Dette dite cachée : l’Alliance Pour la République exige des preuves et la publication des rapports financiers

L’Alliance Pour la République (APR) est une nouvelle fois sortie de son silence pour se prononcer sur la controverse autour de la « dette cachée » du Sénégal. Dans une déclaration rendue publique ce jeudi, l’ancien parti au pouvoir a fermement contesté les accusations du gouvernement, estimant qu’aucun élément tangible n’a encore été présenté pour étayer cette thèse.

Selon l’APR, depuis les déclarations du Premier ministre en septembre 2024 sur l’existence présumée d’une dette non comptabilisée, « aucun acte précis et concret n’a été posé par le gouvernement dans le sens d’apporter une quelconque preuve à l’accusation fallacieuse de dette cachée ». Le parti dénonce une manipulation politique visant à ternir la gestion financière du régime précédent et rappelle que toutes les opérations de l’État ont toujours été soumises à un contrôle rigoureux.

L’ancien parti présidentiel affirme que les comptes publics ont été régulièrement certifiés par la Cour des Comptes entre 2012 et 2023. Ces certifications, soutient-il, attestent de la transparence et de la régularité de la gestion budgétaire durant ses mandats. L’APR souligne également que le Sénégal a entretenu, tout au long de cette période, une coopération exemplaire avec le Fonds monétaire international (FMI), laquelle s’est traduite à plusieurs reprises par des résultats économiques jugés satisfaisants par l’institution.

Sur le plan technique, l’APR dit avoir toujours établi une distinction claire entre la dette principale de l’État et la dette contingente liée au secteur parapublic. Selon le parti, toute tentative d’inclure la dette des entreprises publiques dans celle de l’État, sur la base d’un simple changement de méthode de calcul, relèverait d’une confusion méthodologique. Il rappelle à ce titre que cette distinction a toujours été reconnue par la Cour des Comptes, laquelle n’a jamais remis en cause cette approche lors de la certification des comptes nationaux.

Pour le parti fondé par Macky Sall, la question de la dette cachée ne peut donc être prise au sérieux qu’à la lumière de faits vérifiables. « Comment peut-on parler de dette dissimulée alors que les créanciers sont identifiables et que le Sénégal n’a jamais été en défaut de paiement ? », interroge le communiqué.

L’APR exige ainsi des réponses précises de la part des autorités actuelles. Le parti appelle notamment à la publication du rapport complet sur la situation des finances publiques couvrant la période 2019-2024, du rapport provisoire de la Chambre des Affaires Budgétaires et Financières de la Cour des Comptes, ainsi que du rapport du cabinet d’audit Forvis-Mazars, censé éclairer l’opinion sur la réalité des chiffres.

Le FMI répond à la demande d’aide du Sénégal et souligne la nécessité d’une meilleure supervision financière

Le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé avoir répondu rapidement à la demande d’un programme d’aide formulée par le gouvernement sénégalais. Dans une conférence de presse tenue ce jeudi, la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, a souligné le soutien apporté aux autorités sénégalaises pour avoir mis en lumière ce qu’elle a qualifié d’« immense problème » lié à la dissimulation de la dette publique.

« Le Sénégal a fait une demande de programme d’aide auprès du Fonds et nous avons immédiatement répondu. J’ai rencontré la délégation sénégalaise ici, et nous allons envoyer une équipe dès la fin des réunions annuelles », a indiqué Mme Georgieva, dont les rencontres se poursuivent jusqu’à samedi.

La situation économique du Sénégal est particulièrement préoccupante. Le pays fait face à un déficit budgétaire de 14 % et à une dette publique représentant 119 % de son produit intérieur brut (PIB). Depuis l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités en 2024, l’ancien gouvernement du président Macky Sall (2012-2024) est accusé d’avoir dissimulé les véritables chiffres sur des indicateurs économiques cruciaux tels que le déficit budgétaire et la dette publique. Le FMI a confirmé l’existence de « déclarations erronées significatives » sur ces indicateurs pour la période 2019-2023.

Les décaissements du Fonds, suspendus depuis la révélation de ces irrégularités, demeuraient conditionnés à la fourniture de réponses et à des engagements de la part des autorités sénégalaises afin d’éviter que ce type de dissimulation ne se reproduise. Kristalina Georgieva a tenu à saluer la transparence du gouvernement en place : « Je veux rendre hommage aux autorités sénégalaises pour avoir mis à jour cet immense problème. Cela a été caché et ils l’ont rendu public, tentant de comprendre ce qu’il s’est passé et l’ampleur du problème. Cela a pris du temps, mais nous y voyons désormais plus clair. »

Au-delà de la dette publique, la directrice générale du FMI s’est également exprimée sur le risque systémique que pourrait représenter le secteur financier non bancaire (SFNB). Elle a appelé à une supervision renforcée de ces institutions, rappelant que ce secteur représente désormais plus de la moitié des financements réalisés. Selon elle, si cette croissance se poursuit sans contrôle, le système financier pourrait se retrouver confronté à une situation délicate.

Mme Georgieva a également mis en garde contre les limites actuelles des États pour faire face à de nouveaux chocs économiques. « La plupart des États ne disposent plus des marges budgétaires, et les principales banques centrales sont toujours concentrées sur le ralentissement de l’inflation, ce qui réduit les possibilités de réagir en cas de crise financière majeure. » Elle a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue et d’une régulation plus stricte du SFNB afin de prévenir une éventuelle crise.

Par ailleurs, la directrice générale du FMI a exprimé son soulagement après la signature d’un cessez-le-feu à Gaza, soulignant l’importance d’un travail collectif en faveur d’une paix durable. Elle a rappelé les bénéfices économiques que cela pourrait apporter à la région, notamment aux voisins d’Israël et des territoires palestiniens, dont les économies ont été fragilisées par le conflit et par des tensions internes. Le FMI suit également de près la situation dans plusieurs pays de la région : un programme est en cours en Égypte et en Jordanie, le Liban a sollicité une assistance, et la Syrie demande un support technique pour reconstruire ses institutions. « Dès lors que la paix sera là, il y aura des effets positifs pour ces pays et ceux qui les soutiennent, cela rend l’aide apportée plus efficace », a conclu Kristalina Georgieva.

Grande marche citoyenne de Noo Lank contre la cherté de l’électricité ce vendredi à Dakar

Le Collectif Noo Lank a annoncé la tenue d’une grande marche pacifique ce vendredi 17 octobre 2025, à partir de 15 heures, pour dénoncer la flambée des prix de l’électricité et les difficultés énergétiques qui frappent de plein fouet les ménages sénégalais. Le rassemblement partira du rond-point SIPRES pour rallier le rond-point Pentola, sur l’axe des Deux Voies de Liberté 6, à Dakar.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 octobre, le collectif justifie cette mobilisation par un contexte de souffrance sociale généralisée, marqué par la hausse vertigineuse des factures d’électricité, la consommation instable des compteurs Woyofal, et la précarité énergétique qui pèse lourdement sur les foyers. À ces difficultés s’ajoute, selon Noo Lank, une asphyxie économique qui touche les travailleurs, les familles, mais aussi les artisans, les mécaniciens, les soudeurs, les petites et moyennes entreprises ainsi que les startups.

Pour les initiateurs du mouvement, « cette injustice tarifaire est devenue insupportable ». Ils appellent ainsi à un sursaut citoyen national, estimant que la question de l’énergie ne concerne pas seulement les consommateurs individuels, mais l’ensemble du tissu économique et social du pays.

La marche, selon le collectif, bénéficiera du soutien de plusieurs acteurs de la société sénégalaise : les centrales syndicales, les organisations de travailleurs, les associations de la société civile, les mouvements citoyens et communautaires, les partis politiques engagés pour la justice sociale, ainsi que des leaders d’opinion, des personnalités indépendantes et des citoyens ordinaires. Tous se retrouveront, selon les organisateurs, « pour faire entendre la voix du peuple face à la cherté insoutenable du coût de la vie ».

Noo Lank insiste sur le caractère citoyen, républicain et pacifique de cette mobilisation, qui se déroulera dans le respect strict des lois et libertés publiques garanties par la Constitution. L’objectif, selon le collectif, n’est pas la confrontation, mais la défense de la dignité et du droit à une vie décente pour chaque Sénégalais.

À travers le slogan fort — « Woyofal doit soulager, pas étrangler » — Noo Lank résume le sentiment d’un grand nombre de ménages confrontés à la hausse du coût de l’électricité. Le mouvement appelle ainsi à une mobilisation massive pour exiger une tarification plus juste, une gestion transparente du secteur énergétique et des mesures concrètes de soulagement du pouvoir d’achat.

Première note de lecture du projet de loi de finances 2026 – Par Pape Malick Ndour

Le projet de loi de finances pour l’année 2026 suscite déjà de vifs débats, tant les choix budgétaires qu’il propose interpellent sur la cohérence de l’action publique et la transparence de la gestion des ressources nationales. Parmi les points saillants de cette première analyse, deux aspects retiennent particulièrement l’attention : la question du Fonds intergénérationnel et la spectaculaire augmentation du budget de la Présidence de la République.

Le premier sujet de préoccupation concerne le Fonds intergénérationnel, mécanisme censé garantir aux générations futures une part durable des richesses issues notamment des ressources naturelles du pays. En 2025, une dotation de 7,5 milliards de F CFA y avait été inscrite dans la loi de finances initiale, avant d’être finalement annulée par la loi de finances rectificative (LFR). Cette suppression soulevait déjà de nombreuses interrogations restées sans réponses. Que sont devenus ces 7,5 milliards ? Pour quelles raisons précises ont-ils été annulés ? Et surtout, à quelles destinations réelles ces fonds ont-ils été réaffectés ?

Pour 2026, le gouvernement propose de reconduire le même montant, soit 7,5 milliards de F CFA. Toutefois, cette réinscription ne suffit pas à dissiper les doutes. Les Sénégalais sont en droit de se demander si ces ressources seront effectivement mobilisées et investies comme prévu. Si tel est le cas, dans quels secteurs le seront-elles, et quelle rentabilité peut-on en attendre pour les générations futures ? En revanche, si elles subissent à nouveau le même sort qu’en 2025, cela traduirait une absence de vision et une fragilité dans la planification financière à long terme.

Ce flou autour du Fonds intergénérationnel met en lumière un enjeu central : la transparence et la redevabilité dans la gestion des ressources publiques. La clarté sur ce dossier n’est pas une option politique, mais une exigence de bonne gouvernance et un devoir moral envers la postérité. Sans un cadre précis et des informations publiques sur la destination et l’usage effectif de ces fonds, le concept même de Fonds intergénérationnel risque de demeurer une promesse creuse, dépourvue de portée réelle.

Le second point majeur de cette note de lecture est la hausse spectaculaire du budget de la Présidence de la République, qui passe de 72 milliards de F CFA en 2025 à 204 milliards en 2026. Une progression de plus de 180 %, inédite dans l’histoire récente des finances publiques sénégalaises, et d’autant plus préoccupante qu’elle intervient dans un contexte de tensions budgétaires et de contraintes économiques fortes.

Selon les documents du projet de loi de finances initiale (LFI) 2026, cette explosion des crédits s’explique essentiellement par l’augmentation du budget de fonctionnement des structures rattachées à la Présidence, évalué à 134 milliards de F CFA, soit près de 100 milliards de plus que l’année précédente. Ce seul montant dépasse largement le budget alloué à plusieurs ministères stratégiques, tels que ceux de la Culture, de la Jeunesse ou encore de l’Environnement.

Cependant, à la lecture des deux derniers décrets de répartition des services de l’État, aucune création récente de méga-structure ou de nouvelle entité administrative majeure rattachée à la Présidence ne semble pouvoir justifier une telle progression. Aucun changement organisationnel d’envergure n’a été signalé. Dès lors, cette hausse interpelle directement le pouvoir exécutif, qui se doit d’en expliquer les fondements réels.

Les questions sont légitimes et nombreuses : quelles nouvelles dépenses la Présidence absorbe-t-elle ? Quelles missions spécifiques ou quels projets exceptionnels exigent de tels moyens ? S’agit-il de programmes d’investissement structurants ou simplement d’un gonflement des charges de fonctionnement ? Et, surtout, quelle est la valeur ajoutée réelle de ces dépenses pour les citoyens, dans un contexte où de nombreux secteurs essentiels — santé, éducation, agriculture, emploi des jeunes — réclament des arbitrages budgétaires plus audacieux et mieux ciblés ?

Sans réponses précises et transparentes, cette hausse du budget présidentiel risque de renforcer le sentiment d’un État dispendieux, coupé des priorités économiques et sociales du moment. Elle alimentera également le scepticisme d’une opinion publique déjà sensible aux questions de gouvernance et de reddition des comptes.

Cheikh Oumar Diagne dénonce le « compagnonnage de circonstance » au sein du gouvernement Diomaye Faye

Invité de l’émission de Maimouna Ndour Faye sur la 7TV, l’ancien directeur des Moyens généraux de la Présidence, Cheikh Oumar Diagne, a livré une analyse sans détour sur la composition actuelle du gouvernement et les alliances politiques qui l’entourent. Dans un ton à la fois critique et lucide, il a fustigé ce qu’il appelle un « compagnonnage de circonstance » entre les dirigeants en place et certaines personnalités politiques qui, selon lui, les combattaient encore récemment.

« Il y a des alliés contextuels. Ils avaient même combattu les gens de ce régime. Ils avaient ouvertement désigné les actuels gouvernants comme des aventuriers. Quand la roue a tourné, ils ont normalisé leur relation avec eux pour avoir leur part du gâteau. Et ce gouvernement les a reçus et leur a donné des responsabilités. C’est une chose que je condamne », a-t-il déclaré. Pour Cheikh Oumar Diagne, ce rapprochement opportuniste mine l’esprit de rupture et de sincérité qui devait guider la nouvelle gouvernance incarnée par le duo Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

L’ancien responsable à la Présidence a également lancé un appel à la vigilance à l’endroit du chef de l’État et de son Premier ministre. Il les a exhortés à se méfier des « opportunistes », ces figures politiques qui, selon lui, « traversent tous les régimes sans jamais quitter le pouvoir ». « Ils accompagnent tous les régimes. J’ai vu des gens qui étaient là depuis Abdou Diouf. Ils passent tous les régimes et accompagnent chaque président », a-t-il déploré, dénonçant un système où certaines élites se maintiennent au cœur du pouvoir, quelle que soit la nature du régime en place.

Cheikh Oumar Diagne a tenu à rappeler, dans le même temps, son engagement personnel et constant auprès de l’actuelle équipe dirigeante. Il a affirmé avoir soutenu Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko par conviction, et non par intérêt. « Je fais partie du premier type d’allié. J’ai accompagné ce gouvernement par principe, avec mes propres moyens, mes relations et mes connaissances. Quel que soit leur agissement envers ma personne, moi, j’ai fait ce que j’avais à faire pour qu’ils arrivent au pouvoir », a-t-il confié. Non sans amertume, il a regretté de voir aujourd’hui des personnes « sans compétence » occuper des postes de responsabilité, pendant que des militants sincères et dévoués restent en marge.

Reconnaissant sans détour l’existence d’un partage du pouvoir, Cheikh Oumar Diagne a admis que certaines nominations relèvent du favoritisme et non du mérite. « C’est clair qu’il y a un partage du gâteau. C’est un fait. Plusieurs personnes ont placé des proches à certains postes », a-t-il affirmé. L’ancien directeur a également évoqué les tensions internes que cette pratique a pu susciter autour de lui. « Pour l’anecdote, il y a beaucoup de gens qui se sont fâchés contre moi parce que je n’ai nommé aucun membre de mon parti. Certains m’ont dit que ma manière de faire n’était pas la bonne, parce qu’ils devaient se nourrir. Je leur ai dit que non, nous devons servir », a-t-il révélé.

Bassirou Diomaye Faye reçoit le Livre blanc sur le massacre de Thiaroye : “Un pas vers la vérité et la réconciliation”

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé avoir reçu, ce jeudi, au Palais de la République, le Livre blanc sur le massacre de Thiaroye, un document fruit d’un long travail de recherche et de mémoire mené par le Comité de commémoration et plusieurs chercheurs sénégalais et étrangers.

Ce Livre blanc, selon le chef de l’État, marque une étape décisive dans la quête de vérité autour de l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire du Sénégal moderne. Le massacre de Thiaroye, survenu en décembre 1944, reste en effet une blessure profonde dans la mémoire nationale, symbole des injustices subies par les tirailleurs sénégalais à leur retour du front après la Seconde Guerre mondiale.

« Cet acte marque une étape décisive dans notre marche collective vers la vérité, la justice et la réconciliation avec notre mémoire », a déclaré le président Faye, saluant le travail minutieux accompli par les chercheurs et les acteurs de la mémoire historique. Pour lui, cette démarche s’inscrit dans un processus national de réappropriation du passé, essentiel pour construire un avenir fondé sur la dignité et la justice.

Bassirou Diomaye Faye a tenu à rappeler que Thiaroye ne doit pas être perçu comme un simple épisode du passé, mais comme un cheminement historique et moral qui engage toute la Nation : « Thiaroye n’est pas une page tournée, mais un chemin qui se poursuit — celui d’une Nation qui interroge son passé pour éclairer son avenir, affirmer sa dignité et honorer ses héros. »

Le chef de l’État a conclu son allocution sur une note d’émotion et de détermination, insistant sur le devoir de mémoire et de vérité que porte le Sénégal à travers ce travail collectif. « La quête de vérité continue, pierre après pierre, jusqu’à la pleine lumière. Car la mémoire n’a de sens que si elle libère, élève et unit », a-t-il affirmé.

Fièvre de la Vallée du Rift et Mpox : le Sénégal enregistre 196 cas et 21 décès, la situation sous surveillance

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a rendu public, ce jeudi 16 octobre 2025, le point de situation sur l’évolution des épidémies de Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) et de Mpox au Sénégal, à la date du 15 octobre 2025. Le rapport met en lumière la progression des deux maladies et les efforts déployés par les autorités sanitaires pour en limiter la propagation.

S’agissant de la Fièvre de la Vallée du Rift, le pays a enregistré depuis le début de l’épidémie un total de 196 cas confirmés. Parmi eux, 21 décès ont été déplorés, tandis que 147 personnes ont été déclarées guéries. La région de Saint-Louis reste la plus affectée par la maladie, avec 179 cas recensés. Dans cette région, les districts sanitaires de Richard-Toll et de Saint-Louis sont particulièrement touchés, totalisant respectivement 105 et 54 cas.

Outre Saint-Louis, d’autres régions ont également rapporté des infections, bien que dans des proportions moindres. La région de Matam compte huit cas confirmés répartis entre Thilogne, Kanel, Ranérou et Matam. Louga enregistre six cas, concentrés principalement dans les districts de Linguère, Keur Momar Sarr et Sakal. La région de Fatick a signalé deux cas, tandis qu’un seul cas a été confirmé dans la région de Dakar, plus précisément dans le district de Keur Massar. Ces chiffres témoignent d’une diffusion principalement localisée dans le nord du pays, où les activités d’élevage et les contacts entre animaux et humains favorisent la transmission du virus.

Concernant la Mpox, également connue sous le nom de variole du singe, la situation demeure sous contrôle. Depuis la détection du premier cas, le 22 août 2025, le Sénégal a enregistré six cas confirmés et deux cas probables, tous localisés dans la région de Dakar. Le ministère de la Santé informe que huit personnes ont d’ores et déjà recouvré la santé et qu’aucun décès n’a été enregistré à ce jour. Par ailleurs, vingt-deux personnes identifiées comme contacts sont actuellement suivies par les services sanitaires, dans le cadre du dispositif de surveillance mis en place pour prévenir toute propagation.

Auchan Sénégal introduit un droit de timbre de 1 % sur les paiements en espèces

La direction d’Auchan Sénégal a annoncé, dans un communiqué rendu public, l’instauration d’un nouveau prélèvement sur les transactions effectuées en espèces. Désormais, un droit de timbre de 1 % sera appliqué sur tous les paiements réalisés en liquide, quel que soit le montant de l’achat. Cette décision, qui entre dans le cadre de la nouvelle politique fiscale nationale, vise à renforcer la traçabilité des flux financiers et à encourager l’usage des moyens de paiement électroniques.

Selon les précisions apportées par l’entreprise, Auchan Sénégal n’est pas l’instigatrice de cette mesure, mais agit en tant qu’intermédiaire entre les consommateurs et l’État. « Ce droit est collecté par nos soins pour le compte de l’État et intégralement reversé au Trésor public », indique le communiqué. L’enseigne insiste sur le fait qu’elle ne tire aucun bénéfice de ce prélèvement, qui constitue une obligation fiscale imposée par les autorités.

Cette mesure s’inscrit dans une série d’ajustements fiscaux décidés par le gouvernement sénégalais dans le cadre de sa politique de mobilisation accrue des ressources internes. Elle devrait s’appliquer à toutes les entreprises opérant sur le territoire national qui réalisent des encaissements en espèces. L’objectif, selon les autorités, est de limiter les transactions non traçables et de favoriser la formalisation des paiements.

Chez les consommateurs, la décision suscite déjà des réactions partagées. Certains clients estiment qu’il s’agit d’une charge supplémentaire sur le pouvoir d’achat, dans un contexte de tension sur les prix à la consommation. D’autres y voient un moyen d’accélérer la modernisation du système de paiement et de réduire les risques liés à la manipulation de liquidités.

Pour sa part, Auchan Sénégal assure qu’elle continuera d’informer ses clients sur les modalités de ce prélèvement et sur son fondement légal. L’entreprise réaffirme également son engagement à se conformer strictement aux dispositions fiscales en vigueur et à maintenir une transparence totale dans la collecte et le reversement de ce droit de timbre.

Un changement majeur en vue au parquet de Dakar : vers un départ du procureur Ibrahima Ndoye

Un vent de renouveau semble souffler sur la magistrature sénégalaise. Selon des informations publiées par le quotidien Le Témoin dans son édition de ce jeudi, un important mouvement serait en préparation au sein de l’appareil judiciaire, avec en première ligne le parquet de Dakar. Le procureur de la République, Ibrahima Ndoye, pourrait prochainement quitter ses fonctions, marquant ainsi la fin d’un chapitre significatif pour la justice sénégalaise.

D’après les sources qualifiées de « dignes de foi » par le journal, le poste clé du parquet de Dakar devrait revenir à l’actuel avocat général près la Cour d’appel de Dakar, Théophile Turpin. Ce dernier serait le favori pour succéder à Ibrahima Ndoye, en raison de son parcours reconnu et de sa connaissance approfondie du fonctionnement du ministère public. Sa nomination devrait être entérinée lors du prochain Conseil supérieur de la magistrature (CSM), instance chargée d’officialiser les mouvements et nominations dans la haute magistrature. Toutefois, la date de cette réunion n’a pas encore été fixée, laissant planer une certaine attente dans les milieux judiciaires.

Arrivé à la tête du parquet de Dakar après une carrière jalonnée de postes stratégiques, Ibrahima Ndoye s’est illustré par la gestion de dossiers sensibles et emblématiques. Sous sa direction, le parquet de Dakar a connu plusieurs affaires marquantes, témoignant de la complexité du rôle du procureur de la République dans un contexte souvent traversé par des tensions politiques et sociales. Sa rigueur professionnelle et son attachement à la légalité lui ont valu autant de respect que de débats au sein de l’opinion.

Son départ, s’il venait à être confirmé, marquerait la fin d’un cycle et ouvrirait une nouvelle étape dans la dynamique du parquet de la capitale. Il s’inscrirait également dans un vaste mouvement de réaménagement au sein de la magistrature, que le ministère de la Justice préparerait depuis plusieurs semaines. Ces mutations annoncées devraient toucher plusieurs postes de premier plan, traduisant une volonté de redéploiement et de renforcement de la cohésion dans les services judiciaires.

Transhumance transfrontalière : la Guinée ordonne l’expulsion immédiate des troupeaux étrangers de son territoire

La République de Guinée vient de franchir une nouvelle étape dans la gestion de son espace pastoral. À travers un communiqué rendu public, le ministère de l’Élevage a annoncé des mesures fermes concernant la transhumance transfrontalière. Le ministre Félix Lamah a exigé le départ immédiat de tous les troupeaux étrangers encore présents sur le territoire national, malgré la suspension officielle de la transhumance et la date limite de sortie fixée au 2 mai 2025.

Selon le communiqué, de nombreux éleveurs transhumants étrangers auraient ignoré cette échéance, maintenant leurs bêtes sur le sol guinéen en violation des directives gouvernementales. Une situation jugée inacceptable par les autorités, qui entendent désormais faire respecter la loi dans toute sa rigueur. Le ministre a instruit les Forces de Défense et de Sécurité de mener, dans les zones concernées, des opérations de déguerpissement afin de retirer sans délai les troupeaux non autorisés.

Le ministère a averti que toute personne refusant de se conformer à la mesure s’exposerait à des sanctions sévères prévues par le code pastoral et le code pénal guinéen. Le suivi et l’application de cette décision impliquent plusieurs départements : la Défense nationale, la Sécurité et la Protection civile, l’Administration du Territoire et la Décentralisation, ainsi que les ministères de l’Environnement, du Développement durable, de l’Agriculture et de l’Élevage. Les services déconcentrés de ces institutions sont appelés à veiller à l’exécution rigoureuse des consignes sur l’ensemble du territoire.

Les fédérations régionales de la filière bétail-viande ont également été associées à la mise en œuvre du dispositif. Leur rôle sera d’appuyer les autorités locales dans le contrôle et la régulation des flux de bétail, afin de garantir le respect strict des limites fixées par la réglementation nationale.

Pour le gouvernement guinéen, cette décision vise plusieurs objectifs majeurs : préserver les ressources pastorales nationales, limiter les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs, et renforcer la gestion durable du cheptel. Elle participe aussi d’une volonté plus large de consolider la souveraineté territoriale du pays et de promouvoir la sécurité alimentaire à travers une meilleure maîtrise de l’exploitation des pâturages.

Santé publique : le ministère fait le point sur l’évolution des épidémies au Sénégal

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a publié, ce jeudi 16 octobre, son dernier communiqué sur la situation épidémiologique du pays. Ce point d’étape fait état d’une évolution contrastée des différentes maladies actuellement sous surveillance, notamment la fièvre de la Vallée du Rift (FVR) et le Mpox, anciennement connu sous le nom de variole du singe.

Concernant la fièvre de la Vallée du Rift, la situation reste préoccupante. Le ministère indique que 196 cas confirmés ont été recensés à ce jour à travers le pays. Parmi eux, 21 décès ont été enregistrés, tandis que 147 patients ont été déclarés guéris après traitement. Ces chiffres traduisent une amélioration progressive, même si la vigilance reste de mise, notamment dans les zones rurales où la transmission entre animaux et humains demeure possible.

S’agissant du Mpox, l’épidémie reste circonscrite à la région de Dakar. Depuis la confirmation du premier cas le 22 août 2025, les autorités sanitaires font état de 6 cas confirmés et de 2 cas probables. Le communiqué précise que 8 personnes ont été guéries et qu’aucun décès n’a, pour l’instant, été signalé. Par ailleurs, 22 personnes identifiées comme contacts sont actuellement suivies par les services de santé afin de prévenir toute propagation de la maladie.

Le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique réitère son appel à la prudence et à la responsabilité citoyenne. Il invite les populations à maintenir les mesures de prévention recommandées, telles que l’hygiène régulière des mains, la limitation des contacts directs avec des personnes présentant des symptômes suspects, et la collaboration active avec les agents de santé.

Affaire Soya Diagne : un mandat d’arrêt requis contre Akhenaton pour “propos contraires aux bonnes mœurs”

Un nouveau tournant vient d’être pris dans l’affaire dite Soya Diagne, qui continue de susciter de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans les milieux politiques. Selon des informations rapportées par Seneweb, le procureur de la République a transmis le dossier au juge du premier cabinet du tribunal de Dakar, ouvrant ainsi la voie à une information judiciaire. Cette décision marque une étape importante dans le traitement de ce dossier aux contours sensibles.

Dans le même temps, le parquet a requis la délivrance d’un mandat d’arrêt contre Akhenaton, figure bien connue sur les réseaux sociaux et présentée comme un proche du parti Pastef. Le motif avancé par le procureur est la « diffusion de propos et de discours contraires aux bonnes mœurs », une infraction prévue et punie par le Code pénal sénégalais.

D’après les éléments rapportés par Seneweb, l’affaire découle d’un message que l’intéressé aurait publié sur sa page Facebook. Dans ce post, Akhenaton aurait fait état d’un viol présumé impliquant une ressortissante rwandaise, accusation qu’il aurait attribuée au président d’une institution nationale. Cette publication, jugée particulièrement grave, aurait conduit le parquet à s’autosaisir pour atteinte à la morale publique et diffusion d’informations jugées diffamatoires et non fondées.

L’ouverture d’une information judiciaire permettra désormais au juge d’instruction de mener des investigations approfondies afin de déterminer la véracité des faits allégués et la responsabilité pénale de l’auteur présumé. En attendant, la demande de mandat d’arrêt contre Akhenaton témoigne de la fermeté des autorités judiciaires face à la propagation de contenus jugés attentatoires à la réputation et à la dignité des institutions.

Ce rebondissement intervient dans un contexte politique tendu, où plusieurs activistes et figures proches de l’opposition font déjà l’objet de poursuites pour des publications considérées comme diffamatoires ou subversives. L’affaire Akhenaton pourrait ainsi relancer le débat sur la liberté d’expression au Sénégal et la responsabilité des acteurs politiques et numériques dans l’usage des réseaux sociaux.

Graves irrégularités à l’hôpital régional de Saint-Louis : l’OFNAC met au jour un vaste scandale de détournements et de fraude

L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a révélé de lourdes irrégularités dans la gestion du Centre hospitalier régional de Saint-Louis, pour la période comprise entre janvier 2019 et mars 2022. Ce constat découle d’une enquête minutieuse menée à la suite d’une dénonciation anonyme visant l’ancien directeur de l’établissement, soupçonné de détournement de deniers publics, de matériel, ainsi que de faux en écritures publiques.

Selon le rapport publié en 2024 et consulté par Libération, l’OFNAC a mis au jour plusieurs faits particulièrement préoccupants. Parmi eux figure le détournement d’un appareil d’échographie offert dans le cadre d’un programme de coopération internationale. Cet équipement, destiné à renforcer les capacités médicales du centre hospitalier, aurait été soustrait à son usage initial au profit d’intérêts personnels.

Les enquêteurs ont également découvert des pratiques douteuses dans la gestion des marchés publics. L’entretien des véhicules de l’hôpital aurait ainsi été confié, de manière irrégulière, à un mécanicien installé à Dakar, ne disposant d’aucune qualification reconnue dans le domaine. Ce dernier aurait encaissé un chèque de 2 130 000 F CFA en mars 2020, dans des conditions qui suscitent de sérieuses interrogations.

Toujours selon Libération, l’ancien directeur aurait par ailleurs émis plusieurs ordres de mission à son propre nom, sans obtenir le visa préalable du gouverneur de région, comme l’exige la réglementation. Ces déplacements, présentés comme administratifs, auraient été financés sur le budget de l’hôpital, alors qu’ils relevaient en réalité de motifs personnels.

L’enquête de l’OFNAC a aussi révélé l’existence de plusieurs comptes bancaires ouverts au nom de l’établissement, sans justification ni autorisation régulière. La gestion de ces comptes avait été confiée à l’agent comptable principal, dont le rôle s’est avéré déterminant dans la manipulation des fonds.

Pour approfondir ces soupçons, une mission d’investigation a été dépêchée à Saint-Louis entre la fin mai et le début juin 2021. Les enquêteurs ont alors procédé à l’audition de plusieurs responsables administratifs et techniques, tout en examinant une importante documentation comptable et financière. Des entretiens complémentaires ont ensuite eu lieu au siège de l’OFNAC, permettant de consolider les éléments de preuve.

À l’issue de ces investigations, les agents de l’Office ont conclu à l’existence d’indices graves et concordants de malversations financières et de gestion frauduleuse, impliquant plusieurs responsables du centre hospitalier. Les faits établis concernent notamment le détournement de biens publics, l’escroquerie, la faute de gestion, la fraude fiscale et la violation de la réglementation de l’UEMOA sur les moyens de paiement.

Le dossier a depuis été transmis au parquet financier pour la suite judiciaire. L’ancien directeur est directement visé pour détournement de biens publics, escroquerie et fraude fiscale, tandis que l’ex-agent comptable principal est mis en cause pour fraude fiscale, violation des règles de bancarisation et complicité d’escroquerie, notamment en lien avec le paiement irrégulier de primes sans retenue à la source. Le mécanicien basé à Dakar, bénéficiaire du marché douteux d’entretien des véhicules, est quant à lui poursuivi pour complicité d’escroquerie.

Projet de Loi de Finances 2026 : le Sénégal mise sur la consolidation budgétaire et la hausse des recettes internes

Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 du Sénégal se distingue par son ambition et sa rigueur. Il traduit la volonté du gouvernement d’allier relance économique, maîtrise des dépenses et consolidation budgétaire. Fixé à 7 433,9 milliards de FCFA, le budget national enregistre une progression de 12,4 % par rapport à celui de 2025. Cette hausse s’appuie principalement sur une dynamique soutenue des recettes fiscales et sur une stratégie de financement interne plus volontariste.

Les recettes totales sont projetées à 6 188,8 milliards de FCFA, en hausse de 23,4 % par rapport à l’année précédente. Cette performance repose essentiellement sur la croissance des recettes fiscales, évaluées à 5 384,8 milliards de FCFA, dont 703,6 milliards de FCFA proviennent du Programme de Résilience Économique et Sociale (PRES). Cette évolution traduit l’ambition de l’État d’accroître ses marges de manœuvre internes et de réduire la dépendance vis-à-vis de l’endettement extérieur. Le taux de pression fiscale est ainsi attendu à 23,2 % contre 19,3 % en 2025, signe d’une amélioration significative de la mobilisation des ressources domestiques.

Sur le plan des dépenses, le gouvernement adopte une approche prudente et sélective. Les dépenses courantes connaissent une baisse de 280,5 milliards de FCFA, pour s’établir à 1 650 milliards de FCFA, conséquence d’une politique de rationalisation des coûts de fonctionnement de l’État. En revanche, les dépenses en capital financées sur ressources internes augmentent sensiblement pour atteindre 1 448,9 milliards de FCFA, soutenues par les recettes générées dans le cadre du PRES. Ce choix illustre la volonté des autorités de privilégier l’investissement productif au détriment des charges récurrentes.

Le déficit budgétaire est prévu à 5,37 % du PIB en 2026, avec un objectif clair de convergence vers 3 % en 2027, conformément aux critères de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette trajectoire traduit une discipline budgétaire renforcée et une vision à moyen terme orientée vers la soutenabilité des finances publiques. Le gouvernement table par ailleurs sur une croissance économique de 5 %, tirée principalement par le secteur primaire (+6,1 %), stimulé par de bonnes performances agricoles, et le secteur tertiaire (+5,4 %), porté par la reprise des services et du commerce.

Cependant, le service de la dette demeure une contrainte majeure pour les finances publiques. Les charges d’intérêts et commissions atteignent 1 190,6 milliards de FCFA, soit une augmentation de 258,5 milliards de FCFA par rapport à 2025. Le déficit budgétaire global s’élève ainsi à 1 245,1 milliards de FCFA, mais le solde budgétaire de base montre une amélioration spectaculaire, passant de -678,5 milliards à -81,6 milliards de FCFA. Cette évolution souligne la progression vers un financement plus autonome des dépenses courantes par les recettes internes, un indicateur positif de la consolidation budgétaire.

Malgré ces avancées, le besoin global de financement pour 2026 reste élevé, à 6 075,2 milliards de FCFA. Sur ce montant, 4 307,4 milliards de FCFA, soit 70,9 %, sont consacrés au remboursement du principal de la dette, traduisant la forte dépendance du pays au refinancement des emprunts passés. Cette situation révèle la complexité de la gestion budgétaire : même avec une hausse notable des recettes, le poids du service de la dette continue de limiter les marges de manœuvre pour de nouveaux investissements.

Affaire Farba Ngom : Les avocats du maire des Agnams saisissent la Cour suprême

L’affaire Farba Ngom connaît un nouveau tournant judiciaire. Comme annoncé, les avocats du maire des Agnams ont déposé un pourvoi devant la Cour suprême pour contester la décision de la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel, qui a maintenu leur client en détention tout en ordonnant son transfert dans un centre hospitalier. Cette nouvelle étape marque la poursuite d’une bataille juridique qui s’intensifie autour du sort de l’un des responsables les plus influents de l’Alliance pour la République (APR).

Les conseils de Farba Ngom fondent leur recours sur ce qu’ils considèrent comme une violation des droits de leur client, notamment au regard de son état de santé. Selon le quotidien Les Échos, ils plaident la levée pure et simple du mandat de dépôt, estimant que le maintien en détention du maire des Agnams met gravement en danger sa vie.

En amont de cette procédure, les avocats avaient déjà saisi le juge d’instruction financier chargé du dossier pour solliciter une mise en liberté provisoire, arguant de la fragilité physique de leur client. Le magistrat instructeur avait alors ordonné une expertise médicale, suivie d’une contre-expertise, afin d’évaluer la compatibilité de son état de santé avec la détention. Les deux rapports médicaux avaient abouti à la même conclusion : Farba Ngom risquait sa vie en restant en milieu carcéral.

Malgré ces conclusions alarmantes, le juge d’instruction a refusé d’accorder la liberté provisoire. Il a toutefois consenti à transférer le mis en cause au Pavillon spécial de l’hôpital, un service réservé aux détenus nécessitant des soins. Une décision que la défense a immédiatement contestée, estimant qu’elle ne répondait pas à la gravité de la situation médicale du maire.

La Chambre d’accusation financière, saisie du recours des avocats, a finalement confirmé le mandat de dépôt, tout en ordonnant que Farba Ngom soit pris en charge dans un centre hospitalier adapté. Ce compromis n’a pas apaisé les défenseurs du responsable politique, qui y voient une mesure insuffisante et injustifiée. Selon eux, seule une mise en liberté conditionnelle permettrait de garantir la santé et la dignité de leur client.

Face à cette situation, les avocats de Farba Ngom ont donc décidé de porter l’affaire devant la plus haute juridiction du pays. Leur pourvoi devant la Cour suprême vise à obtenir l’annulation de l’arrêt de la Chambre d’accusation et la levée du mandat de dépôt. Ils espèrent ainsi un réexamen complet de la procédure et un jugement plus favorable à leur client.

Sénégal : Le président Bassirou Diomaye Faye réaffirme l’importance de l’accès à un logement décent et abordable

Lors du dernier Conseil des ministres, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réitéré que l’accès à un logement décent et abordable constitue une préoccupation majeure pour les Sénégalais, en particulier pour les ménages. Conscient de l’importance de cette problématique sociale, le chef de l’État a instruit le Premier ministre de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’accélérer la mise en œuvre des programmes de construction de logements à l’échelle nationale.

Le président a insisté sur la nécessité d’une maîtrise préventive de l’accès au foncier, en soulignant le rôle central de la Société d’Aménagement foncier et de Restructuration urbaine (SAFRU) dans ce domaine. Il a également encouragé le développement de nouveaux projets innovants par la Société nationale des Habitations à loyer modéré (SN HLM) et la Société immobilière et de construction pour l’habitat au Sénégal (SICAP SA), afin de diversifier et renforcer l’offre de logements dans le pays.

Dans le même temps, le chef de l’État a appelé le Secrétaire d’État chargé du Logement à assurer un encadrement plus rigoureux des projets d’aménagement et de construction de logements initiés par les coopératives d’habitat. Il a insisté sur le contrôle systématique de la réalisation des voies, des réseaux divers et des équipements collectifs, en veillant à leur cohérence avec les grandes infrastructures publiques. Cette démarche vise à garantir une urbanisation harmonieuse et une meilleure qualité de vie pour les habitants.

Le président Faye a également souligné la nécessité d’évaluer les missions et actions du Fonds de l’Habitat Social (FHS), afin de confirmer sa véritable place comme instrument stratégique et levier de promotion de l’accès au logement pour les populations les plus vulnérables.

Dans la continuité de ces orientations, le chef de l’État a demandé au Secrétaire d’État chargé du Logement, en concertation avec le ministre de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales ainsi que le ministre des Finances et du Budget, d’engager des discussions avec les acteurs publics et privés du secteur financier, notamment la Caisse de Dépôts et de Consignations et la Banque de l’Habitat du Sénégal. L’objectif est de mettre en place un système de financement efficace pour le logement, capable de soutenir durablement la construction et l’acquisition de logements à travers le pays.

Dinguiraye – Sport : Une journée exceptionnelle sous le parrainage d’Omar Thiam

Le mercredi 15 octobre 2025, le terrain municipal de Dinguiraye a vibré au rythme du sport et de la convivialité à l’occasion de la grande finale du Tournoi de l’Amitié. Cet événement, devenu un rendez-vous incontournable pour la jeunesse locale, a réuni joueurs, habitants et amateurs de sport dans une ambiance populaire et festive.

Placée sous le parrainage de M. Omar Thiam, responsable politique et président du mouvement MCD, la manifestation avait pour objectif de renforcer les liens d’amitié et de solidarité entre les jeunes de la commune. Omar Thiam, également coordonnateur du MODAP pour la commune de Paoskoto et PDG de l’entreprise Thiam Industrielle (ETI), a exprimé sa joie de soutenir les initiatives locales. Il a tenu à souligner l’importance du travail accompli par la zone 4 de Dinguiraye, dirigée par M. Omar Touré, qu’il a qualifié de jeune dynamique et engagé pour le bien-être de sa commune.

« Nous avons l’immense plaisir d’accompagner les jeunes, mais surtout notre zone 4, qui est un véritable moteur pour la commune. C’est dans ce contexte que nous avons l’honneur de représenter dignement notre communauté, dans la discipline et le respect mutuel envers les populations », a déclaré M. Thiam. Il a rappelé que le mouvement MCD, toujours proche de sa commune, aspire à apporter soutien et aide sociale, fidèle à sa tradition de solidarité et de proximité avec les habitants.

La zone 4 de Dinguiraye joue un rôle central dans la commune de Paoskoto. Elle regroupe plusieurs villages et constitue un véritable noyau pour le développement des activités sportives et culturelles, étant même qualifiée de « vache laitière » de la commune pour son apport essentiel au bon fonctionnement de la vie locale.

Lors de son allocution, le parrain a salué l’esprit sportif et la mobilisation de la jeunesse. Il a félicité les organisateurs pour la qualité de l’événement et a promis de continuer à soutenir les initiatives communautaires favorisant la cohésion sociale et le développement local. « Ce tournoi est une belle illustration de la fraternité et du vivre-ensemble qui caractérisent notre commune. La jeunesse de Dinguiraye mérite d’être accompagnée et valorisée », a-t-il ajouté.

La cérémonie de clôture a été marquée par la remise des trophées et distinctions aux équipes finalistes. L’ASC Soto Gi de Dinguiraye a remporté le tournoi en battant l’ASC Renaissance de Kolma sur le score de 3 à 0, dans une ambiance de convivialité et de reconnaissance mutuelle, clôturant ainsi une journée sportive riche en émotions et en esprit communautaire.

Nominations dans l’enseignement supérieur et la recherche : de nouveaux responsables à l’ANRSA et à l’ISBEA

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une série de nominations importantes dans le secteur de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Ces décisions, rendues publiques ce mercredi, interviennent dans un contexte de renforcement des structures académiques et scientifiques du pays.

Au niveau de l’Agence nationale de recherche scientifique appliquée (ANRSA), Monsieur Albinou Ndecky, maître de conférences titulaire, a été nommé secrétaire général de l’agence. Il succède à Monsieur Abdourahmane Tamba, qui a été admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite. Cette nomination s’inscrit dans la volonté de dynamiser la recherche scientifique appliquée et de renforcer la coordination des activités de l’agence. Parallèlement, Madame Fatimata Diallo, gestionnaire expérimentée, a été désignée présidente du Conseil de surveillance de l’ANRSA, en remplacement de Monsieur Moustapha Ndir. Ce changement à la tête du conseil de surveillance vise à assurer un meilleur suivi des orientations stratégiques de l’agence et à garantir une gouvernance efficace.

Dans le même esprit, l’Institut sénégalo-britannique de l’enseignement de l’anglais (ISBEA) connaît également un renouvellement à sa direction. Madame Marème Sarr, professeur d’enseignement secondaire, matricule de solde n°609251/Q, a été nommée directrice de l’institut. Elle prend la succession de Monsieur Arfang Dabo, qui a, lui aussi, été admis à faire valoir ses droits à la retraite. Cette nomination intervient dans le cadre du renforcement des capacités pédagogiques de l’ISBEA et de l’amélioration de l’enseignement de l’anglais au Sénégal. Par ailleurs, Monsieur Racine Dia, également professeur d’enseignement secondaire, a été porté à la présidence du Conseil d’administration de l’ISBEA, succédant à Monsieur Boubacar Siguiné Sy. Ce renouvellement à la tête du conseil d’administration vise à consolider la stratégie de développement de l’institut et à renforcer l’efficacité de sa gouvernance.

Le Président Bassirou Diomaye Faye insiste sur le renforcement du dialogue social et la productivité au travail

Lors du dernier Conseil des ministres, le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a mis en lumière l’importance de la signature du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable. Il a demandé au Premier ministre, en collaboration avec les partenaires sociaux et le Haut Conseil du Dialogue social (HCDS), de procéder à une évaluation semestrielle, département par département ministériel, de l’état d’exécution du plan d’actions issu du Pacte ainsi que des doléances formulées par les centrales syndicales.

Le chef de l’État a réitéré ses directives concernant la généralisation de la mise en place de comités sectoriels et spécialisés de dialogue social, insistant sur la nécessité de consolider une culture du dialogue au sein de l’administration et des entreprises. Il a également souligné l’importance d’une évaluation prospective des actions menées par le HCDS afin de mieux orienter les politiques sociales et économiques.

Dans ce cadre, le Président Faye a instruit le ministre chargé du Travail et le Président du Haut Conseil du Dialogue social de proposer, avant la fin du mois de décembre 2025, un nouveau dispositif définissant les missions, l’organisation et le fonctionnement du HCDS. L’objectif est de rendre l’institution plus efficace et plus réactive aux besoins des acteurs sociaux et économiques.

Enfin, le chef de l’État a rappelé au ministre du Travail la préparation de la prochaine Conférence sociale, qui réunira l’ensemble des acteurs concernés. La thématique retenue pour cette édition portera sur « la productivité au travail », mettant ainsi l’accent sur l’amélioration des performances dans les différents secteurs d’activité et sur l’implication de tous dans la construction d’un environnement socio-économique stable et durable.

Conseil des Ministres du 15 octobre 2025 : priorités nationales, dialogue social et développement économique au cœur des débats

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 15 octobre 2025 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République. L’ouverture des travaux a été marquée par un mot du Chef de l’État adressé à l’équipe nationale de football du Sénégal. Au nom de la Nation, il a exprimé ses chaleureuses félicitations aux joueurs, à l’encadrement technique et administratif, ainsi qu’au Ministre chargé des Sports, pour la brillante qualification des Lions à la Coupe du Monde 2026. Le Président de la République a instruit le Gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour garantir une préparation optimale et une participation remarquable à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ainsi qu’au Mondial.

Poursuivant sa communication, le Président FAYE a fait un point sur la mise en œuvre du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable. Il a rappelé que la signature de ce Pacte, en cohérence avec le lancement de l’Agenda national de Transformation, constituait un tournant historique dans le renforcement du dialogue social tripartite. Le Chef de l’État a demandé au Premier Ministre, en coordination avec les partenaires sociaux et le Haut Conseil du Dialogue social (HCDS), de procéder à une évaluation semestrielle de l’état d’exécution du plan d’actions issu du Pacte dans chaque département ministériel, tout en tenant compte des doléances des centrales syndicales. Il a également insisté sur la généralisation de la mise en place des comités sectoriels et spécialisés de dialogue social, afin de consolider une véritable culture du dialogue. Le Président de la République a chargé le Ministre du Travail et le Président du HCDS de proposer, avant la fin décembre 2025, un nouveau dispositif relatif aux missions, à l’organisation et au fonctionnement du Haut Conseil. Enfin, il a rappelé l’importance de préparer la prochaine Conférence sociale, dont le thème retenu est « la productivité au travail ».

Sur le volet du logement, le Président a souligné que l’accès à un logement décent et abordable demeure une préoccupation majeure pour les ménages. Il a demandé au Premier Ministre de prendre toutes les mesures nécessaires pour accélérer la mise en œuvre des programmes de construction de logements à l’échelle nationale. Il a insisté sur la maîtrise préventive de l’accès au foncier, notamment à travers les actions de la Société d’Aménagement foncier et de Restructuration urbaine (SAFRU), et a encouragé le développement de nouveaux projets innovants par la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM) et la SICAP SA. Le Chef de l’État a également souligné l’importance de contrôler l’aménagement et la réalisation des projets de logements initiés par les coopératives, en veillant à la cohérence avec les infrastructures publiques. Il a demandé une évaluation des missions et actions du Fonds de l’Habitat Social (FHS) pour renforcer son rôle en tant qu’instrument de promotion de l’accès au logement. Par ailleurs, il a invité le Secrétaire d’État chargé du Logement à engager des concertations avec les acteurs publics et privés du secteur financier afin d’établir un système de financement efficace pour le logement, en mettant un accent particulier sur les programmes régionaux et universitaires. Le Président de la République a également demandé la tenue prochaine d’un Conseil interministériel sur le Logement.

Le Président a ensuite abordé la promotion du livre et de la lecture ainsi que la préservation de la mémoire collective. Il a rappelé que le livre reste un moyen essentiel pour renforcer les connaissances, la culture générale et l’éducation, tout en rendant hommage aux écrivains et acteurs du livre ayant contribué à la valorisation du patrimoine culturel et linguistique du Sénégal. Dans ce cadre, il a initié le premier Forum national du Livre et de la Lecture pour encourager la création littéraire sénégalaise et développer une véritable économie du livre, incluant la valorisation des langues et œuvres nationales. Il a également souligné l’importance de réhabiliter les bibliothèques et centres de lecture à travers le pays, de relancer les Nouvelles Éditions africaines du Sénégal et de poursuivre le projet de réécriture de l’Histoire générale du Sénégal.

En ce qui concerne son agenda, le Chef de l’État a informé le Conseil qu’il présidera le jeudi 16 octobre 2025 la cérémonie d’ouverture du Forum national du Livre et de la Lecture et recevra le Livre blanc sur le Massacre de Thiaroye. Il effectuera ensuite une visite de travail au Rwanda à partir du 17 octobre, suivie d’un déplacement au Kenya du 19 au 21 octobre 2025.

Au titre de la communication du Premier Ministre, celui-ci a également adressé ses félicitations aux Lions et au peuple sénégalais pour la qualification à la Coupe du Monde. Il a ensuite présenté la nouvelle doctrine de financement des politiques publiques pour accélérer la transformation économique du pays. Il a félicité le Ministre des Finances et du Budget pour la réussite de l’Appel public à l’Épargne (APE), qui a mobilisé exceptionnellement 450 milliards de francs CFA, soit 150 milliards de plus que l’objectif initial. Cette performance démontre la confiance restaurée des Sénégalais et des investisseurs de la sous-région dans la vision économique du Gouvernement et confirme la maturité croissante du marché financier national.

Le Premier Ministre a annoncé que certains projets stratégiques et prioritaires seront sécurisés sur ressources internes, en attendant la finalisation des négociations avec les partenaires, afin de protéger les investissements publics contre les aléas liés aux financements extérieurs. Cette approche s’accompagnera d’une exécution budgétaire rigoureuse, de la responsabilisation des ministères et unités de gestion, et d’un renforcement de l’ancrage productif avec la mobilisation massive du secteur privé.

Il a également présenté l’accélération de la stratégie « Gas-to-Power, Gas-to-Industrie et Gas-to-X », visant à assurer l’autonomie énergétique du pays. Un comité dédié à cette stratégie, placé sous la supervision directe de la Primature, sera chargé de garantir la mise en œuvre des décisions structurantes, de veiller aux arbitrages financiers nécessaires et de proposer des solutions optimisées pour la soutenabilité financière et environnementale du modèle énergétique national. Les projets phares concernés incluent le Réseau Gazier du Sénégal (RGS), Yakaar Teranga, Sangomar et le Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Le Premier Ministre a indiqué que certains segments de ces projets et d’autres secteurs stratégiques tels que l’Hydraulique, les agropoles, le portuaire et l’aéroportuaire seront financés souverainement pour garantir dès 2026-2027 une production d’électricité plus propre, moins coûteuse et majoritairement alimentée par des ressources nationales.

Au titre des communications des ministres, le Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a présenté l’examen de l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas du 9 octobre 2025. Le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a, quant à lui, exposé le Plan d’Aménagement Intégré (PAI) de Daga Kholpa, de la Nouvelle Ville de Thiès et de la ZAC de Thiès.

Les obligations sénégalaises en dollars connaissent une forte hausse après le lancement des discussions avec le FMI

Les obligations souveraines du Sénégal libellées en dollars ont enregistré leur plus forte progression depuis le mois de juillet, à la suite de l’ouverture officielle des discussions entre le pays et le Fonds monétaire international (FMI) en vue d’un nouveau programme de soutien. Cette évolution positive reflète la confiance croissante des investisseurs dans la perspective d’une stabilisation de la situation financière du pays.

Les eurobonds sénégalais arrivant à échéance en 2031 ont ainsi connu un bond significatif, gagnant 2,41 cents pour atteindre 81,4 cents pour un dollar. Cette hausse a entraîné une baisse du rendement de 71 points de base, qui s’établit désormais à 12,59 %. Ces données ont été rapportées ce mercredi en fin de matinée à Londres par l’agence Bloomberg.

Cette dynamique intervient après la rencontre à Washington entre la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, et le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Cheikh Diba, accompagné de sa délégation. Dans une publication sur le réseau social X, Mme Georgieva a précisé que les négociations pour un nouveau programme d’appui du FMI avaient été officiellement lancées et qu’elles s’intensifieraient au cours des prochaines semaines. L’objectif affiché est de promouvoir la stabilité macroéconomique du Sénégal tout en favorisant une croissance inclusive.

Ces discussions s’inscrivent dans un contexte particulier. Depuis près d’un an, le FMI examinait les finances publiques du Sénégal, après la suspension d’un prêt de 1,8 milliard de dollars. Cette suspension faisait suite à la découverte, par un audit, de l’existence d’environ 7 milliards de dollars de dettes non déclarées. La révélation de cette dette cachée avait fortement affecté la crédibilité financière du pays et suscité des inquiétudes chez les investisseurs internationaux.

Éducation : Le SELS/Authentique déterre la hache de guerre contre l’État

Le Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal/Authentique (SELS/Authentique) hausse le ton et appelle à deux jours de grève pour exiger le respect des accords signés en 2022.

Alors que l’année scolaire 2025-2026 s’ouvre dans un contexte national marqué par des crises sanitaires et climatiques, l’organisation syndicale tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué rendu public ce mardi 14 octobre à Rufisque, le SELS/Authentique demande aux autorités de « mettre fin au dilatoire » et d’honorer sans délai les engagements pris avec les syndicats représentatifs du secteur de l’éducation en mai 2022.

Une rentrée scolaire sous tension

Le démarrage de l’année scolaire s’effectue dans un climat difficile. Entre la fièvre de la Vallée du Rift, la maladie MPOX, les inondations et la remontée des eaux du fleuve, plusieurs localités sont sinistrées, certaines écoles restant encore occupées par des familles déplacées.

Le SELS/Authentique déplore « la lenteur des opérations » engagées par les pouvoirs publics pour assécher les zones touchées et rendre les établissements scolaires fonctionnels.

« À ce rythme, de nombreuses écoles risquent de connaître un retard dans le déroulement des programmes », avertit le syndicat, qui exhorte le gouvernement à mobiliser des moyens conséquents pour prévenir toute propagation de maladies en milieu scolaire.

Respect des accords : le syndicat exige des actes concrets

Le SELS/Authentique rappelle que les accords signés en mai 2022 vont bien au-delà des revalorisations salariales. Ils concernent notamment :

la révision du statut des enseignants décisionnaires (décrets 2006-392 et 74347) ; la fin de la surimposition sur les rappels et la réduction des lenteurs administratives ; la formation diplômante des chargés de cours ; la diligence dans le traitement des prêts DMC ; la revalorisation des indemnités d’examens (CFEE, entrée en 6e, BFEM) ; et le paiement des classes spéciales.

Le syndicat appelle également à l’ouverture de nouvelles négociations sur la retraite à 65 ans, la revalorisation des pensions et l’élargissement de l’imputation budgétaire aux enseignants retraités.

« L’État doit respecter la décision de la Cour suprême »

Dans un contexte national placé sous le signe du « Jub, Jubal, Jubanti », prônant intégrité et transparence, le SELS/Authentique interpelle directement les ministres de la Fonction publique, du Travail et de l’Éducation nationale.

Il leur demande de se conformer à l’arrêt n°10/2024 de la Cour suprême, qui annule l’arrêté du ministère du Travail relatif aux résultats des élections de représentativité syndicale dans le secteur de l’éducation.

Allègement pour les parents, inquiétudes sociales

Le syndicat salue les mesures prises par le ministère de l’Éducation nationale pour alléger les charges des parents d’élèves — notamment la gratuité des inscriptions à l’élémentaire et la réduction des frais dans le moyen-secondaire.

Toutefois, il dénonce les licenciements abusifs observés dans d’autres secteurs d’activité, appelant l’État à réintégrer les travailleurs injustement renvoyés.

« L’État est une continuité : les nouvelles autorités héritent aussi bien de l’actif que du passif social », rappelle le syndicat.

Appel à la mobilisation : deux jours de grève annoncés

Face à ce qu’il qualifie de manque de volonté politique, le SELS/Authentique invite ses membres à se mobiliser massivement selon le plan d’action suivant :

Mercredi 15 octobre : débrayage à partir de 9 heures ; Jeudi 16 octobre : grève totale.

Enfin, le syndicat prévient :

« Le gouvernement ne doit pas se cacher derrière un pacte de stabilité sociale. Il doit affronter ses responsabilités pour garantir une croissance inclusive et durable. »

Kaolack : Une alliance stratégique pour porter le projet “Pôle Centre”

Une rencontre politique d’envergure s’est tenue ce dimanche à la Résidence Royale de Médina Baye, marquant une étape décisive dans l’ancrage et la massification du PASTEF dans la région de Kaolack. Cette réunion hautement symbolique a été présidée par le chef religieux Cheikh Baye Mbaye Niass Al Kaolakhi, entouré des principales forces vives patriotiques du territoire.

Une coalition patriotique unie

Aux côtés du coordinateur du MODDAP étaient présents les représentants de toutes les sensibilités du mouvement présidentiel : le Maggi Pastef, les Jeunesses Patriotiques du Sénégal (JPS), le Mouvement Jigenu Pastef (MOJIP) et le Réseau des Femmes Entrepreneures.

Cette large représentation témoigne d’une volonté d’approche inclusive visant à renforcer l’implantation du parti dans le Sine-Saloum.

Le “Pôle Centre”, levier du développement régional

Les échanges avec M. Fadilou Keita, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), ont confirmé l’engagement de l’État à concrétiser le programme « Pôle Centre ».

Ce projet structurant, cher au Président Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ousmane Sonko, est présenté comme un instrument majeur de massification par l’action concrète.

Il ambitionne notamment de renforcer la production agricole, développer les infrastructures et soutenir l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Une synergie d’actions pour le Sine-Saloum

Le chef religieux a insisté sur l’importance de cette union sacrée entre les différentes entités patriotiques, toutes mobilisées pour accompagner la vision gouvernementale.

« La massification n’est pas seulement un objectif politique, c’est une dynamique de développement qui doit embarquer toutes les composantes de notre société », a-t-il affirmé.

La présence conjointe de toutes ces structures patriotiques illustre la maturité politique atteinte à Kaolack et la détermination commune à faire du Pôle Centre un laboratoire de la nouvelle gouvernance prônée par le couple présidentiel.

Cette alliance stratégique ouvre ainsi une nouvelle page du développement du Sine-Saloum, fondée sur la complémentarité des actions et l’unité des forces vives.

Affaire Omart City : le président Abdoulaye Mamadou Guissé condamné à deux ans de prison ferme pour escroquerie immobilière

Le tribunal de Pikine-Guédiawaye a rendu ce mercredi son verdict dans l’affaire dite Omart City, une vaste escroquerie immobilière qui a ému l’opinion publique et fait vaciller la confiance des Sénégalais dans les promoteurs privés. À l’issue d’un procès très suivi, le président d’Omart City Sénégal, Abdoulaye Mamadou Guissé, a été reconnu coupable d’escroquerie et condamné à deux ans de prison ferme. Il devra également rembourser l’ensemble des plaignants, conformément à la décision du tribunal.

Son directeur de cabinet, Pape Boubacar Camara, a pour sa part écopé d’un an de prison, dont six mois ferme. Les juges ont retenu contre lui une participation active dans le montage de l’opération frauduleuse, notamment dans la collecte des fonds et la signature de contrats fictifs de vente de terrains.

En revanche, Khady Faye, qui était poursuivie pour usurpation d’identité — elle se faisait passer pour une proche du président Bassirou Diomaye Faye afin d’attirer la confiance des investisseurs —, a été relaxée. Le tribunal a estimé que les charges retenues contre elle n’étaient pas suffisamment étayées par les éléments du dossier.

L’audience a également été marquée par de nouveaux rebondissements. En effet, près de 200 nouvelles victimes se sont constituées parties civiles, portant à plus de 700 le nombre total de personnes flouées par le projet Omart City. Ces dernières affirment avoir versé des sommes allant de 1 à 10 millions de francs CFA pour l’achat de parcelles qui n’ont jamais été livrées.

Selon les témoignages recueillis au cours du procès, l’entreprise promettait des terrains viabilisés à des prix attractifs, notamment dans la banlieue de Dakar et dans certaines localités de la Petite-Côte. De nombreux citoyens, séduits par des campagnes publicitaires agressives et des documents administratifs falsifiés, ont ainsi investi leurs économies, convaincus de devenir propriétaires dans un délai de quelques mois.

La condamnation du président d’Omart City marque un tournant dans la lutte contre les arnaques immobilières, un phénomène qui prend de l’ampleur au Sénégal depuis plusieurs années. Le tribunal a insisté sur la nécessité de protéger les citoyens contre ce type de pratiques et de renforcer la régulation du secteur.

Mise en accusation de Macky Sall : Le Pastef passe à l’attaque à l’Assemblée nationale

Le projet de résolution visant la mise en accusation de l’ancien président Macky Sall devant la Haute Cour de justice entre dans une nouvelle phase. Le texte, déposé par le député Guy Marius Sagna, figure désormais à l’ordre du jour de la session parlementaire en cours. L’information a été confirmée par Mohamed Ayib Daffé, président du groupe parlementaire de la majorité Pastef, lors d’un entretien accordé à Sud Quotidien.

Selon le responsable parlementaire, le document suit son parcours normal au sein de l’Assemblée nationale. « Ce projet de résolution a été déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale. Normalement, il devra être examiné au cours de cette session », a déclaré Mohamed Ayib Daffé. Il a toutefois tenu à rappeler que le processus comporte plusieurs étapes préalables, conformément au règlement intérieur de l’institution.

En effet, avant toute délibération en plénière, le texte doit d’abord passer par la phase dite de “recevabilité”. Celle-ci est examinée par le bureau de l’Assemblée nationale, instance chargée de déterminer si la résolution remplit les conditions nécessaires pour être soumise à l’appréciation des députés. « Conformément au règlement intérieur, toute résolution doit d’abord franchir l’étape de la recevabilité avant d’être soumise à la plénière. Cette recevabilité est appréciée par le bureau de l’Assemblée, qui devra donc l’examiner durant cette session », a précisé M. Daffé.

Face aux interrogations sur un possible ralentissement de la procédure, le président du groupe parlementaire de la majorité a tenu à dissiper toute inquiétude. « Il n’y a ni lenteur ni crainte. La procédure suit son cours normal. Il ne s’agit pas de se précipiter ou de faire du sensationnalisme, mais de respecter scrupuleusement les textes régissant la Haute Cour de justice », a-t-il insisté.

Mohamed Ayib Daffé a également rappelé que, contrairement à la précédente législature, la Haute Cour de justice est désormais installée sous la quinzième législature, présidée par El Malick Ndiaye. Cette instance, qui a compétence pour juger les membres du gouvernement et le président de la République pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, constitue un instrument clé dans la lutte contre l’impunité et le renforcement de la gouvernance démocratique.

Pour le député, cette procédure ne doit pas être perçue comme une manœuvre politique, mais comme une exigence de transparence et de redevabilité. Il souligne que la démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de réformes institutionnelles engagées par le régime du président Bassirou Diomaye Faye. « La Haute Cour de justice est aujourd’hui un cadre légal et rigoureux, garantissant une gestion juste et responsable des affaires publiques », a-t-il conclu.

Fatick : Un deuxième cas de fièvre de la Vallée du Rift confirmé à Dioffior

Un second cas de fièvre de la Vallée du Rift (FVR) a été officiellement confirmé dans la commune de Dioffior, située dans la région de Fatick. L’annonce a été faite par le directeur régional de la santé, le Dr Assane Ndiaye, qui a indiqué que cette nouvelle contamination survient une semaine seulement après la détection du premier cas dans la même localité.

Selon les informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), le patient touché est un éleveur âgé d’une quarantaine d’années, récemment revenu de Dahra Djolof, une zone du nord-ouest du Sénégal connue pour son importante activité pastorale. Les autorités sanitaires soupçonnent que ce déplacement pourrait être à l’origine de la contamination, la région de Dahra étant régulièrement exposée à des épisodes de fièvre de la Vallée du Rift en raison de la forte concentration de bétail et de la présence de moustiques vecteurs du virus.

Le Dr Assane Ndiaye a précisé qu’une équipe d’investigation a été dépêchée sur le terrain pour appuyer les services sanitaires locaux. Cette mission a pour objectif de renforcer la surveillance épidémiologique, de procéder à la désinfection des zones à risque et de sensibiliser les populations sur les mesures de prévention. Parmi celles-ci figurent la limitation des contacts avec les animaux malades ou morts, le respect des règles d’hygiène lors de l’abattage du bétail, ainsi que la protection contre les piqûres de moustiques.

Le directeur régional de la santé a tenu à rassurer les habitants de Dioffior quant à la réactivité des autorités sanitaires. « Toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour circonscrire la propagation de la maladie et assurer une prise en charge rapide du patient », a-t-il déclaré.

La fièvre de la Vallée du Rift est une zoonose virale affectant principalement les animaux domestiques, notamment les bovins, ovins et caprins. Chez l’homme, elle se transmet le plus souvent par contact direct avec du sang ou des tissus infectés, ou par la piqûre de moustiques porteurs du virus. Bien que la majorité des cas humains soient bénins, certains peuvent évoluer vers des formes graves entraînant des complications hépatiques, oculaires ou neurologiques.

Assemblée nationale : une nouvelle session placée sous le signe des réformes et du dialogue démocratique

L’Assemblée nationale du Sénégal a officiellement ouvert, ce mercredi, sa session ordinaire unique pour l’année 2025-2026. Présidant la cérémonie d’ouverture, le président de l’institution, El Malick Ndiaye, a placé cette session sous le sceau de la “consolidation des acquis et de l’approfondissement des réformes institutionnelles”. Dans son discours, il a affirmé que cette nouvelle étape parlementaire sera “celle du dialogue, de l’innovation et de l’espoir démocratique”.

El Malick Ndiaye a présenté un programme ambitieux pour l’année législative, axé sur la modernisation et la transparence de l’institution. Parmi les grandes priorités, figurent le lancement imminent de la chaîne de télévision parlementaire, la validation du plan stratégique 2025-2029 et la mise en place d’un manuel de procédures administratives, financières et comptables. Ces initiatives, selon lui, traduisent la volonté du Parlement d’améliorer sa gouvernance interne et de renforcer sa proximité avec les citoyens.

Le président de l’Assemblée a également annoncé la finalisation du processus de transformation numérique de l’institution. Cette réforme inclut la création d’une plateforme électronique sécurisée visant à fluidifier les échanges entre le Parlement et l’exécutif, ainsi qu’à favoriser un dialogue citoyen plus ouvert et participatif. “Notre ambition est de faire du Parlement une institution moderne, accessible et ancrée dans la réalité numérique de notre temps”, a-t-il déclaré.

Revenant sur le bilan de la précédente session, El Malick Ndiaye a salué le travail accompli par les députés de la 15e législature, installée en décembre 2024. Durant cette période, 21 lois ont été adoptées, 478 questions écrites ont été adressées au gouvernement et deux séances de questions d’actualité ont été tenues. Il a également souligné le sérieux et l’assiduité des élus, avec un taux de présence de 85 % en commission et de 74 % en plénière.

Parmi les réalisations majeures de cette législature, le président du Parlement a mis en lumière les quatre lois votées en août 2025, qualifiées de “tournant décisif dans la gouvernance publique”. Il s’agit de la loi portant création de l’OFNAC, de celle sur la déclaration obligatoire de patrimoine, de la loi relative à la protection des lanceurs d’alerte et de celle sur l’accès à l’information publique. “Ces réformes traduisent notre engagement collectif à renforcer la transparence et à promouvoir une gouvernance éthique et responsable”, a insisté El Malick Ndiaye.

Enfin, le président de l’Assemblée a salué la relance de la diplomatie parlementaire sénégalaise. Il a cité notamment la visite du président de l’Assemblée nationale du Vietnam et la signature d’accords bilatéraux avec plusieurs partenaires internationaux. Pour El Malick Ndiaye, cette dynamique “illustre la place grandissante du Sénégal sur la scène parlementaire mondiale et sa volonté de bâtir des ponts de coopération solides avec les institutions sœurs”.

Cette nouvelle session s’ouvre ainsi sous le signe d’une gouvernance parlementaire renouvelée, portée par l’ambition d’un Parlement plus moderne, plus transparent et plus à l’écoute des citoyens.

Washington : Le Sénégal et le FMI vers un nouveau partenariat financier

La « Dream team » du gouvernement sénégalais, conduite par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a rencontré ce mercredi 15 octobre à Washington la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. Cette rencontre marque une étape importante dans les relations économiques entre Dakar et l’institution de Bretton Woods, alors que le Sénégal cherche à consolider sa trajectoire macroéconomique et à sécuriser un nouveau programme de financement.

Selon les informations issues de cette réunion, les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions au cours des prochaines semaines afin de finaliser un éventuel accord. Le Sénégal et le FMI ont décidé d’avancer « conjointement » vers la soumission d’un nouveau dossier au Conseil d’administration du Fonds. Dans cette dynamique, une mission du FMI est d’ailleurs attendue à Dakar la semaine prochaine pour approfondir les échanges et évaluer les priorités économiques du pays.

Au sortir de la rencontre, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a livré un message fort à l’endroit du FMI, insistant sur la vision et les engagements du gouvernement sénégalais. Dans un post publié sur sa page Facebook, il a rappelé que le Sénégal a fait « le choix de la transparence et de la discipline macroéconomique ». Selon lui, « la VÉRITÉ est que la première ressource d’un pays n’est pas l’endettement mais la CONFIANCE ».

Le ministre a également tenu à souligner le rôle essentiel que le FMI doit jouer dans ce contexte. « Le FMI a un rôle à jouer de ce point de vue, car c’est un bien public qui peut donner gage de confiance face à un leadership politique crédible », a-t-il écrit.

Cette déclaration résonne comme un appel à la responsabilité et à la réactivité de l’institution internationale, au moment où le Sénégal traverse un tournant décisif de sa trajectoire économique. Le gouvernement sénégalais affiche ainsi sa volonté de maintenir une gouvernance rigoureuse et de renforcer la crédibilité financière du pays, tout en mobilisant l’appui de ses partenaires pour soutenir ses ambitions de développement durable.

Affaire Soya Diagne : le patron du site LeDakarois221 face à un mandat de dépôt requis par le procureur

L’administrateur général du site d’information LeDakarois221, Soya Diagne, reste pour le moment dans l’incertitude quant à son sort judiciaire. Selon nos informations, il a fait l’objet d’un second retour de parquet, à la demande de ses avocats, retardant ainsi la décision sur son éventuelle mise en détention. Il devrait finalement comparaître ce jeudi devant le doyen des juges d’instruction, une étape cruciale dans la procédure qui le vise.

D’après les éléments recueillis, le procureur de la République a requis un mandat de dépôt contre le journaliste pour plusieurs chefs d’accusation : diffusion de fausses nouvelles, propos contraires aux bonnes mœurs, et actes ou manœuvres de nature à jeter le discrédit sur les institutions. Des accusations graves qui s’inscrivent dans un contexte de vigilance accrue des autorités judiciaires à l’égard des contenus diffusés sur les réseaux sociaux et les médias en ligne.

Pour rappel, Soya Diagne avait été placé en garde à vue au commissariat central de Dakar avant d’être déféré au parquet le mardi 14 octobre 2025. Il lui est reproché d’avoir publié sur la page Facebook de son média des contenus jugés offensants et attentatoires à l’ordre public.

Ses avocats, qui dénoncent un traitement disproportionné, plaident pour sa remise en liberté provisoire, estimant que les faits qui lui sont reprochés ne justifient pas une détention préventive. De leur côté, plusieurs acteurs de la presse et défenseurs de la liberté d’expression suivent de près cette affaire, estimant qu’elle pourrait constituer un précédent préoccupant pour la liberté de la presse au Sénégal.

Affaire “Asergate” : Thierno Alassane Sall saisit la justice pour un scandale présumé de 91 milliards de FCFA

L’affaire dite “Asergate” prend une tournure judiciaire majeure. Le député Thierno Alassane Sall a annoncé qu’il déposera, ce jeudi 16 octobre à 10 heures, une plainte auprès du Pool judiciaire financier. Cette initiative vise à faire la lumière sur le marché d’électrification rurale attribué à la société espagnole AEE Power EPC par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), un contrat dont la légalité et la transparence sont désormais fortement remises en cause.

Ce projet, estimé à 91 milliards de francs CFA, avait été financé par la banque Santander dans le cadre d’un vaste programme d’électrification des zones rurales. Mais selon le député, d’importantes irrégularités financières entacheraient la procédure d’attribution et d’exécution du marché. Thierno Alassane Sall affirme qu’en juin 2024, soit avant la nomination du nouveau directeur général de l’ASER, Jean Michel Sène (entré en fonction le 11 juillet 2024), des virements suspects de plus de 5 milliards de FCFA auraient été effectués au profit de l’entreprise espagnole, accompagnés du versement de primes de garantie jugées injustifiées.

Pour l’ancien ministre, cette opération illustre un “scandale politico-administratif majeur” qui met en cause la gouvernance et la gestion des fonds publics. Il estime que de telles pratiques compromettent la crédibilité de l’administration et portent atteinte à la confiance des citoyens dans la transparence de l’action publique.

Thierno Alassane Sall demande non seulement l’annulation pure et simple du marché, mais aussi l’inscription de la société AEE Power EPC sur la liste noire des marchés publics, afin qu’elle soit écartée de toute future collaboration avec l’État sénégalais.

La plainte annoncée devrait marquer un tournant décisif dans cette affaire, alors que la pression monte pour qu’une enquête judiciaire approfondie et indépendante soit menée. Plusieurs observateurs appellent à la transparence totale afin d’établir les responsabilités à tous les niveaux et de garantir le respect des règles dans la gestion des ressources publiques.

L’A.P.D.H appelle le président Diomaye Faye à intervenir dans le différend opposant Bocar Samba Dièye à la CBAO

L’Association pour la protection des droits humains (A.P.D.H) a officiellement saisi le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin de solliciter son intervention dans le contentieux qui oppose l’homme d’affaires sénégalais Bocar Samba Dièye à la Banque CBAO, filiale du groupe marocain Attijariwafa Bank. Selon les informations rapportées par le journal Source A, cette démarche s’inscrit dans un contexte de litige financier particulièrement complexe et ancien, opposant un opérateur économique sénégalais à une institution bancaire de premier plan.

Au cœur du conflit se trouve une créance de plusieurs milliards de francs CFA que la CBAO réclame à M. Dièye. Ce dernier conteste catégoriquement cette dette, affirmant être victime de fraude et de pratiques bancaires abusives. Les procédures judiciaires engagées au fil des années semblent lui donner raison : un rapport d’expertise a établi que Bocar Samba Dièye est en réalité créancier de plus de 879 millions de francs CFA auprès de la banque. De plus, plusieurs décisions de justice ont été rendues en sa faveur, dont une condamnant la CBAO à lui verser 11 milliards de francs CFA à titre de dommages et intérêts.

Malgré ces jugements, la banque aurait poursuivi ses actions à l’encontre du vieil homme d’affaires, maintenant ainsi la pression sur lui. En 2022 et 2024, les tribunaux ont pourtant déclaré nuls et de nul effet deux protocoles de reconnaissance de dette d’un montant global de 7 milliards de francs CFA produits par la CBAO, renforçant la position juridique de M. Dièye.

Pour l’A.P.D.H, cette situation illustre un déséquilibre flagrant entre un citoyen sénégalais âgé et une puissante institution financière étrangère. Par la voix de son président, le Dr Mbaye Cissé, l’association estime que l’État du Sénégal ne peut rester indifférent face à ce qu’elle qualifie d’« injustice manifeste ». Dans sa correspondance adressée au chef de l’État, l’organisation rappelle que la protection des droits fondamentaux des citoyens, en particulier face à des entités dotées d’un fort pouvoir économique, relève de la responsabilité morale et régalienne des autorités publiques.

L’A.P.D.H appelle ainsi le président Diomaye Faye à user de ses prérogatives pour garantir que M. Dièye bénéficie d’une justice équitable et que ses droits soient pleinement respectés. Le Dr Mbaye Cissé invite également le gouvernement à engager une réflexion approfondie sur le cadre juridique régissant les relations entre l’État du Sénégal et les filiales de banques étrangères opérant sur son territoire. Il recommande notamment d’y introduire des clauses spécifiques de protection des intérêts nationaux afin d’éviter la répétition de tels conflits.

Agé et affaibli après une longue carrière entamée en 1957 dans le commerce, Bocar Samba Dièye reste, selon ses soutiens, l’un des symboles de la résilience du secteur privé sénégalais. Pour ses défenseurs, son combat dépasse le simple cadre personnel : il met en lumière la nécessité de rééquilibrer les rapports entre les acteurs économiques locaux et les grandes institutions financières internationales présentes au Sénégal.

Sadio Mané, le retour triomphal du héros des Lions

Le stade Me Abdoulaye Wade a vibré ce mardi soir au rythme d’un homme : Sadio Mané. L’attaquant d’Al-Nassr a encore une fois endossé le rôle de sauveur pour offrir au Sénégal une victoire précieuse face à la Mauritanie, synonyme de qualification pour la Coupe du monde 2026. Auteur d’un doublé somptueux, le numéro 10 des Lions a démontré qu’il demeure, plus que jamais, le cœur battant de la sélection nationale.

Tout au long des éliminatoires, Mané a été le fer de lance du dispositif de Pape Thiaw, multipliant les performances de haut niveau et incarnant l’esprit de combat des Lions de la Téranga. Son leadership, son expérience et sa détermination ont transcendé ses coéquipiers, rappelant pourquoi il reste une légende vivante du football sénégalais.

À l’issue de la rencontre, visiblement ému, Sadio Mané s’est confié en zone mixte, revenant sur un épisode encore douloureux de sa carrière : son absence à la Coupe du monde 2022 au Qatar. Victime d’une blessure à la veille de la compétition, alors qu’il évoluait au Bayern Munich, il avait dû renoncer à participer au plus grand rendez-vous du football mondial, laissant un vide immense dans l’effectif sénégalais.

« Mon souhait, c’était de participer à cette Coupe du Monde. Je ne sais pas si j’irai ou non à la prochaine, mais ce que Dieu décidera sera le mieux. Je vais prier fort pour que, cette fois-ci, je sois de l’aventure », a-t-il déclaré, le regard empreint d’humilité et d’espoir.

Ses mots traduisent à la fois la sagesse d’un homme qui a tout donné pour son pays et la foi d’un champion animé par un seul objectif : écrire une nouvelle page de l’histoire du Sénégal sur la scène mondiale. À 33 ans, Sadio Mané reste un modèle de persévérance, un symbole de résilience et une source d’inspiration pour toute une génération.

Le ministre Moustapha Guirassy félicite les Lions et promeut le lien entre sport et éducation

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a tenu à exprimer son soutien et ses encouragements à l’équipe nationale de football du Sénégal, les « Lions », à l’occasion d’une visite qui a marqué son engagement en faveur du sport et de l’éducation. Dans une publication partagée sur sa page Facebook lundi dernier, le ministre a salué l’esprit d’équipe, la discipline et la détermination qui caractérisent les joueurs, rappelant que le sport constitue également « une école de la vie » où se cultivent des valeurs fondamentales, telles que celles promues par la Nouvelle Initiative pour la Transformation Humaniste de l’Éducation (NITHÉ).

Moustapha Guirassy a souligné que cette démarche s’inscrit pleinement dans la dynamique éducative nationale. Il a encouragé les joueurs à s’investir davantage dans le domaine de l’éducation, affirmant que la Nation a besoin d’eux pour bâtir un capital humain de qualité. Le ministre a par ailleurs salué les initiatives déjà prises par certains joueurs, qui soutiennent des écoles ou des projets éducatifs dans leurs villages et quartiers, les félicitant pour leur engagement concret.

Le ministre a insisté sur le rôle exemplaire que peuvent jouer les « Lions » au-delà du terrain de football. Selon lui, les joueurs peuvent être des passeurs de valeurs, des modèles et des ambassadeurs pour les millions d’élèves qui les admirent à travers le pays. Cet engagement pourrait ainsi contribuer à inspirer les jeunes générations, en leur inculquant la culture de l’effort, du dépassement de soi et du patriotisme.

En souhaitant plein succès à l’équipe nationale pour son dernier match des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, Moustapha Guirassy a réaffirmé sa volonté de renforcer les liens entre le sport et l’éducation. Il a annoncé la mise en place d’un partenariat durable avec les « Lions », destiné à faire du sport un véritable levier pour l’éducation et la citoyenneté, tout en encourageant les élèves à s’inspirer de l’engagement et de la discipline des joueurs.

Les Lions de la Teranga qualifiés pour la Coupe du Monde 2026 : une nation en liesse

Le Sénégal a décroché son ticket pour la Coupe du Monde 2026 au terme d’un parcours maîtrisé et plein de caractère. Les Lions de la Teranga, fidèles à leur réputation de combattants, ont offert à tout un peuple une qualification brillante, synonyme d’espoir et de fierté nationale.

Dans un stade en ébullition, les hommes du sélectionneur Aliou Cissé ont une nouvelle fois démontré leur solidité collective et leur sens du sacrifice. Portés par une génération dorée emmenée par Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Édouard Mendy et Ismaïla Sarr, les Lions ont su allier rigueur tactique et efficacité offensive pour s’imposer face à leurs adversaires. Cette qualification, arrachée avec détermination, vient récompenser des années de travail, de constance et d’engagement au plus haut niveau du football africain.

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, n’a pas manqué d’adresser ses félicitations à l’équipe nationale. Dans un message empreint de patriotisme, il a salué « les joueurs, l’encadrement technique, tout le staff et nos formidables supporters, dont la ferveur et la fidélité ont porté cette victoire ». Il a également souligné que cette performance illustre l’unité et la détermination d’un peuple qui croit en ses champions.

L’émotion était palpable dans tout le pays : des scènes de liesse ont éclaté à Dakar, Thiès, Kaolack, Saint-Louis et Ziguinchor, où supporters, drapeaux en main, ont célébré cette nouvelle épopée mondiale. Les rues se sont transformées en marées humaines, rythmées par les chants et les klaxons, témoignant d’une passion inébranlable pour les Lions de la Teranga.

Cette qualification ouvre désormais une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais. Après les épopées de 2002 et 2022, les Lions visent plus haut encore. La Coupe du Monde 2026, qui se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique, représente une occasion unique pour le Sénégal d’affirmer sa place parmi les grandes nations du football mondial.

Trafic de drogue : nouvelle opération coup de poing de l’OCRTIS à Pikine Technopole

La Division opérationnelle de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) a encore frappé. Ce lundi 13 octobre 2025, une opération minutieusement préparée a permis l’interpellation de trois individus à Pikine Technopole, en possession d’une importante quantité de haschisch estimée à 25 kilogrammes.

Selon des informations rapportées par PressAfrik, tout a commencé par un renseignement opérationnel reçu par les limiers de l’OCRTIS. Exploitant cette piste, les enquêteurs ont mis au jour un premier lot de 60 plaquettes de haschisch, pesant environ 6 kilogrammes, soigneusement dissimulées à l’intérieur de deux chauffe-eau électriques de 80 et 50 litres. Chaque plaquette, conditionnée par paquets de 100 grammes, était dissimulée dans les appareils avant d’être transportée vers un entrepôt situé à Yarakh.

Les investigations ont ensuite permis de remonter la filière jusqu’au destinataire final. Ce dernier a été interpellé alors qu’il récupérait les colis suspects à bord de son véhicule. L’opération s’est poursuivie à Pikine Technopole, où les forces de l’ordre ont donné l’assaut juste après le déchargement de la marchandise. C’est à ce moment qu’une perquisition a été menée, aboutissant à la découverte de 250 plaquettes supplémentaires. L’ensemble du stock saisi représente un total de 25 kilogrammes de haschisch.

Les agents de l’OCRTIS ont également mis la main sur plusieurs documents et objets compromettants lors de la fouille du domicile des suspects. Parmi les éléments saisis figurent quatre passeports — bissau-guinéen, gambien, sénégalais et espagnol —, deux copies de passeports afghans, trois cartes nationales d’identité, deux chéquiers, deux cartes bancaires et cinq téléphones portables de différentes marques. Deux véhicules, une Alfa Romeo et une Renault Scénic, ont également été immobilisés. Les enquêteurs ont enfin découvert huit pots de lait soigneusement emballés, susceptibles de contenir d’autres produits illicites.

Affaire Soya Diagne : le patron du site Le Dakarois221 passe une deuxième nuit en garde à vue

Le journaliste et patron du site d’information Le Dakarois221, Soya Diagne, reste en garde à vue ce mardi soir au commissariat central de Dakar. Déféré dans la journée au parquet pour « diffusion de fausses nouvelles » et « propos contraires aux bonnes mœurs », il bénéficie d’un retour de parquet. Cette mesure prolonge sa détention, le temps que le parquet examine plus en détail son dossier. Soya Diagne passera ainsi une nouvelle nuit en cellule avant d’être de nouveau présenté au procureur ce mercredi.

L’affaire trouve son origine dans plusieurs publications diffusées sur sa page Facebook personnelle. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces contenus auraient été jugés de nature à « jeter le discrédit sur les institutions » et à troubler l’ordre public. Une enquête a été confiée à la Sûreté urbaine, qui a procédé à son arrestation et à son audition.

Le journaliste avait été interpellé le 12 octobre dernier dans les environs de l’hôtel Terrou-Bi, à Dakar. Après une première audition, il avait été convoqué le lundi 13 octobre avant d’être finalement placé en garde à vue à l’issue de cette rencontre avec les enquêteurs.

Soya Diagne, connu pour ses prises de position critiques et souvent polémiques, est réputé proche de l’ancien régime de Macky Sall. Ses publications récentes, jugées virulentes à l’égard du pouvoir actuel, seraient au cœur du dossier qui lui vaut aujourd’hui des poursuites.

Abass Fall renforce la coopération internationale de Dakar à la 105e réunion de l’AIMF à Rabat

Le maire de la Ville de Dakar, Abass Fall, a pris part à la 105e réunion du Bureau de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), qui s’est tenue à Rabat. Cette rencontre de haut niveau, qui réunit les premiers édiles des grandes villes francophones du monde, a permis d’aborder des sujets majeurs relatifs à la coopération décentralisée, au développement urbain durable et à la solidarité entre cités francophones.

Selon une publication de la Mairie de Dakar sur sa page Facebook, cette réunion a offert un cadre privilégié d’échanges entre le maire Abass Fall et ses homologues des villes partenaires avec lesquelles la capitale sénégalaise a déjà signé des conventions de coopération. Les discussions ont porté sur les défis communs auxquels sont confrontées les grandes métropoles, mais aussi sur les opportunités de collaboration à venir, dans des domaines tels que la gestion urbaine, la mobilité, l’environnement et la culture.

En marge des travaux, le maire Abass Fall a eu un entretien avec Mme Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de l’AIMF, en présence de ses équipes. Cette rencontre a été l’occasion d’aborder plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment les préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Les deux responsables ont évoqué les perspectives de coopération entre Paris et Dakar dans le cadre de cet événement mondial, qui constitue une opportunité unique de rayonnement pour la capitale sénégalaise.

Le maire de Dakar a profité de cette tribune internationale pour inviter ses homologues francophones à se rendre à Dakar à l’occasion des JOJ 2026, afin de partager ce moment historique et renforcer les liens de fraternité entre les villes membres de l’AIMF.

Décès de Dial Mbaye : le Sénégal perd une voix emblématique de sa culture

Le monde de la culture sénégalaise est en deuil. La chanteuse Dial Mbaye, figure majeure de la musique nationale, s’est éteinte ce mardi 14 octobre 2025, plongeant le pays dans une profonde tristesse. Artiste accomplie, elle a marqué plusieurs générations par sa voix unique, sa prestance scénique et son engagement en faveur de la promotion de la culture sénégalaise.

Née à Dakar, Dial Mbaye s’est imposée très tôt comme l’une des grandes voix féminines du Sénégal, aux côtés des pionnières qui ont contribué à faire rayonner la musique traditionnelle et moderne au-delà des frontières. Son timbre puissant, sa diction claire et son sens de la mélodie ont fait d’elle une artiste respectée, aussi bien par le grand public que par ses pairs. Elle a su allier la richesse du patrimoine musical sénégalais à des sonorités contemporaines, créant ainsi une identité artistique singulière.

Tout au long de sa carrière, Dial Mbaye a multiplié les collaborations avec des artistes de renom et s’est produite sur de nombreuses scènes, au Sénégal comme à l’étranger. Son répertoire, à la fois riche et engagé, aborde des thèmes universels : l’amour, la foi, la dignité, mais aussi la place de la femme dans la société. Au-delà de sa carrière musicale, elle s’était également investie dans la promotion de la culture et la formation des jeunes artistes, notamment à travers des initiatives culturelles et éducatives.

Depuis l’annonce de son décès, les hommages affluent sur les réseaux sociaux. Artistes, hommes politiques, journalistes et anonymes saluent unanimement la mémoire d’une femme inspirante, symbole d’élégance, de talent et de courage. Plusieurs messages évoquent son humilité, sa générosité et son attachement profond aux valeurs culturelles du Sénégal.

Bassirou Diomaye Faye reçoit les lettres de créance de quatre nouveaux ambassadeurs

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce mardi au Palais de la République la cérémonie de présentation des lettres de créance de quatre nouveaux ambassadeurs accrédités auprès du Sénégal. Il s’agit des représentants de l’Allemagne, de l’Indonésie, du Danemark et du Royaume-Uni. Cet acte marque le début officiel de leur mission diplomatique à Dakar et scelle, une fois de plus, la vitalité des relations que le Sénégal entretient avec ses partenaires internationaux.

Au cours de cette cérémonie empreinte de solennité, le chef de l’État a réaffirmé son attachement au renforcement de la coopération bilatérale dans des domaines stratégiques tels que l’économie, la culture, l’éducation et la sécurité. Ces nouvelles accréditations interviennent dans un contexte où le Sénégal poursuit la mise en œuvre de sa vision de développement à long terme, fondée sur la stabilité politique, la transformation économique et la diplomatie d’ouverture.

Selon un communiqué de la présidence, les nouveaux ambassadeurs ont, chacun, salué la qualité des relations existantes entre leur pays et le Sénégal. Ils ont exprimé la volonté de leurs gouvernements respectifs d’approfondir les liens d’amitié et de collaboration, en mettant l’accent sur des priorités communes telles que la transition énergétique, la formation professionnelle et le développement durable.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a, pour sa part, réitéré la disponibilité du Sénégal à œuvrer avec chacun de ces pays dans une dynamique de partenariat gagnant-gagnant, au service du progrès partagé et de la stabilité régionale. Cette cérémonie, qui s’inscrit dans la tradition diplomatique sénégalaise, témoigne de la place importante qu’occupe Dakar sur la scène internationale, en tant que pôle de dialogue, de coopération et d’équilibre dans la sous-région ouest-africaine.

Les Lions du Sénégal concluent la rencontre avec fierté et engagement total 🇸🇳

Le Sénégal clôture cette rencontre avec fierté et détermination. Devant un public enflammé et fidèle au rendez-vous, les Lions de la Teranga ont livré une prestation pleine d’intensité, d’engagement et de courage. Chaque minute de jeu a été le reflet d’un état d’esprit conquérant, témoignant de la volonté des joueurs de défendre avec honneur les couleurs nationales.

Sur la pelouse du stade Abdoulaye Wade, les hommes d’Aliou Cissé ont su faire preuve d’une grande solidarité collective. Malgré la pression et les attentes élevées, ils ont tenu tête à leur adversaire avec une discipline tactique remarquable. Les phases offensives ont été menées avec audace, tandis que la défense, solide et vigilante, a su repousser les assauts adverses. L’intensité du match a montré à quel point le Sénégal reste une grande nation de football, animée par une passion inébranlable et une ambition constante de progresser.

Le public sénégalais, véritable douzième homme, a une fois de plus démontré son attachement indéfectible à l’équipe nationale. Les chants, les drapeaux et les encouragements venus des tribunes ont accompagné les Lions tout au long de la rencontre, créant une atmosphère exceptionnelle. Cette communion entre joueurs et supporters illustre parfaitement la fierté collective qui unit tout un peuple autour de son équipe.

À la fin du match, les visages fatigués mais souriants des joueurs traduisaient la satisfaction du devoir accompli. Qu’il s’agisse d’un résultat positif ou d’un score mitigé, l’essentiel reste l’engagement total dont ont fait preuve les Lions. Ils ont une fois de plus montré qu’ils portent le maillot national avec honneur et détermination.

Le Sénégal sort de cette rencontre grandi, avec la certitude que le travail collectif, la discipline et la foi en la victoire demeurent les fondements du succès. En attendant les prochains défis, le pays peut être fier de ses représentants, qui continuent de faire vibrer toute la nation à chaque match.

Sénégal–Mauritanie : Pape Thiaw reconduit son 4-2-3-1 pour décrocher la qualification au Mondial 2026

Le sélectionneur national Pape Thiaw a dévoilé la composition officielle de l’équipe du Sénégal pour le choc tant attendu face à la Mauritanie, ce mardi 14 octobre 2025, au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio. La rencontre, programmée à 19h00 GMT, s’annonce décisive dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde 2026.

Fidèle à son schéma tactique, Pape Thiaw reconduit son habituel 4-2-3-1, une formule qui avait fait ses preuves lors de la brillante victoire des Lions contre le Soudan du Sud cinq jours plus tôt. Le technicien sénégalais a néanmoins apporté quelques ajustements dans son onze de départ, tout en conservant la structure offensive qui a séduit les supporters et assuré la domination du Sénégal dans son groupe.

Sur le plan offensif, aucune surprise : le quatuor composé d’Iliman Ndiaye, Sadio Mané, Nicolas Jackson et Ismaïla Sarr est maintenu. Ce quatuor symbolise la puissance de feu des Lions de la Teranga, capable d’allier vitesse, créativité et efficacité devant le but. Sadio Mané, véritable moteur de l’équipe, mènera encore les siens par son expérience et son sens du but, tandis qu’Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr auront pour mission d’apporter le déséquilibre nécessaire sur les côtés. Nicolas Jackson, en pointe, sera chargé de concrétiser les occasions créées.

Deux changements notables marquent cependant cette composition. Le premier concerne le poste de gardien de but. Édouard Mendy, blessé, doit céder sa place à Mory Diaw. Le portier de Clermont Foot, auteur d’une belle saison en club, aura la lourde responsabilité de garder les cages sénégalaises dans un contexte à haute pression. Ce sera pour lui une occasion en or de s’imposer comme une véritable alternative dans la hiérarchie des gardiens.

Le second ajustement intervient au milieu de terrain, où Pape Gueye effectue son grand retour après avoir purgé sa suspension. Le joueur de Villarreal retrouve ainsi une place de titulaire aux côtés d’Idrissa Gana Gueye. Ensemble, les deux milieux devraient former une paire complémentaire, capable de récupérer les ballons tout en assurant la relance vers l’avant. Leur expérience et leur volume de jeu seront essentiels pour contenir l’entrejeu mauritanien et permettre à la ligne offensive de s’exprimer pleinement.

La défense, quant à elle, conserve sa solidité habituelle. Krépin Diatta, reconverti latéral droit sous Pape Thiaw, complète une ligne défensive où figurent le capitaine Kalidou Koulibaly, Moussa Niakhaté et le jeune Malick Diouf, dont la montée en puissance continue d’impressionner. Ensemble, ils devront maintenir la rigueur et la concentration nécessaires pour contenir les assauts des Mourabitounes.

Le Sénégal, leader de son groupe avant cette ultime journée, sait qu’une victoire ce soir lui offrirait une qualification directe pour la Coupe du Monde 2026. Les Lions abordent donc cette rencontre avec confiance mais aussi lucidité, conscients que la Mauritanie jouera crânement sa chance, portée par un esprit combatif et une envie de créer la surprise.

Kaffrine : Journée de lancement du projet « Naatal Sine Saloum »

La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine (CCIAK), en partenariat avec l’Agence belge de la coopération internationale, Enabel, a procédé, le week-end dernier, au lancement officiel du projet « Naatal Sine Saloum », en présence des différents acteurs économiques locaux.

Cette activité, organisée sous forme d’un grand forum, a mobilisé plusieurs entreprises locales, des groupements d’intérêt économique (GIE), des producteurs et productrices, des femmes transformatrices ainsi que de jeunes leaders. Étaient également présents les partenaires techniques et financiers, les autorités administratives et territoriales, les chambres consulaires, les services techniques régionaux, entre autres.

Selon Souleymane Amar, coordonnateur du projet Naatal Sine Saloum et représentant du partenaire Enabel, ce moment marque une étape importante dans la mise en œuvre de la coopération bilatérale entre le gouvernement du Sénégal et le Royaume de Belgique.

« Ce partenariat repose sur des valeurs communes telles que la solidarité, la durabilité et la promotion d’un développement économique inclusif », a-t-il déclaré.

Le projet Naatal Sine Saloum vise, selon lui, à stimuler la dynamique entrepreneuriale et à renforcer la compétitivité des entreprises locales, notamment celles portées par les jeunes et les femmes.

« Enabel se réjouit de travailler avec les chambres de commerce, qui jouent un rôle fondamental dans la formalisation, l’incubation et la pré-accélération des entreprises », a martelé M. Amar.

Il a également salué et félicité la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaffrine pour la parfaite organisation du forum et son engagement en faveur de la réussite du projet.

« Ensemble, nous pouvons faire de Naatal Sine Saloum un modèle de partenariat territorial réussi, au service d’un développement local intégré et prospère. Nous remercions également les partenaires techniques et les entrepreneurs », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le président de la CCIAK, Dr Moustapha Diop, a exprimé sa profonde gratitude à Enabel pour la confiance, l’accompagnement et la qualité du partenariat qui les unit.

« La cérémonie d’aujourd’hui marque une étape majeure dans le renforcement de la coopération entre la Chambre de commerce et l’Agence Enabel. La Chambre s’est engagée à accompagner 400 entrepreneurs dans la formalisation systémique de leurs activités et à incuber 80 PME à fort potentiel de développement. C’est une manière de promouvoir un développement économique local inclusif, durable et créateur d’emplois pour les jeunes et les femmes », a-t-il rappelé.

Présidant la rencontre, Lala Camara, adjointe au gouverneur chargée du développement, a souligné qu’il est temps de repenser les modèles de croissance en promouvant le consommer local, qu’elle qualifie d’acte de souveraineté économique et de levier de création d’emplois durables et d’inclusion sociale.

À noter que le projet Naatal Sine Saloum repose sur cinq axes stratégiques :

La communication sur le projet ; L’appui à la formalisation des entreprises ; L’appui à l’incubation et à l’accélération des entreprises ; La mise à niveau de la CCIAK de Kaffrine ; Le suivi, l’évaluation et la capitalisation des activités.

Kaolack : Deux morts et un blessé grave dans une violente collision entre un camion et une moto Jakarta à Ndorong

Un tragique accident de la circulation a endeuillé la ville de Kaolack ce mardi 14 octobre 2025. Le drame s’est produit dans la matinée, aux environs de 11 heures, dans le quartier populaire de Ndorong, à proximité de l’école privée « La Lumière ». Selon les premières informations recueillies sur place, une moto de type Jakarta, transportant trois personnes, est entrée en collision avec un camion gros porteur. Le choc, d’une extrême violence, a été fatal à deux des occupants du deux-roues.

Alertés peu après l’accident, les éléments de la 31e Compagnie d’incendie et de secours de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus sur les lieux. L’équipe, dirigée par le capitaine Mamadou Yahya Mané, est arrivée sur place à 11h10 pour procéder aux opérations de secours et d’évacuation. Le commandant a confirmé un bilan lourd : deux morts et un blessé grave. « Deux corps sans vie ont été dénombrés et un blessé grave », a précisé le capitaine Mané, visiblement affecté par la scène.

Les victimes, dont l’identité n’a pas encore été rendue publique, ont été prises en charge par les secours. Les deux personnes décédées ont été acheminées vers la morgue du Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack, tandis que le blessé a été transporté d’urgence au service des urgences du même établissement pour y recevoir des soins intensifs.

D’après les premières constatations, l’accident pourrait être lié à un excès de vitesse ou à une erreur d’inattention, mais les circonstances exactes restent à déterminer. Les agents de la police ont procédé au constat d’usage et ouvert une enquête afin d’éclaircir les causes de la collision.

Ce nouveau drame remet sur la table la question récurrente de la sécurité routière à Kaolack, où les accidents impliquant des motos Jakarta sont de plus en plus fréquents. Les autorités locales appellent à la prudence sur les routes et rappellent la nécessité du respect strict du code de la circulation, particulièrement dans les zones à forte densité urbaine comme Ndorong.

Trafic international de drogue : l’OCTRIS démantèle un réseau entre le Maroc, le Sénégal et la Guinée-Bissau

L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS) a frappé un grand coup ce lundi en neutralisant une filière internationale de trafic de drogue reliant le Maroc à la Guinée-Bissau, avec une escale au Sénégal. L’opération, minutieusement préparée et coordonnée avec les autorités marocaines, a permis la saisie de 85 kilogrammes de haschich et l’arrestation de trois individus à Pikine-Technopole, dans la banlieue dakaroise.

Les personnes interpellées sont identifiées comme Baba Djiaby, un Sénégalais détenteur également de la nationalité bissau-guinéenne se présentant comme footballeur, ainsi que Mamadu Baldé et Noni Preira, deux ressortissants bissau-guinéens qui se sont présentés comme chauffeurs. Ces arrestations marquent l’aboutissement d’une enquête transfrontalière qui a débuté le 2 octobre dernier au Maroc.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’affaire a démarré lorsqu’un transporteur sénégalais établi à Marrakech a découvert, par hasard, six kilos de haschich soigneusement dissimulés dans deux chauffe-eaux électriques. L’homme a immédiatement alerté les autorités marocaines, lesquelles ont ensuite contacté l’OCTRIS au Sénégal. En concertation avec la justice marocaine, une opération de livraison surveillée a été mise en place : les enquêteurs ont remplacé la drogue initiale par un produit neutre afin de suivre le parcours du colis et d’identifier les destinataires finaux.

Le 13 octobre, le dispositif a porté ses fruits. Le destinataire est venu récupérer les deux appareils suspects à bord de son véhicule dans un entrepôt situé à Yarakh, dans la banlieue de Dakar. Les agents de l’OCTRIS, qui surveillaient discrètement les mouvements, ont alors lancé une filature qui les a conduits jusqu’à Pikine-Technopole. C’est là que les policiers ont décidé d’intervenir, au moment où les colis étaient en cours de déchargement.

Sur place, Baba Djiaby a été immédiatement interpellé. Lors de son interrogatoire, il a tenté de minimiser son rôle, affirmant qu’il n’était chargé que de recevoir la marchandise, sans en connaître la véritable nature. En revanche, Mamadu Baldé a reconnu avoir transporté la drogue du Sénégal vers la Guinée-Bissau, indiquant que l’opération s’inscrivait dans un trafic plus large orchestré par un certain Benjamin Lopez Tavarez, un ressortissant basé à Bissau, présenté comme le véritable cerveau du réseau. Le troisième suspect, Noni Preira, a pour sa part nié toute implication dans l’affaire.

Les perquisitions menées aux domiciles des suspects ont permis de mesurer l’ampleur et la sophistication du réseau. Les enquêteurs ont découvert une multitude de passeports et cartes d’identité appartenant à différentes nationalités – sénégalaise, bissau-guinéenne, espagnole et même afghane –, laissant supposer l’existence d’un vaste système de faux papiers facilitant les déplacements et transactions du groupe. Des pots de lait emballés de manière suspecte ont également été saisis, suggérant un mode opératoire bien rodé pour le conditionnement et le transport de produits illicites sous couvert de marchandises ordinaires.

Cette opération conjointe entre le Maroc et le Sénégal illustre une fois de plus la coopération croissante entre les services de sécurité ouest-africains face à un trafic de drogue de plus en plus internationalisé. L’enquête se poursuit afin d’identifier l’ensemble des complices du réseau, notamment Benjamin Lopez Tavarez, activement recherché.

Le Sénégal entame de nouvelles discussions avec le FMI et la Banque mondiale à Washington

Une importante délégation sénégalaise, conduite par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, participe depuis le 13 octobre aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale. Ces rencontres, qui se tiennent jusqu’au 18 octobre 2025 à Washington, réunissent les principaux acteurs de la gouvernance économique mondiale autour des enjeux majeurs du développement, de la stabilité financière et de la croissance inclusive.

La délégation sénégalaise se distingue par sa composition de haut niveau, illustrant la volonté du gouvernement de porter une vision intégrée du développement. Aux côtés du ministre Cheikh Diba figurent plusieurs membres du gouvernement : le ministre d’État chargé de l’Agenda national de transformation, Ahmadou Al Amînou Lô ; le ministre des Énergies, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop ; le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr ; ainsi que le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne. Cette forte représentativité traduit une approche intersectorielle de la politique économique du Sénégal, fondée sur la coordination entre les leviers financiers, énergétiques, agricoles et sociaux.

Les Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale constituent une plateforme stratégique pour les échanges sur les grandes priorités économiques mondiales. Elles permettent aux États membres de débattre des défis liés à la croissance, à la lutte contre la pauvreté, à la transformation structurelle et à la durabilité financière. C’est dans ce cadre que le Sénégal entend faire entendre sa voix et défendre une vision économique fondée sur la résilience, la souveraineté et la transparence.

En marge des sessions plénières, le ministère des Finances et du Budget a annoncé le lancement, le lundi 13 octobre, de discussions techniques entre le FMI et les autorités sénégalaises en vue de la mise en place d’un nouveau programme économique et financier. Ce futur cadre de coopération sera bâti sur les priorités nationales définies par le gouvernement, avec un accent particulier sur la gestion transparente des finances publiques, la promotion des secteurs stratégiques, le renforcement du capital humain et l’amélioration de l’équité sociale.

Selon le communiqué officiel du ministère, cette initiative s’inscrit dans la continuité des réformes structurelles engagées pour consolider la stabilité macroéconomique du pays tout en soutenant un développement inclusif. Le Sénégal ambitionne ainsi de renforcer la crédibilité de sa politique budgétaire et d’attirer davantage de partenariats internationaux orientés vers l’investissement productif et la création d’emplois durables.

DIC–SAR : Le DG Mamadou Abib Diop dément formellement les informations de L’Observateur

La Une du journal L’Observateur de ce mardi 14 octobre a suscité de vives réactions. Le quotidien rapporte que la Division des investigations criminelles (DIC) serait en train de passer au peigne fin les comptes de la Société africaine de raffinage (SAR) et que son directeur général, Mamadou Abib Diop, aurait été entendu par les enquêteurs.

Mais quelques heures après la parution de l’article, le principal concerné a tenu à réagir publiquement pour apporter des précisions et rectifier ce qu’il considère comme une « fausse information ». Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, Mamadou Abib Diop a catégoriquement nié avoir été entendu par la DIC et a précisé que l’enquête évoquée ne concerne pas la gestion actuelle de la société.

« Il s’agit ici d’une affaire qui date de 2020, n’ayant rien à voir avec le périmètre spécifié, et je n’ai jamais été entendu par la DIC contrairement aux dires de L’Obs. La direction générale a simplement envoyé le département juridique pour remettre les documents concernés », a-t-il déclaré.

Le patron de la SAR, visiblement agacé, n’a pas manqué de lancer quelques piques au quotidien du groupe Futurs Médias. « Je comprends davantage la nécessité de boycotter certains groupes de presse. Pourtant, hier, un journaliste de ce quotidien m’a appelé et, sans entrer dans les détails, je lui ai précisé qu’il s’agissait d’une affaire datant de 2020 », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « la SAR se réserve le droit d’ester en justice ce quotidien d’informations ».

Cette sortie du directeur général de la Société africaine de raffinage intervient dans un contexte de forte sensibilité autour des dossiers économiques et financiers au Sénégal, alors que plusieurs enquêtes sont actuellement en cours concernant la gestion de grandes entreprises publiques.

Aliou Sall et son épouse obtiennent une liberté provisoire après le paiement d’une caution de 240 millions FCFA

Après plusieurs jours de garde à vue à la Division des investigations criminelles (DIC), Aliou Sall, frère de l’ancien président Macky Sall et ex-maire de Guédiawaye, ainsi que son épouse Aïssata Sall, ont recouvré la liberté ce lundi 13 octobre. Le couple a bénéficié d’une liberté provisoire accordée par la justice, après le versement d’une caution solidaire de 240 millions de francs CFA à la Caisse des Dépôts et Consignations.

Leur interpellation, survenue le 10 octobre, s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Celle-ci évoque des transactions financières jugées suspectes liées à l’acquisition d’un terrain situé aux Almadies par leur société civile immobilière (SCI), dont Aliou Sall détient 99 % du capital.

Deux mouvements financiers sont au cœur de l’enquête. Le premier, d’un montant de 170 millions de francs CFA, aurait été versé dans le cadre d’un partenariat conclu avec la société Sertem. Le second, estimé à 70 millions, correspondrait selon les déclarations du couple à un prêt personnel déjà remboursé. Ces opérations ont toutefois éveillé les soupçons de la CENTIF, qui y voit des indices possibles de blanchiment de capitaux.

Les avocats du couple Sall rejettent catégoriquement ces accusations. Ils assurent que toutes les transactions incriminées sont légales, transparentes et dûment justifiées, précisant qu’elles n’ont aucun lien avec d’autres dossiers évoqués dans le passé, notamment l’affaire Petrotim.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux après sa libération, Aliou Sall a tenu à exprimer sa profonde gratitude envers tous ceux qui lui ont apporté soutien et réconfort durant cette épreuve. « Nous ne trouvons pas les mots assez forts pour remercier tous ceux qui se sont mobilisés pour nous soutenir », a-t-il écrit. Il a notamment salué la mobilisation spontanée des populations de Guédiawaye, venues manifester leur solidarité devant les locaux de la DIC et du pool judiciaire financier.

L’ancien maire a également adressé ses remerciements aux grandes familles religieuses du pays, mentionnant particulièrement Tivaouane, Touba, Mbour, Médina Baye, Médina Gounass, Ndiassane, la famille Omarienne, le Fouta et Noubahiya en Mauritanie, pour leurs prières et marques d’affection.

Aliou Sall n’a pas manqué de témoigner sa reconnaissance à ses proches : « Mon frère Aziz surtout, mes enfants et mon épouse Bousso ont été particulièrement engagés à nos côtés », a-t-il déclaré. Il a aussi eu une pensée pour son frère, l’ancien président Macky Sall, qu’il a remercié pour son soutien, ainsi que pour son ami Iba Faye, évoquant avec émotion « ses petits déjeuners fraternels empreints de bienveillance ».

Cameroun : Issa Tchiroma Bakary revendique la victoire à la présidentielle et défie Paul Biya

L’ancien ministre camerounais passé à l’opposition, Issa Tchiroma Bakary, a revendiqué, ce mardi 14 octobre, la victoire à l’élection présidentielle tenue dimanche dernier. À 79 ans, celui qui fut longtemps proche du régime de Yaoundé s’est exprimé sur sa page Facebook, défiant directement le président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis 43 ans. Les résultats officiels du scrutin ne sont pourtant pas attendus avant deux semaines.

« Notre victoire est claire. Elle doit être respectée », a déclaré Issa Tchiroma, appelant le gouvernement à « accepter la vérité des urnes » ou à « plonger le pays dans un tourment ». Le président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) a annoncé qu’il rendrait public un rapport détaillé des résultats région par région dans les prochains jours.

Cette déclaration audacieuse intervient dans un contexte de forte tension post-électorale. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a rappelé dimanche soir, lors d’une conférence de presse, que toute proclamation de résultats avant celle du Conseil constitutionnel constitue une « ligne rouge ». Les autorités, pour l’heure, n’ont communiqué ni le taux de participation ni la date exacte de la proclamation officielle, simplement prévue avant le 26 octobre. Ce silence entretient les soupçons de fraude en faveur du président sortant, réélu depuis plus de deux décennies avec des scores dépassant souvent les 70 %.

Dans une vidéo d’environ cinq minutes publiée sur les réseaux sociaux, Issa Tchiroma, visiblement ému, a affirmé avoir remporté une « victoire écrasante », qu’il qualifie de « sanction claire du régime en place et de plébiscite en faveur d’un changement immédiat ». Ce ministre démissionnaire, qui avait quitté la majorité présidentielle en juin après plus de vingt ans de loyauté, a su mobiliser plusieurs milliers de partisans durant sa campagne, marquée par un ton de rupture et de réconciliation nationale.

Le politologue Stéphane Akoa, cité par l’AFP, estime que cette élection a été « beaucoup plus animée » que les précédentes, laissant entrevoir la possibilité de véritables surprises. « La lassitude du corps électoral est réelle », observe-t-il, rappelant que plus de 40 % des Camerounais vivaient sous le seuil de pauvreté en 2024, selon la Banque mondiale.

Dans certains quartiers de Yaoundé, notamment à la Briqueterie, bastion du candidat, des partisans ont célébré dimanche soir la « victoire » autoproclamée de Tchiroma en scandant : « Au revoir Paul Biya, Tchiroma arrive ».

Issa Tchiroma, qui portait les couleurs de l’Union pour le changement 2025 — une coalition de petits partis et d’organisations de la société civile —, a axé sa campagne sur la transition politique et la reconstruction du pays. Il a reconnu, dans un rare exercice d’autocritique, ses erreurs passées lorsqu’il était ministre, notamment le fait d’avoir « nié l’existence d’un problème anglophone ». Il propose désormais une période de transition de trois à cinq ans pour refonder les institutions et réconcilier les Camerounais.

Cette situation rappelle celle de 2018, lorsque Maurice Kamto, arrivé officiellement deuxième, s’était lui aussi proclamé vainqueur avant d’être arrêté. Ses partisans avaient alors été violemment dispersés et plusieurs d’entre eux sont encore emprisonnés.

Nouvelle dégradation de la note du Sénégal : Moody’s tire une fois de plus la sonnette d’alarme

L’agence de notation Moody’s a de nouveau abaissé la note souveraine du Sénégal, la faisant passer de B3 à Caa1, soit sa troisième dégradation depuis octobre 2024. Ce déclassement place désormais le pays à la dernière classe de l’échelle de notation de Moody’s, un signal particulièrement inquiétant pour les marchés financiers internationaux et les partenaires économiques.

Selon l’agence, cette décision s’explique par plusieurs facteurs : les risques croissants d’arriérés de paiement, l’affaiblissement des marges budgétaires et les incertitudes politiques qui entourent actuellement la gouvernance économique du pays. Ces fragilités s’inscrivent dans un contexte marqué par l’éclatement de l’affaire de la dette cachée et du déficit public sous-évalué, révélations qui ont durablement entamé la crédibilité financière du Sénégal.

Interrogé par L’Observateur, l’économiste El Hadji Ibrahima Sall, ancien ministre sous le régime d’Abdou Diouf, a livré une analyse sans détour de cette situation. Pour lui, cette nouvelle chute de la note du Sénégal constitue « un signal d’alerte inquiétant ». Il estime que les décisions successives de Moody’s traduisent une perte de confiance structurelle envers les politiques économiques mises en œuvre.

« Ces révisions successives soulignent que la confiance ne se restaure pas par les discours, mais par des actes clairs de gouvernance, de discipline et de sincérité budgétaire. Elles révèlent un doute persistant sur la crédibilité des politiques économiques et la gouvernance publique », a-t-il déclaré.

Face à cette crise de confiance, El Hadji Ibrahima Sall préconise un changement profond dans la gestion des finances publiques. Selon lui, le Sénégal doit impérativement restaurer la confiance des investisseurs et des institutions financières internationales. Pour cela, il plaide pour une discipline budgétaire exemplaire, une transparence accrue dans la gestion des comptes publics et un dialogue sincère avec les créanciers et partenaires économiques.

Cette nouvelle dégradation pourrait avoir des répercussions directes sur la capacité du pays à emprunter sur les marchés internationaux, avec à la clé des coûts de financement plus élevés. Elle survient également dans un contexte économique déjà tendu, marqué par la pression sur le franc CFA, la baisse des réserves de change et une inflation persistante.

Dakar, Kaolack, Mbour… : Des axes désormais interdits aux « pousse-pousses », charrettes et vendeurs ambulants

Le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, confirme sa volonté de restaurer l’ordre et l’hygiène publique dans plusieurs grandes villes du pays. Sur son instruction, les préfets de Dakar, Mbour, Kaolack et Saint-Louis ont pris des arrêtés qui entreront en vigueur à compter du jeudi 16 octobre 2025. Ces mesures interdisent la circulation et le stationnement de certains engins et véhicules de fortune sur des axes précis, dans le but de fluidifier la circulation et de réduire les sources d’incommodité dans les espaces publics.

Sont principalement visés les chariots de vente de produits alimentaires et de marchandises, les « pousse-pousses », les charrettes ainsi que les épaves abandonnées sur les trottoirs. À Dakar, l’interdiction concerne la Place de l’Indépendance et ses alentours, la Corniche Ouest et ses emprises. Les avenues principales comme Léopold Sédar Senghor, de la République, Nelson Mandela, Pasteur et Cheikh Anta Diop sont également touchées par ces mesures. Les commerçants et transporteurs ambulants ne pourront plus y circuler ni y stationner.

À Kaolack, les emprises et trottoirs des routes nationales RN1 et RN4 seront concernés par la nouvelle réglementation. À Mbour, la zone interdite s’étend du croisement Saly jusqu’à l’entrée de Saly Portudal, ainsi que le tronçon de la route nationale au rond-point Keur Balla Lo. L’axe reliant la préfecture au centre de santé et au cimetière de Tefess est également concerné. À Saint-Louis, les interdictions touchent les emprises de la RN2 situées dans le périmètre communal et celles de la digue de Ndiolofféne.

Le ministre Mouhamadou Bamba Cissé invite tous les citoyens concernés à faire preuve de patriotisme et à respecter ces mesures dans l’intérêt général, soulignant que l’objectif est d’améliorer la sécurité et la qualité de vie dans les espaces urbains tout en facilitant la circulation des usagers.

Dakar : Amsatou Sow Sidibé plaide pour une application des lois « dans le respect des droits de l’homme »

La directrice générale de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), Amsatou Sow Sidibé, a rappelé lundi à Dakar l’importance du respect des normes relatives aux droits humains dans les interventions des forces de l’ordre. Elle présidait l’ouverture d’un atelier de formation des formateurs de la police sur les droits de l’homme et la protection des enfants, une initiative qui s’inscrit dans la volonté de renforcer les capacités des agents de sécurité sur les principes fondamentaux du respect de la dignité humaine.

Dans son discours, Mme Sidibé a insisté sur la nécessité, pour les forces de sécurité, d’apporter des réponses « à la fois efficaces et respectueuses des droits fondamentaux de la personne humaine ». Elle a souligné que le recours à la force « ne peut se faire que de manière proportionnée et uniquement lorsque cela se justifie », rappelant que toutes les interventions policières doivent être conformes aux normes internationales, régionales et nationales en matière de droits de l’homme.

Pour la directrice de la CNDH, la confiance entre la population et la police constitue un pilier essentiel du maintien de la paix sociale et de la cohésion nationale. Elle a ainsi salué le rôle déterminant des formateurs dans ce processus, estimant qu’ils sont « essentiels pour préparer un personnel de police accompli, alliant compétence professionnelle et respect des droits fondamentaux ».

Mme Sidibé a également précisé que ce programme de formation ne se limite pas à la police : « Nous formons aujourd’hui la police, demain la gendarmerie, ensuite les forces militaires », a-t-elle déclaré. La CNDH, selon elle, assure un suivi rigoureux et une évaluation des compétences acquises à l’issue des formations, et n’hésite pas à formuler des recommandations aux autorités, y compris au président de la République, en cas de manquements observés.

La responsable de la CNDH a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une meilleure protection des enfants, estimant qu’ils « constituent la catégorie de personnes qui souffrent le plus des violations de leurs droits ». Elle a exhorté la police à jouer un rôle central dans la prévention des violences faites aux enfants et dans la lutte contre l’errance des mineurs dans les rues.

Présidentielle au Cameroun : le CNC met en garde contre la publication prématurée des résultats

Le Conseil National de la Communication (CNC) du Cameroun a réagi avec fermeté face à la prolifération sur les réseaux sociaux et dans certains médias de chiffres présentés comme les « résultats » de l’élection présidentielle. Dans un communiqué rendu public ce lundi, l’organe de régulation des médias a mis en garde contre toute diffusion hâtive ou non autorisée de données électorales, rappelant qu’une telle pratique constitue une violation grave des dispositions légales en vigueur.

Le CNC se dit particulièrement préoccupé par la multiplication de publications et de commentaires qui, selon lui, « menacent l’intégrité et la sincérité du processus électoral ». L’institution rappelle que la loi électorale camerounaise distingue nettement les résultats issus des bureaux de vote — qui ne sont que partiels et provisoires — du Résultat Définitif, dont la proclamation relève exclusivement du Conseil Constitutionnel.

« Leur diffusion prématurée, souvent sélective et non vérifiée, vise à induire en erreur l’opinion publique et à compromettre l’intégrité du processus électoral », souligne le communiqué. Le CNC précise que les chiffres actuellement relayés dans les médias ou sur les réseaux sociaux ne reflètent en rien la réalité finale du scrutin, car ils demeurent partiels, sectoriels et transitoires. Ces données peuvent faire l’objet de vérifications, corrections ou ajustements par les instances compétentes avant toute annonce officielle.

Face à cette situation, le Conseil met en garde contre toute publication de résultats non validés, la qualifiant d’« atteinte grave à la crédibilité du processus électoral ». Il appelle les journalistes, les organes de presse et les utilisateurs des plateformes numériques à la retenue, au civisme et à la responsabilité. Le CNC insiste sur la nécessité pour tous les acteurs de respecter scrupuleusement le cadre légal qui régit la diffusion d’informations électorales, afin de préserver la confiance du public et la stabilité du processus démocratique.

Le président Bassirou Diomaye Faye attendu au stade Abdoulaye Wade pour le match Sénégal–Mauritanie

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, est attendu ce mardi 14 octobre 2025 au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, où il assistera à la rencontre opposant le Sénégal à la Mauritanie. Ce match, prévu à 19h GMT, marque la dernière journée des qualifications pour la Coupe du monde 2026.

Selon le quotidien Le Soleil, la présence du président Faye à cette affiche symbolique traduit son soutien indéfectible aux Lions de la Teranga, qui jouent leur dernière carte pour conforter leur place au sommet de leur groupe.

L’équipe nationale, dirigée par Aliou Cissé, compte sur l’appui du public et la ferveur populaire attendue à Diamniadio pour boucler cette phase éliminatoire sur une note positive. Une victoire face aux Mourabitounes de Mauritanie renforcerait la dynamique de confiance des Lions à quelques mois du grand rendez-vous mondial.

Le marché central de Tilène redynamise le commerce local

Sarata Sonko, adjointe au maire de Kaolack, salue un nouveau souffle pour l’économie régionale

À Ziguinchor, le marché central de Tilène a rouvert ses portes après d’importants travaux de réhabilitation. Un moment historique pour Sarata Sonko, adjointe au maire de Kaolack et originaire de la région, qui voit dans cette inauguration un signe fort du renouveau économique local.

« Ce nouveau marché change tout pour nous. Avant, c’était difficile de circuler, les étals étaient désordonnés. Maintenant, c’est propre, bien organisé et plus sûr. On sent que le commerce va repartir de plus belle. Cette réhabilitation marque un tournant pour l’activité économique de la région », a souligné Sarata Sonko, présente à la cérémonie inaugurale à l’invitation de la coordinatrice du PROMOGEM, Madame Rougui Sow.

L’élue a également salué l’engagement du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et de son Premier ministre, Ousmane Sonko, à travers le ministère du Commerce, pour leur appui constant au développement du secteur commercial dans la partie sud du pays.

Avec ses nouvelles installations modernes, le marché central de Tilène devient un véritable pôle d’attraction pour les commerçants et les consommateurs, symbole d’un commerce local en plein essor.

Mais au-delà de la satisfaction générale, Sarata Sonko appelle à la responsabilité collective. Elle invite les populations à entretenir le marché, à préserver la propreté et à respecter les règles de gestion afin de garantir la durabilité de cette infrastructure.

Kaolack : Pape Demba Ndiaye alerte sur l’état dégradé des écoles à la rentrée

La rentrée scolaire s’ouvre dans des conditions préoccupantes à Kaolack. Entre bâtiments délabrés, salles de classe inondées et toitures endommagées, plusieurs établissements peinent à accueillir les élèves dans un cadre adéquat. Une situation que dénonce vigoureusement Pape Demba Ndiaye, coordinateur du parti En Marche pour la Renaissance du Sénégal (MPR) à Kaolack.

Selon M. Ndiaye, l’entretien et l’embellissement des écoles élémentaires relèvent de la compétence de la mairie. Il déplore l’absence de mesures concrètes prises avant la reprise des cours pour assurer un environnement d’apprentissage sain et sécurisé.

« On ne comprend pas pourquoi des efforts n’ont pas été faits avant la rentrée scolaire pour offrir un cadre idéal aux enfants », a-t-il regretté.

L’école élémentaire Amadou Tanor Dieng de Tabangoye illustre, selon lui, la situation alarmante que vivent de nombreux établissements de la commune. Des salles endommagées par les intempéries, des toitures arrachées et des cours envahies par les eaux : autant de signes d’un manque d’entretien chronique qui compromet le bon déroulement des activités pédagogiques.

Tout en pointant du doigt la mairie de Kaolack, le coordinateur du MPR élargit sa critique à l’État central. Il estime que le régime en place, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, ne manifeste pas suffisamment de volonté pour améliorer la situation de l’éducation dans la région. Il accuse par ailleurs certains responsables politiques locaux de privilégier les calculs électoraux au détriment des priorités sociales.

« Au lieu de travailler sur des projets d’envergure pour Kaolack, on assiste à des manœuvres politiciennes à l’approche des élections », déplore-t-il, citant notamment le directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations, Fadilou Keïta.

Évoquant les récentes tensions entre le Pastef et son ancien allié Serigne Mboup, Pape Demba Ndiaye y voit la preuve d’un climat politique délétère qui détourne l’attention des véritables urgences de la population. Il appelle ainsi les habitants de Kaolack à « tourner le dos aux politiciens préoccupés par leurs ambitions personnelles » et à soutenir des acteurs porteurs d’« une vision claire de développement et d’un engagement sincère envers la communauté ».

Alors que les élèves reprennent le chemin de l’école, la question du cadre d’apprentissage reste entière. Les autorités locales et nationales sont désormais interpellées pour garantir aux enfants de Kaolack le droit fondamental d’étudier dans un environnement sûr et propice à leur épanouissement.

Soya Diagne placé en garde à vue pour diffusion de fausses nouvelles et discours contraire aux bonnes mœurs

Le directeur général du média en ligne LeDakarois221, Soya Diagne, a été placé en position de garde à vue ce lundi 13 octobre 2025 à la Sûreté urbaine de Dakar. Cette mesure fait suite à sa convocation par les services de police pour des faits présumés de diffusion de fausses nouvelles et de discours contraire aux bonnes mœurs.

Tout a commencé samedi dernier, lorsque le journaliste a été interpellé puis conduit au commissariat central de Dakar, avant d’être relâché après quelques heures d’audition. Selon plusieurs sources, cette première interpellation était liée à une publication jugée controversée diffusée sur les réseaux sociaux. L’affaire n’en est cependant pas restée là, puisque les autorités ont décidé de poursuivre les vérifications, aboutissant à une nouvelle convocation ce lundi matin.

À son arrivée à la Sûreté urbaine, Soya Diagne a été placé en garde à vue, une mesure qui, selon les enquêteurs, vise à approfondir les investigations autour de ses récentes déclarations publiques. Ces dernières, largement partagées sur les plateformes numériques, auraient, selon les autorités, véhiculé des informations « non fondées » et comporté des propos « contraires aux bonnes mœurs ».

De son côté, le principal concerné a exprimé son incompréhension face à cette procédure. Dans une publication sur sa page Facebook, il a déclaré ne pas saisir les raisons d’un tel traitement, affirmant qu’il n’avait commis aucune faute professionnelle ou morale. « Je ne comprends pas ce qui se passe. J’ai simplement fait mon travail de journaliste », a-t-il écrit avant sa comparution.

L’affaire suscite déjà de vives réactions dans le milieu médiatique, où plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles perçoivent comme une atteinte à la liberté de la presse. Des organisations de journalistes envisagent même de suivre de près l’évolution du dossier, en rappelant que le journalisme ne doit pas être criminalisé lorsque les faits relèvent du débat public.

Cambriolage au Palais de justice de Diourbel : du matériel informatique dérobé

Le Palais de justice de Diourbel a été le théâtre d’un cambriolage dans la nuit du week-end dernier, plongeant les autorités judiciaires dans la stupeur. Selon des informations recueillies auprès d’une source sécuritaire citée par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), des individus non encore identifiés se sont introduits dans les locaux du tribunal de grande instance avant de repartir avec du matériel informatique.

Les malfaiteurs ont particulièrement visé le bureau de l’administrateur des greffes. Après avoir forcé l’accès au local, ils ont emporté un ordinateur portable ainsi qu’un fluxbox, un équipement servant à la gestion et à la transmission de données numériques. L’effraction a été découverte à la reprise du service, ce lundi matin, par le personnel du tribunal, visiblement choqué par la scène.

Dès le signalement du cambriolage, les forces de sécurité se sont rapidement rendues sur place. La police a procédé aux premiers constats d’usage et ouvert une enquête pour élucider les circonstances du vol. Des éléments de la police scientifique ont également été dépêchés sur les lieux afin de relever des empreintes digitales et d’autres indices pouvant permettre d’identifier les auteurs.

Ce nouvel incident soulève des interrogations sur la sécurité des institutions judiciaires dans la région. Le Palais de justice de Diourbel, qui conserve des documents sensibles et du matériel essentiel au fonctionnement du service public de la justice, pourrait voir ses dispositifs de sécurité renforcés dans les prochains jours.

Affaire Aliou Sall : le juge Idrissa Diarra valide le cautionnement de 240 millions F CFA, le couple placé sous contrôle judiciaire

Le juge Idrissa Diarra, président du collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, a validé ce lundi le cautionnement solidaire proposé par Aliou Sall et son épouse, Aïssata Sall. Après plusieurs jours de garde à vue et une comparution décisive devant le magistrat instructeur, le couple a été libéré, mais reste sous contrôle judiciaire.

L’ancien maire de Guédiawaye, frère de l’ex-président Macky Sall, et son épouse étaient poursuivis dans le cadre d’une enquête pour association de malfaiteurs, blanchiment présumé de capitaux et enrichissement illicite. Après leur arrestation la semaine dernière, ils avaient formulé une offre de cautionnement d’un montant total de 240 millions de francs CFA. Cette somme a été déposée à la Caisse des Dépôts et Consignations, conformément aux exigences du juge d’instruction.

Selon les sources judiciaires, le juge Idrissa Diarra a jugé l’offre de cautionnement conforme aux dispositions légales et suffisante pour garantir la représentation du couple devant la justice. Cette décision a ouvert la voie à leur mise en liberté provisoire, assortie d’un strict contrôle judiciaire. Aliou Sall et son épouse devront désormais se présenter régulièrement devant les autorités judiciaires et ne pourront quitter le territoire national sans autorisation préalable.

Cette évolution marque un tournant dans une affaire qui suscite un grand intérêt au Sénégal, tant en raison du profil des mis en cause que de la nature des accusations. Les avocats du couple, se félicitant de la décision du juge, ont salué « un acte de justice équilibré » qui, selon eux, respecte la présomption d’innocence. De leur côté, les enquêteurs du Pool judiciaire financier poursuivent leurs investigations pour déterminer l’origine exacte des fonds au cœur du dossier.

Aissata Tall Sall élue Premier Vice-Présidente du Réseau des Parlementaires sur la Banque mondiale et le FMI

À l’occasion de l’ouverture des Rencontres Annuelles du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, qui se tiennent du 13 au 18 octobre 2025 à Washington D.C., le nouveau bureau du Parliaments Network on the World Bank and the IMF (Réseau des parlementaires sur la Banque mondiale et le FMI) a été officiellement installé. Cet événement marque un moment fort de coopération interparlementaire internationale autour des grandes questions économiques mondiales.

Fondé en 2000, ce réseau rassemble aujourd’hui près de 2 000 parlementaires issus de plus de 140 pays. Son objectif principal est de favoriser un dialogue critique et constructif sur les politiques économiques internationales, en évaluant notamment leur impact sur les populations, avec une attention particulière aux pays en développement.

Lors de cette installation, la députée sénégalaise Aissata Tall Sall, ancienne ministre de la Justice et avocate de renom, a été élue Premier Vice-Présidente du réseau. Représentant la région Afrique de l’Ouest au sein du Conseil d’administration, elle succède à une lignée de personnalités engagées pour la transparence, la responsabilité et l’équité dans la gouvernance financière internationale. Cette élection témoigne de la reconnaissance de son expérience et de son engagement constant en faveur du développement équitable et de la justice économique.

Dans une déclaration faite à l’issue de son élection, Aissata Tall Sall a exprimé sa « sincère gratitude » envers ses pairs pour cette « nouvelle haute marque de confiance ». Elle a réaffirmé sa détermination à œuvrer aux côtés du président du réseau, Sven Mikser, parlementaire estonien élu pour le mandat 2025-2027. Elle a promis de mettre à profit son expertise multidisciplinaire, fruit d’un parcours riche alliant droit, gouvernance et action législative.

En effet, Aissata Tall Sall cumule plusieurs décennies d’expérience au service des institutions sénégalaises et africaines. Avocate émérite, elle s’est illustrée par son engagement pour les droits et les libertés, avant de diriger à plusieurs reprises des ministères clés, dont celui de la Justice. Ancienne maire de Saint-Louis et députée à l’Assemblée nationale, elle a toujours défendu une vision de développement centrée sur la dignité humaine et la responsabilité publique.

Dans ses nouvelles fonctions, elle a indiqué vouloir porter une attention particulière et objective sur les politiques, projets et programmes que le FMI et la Banque Mondiale conçoivent en partenariat avec les États membres. Son ambition est de contribuer à une meilleure harmonisation entre les impératifs économiques et les priorités sociales des pays du Sud, en s’assurant que les décisions prises à Washington répondent réellement aux besoins des populations.

Affaire Aliou Sall : le juge Idrissa Diarra accepte le cautionnement de 240 millions de FCFA, le couple à un pas de la liberté

Le dossier judiciaire impliquant l’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et son épouse, Aïssata Sall, connaît un tournant décisif. Après plusieurs jours de détention dans le cadre d’une enquête pour blanchiment présumé de capitaux, le président du collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, Idrissa Diarra, a finalement validé l’offre de cautionnement solidaire déposée par le couple.

D’un montant de 240 millions de francs CFA, cette caution a été versée à la Caisse des Dépôts et Consignations, conformément aux exigences du magistrat instructeur. La décision d’acceptation du cautionnement a été entérinée par une ordonnance signée par le juge Idrissa Diarra, ouvrant ainsi la voie à une libération prochaine d’Aliou Sall et de son épouse.

L’information a été confirmée par Me El Hadji Diouf, l’un des avocats de la défense, qui a indiqué que ses clients feront face dans les prochaines heures au magistrat instructeur pour leur inculpation formelle. Cette étape devrait déterminer les conditions de leur mise en liberté, qui pourrait se faire sous contrôle judiciaire ou sous la forme d’une liberté provisoire.

Pour rappel, Aliou Sall, ancien maire de Guédiawaye et frère de l’ex-président Macky Sall, ainsi que son épouse, avaient été arrêtés par la Division des Investigations Criminelles (DIC) à la suite d’une délégation judiciaire ordonnée par le magistrat instructeur. Leur interpellation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Ce rapport faisait état de mouvements financiers suspects liés à la vente d’un terrain opérée à travers une Société Civile Immobilière (SCI), une structure au cœur des soupçons d’opérations irrégulières. Les enquêteurs cherchent à déterminer la nature exacte de ces transactions et à savoir si elles pourraient constituer des actes de blanchiment de capitaux ou de détournement de fonds.

Santé préoccupante de Farba Ngom : ses avocats alertent sur un risque de « mort subite » et dénoncent l’inaction de la justice

Les avocats chargés de la défense du député Farba Ngom sont montés au créneau ce lundi pour dénoncer la lenteur de la procédure judiciaire et l’état de santé alarmant de leur client. Lors d’un point de presse, Me Baboucar Cissé, membre du collectif de défense, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation du parlementaire, incarcéré depuis le 27 février dernier dans le cadre d’une affaire instruite par le Pôle Judiciaire Financier.

Selon Me Cissé, depuis plus de sept mois, ni Farba Ngom ni son co-accusé, Tahirou Sarr, n’ont été entendus par les juges d’instruction. Une situation qu’il juge « incompréhensible et injustifiable » au regard des principes fondamentaux du droit à un procès équitable. « Depuis leur placement sous mandat de dépôt, aucune audition n’a été tenue. C’est un silence inexplicable de la part des juges », a-t-il déclaré, regrettant ce qu’il considère comme une forme d’abandon judiciaire.

Mais c’est surtout la santé du député de la majorité présidentielle qui suscite la plus grande inquiétude. Me Baboucar Cissé a évoqué un état médical « très préoccupant », confirmé, selon lui, par plusieurs expertises indépendantes. « Ce qui est grave, c’est que Farba, gravement malade, est toujours en détention alors que tous les médecins qui ont été saisis concernant une expertise médicale sur son état de santé ont confirmé la gravité de la situation », a-t-il déploré.

L’avocat parle d’une véritable urgence humanitaire et met en garde contre les conséquences dramatiques d’un maintien en détention. « Farba risque une mort subite », a-t-il averti, soulignant que le Code de procédure pénale prévoit des mesures alternatives à la détention pour les personnes dont l’état de santé est incompatible avec l’incarcération.

« Il faut donner mainlevée du mandat de dépôt. La loi le permet, mais on ferme les yeux. C’est dommage et dangereux », a insisté Me Cissé, qui appelle les autorités judiciaires à agir « avant qu’il ne soit trop tard ».

L’avocat a conclu en invitant les juges d’instruction du Pôle Financier à reprendre le dossier en main, à auditionner les mis en cause et à privilégier une approche humaine et conforme au droit. « La justice ne doit pas être un instrument de souffrance. Elle doit protéger, même lorsqu’elle juge », a-t-il conclu, appelant à une décision urgente en faveur de la santé de Farba Ngom.

Décès de la TikTokeuse Ndickou Doumbouya : la toile sénégalaise en deuil

C’est une nouvelle qui a bouleversé les réseaux sociaux ce lundi. La TikTokeuse Ndickou Doumbouya, figure bien connue pour son humour pétillant et sa personnalité solaire, est décédée. La nouvelle a été accueillie avec une profonde tristesse par ses fans et par la communauté numérique sénégalaise, déjà frappée plus tôt dans la journée par le décès de l’actrice Tabara, l’une des figures marquantes de la série Fassema.

Ndickou Doumbouya s’était imposée sur TikTok comme une créatrice de contenu authentique, pleine d’énergie et de générosité. Ses vidéos, souvent empreintes d’humour et de légèreté, rassemblaient un large public conquis par sa spontanéité et sa joie de vivre. Elle incarnait cette nouvelle génération d’influenceuses sénégalaises capables de toucher des milliers de personnes à travers des messages simples, drôles et sincères.

Depuis quelque temps, ses abonnés avaient remarqué son absence prolongée sur les réseaux sociaux. Beaucoup s’interrogeaient sur les raisons de ce silence inhabituel, sans imaginer que la jeune femme faisait face à des difficultés ou à une épreuve pouvant mener à une telle issue tragique. La nouvelle de son décès a donc provoqué un véritable choc, d’autant que les circonstances exactes de sa disparition ne sont pas encore connues à cette heure.

Sur TikTok, Facebook et Instagram, les hommages se multiplient. Fans, proches et collègues créateurs de contenu saluent unanimement la mémoire d’une jeune femme rayonnante, bienveillante et toujours soucieuse de partager de la bonne humeur. Plusieurs internautes rappellent à quel point Ndickou Doumbouya incarnait la positivité, même dans les moments les plus incertains.

Ce double deuil, entre la disparition de Ndickou Doumbouya et celle de l’actrice Tabara, endeuille profondément le monde du divertissement sénégalais. Deux femmes, deux trajectoires différentes, mais un même héritage : celui d’avoir marqué les cœurs par leur talent, leur sincérité et leur humanité.

les cheminots en grève paralysent totalement le trafic ferroviaire

La cité du rail est à l’arrêt. Depuis les premières heures de ce lundi, les cheminots de Thiès, à 70 kilomètres de Dakar, ont lancé un vaste mouvement de protestation qui a conduit à une interruption totale de la circulation ferroviaire. Aucun train, ni de passagers ni de marchandises, ne circule dans la ville, symbole historique du transport ferroviaire au Sénégal.

Sur les lieux, les agents, visiblement déterminés, ont érigé des barrages symboliques autour des installations ferroviaires et refusent de reprendre le travail tant que leurs revendications ne seront pas entendues. Leur mot d’ordre est clair : « Pas de train tant que nos pensions ne sont pas versées ». Ces travailleurs, pour la plupart retraités ou en fin de carrière après plus de trente années de service, exigent le paiement immédiat de leurs pensions de retraite qu’ils attendent depuis plusieurs mois.

Les manifestants dénoncent le non-respect des engagements pris par les autorités à plusieurs reprises concernant la régularisation de leurs droits sociaux. « Nous avons tout donné au rail sénégalais. Aujourd’hui, nous ne demandons pas la charité, mais simplement ce qui nous revient de droit », lance un ancien conducteur de train, la voix chargée d’émotion. D’autres cheminots fustigent l’indifférence des responsables du secteur, qu’ils accusent de les avoir « oubliés » malgré les promesses répétées lors des précédentes négociations.

La tension est palpable à Thiès, où la population observe avec inquiétude la paralysie du trafic. La grève a un impact direct sur les activités économiques, notamment sur le transport des marchandises vers Dakar et les régions de l’intérieur. Des usagers réguliers du train expriment également leur frustration, redoutant que le blocage ne s’éternise.

Du côté des autorités, aucun communiqué officiel n’a encore été publié. Mais selon des sources proches du dossier, des discussions en urgence seraient en cours pour tenter de désamorcer la crise et éviter que la situation ne dégénère davantage.

Le Sénégal entame des négociations décisives avec le FMI à Washington

Conformément aux annonces faites par Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), une étape cruciale s’ouvre ce lundi 13 octobre à Washington pour l’économie sénégalaise. Une délégation officielle, conduite par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Djiba, a entamé les négociations formelles avec le FMI, en marge des Assemblées annuelles conjointes du Fonds et de la Banque mondiale. Ces discussions visent à conclure un nouveau programme d’aide financière pour le Sénégal, dans un contexte économique marqué par de fortes tensions budgétaires et une perte de confiance des partenaires financiers.

Suspendues depuis plusieurs mois à la suite de ce que le FMI a qualifié de « misreporting » — des déclarations erronées sur la dette et les déficits publics sous l’ancienne administration —, les relations entre Dakar et l’institution financière internationale entrent dans une phase de réévaluation. Les nouvelles autorités sénégalaises, au pouvoir depuis 2024, jouent ainsi une partie essentielle de leur crédibilité économique et politique. Pour elles, il s’agit de prouver leur engagement envers la transparence, la discipline budgétaire et la sincérité des comptes publics.

Les discussions devraient porter sur la mise en place d’un programme triennal d’appui budgétaire et de réformes structurelles, conditionné par la résolution complète du dossier du « misreporting ». Ce préalable est indispensable pour permettre au FMI de débloquer de nouveaux financements, mais aussi pour restaurer la confiance des marchés internationaux et des autres bailleurs de fonds.

La mission de la délégation sénégalaise à Washington s’annonce d’autant plus déterminante que la situation macroéconomique du pays demeure préoccupante. Selon les dernières estimations, le déficit budgétaire atteindrait 14 % du produit intérieur brut (PIB), un niveau jugé insoutenable par les standards internationaux. Parallèlement, la dette publique s’élève désormais à environ 119 % du PIB, un seuil qui limite considérablement la marge de manœuvre de l’État et compromet son accès aux financements extérieurs.

Cette fragilité a déjà produit ses effets. L’agence de notation Moody’s a récemment abaissé la note souveraine du Sénégal, invoquant une dégradation de la gouvernance financière et une forte dépendance à l’endettement. Le pays se retrouve ainsi dans l’obligation de convaincre non seulement le FMI, mais également l’ensemble de ses partenaires économiques, de sa capacité à corriger le cap.

Pour Cheikh Djiba et son équipe, l’objectif est clair : rassurer, rétablir la crédibilité budgétaire du pays et obtenir un accord qui permette d’alléger la pression sur les finances publiques. Si un consensus est trouvé au terme de ces négociations, le Sénégal pourrait bénéficier d’un soutien financier structuré, combinant assistance technique, prêts concessionnels et mesures d’accompagnement pour relancer la croissance.

Pape Mahawa Diouf condamné à un mois de prison avec sursis pour diffusion de fausses nouvelles

Le verdict est tombé ce lundi au tribunal des flagrants délits de Dakar. Le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR), Pape Mahawa Diouf, a été reconnu coupable du délit de diffusion de fausses nouvelles. Il écope d’une peine d’un mois de prison assortie du sursis. Le juge a par ailleurs débouté l’Autorité de régulation des services de l’audiovisuel (Aser) de sa demande de constitution de partie civile.

Cette condamnation fait suite à des propos tenus par le responsable politique lors de son passage dans l’émission Faram Facce, diffusée le 17 septembre 2025 sur la Télévision Futurs Médias (TFM). Au cours de cette émission, Pape Mahawa Diouf avait formulé des déclarations jugées mensongères et de nature à troubler l’ordre public. Ces affirmations avaient rapidement suscité une vive polémique, conduisant le parquet à ouvrir une enquête pour vérifier la véracité de ses propos.

Lors du procès, le ministère public avait insisté sur la gravité de la diffusion de fausses informations, surtout dans un contexte politique tendu, arguant que ces pratiques contribuaient à désinformer les citoyens et à fragiliser la confiance dans les institutions. La défense, de son côté, avait plaidé la bonne foi de son client, estimant que ses déclarations relevaient d’une analyse politique et non d’une volonté délibérée de tromper l’opinion publique.

Après délibération, le tribunal a retenu la culpabilité de Pape Mahawa Diouf tout en lui accordant des circonstances atténuantes. La peine prononcée — un mois de prison avec sursis — signifie qu’il n’exécutera pas la sanction tant qu’il ne commettra pas de nouvelle infraction dans un délai déterminé par la loi.

Cameroun : Vers la fin de l’ère Biya ? Le pays suspendu à l’annonce d’un possible séisme politique

Le Cameroun retient son souffle. Quarante-deux ans après son accession au pouvoir, Paul Biya, 92 ans, pourrait avoir essuyé sa première véritable défaite électorale. C’est du moins ce qu’affirme le mouvement Union pour le Changement 2025, selon lequel les « tendances lourdes » issues du scrutin présidentiel du 12 octobre 2025 placeraient Issa Tchiroma Bakary largement en tête, avec entre 60 et 80 % des voix. Une annonce choc qui secoue un pays habitué à des résultats verrouillés, où le chef de l’État n’a jamais connu de revers électoral depuis 1982.

Un séisme politique en gestation

« Le peuple a parlé, il faut respecter sa volonté », a lancé, d’un ton solennel, le porte-parole de l’Union pour le Changement 2025 lors d’une conférence de presse organisée à Yaoundé. Selon cette formation, les compilations internes des procès-verbaux en provenance de plusieurs bureaux de vote du Nord, de l’Extrême-Nord et du Centre confirment une avance « incontestable » d’Issa Tchiroma Bakary.

Pour l’heure, aucune institution officielle n’a confirmé ces résultats. Le Conseil constitutionnel, seul organe habilité à proclamer les résultats définitifs, n’a émis aucun communiqué. Mais la seule perspective d’une défaite de Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, a déclenché une onde de choc sur la scène politique et sur les réseaux sociaux, où le mot-clé #PrésidentielleCameroun est devenu viral.

Depuis 1992, chaque élection présidentielle camerounaise a été marquée par des contestations, souvent étouffées avant qu’elles ne prennent de l’ampleur. L’opposition a régulièrement dénoncé des fraudes massives et une absence totale de transparence dans la gestion du processus électoral. En 2018, Paul Biya avait été réélu avec plus de 71 % des voix, un score contesté par plusieurs observateurs, mais finalement entériné par le Conseil constitutionnel. Le chef de l’État, souvent qualifié de « sphinx d’Etoudi », a toujours défendu la légitimité de ses victoires en invoquant la stabilité et la continuité comme piliers de son règne.

Un contexte inédit de lassitude et de rupture

Cette fois, le contexte politique, social et économique semble bien différent. À 92 ans, Paul Biya incarne pour beaucoup un système à bout de souffle. Le pays, fragilisé par une crise économique persistante, un chômage endémique et des tensions sécuritaires dans plusieurs régions, semble mûr pour le changement.

La jeunesse camerounaise, de plus en plus connectée et politisée, exprime ouvertement son ras-le-bol d’un régime jugé déconnecté des réalités quotidiennes. Dans les rues de Douala, Maroua ou Garoua, les discussions tournent désormais autour d’une question centrale : le Cameroun est-il enfin à l’aube d’une alternance démocratique ?

Issa Tchiroma Bakary, de loyaliste à prétendant

Figure familière du paysage politique, Issa Tchiroma Bakary n’est pas un novice. Ancien ministre de la Communication et proche collaborateur de Paul Biya, il a longtemps défendu le régime avant de s’en éloigner, dénonçant une gouvernance qu’il jugeait « figée » et « hors du temps ».

Sa candidature, considérée comme audacieuse au départ, a progressivement gagné en crédibilité. Portée par une coalition hétéroclite mêlant mouvements civiques, partis réformistes et anciens cadres du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), elle a su fédérer au-delà des clivages régionaux et partisans.

Son discours, à mi-chemin entre expérience d’État et promesse de renouveau, a trouvé un écho particulier dans le Nord, son bastion politique, mais aussi auprès d’une frange urbaine en quête d’alternative.

Une alternance encore incertaine

Malgré l’enthousiasme suscité par ces « tendances », la prudence reste de mise. Au Cameroun, la proclamation des résultats électoraux est un processus hautement politique, souvent opaque, où la vérité des urnes ne coïncide pas toujours avec la vérité officielle. Le Conseil constitutionnel, réputé proche du pouvoir, détient la clé de l’issue du scrutin.

Si la victoire d’Issa Tchiroma Bakary venait à être confirmée, elle mettrait fin à plus de quarante ans de règne sans partage de Paul Biya, l’un des plus anciens dirigeants au monde encore en exercice. Ce serait un tournant historique pour le Cameroun et, plus largement, pour l’Afrique centrale, longtemps dominée par des régimes autoritaires et immuables.

Mais dans un pays où la politique relève souvent du rapport de force plus que du verdict des urnes, beaucoup redoutent déjà des tensions postélectorales. Entre scepticisme, espoir et crainte, le Cameroun vit des heures décisives.

Interpol valide le mandat d’arrêt international contre Madiambal Diagne : la traque s’internationalise

L’affaire Madiambal Diagne vient de franchir un nouveau cap. Selon le quotidien Libération, Interpol a officiellement validé la demande d’arrestation introduite par la justice sénégalaise contre le journaliste et patron de presse. L’organisation policière internationale, dont le siège se trouve à Lyon, en France, se dit prête à exécuter le mandat d’arrêt international émis par le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF).

Cette décision ouvre la voie à une possible arrestation du mis en cause sur le sol français ou dans tout autre pays membre d’Interpol. Une perspective qui complique considérablement la situation judiciaire de Madiambal Diagne, installé actuellement en France. Le journaliste, rappelons-le, était frappé d’une interdiction de sortie du territoire sénégalais. Il affirme toutefois n’avoir jamais été informé de cette mesure, ce qui ne l’a pas empêché de quitter le pays avant l’émission du mandat d’arrêt.

Pour ses avocats, cette évolution constitue une mauvaise nouvelle. Ils avaient saisi la chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar afin d’obtenir l’annulation du mandat d’arrêt et de l’ensemble des actes subséquents, arguant d’une « violation manifeste de la loi et des droits de la défense ». Leur requête n’a cependant pas encore abouti, et la validation du mandat par Interpol semble désormais sceller une partie du sort judiciaire de leur client.

Madiambal Diagne est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation lourds : association de malfaiteurs, escroquerie sur les deniers publics, blanchiment de capitaux commis par un groupe criminel organisé, et complicité de ces faits. Ces infractions sont punies de lourdes peines par le Code pénal sénégalais, notamment lorsqu’elles impliquent des montants publics ou des institutions de l’État.

L’affaire trouve son origine dans un rapport explosif de la Cour des comptes, rendu public en novembre 2020. Ce document mentionnait des opérations financières suspectes impliquant une société appartenant au journaliste. Les enquêteurs du Pool judiciaire financier ont ensuite élargi leurs investigations, découvrant, selon leurs conclusions, un réseau de transactions et de mouvements de fonds considérés comme douteux.

La justice sénégalaise ne vise pas uniquement Madiambal Diagne. Son épouse, ses deux enfants et un de ses proches amis ont également été inculpés dans cette affaire. Après le départ du journaliste vers la France, ils ont tous été interpellés à Dakar puis placés sous mandat de dépôt.

Scandale des 8 milliards de Bakel : Gueum Sa Bopp annonce une plainte contre Ousmane Sonko et plusieurs ministres

L’affaire des huit (8) milliards de francs CFA destinés aux sinistrés des inondations à Bakel prend une tournure judiciaire. Le Mouvement Gueum Sa Bopp, dirigé par Bougane Gueye Dany, a annoncé son intention de porter plainte contre plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre Ousmane Sonko. Une initiative qui risque de secouer davantage l’exécutif, déjà confronté à une série de polémiques sur la gestion des fonds publics.

Dans un communiqué rendu public ce lundi, le mouvement politique a indiqué vouloir « que toute la lumière soit faite » sur la gestion de cette enveloppe financière promise par l’État pour venir en aide aux populations sinistrées par les débordements du fleuve Sénégal. Sont notamment cités dans la plainte le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre des Finances, la ministre de la Solidarité nationale ainsi que Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de la Prévention.

Ce dernier avait récemment affirmé que les fonds avaient été transférés par voie électronique aux populations concernées. Mais ces propos ont été contredits par Cheikhna Camara, maire de la commune de Ballou, qui soutient que « ses administrés n’ont rien reçu ». Cette contradiction a mis le feu aux poudres, suscitant l’indignation de nombreux observateurs et acteurs politiques.

Face à ce qu’il qualifie de « confusion entretenue autour d’une question aussi sensible », le mouvement Gueum Sa Bopp compte saisir la justice dès la semaine prochaine afin de déterminer la vérité sur l’utilisation effective des 8 milliards de francs CFA. « Le peuple sénégalais a droit à la vérité », martèle le communiqué signé par les Jambaars du mouvement, qui dénoncent une opacité totale dans la gestion des fonds destinés aux sinistrés.

Pour rappel, le gouvernement sénégalais avait annoncé il y a quelques semaines le décaissement de 8 milliards de francs CFA pour soutenir les populations affectées par les crues du fleuve Sénégal, une promesse réitérée publiquement par Ousmane Sonko sur sa page Facebook officielle. Cependant, sur le terrain, les témoignages recueillis brossent un tout autre tableau.

Dans plusieurs localités de la région, notamment Ballou, Aroundou, Yafera, Golmy et Kounghani, les habitants vivent dans une détresse totale. Des dizaines de maisons ont été englouties par les eaux, et aucune aide gouvernementale n’est encore arrivée, selon les élus locaux. « C’est la solidarité familiale qui nous sauve pour le moment », confie, amer, le maire de Ballou, qui appelle l’État à passer des promesses aux actes.

Alors que de nouveaux lâchers d’eau sont annoncés dans les prochains jours, la situation risque de s’aggraver pour les populations déjà sinistrées. Sur fond de souffrance humaine, la polémique autour des 8 milliards de Bakel enfle, plaçant le gouvernement face à un double défi : apporter une réponse d’urgence aux sinistrés et prouver la transparence dans la gestion des fonds publics.

Verdict attendu pour Aliou Sall et son épouse : le couple joue son avenir judiciaire ce lundi

C’est un jour décisif pour Aliou Sall et son épouse, Aïssata Sall. Après plusieurs jours de garde à vue à la Division des Investigations Criminelles (DIC), le couple saura ce lundi si sa proposition de caution sera acceptée ou non par le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF). Poursuivis pour association de malfaiteurs et blanchiment de capitaux présumé, les deux mis en cause espèrent recouvrer la liberté en versant une caution de 240 millions de francs CFA.

Cette somme correspond au montant total des fonds qui ont éveillé les soupçons de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif). Selon les éléments de l’enquête, ces transactions sont liées à l’achat d’un terrain de 1000 m² situé aux Almadies, un quartier huppé de Dakar. C’est précisément autour de ces mouvements financiers, jugés suspects par les enquêteurs, que s’articule la procédure judiciaire engagée contre le couple.

Les avocats d’Aliou Sall, dont Me El Hadji Diouf, contestent fermement les faits reprochés à leurs clients. Ils soutiennent que les fonds en question ont une origine licite et que les transactions ont été effectuées en toute transparence, sans intention de dissimulation ni de blanchiment. Toutefois, les autorités judiciaires semblent déterminées à aller au bout de l’enquête pour éclaircir l’origine des sommes et leur utilisation réelle.

Selon des informations rapportées par L’Observateur dans son édition de samedi, Aliou Sall et son épouse pourraient être inculpés et placés sous contrôle judiciaire, avec une interdiction de quitter le territoire national. Cette mesure viserait à garantir leur disponibilité pour la suite de la procédure, tout en évitant une détention prolongée.

Par ailleurs, d’autres personnalités apparaissent dans ce dossier. Les hommes d’affaires Amadou Loum Diagne et Mbaye Faye, cités par les enquêteurs, devraient également être entendus dans les prochains jours. Leurs auditions pourraient permettre de mieux comprendre les circuits financiers mis en place et de déterminer les responsabilités de chacun.

Dette « cachée » : l’APR exige la publication de rapports et fixe un ultimatum d’une semaine aux autorités

Face à la dégradation continue de la situation des finances publiques, marquée par un troisième abaissement de la note souveraine du Sénégal, l’Alliance Pour la République (APR) hausse le ton. Le Secrétariat Exécutif National (SEN) du parti, réuni en session ordinaire, a réagi avec fermeté en exigeant la publication de plusieurs documents officiels relatifs à la gestion de la dette publique, couvrant la période 2019-2023.

Cette réaction fait suite aux correspondances adressées par les avocats de l’ancien président Macky Sall, dans un contexte où le débat public est dominé par la question d’une supposée « dette cachée ». Le SEN estime que la transparence doit prévaloir pour lever toute ambiguïté sur la situation réelle des finances de l’État.

Dans cette optique, l’APR demande la publication intégrale du rapport sur la situation des finances publiques établi par l’Inspection Générale des Finances, couvrant la période de 2019 au 31 mars 2024. Le parti réclame également la mise à disposition du rapport provisoire de la Chambre des Affaires Budgétaires et Financières de la Cour des Comptes, du rapport d’audit de la dette publique réalisé par le cabinet international Forvis-Mazars, ainsi que du dernier bulletin de statistique sur la dette publique, dont la version la plus récente remonte à juin 2024.

Pour l’APR, ces documents constituent la clé d’une compréhension claire et objective de la situation financière du pays. Le SEN fixe ainsi un ultimatum d’une semaine aux autorités compétentes pour les rendre publics. Passé ce délai, le parti promet de passer à l’action.

En effet, l’APR annonce qu’elle engagera, en concertation avec d’autres forces politiques et citoyennes, des actions d’envergure afin d’obtenir la mise à disposition de ces informations au bénéfice du peuple sénégalais. L’objectif affiché est de garantir la transparence totale dans la gestion des deniers publics et de combattre toute tentative de manipulation de l’opinion.

Réaffirmant son attachement indéfectible à la vérité et à la bonne gouvernance, le parti de l’ancien chef de l’État dénonce ce qu’il qualifie de « campagne de désinformation » visant à ternir l’héritage économique de Macky Sall. L’APR prévient qu’elle ira jusqu’au bout pour, selon ses termes, « mettre à nu le mensonge et la manipulation dont le seul objectif est de jeter le discrédit sur le legs glorieux du Président Macky Sall ».

Thierno Lô charge le gouvernement : « Cette conférence de presse n’était pas une initiative du gouvernement »

L’ancien ministre du Tourisme et président de l’Alliance pour la Paix et le Développement (APD), Thierno Lô, n’a pas mâché ses mots à l’encontre du gouvernement. Invité de l’émission Face au jury sur PressAfrikTv ce dimanche 12 octobre, il est longuement revenu sur la conférence de presse tenue par le gouvernement vendredi dernier, qu’il a jugée « défaillante sur la forme comme sur le fond ». Selon lui, l’exercice de communication a davantage illustré une « fuite de responsabilité » qu’une réelle volonté d’informer ou de rendre compte aux Sénégalais.

Dès l’entame de son intervention, Thierno Lô a mis en doute la légitimité même de cette rencontre. « Ce qui s’est passé n’était pas une rencontre du gouvernement », a-t-il tranché. L’ancien ministre a rappelé que l’État sénégalais est régi par une organisation bien définie et que, dans l’absence du Premier ministre, Ousmane Sonko, c’est au Secrétaire général du gouvernement, Boubacar Camara, de prendre la relève pour présider une telle réunion. Pour lui, le non-respect de cette hiérarchie démontre une forme d’improvisation et de désordre institutionnel.

Thierno Lô s’est également étonné de certaines absences qu’il a jugées « inexplicables ». Il a particulièrement ciblé le ministre de l’Intérieur, Me Bamba Cissé, au centre de vives polémiques après les récents déguerpissements menés dans la capitale. « Comment comprendre son absence dans un moment aussi sensible ? », s’est-il interrogé. Le président de l’APD a aussi pointé du doigt le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, dont la présence aurait été, selon lui, « indispensable », alors que le pays fait face à la propagation de maladies telles que le Mpox et la fièvre de la Vallée du Rift. Thierno Lô a exhorté le Premier ministre à demander des comptes à ces « ministres fuyants », s’il est effectivement à l’origine de cette conférence.

Sur le format, l’ancien ministre a dénoncé un exercice « sans âme ni originalité », qu’il a assimilé à un « copier-coller contre-productif ». Selon lui, le gouvernement semble reproduire des modèles de communication déjà usés, sans innovation ni impact réel. « Nos autorités doivent arrêter de copier ou de faire les mêmes choses. Le pays pédale dans la choucroute. On n’avance pas, parce que les meilleures réponses et la meilleure communication qu’il faut apporter, ce sont des problèmes de mise en œuvre », a-t-il soutenu.

Au-delà de la forme, c’est aussi le contenu des interventions qui a déçu Thierno Lô. À propos du secteur de l’éducation, il a estimé que les promesses et déclarations du ministre concerné manquaient de substance. « Le ministre n’avait pas besoin de venir nous dire ce qu’il compte faire. Les actions sont les plus importantes », a-t-il insisté. Sur la question des inondations, l’ancien ministre s’est montré encore plus sévère. « Qu’est-ce que le ministre peut dire aux Sénégalais au moment où ces derniers pataugent dans les eaux, où dorment sous la belle étoile ? La réponse, c’était de le voir sur le terrain en train de soulager les populations avec des motos-pompes », a-t-il fustigé.

Les dysfonctionnements observés lors de la conférence ont, selon lui, fini de décrédibiliser l’événement. Il a cité en exemple le départ précipité du ministre de l’Hydraulique, Cheikh Tidiane Dièye, à peine dix minutes après son intervention, ainsi que l’absence remarquée de plusieurs membres du gouvernement. « Cette rencontre n’est pas une initiative du gouvernement », a-t-il conclu avec un ton empreint de scepticisme.

Un pack de résilience contre les inondations : le pari éducatif de Fallou Kébé à Kaolack

Une opération de distribution de fournitures scolaires, initiée par El Hadji Serigne Fallou Kébé, fondateur des « 72 heures du Sine-Saloum », a insufflé un vent de solidarité dans la région de Kaolack. Cette action ciblée a permis d’équiper dix établissements scolaires situés dans les quartiers périphériques — souvent les plus touchés par les inondations — afin de garantir une rentrée effective malgré les intempéries.

C’est un geste concret qui vient soulager de nombreuses familles en cette période difficile. Supervisée personnellement par Serigne Fallou Kébé, l’opération s’est déroulée en plusieurs phases pour toucher un maximum d’écoliers. Les écoles des quartiers de Fass Cheikh Tidiane et Taba Ngoye, notamment les groupes scolaires Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahima NIASS et Amadou Tanor DIENG, ont été les premiers bénéficiaires.

La distribution s’est ensuite étendue aux localités de Médina Mbaba, Ngane Saer et Ngane Alassane, avant de se conclure dans les zones de Peulpha et Thioffack. Dans chaque établissement, comme à l’école Sara Extension ou Seyni MBODJI, le don était complet et uniforme : cahiers, stylos, crayons, craies, ardoises et éponges — tout le nécessaire pour un apprentissage dans de bonnes conditions.

Un ciblage stratégique pour un impact réel

Interrogé sur la philosophie de cette initiative, Serigne Fallou Kébé a mis en avant le ciblage stratégique des établissements :

« Nous avons concentré nos efforts sur les quartiers périphériques, plus durement touchés par les inondations, afin de les soulager et de permettre un démarrage effectif des apprentissages », a-t-il expliqué.

Une démarche saluée sur le terrain par les directeurs d’écoles. Aliou Camara, directeur de l’école élémentaire Sara Extension, a confié :

« Nous magnifions ce geste, surtout en ces temps difficiles. Grâce à ce don, l’école pourra entamer les enseignements-apprentissages malgré la présence de l’eau et l’accès compliqué. »

Un appel à plus de synergie avec la collectivité

Au-delà de l’aide immédiate, Serigne Fallou Kébé a profité de cette action pour lancer un appel à la municipalité de Kaolack. Il a plaidé pour « plus d’ouverture envers les bonnes volontés et la diaspora », tout en dénonçant les lenteurs administratives et le manque de fluidité dans les rapports avec certaines instances décentralisées, qui selon lui « freinent et découragent les initiatives solidaires ».

Partout, les équipes pédagogiques et les parents d’élèves ont exprimé leur reconnaissance pour cette bouffée d’oxygène. L’initiative de Serigne Fallou Kébé démontre qu’avec une volonté ciblée et une gestion transparente, il est possible de bâtir un élan de solidarité durable au service de l’éducation, particulièrement dans les contextes les plus vulnérables.

Kaolack — Faire le bilan post-hivernage pour mieux anticiper la prochaine saison des pluies

L’hivernage tire à sa fin, laissant derrière lui son lot de conséquences sociales et environnementales. Cette période pluvieuse, bien qu’indispensable pour l’agriculture, révèle chaque année les mêmes vulnérabilités structurelles. Il est donc impératif de dresser un bilan exhaustif et un diagnostic sans complaisance des effets négatifs enregistrés à Kaolack afin de mieux se préparer pour la saison des pluies à venir.

Des quartiers toujours sous les eaux

Contrairement à certaines affirmations, Kaolack n’a pas échappé cette année aux inondations. Plusieurs quartiers restent gravement touchés, notamment Thioffac Mbambara, Médina Mbaba, Ngane Alassane et Sara Diamaguène, à des degrés divers. Cette situation récurrente souligne l’urgence pour l’État central de mettre en œuvre un programme structurant de construction et d’extension du système d’assainissement et de gestion des eaux pluviales.

Dans l’attente d’un tel programme, des actions d’urgence renforcées s’imposent : multiplication des unités de pompage, fonctionnement continu des équipements, identification des points bas en collaboration avec le génie militaire et les services de l’État, ainsi que la création de tranchées pour améliorer le drainage des eaux. Un plan annuel de curage rigoureux doit aussi être mis en place par la municipalité, afin de garantir une circulation fluide des eaux, particulièrement depuis les quartiers périphériques jusqu’à la bande d’Aouzou.

En parallèle, une campagne de sensibilisation s’avère nécessaire pour inciter les populations à préserver le cadre de vie et éviter le dépôt de déchets solides dans les canalisations.

Paludisme : un fléau amplifié par les eaux stagnantes

La stagnation prolongée des eaux entraîne la prolifération des moustiques et, par ricochet, une recrudescence alarmante des cas de paludisme. Dans presque chaque foyer, on signale au moins un cas. Pour limiter cette propagation, des opérations ciblées de saupoudrage dans les zones à risque sont recommandées, ainsi que la distribution annuelle de moustiquaires imprégnées dans les quartiers les plus vulnérables. Les postes de santé doivent, de leur côté, intensifier leurs activités de sensibilisation et promouvoir des initiatives communautaires de prévention.

Des routes dégradées et une mobilité entravée

Les routes secondaires et nationales de Kaolack subissent de plein fouet les effets des pluies. Plusieurs tronçons sont devenus pratiquement impraticables, notamment la route de Mérignac, celle menant au marché Kibélé, la voie « Talibou Ndaw », le boulevard de la Liberté à HLM Sara, ou encore le tronçon entre l’arrêt Lamine Mbaye et le marché Ocassé. Les nids-de-poule, accentués par la stagnation de l’eau, aggravent la dégradation des chaussées.

Cette situation impose la mise en œuvre d’un programme de réhabilitation des routes secondaires et nationales afin d’améliorer la mobilité urbaine et la sécurité des usagers, notamment les conducteurs de motos Jakarta et de taxis.

Des écoles sous les eaux : une rentrée compromise

L’entrée des classes n’a pas été une réussite dans plusieurs établissements de la commune. Le slogan « Oubi tay, diang tay » peine à se concrétiser dans des écoles encore inondées, envahies par les herbes et les moustiques. Le CEM Médina Mbaba et l’école primaire du même nom sont particulièrement affectés. Les eaux provenant des canalisations principales, situées en hauteur, envahissent les cours d’école à chaque pluie, fragilisant les bâtiments et accélérant leur corrosion.

Des établissements emblématiques, tels que le Lycée Valdiodio Ndiaye, le CEM Moustapha Ndiaye ou encore le bloc scientifique du CEM Tafsir Mignane Sarr, souffrent d’une vétusté avancée. La stagnation des eaux accentue cette dégradation. Les cases des tout-petits n’échappent pas non plus à cette situation préoccupante.

Pour anticiper les perturbations scolaires, il est nécessaire de désherber les écoles avant la rentrée, de repenser le système de drainage, et de procéder à des opérations périodiques de pompage. La mise en place d’équipes mobiles équipées de motopompes permettrait une intervention rapide et ciblée.

Des moyens limités pour les collectivités locales

Avec la mise en œuvre de l’Acte III de la décentralisation, l’État s’est progressivement désengagé de la gestion directe des établissements scolaires, laissant cette responsabilité aux collectivités territoriales, souvent dépourvues de ressources suffisantes. De nombreuses écoles n’ont ni gardien ni personnel de nettoyage, exposant les établissements à des risques de vols et de dégradation accélérée.

Il devient urgent d’impliquer davantage les parents d’élèves dans la gestion des écoles et d’augmenter le budget communal alloué à l’éducation. Une meilleure coordination avec l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) et les Comités de Gestion des Écoles (CGE) est également indispensable. Parallèlement, l’État central doit assumer pleinement ses responsabilités dans le cadre de l’Axe « Capital humain et justice sociale » de Agenda 2050, en lançant un vaste programme de réhabilitation et de construction d’infrastructures éducatives.

En conclusion

Les conséquences de l’hivernage à Kaolack sont multiples : inondations, risques sanitaires, dégradation des routes et perturbations scolaires. Face à ces défis récurrents, une stratégie globale, inclusive et anticipative s’impose. Municipalité, conseil départemental, services de l’État et acteurs communautaires doivent unir leurs efforts pour limiter les dégâts lors des prochaines saisons pluvieuses.

📝 Par Babacar Ndiogou — Mouvement Jappo Yessal

Candidat à l’élection de la Fédération Sénégalaise de Lutte : Keba Kanté lance son programme “Le Chemin de la Gloire” axé sur 11 points

Pour révolutionner la lutte sénégalaise, M. Keba Kanté a présenté ce dimanche ses ambitions aux acteurs de la discipline. L’élection de la Fédération Sénégalaise de Lutte est prévue pour le 26 octobre 2025. L’homme fort de Fatick a dévoilé un programme ambitieux en 11 chapitres, intitulé “Le Chemin de la Gloire”, axé sur des réformes majeures destinées à redonner à la lutte toute sa grandeur.

“Je ne veux pas vous dominer, je ne veux pas vous exploiter. Je veux vous unir, je veux vous aider. Je veux redonner à la lutte sa fierté et son mérite, car la lutte n’appartient pas aux particuliers. Elle n’appartient ni aux calculs ni aux manipulations des autres. La lutte appartient au peuple, aux jeunes, aux anciens champions, à ceux qui transpirent à l’entraînement, à ceux qui portent l’honneur de leurs familles et de leurs quartiers”, a déclaré M. Kanté.

Selon lui, l’heure est venue de réhabiliter la lutte sénégalaise, de faire de chaque combat une fête populaire et de transformer chaque arène en un lieu de dignité, d’ordre et de respect.

Il a dénoncé les divisions et les ambitions personnelles qui, selon lui, ont trop longtemps affaibli cette discipline, pourtant pilier de notre culture, de notre identité et de notre nation.

“Trop longtemps, notre espoir a été pris en otage. Trop longtemps, la division et les ambitions personnelles ont affaibli la lutte. Mais aujourd’hui, je vous dis : ça suffit ! L’heure est venue de redonner à la lutte sa grandeur, de faire de chaque combat une fête, de transformer chaque carrière en un lieu de dignité et non de désordre”, a-t-il martelé.

Son objectif est clair : offrir à chaque lutteur la possibilité de mener une carrière encadrée, respectée et digne.

“Nous avons la force, nous avons le courage, nous avons l’histoire. Car la lutte n’est pas un champ de haine : c’est une école de valeurs. C’est là qu’on apprend la discipline, le respect et le dépassement de soi.

À vous, jeunes lutteurs, je dis : gardez espoir.

À vous, anciens champions, ne laissez pas votre héritage disparaître.

À vous, supporters, continuez à croire, car votre passion est le souffle même de ce sport. Unis, nous serons invincibles”, a-t-il ajouté avec conviction.

Pour conclure, le candidat a lancé un appel vibrant à l’unité :

“Divisés, nous répéterons les erreurs du passé. Chers frères et sœurs, le vent du changement souffle déjà. Il ne s’agit pas seulement d’une élection, il s’agit d’un combat. Le combat le plus important : celui pour l’avenir de la lutte. Ensemble, je vous le dis, nous allons gagner. Vive la lutte, vive le combat !”

Seydi Gassama appelle le Sénégal à rompre avec la dépendance aux institutions financières internationales et à miser sur ses propres forces pour se développer

Le Représentant d’Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama, a livré une réflexion approfondie et critique sur le rôle des institutions financières internationales dans le développement des pays africains. Dans une publication largement commentée sur ses réseaux sociaux, il a remis en question l’efficacité des organismes tels que Moody’s ou le Fonds monétaire international (FMI), estimant qu’ils « n’ont jamais développé un pays ». Selon lui, il est temps pour le Sénégal de rompre avec une dépendance excessive à ces institutions et de s’appuyer sur ses propres forces pour bâtir un développement durable et endogène.

Seydi Gassama appelle à une véritable refondation des politiques économiques nationales, loin du « bricolage » qui, selon lui, a longtemps caractérisé la gestion du pays. Il plaide pour une approche structurée, planifiée et ambitieuse, fondée sur les atouts réels du Sénégal. Parmi ces atouts, il met particulièrement en avant le potentiel agricole des régions du fleuve Sénégal. Cette zone, affirme-t-il, dispose de ressources hydriques et de terres arables capables d’assurer l’autosuffisance alimentaire du pays si elles étaient pleinement valorisées. Cependant, il déplore une sous-exploitation chronique de ces richesses, conséquence d’un manque de vision stratégique et de politiques agricoles cohérentes.

Dans le même esprit, le défenseur des droits humains s’interroge sur la pertinence et l’impact des investissements publics réalisés dans certaines régions du pays. Il cite notamment les barrages de Guidel et d’Affignam, construits en Casamance à grands frais, mais dont les bénéfices concrets pour les populations restent difficiles à percevoir. Pour lui, ces projets symbolisent une gestion économique marquée par le gaspillage et l’absence d’évaluation rigoureuse des retombées sociales et productives des dépenses publiques.

Seydi Gassama évoque également la question cruciale des ressources pétrolières et gazières, que le Sénégal s’apprête à exploiter. Il met en garde contre la tentation de la rente et exhorte les autorités à orienter les revenus issus de ces ressources vers des investissements structurants, en particulier dans le domaine de l’éducation. À ses yeux, le véritable moteur du progrès se trouve dans la formation d’une jeunesse compétente, innovante et techniquement qualifiée. Il estime qu’une partie substantielle des recettes pétrolières devrait être consacrée à la mise en place d’un système éducatif performant, capable de former chaque année des milliers d’ingénieurs, de chercheurs et de techniciens dans les domaines scientifiques et technologiques. C’est, selon lui, le socle sur lequel reposent les grandes nations modernes, à l’image des États-Unis dont les avancées reposent largement sur la maîtrise du savoir et de la science.

Enfin, Seydi Gassama rappelle que tout effort de développement reste vain sans la préservation de la paix et de la stabilité. Il appelle à un engagement ferme contre la corruption et le détournement des fonds publics, qu’il considère comme des fléaux minant la confiance des citoyens et bloquant le progrès social. Pour lui, la bonne gouvernance, la transparence et la justice doivent être les piliers d’un nouveau modèle de développement national.

Dans sa conclusion, il résume sa pensée par une formule forte, empreinte de lucidité et de patriotisme : le Sénégal doit cesser de compter sur des institutions étrangères pour se développer et se mettre enfin au travail, avec rigueur et responsabilité, pour bâtir lui-même son avenir.

Présidentielle au Cameroun : Paul Biya face à une opposition revigorée, entre lassitude et espoir de changement

Les électeurs camerounais se sont rendus aux urnes ce dimanche pour une élection présidentielle à un tour, marquée par une atmosphère à la fois familière et inédite. Paul Biya, 92 ans, dont 43 passés à la tête du pays, est de nouveau candidat et largement considéré comme le grand favori. Pourtant, pour la première fois depuis des décennies, le scrutin suscite un regain d’intérêt et une participation plus animée que d’ordinaire, en raison notamment de la candidature d’Issa Tchiroma Bakary, ancien ministre devenu opposant.

Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures (7H00 GMT) et devaient fermer à 17 heures GMT. Dans les rues de Yaoundé comme dans celles de Douala, les files d’attente restaient timides dans la matinée. « Tout semble bien organisé. Pour l’instant, les gens ne se sont pas bousculés, mais il est encore tôt », observe Ismael Imoua, entrepreneur de 48 ans, premier à voter dans son bureau du 2ᵉ arrondissement de la capitale. Pour lui, il est temps de « changer un président trop vieux ».

Cette lassitude, largement partagée, s’exprime dans un pays où la plupart des citoyens n’ont connu qu’un seul chef d’État. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a toujours remporté les scrutins présidentiels avec plus de 70 % des voix. Cependant, selon le politologue camerounais Stéphane Akoa, « il ne faut pas être naïf : le système gouvernant a beaucoup de moyens pour obtenir les résultats qui l’avantage ». Néanmoins, il souligne une campagne « beaucoup plus animée que d’habitude », laissant entrevoir « une élection peut-être plus susceptible de surprendre ».

Le Conseil constitutionnel dispose jusqu’au 26 octobre pour proclamer les résultats définitifs. En 2018, il avait fallu une quinzaine de jours pour annoncer la victoire de Paul Biya. Fidèle à sa discrétion, le président sortant est resté en retrait tout au long de la campagne, avant d’apparaître mardi dernier à Maroua, dans l’extrême-nord, lors d’une rare réunion publique. Cette région stratégique, deuxième bassin électoral du pays avec plus de 1,2 million d’inscrits, a accueilli un Biya visiblement en forme, mais devant une foule clairsemée — loin des 25 000 partisans annoncés par son entourage.

À l’inverse, son ancien ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, 79 ans, a créé la surprise. Celui qui a quitté le gouvernement en juin pour rejoindre l’opposition a galvanisé des milliers de Camerounais, notamment dans sa région natale du Nord. Jeudi soir, à Maroua, il a été accueilli par une marée humaine brandissant des pancartes à son effigie, le surnommant « Tchiroma le Sauveur ». Cette ferveur populaire tranche avec la tiédeur qui entoure désormais les rassemblements du camp présidentiel.

Le principal opposant de 2018, Maurice Kamto, n’a pas été autorisé à concourir cette année, sa candidature ayant été rejetée par le Conseil constitutionnel. Une décision dénoncée par plusieurs organisations internationales, dont Human Rights Watch, qui pointent du doigt la « crédibilité incertaine du processus électoral ».

Malgré ce climat de défiance, certains signes traduisent un regain d’intérêt pour la politique, surtout chez les jeunes. Près de la moitié de la population camerounaise a moins de 20 ans, et nombre d’entre eux ont tenu à récupérer leur carte d’électeur. « C’est un signal positif de changement, même si ce n’est peut-être pas encore assez fort pour provoquer un véritable sursaut populaire », analyse Stéphane Akoa.

Le pays traverse une crise sociale profonde : près de 40 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, le chômage atteint 35 % dans les grandes villes, et les plaintes contre la vie chère, le manque d’eau potable, d’écoles et d’hôpitaux se multiplient. Mais ces frustrations restent confinées aux réseaux sociaux, loin d’un mouvement de contestation massif.

Les autorités ont autorisé la présence de 55 000 observateurs locaux et internationaux, dont ceux de l’Union africaine. Parallèlement, plusieurs plateformes indépendantes ont annoncé leur intention de compiler les résultats pour « protéger le vote », une initiative mal perçue par le gouvernement, qui y voit une tentative de « manipulation de l’opinion publique ».

Le scrutin se déroule également dans un contexte sécuritaire fragile. Les régions anglophones du nord-ouest et du sud-ouest, toujours en proie à un conflit armé entre séparatistes et forces gouvernementales, restent sous tension. Lors de la présidentielle de 2018, l’abstention y avait dépassé 70 %.

Affaire Farba Ngom : ses avocats annoncent une conférence de presse ce dimanche au Café de Rome

L’équipe de défense du député Farba Ngom s’apprête à faire face à la presse, ce dimanche à 17 heures, au Café de Rome, à Dakar. Cette rencontre intervient à la suite du rejet de la demande de mise en liberté provisoire introduite par ses avocats, une décision qui a suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique.

Selon un communiqué transmis à la presse, les conseils de Farba Ngom entendent, à travers cette conférence, « apporter un éclairage technique sur les aspects juridiques du dossier ». Ils comptent ainsi détailler les fondements de leur argumentation, dans un contexte où les procédures engagées suscitent des débats aussi bien politiques que judiciaires.

La rencontre sera axée sur un thème particulièrement précis : « La concordance des lois N° 2024-08 du 14 février 2024 relative au blanchiment de capitaux, et 2023-14 du 02 août 2023 sur le Pool Judiciaire et Financier, notamment au regard des instruments internationaux ». Un intitulé qui témoigne de la volonté des avocats de replacer le dossier dans un cadre strictement légal, en s’appuyant sur la législation nationale et les normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment et la criminalité financière.

Les avocats du député de l’APR entendent ainsi « expliquer à l’opinion publique les fondements juridiques de leur démarche », mais aussi exposer les arguments qu’ils comptent faire valoir devant les juridictions compétentes. Cette prise de parole devrait permettre d’apporter davantage de clarté sur leur stratégie de défense, dans un dossier devenu particulièrement sensible.

Sénégal : les conséquences de la dégradation de la note souveraine par Moody’s

Le 10 octobre, l’agence de notation Moody’s Ratings a abaissé la note de crédit du Sénégal, la faisant passer de B3 à Caa1, tout en maintenant une perspective négative. Cette décision, qui place désormais le pays dans la catégorie des investissements spéculatifs à haut risque, met en lumière les défis économiques croissants auxquels le Sénégal est confronté. Mais que signifie concrètement cette dégradation pour l’économie nationale et pour les citoyens ? Et surtout, la situation est-elle aussi alarmante qu’elle en a l’air ?

Au cœur de cette décision, Moody’s met en avant une détérioration notable de la situation budgétaire et de l’endettement public. Le ratio d’endettement du Sénégal a été révisé à la hausse, atteignant désormais 119 % du PIB en 2024, contre 107 % dans les projections de février. Ce niveau, parmi les plus élevés des pays émergents, témoigne d’une dépendance accrue aux emprunts, notamment sur le marché régional de l’UEMOA. Or, sur ce marché, les taux d’intérêt oscillent entre 6,75 % et 7,75 %, ce qui alourdit considérablement la charge de la dette et réduit les marges de manœuvre de l’État.

En comparaison, la médiane des pays notés « B » par Moody’s s’établit à 283 % des recettes publiques, contre 581 % pour le Sénégal. Cette situation traduit une vulnérabilité budgétaire prononcée et un recours excessif à la dette pour financer les dépenses publiques. Concrètement, cela signifie que près d’un tiers des ressources de l’État servira bientôt à payer les intérêts de la dette, au détriment des investissements essentiels dans les secteurs de la santé, de l’éducation ou des infrastructures. D’après les prévisions, les paiements d’intérêts pourraient absorber 27 % des recettes publiques en 2026, limitant drastiquement la capacité du gouvernement à soutenir la croissance et à améliorer les conditions de vie.

Déjà, la compression des dépenses d’investissement observée au premier semestre 2025 inquiète les observateurs. Si la tendance se poursuit, la croissance économique, prévue à 6,9 % en 2024, pourrait ralentir dans les prochaines années. Les citoyens risquent d’en ressentir directement les effets : retard dans les projets d’infrastructures, baisse de la qualité des services publics ou encore difficultés accrues d’accès à l’emploi. Dans un pays où près de 70 % des travailleurs n’ont pas de contrat formel, tout ralentissement économique a un impact immédiat sur le pouvoir d’achat et la stabilité sociale.

Un autre facteur de préoccupation réside dans les tensions de liquidité. Les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un nouveau programme, initialement prévues pour juin, tardent à aboutir. Or, cet accord est crucial : il permettrait de débloquer des financements concessionnels et de rétablir la confiance des investisseurs. En son absence, le Sénégal est contraint de se financer sur le marché régional, plus coûteux et moins profond. Moody’s avertit que de nouveaux retards dans ces discussions pourraient accroître le risque d’une restructuration de la dette, impliquant les créanciers privés — un signal perçu sur les marchés comme un risque de défaut élevé.

Pour la population, ces difficultés pourraient se traduire par une hausse du coût de la vie ou par une stagnation des services publics essentiels. Les projets d’électrification rurale, par exemple, pourraient être ralentis alors qu’à ce jour, seulement 74 % de la population a accès à l’électricité. De même, la pression budgétaire risque de retarder la réalisation de programmes sociaux et de freiner la création d’emplois dans un contexte déjà fragile.

Pour autant, la situation, bien que préoccupante, n’est pas désespérée. Certains éléments jouent en faveur du Sénégal. L’appartenance à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et l’ancrage du franc CFA à l’euro garantissent une relative stabilité monétaire, réduisant les risques liés à la convertibilité et aux déséquilibres extérieurs. Par ailleurs, le gouvernement s’est engagé dans une politique d’assainissement budgétaire : il vise une réduction du déficit de 12,8 % du PIB en 2024 à 7,8 % en 2025, grâce à des réformes fiscales et à la mise en œuvre du Plan de redressement économique et social (PRES).

Enfin, si un accord est conclu avec le FMI d’ici mi-2026, comme l’anticipe Moody’s, cela pourrait marquer un tournant positif. Une telle entente ouvrirait la voie à des financements à taux préférentiels, tout en renforçant la crédibilité du pays auprès des marchés.

Nioro du Rip – Ngayène Sabakh : le maire prône une éducation inclusive et solidaire

Ce vendredi 10 octobre 2025, le maire de la commune de Ngayène Sabakh, Goumbo Gaye, a présidé une cérémonie de remise de fournitures scolaires destinées aux écoles de la localité.

L’événement, organisé à la suite du forum communal sur l’éducation, a réuni plusieurs autorités administratives et éducatives, parmi lesquelles le sous-préfet de l’arrondissement de Médina Sabakh, Mbaye Sy, et l’inspecteur de l’éducation, Joseph Indira Dième.

À cette occasion, le maire Goumbo Gaye a remis un important lot de matériels pédagogiques aux directeurs d’écoles, réaffirmant ainsi son engagement ferme en faveur du secteur éducatif.

« Cette année, nous avons doublé la mise afin qu’aucun parent n’ait à acheter de fournitures scolaires pour ses enfants. La population doit sentir les efforts de la municipalité dans tous les aspects essentiels de la vie », a-t-il déclaré.

Le maire a également tenu à saluer le travail remarquable des enseignants, qui ont permis à la commune de se hisser à la première place des résultats départementaux au CFEE.

« C’est le fruit d’un travail collectif entre la mairie, les enseignants et les parents d’élèves », a-t-il ajouté.

Un appui matériel conséquent

Les fournitures distribuées se composent notamment de :

Cahiers double ligne : 1 500 Cahiers 48 pages : 3 200 Cahiers 100 pages : 4 800 Cahiers 200 pages : 3 500 Bic bleus : 10 000 Bic rouges : 8 000 Bic verts : 4 000 Ardoises : 960 Crayons noirs : 2 448 Craie blanche lisse : 1 020 Craie blanche simple : 1 080 Craie couleur lisse : 112 Grésyl : 96 Protège-cahiers (rouge, jaune, vert) : 6 000 Rames de papier : 75 Nattes : 12 Seaux : 52 Éponges : 56 Kits géométriques : 2 800 Ardoisiers : 26 Journaux de classe (français : 50 / arabe : 9) Registres d’appel arabe : 9 Équerres : 13 Compas : 13 Sacs : 15

En guise de motivation, le maire a également offert des sacs diplomatiques à l’ensemble des directeurs d’école, ainsi que des Lacoste aux enseignants de CM2 pour leurs excellents résultats au CFEE.

Des autorités unanimes

Le sous-préfet Mbaye Sy a salué cette initiative exemplaire, félicitant le maire pour sa clairvoyance et son engagement indéfectible en faveur de l’éducation.

« C’est une grande première qu’un maire distribue autant de fournitures. J’invite tous les maires du département, et même du pays, à s’inspirer de cet élan de solidarité et de bienveillance envers les apprenants », a-t-il déclaré.

De son côté, l’inspecteur Joseph Indira Dième, chef de district de l’arrondissement de Médina Sabakh, a exhorté les élèves à regagner massivement les classes afin de respecter le quantum horaire et de maintenir le cap de l’excellence.

Une vision d’avenir

Pour conclure, le maire Goumbo Gaye a réaffirmé sa vision d’une éducation inclusive et solidaire :

« L’éducation est la base du développement. C’est un combat collectif qui exige unité, engagement et persévérance. Ensemble, main dans la main, nous bâtirons une commune forte. »

Sénégal : le gouvernement dénonce la dégradation de sa note souveraine par Moody’s

Le gouvernement sénégalais a réagi avec fermeté à la décision de l’agence de notation Moody’s Investor Services, qui a abaissé, le 10 octobre 2025, la note souveraine du pays de B3 à Caa1, tout en maintenant une perspective inchangée. Dans un communiqué publié le samedi 11 octobre, le ministère des Finances et du Budget a exprimé son « regret » face à cette décision, qu’il juge fondée sur des « hypothèses spéculatives, subjectives et biaisées ne reflétant pas la réalité économique du Sénégal ».

Selon l’exécutif, cette révision ne tient pas compte des réformes structurelles entreprises ces derniers mois pour restaurer les équilibres macroéconomiques et renforcer la résilience financière du pays. Le communiqué évoque notamment la mise en œuvre du Plan de Redressement Économique et Social (PRES), à travers l’adoption par l’Assemblée nationale des révisions du Code général des impôts et d’un nouveau Code des investissements. Ces textes visent, selon le ministère, à moderniser le système fiscal et à favoriser l’investissement privé dans les secteurs jugés stratégiques.

Le gouvernement considère par ailleurs que la décision de Moody’s est « prématurée » et « fondée sur des justifications partielles et des sources non dévoilées ». Le texte va plus loin, estimant que l’agence américaine manifeste depuis plusieurs mois « une ligne de conduite douteuse envers le Sénégal ». Dans ce sens, le ministère invite Moody’s à « faire preuve de plus de rigueur, d’objectivité et de responsabilité dans ses analyses », en s’appuyant sur des critères transparents et vérifiables, loin de toute interprétation ou spéculation.

Tout en contestant la dégradation de sa note, l’exécutif sénégalais rappelle que les fondamentaux économiques du pays demeurent solides. « La robustesse des fondamentaux du Sénégal se manifeste à travers la mobilisation réussie de financements diversifiés », souligne le communiqué, citant les récentes levées de fonds sur le marché financier régional ainsi que « l’élargissement continu de la base de partenaires financiers, incluant des banques commerciales internationales ».

Sur le plan budgétaire, le ministère met en avant une gestion maîtrisée des finances publiques. À fin juin 2025, le déficit budgétaire s’établissait à 588 milliards de francs CFA, avec un taux d’exécution des recettes de 50 %, ce qui reste conforme à l’objectif de déficit fixé à 7,8 % du PIB pour l’année 2025. Le gouvernement réaffirme par ailleurs son engagement à ramener ce déficit à 5,0 % du PIB en 2026, conformément à la trajectoire de convergence définie au sein de l’UEMOA.

Le communiqué met également en avant la dynamique de croissance de l’économie nationale, soutenue par les réformes en cours, le développement du secteur énergétique, et l’amélioration constante du climat des affaires. Le nouveau Code des investissements est présenté comme un instrument clé de compétitivité et d’attractivité pour les entreprises locales et étrangères, appelé à renforcer la place du Sénégal comme destination économique majeure en Afrique de l’Ouest.

En conclusion, le gouvernement sénégalais « réaffirme sa détermination à poursuivre des politiques économiques responsables, rigoureuses et transparentes », tout en appelant les investisseurs à évaluer la situation du pays « sur la base d’informations fiables, d’analyses équilibrées et de faits objectifs ».

Sport : Finale de la 3ᵉ édition du tournoi de préfinancement de Gagnick

La grande finale de la 3ᵉ édition du tournoi de préfinancement de Gagnick s’est tenue dans une ambiance populaire et festive, marquée par une forte mobilisation de la jeunesse locale.

Le parrain de l’événement, Mbaye Gningue, n’a pas manqué de saluer l’initiative des organisateurs avant d’adresser un message fort à la jeunesse.

« Nous sommes réunis aujourd’hui dans le cadre de la 3ᵉ édition du tournoi de préfinancement dont la zone de Gagnick m’a fait l’honneur de me choisir comme parrain de ce grand événement, qui est à la fois une fête de la jeunesse, de la communauté sportive, mais aussi de toute la commune de Gagnick. J’ai accepté ce parrainage en tant que jeune, car je suis né à Gagnick et cette localité m’a tout donné. C’est une fierté pour toute la jeunesse de me voir comme parrain », a déclaré Mbaye Gningue.

Le parrain a également annoncé vouloir pérenniser son engagement auprès de la jeunesse :

« J’ai dit à cette jeunesse que tant que ce tournoi sera organisé à Gagnick, je me porterai volontaire pour en être le parrain. Mon message à leur endroit est de les exhorter à être de bons citoyens et des modèles. Ils l’ont déjà démontré à travers leurs actions de citoyenneté », a-t-il ajouté.

Connu pour son engagement dans le développement communautaire, Mbaye Gningue a plaidé auprès des autorités territoriales pour la construction d’un terrain de football moderne, doté d’une tribune, d’une clôture et d’un gazon synthétique, afin d’offrir aux jeunes un cadre adéquat pour la pratique sportive.

« Nos jeunes ont du talent, mais ils manquent d’infrastructures adaptées. Un terrain bien équipé leur permettra non seulement de s’épanouir, mais aussi de représenter dignement notre commune dans les compétitions régionales et nationales », a-t-il plaidé.

Mais au-delà du spectacle sportif, un autre moment fort a marqué cette finale : Mbaye Gningue a profité de son discours pour annoncer officiellement sa candidature à la mairie de Gagnick.

« J’ai longtemps soutenu les jeunes, les femmes et les initiatives locales. Aujourd’hui, je veux aller plus loin et mettre mon expérience au service de toute la communauté », a-t-il déclaré sous les applaudissements du public.

Sur le plan sportif, la finale a opposé l’ASC Déggo de Méo-Méo à l’ASC Espoir de Gagnick Halte.

L’équipe de Gagnick Halte a remporté la victoire, décrochant le trophée du vainqueur assorti d’une enveloppe de 300 000 francs CFA, tandis que l’équipe finaliste, ASC Déggo, a reçu 200 000 francs CFA.

Le parrain, très applaudi, a remis le trophée à l’équipe gagnante, tout en réaffirmant son engagement à soutenir les jeunes sportifs dans leurs différents projets.

Kaolack – La mobilisation des recettes, un défi majeur pour le maire

Ce samedi 11 octobre 2025, la mairie de Kaolack a organisé un débat-déjeuner réunissant le maire, les services déconcentrés de l’État, les délégués de quartier et les conseillers municipaux. Placée sous le signe du dialogue et de la concertation, cette rencontre avait pour objectif de faire le bilan du premier mandat de l’équipe municipale.

La gestion budgétaire de la mairie de Kaolack est aujourd’hui sous le feu des projecteurs. Une analyse approfondie des exercices 2022 à 2025 révèle un fossé persistant et inquiétant entre les budgets ambitieux votés par la municipalité et la réalité du recouvrement des recettes. Ce déséquilibre freine l’investissement public et compromet le développement économique de la ville.

Les chiffres sont éloquents : le taux d’exécution des recettes, déjà faible à 74 % en 2022, est tombé à 67 % en 2024. Pour l’année 2025, la situation est encore plus préoccupante, avec seulement 35 % des recettes perçues à la fin du mois d’août. Cette sous-mobilisation chronique empêche la concrétisation de nombreux projets et maintient la part des investissements à un niveau anémique, estimé à à peine 7 % cette année.

Interrogé sur ce décalage préoccupant, le maire de Kaolack, M. Serigne Mboup, a évoqué plusieurs facteurs explicatifs. Il a d’abord pointé du doigt un premier défi : « une population qui réclame beaucoup mais qui ne participe pas suffisamment au paiement des taxes municipales ». Le maire a également déploré un faible taux de recouvrement auprès de certains contribuables, affirmant qu’il « n’atteint pas 30 % ».

Au-delà de la résistance des assujettis, M. Mboup a mis en avant des contraintes structurelles. Il a notamment dénoncé « la lourdeur administrative » qui régit le fonctionnement des mairies, avec un processus de décaissement long et complexe. Il a enfin pointé du doigt « les querelles politiques » qui, selon lui, nuisent à l’image de la ville et « font peur aux partenaires », les décourageant ainsi d’investir dans la commune.

Face à cette situation, la mairie a initié une rencontre de concertation visant à identifier des solutions concrètes pour booster la mobilisation des recettes. Autour de la table, conseillers municipaux, délégués de quartier, représentants des chambres consulaires et services de l’État ont échangé sur les pistes à explorer.

L’objectif est clair : redynamiser l’investissement public et répondre aux attentes légitimes des Kaolackois. La crédibilité de l’exécutif municipal est désormais en jeu.

Richard-Toll : le ministre de la Santé appelle à une mobilisation communautaire renforcée contre la fièvre de la Vallée du Rift

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a lancé vendredi un appel pressant à une mobilisation communautaire accrue dans le district sanitaire de Richard-Toll, au nord du Sénégal, pour freiner la propagation de la fièvre de la Vallée du Rift. En visite de terrain dans le département de Dagana, il a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les populations locales dans la riposte, soulignant que « la réussite de la réponse dépend fortement de l’engagement des communautés ».

Selon le ministre, la communication autour de la maladie doit aller au-delà des simples messages de sensibilisation diffusés dans les médias. « Il faut privilégier l’écoute, le dialogue et adapter les messages aux réalités locales », a-t-il recommandé, invitant les acteurs communautaires à jouer un rôle central dans la diffusion des bonnes pratiques.

La stratégie de riposte repose sur trois axes majeurs : la prévention, la communication et la vaccination. Sur le plan de la prévention, le ministère a renforcé la lutte anti-vectorielle à travers la distribution de 25 000 moustiquaires imprégnées supplémentaires dans les zones à risque. Ces équipements viennent s’ajouter aux dispositifs déjà déployés dans les foyers d’infection. Parallèlement, des mesures de protection du cheptel, considéré comme vecteur potentiel du virus, sont mises en œuvre avec l’appui des services vétérinaires régionaux.

« Des équipes spécialisées en santé animale interviennent actuellement dans les zones d’élevage concernées », a précisé M. Sy, soulignant la nécessité d’une approche intégrée combinant santé humaine et santé animale pour briser la chaîne de transmission.

En ce qui concerne la vaccination, la stratégie nationale cible en priorité les populations les plus exposées. Une évaluation est en cours pour déterminer les besoins logistiques, notamment en ressources humaines, en matériel et en moyens de transport. « Il est essentiel de cibler précisément les zones et les populations à risque afin d’optimiser les interventions sanitaires », a expliqué le ministre.

Ibrahima Sy a également invité les habitants à respecter scrupuleusement les recommandations des autorités sanitaires, parmi lesquelles le port de vêtements longs, la protection des personnes vulnérables et la participation active aux campagnes de dépistage dans les zones touchées.

Le ministre a salué l’engagement du personnel de santé, des autorités locales et des partenaires techniques, tout en appelant à une mobilisation collective et durable pour venir à bout de l’épidémie. « C’est ensemble, dans la solidarité et la vigilance, que nous pourrons contenir la maladie », a-t-il déclaré.

Affaire Aliou Sall : de nouveaux développements dans le dossier du terrain des Almadies

L’affaire qui vaut aujourd’hui des poursuites à Aliou Sall, jeune frère de l’ancien président de la République Macky Sall, et à son épouse Aïssata Sall, continue de révéler des ramifications complexes. Au cœur du dossier, une opération immobilière portant sur l’acquisition d’un terrain situé aux Almadies, à proximité immédiate de l’ambassade des États-Unis. Cette transaction, en apparence banale, a attiré l’attention de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) en raison de plusieurs mouvements d’argent jugés suspects.

Selon les révélations du quotidien L’Observateur, la Centif a identifié des flux financiers importants dont la provenance et la justification suscitent des interrogations. Il s’agit notamment d’un montant global de 170 millions de francs CFA, versé en deux tranches à Aliou Sall par la société Sertem Cia Ex. S’ajoute à cela un transfert supplémentaire de 70 millions de francs CFA effectué par Sény Thiam. Ce dernier montant a été présenté par Aliou Sall comme un prêt personnel déjà remboursé, une explication que les enquêteurs cherchent désormais à vérifier.

Pour faire toute la lumière sur cette opération, le Pool judiciaire financier (PJF) a décidé d’élargir le champ des auditions. D’après les informations rapportées, les prochaines personnes appelées à comparaître sont Amadou Loum Diagne, l’homme d’affaires vendeur du terrain en question, et Mbaye Faye, un autre acquéreur mentionné dans la transaction. Ces deux protagonistes devront éclairer les enquêteurs sur les conditions de la vente, les paiements effectués et les éventuelles contreparties liées à l’opération.

Les autorités judiciaires souhaitent ainsi retracer avec précision l’origine, la destination et la nature des fonds échangés autour de cette acquisition immobilière. L’objectif est de déterminer si les transactions respectaient la législation en vigueur et si elles ne dissimulaient pas d’éventuels faits de blanchiment d’argent ou d’enrichissement illicite.

En attendant les résultats des nouvelles auditions, Aliou Sall et son épouse ont été placés sous le coup de poursuites et ont récemment comparu devant le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. Leur avocat, Me El Hadji Diouf, a indiqué qu’une caution de 240 millions de francs CFA a été proposée pour obtenir une mise en liberté provisoire.

Conférence gouvernementale « Kaddu » : un rendez-vous marqué par les absences et les couacs organisationnels

Selon les informations rapportées par L’As, la conférence de presse gouvernementale baptisée « Kaddu » s’est tenue hier au Building administratif dans une atmosphère pour le moins particulière. Prévue comme un moment fort de communication entre le gouvernement et la presse, cette rencontre a finalement été marquée par une série d’imprévus et d’absences notables qui ont suscité de vives interrogations.

Initialement, le dispositif devait rassembler plusieurs membres clés du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, celui de l’Hydraulique et de l’Assainissement, ainsi que le ministre de l’Éducation nationale devaient accompagner la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement. Cette composition n’était pas anodine : elle répondait à une actualité brûlante dominée par les opérations de déguerpissement en cours à Dakar et dans plusieurs régions, les inondations persistantes dans certaines zones du pays, ainsi que la rentrée scolaire récemment entamée.

Mais, à la grande surprise des journalistes présents, ce dispositif soigneusement annoncé n’a pas été respecté. Le ministre de l’Assainissement, Bamba Cissé, était absent, retenu à Saly où il participait à un atelier consacré à la réforme des pôles-territoires en compagnie de Moussa Bala Fofana. Une absence certes justifiée, mais regrettée, car elle privait la conférence de l’un des principaux acteurs sur la question cruciale des inondations. Plus surprenant encore, le ministre de l’Énergie, Cheikh Tidiane Dièye, a quitté la salle après seulement dix minutes, évoquant un déplacement urgent à l’étranger.

Ces désistements de dernière minute ont donné à la rencontre un air d’improvisation. Pour plusieurs observateurs cités par L’As, ces couacs traduisent un manque de coordination et une organisation encore perfectible. Malgré la volonté affichée du gouvernement de renforcer sa communication publique, cette édition de « Kaddu » laisse l’impression d’un exercice mal préparé, sans véritable cohérence d’ensemble.

La déception était également palpable du côté des journalistes. Nombre d’entre eux ont exprimé leur frustration face à l’absence de réponses concrètes sur les sujets les plus sensibles du moment. Les questions portant sur les opérations de déguerpissement, la situation sécuritaire ou encore la crise sanitaire ont, selon eux, reçu des réponses partielles ou évasives. L’absence du ministre de la Santé a particulièrement été regrettée, alors même que la Fièvre de la Vallée du Rift et le Mpox continuent de se propager dans certaines régions du pays.

Face à ce contexte difficile, la porte-parole du gouvernement a tenté de sauver l’exercice en répondant du mieux possible aux interrogations des journalistes. Toutefois, selon L’As, ses interventions se sont limitées à des éléments de langage soigneusement préparés par ses conseillers, sans véritable ouverture au débat ou à la spontanéité.

Moody’s dégrade la note souveraine du Sénégal à Caa1 face à des inquiétudes sur la dette et la liquidité

L’agence de notation Moody’s a abaissé, ce vendredi, les notes d’émetteur à long terme du Sénégal en devises étrangères et locales de B3 à Caa1, tout en maintenant une perspective négative. Cette décision reflète l’accroissement des risques liés à la trajectoire de la dette publique et à la situation de liquidité du pays depuis le début de l’année 2025.


Selon Moody’s, la dette publique du Sénégal a été réévaluée à 119 % du PIB pour l’année 2024, ce qui complique fortement les efforts d’ajustement budgétaire, malgré les avantages de l’appartenance du pays à l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Le ratio d’endettement du pays, estimé à 581 % des recettes publiques en 2024, dépasse largement la médiane observée pour les émetteurs souverains notés B (283 %) et pour les pairs notés Caa (355 %). Cette situation place le Sénégal parmi les marchés émergents et frontières ayant le niveau d’endettement le plus élevé au monde.


L’agence de notation a également relevé la lenteur des progrès concernant la négociation d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette situation oblige le gouvernement à se financer davantage via le marché régional, plus coûteux, augmentant ainsi les risques de liquidité et fragilisant la soutenabilité de la dette. Bien que Moody’s estime dans son scénario de base que le pays pourrait bénéficier d’un soutien du FMI sans restructuration de la dette, la confiance dans cette hypothèse a diminué. Les négociations formelles avec le FMI sont prévues pour mi-octobre, l’agence anticipant un accord d’ici mi-2026.


Le Sénégal fait face à des besoins de financement bruts élevés, représentant environ 26 % du PIB pour cette année et pour 2026, avec des paiements d’intérêts estimés à 27 % des recettes publiques en 2026. Pour y répondre, le gouvernement a fortement recours au marché régional de l’UEMOA, émettant des bons et obligations du Trésor combinés équivalant à 8 % du PIB jusqu’à fin septembre, avec des taux compris entre 6,75 % et 7,75 %.


Moody’s a également abaissé les plafonds nationaux du Sénégal en monnaie locale et en devises étrangères, les ramenant respectivement à Ba3 et B1 contre Ba2 et Ba3 auparavant. La perspective négative maintenue par l’agence traduit les risques persistants pour la liquidité du pays, en particulier si des retards supplémentaires venaient à se produire dans la conclusion d’un accord avec le FMI. Une telle situation pourrait réduire le soutien financier externe et accroître la dépendance à des marchés régionaux aux capacités d’absorption limitées.


Cette dégradation de notation reflète donc non seulement les vulnérabilités financières et budgétaires du Sénégal, mais elle met également en évidence l’importance cruciale de parvenir rapidement à un nouvel accord avec le FMI pour stabiliser les perspectives économiques et sécuriser les financements nécessaires au fonctionnement de l’État et à la réalisation de ses projets de développement.

Affaire Aliou Sall : une caution de 240 millions déposée, le couple reste en garde à vue jusqu’à lundi

L’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et son épouse, Aïssata Sall, ont passé la journée de ce vendredi 10 octobre 2025 devant le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier. À l’issue de leur audition, le couple a obtenu un retour de parquet, repoussant ainsi toute décision sur leur sort jusqu’à lundi.

Selon leur avocat, Me El Hadji Diouf, une offre de caution a été déposée dans l’espoir d’obtenir une mise en liberté provisoire. « Pour recouvrer sa liberté et celle de son épouse, Aliou Sall a déposé en espèces 240 millions de FCFA à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Mais le procureur, arrivé très tard, n’a pas pu traiter la demande de caution dans les délais », a-t-il expliqué.

L’avocat précise que son client a fourni tous les éléments justificatifs relatifs aux opérations menées avec la banque, ses partenaires et amis, dans le cadre d’un projet immobilier. Il soutient qu’il n’y a « rien d’illégal » dans les démarches d’Aliou Sall, rejetant ainsi toute idée d’enrichissement illicite ou de détournement de fonds.

Me Diouf a également tenu à rappeler que, sur le plan procédural, les juges d’instruction n’étaient pas obligés de soumettre la demande de caution au procureur avant d’en décider. « Le procureur a promis de retourner le dossier lundi au président du Collège des juges d’instruction, qui statuera sur notre offre. Aliou Sall et son épouse seront libérés », a-t-il assuré avec optimisme.

Toutefois, l’avocat a déploré le maintien en garde à vue de ses clients durant tout le week-end, qu’il considère comme une « humiliation » et une « souffrance inutile ». « On aurait pu leur permettre de rentrer chez eux et de revenir sur convocation lundi, d’autant qu’aucun acte d’instruction n’a été posé contre eux », a-t-il regretté.

Affaire de blanchiment de capitaux : Aliou Sall et son épouse placés en garde à vue

L’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, frère cadet de l’ancien président Macky Sall, a été placé en garde à vue ce jeudi, en même temps que son épouse, à l’issue d’une longue audition à la Division des Investigations Criminelles (DIC). Cette décision intervient sur instruction du président du collège des juges d’instruction du Pôle Judiciaire Financier (PJF), dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’une plainte de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) pour des faits présumés de blanchiment de capitaux.

Selon des sources proches du dossier, la CENTIF aurait relevé des mouvements financiers suspects liés à une société immobilière appartenant au couple Sall, ce qui a conduit à l’ouverture d’une information judiciaire. Les enquêteurs de la DIC ont longuement entendu les deux mis en cause avant de décider de leur placement en garde à vue, mesure qui devrait précéder leur présentation devant le juge d’instruction.

Du côté de la défense, la réaction ne s’est pas fait attendre. L’avocat du couple, Me El Hadj Diouf, a vivement dénoncé une démarche qu’il juge « politique » et motivée par un « acharnement » contre la famille de l’ancien chef de l’État. « La loi du plus fort est toujours la meilleure. Faute d’avoir mis la main sur le président Macky Sall, on s’acharne aujourd’hui sur son jeune frère qui n’a rien fait », a-t-il déclaré à la presse, fustigeant une procédure qu’il qualifie de « déplorable » et « contraire à l’esprit de justice ».

L’avocat estime que le placement en garde à vue d’Aliou Sall et de son épouse « fait désordre », d’autant que, selon lui, toutes les preuves justifiant la légalité des opérations financières ont été fournies aux enquêteurs. « Ce pays est une démocratie consacrée et respectée. Mais elle est en train de craqueler », a-t-il ajouté, appelant au respect de la liberté des citoyens et à la fin des pratiques qu’il juge arbitraires.

Concernant les transactions immobilières au cœur du dossier, la défense a tenu à clarifier plusieurs points. Devant les enquêteurs, Aliou Sall a expliqué avoir créé une société immobilière avec son épouse, dans laquelle il détient 99 % du capital contre 1 % pour cette dernière. Il a confié la gérance de la société à sa femme, affirmant ne pas avoir le temps nécessaire pour assurer cette fonction lui-même.

Selon Me El Hadj Diouf, toutes les opérations effectuées dans le cadre de cette société étaient « régulières, normales et légales ». Il a ajouté que les documents comptables et bancaires ont été présentés aux enquêteurs de la DIC pour prouver la transparence des activités du couple.

Kaolack : Lancement officiel de la campagne de formalisation des coopératives agricoles en sociétés coopératives

Une caravane conjointe DER/FJ – SECEP a été organisée ce vendredi 10 octobre 2025 à Kaolack, à l’occasion du lancement officiel de la campagne de formalisation des coopératives agricoles en sociétés coopératives.

Cet événement s’inscrit dans le cadre de la mise en place de 3 000 fermes agricoles à travers le pays, conformément à la vision du Président de la République Bassirou Diomaye Faye en matière de développement agricole et d’autonomisation des producteurs.

« C’est avec un grand plaisir que je prends la parole aujourd’hui à l’occasion de cette cérémonie solennelle de lancement de la campagne nationale de formalisation des organisations en sociétés coopératives agricoles et communautaires, ainsi que de la signature de la convention spécifique entre le ministère de l’Agriculture — à travers le Secrétariat d’État aux Coopératives Agricoles et à l’Encadrement Paysan — et la Délégation Générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) », a déclaré Dr Aïda Mbodj, Déléguée générale de la DER/FJ.

Elle a rappelé que « cet accord marque une étape importante dans la mise en œuvre de l’instruction de Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, relative à l’accompagnement, par la DER/FJ, de la formalisation de 3 000 sociétés coopératives agricoles et communautaires à travers le territoire national, comme il l’a souligné dans son discours solennel du 3 avril dernier. Ces sociétés coopératives devront bien sûr accompagner les fermes intégrées de 5 hectares que nous allons mettre en place ».

Poursuivant son propos, Dr Mbodj a souligné que « cela traduit une volonté politique forte de structurer le monde rural pour qu’il soit plus productif et pleinement intégré dans l’économie nationale. À travers cette convention, Monsieur le Secrétaire d’État, nos institutions scellent une collaboration stratégique fondée sur une vision partagée : accélérer la transformation du monde rural par la structuration, la digitalisation et la formalisation des coopératives agricoles et communautaires ».

« La DER/FJ, promoteur et moteur de l’entrepreneuriat inclusif, et votre département ont l’obligation de conjuguer nos efforts pour créer un environnement favorable à l’émergence d’entreprises agricoles formalisées, viables et compétitives », a-t-elle ajouté.

De son côté, le Secrétaire d’État aux Coopératives Agricoles et à l’Encadrement Paysan, Alpha Ba, a salué cette collaboration qu’il juge « déterminante pour la structuration, la matérialisation et la bonne gouvernance du monde rural ».

« Sur instruction du Président de la République, le gouvernement, avec à sa tête Monsieur le Premier Ministre, est prêt à bâtir un écosystème rural inclusif afin que chaque producteur, chaque productrice, chaque groupement et chaque coopérative puisse accéder à des opportunités financières, économiques et institutionnelles équitables », a-t-il souligné.

Gestion des inondations : Cheikh Tidiane Dièye mise sur l’anticipation et la résilience climatique

Ce vendredi, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a présenté les grandes orientations du gouvernement dans la gestion des inondations au Sénégal, lors de la conférence de presse gouvernementale “Káddu” tenue au Building administratif de Dakar. Devant la presse, le ministre a exposé une vision tournée vers la prévention, l’innovation technologique et la durabilité des infrastructures.

D’emblée, Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur la nécessité de renforcer le maillage territorial en équipements météorologiques et hydrologiques, notamment à travers l’installation de radars et de stations automatiques. Ces outils, selon lui, permettront une meilleure anticipation des phénomènes pluvieux et une réponse plus rapide sur le terrain. Dans le même esprit, il a annoncé la pérennisation du système d’alerte et de communication basé sur la technologie et la participation citoyenne, un dispositif déjà expérimenté avec succès dans plusieurs localités.

Le ministre a également rassuré sur l’avancement et l’achèvement des grands chantiers structurants engagés dans plusieurs villes, notamment Touba, Tivaouane, Kaolack et Rufisque. Ces projets, a-t-il précisé, constituent des maillons essentiels dans la politique nationale de drainage et de gestion durable des eaux pluviales. En parallèle, un Plan d’entretien permanent des ouvrages de drainage et de pompage sera mis en œuvre afin d’assurer la durabilité des infrastructures et d’éviter les dégradations récurrentes observées après chaque hivernage.

Par ailleurs, Cheikh Tidiane Dièye a annoncé une réforme importante dans le domaine de l’aménagement urbain. Dorénavant, le paramètre d’altitude, désigné sous la lettre « Z », sera intégré dans toutes les opérations de lotissement et d’autorisation de construire. Cette mesure vise à prévenir les constructions dans les zones basses et à réduire considérablement les risques d’inondation dans les nouvelles zones d’habitation.

« Le Sénégal passe d’une logique de réaction à une logique d’anticipation, et la résilience climatique devient un pilier de la politique publique », a-t-il affirmé, soulignant la volonté du gouvernement de rompre avec les réponses d’urgence pour adopter une approche de long terme.

Abordant les perspectives économiques et environnementales, le ministre a mis en avant des projets innovants fondés sur des solutions naturelles. « Nous allons transformer les défis en opportunités. Nous avons des projets basés sur la nature. Avec la vallée du Sine, nous pouvons créer des lacs artificiels. Et toujours avec Touba et Tivaouane, il est envisagé des activités de pêche et d’élevage avec les opérations hivernales de drainage », a-t-il expliqué.

Cette conférence de presse s’est tenue en présence de la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, ainsi que d’autres membres du gouvernement.

Guem Sa Bopp charge le régime Pastef : « Ceux qui promettaient la rupture ont fini par livrer l’improvisation »

Le ton est tombé, sans détour ni détour. Le Mouvement Guem Sa Bopp (GSB), dirigé par Bougane Gueye Dany, a tiré à boulets rouges sur le régime en place. Dans une déclaration rendue publique ce vendredi 10 octobre 2025, le mouvement a livré une analyse acerbe de la gouvernance actuelle du Pastef, accusé de trahir les espoirs d’un peuple qui attendait la rupture et le changement.

Le communiqué, largement commenté sur les réseaux sociaux, aborde plusieurs secteurs clés de la vie nationale, de l’administration à la justice, en passant par l’économie et la gestion des fonds publics. Bougane Gueye Dany et ses camarades n’ont pas mâché leurs mots : pour eux, « le pays est aujourd’hui gouverné par la peur, la vengeance et le favoritisme », une situation qu’ils jugent incompatible avec les principes de justice et d’équité brandis durant la campagne présidentielle.

Concernant la gestion des 8 milliards de francs CFA destinés à la lutte contre la montée des eaux à Bakel, Guem Sa Bopp dénonce une opacité inquiétante et appelle à un audit complet des fonds alloués. Le mouvement évoque également la persistance des inondations et la multiplication des opérations de déguerpissement, qui selon lui, frappent les couches les plus vulnérables sans solutions alternatives durables.

Sur le plan économique, Bougane Gueye Dany fustige ce qu’il qualifie d’« improvisation » dans la gestion des affaires publiques, soulignant l’absence de vision claire et de plan structuré pour relancer la production nationale, soutenir les entreprises locales et créer des emplois pour les jeunes. « Ceux qui promettaient la rupture ont fini par livrer l’improvisation », martèle-t-il, dénonçant des décisions prises « dans la précipitation et sans concertation ».

Le leader de Guem Sa Bopp estime enfin que la justice reste instrumentalisée, et que la gouvernance actuelle se caractérise davantage par des règlements de comptes politiques que par une volonté réelle de réforme.

En conclusion, le mouvement appelle les Sénégalais à rester vigilants et à ne pas se laisser détourner de l’essentiel : la défense des libertés, la transparence dans la gestion publique et le respect des promesses faites au peuple. Pour Bougane Gueye Dany, il est temps de « remettre le pays sur les rails de la cohérence, de la compétence et du courage politique ».

France : Emmanuel Macron reconduit Sébastien Lecornu comme Premier ministre

C’est la fin d’un suspense qui aura tenu la classe politique française en haleine pendant plusieurs jours. Vendredi soir, la présidence de la République a annoncé dans un communiqué la reconduction de Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre, quatre jours seulement après sa démission. Cette décision intervient à l’issue de longues négociations entre l’Élysée et les principales formations politiques, dans un contexte de forte incertitude institutionnelle.

Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a donc choisi la continuité en maintenant à Matignon celui qui dirigeait déjà le gouvernement avant sa démission. Selon les termes du communiqué officiel, aucune autre précision n’a été apportée concernant la composition du futur exécutif ou la feuille de route qui lui sera assignée. Toutefois, cette reconduction marque la volonté du président de stabiliser la situation politique et d’éviter une crise prolongée après plusieurs semaines de blocage parlementaire.

Sébastien Lecornu, qui s’est exprimé peu après l’annonce sur le réseau social X (ancien Twitter), a déclaré accepter cette mission « par devoir ». Le Premier ministre reconduit a affirmé que son nouveau gouvernement « devra incarner le renouvellement » et que « tous les dossiers évoqués » lors des consultations menées ces derniers jours « seront ouverts au débat parlementaire ». Ces propos traduisent une volonté d’ouverture et de concertation, après des semaines marquées par des tensions entre la majorité présidentielle et l’opposition.

Âgé de 38 ans, Sébastien Lecornu est considéré comme l’un des proches fidèles du président Macron. Ancien ministre des Armées, il s’est illustré par son profil de technicien et de médiateur, notamment dans la gestion des crises internes et les réformes sensibles. Sa reconduction apparaît ainsi comme un choix pragmatique, visant à concilier stabilité et recherche de compromis politique.

Alors que la France traverse une période de paralysie institutionnelle depuis les dernières élections législatives, cette décision pourrait permettre de relancer la machine gouvernementale. Toutefois, le nouveau gouvernement Lecornu devra encore composer avec un Parlement fragmenté et une opinion publique de plus en plus critique, dans un climat social tendu.

Crise sociale à l’AIBD.SA : le SYTAS dénonce un retard de paiement « scandaleux » et alerte sur la détresse des employés

La tension monte au sein de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD.SA). Le Syndicat des Travailleurs des Aéroports du Sénégal (SYTAS) a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi 10 octobre 2025, dénonçant avec véhémence le non-paiement des salaires du mois d’octobre. Une situation que les syndicalistes qualifient de « scandaleuse » et d’« énième forfaiture », venant s’ajouter à une série de manquements répétés à l’encontre des travailleurs.

Dans un communiqué rendu public, le SYTAS s’insurge contre une situation qui, selon lui, plonge les agents dans une profonde précarité en pleine période de rentrée scolaire. « En plein milieu de la rentrée, des pères et mères de famille se retrouvent dans l’incapacité de couvrir les besoins fondamentaux de leurs enfants : fournitures, inscriptions, transport, nourriture… », déplore le syndicat.

Le communiqué dépeint une réalité alarmante pour les employés de l’aéroport, dont certains se voient désormais pénalisés par leurs établissements financiers. « Les banques commencent à suspendre les avantages et à couper les lignes de crédit de nombreux agents, plongeant les familles dans une détresse inacceptable », dénonce le SYTAS.

Face à ce qu’il considère comme un mépris manifeste, le syndicat interpelle directement la direction générale de l’AIBD.SA, l’exhortant à assumer sa « responsabilité sociale ». Il invite également les autorités étatiques, notamment le ministère des Finances et du Budget ainsi que le ministère des Transports aériens, à intervenir sans délai pour « rétablir la situation et garantir le paiement immédiat des salaires ».

« Comment peut-on expliquer qu’une société stratégique comme AIBD.SA, symbole du développement du pays, soit incapable de payer à temps ses travailleurs ? », s’interroge le syndicat, qui dénonce une gestion qu’il juge indigne d’une entreprise nationale aussi importante.

Tout en réaffirmant son attachement au dialogue social, le SYTAS prévient qu’il n’acceptera pas que la dignité des travailleurs soit bafouée. « La dignité des travailleurs n’est pas négociable. Ce sont eux qui, jour et nuit, font tourner un outil national vital », rappelle le communiqué.

Le syndicat met en garde contre une possible radicalisation de son mouvement si la situation n’est pas rapidement régularisée. En cas d’inaction persistante, le SYTAS se dit prêt à prendre « toutes les dispositions légales et syndicales nécessaires », y compris le recours à une mobilisation générale dans les aéroports du pays.

Kaolack : Les données sur les VBG donnent la chair de poule — une alerte de l’ASBEP

Dans un engagement fort pour la promotion des droits humains et l’égalité des sexes, l’Association pour le Bien-Être de la Population (ASBEP), en collaboration avec l’Agence belge de développement (Enabel), a organisé ce vendredi 10 octobre 2025 un atelier de sensibilisation des leaders communautaires sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

L’activité a été présidée par Birahim Fall, chef du service de développement communautaire, par ailleurs médiateur familial et communautaire.

Selon lui, « les statistiques sont alarmantes : Kaolack est un point rouge. Chaque jour, nous recevons des femmes victimes de violences conjugales ou de mariages forcés. Au cours de ces dernières années, les chiffres liés aux violences — qu’elles soient domestiques, sexuelles ou basées sur le genre — ne cessent d’augmenter », a-t-il déploré.

Les associations, à l’image de l’ASBEP, tirent la sonnette d’alarme. Malgré les efforts de formation et de sensibilisation, les victimes sont de plus en plus nombreuses, tandis que les moyens de protection et de prise en charge demeurent limités. « Malgré les campagnes de sensibilisation menées par les associations et la société civile, le silence et la peur empêchent encore beaucoup de femmes et de jeunes filles de dénoncer leurs agresseurs », a ajouté M. Fall.

Conscients de l’ampleur du phénomène, l’ASBEP, appuyée par Enabel, a choisi de miser sur la proximité communautaire afin de changer les mentalités et prévenir les violences sous toutes leurs formes, a conclu le médiateur.

Enlèvement au Mali : un Sénégalais originaire de Ross Béthio torturé par ses ravisseurs

Un ressortissant sénégalais, originaire de Ross Béthio, dans le nord du pays, a été enlevé au Mali, dans la zone nord-est du territoire. Selon des informations rapportées ce vendredi par la Radio Futurs Médias (RFM), le jeune homme est actuellement entre les mains de ravisseurs qui réclament une rançon d’un million de francs CFA pour sa libération.

Les kidnappeurs ont pris contact avec la famille du captif pour exiger le paiement de cette somme, menaçant de le tuer en cas de refus ou de retard. Pour appuyer leurs menaces, ils ont envoyé des vidéos insoutenables dans lesquelles on voit le jeune homme être soumis à des actes de torture. Ces images, d’une extrême violence, ont profondément choqué sa famille et les habitants de Ross Béthio, bouleversés par la cruauté de la scène.

Le calvaire de ce Sénégalais relance les inquiétudes sur la sécurité des ressortissants dans certaines zones frontalières, notamment au Mali, où l’instabilité persiste à cause de la présence de groupes armés et de bandes criminelles opérant dans un climat d’impunité.

Pour l’heure, aucune information officielle n’a filtré concernant l’identité de la victime ni les démarches entreprises par les autorités sénégalaises pour obtenir sa libération. Toutefois, la diffusion de ces vidéos a provoqué une vive émotion au sein de la communauté sénégalaise, qui appelle l’État à agir rapidement pour sauver la vie du jeune homme.

Soutien du CDEPS à Madiambal Diagne : le patronat de la presse dénonce une atteinte à la liberté et aux médias

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) est sorti de sa réserve pour se prononcer sur la situation de Madiambal Diagne, journaliste et ancien président de l’organisation. Dans un communiqué transmis à PressAfrik, le CDEPS exprime sa « vive préoccupation » face à ce qu’il qualifie de « menaces et violences institutionnelles » à l’encontre de son confrère, tout en lui apportant un « fort soutien » dans cette épreuve.

Selon le communiqué, Madiambal Diagne aurait quitté le Sénégal à la suite d’une « menace réelle d’arrestation » alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour la France. Le CDEPS précise que c’est « la manière ainsi que la violence induite pour lui interdire la sortie du territoire » et « sa convocation subséquente à se présenter devant un service de police » qui ont conduit le journaliste à s’installer en France « pour y préparer sa défense ».

L’organisation, présidée par Mamadou Ibra Kane, s’indigne de la tournure qu’ont prise les procédures judiciaires et policières visant M. Diagne. Elle affirme s’émouvoir de « la violence avec laquelle ces démarches ont été engagées », estimant qu’elles traduisent une dérive préoccupante pour « la liberté des citoyens et celle de la presse ». Le CDEPS voit dans cette affaire un signal inquiétant quant au respect des droits fondamentaux des journalistes et au climat général dans lequel évoluent les entreprises médiatiques au Sénégal.

Le communiqué établit également un parallèle entre cette affaire et les difficultés économiques auxquelles sont confrontées les entreprises de presse. Le CDEPS dénonce des « mesures injustes et illégales » qui, selon lui, visent à affaiblir la santé financière de ses membres. Dans ce contexte, l’organisation considère que « la menace qui pèse sur notre confrère constitue une situation dangereuse pour les libertés et la presse en particulier ».

En conclusion, le CDEPS réaffirme sa solidarité pleine et entière envers Madiambal Diagne. « Le CDEPS se solidarise totalement avec M. Diagne et lui apporte un fort soutien dans cette épreuve », souligne le communiqué signé par Mamadou Ibra Kane et ses collaborateurs. Par cette déclaration, le patronat de la presse sénégalaise entend alerter l’opinion publique sur ce qu’il perçoit comme une atteinte croissante à la liberté d’expression et à l’indépendance des médias dans le pays.

Les Lions du Sénégal rugissent : victoire éclatante 5-0 face au Soudan du Sud

Les Lions du Sénégal ont frappé fort ce vendredi en infligeant une lourde défaite au Soudan du Sud sur le score sans appel de 5 à 0, lors de la cinquième journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Devant un public acquis à leur cause, les hommes d’Aliou Cissé ont déroulé un football spectaculaire, combinant efficacité offensive, rigueur défensive et maîtrise collective.

Dès les premières minutes de jeu, le ton était donné. Les Sénégalais ont pris le contrôle du match, imposant un pressing haut et une circulation rapide du ballon. Il n’a fallu que dix minutes pour que les Lions ouvrent le score grâce à un magnifique enchaînement collectif conclu par Ismaïla Sarr, auteur d’une frappe imparable. La domination sénégalaise s’est poursuivie, et avant la pause, Habib Diallo doublait la mise sur une passe millimétrée de Sadio Mané, intenable sur son côté gauche.

En seconde période, le Sénégal a continué sur le même rythme, ne laissant aucun répit à des Sud-Soudanais complètement dépassés. Sadio Mané, véritable chef d’orchestre, a ajouté son nom à la feuille de match avec un but d’anthologie, avant que Nicolas Jackson et Lamine Camara ne scellent définitivement le sort de la rencontre. Avec ce succès, les Lions affichent une confiance retrouvée et confirment leur statut de favoris du groupe.

Au-delà du score, la prestation des hommes d’Aliou Cissé a rassuré sur plusieurs aspects. Le secteur défensif, emmené par Kalidou Koulibaly, s’est montré solide et discipliné, tandis que le milieu de terrain a dicté le tempo avec une grande fluidité. L’attaque, souvent critiquée ces derniers mois pour son manque de réalisme, a répondu de la plus belle des manières avec cinq réalisations et une multitude d’occasions créées.

Grâce à cette victoire, le Sénégal conserve la tête de son groupe et se rapproche à grands pas d’une nouvelle qualification pour la Coupe du Monde. Il ne reste plus qu’un match décisif à disputer : une affiche attendue face à la Mauritanie, mardi prochain, au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio. Une rencontre qui pourrait sceller le billet des Lions pour le Mondial 2026, co-organisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Condamnation d’Amadou Cissé alias « Gaindé Macky Bou Goor » : six mois de prison avec sursis pour discours contraire aux bonnes mœurs

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict ce vendredi dans l’affaire opposant le ministère public au commerçant Amadou Cissé, plus connu sous le surnom de « Gaindé Macky Bou Goor ». Âgé de 57 ans, le prévenu a été reconnu coupable de discours contraire aux bonnes mœurs et condamné à six mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 100 000 F CFA.

Les faits remontent à la diffusion sur les réseaux sociaux d’un enregistrement sonore dans lequel Amadou Cissé tenait des propos injurieux visant la ville sainte de Touba et l’autoroute Ila Touba. Ces paroles, jugées offensantes et irrespectueuses, avaient suscité une vive indignation dans l’opinion publique et conduit à son arrestation.

Lors de son passage à la barre, le commerçant n’a pas tenté de nier les faits. D’un ton empreint de regret, il a reconnu avoir tenu les propos incriminés et a présenté ses excuses au tribunal ainsi qu’à toutes les personnes et institutions offensées par ses paroles.

Ses avocats, Maîtres Bamba Fall, Ousmane Diagne et Abdoulaye Sène, ont plaidé pour la clémence, soulignant la sincérité des regrets exprimés par leur client et l’absence d’antécédents judiciaires. Selon la défense, Amadou Cissé aurait agi sous le coup de la colère et sans mesurer la portée de ses propos.

De son côté, le représentant du ministère public a insisté sur la gravité des faits. Il a rappelé que les propos de l’accusé visaient des symboles respectés et avaient un potentiel de trouble à l’ordre public. Après avoir fait écouter l’enregistrement à la cour, le procureur a requis six mois de prison ferme et une amende de 500 000 F CFA, estimant que de telles dérives ne devaient pas rester impunies.

À l’issue des débats, le tribunal a finalement opté pour une peine avec sursis, prenant en compte les excuses du prévenu et les arguments de la défense. Amadou Cissé échappe ainsi à la prison ferme, mais devra s’acquitter d’une amende de 100 000 F CFA.

Mystère dissipé à Nguekhokh : l’autopsie tranche dans la mort troublante de l’ex-policier Mbaye Sy

Le voile est enfin levé sur la mort mystérieuse de Mbaye Sy, ancien agent de la Police nationale retrouvé pendu dans sa chambre à Nguekhokh le lundi 6 octobre 2025. Cette disparition, qui avait semé le trouble et alimenté de nombreuses rumeurs dans la localité, vient de connaître un dénouement décisif après la publication des résultats de l’autopsie. Selon les conclusions des médecins légistes de l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour, la thèse du suicide est formellement confirmée.

Dès la découverte du corps, la consternation s’était emparée du quartier. L’épouse de la victime, bouleversée, avait alerté les voisins et les gendarmes après avoir trouvé son mari inanimé dans leur chambre. Très vite, la scène avait suscité des interrogations et éveillé les soupçons. Plusieurs témoins et proches de l’ancien policier avaient remis en cause la possibilité d’un suicide, avançant des éléments jugés incohérents. Le corps de Mbaye Sy avait été retrouvé debout, dos au mur, un tissu fin noué autour du cou et accroché à la grille d’une fenêtre depuis l’extérieur. Pour nombre d’observateurs, il paraissait inconcevable qu’un homme de sa stature ait pu se donner la mort dans de telles conditions.

Ces doutes avaient nourri l’hypothèse d’un acte criminel maquillé en suicide, plongeant la famille dans l’incompréhension et ravivant les spéculations au sein de la population. Certains voisins évoquaient même des tensions récentes ou des différends dans son activité immobilière, sans qu’aucune preuve tangible ne vienne étayer ces rumeurs.

Cependant, les conclusions de l’autopsie viennent mettre fin à cette zone d’ombre. Selon une source proche du dossier citée par L’Observateur, le rapport du médecin légiste est sans ambiguïté : la mort de Mbaye Sy est due à une pendaison. Les signes cliniques observés sur le corps, notamment les marques caractéristiques sur le cou et l’absence de traces de lutte ou de violences extérieures, confirment la thèse du suicide. Le document, transmis le jour même à la famille, corrobore les premiers constats des enquêteurs de la Brigade de gendarmerie de Nguekhokh, qui avaient déjà relevé des indices allant dans ce sens.

Âgé d’une cinquantaine d’années, Mbaye Sy s’était reconverti dans le secteur de l’immobilier après avoir quitté la Police nationale. Décrit par ses proches comme un homme discret, réservé et sans histoires, il menait, selon ses voisins, une existence paisible. Aucune difficulté financière, ni antécédent de troubles psychologiques n’avaient jusque-là été signalés. Sa mort soudaine et les conditions dans lesquelles elle s’est produite restent donc difficiles à comprendre pour ses proches.

Mandat rouge, riposte bleue : la défense de Madiambal Diagne contre-attaque Interpol

Le feuilleton judiciaire impliquant Madiambal Diagne vient de franchir une nouvelle étape, désormais portée sur le terrain international. Selon des informations publiées par L’Observateur, la défense du journaliste et patron du groupe Avenir Communication a officiellement saisi Interpol pour demander la suspension et l’annulation de la notice rouge émise à la demande de l’État du Sénégal. Cette notice, diffusée le 26 septembre dernier, fait suite au mandat d’arrêt international lancé contre le journaliste, soupçonné d’infractions financières.

L’affaire prend une tournure particulièrement tendue depuis les événements survenus dans la nuit du 23 septembre 2025. Ce soir-là, Madiambal Diagne, sur le point d’embarquer pour Paris à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), a été intercepté par des éléments de la police et empêché de quitter le territoire. Quelques jours plus tard, des sources policières annonçaient que le journaliste avait réussi à quitter le Sénégal de manière irrégulière, avant même que le mandat d’arrêt international ne soit officiellement signé.

Face à cette situation, son équipe de défense a décidé de contre-attaquer sur le plan juridique. Un collectif composé d’avocats sénégalais et français, parmi lesquels Me El Hadji Amadou Sall, Me Baboucar Cissé, Me Dior Diagne, Me Antoine Mbengue, Me Ousmane Thiam, Me Pape Stoe, Me Arona Basse, Me Ramatoulaye Bâ ainsi que le cabinet William Bourdon & Associés, a entrepris une démarche auprès d’Interpol. Dans un communiqué rendu public, ils annoncent avoir saisi l’organisation internationale afin de suspendre la notice rouge et d’en obtenir purement et simplement l’annulation.

Les conseils du journaliste estiment que la procédure engagée par les autorités sénégalaises repose sur des motivations politiques. « Cette notice rouge est le prolongement d’une instrumentalisation de la justice à des fins de persécution politique. Il s’agit d’une manœuvre visant à réduire au silence une voix critique du pouvoir », soutient le collectif dans un ton particulièrement ferme. Selon eux, « le caractère politique de cette affaire saute aux yeux de tous ».

Les avocats contestent notamment les fondements du dossier, qu’ils jugent « juridiquement fragiles et procéduralement viciés ». Ils mettent en cause un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), à l’origine des poursuites, qu’ils qualifient de « document unilatéral, non contradictoire et dénué de valeur probante ». Pour la défense, ce rapport ne saurait justifier une telle procédure pénale, encore moins un mandat d’arrêt international.

L’affaire a pris un tournant encore plus dramatique lorsque, le 29 septembre 2025, le doyen des juges du Pool judiciaire financier a ordonné la mise sous mandat de dépôt de l’épouse de Madiambal Diagne, Mabintou Diaby, ainsi que de leurs deux fils, Serigne Saliou et Mohamed Diagne. Tous trois sont poursuivis dans le même dossier, dans le cadre d’une délégation judiciaire instruite par la Brigade antiterroriste (BAT) de la Division des Investigations Criminelles (DIC). Les avocats dénoncent une procédure « précipitée » et « injustifiée », rappelant que Serigne Saliou Diagne ne figurait même pas dans le réquisitoire initial du parquet.

Pour le collectif, cette série d’arrestations illustre une volonté manifeste de harcèlement judiciaire. Ils y voient une tentative de déstabilisation visant à faire pression sur Madiambal Diagne, dont les positions publiques et éditoriales ont souvent suscité la controverse. « Madiambal Diagne a toujours assumé sa proximité avec l’ancien président Macky Sall. Il n’a jamais caché ses opinions, même lorsqu’elles étaient impopulaires. Son franc-parler dérange. C’est ce qui explique la chasse à l’homme dont il est victime », affirment-ils.

Cette bataille judiciaire à double front — nationale et internationale — ouvre un nouvel épisode d’un bras de fer tendu entre un journaliste influent et l’appareil d’État. Alors que la justice sénégalaise poursuit son instruction, la défense de Madiambal Diagne entend faire de la scène internationale le terrain de sa riposte, espérant qu’Interpol reconnaîtra le caractère politique du dossier et annulera la notice rouge.

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