiciaire financier, a décrit une équipe d’enquêteurs « très professionnelle », rompue aux investigations complexes et manifestement bien préparée. Les questions posées ont été jugées « pointues », permettant d’entrer directement au cœur des irrégularités présumées : un détournement estimé à 37 milliards de FCFA, une avance de démarrage que l’État aurait versée depuis le 11 juin 2024 à Aee Power, et la suspension des décaissements par la banque espagnole Santander, qui exige désormais des preuves tangibles sur l’usage réel des fonds.

Sur le terrain, le constat n’est guère rassurant. Dans la région de Louga, censée accueillir près de 70 % des chantiers, le député affirme n’avoir aperçu « pas l’ombre d’un début de chantier ». Une situation qui alimente les soupçons sur une possible défaillance du projet, pourtant crucial pour l’électrification rurale.

Face à ces zones d’ombre, Thierno Alassane Sall appelle à l’audition exhaustive de tous les acteurs impliqués dans le processus, des anciens et actuels directeurs généraux de l’Arcop et de l’Aser, aux membres du comité règlement, en passant par les responsables d’Aee Power au Sénégal et à l’international, ainsi que les dirigeants de l’assurance et les représentants de la banque Santander. Pour lui, seule cette approche permettra d’éviter que le scandale n’éclate publiquement dans toute son ampleur.

Le dossier comporte également une dimension internationale, car une partie des opérations a transité par l’Espagne. Le député avertit que si la justice sénégalaise ne va pas au bout, la justice espagnole pourrait s’en charger. Il juge « regrettable » un tel scénario, estimant que le Sénégal doit assumer pleinement la gestion de ce dossier sensible. Il rappelle que la suspension imposée par Santander constitue un « piège » pour ceux qui chercheraient à étouffer l’affaire, car elle menace de provoquer une réaction en chaîne : annulation du marché, mises en demeure croisées, voire éclatement public d’un scandale majeur.

Malgré tout, Thierno Alassane Sall se dit « relativement confiant » après son audition, saluant le professionnalisme des enquêteurs. Toutefois, il souligne que la suite de l’enquête dépend d’une chaîne institutionnelle complexe où des blocages ne sont jamais à exclure. Selon lui, l’incapacité manifeste d’exécuter le marché finira de toute façon par être constatée, rendant impossible toute tentative de dissimulation.

Tivaouane-Peulh secouée par une escroquerie hors norme : la cavale de A.T. Diallo, quincailler modèle devenu fugitif

À Tivaouane-Peulh, l’affaire est sur toutes les lèvres. A.T. Diallo, quincailler respecté, commerçant prospère et figure majeure des chantiers de la zone, s’est volatilisé après avoir soutiré 46,5 millions de FCFA à quatre gérants de points de transfert. Celui que l’on considérait comme un homme solide, fiable et généreux a mis en scène une escroquerie savamment orchestrée avant de prendre la fuite en direction de la Guinée. Son départ précipité laisse derrière lui deux épouses, des enfants et une réputation désormais en lambeaux.

Dans son quartier, A.T. Diallo était perçu comme un modèle de réussite. Sa quincaillerie approvisionnait une grande partie des chantiers de Tivaouane-Peulh. Il importait régulièrement des conteneurs de fer et de matériaux de construction, manipulait quotidiennement de fortes sommes d’argent et était réputé pour des opérations pouvant dépasser plusieurs millions en une seule journée. Son activité florissante en faisait un client très apprécié des gérants de points de transfert d’argent. Mouhamadou Moustapha Ndiaye, l’un des agents escroqués, ne tarissait pas d’éloges sur lui, affirmant qu’il faisait grimper les commissions grâce au volume impressionnant de ses transactions. Une relation de confiance totale s’était ainsi établie entre le commerçant et ceux qui deviendront plus tard ses victimes.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le piège se serait refermé il y a environ deux mois. Prétextant un problème de plafonnement de son compte, A.T. Diallo a demandé aux gérants d’effectuer des transferts en son nom, promettant un remboursement immédiat dès que ses fonds seraient disponibles. Forts de leur expérience avec lui et de la fiabilité dont il avait toujours fait preuve, les gérants ont accepté sans se méfier, allant jusqu’à utiliser les numéros de proches pour lui rendre service.

Rien ne laissait présager la suite. Vendredi dernier, le commerçant a visité tour à tour les quatre points de transfert, situés à quelques mètres les uns des autres. À chacun, il a servi la même histoire : il devait récupérer des conteneurs au Port de Dakar, manquait momentanément de liquidités et rembourserait dans la soirée. Confiants, les gérants ont validé les opérations, portant le total des transferts à 46,5 millions de FCFA. Le soir venu, aucun appel, aucune visite. Les agents ne s’inquiètent pas immédiatement, habitués à son sérieux. Mais dès le lendemain matin, la situation bascule.

Lorsqu’ils se rendent chez lui, A.T. Diallo a disparu. Sa famille elle-même est sous le choc : il est parti sans prévenir ses épouses ni ses enfants. Les premières investigations dans le quartier permettent de recueillir un témoignage déterminant. Un chauffeur de clando affirme avoir déposé le quincailler à la gare des Baux Maraîchers, à Pikine, dans la nuit du vendredi au samedi. Les gérants comprennent alors qu’ils ont été victimes d’une arnaque soigneusement préparée.

Deux plaintes sont immédiatement déposées, l’une à la Division des investigations criminelles (DIC), l’autre à la Brigade de recherches de Keur Massar. Les premiers résultats de la géolocalisation du téléphone de Diallo le situent successivement à Vélingara puis à proximité de la frontière sénégalo-guinéenne. Les enquêteurs découvrent rapidement qu’il était lourdement endetté. Plus inquiétant encore, il venait de recevoir une convocation de la police dans une affaire de vente de terrain litigieux. Redoutant une arrestation imminente, il aurait choisi de s’enfuir après s’être emparé d’une somme importante auprès de ceux qui lui faisaient le plus confiance.

Selon L’Observateur, les 46,5 millions de FCFA ne seraient que la partie émergée de l’iceberg. Plusieurs clients affirment lui avoir confié de fortes sommes juste avant sa disparition. L’enquête pourrait donc faire apparaître un préjudice beaucoup plus élevé que celui déclaré pour l’instant.

Théâtre pastefien : une mise en scène qui étouffe l’État

Par Dr Abdourahmane Ba

Président du Think Tank FOYRE – Expert en Évaluation des Politiques Publiques, Évidence, Management et Stratégie de Développement

Le Sénégal avance dans une zone grise où la politique semble de plus en plus guidée par la mise en scène plutôt que par la prise de décision. Le rapprochement annoncé entre la Présidence et le PASTEF a créé l’illusion d’un apaisement, mais rien, en profondeur, ne témoigne d’une véritable convergence stratégique. L’accord repose sur une surface fragile : un Taff Yeunguel, une avancée incertaine où chaque pas semble posé sur un sol instable.

Une économie qui ne suit plus la narration politique

Pendant que la scène politique se reproduit elle-même, l’économie poursuit sa propre logique, insensible aux effets d’optique. La hausse des recettes publiques s’explique avant tout par la croissance démographique et par l’élargissement de l’assiette fiscale touchant les couches les plus vulnérables, non par l’émergence d’une vision économique cohérente.

Parallèlement, les dépenses obligatoires étouffent l’État, limitant progressivement sa capacité d’action. Le budget fonctionne comme un organisme qui consomme l’essentiel de son énergie à survivre, sans investir dans son avenir. Une croissance qui ne se transforme pas en puissance publique devient une fragilité silencieuse.

Le pastefisme : une dramaturgie devenue doctrine

Dans ce contexte, le pastefisme impose moins un programme qu’un climat politique. Le signe, le geste, l’absence même prennent plus de poids que les décisions. La politique se déporte vers la mise en scène, reléguant la République à l’arrière-plan d’un théâtre où l’image prime sur la méthode. Ce déplacement mine l’action publique : l’État se retrouve prisonnier d’un jeu où l’ambiguïté entretient l’influence et où la tension remplace la profondeur.

L’énergie, symbole d’un système inversé

Les secteurs stratégiques subissent pleinement les conséquences de cette dérive.

L’énergie, poumon potentiel de la stabilité économique, devient un facteur de fragilité. La SENELEC absorbe des ressources colossales qui auraient pu soutenir les infrastructures, l’industrie ou le capital humain. Ses inefficiences, désormais structurelles, contraignent l’État à détourner des fonds essentiels, au point de laisser des étudiants attendre des bourses qui auraient dû financer leur progression.

Le budget devient le miroir d’un pays dont les priorités se sont inversées.

Une gouvernance piégée entre ordre technique et tension politique

La Présidence se retrouve face à une équation presque insoluble : ramener l’État à la rigueur nécessaire tout en ménageant un partenaire politique dont la force repose sur la tension permanente. Chaque tentative de clarification est immédiatement compensée par une nouvelle zone d’ambiguïté. Cette oscillation brouille l’autorité de l’État et érode la confiance institutionnelle.

Les coûts cachés de l’incertitude

Cette confusion n’est pas seulement symbolique : elle a des effets concrets. Les négociations financières se compliquent, les investisseurs ralentissent leurs engagements, et le risque politique agit désormais comme une variable économique autonome. Le coût du capital augmente, les décisions se décalent : l’économie paie une facture invisible mais lourde.

Dans un budget saturé par les charges obligatoires, l’État ne dispose plus de marges de manœuvre. Les arbitrages deviennent défensifs. Chaque hésitation politique se convertit en coût macroéconomique.

Un compromis qui suspend le pays

Le compromis actuel n’est pas un accord : c’est une suspension.

Le PASTEF maintient son influence interne ; la Présidence évite l’affrontement qui permettrait pourtant de clarifier le paysage. Entre les deux, le pays demeure figé, incapable de s’engager dans une trajectoire claire.

La voie d’une sortie : revenir aux fondamentaux républicains

Sortir de cette impasse exige de renouer avec ce que la République a de plus exigeant : clarté, compétence, cohérence.

Il faut rétablir un pilotage technique des politiques publiques, replacer l’économie dans son cadre analytique, reconstruire un État qui ne soit plus tributaire des ambiances politiques. Le Sénégal n’a plus la patience pour les effets de lumière. Il exige une direction.

Le pays dispose des ressources humaines, institutionnelles et intellectuelles pour cette transformation. Ce qui manque, encore, c’est l’acte politique capable de convertir la lucidité en décision. Le théâtre pastefien a dominé trop longtemps. Il a capté la scène tout en vidant la gouvernance de son énergie.

Il est temps d’éteindre les projecteurs, de quitter le décor et de retrouver la route.

Le Sénégal mérite une écriture nouvelle : débarrassée des illusions, tournée vers la construction.

Achraf Hakimi sacré meilleur joueur africain de l’année aux CAF Awards 2025

Le latéral droit du Paris Saint-Germain et de la sélection marocaine, Achraf Hakimi, a été couronné meilleur joueur africain de l’année lors des CAF Awards 2025, organisés mercredi devant un parterre de personnalités du football continental. Une consécration qui vient récompenser une saison 2024-2025 exceptionnelle, marquée par des performances de très haut niveau aussi bien en club qu’en sélection. Pour le Marocain, longtemps attendu sur la plus haute marche du podium après deux années passées à frôler le sacre, ce trophée apparaît comme la conclusion logique d’un exercice abouti à tous les niveaux.

Au PSG, Hakimi a été l’un des grands artisans de la saison historique réalisée par le club parisien, ponctuée par un retentissant quadruplé : Ligue 1, Ligue des Champions, Coupe de France et Trophée des Champions. Indispensable dans le système de jeu parisien, il a disputé plus de vingt-cinq rencontres de championnat, multipliant les prestations de premier plan. Sa capacité à mêler rigueur défensive, explosivité offensive et précision technique s’est traduite par plusieurs buts décisifs et une série impressionnante de passes décisives, confirmant son statut de latéral moderne parmi les meilleurs au monde.

En Ligue des Champions, Hakimi a signé la meilleure campagne européenne de sa carrière. Présent dans les grands rendez-vous, il s’est illustré en marquant lors de rencontres cruciales à élimination directe, contribuant directement au sacre continental du PSG. Au total, toutes compétitions confondues, il a dépassé la dizaine de buts tout en approchant la vingtaine de passes décisives, un rendement exceptionnel pour un défenseur.

Ses performances en équipe nationale ont également pesé lourd dans la balance. Avec les Lions de l’Atlas, Hakimi a participé à une année 2025 remarquable durant laquelle le Maroc est resté invaincu. Toujours constant, il a apporté stabilité, leadership et impact offensif, confirmant son rôle de cadre incontournable dans une sélection marocaine en pleine maturité compétitive.

Face à ce bilan impressionnant, le choix du jury des CAF Awards est apparu on ne peut plus cohérent. Hakimi devance au classement final Victor Osimhen et Mohamed Salah, ce dernier ayant pourtant terminé devant lui lors du Ballon d’Or mondial quelques mois plus tôt. Le vote des experts africains a ainsi mis en lumière l’impact colossal du Marocain durant l’ensemble de la saison, aussi bien sur la scène nationale qu’internationale.

Après avoir gravi les marches du podium en 2023 puis en 2024, Achraf Hakimi décroche enfin le Ballon d’Or CAF, confirmant son statut de référence mondiale au poste de latéral droit. Pour le joueur formé au Real Madrid, ce trophée représente non seulement une récompense individuelle majeure, mais également l’aboutissement d’un parcours couronné de réussite, dans un rôle de plus en plus central au sein de ses équipes. Avec ce titre, Hakimi entre dans la cour des légendes africaines, celles dont les saisons exceptionnelles marquent durablement l’histoire du football continental.

Politique mémorielle, réforme administrative et chantiers stratégiques : les annonces fortes d’Ousmane Sonko en Conseil des ministres

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, le Premier ministre Ousmane Sonko a largement centré sa communication sur la politique mémorielle du Gouvernement, un axe qu’il considère comme essentiel pour préserver l’identité nationale et mieux transmettre l’héritage historique du Sénégal. En retraçant les décisions déjà arrêtées par l’exécutif dans ce domaine, il a mis en avant une série de nouvelles mesures destinées à structurer durablement la gestion et la valorisation du patrimoine historique.

Parmi les projets phares annoncés, figurent la construction de la Maison des Archives, de la Bibliothèque nationale et de bibliothèques régionales, autant d’infrastructures visant à renforcer la conservation et l’accessibilité du patrimoine documentaire. Le Premier ministre a également dévoilé l’érection prochaine d’un Mémorial à Thiaroye dédié aux tirailleurs sénégalais, symbole d’une volonté affirmée de réparer les oublis historiques et de reconnaître les sacrifices consentis par ces soldats.

Toujours dans le cadre de la mise en valeur de cette mémoire, il a annoncé la création d’un Centre de documentation et de recherche sur les tirailleurs, l’introduction de l’enseignement du Massacre de Thiaroye dans les programmes scolaires ainsi que l’institution d’une Journée annuelle du Tirailleur. À ces initiatives s’ajoute la mise en place du Conseil national de la Mémoire et de la Gestion du Patrimoine historique, un organe chargé d’orienter et de coordonner les politiques publiques dans ce domaine.

Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de restituer l’authenticité des faits historiques et de mieux mettre en lumière les grandes figures nationales. Dans cette perspective, il prévoit la création de musées dédiés aux anciennes royautés dans plusieurs sites historiques du pays. Selon lui, ces symboles mémoriels ne doivent pas seulement nourrir l’identité nationale, mais aussi devenir des leviers de rayonnement culturel et touristique.

Abordant ensuite la réforme administrative, le Premier ministre a plaidé pour un programme ambitieux de formation continue au profit des agents de l’État. L’objectif est de faire de l’administration publique un modèle d’excellence, capable de répondre aux défis de modernisation et de performance.

Sur le plan international, il a dévoilé les contours d’une réflexion engagée autour d’une nouvelle plateforme de marque nationale. Sous les dénominations possibles « Sénégal » ou « Teranga Sénégal », cette initiative vise à projeter une image renouvelée du pays, intégrant ses atouts culturels, sportifs, économiques et technologiques. Les Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 devraient, selon lui, servir de puissant catalyseur pour cette stratégie d’influence et de visibilité internationale.

Le Premier ministre a également abordé les questions de sécurité routière, rappelant l’urgence d’appliquer les recommandations issues des États généraux des transports publics. Il a confié le suivi de cette mise en œuvre à un comité multidisciplinaire placé sous l’autorité de la Primature, afin d’assurer une coordination efficace entre les différentes parties prenantes.

Pour clore son intervention, Ousmane Sonko est revenu sur le projet stratégique de la ligne ferroviaire Dakar–Tambacounda. La phase préparatoire du chantier, qui se poursuit, devrait être achevée en 2026. Cette infrastructure est présentée comme un pilier majeur de la mobilité durable, du désenclavement territorial et du développement industriel du Sénégal, en particulier pour les régions de l’Est longtemps restées en marge des grands investissements structurants.

Budget 2026 du ministère de la Justice : une enveloppe en baisse, mais des priorités maintenues

La Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, élargie à la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, a adopté ce mercredi 19 novembre le budget 2026 du ministère de la Justice. La ministre Yassine Fall s’est présentée devant les députés pour défendre une enveloppe arrêtée à 81 354 555 099 FCFA en autorisations d’engagement et 81 006 199 801 FCFA en crédits de paiement, contre 97 794 361 061 FCFA dans la loi de finances initiale de 2025.

Cette évolution traduit une baisse significative des ressources allouées au secteur de la Justice. Avec une diminution de 16 788 161 260 FCFA, soit 17 % en valeur relative, le ministère doit composer avec un budget resserré. Cette contraction s’explique en grande partie par la disparition, dans l’exercice 2026, des 20 milliards de FCFA de transferts en capital qui avaient été prévus en 2025 pour financer le Programme de modernisation des infrastructures judiciaires. L’effort exceptionnel consenti l’année dernière pour l’immobilier judiciaire n’a donc pas été reconduit, ce qui allège mécaniquement le volume budgétaire de 2026.

Au-delà des chiffres, l’examen budgétaire a permis aux parlementaires de revisiter les défis structurels qui attendent le ministère. La modernisation de la justice, l’amélioration de l’accès aux droits, le renforcement des infrastructures et la qualité du service public judiciaire demeurent au centre des préoccupations. La ministre Yassine Fall a rappelé que, malgré la réduction des crédits, les priorités stratégiques du secteur restent inchangées et continueront de guider l’action gouvernementale.

Les discussions ont également porté sur les besoins persistants en ressources humaines, en équipements et en moyens de fonctionnement pour améliorer l’efficacité des juridictions et réduire les lenteurs judiciaires. La question des infrastructures reste particulièrement sensible, notamment dans les régions où les services judiciaires peinent à répondre à la demande croissante.

COMMUNIQUÉ DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 19 NOVEMBRE 2025

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 19 novembre 2025, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

RENFORCEMENT DU DIALOGUE SOCIAL DANS LES SECTEURS DE L’ÉDUCATION ET DE LA SANTÉ ET SUIVI PERMANENT DU PACTE NATIONAL DE STABILITÉ SOCIALE

Monsieur le Président de la République a débuté sa communication en soulignant l’importance de la stabilité sociale dans le secteur de l’éducation et de la formation, facteur de consolidation de l’excellence du système éducatif sénégalais. A cet effet, il demande au Gouvernement, en relation avec les partenaires de la communauté éducative, notamment les organisations syndicales, de renforcer les concertations et le dialogue social, afin de garantir la continuité des enseignements et apprentissages, le respect du calendrier scolaire et d’accomplir les diligences et mesures administratives attendues dans le cadre des engagements souscrits et accords signés.

A cet égard, il engage les Ministres chargés de la Fonction publique et du Travail, de l’Education nationale et des Finances et du Budget, de faire la situation globale et lévaluation générale de l’impact des accords signés avec les syndicats d’enseignants et, chaque ministre, à assurer le suivi régulier du dialogue social dans son département ministériel.

Le Président de la République indique que la même directive concerne le secteur prioritaire de la Santé.

Il demande, enfin, au Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public, de faire le point mensuel en Conseil des Ministres sur létat d’exécution des engagements du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable.

PRIORITÉ « EMPLOI DES JEUNES » DANS L’AGENDA NATIONAL DE TRANSFORMATION, SENEGAL 2050

Considérant que l’emploi des jeunes demeure une priorité majeure de l’action du Gouvernement, le Chef de l’Etat rappelle au Premier Ministre l’urgence de prendre toutes les dispositions requises afin d’accélérer la finalisation du nouveau document

portant Politique nationale de l’Emploi, avant la fin du mois de décembre 2025.

Dans ce cadre, il demande d’engager la transformation et l’adaptation des dispositifs de la formation professionnelle et technique, en accélérant :

  • la montée en puissance et le développement de la formation duale ;
  • le renforcement des interventions du Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique ;
  • la réalisation des centres de formation professionnelle et technique dans l’ensemble des départements du Sénégal.

Dans le même sillage, le Président de la République instruit de fédérer toutes les ressources et actions des projets et structures de promotion de l’emploi des jeunes, pour mettre en œuvre un Programme national de Promotion de l’Emploi des Jeunes. Il insiste, également, sur la mise en place du Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal et la régularité des réunions du Conseil national pour l’Insertion et l’Emploi des Jeunes.

Enfin, le Chef de l’Etat rappelle que l’année 2026 sera consacrée à la promotion de

l’Emploi et au développement de l’Economie sociale et solidaire.

COMMÉMORATION DU 81ÈME ANNIVERSAIRE DU MASSACRE DE THIAROYE ET ORGANISATION DE LA JOURNÉE DES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS

Le Président de la République fait observer que la commémoration de l’anniversaire du Massacre de Thiaroye et la célébration de la Journée des Tirailleurs sénégalais, sont des activités phares de l’agenda national. Ainsi, il demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions pratiques, en liaison avec toutes les parties prenantes, pour le bon déroulement des cérémonies de commémoration du Massacre de Thiaroye, de finaliser la mise en place fonctionnelle du Musée relatif aux évènements de Thiaroye et de poursuivre le travail de recherche scientifique entamé, en vue de rétablir la vérité sur cet évènement historique douloureux, gravé dans notre mémoire collective.

MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME « INDEPENDANCE »

DANS LES CHEFS-LIEUX DES RÉGIONS

Le Président de la République, en perspective de la mise en place des Pôles territoires et dans une approche d’équité territoriale, envisage la célébration de la fête nationale dans les chefs-lieux des régions, autres que Dakar, sous sa présidence, en présence des populations et des autorités civiles et militaires concernées. Dès lors, il demande au Premier Ministre, en liaison avec les parties prenantes, de mettre en œuvre, dès l’année 2026, un Programme national de modernisation des infrastructures et équipements des chefs-lieux de région, dénommé « Programme Indépendance », source d’attractivité des territoires et de relance économique.

RELANCE DU TOURISME ET VALORISATION DES POTENTIALITÉS CULTURELLES

Le Président de la République, après avoir souligné que le tourisme constitue un secteur moteur de croissance économique, de création d’emplois et de promotion du développement durable des territoires, demande d’accentuer la mise en œuvre des programmes de promotion de la Destination Sénégal et d’accélérer la modernisation des zones touristiques, la valorisation de nos patrimoines culturels et naturels, ainsi que la réalisation soutenue de réceptifs hôteliers et touristiques de classe mondiale sur le territoire national.

En outre, il fait noter son attachement au développement de nouvelles zones touristiques, au renforcement de la qualité des offres et prestations touristiques pour améliorer la compétitivité de la Destination Sénégal. Il insiste, également, sur la sécurisation des zones et sites touristiques à travers le déploiement de dispositifs spéciaux, l’inventaire exhaustif et la valorisation du Patrimoine national classé sur I’lle de Gorée et la mise en cohérence des politiques culturelle et touristique. Dans cet esprit, il demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue d’assurer le bon déroulement de la première édition du Festival Ouest africain des Arts et de la Culture (ECOFEST), prévue du 30 novembre au 05 décembre 2025 à Dakar.

AGENDA DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a informé le Conseil qu’il prendra part du 23 au 26 novembre 2025, à Luanda en Angola, au Sommet Union Européenne/ Union Africaine..

AU TITRE DE LA COMMUNICATION

DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a fait une communication sur les orientations du Gouvernement en matière de politique mémorielle. Il a, tout d’abord, fait le rappel des directives et actes posés en matière de politique mémorielle du Gouvernement. Il a, ensuite, abordé la valorisation du patrimoine mémoriel du Sénégal puis la perpétuation des acquis de la politique mémorielle.

Il a particulièrement insisté sur la construction de la Maison des Archives, de la Bibliothèque nationale et de bibliothèques dans les régions, l’érection d’un Mémorial à Thiaroye en l’honneur des tirailleurs sénégalais, la création d’un Centre de documentation et de recherche dédié aux « Tirailleurs sénégalais », l’enseignement de l’histoire du Massacre de Thiaroye dans les écoles sénégalaises, la célébration, chaque année, d’une journée du Tirailleur et la création d’un Conseil national de la Mémoire et de la Gestion du Patrimoine historique (CNMGPH) ainsi que du Centre de Documentation au Cimetière de Thiaroye. Le Premier Ministre a cité, dans la même lancée, Thom-mage solennel rendu au Professeur Amadou Makhtar MBOW le 28 octobre 2025 et la prochaine célébration de la deuxième (2ème) édition du souvenir du Massacre de

Thiaroye.

Pour le Premier Ministre, la valorisation de notre patrimoine mémoriel est une nécessité.

Elle passe par le récit historique et lérection de symboles. En ce qui concerne le récit historique, il convient d’une part de mettre en lumière les figures emblématiques dont regorge notre pays et d’autre part, de rétablir les faits historiques dans leur authenticité et leur objectivité. Quant aux symboles, ils doivent constituer un rappel permanent de notre histoire et jouer un rôle important dans la promotion touristique. Dans ce sillage, le Premier Ministre a abordé la création de musées historiques des royautés traditionnelles, comme celui de Dekheulé, dans des sites historiques comme Pathé Badiane (PaosKoto), Yang Yang, Ndorna (Fouladou) et Nder, l’édification de la Bibliothèque nationale, outil de réappropriation de notre mémoire collective et réceptacle de notre patrimoine documentaire national, ainsi que la Maison des Archives.

Par ailleurs, abordant la réforme de l’administration, il a demandé de mettre en place un Programme gouvernemental de formation continue et d’excellence administrative.

S’agissant de la stratégie globale de rayonnement international du Sénégal, le Premier Ministre a engagé une réflexion nationale sur la création d’une plateforme de marque

« Sénégal » ou « Teranga Sénégal », une nouvelle identité internationale valorisant nos atouts culturels, sportifs, économiques et technologiques, une stratégie de diplomatie culturelle et sportive renforcée et la mobilisation des JOJ Dakar 2026 comme levier majeur de visibilité, d’influence et d’unité nationale.

En matière de sécurité routière, sur la base des recommandations des états généraux des transports publics du mois d’octobre 2025, il a instruit les ministres concernés de soumettre, avant la fin de l’année 2025, un plan d’action opérationnel, chiffré et évaluable,

qui fera l’objet d’un suivi par un comité multidisciplinaire placé sous l’autorité de la Primature.

Le Premier Ministre a clos sa communication avec le projet stratégique de construction de la ligne ferroviaire Dakar-Tambacounda, en relevant que le Gouvernement a engagé les travaux préparatoires de cette ligne ferroviaire à écartement standard. Ce projet structurant, dont la finalisation de la phase préparatoire est prévue en 2026, contribuera à la mobilité durable, à la sécurité routière, au désenclavement territorial et au développement industriel et logistique. Avant sa mise en œuvre, la voie métrique réhabilitée continuera à garantir la continuité du service et la préservation de l’expertise ferroviaire nationale.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS

DES MINISTRES

Monsieur le Ministre de l Urbanisme, des Collectivités territoriales et de Aménagement des territoires a fait une communication sur le processus de déploiement des Pôles-Territoires.

Monsieur le Ministre de l’Industrie et du Commerce a présenté une communication sur lapprovisionnement du marché en denrées alimentaires, la commercialisation du riz local et la situation du financement et de la commercialisation de l’arachide par la SONACOS.

Madame le Ministre de la Jeunesse et des Sports a fait une communication sur le

Programme des Sports des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS

ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :

  • le projet de décret relatif à l’étiquetage énergétique des lampes électriques et des appareils électroménagers neufs ;
  • le projet de décret relatif au contrôle de la qualité des équipements constitutifs d’un système solaire photovoltaïque ;
  • le projet de décret fixant les normes et spécifications techniques du gaz naturel ;
  • le projet de décret modifiant le décret n°2006-392 du 27 avril 2006 complétant le décret n°77-987 du 14 novembre 1977 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de
  • TEnseignement ;
  • le projet de décret modifiant le décret n°74-347 du 12 avril 1974 fixant le régime spécial applicable aux agents non fonctionnaires de l’Etat ;
  • le projet de décret modifiant le décret n°77-887 du 12 octobre 1977 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de la Santé publique et de l’Action sociale.

Marie Rose Khady Fatou FAYE

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, Chargée des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement

Le Sénégal veut renforcer la production locale de médicaments : les industriels alertent sur les obstacles d’accès au marché public

Le Sénégal ambitionne de couvrir une part significative de ses besoins en médicaments grâce à sa propre industrie pharmaceutique. Mais malgré les objectifs affichés — 30 % de couverture en 2030 et 50 % en 2035 —, les industriels nationaux peinent encore à franchir le cap des 10 % de contribution réelle au marché. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations quant aux leviers nécessaires pour atteindre la souveraineté sanitaire voulue par l’État.

Dans cette perspective, un atelier réunissant industriels, acheteurs publics, régulateurs et autorités sanitaires s’est tenu ce mercredi. L’objectif : analyser les blocages persistants et améliorer l’accès des producteurs nationaux à la commande publique. Selon les acteurs présents, les capacités techniques et industrielles existent bel et bien au Sénégal, mais les entreprises locales restent largement à l’écart d’un marché public qui représente environ 20 % du marché total du médicament, les 80 % restants étant dominés par les grossistes privés.

Pour le professeur Yerim Mbagnick Diop, spécialiste du secteur pharmaceutique, le potentiel de l’industrie locale est largement sous-exploité. « Si nous consommons tout ce qu’elle produit aujourd’hui, nous dépasserons les 30 %. Le problème vient surtout des difficultés d’accès au marché public », explique-t-il. Il évoque notamment la complexité des procédures, les exigences techniques et financières, ainsi que la concurrence forte des importations, comme obstacles majeurs à la progression des entreprises nationales.

Dans le secteur privé, la part des médicaments produits localement reste extrêmement faible, avoisinant les 3 %. Dans le secteur public, elle atteint environ 18 %, loin des cibles fixées pour 2025. Ces chiffres témoignent, selon les acteurs, d’un déséquilibre persistant entre la volonté politique d’encourager la production nationale et la réalité du terrain, marquée par une compétition défavorable aux industriels sénégalais.

Face à ce constat, l’État a engagé une série de réformes destinées à inverser la tendance. Elles comprennent d’abord un mécanisme de corrélation passive permettant de favoriser la production locale lorsque les industriels en expriment la demande. S’y ajoute une corrélation active, incarnée par la création d’une liste de médicaments souverains que le Sénégal prévoit de produire localement et de ne plus importer d’ici à 2035. Une dérogation au Code des marchés publics a également été introduite afin de faciliter l’achat de médicaments issus de l’industrie nationale. Par ailleurs, un manuel de procédures de la SEN-PNA, attendu prochainement, doit clarifier les modalités d’accès à la commande publique pour les fabricants locaux.

Le docteur Mor Diagne, du ministère de la Santé, rappelle que ces efforts s’inscrivent pleinement dans la Stratégie de transformation systémique du Sénégal (ST2S), adoptée en 2024. Cette stratégie fait de la souveraineté sanitaire une priorité nationale et place la production locale au cœur des ambitions du pays. « Le Sénégal veut couvrir 50 % de ses besoins en médicaments d’ici 2035. Cela ne sera possible que si nous levons les obstacles qui freinent l’accès des industriels au marché public », souligne-t-il.

L’atelier a ainsi servi de cadre de concertation entre industriels, SEN-PNA, DCMP, ARCOP et DSMP, dans l’optique d’élaborer une feuille de route commune pour dynamiser l’industrie pharmaceutique locale et sécuriser l’approvisionnement en médicaments.

Terrorisme en Afrique de l’Ouest : la CEDEAO alerte l’ONU sur une menace régionale en pleine expansion

Le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, a lancé un appel pressant à la communauté internationale lors de sa prise de parole, le 18 novembre 2025, devant le Conseil de sécurité des Nations unies à New York. Face à la montée en puissance des violences extrémistes, il a averti que le terrorisme n’est désormais plus cantonné aux foyers traditionnels du Sahel ou du bassin du lac Tchad. Il s’est diffusé à l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, créant une situation sécuritaire d’une gravité inédite.

Selon Dr Touray, les mécanismes d’alerte précoce de la région ont enregistré près de 450 attaques depuis le début de l’année, un chiffre qui illustre l’intensification et l’expansion des activités terroristes. Cette dynamique témoigne d’une progression constante de groupes armés qui exploitent les fragilités institutionnelles, les tensions locales et les difficultés socio-économiques des populations.

Le responsable de la CEDEAO a insisté sur le fait que la menace ne se limite plus à l’insécurité physique. Il a décrit ce qu’il appelle une véritable « guerre économique » menée par les groupes extrémistes. Ceux-ci multiplient les sabotages, bloquent l’accès au carburant, rançonnent les circuits d’approvisionnement et perturbent les échanges commerciaux, mettant à mal la résilience économique des États et accentuant la vulnérabilité des populations. Cette stratégie d’asphyxie économique vise à affaiblir les gouvernements et à étendre le contrôle territorial des groupes armés.

Afin de répondre à cette crise régionale, la CEDEAO accélère la mise en place de sa Force d’intervention rapide. Initialement prévue pour compter 1 650 membres, cette unité devrait être portée à environ 5 000 éléments grâce aux engagements supplémentaires annoncés par plusieurs pays membres et par des partenaires internationaux. Dr Touray a présenté cette montée en puissance comme une évolution nécessaire pour faire face à un environnement sécuritaire qui se détériore rapidement, rappelant que seule une réponse collective, cohérente et bien financée pourrait contenir et repousser la menace.

Dans son intervention, il a appelé le Conseil de sécurité à jouer un rôle plus affirmé en soutenant les initiatives régionales, tant sur le plan financier que logistique. Il a insisté sur la nécessité de restaurer la confiance entre les populations et les institutions, un facteur essentiel pour contrer l’influence des groupes terroristes dans les zones rurales et transfrontalières. Le président de la Commission a également souligné l’urgence d’un appui international prévisible et durable, capable de renforcer les capacités locales, d’améliorer la coordination entre partenaires et de garantir la stabilité à long terme.

En clôturant son allocution, Dr Touray a rappelé que l’Afrique de l’Ouest se trouve à un tournant. Si les États et la CEDEAO multiplient les efforts pour contenir la menace, leur réussite dépendra largement de la solidarité internationale. Face à un terrorisme qui gagne du terrain et adopte de nouvelles formes de pression, la région espère que l’appel lancé à New York trouvera un écho rapide et concret auprès des principales puissances mondiales et des institutions multilatérales.

Démantèlement d’un vaste réseau d’escroquerie autour des plantes médicinales africaines

La Division spéciale de cybersécurité (Dsc) a récemment démantelé un réseau d’escroquerie transnationale impliquant de prétendus marchés de plantes et de graines médicinales africaines. Selon les informations communiquées par les autorités, l’affaire couvre une période allant de janvier 2022 à octobre 2025, au cours de laquelle plus d’une quarantaine de plaintes ont été enregistrées. Le préjudice provisoire lié à ces activités frauduleuses dépasse 338 millions de francs CFA.

Les enquêtes menées par la Dsc ont permis de révéler l’existence d’une organisation très structurée, opérant à la fois dans plusieurs quartiers de Dakar et dans la région sud du pays. Les enquêteurs ont identifié plusieurs complices basés dans la capitale qui jouaient un rôle central dans la coordination des victimes. Les investigations techniques ont également permis de remonter jusqu’au cerveau présumé de ce réseau, un individu du nom de L. Diop, résidant dans le village de Tankon, dans la commune de Saré, région de Sédhiou. L’enquête a montré que le réseau disposait d’infrastructures locales permettant de récupérer et de redistribuer l’argent provenant de ces escroqueries.

Sous la supervision du procureur du Pool judiciaire (Pjf), une opération d’interpellation a été menée le vendredi 14 novembre aux alentours de 5 heures du matin, avec l’appui de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip). Lors de cette intervention, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs objets et documents liés aux activités frauduleuses présumées. Parmi les éléments récupérés figuraient des cartes nationales d’identité appartenant à des tiers, des cartes de transfert d’argent électronique, des téléphones portables, une moto ainsi que de nombreuses preuves de transactions financières.

Lors de son audition par la Dsc, L. Diop a reconnu avoir joué un rôle central dans ces activités et a indiqué avoir travaillé avec plusieurs complices, certains résidant à Dakar et d’autres à l’étranger. Son frère, Y. Diop, également impliqué dans le réseau, a admis avoir été chargé à plusieurs reprises de récupérer de l’argent auprès de différents points de transfert. Les autres personnes citées dans l’enquête n’ont pas encore été localisées et seraient actuellement en fuite, selon les informations rapportées par le journal Libération.

L. Diop et son frère Y. Diop ont été déférés pour association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, usurpation d’identité numérique, usage de faux et blanchiment de capitaux. Le matériel saisi a été placé sous scellé en attendant la poursuite de l’instruction.

D’après les témoignages des plaignants recueillis par la Dsc, le réseau opérant derrière cette escroquerie contactait ses victimes via WhatsApp ou courrier électronique. Les victimes se voyaient proposer des opportunités d’affaires très lucratives portant sur l’exportation de graines de voacanga, moringa, argan, aubépine ou de sève d’Aloès Vera, destinées à des laboratoires étrangers supposés produire des médicaments. Convaincues de participer à un commerce légal et prometteur, ces victimes effectuaient plusieurs versements à travers différentes plateformes de transfert d’argent en ligne ou via des réseaux internationaux. La dernière victime connue dans cette affaire, un homme en situation de handicap, a perdu à elle seule la somme de 110 millions de francs CFA.

Thiès : le corps retrouvé aux Parcelles Assainies identifié comme celui de Thierno Cissé, jeune conducteur de moto Jakarta

La ville de Thiès est encore sous le choc après la macabre découverte survenue lundi 17 novembre dans un champ des Parcelles Assainies. Le corps sans vie retrouvé ce jour-là a été formellement identifié : il s’agit de Thierno Cissé, un jeune conducteur de moto Jakarta âgé d’environ 20 ans et originaire de Gambie. L’annonce a bouleversé sa famille, ses proches et toute la communauté locale qui peine encore à comprendre les circonstances de ce drame.

Selon les témoignages recueillis, Thierno Cissé avait rejoint le Sénégal dès son enfance afin de poursuivre son apprentissage du Coran dans un daara du quartier Léona. Après le décès de son père resté en Gambie, il avait décidé de retourner à Thiès pour soutenir sa mère. Déterminé à subvenir à ses besoins, il avait d’abord tenté de se frayer un chemin dans le métier de carreleur, mais sans succès. C’est finalement en investissant dans une moto Jakarta qu’il avait trouvé un moyen de gagner sa vie en tant que conducteur.

La disparition du jeune homme a été signalée après que sa famille a constaté son absence prolongée. « Quand on a constaté son absence, on a essayé de l’appeler à plusieurs reprises en vain », raconte un parent qui se souvient du début de l’inquiétude. Le lendemain, l’alarme s’est accentuée lorsque son colocataire, Bouba, n’a pas vu Thierno rentrer. Constatant que la situation devenait anormale, la famille s’est rendue au commissariat des Parcelles Assainies pour déclarer sa disparition.

C’est à ce moment que les proches ont été confrontés à l’insoutenable. Les policiers leur ont présenté des photos de la dépouille retrouvée dans le champ. « On a vu que c’était Thierno Cissé. On l’a tué d’une manière atroce », témoigne un membre de la famille, encore sous le choc et incapable de comprendre l’acharnement dont le jeune homme a été victime.

Au sein de la famille comme dans le voisinage, beaucoup soupçonnent un meurtre lié au vol de sa moto Jakarta, principal outil de travail et unique source de revenus de Thierno. Les circonstances de sa disparition, combinées à l’absence de sa moto, renforcent cette hypothèse. Les proches appellent instamment la Police et la Gendarmerie à ouvrir une enquête approfondie pour identifier les auteurs de cet acte criminel et les traduire en justice.

L’UCAD plongée dans la tourmente : troisième jour d’affrontements entre étudiants et forces de sécurité

Pour le troisième jour consécutif, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) est secouée par de violents affrontements opposant étudiants et Forces de défense et de sécurité (FDS). Dès les premières heures de la matinée, le campus a de nouveau été le théâtre d’échanges tendus, transformant les abords des pavillons en zones de confrontation continues.

À l’origine de ce climat insurrectionnel, le non-paiement des bourses, un problème récurrent devenu, selon les étudiants, absolument insoutenable. Depuis plusieurs semaines, les retards s’accumulent, mais ces derniers jours, la colère a franchi un cap. Les étudiants dénoncent un manque de considération et une situation financière de plus en plus précaire qui entrave leurs conditions de vie et leur réussite académique.

Face à la montée des tensions, un important dispositif des FDS a été déployé dès l’aube. Les forces de l’ordre ont eu recours à des tirs répétés de grenades lacrymogènes pour tenter de disperser les groupes d’étudiants rassemblés autour des pavillons et sur les principales artères du campus. Le nuage de fumée, visible de loin, a envahi coursives et esplanades, plongeant une partie de l’université dans une atmosphère suffocante et chaotique.

Les étudiants, loin de se laisser intimider, affichent une détermination intacte. Des barrages improvisés ont été érigés à plusieurs points stratégiques, entravant la circulation à l’intérieur du campus. À chaque charge des forces de sécurité répondent des jets de projectiles et des regroupements massifs. Certains pavillons se sont mués en bastions, tandis que d’autres zones du campus sont devenues des points névralgiques où la tension atteint son paroxysme.

De nombreux témoins décrivent une situation quasi insurrectionnelle : cris, courses-poursuites, explosions de grenades lacrymogènes, nuages de fumée et scènes de panique. Les couloirs bruissent d’indignation, les esplanades se transforment en lieux de résistance, et la colère gagne même les bâtiments administratifs où le dialogue semble désormais totalement rompu.

À l’heure actuelle, aucune avancée significative n’a été enregistrée dans les négociations. Les autorités appellent à la retenue, tandis que les étudiants exigent des réponses rapides et concrètes. En l’absence d’un compromis, l’UCAD paraît s’enfoncer un peu plus dans une crise profonde, mettant à l’épreuve non seulement l’institution académique, mais aussi les relations entre les étudiants et l’État.

Budget 2026 du MASAE : une baisse technique des crédits, mais une hausse stratégique des investissements futurs

Le projet de budget 2026 du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE) a été examiné et adopté ce mardi 18 novembre 2025. Devant la représentation nationale, le ministre Mabouba Diagne a défendu une enveloppe budgétaire marquée par une évolution contrastée, entre contraction des crédits de paiement et augmentation notable des autorisations d’engagement. Une dynamique qui, selon lui, prépare l’ouverture d’un nouveau cycle d’investissements structurants pour le secteur agricole et pastoral.

Pour l’exercice 2026, le budget du MASAE est fixé à 247,59 milliards de francs CFA en crédits de paiement. Ce montant représente une baisse de 18,69 % par rapport à la Loi de Finances Initiale de 2025, soit une diminution totale de 56,90 milliards. Une contraction que le ministre a qualifiée de « technique », expliquant qu’elle découle de la clôture en 2025 de plusieurs projets et programmes pluriannuels arrivés à terme. Ainsi, la baisse ne reflète pas une réduction des ambitions, mais plutôt la fin naturelle des engagements financiers liés à des initiatives antérieures.

En parallèle, le ministère enregistre une forte progression des autorisations d’engagement, qui s’élèvent désormais à 427,01 milliards de francs CFA, soit une hausse de 37,88 %. Avec un bond de 117,32 milliards par rapport à 2025, cette augmentation traduit une volonté assumée du gouvernement de mobiliser de nouvelles ressources pour impulser une phase d’investissements majeurs. Elle s’explique notamment par les prévisions de signature de conventions de financement destinées à de nouveaux projets agricoles et pastoraux, principalement sur ressources externes. Le gouvernement prépare ainsi le terrain pour des chantiers structurants à long terme.

Devant les députés, Mabouba Diagne a rappelé que la mission fondamentale du MASAE reste la consolidation de l’autonomie alimentaire du Sénégal. Pour 2026, les priorités se déclinent autour d’une dynamique d’intensification, de modernisation et de résilience. Le ministère entend renforcer la production agricole à travers la mécanisation, l’irrigation et l’amélioration de l’accès aux intrants et aux semences certifiées. Il ambitionne également d’accélérer la structuration des principales filières stratégiques, notamment le riz, le mil, le maïs, l’arachide et les cultures horticoles, afin d’en améliorer la productivité, la compétitivité et la valeur ajoutée.

L’élevage reste également au cœur des préoccupations. Le gouvernement prévoit des investissements renforcés dans l’alimentation animale, la santé vétérinaire et la création ou la réhabilitation d’infrastructures pastorales, en particulier les points d’eau destinés aux troupeaux. Dans le même esprit, le ministère souhaite intensifier la transformation agroalimentaire afin de soutenir la montée en gamme des produits locaux et de réduire la dépendance vis-à-vis des importations.

La gouvernance foncière constitue un autre enjeu majeur abordé dans le budget. Le MASAE veut engager des réformes pour une gestion plus transparente et plus efficace des terres agricoles, garantissant une meilleure sécurité pour les producteurs et facilitant l’accès aux investissements. Enfin, la résilience climatique demeure une priorité transversale, avec un effort accru pour promouvoir l’agriculture durable, la gestion rationnelle des ressources hydriques et l’adaptation aux aléas climatiques qui menacent régulièrement la production.

En clôturant sa présentation, le ministre Mabouba Diagne a rappelé la dimension stratégique des secteurs agricole et pastoral, au-delà de leur simple contribution économique. « L’agriculture et l’élevage ne sont pas seulement des secteurs productifs ; ils constituent la base de notre souveraineté et la première garantie de stabilité sociale. Notre ambition est d’assurer un Sénégal qui produit et qui nourrit », a-t-il déclaré, réaffirmant l’engagement du gouvernement à consolider les fondations d’un modèle agricole résilient, moderne et souverain.

Keur Massar – L’usine Buildmart au cœur d’un scandale industriel d’une ampleur exceptionnelle

L’affaire fait grand bruit à Keur Massar et pourrait bien prendre une dimension nationale. L’usine Buildmart, propriété d’hommes d’affaires indiens et implantée dans le département, se retrouve aujourd’hui plongée dans une tourmente judiciaire d’une rare intensité. Selon le quotidien Libération, une simple opération de contrôle effectuée par les Services du Commerce a suffi à mettre au jour un système mêlant production illégale, fraude commerciale, vente clandestine et risques majeurs pour la sécurité publique. Trois personnes ont déjà été interpellées, tandis que l’enquête se poursuit et semble s’étendre de jour en jour.

Tout commence le 10 novembre, lorsque les équipes des Services du Commerce mènent une tournée de contrôle dans plusieurs zones de Keur Massar. En arrivant à la Cité Sotrac, les inspecteurs s’attardent sur une quincaillerie où un stock important de fer à béton attire leur attention. Les premières observations ne laissent rien présager d’inhabituel, mais les analyses techniques opérées sur place révèlent très vite une anomalie d’une grande gravité : le fer exposé à la vente ne respecte aucune des normes officielles en vigueur. La découverte provoque une réaction immédiate. Cinquante tonnes de fer jugé dangereux pour la construction sont saisies et laissées sous la garde du propriétaire de la quincaillerie, un certain Ab. Fall, avec un procès-verbal officiel matérialisant la saisie.

Mais l’affaire prend une tournure encore plus explosive trois jours plus tard. Lors d’un nouveau passage des contrôleurs, une partie du stock saisi a tout simplement disparu. Vingt tonnes de fer, soit près de la moitié du lot, se sont volatilisées. Les enquêteurs découvrent rapidement que la marchandise n’a pas été volée, mais bel et bien vendue en toute clandestinité par Ab. Fall lui-même, en violation directe du procès-verbal de saisie. Cette manœuvre déclenche sa mise en arrestation immédiate par la Brigade de recherches de Keur Massar.

L’enquête, désormais ouverte, cherche à identifier l’origine du fer non conforme. Les investigations mènent rapidement à l’usine Buildmart, pointée du doigt comme étant le lieu de production du matériel incriminé. Les gendarmes procèdent alors à l’interpellation de deux figures clés : Ad. Fall, représentant officiel de Buildmart, et Br. Mohan, ingénieur indien responsable de la production du fer mis en cause. Tous deux sont placés en garde à vue. Les enquêteurs tentent désormais de déterminer si la fabrication de fer non conforme relevait d’erreurs ponctuelles ou s’il s’agissait d’un système organisé visant à alimenter un circuit parallèle de vente illégale.

Dans un premier temps, rapportent les sources, les Services du Commerce avaient envisagé la possibilité d’une transaction financière, une procédure courante dans certaines infractions économiques. Mais le procureur de Pikine-Guédiawaye, informé de l’ampleur et de la nature des faits, a immédiatement rejeté cette option. Pour le parquet, aucune négociation n’est possible face à une affaire impliquant la production de matériaux susceptibles de mettre en danger la vie d’autrui, d’autant plus que les quantités concernées sont massives et destinées à des infrastructures susceptibles d’accueillir du public.

Les personnes interpellées feront donc face à des poursuites pénales, tandis que les enquêteurs continuent d’explorer les ramifications potentielles du dossier. L’affaire Buildmart ne fait peut-être que commencer. Les autorités n’excluent pas de nouvelles arrestations ni l’existence d’un réseau plus large ayant profité de la fabrication illégale de fer à béton. Dans un contexte où la sécurité des constructions est un enjeu national, ce scandale soulève de lourdes inquiétudes quant aux risques encourus par les populations ayant utilisé, sans le savoir, des matériaux dangereux pour leurs habitations.

Affaire des frères Ngom : les auditions au fond démarrent ce 21 novembre

Les choses s’accélèrent dans l’affaire impliquant les frères du député-maire des Agnam. Selon L’Observateur, les auditions au fond débuteront ce jeudi 21 novembre avec l’interrogatoire d’Ismaïla Ngom. Son frère, Birane Ngom, devra à son tour se présenter devant la justice le 24 novembre. Tous deux seront entendus par le président du Collège des juges d’instruction, Idrissa Diarra, dans le cadre d’une procédure désormais entrée dans sa phase la plus décisive.

Depuis leur placement sous bracelet électronique le 20 mai dernier, les deux frères sont au cœur d’un dossier sensible mêlant gestion publique, flux financiers et soupçons de malversations. Ils auront l’occasion, lors de ces auditions, de contester les faits qui leur sont reprochés et de fournir leur version des événements. Cette étape est particulièrement attendue, car elle doit permettre aux juges d’instruction de confronter les suspects aux éléments recueillis durant les mois d’enquête préalable.

Ismaïla et Birane Ngom font face à une série d’accusations graves : association de malfaiteurs, complicité d’escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux et abus de biens sociaux. Des charges lourdes qui, si elles étaient confirmées, pourraient profondément affecter leur avenir judiciaire, mais aussi avoir des répercussions politiques et sociales dans la localité des Agnam et au-delà.

L’ouverture des auditions marque une étape clé dans ce dossier qui suscite une forte attention médiatique. Elle devrait permettre d’éclaircir les zones d’ombre et de mieux comprendre les responsabilités éventuelles de chacun dans les faits présumés. À l’issue de ces interrogatoires, le Collège des juges d’instruction pourra décider de la suite à donner à la procédure, entre poursuites formelles, non-lieu ou requalification des charges.

Diomaye Faye sur la candidature de Sonko : « Je ne sais pas si je serais encore vivant en 2029 »

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu hier le bureau politique de Pastef pour une rencontre décrite comme franche et sans détour. Selon les informations rapportées par Libération, le Chef de l’État a tenu à clarifier plusieurs points qui alimentaient les débats internes au parti, notamment sa relation avec Ousmane Sonko, les responsabilités de Mimi Touré et les perspectives politiques en vue de 2029.

D’entrée de jeu, Diomaye Faye a réaffirmé la solidité du lien qui l’unit à Ousmane Sonko, balayant les rumeurs de tensions ou de divergences profondes. « Je ne ferai jamais de Sonko, et je sais qu’il ne me fera jamais de mal. Diomaye moy Sonko té Sonko moy Diomaye », a-t-il lancé, soulignant qu’il demeure bien dans Pastef et que leur collaboration politique reste intacte. Il a ajouté que le contact avec Sonko n’a jamais été rompu et qu’ils veilleraient désormais à communiquer plus régulièrement.

Abordant ensuite la question qui secoue la coalition « Diomaye Président », le Président a confirmé qu’il avait lui-même désigné Aminata Touré, dite Mimi, pour mener la restructuration de la coalition, une décision contestée par certains cadres de Pastef. Il a expliqué ce choix en mettant en avant l’engagement de l’ancienne Première ministre : « Elle a mouillé le maillot avec nous quand il le fallait », a-t-il affirmé, justifiant ainsi la confiance renouvelée qu’il lui accorde. Il n’a toutefois pas souhaité s’étendre davantage sur les contestations internes, préférant appeler à l’apaisement.

La rencontre a également été l’occasion d’aborder le rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) mettant en cause Mimi Touré. À ce sujet, Diomaye Faye a révélé que ce document aurait été commandité par l’ancien président Macky Sall. « Mais on verra », a-t-il commenté, laissant entendre que des clarifications seront faites en temps voulu. Quant au dossier d’Abdourahmane Diouf, il a indiqué que des vérifications étaient actuellement en cours, sans fournir davantage de détails.

Interrogé enfin sur une éventuelle candidature en 2029, dans un contexte où la base de Pastef reste largement acquise à Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye a adopté un ton philosophique. « Je ne sais pas si je serais encore vivant en 2029 », a-t-il déclaré, évitant volontairement de s’engager sur un terrain spéculatif et insistant sur la priorité du moment : gouverner et répondre aux attentes des Sénégalais.

le ministre des Forces armées appelle à une refonte stratégique de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée

Le ministre sénégalais des Forces armées, Birame Diop, a mis en avant, ce mardi à Dakar, l’urgence de réexaminer les avancées réalisées depuis la mise en place de l’Architecture de sécurité maritime du Golfe de Guinée, il y a plus de dix ans. Selon lui, les profondes mutations de l’environnement maritime exigent une actualisation des stratégies régionales pour répondre à des menaces devenues plus complexes et interconnectées.

Co-présidant la cérémonie d’ouverture de la 6ᵉ édition du Symposium des chefs d’État-major de marines et des commandants de garde-côtes avec la vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, Damtien Tchintchibidja, le général Diop a souligné que cette architecture régionale atteint aujourd’hui un « niveau de maturité » qui justifie une évaluation commune. Il a insisté sur la nécessité d’une adaptation stratégique face à un espace maritime confronté à une piraterie en mutation, à l’essor du trafic de stupéfiants, à la pêche illicite et aux nouvelles formes de criminalité transnationale.

L’ancien chef d’État-major général des Armées sénégalaises a réaffirmé la détermination politique de faire du Golfe de Guinée un espace sécurisé, stable et favorable au développement économique. Pour lui, aucune nation de la région ne peut prétendre affronter seule les risques qui affectent cet espace vital pour le commerce maritime mondial. « Ce symposium constitue un acte de foi en la coopération régionale et internationale et un engagement renouvelé pour une sécurité maritime collective », a-t-il déclaré, appelant à renforcer l’action coordonnée entre les États.

Le thème choisi pour l’édition 2025, « Coopération entre le Golfe de Guinée et les nations de l’espace atlantique : développement de synergies pour la sécurité et la prospérité », reflète cette volonté d’élargir le cadre stratégique au-delà des frontières habituelles de la région. Birame Diop a rappelé que l’Océan Atlantique constitue un carrefour majeur des échanges mondiaux, vulnérable à diverses menaces maritimes, et qu’il devient impératif d’adopter une vision davantage intégrée, incluant l’interopérabilité entre les marines et l’harmonisation des stratégies nationales.

Le Contre-amiral Abdou Sène, chef d’État-major de la Marine sénégalaise, a pour sa part souligné que ce symposium ne se limite pas à un cadre d’échanges, mais contribue à orienter de manière concrète les politiques publiques en matière de sécurité maritime. Il a insisté sur l’importance de rompre avec les approches fragmentées qui ont longtemps limité l’efficacité régionale, et de favoriser des démarches cohérentes entre États voisins. En marge des travaux, une exposition regroupant seize organismes maritimes et industriels permet aux participants de découvrir les dernières évolutions technologiques du secteur naval.

Damtien Tchintchibidja, représentant la CEDEAO, a appelé à renforcer l’Architecture régionale tout en mutualisant davantage les ressources disponibles. Elle a rappelé que le Golfe de Guinée demeure un espace stratégique de premier ordre, concentrant 70 % de la production pétrolière du continent africain et assurant près de 10 % du trafic maritime mondial. Selon elle, la sécurisation de cette zone n’est plus seulement un enjeu militaire, mais un impératif économique, social et politique pour l’ensemble de la région.

Farba Ngom, détenu au Pavillon Spécial : un discours de sérénité, de défi et de détermination politique

Actuellement incarcéré au Pavillon Spécial, Farba Ngom continue de surprendre par le ton résolument confiant qu’il adopte face à sa situation. Selon des révélations de SourceA, le maire des Agnam a tenu des propos particulièrement forts à l’endroit de ses nombreux visiteurs venus le soutenir.

Réuni au milieu de la cour de la prison, entouré de proches, l’édile a tenu à rassurer son entourage sur son état moral. « Je suis bien ici. Je mange bien et je dors très bien. Ne vous inquiétez surtout pas pour moi ! Je me relaxe ici », a-t-il lancé, affichant une sérénité que peu associeraient au cadre carcéral.

Farba Ngom a insisté sur ce qu’il décrit comme sa « liberté intérieure », une liberté que, selon lui, aucune cellule ne peut entraver. « Celui qui pense m’avoir enchaîné ici se trompe. Car je suis libre ici, comme l’air. Je n’ai plus peur de la prison », a-t-il affirmé. Il a expliqué que, traditionnellement, les Halpular ont une crainte prononcée de l’incarcération, mais qu’il est parvenu à « démystifier » ce milieu : « Il m’arrive même d’oublier que je suis en prison, en voyant tous ces gens qui viennent me rendre visite », a-t-il confié, laissant entendre que le soutien constant de ses proches allège le poids de la détention.

Au cours de la rencontre, Farba Ngom a adressé un avertissement direct à Kalidou Wagué, maire de Bokidiawé, qui s’était également déplacé pour lui rendre visite. « Il ne fallait pas venir ici. Car, comme moi, tu es aussi une cible. Laissez-moi seul supporter tout. Continuez de me représenter dehors ! Je vous représente tous ici », aurait-il lancé, selon SourceA. Une manière pour lui de signifier qu’il assume pleinement sa situation et souhaite éviter que d’autres figures politiques de son camp ne s’exposent inutilement.

Malgré son incarcération, le maire des Agnam n’entend pas mettre sa carrière entre parenthèses. Au contraire, il réaffirme plus que jamais son engagement. « J’ai choisi la politique comme métier. C’est un choix assumé. Même ici, je continue de faire de la politique. Une fois dehors, n’en parlons même pas. Je suis mieux déterminé que jamais », a-t-il martelé, laissant entrevoir une ambition intacte et une volonté de rebond politique dès sa sortie.

Pour ses partisans, ces déclarations confirment l’image d’un leader combatif, prêt à faire face à l’adversité tout en maintenant son influence au sein de son camp. Pour ses détracteurs, elles relancent le débat sur la politisation de la détention et la place accordée aux figures publiques incarcérées.

Sénégal : face aux contraintes des marchés internationaux, l’État intensifie son recours au marché financier régional

Confronté à une série de déclassements de sa note souveraine et à un accès devenu particulièrement limité au marché financier international, le Sénégal continue d’orienter l’essentiel de sa stratégie de financement vers le marché régional de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette dynamique, déjà perceptible depuis plusieurs mois, s’est encore renforcée avec la réussite de la dernière opération de mobilisation de ressources.

Vendredi dernier, l’État sénégalais a levé 99 milliards de francs CFA auprès des investisseurs régionaux, une performance saluée par le ministère des Finances comme un signe de « confiance renouvelée » de la place financière de l’UEMOA. Cette levée constitue un ballon d’oxygène pour les finances publiques dans un contexte où les marges de manœuvre restent contraintes par le resserrement des conditions d’emprunt à l’international, conséquence directe des révisions à la baisse des notations souveraines.

Porté par cette dynamique favorable, le Sénégal prévoit déjà une nouvelle sortie sur le marché régional. Selon les informations du quotidien Le Quotidien, une émission de 95 milliards de francs CFA est programmée pour le 28 novembre prochain. Cette démarche témoigne de la volonté des autorités de maintenir un rythme soutenu de refinancement afin d’assurer la continuité des politiques publiques, de soutenir la trésorerie de l’État et de respecter ses engagements financiers.

L’encours global de la dette du Sénégal sur le Marché des titres publics de l’UEMOA atteint désormais 4 307,86 milliards de francs CFA, d’après les chiffres cités par le journal du groupe Avenir Communication. Ce volume illustre la dépendance grandissante du pays vis-à-vis de ce mécanisme de financement régional, devenu un levier essentiel pour compenser la fermeture relative des marchés internationaux.

Si cette stratégie permet au Sénégal de maintenir sa capacité de financement dans un environnement international peu favorable, elle soulève néanmoins des enjeux de soutenabilité. Le recours fréquent aux adjudications régionales accroît la pression sur la dette domestique et peut générer une concurrence accrue avec le secteur privé pour l’accès au crédit. Toutefois, dans l’immédiat, le marché de l’UEMOA demeure l’un des rares canaux où l’État peut mobiliser rapidement des ressources en volumes importants et à des conditions jugées encore relativement supportables.

Découverte – Ngana Sira Biaye, l’héritage d’un roi baïnouck au cœur de la Casamance

Au cœur de la Casamance, dans l’ombre apaisante des fromagers et des palmiers à huile, s’étend un village dont le nom résonne encore dans l’histoire des peuples de la région : Djibanar. Aujourd’hui paisible, ce village fut autrefois un centre politique, culturel et spirituel sous le règne d’un homme devenu légende : Ngana Sira Biaye, roi des Baïnoucks.

Un souverain au cœur des traditions baïnouck

Les Baïnoucks — peuple ancien de la Basse-Casamance — ont bâti leur identité autour d’une organisation sociale structurée, marquée par le respect des anciens, le pouvoir symbolique des chefs religieux et l’autorité des souverains.

Parmi ces derniers, Ngana Sira Biaye s’est distingué comme une figure de cohésion, d’influence et d’autorité.

Son règne s’inscrit dans une époque où les Baïnoucks formaient de vastes chefferies, parfois en contact, parfois en tension avec les royaumes voisins : Balant, Diola, Mandingue, ainsi qu’avec les puissances européennes tentant de s’implanter dans la région.

Djibanar, capitale politique et sanctuaire spirituel

Sous l’autorité de Ngana Sira Biaye, Djibanar devint un véritable centre de pouvoir.

Le village, aujourd’hui composé de quartiers tranquilles et de places communautaires, fut autrefois :

un carrefour commercial reliant les villages de la Casamance intérieure ; un haut lieu de rituels, où se tenaient les cérémonies initiatiques ; le siège du roi, entouré de ses conseillers et maîtres de caste.

La parole des anciens raconte qu’à Djibanar, les décisions se prenaient sous l’arbre à palabres, dans un espace sacré où seuls les initiés pouvaient s’exprimer sur les affaires du royaume.

L’autorité et la diplomatie de Ngana Sira Biaye

Ngana Sira Biaye est décrit comme un homme ferme mais conciliateur.

Son pouvoir reposait sur :

la maîtrise des alliances locales, essentielles dans une région marquée par la diversité ethnique ; la gestion des terres agricoles, ressource vitale dans cet environnement fertile mais disputé ; la protection des rites et traditions, garants de la cohésion baïnouck.

Sous son règne, Djibanar connut une période de stabilité, consolidant son statut de capitale traditionnelle.

Une trace vivante dans la mémoire collective

Même si les chefferies traditionnelles ont perdu leur pouvoir politique avec la colonisation et les transformations modernes, la figure de Ngana Sira Biaye reste profondément ancrée dans la mémoire des Baïnoucks.

Les habitants de Djibanar continuent de transmettre :

les récits de son règne, les lieux symboliques liés à son histoire, et l’héritage culturel des Baïnoucks, souvent méconnu mais d’une grande richesse.

Aujourd’hui encore, son nom évoque la dignité, la résistance culturelle et la continuité d’un peuple qui, malgré les bouleversements du temps, porte fièrement son identité.

Le Chef de l’État reçoit le Premier Président de la Cour suprême : cap sur la modernisation de la justice

Le Chef de l’État a accordé une audience à M. Mouhamadou Mansour Mbaye, Premier Président de la Cour suprême, une rencontre qui s’inscrit dans un contexte marqué par de fortes attentes autour du fonctionnement de la justice et du renforcement de l’État de droit. Cet entretien a été l’occasion pour les deux autorités d’échanger longuement sur le travail accompli par la haute juridiction, ses missions essentielles et les efforts en cours pour améliorer le service public de la justice.

Au cours des discussions, M. Mouhamadou Mansour Mbaye a présenté un état des lieux détaillé des activités de la Cour suprême, soulignant les avancées enregistrées ainsi que les défis persistants. Il a mis en avant le rôle central de la juridiction dans la régulation du système judiciaire national, notamment à travers sa mission d’harmonisation de la jurisprudence et de garantie de la conformité des décisions des juridictions inférieures. Selon lui, un fonctionnement performant de la Cour suprême est indispensable pour assurer la crédibilité de l’institution judiciaire et renforcer la confiance des citoyens.

Le Chef de l’État a, de son côté, insisté sur l’importance de cette institution dans l’équilibre général des pouvoirs. Il a rappelé que la Cour suprême constitue un pilier fondamental de l’État de droit, en veillant au respect de la loi, à l’indépendance de la justice et à la protection des droits et libertés. Saluant le professionnalisme et l’engagement du Premier Président et de l’ensemble des magistrats, il a réaffirmé sa volonté de soutenir pleinement la modernisation du système judiciaire.

Le Président a également exprimé son ambition de voir la justice se doter de moyens humains, matériels et technologiques à la hauteur des défis contemporains. Il a insisté sur la nécessité d’adapter les institutions aux attentes d’une société en évolution, où les justiciables exigent davantage de célérité, de transparence et d’efficacité. La modernisation des infrastructures, la digitalisation des procédures et le renforcement des capacités des personnels judiciaires figurent parmi les axes prioritaires évoqués.

Assemblée générale du G7 à Kaolack : colère contre les lenteurs et les manquements de l’État

Le G7 départemental de Kaolack a tenu, ce mardi 18 novembre 2025, son assemblée générale au lycée Ibrahima Diouf, en présence d’Abdourahmane Guèye, secrétaire général national de l’UDEN, représentant le G7 national. Cette rencontre stratégique a réuni des délégations venues de plusieurs localités du département, dans un contexte marqué par la persistance de nombreuses revendications syndicales non satisfaites.

Dès l’ouverture des travaux, les responsables syndicaux ont dressé un bilan jugé préoccupant de la mise en œuvre des accords précédemment signés avec le gouvernement. Selon Oumar Diallo, secrétaire général de l’UDEN section Kaolack, plusieurs engagements majeurs — notamment ceux relatifs à la situation des enseignants décisionnaires, aux lenteurs administratives, aux avancements, à la situation des enseignants contractuels et au respect du protocole d’accord — demeurent en suspens.

Parmi les griefs les plus dénoncés figure la question des examens de fin d’année, en particulier l’organisation du baccalauréat. Les syndicalistes estiment que les conditions de surveillance doivent être « sérieusement améliorées ».

« L’indemnité de surveillance est insuffisante et engendre des querelles interminables dans les centres d’examen », a déploré M. Diallo. Au nom du G7, il a également critiqué les modalités de paiement des indemnités du baccalauréat. Dans certaines académies, les enseignants sont convoqués tardivement, parfois après le 30 novembre, et doivent parcourir de longues distances pour percevoir des sommes allant de 12 000 à 17 000 francs CFA. Une situation que le G7 qualifie de « manque de respect et de considération » envers les enseignants.

Autre point d’alerte : l’introduction de l’anglais à l’élémentaire. Les syndicats dénoncent l’affectation d’un seul enseignant chargé de couvrir plusieurs établissements distants de 9 à 10 kilomètres les uns des autres.

« On ne peut pas demander à un enseignant d’assurer des cours d’anglais dans quatre écoles différentes, tout en supportant lui-même les frais de transport », ont-ils martelé, rappelant que les textes fixent à 5 km maximum la distance pour l’attribution des compléments horaires. « Faire 20 ou 25 km par jour est tout simplement impossible », a soutenu le porte-parole du G7 à Kaolack.

Les syndicats ont également insisté sur la nécessité d’accélérer la formation diplômante. Ils rappellent que l’État a l’obligation de former les professeurs contractuels, les MEPS, les instituteurs adjoints, les maîtres contractuels et les enseignants issus du recrutement spécial des 2 000, puisqu’il s’agit de personnels recrutés par la fonction publique.

À l’issue de l’assemblée générale, le G7 a annoncé qu’un plan d’action sera prochainement dévoilé si aucune avancée significative n’est enregistrée dans les discussions avec l’État.

Waly Seck face au juge : audition au fond prévue le 2 décembre

L’artiste Waly Seck sera entendu au fond le 2 décembre 2025 par le président du collège des juges d’instruction du Pôle judiciaire financier (PJF). L’information a été confirmée par l’un de ses avocats, Maître Alioune Badara Fall, qui a précisé que cette audition constitue une étape décisive dans la procédure en cours.

Inculpé dans le cadre de l’affaire dite « Amadou Sall », le chanteur est mis en cause pour une transaction portant sur l’acquisition d’un véhicule. Les enquêteurs cherchent notamment à éclaircir les conditions de cette opération et à déterminer si des irrégularités financières ont été commises. Dans ce dossier, Waly Seck avait déjà obtenu une liberté provisoire après avoir déposé une caution de 240 millions de francs CFA, somme exigée pour garantir sa disponibilité tout au long de la procédure judiciaire.

L’audition au fond marque une phase cruciale, durant laquelle le juge d’instruction reviendra en détail sur les faits, les circonstances de la transaction et les responsabilités éventuelles. Cette étape pourrait permettre d’ouvrir la voie vers une mise en accusation formelle, un non-lieu ou, à défaut, un complément d’information.

Thierno Alassane Sall convoqué par la Gendarmerie dans le cadre du dossier ASER

Le député Thierno Alassane Sall sera entendu demain, mercredi 19 novembre, à 10 heures, par la Section de recherches de la Gendarmerie nationale, dans le cadre de l’affaire relative à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Cette convocation intervient après que l’élu, président du parti La République des Valeurs, a saisi le Pôle judiciaire financier en déposant une plainte contre X pour présumé détournement de fonds publics.

Selon Thierno Alassane Sall, l’ASER serait impliquée dans un détournement estimé à environ 37 milliards de FCFA, liés à un marché d’électrification rurale financé par une banque étrangère et attribué à la société AEE Power EPC. Le député évoque notamment des virements suspects effectués en juin 2024, dont la justification serait inexistante ou non transparente. Ces accusations mettent en lumière ce que Sall considère comme une gestion opaque des ressources destinées à des projets essentiels pour l’électrification des zones rurales du pays.

En réaction, l’ASER a annoncé avoir déposé une contre-plainte visant l’ancien ministre. L’agence met en avant un ancien projet d’électrification datant de 2016, d’une valeur de plus de 60 milliards de FCFA, période pendant laquelle Thierno Alassane Sall était en charge du ministère de l’Énergie. Selon l’ASER, les accusations portées par le député sont infondées et nécessitent des explications sur cette période antérieure afin de clarifier les responsabilités.

Vol violent à Ouakam : le procès de Mor Mar Guissé, Pape Amadou Diouf dit « Pape Diass » et Mariama Diallo devant la Chambre criminelle

La Chambre criminelle de Dakar a examiné, ce mardi, une affaire de vol avec violences particulièrement complexe, impliquant Mor Mar Guissé, Pape Amadou Diouf alias « Pape Diass » et sa compagne Mariama Diallo. Les trois prévenus sont poursuivis pour vol avec violences commis en réunion, de nuit, avec usage d’arme blanche et de véhicule. Les faits remontent au 11 novembre 2021, à 4 h 20 du matin, dans le quartier de Ouakam.

Ce jour-là, la victime rentrait chez elle lorsqu’une Ford Focus lui barre soudainement la route. Trois individus en descendent. Selon son témoignage, elle est menacée, étranglée avec un couteau et dépouillée de sa Mercedes ML 350. La violence de l’agression contraste avec la rapidité de l’opération, minutieusement exécutée par ses auteurs présumés.

L’enquête s’oriente rapidement grâce à l’exploitation des images de vidéosurveillance. La Ford Focus utilisée pour l’agression est identifiée. Le véhicule avait été loué sous le nom de Mor Mar Guissé, ce qui conduit les enquêteurs à l’interpeller. Face aux policiers, Guissé admet avoir effectivement loué la voiture, mais soutient l’avoir simplement prêtée à Pape Diass, présenté comme un ancien client sans réelle proximité avec lui. Il nie toute implication, affirmant être un homme « sans histoire », responsable d’un parking et père de famille.

La version de Pape Amadou Diouf diverge radicalement. À la barre comme lors de sa garde à vue, il accuse au contraire Mor Mar Guissé d’être le véritable chef d’orchestre du vol. Il affirme que ce dernier l’a mis en contact avec un certain Khadim Gueye, présenté comme un habitué « des gros coups ». Selon Diass, Guissé lui aurait loué la Ford Focus pour 70 000 FCFA, avant de rejoindre Khadim dans un plan visant à dérober un véhicule de luxe.

Toujours selon son récit, Khadim les rejoint le soir des faits et le trio prend la direction de Ouakam. Vers 2 h du matin, ils repèrent une Mercedes ML 350 qu’ils suivent jusqu’à une ruelle isolée. Là, Khadim et Mor auraient attaqué la victime avant de s’emparer du véhicule. Un plan de revente en Guinée-Bissau est alors mis en place, mais la Mercedes tombe en panne à hauteur de Gouloumbou. Pour poursuivre leur route, Khadim réclame 25 000 FCFA. Pape Diass sollicite alors sa compagne, Mariama Diallo, qui dit avoir envoyé la somme via sa mère « par naïveté ».

Le groupuscule parvient à franchir plusieurs postes de contrôle avant d’être stoppé à Mpack, à la frontière. Pour tenter de passer, les hommes demandent à Mariama de se faire passer pour Mame Anta Diop, propriétaire légitime du véhicule volé. Face à la pression exercée par les policiers et les incohérences relevées dans leurs déclarations, la jeune femme hésite, accepte, puis se rétracte. Pris de panique, ils abandonnent la tentative et prennent la fuite. Pape Diass regagne Dakar clandestinement, mais y sera finalement arrêté.

À l’audience, les versions contradictoires des coaccusés continuent d’alimenter le doute. Mor Mar Guissé rejette fermement toute responsabilité et déclare n’avoir « jamais fréquenté Amadou Diouf ». Pape Diass, lui, maintient que Guissé est l’instigateur du vol et que Khadim — toujours introuvable — était l’exécutant principal. Mariama Diallo, absente à l’audience, avait déjà reconnu devant les enquêteurs avoir envoyé l’argent et tenté de se faire passer pour la propriétaire, tout en soutenant avoir agi par « naïveté ».

Dans son réquisitoire, le procureur a laissé au tribunal le soin d’apprécier la culpabilité de Mor Mar Guissé, estimant les charges moins claires à son encontre. En revanche, il a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle et une amende de 500 000 FCFA contre Pape Amadou Diouf. À l’encontre de Mariama Diallo, le parquet demande une peine de deux mois ferme, considérant sa participation comme accessoire mais établie.

La partie civile, représentée par Me Dabo, réclame quant à elle 20 millions de FCFA en dommages et intérêts pour la victime. Les avocats de la défense — Mes Mamadou Guèye, Souleymane Soumaré et Abdou Ndingue — ont plaidé l’acquittement pur et simple, invoquant l’absence de preuves matérielles et les contradictions entre les versions des mis en cause.

Le verdict est désormais attendu, dans un dossier où responsabilités et déclarations croisées rendent la vérité judiciaire particulièrement difficile à établir.

El Hadji Abdoul Aziz Ndiaye : une vision stratégique au service des talents et des entreprises

À la croisée des disciplines et des exigences contemporaines, El Hadji Abdoul Aziz Ndiaye s’impose progressivement comme l’un des visages marquants de la nouvelle génération de leaders en ressources humaines. Son parcours, où se mêlent rigueur académique, expérience de terrain et ambition entrepreneuriale, en fait une figure clé dans l’écosystème RH sénégalais.

La solidité de son profil repose avant tout sur un socle intellectuel robuste. Certifié en Droit du travail et de sécurité sociale à l’Institut Supérieur du Droit de Dakar, il maîtrise avec précision les mécanismes juridiques qui encadrent les relations professionnelles. Cette compétence juridique, essentielle dans un contexte où les normes évoluent constamment, se conjugue harmonieusement avec son Master en Gestion des Ressources Humaines. Cette combinaison lui confère une double lecture, à la fois technique et stratégique, des enjeux managériaux et organisationnels auxquels sont confrontées les entreprises modernes.

Ce bagage théorique n’est pas resté lettre morte. Animé par le désir de proposer un accompagnement sur mesure, à la fois humain et professionnel, El Hadji Abdoul Aziz Ndiaye fonde JAMAZRH CONSULTING. Ce cabinet, né de sa vision et de ses convictions profondes, dépasse le cadre classique des agences de recrutement. Il se positionne comme un partenaire stratégique, attentif aux aspirations des candidats tout autant qu’aux besoins spécifiques des entreprises. La philosophie qui le guide est claire : offrir une expertise capable de concilier épanouissement individuel et performance organisationnelle.

Loin des concepts théoriques, son expertise s’enracine dans plus d’une décennie d’expérience au sein du secteur bancaire, où il occupe actuellement la fonction de Responsable du Capital Humain. Cet environnement, reconnu pour son exigence et la nécessité d’une grande précision opérationnelle, lui a permis d’affiner un savoir-faire complet. Il y conçoit des plans de recrutement adaptés, supervise l’intégration des nouvelles recrues et réinvente en permanence les mécanismes de gestion du personnel afin d’en améliorer l’efficacité. Son quotidien est celui d’un acteur au cœur des dynamiques internes des organisations, attentif autant à la performance qu’au bien-être des équipes.

Sa vision dépasse largement le cadre traditionnel du recrutement. Pour les chercheurs d’emploi, il joue un rôle de guide, les aidant à clarifier leur projet professionnel et à s’orienter vers des opportunités en adéquation avec leurs ambitions. Pour les entreprises, son intervention se situe à un niveau stratégique : optimisation des processus, élaboration de plans RH, amélioration continue de la performance et gestion des talents. Il se positionne véritablement comme un pilote de projets, capable d’apporter une dynamique nouvelle à chaque organisation qu’il accompagne.

Ce qui distingue particulièrement El Hadji Abdoul Aziz Ndiaye, c’est sa philosophie du service et de la structure. Il considère la gestion des ressources humaines comme une discipline essentielle, capable de mettre de l’ordre, d’anticiper les besoins et de créer un environnement propice à la performance tout en valorisant les individus. Sa gestion administrative, rigoureuse mais profondément humaine, reflète sa volonté de bâtir des espaces professionnels sécurisants, motivants et porteurs de sens.

Ainsi, El Hadji Abdoul Aziz Ndiaye n’est pas seulement un nom parmi d’autres sur les réseaux professionnels. Il incarne un engagement, une vision et une expertise qui placent le talent au cœur de la stratégie organisationnelle. Son parcours, ponctué de réussites et porté par un leadership affirmé, fait de lui un acteur incontournable du paysage RH au Sénégal, un professionnel pour qui la valorisation du capital humain demeure la clé de toute performance durable.

Souveraineté numérique : Thierno Alassane Sall met en garde contre des pratiques « préoccupantes » au sein de Sénégal Numérique SA

Le député non-aligné Thierno Alassane Sall a interpellé le gouvernement à travers une question écrite, exprimant de vives inquiétudes quant à la gestion des infrastructures numériques nationales par Sénégal Numérique SA (Senum SA). L’ancien Ministre de l’Énergie rappelle d’abord que cette société publique, créée en décembre 2021 en remplacement de l’Agence de l’Informatique de l’État (Adie), porte la responsabilité stratégique de mettre en œuvre la politique d’informatisation de l’État et d’assurer la gestion de l’ensemble des infrastructures numériques du pays, comme le rapporte le journal Libération.

Dans son texte adressé au ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Thierno Alassane Sall alerte sur des « risques d’atteinte à la souveraineté numérique du Sénégal » à travers certaines pratiques internes à la Senum SA. Il souligne que, depuis l’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures et sa proximité avec des zones d’activités terroristes, le niveau d’exposition aux cybermenaces s’est considérablement accru. Les risques de cyberespionnage, de cyberattaques et de fuite d’informations sensibles se renforcent, rendant indispensable la sécurisation rigoureuse des infrastructures et des données nationales.

Le député estime que dans ce contexte, aucune structure étrangère ne devrait intervenir dans l’écosystème numérique national sans transparence totale. Il affirme avoir reçu des documents internes laissant apparaître que la Senum SA aurait eu recours à la société française Dig Dash dans des conditions qui sembleraient déroger aux règles de passation des marchés publics. Selon ces informations, l’entreprise étrangère aurait obtenu un accès à certaines zones sensibles de l’infrastructure numérique de l’État, avec le concours de cadres internes impliqués dans la mise en œuvre de la politique informatique nationale.

Pour Thierno Alassane Sall, un tel accès, accordé à une organisation tierce et étrangère, pourrait permettre l’installation de dispositifs de type backdoor, capables d’offrir un accès à distance à des données hautement sensibles. Ces potentielles vulnérabilités pourraient révéler des informations cruciales sur le fonctionnement de l’administration ou sur les données personnelles des citoyens. De telles dérives, selon lui, « n’auraient jamais pu se produire sans des dysfonctionnements avérés » au niveau du Conseil d’administration et de la direction générale de la Senum SA.

Il juge par ailleurs incompréhensible qu’une structure disposant de compétences nationales suffisantes recoure à des expertises étrangères, alors qu’une gestion intégrée et stratégique des ressources humaines aurait permis de mobiliser les spécialistes sénégalais. Le député dénonce également une absence de transparence dans la passation des marchés publics au sein de l’entreprise, qui serait à l’origine de cette situation.

Thierno Alassane Sall rappelle enfin que les solutions technologiques pour lesquelles la Senum SA aurait sollicité Dig Dash sont déjà disponibles dans le cadre du contrat-cadre liant l’État du Sénégal à Microsoft, notamment via les logiciels Power BI et MS Project. Une duplication coûteuse, selon lui, qui soulève davantage de questions sur la gouvernance et les choix stratégiques de la structure publique.

Dans sa question écrite, il demande ainsi au ministre Alioune Sall de clarifier les motivations et conditions ayant conduit à la collaboration avec Dig Dash, ainsi que le périmètre exact d’intervention de cette entreprise française. Il sollicite également des éclaircissements sur les mesures de sécurité mises en place pour protéger la souveraineté numérique nationale et éviter tout risque d’ingérence ou d’espionnage. Enfin, il appelle à des réformes profondes visant à améliorer la transparence et l’efficacité de la gouvernance de la Senum SA, notamment dans l’utilisation des ressources humaines et dans les procédures de passation des marchés publics.

La directrice de Tahar Projects, Fatou Kiné Cissé, élargie après la réduction de sa peine en appel

La directrice de la société Tahar Projects, Fatou Kiné Cissé, a retrouvé la liberté à la suite d’une décision de la Cour d’appel de Dakar, qui a réduit sa peine de prison ferme. Incarcérée depuis plusieurs mois, elle avait été condamnée le 21 août dernier à deux ans de prison, dont un an ferme, pour diffusion de fausses nouvelles et discrédit jeté sur la Gendarmerie nationale.

Ses avocats avaient aussitôt interjeté appel, estimant que la sanction prononcée par le tribunal de grande instance de Dakar était excessive au regard des faits. La Cour d’appel a examiné le dossier il y a deux semaines et a finalement décidé d’alléger la peine initiale. Selon une source proche du dossier, contactée par Seneweb, la peine ferme a été ramenée à trois mois d’emprisonnement. Fatou Kiné Cissé ayant déjà purgé cette durée, elle a été élargie dès le rendu de la décision.

L’affaire avait éclaté après une série de déclarations publiques de la directrice de Tahar Projects. Elle avait affirmé qu’un haut responsable de la Gendarmerie nationale représentait une menace pour la sécurité du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko. Ses propos, jugés graves et non fondés, avaient conduit à son arrestation par la Section de Recherches de Colobane.

Cette affaire, qui avait suscité de vives réactions dans l’opinion, se dénoue donc par une réduction significative de la peine. Pour ses avocats, cette décision représente un rééquilibrage judiciaire. Quant à Fatou Kiné Cissé, son élargissement marque la fin d’une procédure qui aura duré plusieurs mois et qui avait fortement attiré l’attention médiatique.

Passy accueille les “48 heures des Agriculteurs du Sine Saloum” les 21 et 22 novembre

Passy s’apprête à vibrer au rythme de l’innovation agricole avec l’organisation, les 21 et 22 novembre prochains, des Journées Portes Ouvertes (JPO), communément appelées les 48 heures des Agriculteurs du Sine Saloum, placées sous le thème : « Promotion de l’agriculture locale durable et inclusive ».

Selon l’initiateur de l’événement, El Hadji Abdoulaye Sakho, cette initiative ambitionne de valoriser le potentiel agricole du Saloum et de renforcer les échanges entre les acteurs du secteur.

Ces journées constituent une opportunité unique pour présenter les activités, les réalisations et les innovations développées dans la région de Fatick. Les JPO offriront également un espace de dialogue entre producteurs, organisations paysannes, partenaires techniques et financiers, autorités locales et communautés rurales.

Au programme, plusieurs temps forts :

Présentations institutionnelles Expositions de produits agricoles transformés Panels thématiques Démonstrations pratiques Séances de réseautage dédiées au partage d’expériences et à la création de partenariats

Les visiteurs pourront découvrir et valoriser les produits du terroir — mil, maïs, arachide, entre autres — témoignant de la richesse agricole du Saloum. L’événement mettra également en lumière les opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes dans le secteur de l’agro-business, un levier essentiel du développement local.

Plusieurs partenaires stratégiques sont attendus, parmi lesquels l’ANIDA, le PROVAL CV, World Vision, le 3FPT, ENABEL, l’ADEPME, ainsi que de nombreuses organisations paysannes et GIE de la région.

À travers ces Journées Portes Ouvertes, SABS réaffirme son engagement à accompagner les producteurs locaux et à contribuer à la souveraineté alimentaire du Sénégal, en promouvant une agriculture innovante, inclusive et durable au cœur du Saloum.

Abdoulaye Gadio déféré pour faux, escroquerie et détention de chanvre indien

Abdoulaye Gadio a été présenté, lundi 17 novembre, au parquet de Dakar par la Brigade de Dakar-Ville (Thionk). Il fait l’objet de poursuites pour plusieurs délits, parmi lesquels la contrefaçon et l’usage de faux, le faux en écriture publique authentique, l’escroquerie sur les services publics ainsi que la détention de chanvre indien. Une série d’infractions qui s’est révélée au terme d’une enquête entamée après l’interpellation d’un employé de l’ambassade de la Mauritanie au Sénégal.

Tout est parti de l’arrestation de A. Baldé, jardinier au sein de la représentation diplomatique mauritanienne. Accompagné par le chef de la sécurité de l’annexe 2 du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, il avait été appréhendé alors qu’il détenait un bulletin numéro 3 du casier judiciaire appartenant à la fille d’un diplomate mauritanien. Selon les informations publiées mardi par L’Observateur, le document portait une apostille mais également un faux cachet nominatif et une signature falsifiée, imitant celle du diplomate M. Faye, fonctionnaire du ministère.

Interrogé par les enquêteurs, le jardinier a expliqué avoir reçu pour mission du premier conseiller de l’ambassade de se procurer un casier judiciaire traduit et légalisé. C’est dans ce contexte qu’il affirme avoir rencontré « par chance » une ancienne connaissance, Abdoulaye Gadio, lequel lui a proposé d’assurer la traduction en anglais ainsi que la légalisation au ministère, moyennant 15 000 FCFA. Cette proposition, apparemment rassurante, a fini par attirer l’attention des gendarmes.

Sur la base des déclarations de A. Baldé, les enquêteurs se sont rendus au domicile d’Abdoulaye Gadio, à Derklé, où ils ont procédé à son interpellation. La perquisition menée dans sa chambre a permis de mettre au jour plusieurs éléments compromettants : un cachet portant la mention « Certifiée conforme à l’original, l’administrateur de greffe », un cachet nominatif au nom de l’administrateur des greffes, une copie d’extrait des minutes du greffe du tribunal d’instance de Pikine assortie d’un faux cachet du greffier en chef, ainsi qu’un sachet de chanvre indien et la somme de 130 000 FCFA.

Face à ces découvertes, le suspect a reconnu une partie des faits. Il a toutefois tenté de minimiser sa responsabilité, assurant que son intention était uniquement « d’aider des personnes nécessiteuses » qui avaient besoin de faire légaliser des documents officiels. Concernant les faux cachets retrouvés chez lui, il a affirmé qu’ils lui avaient été remis par un certain M. Diallo, un individu qu’il dit décédé depuis trois ans, sans toutefois pouvoir étayer cette explication.

Diomaye Faye et le Bâtonnier Aly Fall en concertation pour une justice plus moderne et accessible

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience, ce mardi 18 novembre 2025, Me Aly Fall, Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal. Cette rencontre, tenue au Palais de la République, s’inscrit dans une dynamique de concertation avec les acteurs clés du système judiciaire, à un moment où d’importantes réformes structurelles sont en cours.

Au centre des échanges, plusieurs enjeux majeurs ont été abordés. Le Bâtonnier Aly Fall a exposé les défis actuels auxquels fait face la profession d’avocat, notamment la nécessité de moderniser les outils de travail, de renforcer les garanties procédurales et d’assurer de meilleures conditions d’exercice pour les auxiliaires de justice. Il a également évoqué les perspectives d’évolution de la profession dans un contexte marqué par une demande croissante de justice, une diversification des contentieux et l’exigence d’un accès équitable au droit pour tous les citoyens.

Le Chef de l’État, pour sa part, a réaffirmé sa volonté de consolider l’État de droit et de donner une impulsion nouvelle à la justice sénégalaise. Bassirou Diomaye Faye a rappelé que les réformes engagées visent à bâtir une justice plus performante, davantage tournée vers le citoyen et alignée sur les standards internationaux en matière d’indépendance, de transparence et de respect des droits fondamentaux. Il a insisté sur l’importance d’un dialogue constant avec les acteurs du secteur, estimant que la modernisation de la justice ne peut se faire sans une pleine implication du Barreau et des autres corps judiciaires.

L’audience a également permis d’aborder les mécanismes d’accompagnement que l’État entend mettre en place pour soutenir les transformations en cours, qu’il s’agisse de la digitalisation des procédures, de la rationalisation des délais de traitement des dossiers, ou encore du renforcement de la formation continue des acteurs du système judiciaire.

En clôturant l’entrevue, le Président de la République a assuré Me Aly Fall de sa disponibilité à poursuivre les échanges et à travailler conjointement avec l’Ordre des avocats pour faire de la justice sénégalaise un pilier solide de la démocratie et un instrument au service de l’équité et du développement national.

La coalition Diomaye Président, de l’ombre à la lumière : renaissance politique ou opportunisme calculé ?

Dans un contexte politique sénégalais marqué par de profondes recompositions, la coalition Diomaye Président traverse une véritable métamorphose. Après plusieurs mois d’atonie et de marginalisation, cette plateforme retrouve aujourd’hui un souffle nouveau, portée par l’appel à l’autodétermination lancé par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Selon L’Observateur, la coalition connaît un regain d’adhésions spectaculaire, au point de susciter interrogations et convoitises dans le paysage politique national.

Lors de l’élection présidentielle de mars 2024, la coalition avait joué un rôle décisif en soutenant la candidature de Bassirou Diomaye Faye. Mais dès son accession au pouvoir, elle avait été éclipsée par le leadership d’Ousmane Sonko et la dynamique de Pastef, reléguant ses membres à un rôle secondaire. Pendant près d’un an, “Diomaye Président” semblait ainsi plongée dans un quasi-coma politique, fragile, peu audible, presque oubliée.

Cette période d’effacement semble aujourd’hui révolue. Sous l’impulsion directe du chef de l’État lui-même, la coalition connaît une résurrection politique inattendue. Des centaines d’acteurs — partis, mouvements citoyens, personnalités indépendantes, organisations de la société civile — se bousculent désormais pour rejoindre cette plateforme en pleine recomposition. À la manœuvre, l’ancienne Première ministre Aminata Mimi Touré, chargée de coordonner et d’encadrer les nouvelles adhésions. Les nouveaux arrivants saluent une initiative présidentielle qui, selon eux, vise à élargir la base de soutien autour d’un projet national renouvelé. Ils disent vouloir « travailler avec détermination » à la réalisation des ambitions portées par Bassirou Diomaye Faye.

Mais derrière cette effervescence se dessine une série de questions fondamentales. Cette vague d’adhésions reflète-t-elle une conviction profonde ou relève-t-elle d’un opportunisme politique bien connu des scènes de pouvoir ? Quelle est la véritable force de cette coalition ressuscitée ? Peut-elle devenir un contrepoids redoutable face à Pastef, qui reste un acteur politique majeur ?

Pour le journaliste et analyste politique Assane Samb, la coalition d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celle de 2024. « La première coalition était articulée autour de Pastef. Celle-ci va s’articuler autour de la personne du Président Diomaye », explique-t-il. Selon lui, cette recomposition pourrait donner naissance à une force politique alternative capable de rivaliser avec Pastef, notamment en attirant des responsables frustrés ou marginalisés de l’ancienne plateforme.

Toutefois, la puissance réelle de Diomaye Président dépendra de sa capacité à attirer de grandes formations politiques. Pour l’heure, note Samb, ce sont surtout des petits partis et des mouvements peu structurés qui gravitent autour de la coalition. L’enjeu majeur sera donc de rallier des poids lourds comme le Parti démocratique sénégalais (PDS) ou la Nouvelle Responsabilité d’Amadou Ba. Sans ces alliances stratégiques, la coalition risque de manquer de l’assise nécessaire pour s’imposer durablement dans l’arène politique.

L’analyste souligne également un élément clé : le pouvoir de mobilisation de la coalition repose fortement sur la légitimité présidentielle. « Quand on a le décret, le pouvoir et les moyens, il est très facile de regrouper les gens. C’est là que se trouve l’intérêt politique », affirme-t-il. La capacité de Diomaye Faye à fédérer dépendra donc autant de son leadership personnel que de son pouvoir institutionnel.

Un autre analyste politique, Pape Amadou Fall, met en avant un facteur différenciant : la personnalité même de Bassirou Diomaye Faye. Contrairement à Ousmane Sonko, souvent perçu comme plus tranchant et conflictuel, le Président incarne, selon lui, un style calme, mesuré et respectueux, capable d’attirer autour de lui des acteurs politiques expérimentés. « C’est un homme de mesure qui sait rallier des leaders matures et crédibles », dit-il.

À mesure que s’intensifie cette dynamique de ralliement, la coalition Diomaye Président s’affirme désormais comme un acteur incontournable du jeu politique sénégalais. Elle pourrait bien redistribuer les cartes, renforcer l’assise du chef de l’État, et remodeler en profondeur l’équilibre des forces politiques en vue des prochaines échéances électorales. Reste à savoir si cette ascension sera le fruit d’une conviction durable ou d’un opportunisme circonstanciel. Dans un Sénégal en pleine effervescence politique, l’avenir de la coalition s’annonce comme l’un des dossiers les plus scrutés des mois à venir.

Aïda Mbodj sort l’artillerie judiciaire contre les mauvais payeurs des prêts étatiques

La Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) a lancé une vaste opération judiciaire visant les bénéficiaires de prêts publics qui n’ont jamais honoré leurs obligations de remboursement, et ce malgré des montants parfois colossaux. Selon le quotidien Libération, cette initiative, menée sous l’impulsion de la déléguée générale Aïda Mbodj, fraîchement installée à la tête de l’institution, traduit une volonté ferme de récupérer des milliards de francs CFA évaporés sous couvert de financements fictifs ou de projets jamais réalisés. Plusieurs plaintes ont d’ores et déjà été déposées et des dossiers transmis à la Division des Investigations Criminelles (DIC) ainsi qu’à d’autres unités spécialisées.

La première arrestation a rapidement suivi cette décision. La DIC a interpellé M. Ndong, un homme se présentant comme agent de développement communautaire et domicilié à Ziguinchor, accusé d’abus de confiance. En juillet 2021, il avait bénéficié d’un financement de 27 849 000 FCFA destiné à la construction d’une boulangerie dans la région. Quatre ans plus tard, aucun chantier n’a été lancé, aucune boulangerie n’a vu le jour et aucune activité génératrice de revenus n’a été mise en place. Pire encore, M. Ndong n’a remboursé qu’une fraction dérisoire du prêt, à savoir 600 000 FCFA sur les près de 28 millions contractés, alors que le remboursement devait s’étaler sur 60 mois.

Lors de son audition par la DIC, M. Ndong a reconnu les faits et tenté de se défendre en sollicitant un moratoire, espérant obtenir un étalement du remboursement afin d’échapper à la rigueur de la loi. Mais la DER/FJ, désireuse de faire de cet exemple un signal fort, ne semble pas prête à tolérer davantage les dérives qui ont longtemps vidé ses caisses au détriment des véritables entrepreneurs.

Cette opération n’est qu’un début. Selon les sources de Libération, plusieurs procédures similaires sont déjà en cours, et des dizaines de dossiers sont en voie de transmission vers la DIC et d’autres brigades spécialisées. Ces enquêtes concernent à la fois des individus isolés et des groupements ayant détourné ou abandonné des financements publics, signe que la DER/FJ entend désormais renforcer la rigueur dans la gestion des fonds publics alloués à l’entrepreneuriat féminin et jeune.

Démantèlement d’un réseau de fausses cartes consulaires aux Parcelles Assainies

Le Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies U15 a procédé, le 15 novembre 2025, à l’interpellation de trois individus impliqués dans un réseau de trafic de fausses cartes consulaires d’un pays voisin. Ces arrestations font suite à une plainte déposée par une victime qui avait sollicité la confection d’une carte consulaire et qui, suspectant la fraude, a alerté les autorités.

Selon la plainte, la victime avait approché un compatriote pour obtenir une carte consulaire. Ce dernier avait pris ses informations personnelles et sa photo avant de lui remettre la carte demandée moyennant 11 000 F CFA. Méfiant quant à l’authenticité du document, le plaignant s’est tourné vers la police.

Les premières investigations ont conduit à l’interpellation d’un premier individu à l’unité 19 des Parcelles Assainies. Lors de son interrogatoire, il a reconnu avoir remis la carte à la victime, mais a précisé qu’il n’avait fait qu’envoyer les informations personnelles via WhatsApp à un autre compatriote qui se serait chargé de la délivrance effective.

La poursuite de l’enquête a permis d’arrêter un deuxième individu, qui a confirmé les déclarations du premier. Selon lui, la carte avait été confectionnée par un chauffeur, identifié comme le troisième membre du réseau. Ce dernier a été retrouvé en possession de cinq cartes consulaires et a reconnu les avoir fabriquées auprès d’un individu travaillant au sein de l’ambassade concernée à Dakar, moyennant 6 000 F CFA par document. Il revendait ensuite ces cartes à 9 000 F CFA aux différents demandeurs, sans qu’ils aient besoin de se rendre à l’ambassade, en se contentant de recevoir leurs photos et informations personnelles via WhatsApp.

Une perquisition effectuée à son domicile a permis de découvrir de nombreux documents, notamment des copies de passeports, de cartes nationales d’identité, des extraits de naissance de ressortissants étrangers, ainsi qu’un lot de treize cartes consulaires étrangères et plusieurs photos d’identité. Une réquisition a été adressée à la Division Nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et la Fraude Documentaire (DNLT) afin d’authentifier les cartes saisies.

L’enquête se poursuit afin d’élucider l’ensemble du réseau et d’identifier d’éventuels complices. La police rappelle à la population sa vigilance et invite toute personne disposant d’informations utiles à contacter gratuitement le 800 00 17 00.

La Sûreté urbaine frappe au cœur d’un réseau de drogue à Ngor

La Sûreté urbaine (SU) de Dakar a récemment porté un coup sévère à un réseau de trafic de drogue dure très actif dans le secteur de Ngor, selon les informations publiées par le journal Libération. L’opération a permis l’arrestation de deux individus, après l’exploitation d’un renseignement faisant état d’une cellule spécialisée dans la distribution de cocaïne dans cette zone de la capitale.

Les policiers ont intercepté les suspects en pleine circulation, alors qu’ils se déplaçaient à bord d’une Peugeot 308, un véhicule utilisé pour leurs déplacements discrets afin de ne pas attirer l’attention. Les personnes arrêtées sont El Hadji Thiaw, âgé de 40 ans et domicilié à Pikine, considéré comme le cerveau du réseau, et Doudou Faye, 26 ans, résident de Ngor et chauffeur pour la société « Allô Dakar », présenté comme le livreur du groupe.

D’après les renseignements obtenus par Libération, Doudou Faye jouait un rôle clé dans la chaîne de distribution de la drogue. Il assurait l’acheminement des produits auprès des clients, utilisant son activité de chauffeur comme couverture pour circuler librement dans Dakar sans éveiller de soupçons. Cette méthode permettait au réseau de fonctionner discrètement tout en maintenant une activité régulière et structurée.

Lors de leur interpellation, les enquêteurs n’ont pas eu besoin d’une longue fouille pour confirmer l’implication des suspects. Sur eux ont été retrouvés deux boulettes de cocaïne pesant chacune 20 grammes, 38 “pierres” et cinq comprimés d’ecstasy. La valeur marchande de cette saisie est estimée à 700 000 FCFA, un stock significatif qui témoigne du caractère organisé et sérieux du trafic dans lequel ils étaient impliqués.

Face aux enquêteurs, El Hadji Thiaw a rapidement reconnu être un trafiquant de drogue dure. Il a expliqué qu’il faisait régulièrement appel à Doudou Faye pour livrer les produits aux clients identifiés. Selon Libération, le duo fonctionnait comme une petite cellule autonome, opérant avec efficacité et discrétion dans le secteur de Ngor.

À la suite de ces découvertes, les suspects ont été placés en garde à vue et sont poursuivis pour association de malfaiteurs, détention de cocaïne et trafic de stupéfiants. L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels autres complices ainsi que les fournisseurs du réseau, dans le but de démanteler complètement cette organisation criminelle.

Mbaye Sady Diop alerte sur la multiplication des incidents entre policiers et gendarmes

Le lieutenant en retraite Mbaye Sady Diop, ancien directeur des Relations publiques de la police, est revenu dans les colonnes de L’Observateur sur l’incident survenu samedi dernier à Keur Massar entre policiers et gendarmes. Une simple question de zone de compétence a suffi pour provoquer une tension inhabituelle entre les deux corps, au point que deux policiers ont été arrêtés puis conduits à la brigade de Keur Massar, avant d’être finalement relâchés quelques instants plus tard.

Pour Mbaye Sady Diop, cette altercation n’a malheureusement rien d’exceptionnel. Il rappelle que de tels affrontements se répètent depuis quelque temps. Il cite notamment un récent épisode où des militaires se sont rendus dans un commissariat pour libérer l’un des leurs, ou encore une scène survenue à Mbacké, où policiers et gendarmes s’étaient opposés autour de l’occupation d’un point de contrôle. Selon lui, ces cas sont nombreux et témoignent d’un dysfonctionnement profond dans la coordination entre forces de sécurité.

L’ancien officier dit ne trouver aucune justification valable à de tels comportements. Il souligne que lors des missions conjointes à l’étranger, policiers et gendarmes travaillent en parfaite harmonie, se comportant comme des « frères et amis ». Ce contraste le pousse à s’interroger : pourquoi des tensions éclatent-elles si facilement une fois de retour au Sénégal ? Qu’est-ce qui provoque ces rivalités internes alors qu’ils servent tous le même pays ?

Pour Mbaye Sady Diop, la responsabilité première incombe aux autorités locales, celles qui gèrent les zones opérationnelles. Il estime que ce ne sont ni les hautes hiérarchies de la police ni celles de la gendarmerie qui doivent être pointées du doigt, mais plutôt les responsables présents sur le terrain. Selon lui, la communication et la coordination au niveau local sont insuffisantes. Il appelle à l’organisation de réunions régulières, de rencontres et d’échanges permanents pour éviter que des tensions inutiles ne dégénèrent au détriment des populations.

Face à la fréquence de ces incidents, le lieutenant en retraite invite les hiérarchies des différents corps à « siffler la fin de la récréation ». Il adresse également un message ferme aux policiers et gendarmes eux-mêmes, leur rappelant leurs priorités. Alors que les cas de braquages violents se multiplient dans des hôtels, usines ou même au campus universitaire, il leur reproche de se quereller pour des questions de contrôle routier au lieu de concentrer leurs efforts sur la lutte contre la délinquance. « Le Sénégal vous paie pour assurer la sécurité des citoyens », martèle-t-il, appelant à un recentrage sur les véritables enjeux sécuritaires du pays.

Nouveau choc financier : S&P abaisse encore la note du Sénégal et fait plonger ses obligations en dollars

Les obligations sénégalaises libellées en dollars ont enregistré une chute marquée sur les marchés internationaux après l’annonce d’un nouveau déclassement de la note souveraine du pays par l’agence S&P Global Ratings. Selon les informations publiées par L’Observateur, qui s’appuie sur les données diffusées la veille par Bloomberg, la dette sénégalaise à long terme en devises étrangères a été rétrogradée à la catégorie CCC, un niveau profondément spéculatif. Cette décision constitue la troisième dégradation de l’année 2025, révélant la persistance d’importantes fragilités au sein des finances publiques.

Pour justifier cette nouvelle notation, S&P met en avant une série d’indicateurs préoccupants, au premier rang desquels figure un endettement jugé excessif. L’agence signale également que le pays supporte des charges d’intérêts élevées, qui pèsent lourdement sur son budget. Elle souligne surtout l’absence de soutien financier extérieur depuis la suspension, l’année dernière, du programme de 1,8 milliard de dollars conclu avec le Fonds monétaire international. Bien que des discussions soient toujours en cours entre Dakar et le FMI pour la mise en place d’un nouveau mécanisme d’appui, aucune avancée significative n’a encore été officialisée, laissant planer une incertitude supplémentaire sur la capacité du pays à stabiliser ses finances.

La réaction des marchés n’a pas tardé. Les obligations sénégalaises arrivant à échéance en 2048 ont perdu 0,89 cent pour tomber à 58,06 cents hier à 13h53 à Londres, figurant ainsi parmi les plus fortes baisses enregistrées dans les marchés émergents. Celles arrivant à maturité en 2033 ont également reculé, s’établissant à 62,94 cents. Ces mouvements témoignent de la nervosité persistante des investisseurs, qui redoutent une aggravation de la situation financière du pays et la possibilité d’un accès plus difficile aux financements internationaux.

Alors que le Sénégal s’efforce de restaurer la confiance des marchés et de stabiliser ses comptes publics, ce nouveau déclassement complique davantage la tâche des autorités. La reprise d’un soutien multilatéral, notamment de la part du FMI, apparaît désormais comme un enjeu crucial pour rassurer les investisseurs et redresser les perspectives économiques du pays. En attendant, la dégradation de S&P vient rappeler l’urgence d’un rééquilibrage budgétaire capable de freiner la hausse de la dette et de réduire la vulnérabilité de l’économie sénégalaise face aux chocs extérieurs.

Dame Mbodji sort de son silence et appelle à la retenue au sein de la mouvance présidentielle

Alors que la tension demeure palpable au sein de la coalition « Diomaye Président », plusieurs responsables de la mouvance présidentielle sont critiqués pour leur silence face aux divergences supposées entre le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko. Parmi eux, Dame Mbodji, connu pour sa réactivité dans l’arène politique, était particulièrement attendu. Interpellé par certains militants et observateurs, le directeur général de la SOGIP a finalement pris la parole pour clarifier sa position et répondre aux interrogations sur son mutisme.

Dans sa déclaration, Dame Mbodji rappelle que la polémique actuelle trouve son origine dans deux communiqués officiels : le premier émanant de la Présidence, signé par Bassirou Diomaye Faye, et officialisant la nomination d’Aminata Touré à la tête d’une importante mission politique ; le second, émis par le bureau politique du Pastef, en guise de réaction à cette décision. Selon lui, ce sont ces deux documents qui ont alimenté les spéculations sur une prétendue divergence entre le président de la République et son Premier ministre.

Il souligne toutefois un point essentiel : aucun des principaux concernés n’a réagi publiquement à ces interprétations. « Depuis la sortie de ces deux communiqués, avez-vous entendu le président Bassirou Diomaye Faye réagir ? Avez-vous entendu le président de Pastef, Ousmane Sonko, réagir ? », interroge-t-il. Pour Dame Mbodji, l’absence de réaction de ces figures centrales suffit à relativiser la portée des débats qui enflamment les réseaux sociaux et certaines tribunes politiques.

Le responsable politique poursuit en mettant en question l’insistance de certains militants à exiger une prise de position de la part de cadres qui ne sont pas impliqués directement. Il rappelle que ni Aminata Touré ni Aïda Mbodji, aussi concernées par les soupçons de malaise au sein de la coalition, ne se sont exprimées jusqu’ici. « Pourquoi Dame Mbodji, Birame Souleye Diop et compagnie devraient-ils réagir ? Que diront-ils ? Au titre de quelle responsabilité ? », s’interroge-t-il, estimant que les attentes dirigées vers lui sont non seulement excessives, mais aussi incohérentes.

Pour conclure, Dame Mbodji appelle à davantage de respect et de lucidité dans l’analyse de la situation politique. « Il faut qu’on se respecte, qu’on se dise la vérité », affirme-t-il. Nommé directeur général de la SOGIP par le président Bassirou Diomaye Faye, il assure rester concentré sur ses missions administratives, refusant de se laisser entraîner dans des querelles internes qui, selon lui, ne relèvent pas de sa responsabilité. Par cette prise de parole, il tente de dissiper les malentendus tout en invitant l’opinion à observer une certaine retenue, dans un contexte où la moindre rumeur peut être amplifiée au détriment de la stabilité de la coalition au pouvoir.

Mimi Touré imprime sa marque dans la réorganisation de la coalition « Diomaye Président »

La restructuration de la coalition « Diomaye Président » entre dans une nouvelle phase sous l’impulsion de Mimi Touré, récemment nommée superviseure générale par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. À peine désignée, l’ancienne Première ministre s’active pour remettre de l’ordre dans le fonctionnement interne de la coalition, en instaurant de nouveaux mécanismes d’organisation et en définissant des critères précis d’adhésion.

Selon les informations rapportées par Wal fadjri, Mimi Touré a dans un premier temps quitté le groupe WhatsApp jusque-là administré par la députée Aïda Mbodji, qu’elle remplace désormais dans l’architecture de la coalition. Dans la foulée, elle a mis en place un nouveau groupe destiné à rassembler les leaders politiques et responsables engagés à suivre la nouvelle orientation fixée par le chef de l’État. Ce groupe, qui compte déjà plus d’une centaine de membres, fonctionne sur la base d’un engagement formel demandé à chaque postulant.

Pour intégrer cette plateforme, Mimi Touré exige en effet la signature d’une lettre d’engagement ainsi que l’enregistrement d’une vidéo dans laquelle chaque leader lit ce document. Cette vidéo, destinée à être diffusée sur les réseaux sociaux, constitue selon elle un acte de transparence, de discipline et de mobilisation collective. Dans une note qui aurait fuité sur les réseaux sociaux, l’ancienne cheffe du gouvernement encourage même les responsables politiques à créer leurs propres comptes TikTok et à y publier la lecture de leur lettre d’engagement, en wolof ou dans toute autre langue nationale. Elle insiste sur le rôle stratégique de ces plateformes numériques, considérées comme des outils essentiels de communication politique pour toucher les populations et valoriser les actions de la coalition ainsi que celles du président Bassirou Diomaye Faye. Elle rappelle également qu’en complément, Facebook et X peuvent servir de relais pour porter ce message politique.

La lettre d’engagement, au cœur de cette nouvelle démarche, affirme un soutien explicite à la volonté du président de restructurer la coalition. Les signataires y expriment leur détermination à travailler aux côtés de Mimi Touré afin d’élargir la base d’appui au président Faye et de contribuer à la réalisation de ses ambitions pour le Sénégal. Cet acte symbolique vise à instaurer une ligne claire de travail, à renforcer la cohésion interne et à éviter les ambiguïtés dans les positionnements des différents acteurs politiques.

Tensions à l’UCAD : de violents affrontements éclatent après de nouveaux retards dans le paiement des bourses

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a été, une fois de plus, le centre de fortes tensions ce matin, alors que des affrontements ont éclaté entre étudiants et Forces de défense et de sécurité. La quiétude habituelle du campus a été bouleversée par une nouvelle vague de contestation liée au non-paiement des bourses, un problème récurrent qui continue d’alimenter la colère et le désarroi des étudiants.

Très tôt dans la matinée, des groupes d’étudiants ont érigé des barricades et bloqué plusieurs artères du campus, paralysant la circulation interne et empêchant l’accès à certaines facultés. Ces actions, menées dans un climat de frustration croissante, visent à dénoncer les retards répétés dans le versement des allocations, lesquelles constituent pour beaucoup une ressource indispensable à leur survie quotidienne. Certains témoignent de difficultés financières aiguës, évoquant des loyers impayés, des repas sautés et l’impossibilité de subvenir à leurs besoins essentiels.

Face à la situation, les Forces de défense et de sécurité sont intervenues pour tenter de rétablir l’ordre, ce qui a rapidement donné lieu à des heurts. Des jets de pierres ont répondu aux tirs de gaz lacrymogènes, créant une atmosphère tendue qui s’est propagée à plusieurs points du campus. Les cours ont été perturbés et de nombreux étudiants ont dû se mettre à l’abri, tandis que d’autres se sont joints aux protestations, déterminés à faire entendre leurs revendications.

Le problème du paiement tardif des bourses n’est pas nouveau à l’UCAD. Il revient de manière cyclique, provoquant à chaque fois les mêmes scènes de colère et de confrontation. Malgré les engagements régulièrement pris par les autorités, la situation persiste et continue de fragiliser la relation entre l’État et les étudiants.

En attendant une solution durable, le climat reste tendu au sein de l’université. Les étudiants demandent des réponses concrètes et un calendrier clair pour le paiement de leurs bourses, tandis que les autorités appellent à la retenue et au dialogue. Mais pour l’heure, la frustration domine et le campus continue de porter les stigmates d’un malaise profond, nourri par des difficultés financières qui dépassent largement le cadre strictement académique.

Démantèlement d’un réseau de fausses cartes consulaires guinéennes aux Parcelles-Assainies

Selon des informations rapportées par le journal Libération, un réseau spécialisé dans la fabrication et la distribution de fausses cartes consulaires guinéennes a été démantelé aux Parcelles-Assainies, mettant en lumière une filière bien organisée et active depuis plusieurs semaines. L’affaire a éclaté lorsqu’un ressortissant guinéen, après avoir payé 11 000 F CFA pour obtenir une carte consulaire prétendument officielle, a découvert que le document était falsifié. Constatant la supercherie, il a immédiatement saisi la police, déclenchant ainsi une enquête approfondie.

Les premiers éléments recueillis ont conduit les enquêteurs vers D. Sylla, livreur de profession, qui avait servi d’intermédiaire entre la victime et les faussaires. Placé en garde à vue, Sylla a reconnu avoir transmis les informations du plaignant à un autre livreur, M. Kh. Camara. Ce dernier, appréhendé à Grand-Yoff, a été identifié comme un maillon essentiel du réseau. Lors de son interrogatoire, il a désigné le principal fabricant des faux documents : A. Sakho, chauffeur à l’ambassade de Guinée au Sénégal.

L’arrestation de Sakho à Derklé a marqué un tournant majeur dans l’enquête. Face aux policiers, il a admis avoir confectionné les cartes frauduleuses, tout en révélant la collaboration d’un complice, O. Camara, impliqué dans la production et la distribution des documents illicites. Une perquisition effectuée dans sa chambre a permis de mettre la main sur un important lot de fausses cartes consulaires, ainsi que plusieurs documents administratifs destinés à alimenter le trafic. Ces éléments matériels ont renforcé la thèse d’une organisation structurée, capable de fournir des documents d’apparence officielle à un large réseau de clients.

Au terme des investigations, les trois principaux suspects ont été déférés au parquet. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux en écriture publique, ainsi que faux sur des documents administratifs. Cette affaire met en lumière la vigilance des forces de l’ordre face aux tentatives de fraude documentaire et l’ampleur des réseaux capables d’opérer sous couverture d’institutions officielles. Elle ouvre également la voie à de nouvelles investigations pour déterminer l’étendue réelle du trafic et identifier d’éventuels autres complices, tant au Sénégal qu’à l’étranger.

Crise latente au sommet de l’État : révélations sur la déclaration avortée de Diomaye Faye après le “téra meeting” de Sonko

Selon les informations rapportées par Libération dans son édition de ce lundi, le Président Bassirou Diomaye Faye avait initialement envisagé de prendre la parole publiquement au lendemain du « téra meeting » animé par Ousmane Sonko. Cette intervention, préparée dans l’urgence, devait servir de réponse aux critiques voilées du Premier ministre, qui avait vivement ciblé certains proches du chef de l’État sans jamais les nommer explicitement. L’objectif de Diomaye Faye était, d’après le journal, de rétablir un équilibre discursif et de contenir la montée de tensions internes qui se faisaient de plus en plus visibles au sein de la majorité.

Toutefois, ce projet de déclaration n’a jamais franchi le seuil de la présidence. Certains conseillers du chef de l’État s’y seraient fermement opposés, estimant qu’une réaction publique immédiate risquait d’aggraver une situation déjà fragile. Ils ont préconisé une gestion discrète et interne des divergences, afin d’éviter l’exposition au grand jour de conflits qui, pour l’instant, restaient confinés aux cercles dirigeants. Le président aurait finalement suivi leurs recommandations, renonçant à toute sortie médiatique.

Mais selon Libération, si Diomaye Faye n’a pas répliqué verbalement à Sonko, il a néanmoins posé un acte politique lourd de symboles dès le lendemain. C’est à cette période qu’a été diffusée la fameuse note remettant en selle Aminata Touré, une initiative qui a immédiatement ravivé les tensions jusque-là latentes. Cette décision, jugée sensible et stratégique, a été interprétée par plusieurs observateurs comme une manière indirecte pour le chef de l’État de marquer sa différence et de s’opposer à la ligne défendue par le Premier ministre. Libération souligne d’ailleurs qu’aucune voix dans les cercles officiels n’a osé démentir l’existence de cette crispation.

La source avance que le refroidissement entre les deux têtes de l’exécutif trouve son origine en partie dans une divergence profonde sur la place à accorder aux alliés au sein de la mouvance présidentielle. Ousmane Sonko serait favorable à une stratégie de consolidation interne centrée exclusivement sur Pastef, privilégiant le renforcement du parti et de ses cadres. À l’inverse, Bassirou Diomaye Faye adopterait une posture plus ouverte, misant sur l’élargissement de la coalition et l’inclusion d’acteurs politiques extérieurs pour assurer une stabilité gouvernementale plus large.

Trois nouveaux Lions honorés : Rassoul Ndiaye, Mamadou Sarr et Ibrahima Mbaye reçoivent officiellement leur certificat de première sélection

L’équipe nationale du Sénégal a vécu un moment fort en émotions lors d’une cérémonie organisée pour célébrer l’intégration officielle de trois nouveaux joueurs au sein de la tanière. Rassoul Ndiaye, Mamadou Sarr et Ibrahima Mbaye ont en effet reçu leur certificat de première sélection en équipe nationale, un document symbolique qui marque leur entrée définitive dans l’histoire des Lions.

La remise des certificats a été effectuée par le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, qui n’a pas manqué de féliciter les trois joueurs pour leur travail, leur détermination et le mérite qui les a conduits jusqu’à la sélection nationale. Il a souligné que ce geste s’inscrit dans une démarche visant à valoriser chaque joueur dès sa première apparition en équipe A, rappelant l’importance de l’engagement et du sens du devoir national.

La cérémonie s’est déroulée en présence du sélectionneur national, du staff technique et administratif, ainsi que de l’ensemble des joueurs de l’équipe première. Ce cadre chaleureux et solennel a permis de mettre en lumière l’esprit de famille qui règne au sein de la sélection sénégalaise, où chaque nouvelle arrivée est accueillie avec respect et encouragements.

Les trois joueurs ont exprimé leur fierté de porter les couleurs du Sénégal et leur détermination à poursuivre les efforts pour mériter pleinement la confiance du staff. Devant leurs coéquipiers, ils ont réaffirmé leur volonté de contribuer aux objectifs de l’équipe et d’honorer la nation chaque fois qu’ils seront appelés.

Cette initiative de la Fédération renforce la tradition de reconnaissance envers les joueurs et contribue à créer une dynamique positive au sein du groupe. Elle rappelle également que chaque première sélection reste un moment unique dans la carrière d’un footballeur, un souvenir gravé pour toujours dans leur parcours professionnel comme dans leur identité sportive.

COP30 à Belém : Le Sénégal réaffirme son engagement climatique et appelle à une mobilisation financière accrue

En marge du Segment de haut niveau de la COP30, tenu ce 17 novembre 2025 à Belém (Brésil), le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a réitéré la détermination du Sénégal à intensifier son action en faveur de la lutte contre les changements climatiques. S’exprimant au nom du gouvernement sénégalais, il a également salué l’organisation exemplaire assurée par le Brésil, hôte de cette édition qui suscite de grands espoirs pour l’agenda climatique mondial.

Le ministre a rappelé la réalité préoccupante de l’aggravation des impacts climatiques, particulièrement pour les communautés les plus vulnérables, au Sénégal comme ailleurs en Afrique. Face à l’intensification de la désertification, de l’érosion côtière, de l’irrégularité pluviométrique et de la perte de biodiversité, il a insisté sur l’urgence d’un effort collectif, fidèle à l’esprit de solidarité et de responsabilité partagée qui fonde l’Accord de Paris. La préservation des ressources naturelles pour les générations présentes et futures, a-t-il souligné, doit demeurer au cœur des priorités internationales.

Dr Diouf a également mis en avant la nécessité impérieuse de mobiliser des financements internationaux suffisants, transparents et facilement accessibles aux pays en développement. Ces ressources sont essentielles pour inverser la dégradation des terres, renforcer la résilience des écosystèmes, protéger la biodiversité et mettre en œuvre les contributions déterminées au niveau national (CDN) ainsi que les plans d’adaptation climatiques. À ce titre, il a annoncé que le Sénégal travaille déjà à l’élaboration de sa CDN 3.0, en cohérence avec sa Vision 2050 qui ambitionne un développement sobre en carbone, innovant et résilient face aux chocs climatiques.

Le ministre a rappelé que la COP30 doit constituer un tournant décisif. Le Sénégal estime qu’elle doit conduire à un leadership renforcé des pays développés dans la lutte climatique, notamment par une hausse significative des investissements dans les énergies renouvelables. Il appelle également à un triplement du financement international destiné à l’adaptation d’ici 2030, de même qu’à un soutien accru au Fonds pertes et dommages, outil indispensable pour renforcer la justice climatique. Le gouvernement sénégalais insiste par ailleurs sur la nécessité d’opérationnaliser sans délai les 300 milliards de dollars adoptés lors des négociations de Bakou, un engagement structurant pour la mise en œuvre effective des politiques climatiques dans les pays du Sud. Enfin, le Sénégal plaide pour l’adoption d’indicateurs globaux d’adaptation assortis d’un financement dédié, afin d’assurer un suivi transparent et mesurable des progrès réalisés.

En réaffirmant sa volonté d’agir avec détermination, le Sénégal se positionne comme un acteur engagé dans la quête d’une transition juste, d’un développement durable et d’un climat mondial plus sûr pour tous.

PASTEF EN PLEINE OPÉRATION DE MASSIFICATION : Ayib Daffé annonce la reprise de la vente des cartes de Pastef

Le secrétaire général de Pastef, Ayib Daffé, a rappelé, sur sa page Facebook, que l’adhésion au parti est individuelle et n’est validée qu’avec la carte de membre. Les demandes peuvent se faire en ligne, mais seule la carte matérialise l’adhésion. La reprise de la vente des cartes sera annoncée ultérieurement.

Crise économique au Sénégal : le RV/ACD alerte sur une situation « critique » et appelle à un sursaut national

Dans un communiqué rendu public ce dimanche 16 novembre 2025, le bureau politique du Rassemblement pour la Vérité/And Ci Degg (RV/ACD) a tiré la sonnette d’alarme sur la gravité de la situation économique et financière du Sénégal. Le mouvement dirigé par Cheikh Oumar Diagne s’est dit profondément préoccupé par l’évolution de la dette publique, qu’il estime avoir atteint un seuil critique, au moment où les exigences du Fonds monétaire international (FMI) se montrent de plus en plus pressantes.

Selon le RV/ACD, la récente dégradation de la note souveraine du Sénégal par l’agence de notation S&P Global Ratings vient confirmer la fragilité de l’économie nationale. Cette évolution, souligne le communiqué, devrait inciter les autorités à prendre la pleine mesure de l’urgence et à engager des actions concrètes pour éviter une crise encore plus profonde. Pour les membres du bureau politique, la situation actuelle appelle une réaction rapide et coordonnée de l’ensemble des forces vives de la Nation, afin de mettre en œuvre des solutions capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Le mouvement dénonce en outre les signaux inquiétants d’une société qu’il estime « asphyxiée ». Il cite notamment la cherté persistante de la vie, un chômage en hausse, et les récentes augmentations des tarifs de l’électricité et de l’eau, qui pèsent lourdement sur les ménages. À cela s’ajoute une pression fiscale jugée insoutenable, venant accentuer les difficultés d’un contexte économique déjà marqué par de fortes tensions sociales.

Le RV/ACD appelle ainsi les autorités à privilégier le dialogue et l’écoute pour juguler la fracture sociale qui menace la cohésion du pays. Il condamne fermement les opérations de déguerpissement menées sans solutions de relogement ni accompagnement préalable, estimant qu’elles ne font qu’aggraver la vulnérabilité des familles concernées et accentuer les inégalités.

Par ailleurs, le bureau politique invite l’État à garantir le bon fonctionnement des institutions et à œuvrer pour une justice impartiale, gage de stabilité et de confiance. Il plaide pour une unité nationale centrée sur les priorités essentielles, dans l’intérêt supérieur du Sénégal.

Enfin, le RV/ACD regrette la multiplication des batailles de positionnement politique qui, selon lui, « parasitent » l’espace public au détriment des urgences économiques. Le pays, affirme-t-il, a besoin de lucidité, de sérénité et d’actions structurantes afin de faire face à la crise qui secoue déjà de nombreux secteurs.

Trafic d’ivoire : un individu interpellé à Ouakam grâce à une opération de la Sûreté urbaine

La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a annoncé l’interpellation d’un individu impliqué dans un présumé trafic d’ivoire, à l’issue d’une opération menée ce week-end dans le quartier de Ouakam, près du Monument de la Renaissance africaine.

Selon les autorités policières, cette intervention ciblée fait suite à un renseignement communiqué par une organisation non gouvernementale, faisant état d’une imminente transaction liée à un vaste réseau de trafic d’ivoire. Alertés, les éléments de la brigade de lutte contre la criminalité de la Sûreté urbaine ont été rapidement dépêchés sur les lieux afin de vérifier la véracité des informations reçues.

Une fois sur place, les policiers ont pu identifier et interpeller le suspect. La perquisition effectuée par la suite dans la boutique de ce dernier, également située à Ouakam, a permis de mettre la main sur un important lot d’objets en ivoire. Les enquêteurs y ont découvert plus d’une centaine de pièces sculptées sous forme de figurines, ainsi que deux défenses d’éléphants, confirmant les soupçons d’implication du mis en cause dans des activités illicites portant sur des produits fauniques protégés.

À la suite de cette saisie, l’individu interpellé a été remis aux services des Eaux et Forêts pour la poursuite de l’enquête, conformément aux procédures en vigueur dans les affaires relatives à la protection de la faune sauvage.

Les autorités policières ont rappelé, dans leur communication, l’importance de la collaboration avec la population et les organisations spécialisées pour lutter contre les trafics de ressources naturelles protégées. Elles ont souligné leur détermination à rester mobilisées pour la sécurité et la préservation du patrimoine environnemental national.

La Police nationale invite par ailleurs toute personne disposant d’informations utiles à contacter gratuitement le numéro vert 800 00 17 00 afin de contribuer à la lutte contre ce type de criminalité.

Le Président Bassirou Diomaye Faye reçoit le PDG d’Endeavour Mining pour discuter d’importants investissements au Sénégal

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a accordé une audience cet après-midi à M. Ilan Cockerill, Président-directeur général d’Endeavour Mining Group. Cette rencontre, tenue au Palais de la République, s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers entre l’État du Sénégal et les principaux investisseurs du secteur minier.

Au cours de l’entretien, les discussions ont principalement porté sur les investissements stratégiques du géant aurifère au Sénégal. Endeavour Mining, déjà solidement implanté dans le pays à travers ses opérations à Sabadola-Massawa, a réaffirmé sa volonté d’étendre ses activités. L’un des projets phares présentés au Chef de l’État concerne la construction d’une nouvelle usine destinée au traitement des minerais réfractaires. Il s’agira de la douzième installation de ce type dans le monde, ce qui traduit l’importance du Sénégal dans la stratégie de développement du groupe.

Selon M. Cockerill, cette future infrastructure permettra d’optimiser l’exploitation du gisement de Massawa, l’un des plus prometteurs de la sous-région, grâce à des technologies de pointe assurant une meilleure récupération de l’or contenu dans les minerais complexes. Le PDG d’Endeavour a souligné que ce projet contribuera non seulement à augmenter la production nationale, mais aussi à renforcer les capacités industrielles locales, en générant de nouveaux emplois et en intensifiant les transferts de compétences.

Par ailleurs, Endeavour Mining a exprimé son ambition de consolider davantage sa présence à Sabadola. L’entreprise étudie actuellement de nouveaux investissements, notamment dans le domaine de la production d’électricité. Ces initiatives visent à améliorer l’efficacité énergétique de leurs opérations, tout en participant au développement d’infrastructures énergétiques modernes dans la région.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, attentif aux propositions formulées, a rappelé l’engagement du Sénégal à favoriser un climat d’affaires attractif, fondé sur la transparence, la durabilité et la création de valeur partagée. Il a également insisté sur l’importance d’une exploitation minière respectueuse de l’environnement et profitable aux communautés locales.

Sénégal : les eurobonds reculent après une troisième dégradation de la note souveraine par S&P Global Ratings

Les marchés financiers ont de nouveau réagi négativement à la situation budgétaire du Sénégal. Ce lundi, les obligations en dollars émises par l’État sénégalais ont enregistré un recul notable après que l’agence de notation internationale S&P Global Ratings a abaissé, pour la troisième fois en 2025, la note souveraine du pays, désormais classée à CCC+, soit sept niveaux en dessous de la catégorie « investment grade ». Cette décision, annoncée vendredi dernier, reflète selon l’agence une fragilité persistante des finances publiques, exacerbée par l’absence d’un programme d’appui financier officiel pleinement opérationnel.

Les eurobonds sénégalais arrivant à échéance en 2048 ont ainsi perdu 0,89 cent pour se négocier autour de 58,06 cents sur le dollar, figurant parmi les titres les plus en baisse sur les marchés émergents. Les obligations venant à maturité en 2033 ont également reculé pour atteindre 62,94 cents, signe que la confiance des investisseurs reste sous tension malgré les engagements affichés par les autorités.

Dans son analyse, S&P Global Ratings justifie cette nouvelle dégradation par un déséquilibre financier jugé préoccupant, notamment un niveau d’endettement élevé et une charge d’intérêts particulièrement lourde pour l’État. Selon l’agence, les mesures actuelles visant à stimuler la croissance et à renforcer la mobilisation fiscale, bien que significatives, ne suffisent pas, en l’absence d’un programme d’appui multilatéral crédible, à restaurer la soutenabilité financière dans un horizon proche.

La crise de confiance actuelle trouve son origine dans la suspension, l’an dernier, du programme de financement de 1,8 milliard de dollars conclu avec le Fonds monétaire international. Cette suspension est intervenue après la découverte d’un volume de dette estimé à 7 milliards de dollars, jusque-là non inscrit dans les déclarations officielles, et attribué à l’ancienne administration. Depuis lors, le gouvernement sénégalais tente de renégocier un nouvel accord avec le FMI, mais les discussions semblent progresser lentement, dans un contexte où les engagements budgétaires affichés apparaissent difficiles à tenir.

L’économiste Jacques Nel, responsable de l’analyse macroéconomique pour l’Afrique au sein du cabinet Oxford Economics, estime que le Sénégal fait face à une équation budgétaire complexe. Alors que les autorités prévoient une réduction rapide du déficit, passant de 5,4 % du PIB dès 2026 à 3 % en 2027, S&P juge ces projections irréalistes et anticipe plutôt un déficit de 8,1 % en 2026 et 6,8 % en 2027. Cet écart notable entre objectifs politiques et estimations techniques renforce la perception d’incertitude parmi les investisseurs internationaux.

Cette nouvelle dégradation représente un signal d’alerte supplémentaire pour Dakar, dont l’accès aux marchés internationaux pourrait être davantage restreint, avec des coûts d’emprunt en hausse et une exposition accrue au risque de refinancement. Elle intervient également à un moment où le gouvernement multiplie les efforts diplomatiques, financiers et institutionnels pour rétablir sa crédibilité, rassurer les partenaires internationaux et relancer la dynamique économique nationale.

La suite dépendra en grande partie de deux leviers : la conclusion d’un nouvel accord stabilisateur avec le FMI et la mise en œuvre concrète, soutenue et cohérente des réformes budgétaires annoncées.

Affaire à suivre de très près…

Souveraineté numérique : Thierno Alassane Sall alerte sur des risques liés à la gestion de SENUM S.A et interpelle le gouvernement

L’ancien ministre et député à l’Assemblée nationale, Thierno Alassane Sall, a adressé une question écrite au ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, portant sur de graves préoccupations liées à la souveraineté numérique du Sénégal. Dans son document daté du 27 octobre 2025, il exprime des inquiétudes concernant les pratiques observées au sein de Sénégal Numérique S.A. (SENUM S.A), structure remplaçante de l’Agence de l’Informatique de l’État (ADIE) depuis décembre 2021.

Selon le parlementaire, cette société, chargée de la mise en œuvre de la politique d’informatisation de l’État et de la gestion des infrastructures numériques nationales, occupe aujourd’hui un rôle stratégique compte tenu de l’évolution géopolitique, sécuritaire et technologique du pays. Thierno Alassane Sall rappelle que le Sénégal, désormais classé parmi les pays producteurs d’hydrocarbures et partageant une partie de ses frontières avec des zones d’instabilité terroriste, est fortement exposé aux risques de cyberattaques, de cyberespionnage et de manipulations numériques. L’intégrité des données nationales, des services étatiques ainsi que la sécurisation des infrastructures numériques devient donc, à ses yeux, une priorité absolue.

Il dénonce dans ce contexte l’intervention de DIG DASH, une entreprise française, qui aurait été sollicitée par SENUM S.A. dans des conditions jugées opaques et contraires aux règles de passation des marchés publics. Selon les éléments qu’il affirme avoir reçus, cette firme aurait potentiellement eu accès à des données sensibles de l’État, ce qu’il considère comme une menace réelle pour la confidentialité des informations stratégiques nationales. Le député soulève également la possibilité d’installation de systèmes suspects, tels que des backdoors, permettant un accès clandestin à distance aux données gouvernementales comme aux données personnelles des citoyens.

Au-delà des risques techniques, Thierno Alassane Sall pointe du doigt des défaillances de gouvernance interne, estimant que cette situation ne serait jamais survenue si le Conseil d’administration et la Direction générale de SENUM S.A. fonctionnaient de manière optimale, transparente et conforme aux standards de sécurité en matière de souveraineté numérique. Il souligne la disponibilité de compétences nationales capables d’assumer les missions confiées à l’entreprise, remettant ainsi en cause la nécessité d’un recours à des expertise externes, notamment étrangères, dans des domaines aussi sensibles.

Le député rappelle également que les solutions logicielles souscrites auprès de DIG DASH sont pourtant déjà couvertes dans le contrat-cadre liant l’État du Sénégal à Microsoft, incluant Power BI et MS Project, ce qui interroge sur une éventuelle duplication ou irrégularité dans les acquisitions.

Face à la gravité des faits évoqués, Thierno Alassane Sall demande au ministre de fournir des clarifications détaillées sur la justification juridique et contractuelle de l’intervention de DIG DASH, les mesures de sécurité prises pour protéger les données gouvernementales ainsi que les initiatives entreprises afin d’améliorer la gouvernance, la transparence et la performance de SENUM S.A.

Pour lui, renforcer l’implication des ressources humaines locales et garantir des processus de passation de marchés stricts et clairs est indispensable pour éviter toute atteinte à l’intégrité numérique nationale.

Affaire à suivre…

Michel Régis Onanga Ndiaye porté à la tête de l’Assemblée nationale gabonaise

Ce lundi 17 novembre 2025, l’Assemblée nationale du Gabon a procédé à l’élection de ses membres lors d’un scrutin tenu à huis clos, conformément aux dispositions de la résolution n°001 du 4 février 2013 portant règlement intérieur de l’institution. À l’issue de cette session décisive, Michel Régis Onanga Ndiaye, ancien ministre des Affaires étrangères et député du 1er siège du département d’Etimboué dans la province de l’Ogooué-Maritime, a été élu président de l’Assemblée nationale.

Cette élection intervient dans un contexte où l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), formation politique dont est issu Michel Régis Onanga Ndiaye, occupe une position majoritaire au sein de la deuxième Chambre du Parlement. Détenant près de 70 % des sièges, le parti présidentiel a largement facilité l’accession de son candidat au Perchoir. Ce résultat, loin d’être inattendu, illustre la consolidation de l’influence de l’UDB sur la scène politique gabonaise et témoigne de sa capacité à orienter les grandes orientations institutionnelles du pays.

Diplomate chevronné, Michel Régis Onanga Ndiaye est né le 28 septembre 1966 à Port-Gentil. Il s’est forgé un parcours solide grâce à une formation académique soutenue, notamment un diplôme de troisième cycle en sciences politiques obtenu à l’Université René Descartes de Paris. Son expertise lui a permis d’occuper des responsabilités majeures au sein de la diplomatie gabonaise et sur la scène internationale. Il a ainsi été Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Gabon au Sénégal, avec juridiction sur plusieurs pays de la sous-région, un rôle qui lui a permis de renforcer les relations bilatérales et régionales.

Avant d’être nommé ministre des Affaires étrangères, Michel Régis Onanga Ndiaye avait déjà accumulé une riche expérience au cœur des grandes institutions internationales. En 2005, il a été conseiller auprès du Président de la 59e Assemblée générale des Nations Unies, un poste stratégique qui lui a donné une vision globale des enjeux géopolitiques. Il a également servi à la Mission permanente du Gabon à l’ONU à New York, d’abord comme Premier conseiller, puis comme ministre conseiller, renforçant ainsi sa connaissance des mécanismes multilatéraux et sa maîtrise des dossiers internationaux les plus sensibles. Sa parfaite commandement de la langue anglaise constitue par ailleurs un atout important dans ses engagements diplomatiques.

L’élection de Michel Régis Onanga Ndiaye à la tête de l’Assemblée nationale apparaît donc comme la consécration d’un parcours professionnel jalonné de responsabilités de haut niveau et d’un engagement constant au service de l’État. Son profil de diplomate ouvre la voie à une législature susceptible de mettre l’accent sur l’ouverture internationale, la coopération régionale et la consolidation des institutions. Reconnu pour sa rigueur et son sens du devoir, il aborde cette nouvelle étape de sa carrière avec l’ambition d’insuffler une dynamique renouvelée au sein de l’hémicycle.

Crise institutionnelle : Pastef prépare une médiation directe auprès du président Diomaye Faye

Les tentatives de sortie de crise se multiplient au sommet de l’État, alors que les tensions entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre continuent d’alimenter l’actualité politique. Après diverses initiatives menées par des personnalités influentes du pays, c’est désormais au tour du parti au pouvoir, Pastef, d’entrer en scène pour tenter de désamorcer la situation.

Selon des informations issues du journal Libération, le bureau politique de Pastef, réuni ce samedi sous la présidence d’Ousmane Sonko, a décidé d’adresser une lettre officielle au chef de l’État. L’objectif de cette démarche est de solliciter une audience afin d’engager des discussions franches sur la crise institutionnelle que traverse le pouvoir exécutif.

Au cours de cette réunion, Ousmane Sonko, figure centrale de la majorité et Premier ministre dont les relations avec le président sont décrites comme de plus en plus tendues, aurait exposé sans détour ses analyses et ses inquiétudes. Les sources du journal indiquent que le leader de Pastef a « dit ses vérités » aux membres du bureau politique, mettant en lumière une conjoncture politique fragilisée par des malentendus persistants entre les plus hautes autorités.

Cette initiative du parti intervient dans un contexte où la rupture entre le président Diomaye Faye et son Premier ministre, longtemps reléguée au rang de rumeur, s’est trouvée confirmée par un événement politique majeur : la décision du chef de l’État de remplacer Aïda Mbodji par Aminata Touré à la tête de la coalition « Diomaye Président ». Ce changement, perçu comme un signal fort, a été largement interprété comme la formalisation d’un désaccord profond au sein de l’exécutif.

Face à une crise dont les répercussions pourraient devenir lourdes pour la stabilité institutionnelle, Pastef cherche désormais à jouer un rôle d’arbitre interne. La lettre en préparation devrait constituer une étape importante dans la tentative de rapprochement entre les deux têtes de l’exécutif, au moment où la majorité présidentielle s’efforce de préserver son unité et de rétablir la confiance au sommet de l’État.

Le journaliste Mamadou Fofana convoqué pour diffamation par Aïda Mbodj

Dakar – Une affaire de diffamation secoue actuellement le paysage médiatique sénégalais. Mamadou Fofana, journaliste au sein du groupe D-Media et connu pour ses interventions sur Sen TV, est convoqué demain, mardi 18 novembre, par la Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar. Cette convocation fait suite à une plainte déposée par Aïda Mbodj, directrice générale de la Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ).

Selon les informations disponibles, il est reproché au journaliste d’avoir tenu des propos jugés diffamatoires à l’encontre de Mme Mbodj lors d’une émission télévisée. Lors de cette intervention, Mamadou Fofana aurait attribué à la directrice de la DER des déclarations qui, en réalité, avaient été formulées par une autre femme. Profitant de l’occasion, le journaliste avait alors recadré de manière très ferme la patronne de la structure.

Face aux réactions suscitées par cette situation dans l’opinion publique et les réseaux sociaux, Mamadou Fofana a reconnu par la suite que les propos attribués à Aïda Mbodj étaient erronés et qu’elle ne les avait jamais tenus. Cette reconnaissance intervient après un tollé général et met en lumière la sensibilité autour de la diffusion d’informations non vérifiées dans les médias.

La convocation du journaliste à la Sûreté urbaine intervient dans un contexte où la responsabilité médiatique et le respect de la vérité sont scrutés avec attention par les institutions et le public. L’issue de cette affaire pourrait servir de rappel sur l’importance de la rigueur dans le traitement des informations, en particulier lorsqu’elles concernent des personnalités publiques.

Les banques ivoiriennes face à l’exposition croissante à la dette sénégalaise : S&P tire la sonnette d’alarme

L’alerte vient de loin mais vise en plein cœur l’équilibre financier de l’UEMOA. Selon un article d’Agence Ecofin, l’agence de notation S&P Global Ratings met désormais en garde contre l’exposition croissante des banques ivoiriennes à la dette sénégalaise, alors que Dakar traverse la plus grave crise budgétaire de son histoire récente.

D’après les informations rapportées par Agence Ecofin, les banques basées à Abidjan détiennent désormais 42 % des titres publics sénégalais sur le marché régional, un niveau sans précédent dans l’Union. Au total, elles portent 1 800 milliards de FCFA, soit près de 3,1 % du PIB ivoirien. Cette montée en puissance résulte en grande partie de leur rôle d’intermédiation, ces établissements servant de relais aux investisseurs internationaux souhaitant accéder au marché obligataire de l’UEMOA, note S&P.

Si la Côte d’Ivoire conserve une notation souveraine stable de « BB/B », S&P souligne que l’environnement régional s’assombrit depuis la dégradation du Sénégal au rang « CCC+ » le 14 novembre 2025. La situation sénégalaise s’explique par un endettement réévalué à 119 % du PIB, des taux d’emprunt dépassant 7 %, des besoins de financement représentant 29 % du PIB en 2026, et des discussions incertaines avec le FMI, malgré la position ferme du Premier ministre Ousmane Sonko qui refuse toute restructuration. Dakar doit en particulier refinancer 2 600 milliards de FCFA de dette extérieure en 2026, un défi considéré comme colossal par les observateurs.

Face à cette situation, S&P estime toutefois que le risque de contagion à la Côte d’Ivoire reste limité. La dette ivoirienne est faiblement exposée aux investisseurs étrangers, seulement 2 % étant détenus par ces derniers. Les banques locales affichent une solvabilité robuste, évaluée à 16,3 %, et la liquidité demeure abondante sur un marché dominé par les investisseurs domestiques. La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) continue de jouer un rôle stabilisateur majeur, tandis que l’ancrage du franc CFA à l’euro constitue un facteur supplémentaire de sécurité.

L’agence de notation met également en avant les mesures proactives du gouvernement ivoirien, qui ont contribué à renforcer la résilience économique du pays. Le pays a émis le premier emprunt durable africain garanti par la Banque mondiale, a lancé un Samurai bond durable soutenu par la JBIC et a placé la première obligation en francs CFA sur un marché international. La Côte d’Ivoire a également procédé au rachat d’eurobonds afin de réduire les pressions futures sur sa dette. Ces initiatives, couplées à un accès privilégié aux financements concessionnels, ont permis de contenir la hausse du coût de la dette et de maintenir la stabilité financière.

Décès de Pape Diop, survivant de l’attaque au cocktail molotov de Yarakh

Pape Diop, devenu tristement célèbre pour avoir survécu à l’attaque au cocktail molotov survenue le 1er août 2023 dans le quartier de Yarakh à Dakar, est décédé dans la nuit du samedi 15 novembre au dimanche 16 novembre 2025 à Touba, des suites d’une maladie, rapportent plusieurs médias sénégalais. Également connu sous le nom d’Abdoulaye Diop, Pape Diop était le conducteur du bus TATA de la ligne 65 ciblé lors de cet acte de violence qui avait coûté la vie à deux jeunes sœurs, âgées respectivement de 21 ans et 7 ans.

Le drame de Yarakh avait profondément marqué la capitale sénégalaise et suscité une vive émotion dans le pays. Dans les jours qui ont suivi l’attaque, les forces de l’ordre avaient procédé à l’arrestation de six personnes, placées ensuite sous mandat de dépôt. Elles étaient poursuivies pour associations de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, destructions et dégradations de biens ainsi que troubles à l’ordre public.

Le principal suspect, Saer Fall, a été appréhendé aux États-Unis après l’émission d’un mandat d’arrêt international lancé par les autorités sénégalaises. Les motivations exactes derrière l’attaque restent à ce jour floues. Toutefois, selon les enquêteurs, il semblerait que l’acte de violence soit lié à un conflit d’intérêts opposant le propriétaire de la ligne 65 à un groupe de jeunes du quartier Yarakh.

Réforme des modalités d’engagement dans les Armées sénégalaises : un nouveau cadre pour un recrutement plus exigeant

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a signé le 30 octobre 2025 le décret n°2025-1778, marquant une étape importante dans la modernisation du recrutement au sein des Armées sénégalaises. Ce texte abroge et remplace l’article 53 du décret n°91-1173 du 7 novembre 1991 et reconfigure en profondeur les modalités d’engagement volontaire, avec pour objectif de répondre aux besoins actuels de la Défense nationale tout en renforçant le professionnalisme des forces armées.

La réforme introduit notamment une clarification des critères d’admission, en adaptant la tranche d’âge des candidats. Pour le recrutement ordinaire, l’âge minimum est fixé à dix-huit ans et l’âge maximum à vingt-huit ans. Par ailleurs, la limite supérieure est portée à trente-cinq ans pour les postulants à l’engagement spécial d’élève officier de réserve. Une disposition particulière concerne également les bacheliers de dix-sept ans admis au concours d’entrée à l’École militaire de santé (EMS) : ils peuvent se présenter au concours, mais leur engagement n’est effectif qu’à partir de dix-huit ans révolus et sous réserve de l’autorisation parentale.

Au-delà de la question de l’âge, le décret met un accent particulier sur le profil physique et moral des candidats. Les postulants doivent être en bonne santé, robustes et bien constitués afin de répondre aux exigences de l’institution militaire en matière d’aptitude médicale et de capacité opérationnelle. Le texte impose également des conditions strictes en matière de moralité : un casier judiciaire vierge et une conduite irréprochable sont désormais exigés, afin d’assurer la discipline et la fiabilité des futurs engagés. Cette insistance sur la probité et la condition physique témoigne de la volonté des autorités de professionnaliser davantage les forces armées sénégalaises.

Le décret précise aussi les modalités pratiques de l’engagement, qui devient désormais possible en tout temps, sans période de recrutement limitée. Les contrats sont signés à titre provisoire et ne deviennent définitifs qu’au terme d’une période probatoire de quatre-vingt-dix jours, permettant d’évaluer l’aptitude réelle du candidat à intégrer durablement l’armée.

Sénégal : Cheikh Ba alerte sur la paralysie du système judiciaire

Le système judiciaire sénégalais traverse une crise profonde, avertit Cheikh Ba, président de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS). Invité de l’émission Point de Vue sur la RTS ce dimanche 16 novembre, il a tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés structurelles qui freinent l’accès à la justice et prolongent les délais de traitement des affaires.

Selon Cheikh Ba, les frustrations des justiciables et le manque de célérité dans le traitement des dossiers ne sont pas liés à un manque de compétence des magistrats, mais à une surcharge de travail insoutenable et à un déficit criant de personnel. « La justice n’est pas lente, elle est submergée », a-t-il affirmé avec fermeté. Le Sénégal compte actuellement 546 magistrats pour une population de 18 millions d’habitants, mais seulement 425 d’entre eux exercent effectivement en juridiction, ce qui illustre l’insuffisance de ressources humaines face à la demande croissante.

Pour rendre la situation plus concrète, Cheikh Ba a donné des exemples locaux : à Kaolack, un seul juge d’instruction est chargé de traiter 750 dossiers, tandis qu’à Ziguinchor, un magistrat doit gérer 250 dossiers. Ces chiffres reflètent l’ampleur du déséquilibre entre les besoins de la justice et ses capacités opérationnelles. À cela s’ajoute un déficit de greffiers, qui contribue à ce qu’il qualifie de « paralysie progressive » et compromet gravement le principe de célérité, pourtant fondamental pour une justice efficace.

La crise judiciaire se répercute directement sur l’administration pénitentiaire. Le Sénégal compte aujourd’hui 15 654 détenus, dont 7 077 en détention provisoire. Depuis l’indépendance, aucune nouvelle grande prison n’a été construite, entraînant un dépassement des capacités d’accueil de près de trois fois. Cette situation met selon M. Ba l’administration pénitentiaire « au bord de la rupture », aggravant la pression sur un système déjà fragile.

Sur la question sensible des mandats de dépôt, souvent critiqués pour leur usage systématique, Cheikh Ba a défendu la pratique des magistrats. Il a précisé que les décisions sont prises « au cas par cas », en tenant compte de la gravité des faits et des impératifs de sécurité publique. L’objectif est de protéger la société face à des individus violents, dangereux ou récidivistes. Il a toutefois insisté sur le rôle indépendant du juge d’instruction, qui conserve la prérogative de clore rapidement certains dossiers lorsque les conditions le permettent.

Pastef resserre les rangs face à la présidence : une réunion sous haute tension autour de la nomination d’Aminata Touré

Selon les informations rapportées par Libération, le bureau politique du Pastef s’est réuni samedi sous la présidence d’Ousmane Sonko, dans une atmosphère lourde de crispations politiques. Cette session extraordinaire intervient à la suite d’une décision jugée controversée : le président Bassirou Diomaye Faye a remplacé Aïda Mbodj par Aminata Touré à la tête de la coalition « Diomaye Président ». Un choix qui a immédiatement fait émerger des remous internes et provoqué une véritable fronde au sein de l’alliance.

Durant cette rencontre particulièrement attendue, Ousmane Sonko aurait, toujours selon Libération, exprimé sans détour son désaccord profond avec le chef de l’État. L’ancien opposant devenu Premier ministre conteste fermement la légitimité de cette nomination, estimant que le président Faye a outrepassé ses prérogatives. Pour Sonko et plusieurs cadres du parti, le pouvoir de démettre ou de nommer la tête de la coalition ne relève pas de la présidence mais de la Conférence des leaders, qui avait initialement choisi Aïda Mbodj. La décision de Diomaye Faye est ainsi perçue comme un acte unilatéral, voire comme une remise en cause directe du pacte politique qui lie les différentes composantes de la majorité.

Les débats auraient été vifs, traduisant un malaise grandissant au sein du bloc présidentiel. À l’issue de la réunion, le bureau politique a finalement décidé de rédiger une lettre officielle à l’attention du président de la République. Cette missive vise à solliciter une audience afin d’exposer clairement la position du parti sur cette réorganisation interne et de rappeler les règles de fonctionnement convenues au sein de la coalition. Pour le Pastef, il s’agit de réaffirmer son rôle, son poids politique et ses prérogatives, tout en tentant de redresser ce qu’il considère comme un dérapage institutionnel.

Au-delà de la simple question de leadership au sein de la coalition, cette crise met en lumière une fissure grandissante entre la présidence et le Pastef, pourtant piliers de la même majorité. La nomination d’Aminata Touré, ancienne Première ministre et figure politique de premier plan, est analysée par certains responsables du parti comme une manœuvre stratégique visant à redéfinir les équilibres internes en faveur du président. Pour d’autres, elle marque le début d’un recentrage politique qui pourrait marginaliser certaines voix historiques de la coalition.

Kaolack : une édition 2025 des 72h de l’AADA placée sous le sceau de l’action et de la solidarité

La 4ᵉ édition des « 72 heures de l’Association Ande Défar Abattoirs (AADA) », organisée ce week-end dans le quartier des Abattoirs à Kaolack, s’est achevée sur une note particulièrement positive. Entre santé, sport, hygiène et spiritualité, l’événement a une nouvelle fois illustré la capacité de mobilisation communautaire autour d’actions concrètes au service du bien-être collectif.

Dès le vendredi matin, les habitants se sont rassemblés pour la grande opération « Set-Setal », menée en partenariat avec la SONAGED. Le nettoyage du quartier a permis de remettre à neuf plusieurs artères et espaces publics, dans un esprit d’engagement citoyen largement salué. En soirée, l’ambiance a pris un tour plus festif avec un match de gala opposant le « grand Lakalé » au « petit Lakalé ». Dans une rencontre animée et conviviale, le grand Lakalé s’est imposé par 5 buts à 2, avant une remise de trophées chaleureusement applaudie.

Le samedi a marqué la journée la plus intense, entièrement dédiée à la santé. Une journée médicale gratuite, encadrée par des professionnels, a permis à 82 personnes de bénéficier de consultations. Parmi elles, un patient a été évacué vers l’hôpital régional pour une prise en charge urgente. Parallèlement, 66 tests de dépistage de l’hépatite B ont été réalisés, révélant trois cas positifs qui ont immédiatement été orientés vers un suivi médical approprié.

Le moment le plus attendu de cette journée fut l’opération de circoncision gratuite. Au total, 123 enfants provenant de Kaolack mais aussi de localités voisines telles que Kounghel et Maleem Hodar ont été pris en charge. L’ONG Santé Action Social a assuré tout le suivi post-opératoire, garantissant la sécurité et le confort des jeunes bénéficiaires.

Le dimanche a offert une clôture spirituelle avec une conférence religieuse animée par Oustaz Amath Top, portant sur le thème : « Le rôle de la femme dans la société actuelle ». La rencontre, largement suivie, a suscité un intérêt notable et de nombreux échanges, témoignant de l’importance des questions sociales dans la dynamique communautaire.

L’édition 2025 des 72h de l’AADA doit son succès à la mobilisation d’un large réseau de partenaires institutionnels et privés, notamment la Croix-Rouge Sénégalaise, MEDICFA SARL, ainsi que de nombreux bénévoles et donateurs. Leur implication a permis de renforcer l’impact de chaque action menée.

Au-delà des activités, ces 72 heures ont démontré que l’AADA est devenue un acteur incontournable du développement local. En conjuguant initiatives sanitaires, engagement citoyen et réflexion spirituelle, l’association rappelle qu’une communauté unie peut bâtir un environnement plus sain, plus solidaire et plus résilient. Ici, l’action collective n’est pas un simple slogan, mais une réalité vécue et partagée.

Crise de confiance au sommet de l’État : l’analyse inquiétante de Madiambal Diagne

Le climat politique sénégalais continue de se tendre, et cette fois, l’alerte vient d’un observateur averti : le journaliste Madiambal Diagne. Invité ce dimanche dans l’émission Baatu Deug, il a livré une analyse particulièrement préoccupante sur l’état des relations entre les plus hautes autorités du pays. Selon lui, les tensions entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko ne sont plus un secret et se manifestent désormais à travers des actes concrets au sein même des institutions.

Madiambal Diagne révèle notamment un fait inédit : lors du dernier conseil de sécurité, la présence du ministre de l’Intérieur a été contestée. Une situation rare et symbolique qui traduit, selon le journaliste, une rupture profonde de confiance au sommet de l’État. Il ajoute qu’au cours du conseil des ministres suivant, les ministres présents ont été fouillés à l’entrée, une mesure exceptionnelle et révélatrice de la méfiance qui s’installe entre les différentes composantes de l’exécutif.

Pour Madiambal Diagne, ces signaux montrent qu’une crise latente gagne en intensité. Depuis plusieurs mois, les relations entre le président Diomaye Faye et le Premier ministre Sonko se sont complexifiées, notamment en raison de divergences sur l’exercice du pouvoir réel. Les deux hommes, pourtant alliés de la première heure et cofondateurs de la dynamique politique aujourd’hui au pouvoir, se retrouvent désormais au cœur d’un bras de fer institutionnel. Chacun voudrait, selon l’analyse de Diagne, imprimer sa propre vision de la gouvernance, laissant apparaître des désaccords parfois profonds sur des dossiers sensibles.

Cette situation place l’État dans une posture délicate. L’absence de cohésion au sommet fragilise non seulement l’action gouvernementale, mais ouvre également la voie à une instabilité plus large. Madiambal Diagne appelle d’ailleurs le président de la République à assumer pleinement ses responsabilités face à ce qu’il perçoit comme une dérive de son Premier ministre. Selon lui, l’autorité présidentielle se trouve aujourd’hui contestée, et il est impératif de restaurer un fonctionnement harmonieux de l’exécutif afin d’éviter que cette rupture de confiance ne se répercute sur l’ensemble du pays.

Keur Massar : un simple contrôle routier vire à un face-à-face explosif entre policiers et gendarmes

À Keur Massar, ce qui n’était au départ qu’un simple point de contrôle a bien failli se transformer en un affrontement d’une rare violence. Selon les informations publiées par le quotidien L’Observateur, une dispute autour de la maîtrise du rond-point « Terminus 54 » a plongé le secteur dans un moment de panique vendredi dernier, avant que les tensions ne soient finalement désamorcées in extremis.

L’incident éclate peu avant la grande prière. Des policiers du commissariat de Yeumbeul-Comico s’installent au niveau du rond-point « Terminus 54 » afin de réguler une circulation particulièrement dense à cette heure. Pour eux, cette présence n’a rien d’exceptionnel : ils y interviennent régulièrement, convaincus d’agir dans le cadre de leurs prérogatives habituelles. Mais leur dispositif est rapidement remis en cause. Des éléments de la Brigade territoriale de gendarmerie de Keur Massar surgissent sur les lieux et exigent que les policiers évacuent le rond-point, qu’ils affirment relever exclusivement de leur compétence.

Le refus catégorique des policiers met le feu aux poudres. Les échanges verbaux se durcissent, les menaces fusent, et la tension grimpe d’un cran. Estimant que leur autorité est contestée, les gendarmes appellent des renforts. Quelques minutes plus tard, un peloton arrive en vitesse, créant un mouvement de crispation chez les passants et automobilistes qui assistent sidérés à la scène. L’atmosphère devient électrique et le pire semble alors possible.

Dans cette montée d’adrénaline, deux policiers sont maîtrisés et embarqués de force par les gendarmes. La scène est filmée par un témoin, les images circulent aussitôt sur les réseaux sociaux et attisent l’émoi. Informé de l’incident, le chef du commissariat de Yeumbeul-Comico se rend immédiatement à la Brigade territoriale, accompagné de plusieurs agents, déterminé à comprendre ce qui est arrivé à ses hommes et à s’assurer de leur intégrité.

À l’intérieur même de la Brigade, les deux camps se retrouvent face à face. Les esprits sont encore chauds, les échanges restent vifs et les accusations se croisent. Il faudra toute la diplomatie et l’autorité des chefs présents pour calmer les troupes et éviter un nouvel incident. Après plusieurs minutes de concertation tendue, les deux policiers interpellés finissent par être libérés.

Pour L’Observateur, cet épisode dépasse largement le cadre d’un simple accrochage entre forces de l’ordre. Il met en lumière un malaise plus profond, entretenu par des zones de compétence parfois mal définies entre police et gendarmerie. Selon le journal, ce chevauchement flou des responsabilités est à l’origine de nombreuses frictions, souvent invisibles au grand public mais bien connues des professionnels du terrain. L’affaire rappelle d’ailleurs une confrontation similaire survenue il y a quelques années entre policiers de Zac Mbao et gendarmes de la Zone Franche Industrielle, preuve que ces tensions récurrentes ne sont pas nouvelles.

Dakar : Vives tensions au campus de l’UCAD après une nouvelle protestation des étudiants

Dès les premières heures de la matinée, vers 5 heures ce lundi, le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar a été secoué par une forte tension opposant les étudiants aux forces de sécurité. La situation, qui s’est rapidement dégradée, trouve son origine dans un mouvement de contestation lié au retard du versement des bourses. Un sujet sensible qui, selon plusieurs témoins, avait déjà suscité un climat de frustration au sein de la communauté estudiantine ces derniers jours.

Les premiers témoignages recueillis sur place indiquent que des groupes d’étudiants se sont rassemblés dans différents points stratégiques du campus pour réclamer le paiement immédiat des allocations. Certains ont érigé des barricades improvisées, tandis que d’autres ont organisé des sit-in afin de bloquer les principaux accès. Ce dispositif spontané visait à accentuer la pression sur les autorités universitaires et gouvernementales.

Alertées, les forces de l’ordre ont été rapidement déployées aux abords et à l’intérieur du campus dans le but de contenir la mobilisation. Leur présence a entraîné plusieurs face-à-face parfois tendus avec les manifestants. Des jets de projectiles auraient été signalés par moments, suivis de ripostes sous forme de dispersions, sans que des affrontements de grande ampleur ne soient confirmés à cette heure.

Au fur et à mesure que la matinée avançait, la situation demeurait volatile, oscillant entre accalmie relative et brusques accès de tension. Les étudiants, déterminés à maintenir la pression, dénoncent un retard devenu récurrent et exigent une réponse immédiate des autorités concernées. De leur côté, les forces de sécurité tentent de rétablir la circulation dans certaines artères du campus où l’activité a été fortement perturbée.

Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a été communiqué concernant d’éventuels blessés ou interpellations. Les autorités universitaires et gouvernementales n’ont pas encore réagi publiquement, mais plusieurs sources internes indiquent que des discussions pourraient être engagées dans la journée afin d’éviter une nouvelle escalade.

Kaolack célèbre la santé et la solidarité lors des 72 heures de l’AADA

La 4ᵉ édition des « 72 heures de l’Association Ande Défar Abattoirs (AADA) » s’est tenue ce week-end dans le quartier des Abattoirs, marquant un franc succès alliant santé, sport et spiritualité. Placée sous le signe de l’hygiène, de la solidarité et de la cohésion sociale, cette initiative a une nouvelle fois démontré l’impact positif d’actions communautaires bien structurées.

Dès le vendredi matin, l’opération de salubrité « Set-Setal », menée en partenariat avec la SONAGED, a mobilisé les habitants pour le nettoyage du quartier. En soirée, un match de gala a opposé le « grand Lakalé » au « petit Lakalé », avec une victoire 5 à 2, suivie d’une remise de trophées qui a réjoui les participants.

Le samedi a été consacré à la santé. Une journée médicale gratuite a permis de consulter 82 patients, dont un cas a nécessité une évacuation vers l’hôpital régional. Soixante-six tests de dépistage de l’hépatite B ont été effectués, révélant trois cas positifs immédiatement orientés vers une prise en charge adéquate. Point d’orgue de cette journée : 123 enfants ont été circoncis gratuitement, venant de Kaolack ainsi que de localités voisines telles que Kounghel et Maleem Hodar. L’ONG Santé Action Social a assuré le suivi post-opératoire.

Le dimanche, une conférence religieuse animée par Oustaz Amath Top sur le thème « Le rôle de la femme dans la société actuelle » est venue clôturer l’événement, attirant une foule nombreuse et attentive.

Ce bilan positif a été rendu possible grâce à l’engagement de plusieurs partenaires institutionnels et privés, dont la Croix-Rouge sénégalaise, MEDICFA SARL, ainsi que de nombreux bénévoles et donateurs.

En associant actions de santé, mobilisation citoyenne et temps forts spirituels, l’AADA confirme son rôle essentiel dans le développement local. Ces 72 heures sont bien plus qu’un simple événement : elles constituent une preuve vivante qu’ensemble, il est possible de bâtir un cadre de vie plus sain, plus solidaire et plus harmonieux.

Quitter la version mobile