Société
Mystère dissipé à Nguekhokh : l’autopsie tranche dans la mort troublante de l’ex-policier Mbaye Sy
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par
Diack
Le voile est enfin levé sur la mort mystérieuse de Mbaye Sy, ancien agent de la Police nationale retrouvé pendu dans sa chambre à Nguekhokh le lundi 6 octobre 2025. Cette disparition, qui avait semé le trouble et alimenté de nombreuses rumeurs dans la localité, vient de connaître un dénouement décisif après la publication des résultats de l’autopsie. Selon les conclusions des médecins légistes de l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour, la thèse du suicide est formellement confirmée.
Dès la découverte du corps, la consternation s’était emparée du quartier. L’épouse de la victime, bouleversée, avait alerté les voisins et les gendarmes après avoir trouvé son mari inanimé dans leur chambre. Très vite, la scène avait suscité des interrogations et éveillé les soupçons. Plusieurs témoins et proches de l’ancien policier avaient remis en cause la possibilité d’un suicide, avançant des éléments jugés incohérents. Le corps de Mbaye Sy avait été retrouvé debout, dos au mur, un tissu fin noué autour du cou et accroché à la grille d’une fenêtre depuis l’extérieur. Pour nombre d’observateurs, il paraissait inconcevable qu’un homme de sa stature ait pu se donner la mort dans de telles conditions.
Ces doutes avaient nourri l’hypothèse d’un acte criminel maquillé en suicide, plongeant la famille dans l’incompréhension et ravivant les spéculations au sein de la population. Certains voisins évoquaient même des tensions récentes ou des différends dans son activité immobilière, sans qu’aucune preuve tangible ne vienne étayer ces rumeurs.
Cependant, les conclusions de l’autopsie viennent mettre fin à cette zone d’ombre. Selon une source proche du dossier citée par L’Observateur, le rapport du médecin légiste est sans ambiguïté : la mort de Mbaye Sy est due à une pendaison. Les signes cliniques observés sur le corps, notamment les marques caractéristiques sur le cou et l’absence de traces de lutte ou de violences extérieures, confirment la thèse du suicide. Le document, transmis le jour même à la famille, corrobore les premiers constats des enquêteurs de la Brigade de gendarmerie de Nguekhokh, qui avaient déjà relevé des indices allant dans ce sens.
Âgé d’une cinquantaine d’années, Mbaye Sy s’était reconverti dans le secteur de l’immobilier après avoir quitté la Police nationale. Décrit par ses proches comme un homme discret, réservé et sans histoires, il menait, selon ses voisins, une existence paisible. Aucune difficulté financière, ni antécédent de troubles psychologiques n’avaient jusque-là été signalés. Sa mort soudaine et les conditions dans lesquelles elle s’est produite restent donc difficiles à comprendre pour ses proches.
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