Redressement économique : Me Oumar Youm démonte le plan du gouvernement

Le plan de redressement économique et social récemment présenté par le gouvernement continue de susciter de vives réactions dans l’opposition. Lors du point de presse de l’Alliance pour la République (APR), Me Oumar Youm, ancien ministre des Infrastructures et figure de proue de l’ex-parti au pouvoir, a livré une analyse sévère du document dévoilé par le Premier ministre Ousmane Sonko.

Selon Me Youm, ce plan, loin d’être une stratégie cohérente de relance économique, s’apparente à un ajustement structurel volontaire aux conséquences potentiellement désastreuses pour les ménages et les différentes couches sociales du pays. « Les soubassements de ce plan sont catastrophiques. Il ne prend pas en compte les réalités concrètes que vivent les Sénégalais », a-t-il martelé.

L’ancien ministre n’a pas manqué de fustiger ce qu’il considère comme une communication politique déconnectée du réel. « Nous avons vu un Premier ministre rester debout pendant 75 minutes pour présenter un plan aérien. Or, l’économie, c’est du concret. Il faut partir du réel, de ce qui est plausible et faisable », a-t-il insisté, remettant en cause la pertinence des orientations économiques affichées par le gouvernement.

Me Youm a par ailleurs dénoncé une instrumentalisation de la fiscalité. À ses yeux, ce prétendu plan de redressement n’est en réalité qu’un catalogue de mesures fiscales, loin des ambitions sociales annoncées. « Ce n’est pas un plan de redressement économique, mais un plan simplement fiscal », a-t-il tranché, allant jusqu’à qualifier le document d’« exercice de communication » et de « violation flagrante de notre démocratie ».

Avec une pointe d’ironie, il estime que le plan lui-même mérite un « Jubeunti », autrement dit, un redressement, tant ses incohérences sont manifestes.

Kaolack : Le président du conseil départemental salue la pertinence de l’élaboration de la Politique nationale de l’emploi

Le chômage des jeunes n’est plus une fatalité. Depuis plusieurs années, les autorités locales ont décidé de passer à l’action. C’est dans ce cadre que le président du Conseil départemental de Kaolack, Ahmeth Youssouf Benjelloun, s’est exprimé ce jeudi 7 juillet 2025, lors du Comité régional de développement (CRD) marquant le lancement des consultations régionales pour l’élaboration de la Politique nationale de l’emploi.

« Nous sommes honorés de votre présence à cette rencontre et sensibles à l’intérêt que vous portez aux préoccupations des acteurs territoriaux. Votre démarche participative et inclusive, qui consiste à consulter les parties prenantes à la base, est à saluer avec la plus grande considération. Elle témoigne d’une volonté de bâtir une politique nationale de l’emploi ancrée dans les réalités locales et attentive aux attentes des citoyens », a déclaré Ahmeth Youssouf Benjelloun.

Revenant sur ses engagements pris lors des élections territoriales de 2022, le président du Conseil départemental a rappelé sa volonté de travailler aux côtés des populations et des partenaires pour la construction d’un département écologique, économiquement prospère, socialement épargné, et résilient. « Parmi les chantiers prioritaires identifiés, l’emploi des jeunes et des femmes occupe une place de choix. Il faut le rappeler : l’emploi n’est pas seulement un indicateur économique, c’est aussi un levier d’intégration sociale et un facteur déterminant de stabilité et de paix », a-t-il souligné.

Et d’ajouter : « Dans un pays comme le nôtre, où la majorité de la population est constituée essentiellement de jeunes, la mise en place d’une politique de l’emploi efficace est non seulement une nécessité, mais une urgence. »

S’adressant au ministre en charge de l’Emploi, il a conclu : « Monsieur le ministre, au regard de la pertinence du thème, nous nous engageons à vous accompagner dans ce combat contre le chômage des jeunes. »

Kaolack : Lancement des consultations régionales pour l’élaboration de la Politique nationale de l’emploi

Face à un chômage structurel qui touche particulièrement les jeunes et les femmes, le gouvernement du Sénégal a engagé un vaste processus participatif en vue de l’élaboration d’une nouvelle Politique nationale de l’emploi (PNE). Ce chantier stratégique vise à définir un cadre cohérent, inclusif et durable pour répondre aux défis du marché du travail.

C’est dans ce cadre que le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, M. Abasse Fall, a présidé, ce jeudi 7 août 2025, à Kaolack, l’atelier de lancement des consultations régionales relatives à l’élaboration de cette nouvelle politique.

« Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement 2025-2029, adossée à l’Agenda Sénégal 2050, le gouvernement a fait de l’emploi et de l’employabilité une priorité absolue », a déclaré le ministre.

Il a rappelé que, lors du Conseil des ministres du 16 octobre 2024, le président de la République, Son Excellence M. Bassirou Diomaye Faye, a instruit son département de conduire l’élaboration d’une politique nationale de l’emploi alignée sur la Vision Sénégal 2050.

Le ministre a également souligné que ce processus se veut inclusif et participatif, associant l’ensemble des parties prenantes aux niveaux central et territorial. L’objectif est de produire un document stratégique fidèle aux aspirations des populations, aux réalités socio-économiques locales, ainsi qu’aux priorités spécifiques de chaque territoire.

Lancé officiellement le 15 mai 2025, ce processus bénéficie du soutien de partenaires techniques et financiers, notamment le Bureau international du Travail (BIT) et l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).

le renforcement des capacités du Comité de pilotage (COPIL), la réalisation d’un diagnostic national approfondi en partenariat avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les consultations régionales comme celle de Kaolack, et enfin, l’élaboration et la validation du document final de la politique.

Le ministre a insisté sur l’importance de la phase actuelle du diagnostic, conduite sous la coordination des autorités administratives et locales. Cette étape permet d’analyser les dynamiques du marché du travail, de croiser les expériences et de dégager des pistes d’action réalistes et adaptées.

« J’invite toutes les parties prenantes – collectivités territoriales, services publics de l’emploi et de l’entrepreneuriat, structures régionales, jeunes, femmes – à s’impliquer pleinement. Sous l’autorité du gouverneur, cette consultation doit aboutir à un diagnostic régional structuré et porteur de solutions », a conclu M. Abasse Fall.

Mise en garde contre les dangers de la discorde ( par Cheikh Mohamed Lamine Cheibata Aïdara)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

De la part de : Cheikh Mohamed Lamine Cheibata Aïdara
Président du Mouvement Mondial de la Jeunesse Islamique Abarar

À : Mes chers frères, dirigeants des partis politiques du Sénégal
Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous,

Objet : Mise en garde contre les dangers de la discorde

Nous, au sein du Mouvement Abarar, suivons avec une vive inquiétude l’escalade des discours politiques qui frisent l’incitation à la division et à la discorde entre les fils d’un même peuple. C’est par sens de responsabilité religieuse et patriotique que nous vous rappelons que les nations se construisent par la sagesse et se détruisent par la fitna (discorde). Allumer le feu de la division n’apporte aucun bénéfice, même à celui qui l’a allumée le premier.

Le Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) a mis en garde avec sévérité en disant :
« La fitna (discorde) est endormie ; qu’Allah maudisse celui qui l’éveille. »
[Rapporté par At-Tabarani avec une chaîne de transmission bonne].

Nous vous appelons donc à privilégier l’intérêt supérieur de la nation sur les calculs partisans. L’histoire ne pardonne pas, et chacun sera interrogé devant Dieu sur ses paroles et ses actes. La voix de la sagesse doit prévaloir sur le tumulte de l’agitation, et les voies de réforme ne passent pas par l’incitation à la discorde, mais par le dialogue, la responsabilité et la crainte de Dieu.

Qu’Allah vous guide vers ce qui est bénéfique pour le pays et qu’Il nous préserve tous des troubles, visibles ou cachés.

Was-Salamou ‘alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh.

Fait à Rao– Saint-Louis, Sénégal
Le 11 juillet 2025

Cheikh Mohamed Lamine Cheibata Aïdara
Président du Mouvement Abarar

À l’approche du Grand Magal, le Président Diomaye Faye en visite chez le Khalife général des Mourides : entre tradition et engagement républicain

À moins d’une semaine de la célébration du Grand Magal de Touba, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce jeudi 7 août une visite officielle au domicile du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. Une démarche empreinte de solennité et de respect, perpétuant une tradition bien ancrée chez les chefs d’État sénégalais.

Accompagné de la Première Dame, Absa Faye, et d’une forte délégation ministérielle, le Président s’est entretenu avec le guide spirituel, réaffirmant la volonté de son gouvernement d’œuvrer pleinement à la réussite de cet événement religieux d’envergure.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a tenu à remercier le Khalife pour son accueil chaleureux avant de rappeler les directives fermes données à son équipe gouvernementale. « Ces derniers jours, en Conseil des ministres, j’ai réitéré mes instructions aux ministres et directeurs généraux pour qu’aucun effort ne soit ménagé. Le Premier ministre a été responsabilisé afin que rien ne soit laissé au hasard », a-t-il déclaré.

Par cette visite, le chef de l’État a également tenu à montrer que le Magal ne relève pas uniquement de la sphère spirituelle, mais constitue aussi un défi logistique, sanitaire et sécuritaire majeur pour l’État.

Le Président Faye a réaffirmé la place centrale de l’être humain dans son projet de société, soulignant l’importance accordée à la religion comme socle de la cohésion nationale. « L’écoute que nous accordons aux familles religieuses est une forme de sacerdoce. Nous sommes friands des conseils que vous nous prodiguez pour le bien du pays », a-t-il déclaré, marquant son attachement au dialogue interinstitutionnel et à la guidance spirituelle.

Évoquant les chantiers majeurs en cours à Touba, le chef de l’État a rassuré sur l’implication de l’État dans la réalisation des projets chers au Khalife, notamment l’Université de Touba et la rénovation de la Grande Mosquée. « Nous savons que vous êtes en mesure de mener à bien ces projets, mais l’État ne peut rester les bras croisés », a-t-il affirmé, confirmant qu’une délégation du Khalife a été reçue à ce sujet, et que le Premier ministre a été instruit pour un suivi de proximité.

Parmi les membres du gouvernement ayant accompagné le président figuraient notamment Jean Baptiste Tine, ministre de l’Intérieur, Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, Moussa Balla Fofana, ministre de l’Urbanisme, ainsi qu’Alioune Dione, ministre de la Microfinance. Leur présence témoigne de l’importance accordée par les autorités à la réussite logistique, financière et sociale du Magal.

GUINÉE-BISSAU : Umaro Sissoco Embalo limoge son Premier ministre à quatre mois de la présidentielle

La scène politique bissau-guinéenne connaît un nouveau rebondissement. Le président Umaro Sissoco Embalo a procédé, ce jeudi 7 août 2025, à la révocation du Premier ministre Rui Duarte Barros, par décret présidentiel. Dans la foulée, il a nommé Braima Camara, un proche du pouvoir et membre influent de son parti, le Mouvement pour l’alternance démocratique (Madem G15), à la tête du gouvernement.

Aucune explication officielle n’a été fournie quant aux raisons de ce limogeage. Toutefois, cette décision intervient dans un climat politique particulièrement tendu, à seulement quatre mois de l’élection présidentielle prévue pour le 23 novembre prochain. De nombreux observateurs y voient une manœuvre politique visant à consolider le contrôle du président sur l’exécutif à l’approche du scrutin.

Rui Duarte Barros, figure du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), principal parti d’opposition, avait été nommé en décembre 2023 dans un contexte de recomposition politique post-crise. Son éviction est perçue comme un coup dur pour l’opposition, déjà critique à l’égard de la gouvernance d’Embalo et de ce qu’elle qualifie de dérives autoritaires.

Depuis son indépendance du Portugal en 1973, la Guinée-Bissau est régulièrement secouée par des coups d’État, des luttes de pouvoir, et une instabilité institutionnelle chronique. Malgré un espoir de normalisation après la présidentielle de 2014, les turbulences politiques ont perduré. L’accession au pouvoir d’Embalo en 2019, à l’issue d’une élection controversée, n’a pas mis fin aux tensions. En décembre 2023, le pays avait déjà connu une tentative de coup de force qui avait aggravé les divisions au sein des institutions.

La nomination de Braima Camara, considéré comme un fidèle du président, pourrait accroître les crispations politiques. L’opposition, tout comme la société civile, redoute une concentration des pouvoirs au sommet de l’État à l’approche d’un scrutin décisif.

Saly : Thierno Bocoum tire la sonnette d’alarme après l’attaque violente aux Diamantines

Suite à l’attaque sanglante survenue dans la nuit du 5 au 6 août à la résidence “Les Diamantines” à Saly, marquée par un viol collectif, des violences sur mineure et un vol important, Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR-Les Leaders, monte au créneau. Dans une tribune, il dénonce une insécurité désormais chronique dans les zones touristiques et interpelle l’État.

Le choc est encore vif à Saly, station balnéaire réputée, où un drame d’une extrême violence a éclaté dans la nuit du 5 au 6 août. Des individus armés ont fait irruption dans une villa de la résidence “Les Diamantines”, où ils ont perpétré un viol collectif, agressé une fillette et dérobé de nombreux biens de valeur. Ce crime odieux, qui a profondément bouleversé l’opinion, relance le débat sur la sécurité dans les zones touristiques du pays.

C’est dans ce contexte tendu que Thierno Bocoum, ancien député et leader du parti AGIR-Les Leaders, a pris la plume pour alerter l’opinion publique et interpeller les autorités. Dans une tribune poignante, il affirme que « ce qui s’est passé à Saly n’est plus un cas isolé mais le symptôme d’une insécurité croissante dans les zones touristiques ».

Selon lui, Saly, Mbour, Warang ou encore Thiès sont devenus le théâtre d’opérations récurrentes de bandes armées qui ciblent villas, hôtels et campements touristiques. « Leur sentiment d’invincibilité alimente leur audace, plongeant les populations locales dans l’angoisse », écrit-il. Il pointe du doigt les conséquences dramatiques de cette situation : désaffection touristique, repli des investisseurs, ralentissement économique local, dégradation de l’image du Sénégal à l’international.

Thierno Bocoum estime que ces zones doivent désormais être considérées comme des « zones à risque » et appelle à une réaction urgente et coordonnée des pouvoirs publics. Il propose une série de mesures concrètes pour endiguer le phénomène : mise en place de brigades spécialisées, installation de caméras de surveillance, organisation de patrouilles mixtes, renforcement des dispositifs communautaires encadrés, numéros d’alerte fonctionnels, et obligation de sécurité renforcée pour les établissements touristiques.

L’ancien parlementaire souligne que cette insécurité affecte bien plus que le secteur du tourisme. Elle désorganise les communautés locales, affaiblit la cohésion sociale et pousse certains habitants à organiser des rondes informelles ou à recourir à une justice parallèle, non sans risques de dérives. « Le tissu local est fracturé. Le Sénégal ne peut prétendre être une destination fiable si l’insécurité devient la norme », alerte-t-il.

Et de conclure : « La paix sociale, l’économie locale et la stabilité nationale sont en jeu. L’État doit agir vite, fermement et durablement puisque sans sécurité, il n’y a ni tourisme ni croissance. »

Eumeu Sène porte plainte contre Niang Xaragne Lo pour diffamation : la tension monte dans l’arène

Le lutteur Eumeu Sène a officiellement déposé une plainte pour diffamation contre l’influenceur Niang Xaragne Lo, à la suite de propos jugés offensants, tenus peu avant son combat très attendu contre Franc. Une affaire qui fait grand bruit dans l’univers de la lutte sénégalaise, où les rivalités sportives débordent parfois les limites de l’arène.

Les faits remontent à la période précédant le duel entre Eumeu Sène et Franc. À cette époque, Niang Xaragne Lo, figure influente des réseaux sociaux, aurait tenu des propos publics à l’encontre du lutteur de Pikine. Bien que la nature exacte de ces déclarations n’ait pas été précisée, elles ont été perçues par Eumeu Sène et son entourage comme des attaques personnelles portant atteinte à son honneur et à son image.

Ce combat représentait une échéance importante pour Eumeu Sène, considéré par beaucoup comme une occasion de redorer le blason de Pikine après une série de contre-performances. La sortie de l’influenceur aurait donc été particulièrement mal accueillie, dans un contexte déjà tendu.

Selon les informations rapportées par le média Fadam, plusieurs tentatives de médiation ont été initiées dans le but d’apaiser les tensions. Des personnalités influentes du monde de la lutte auraient tenté d’entrer en contact avec le camp d’Eumeu Sène. Mais ces efforts seraient restés sans suite, la partie plaignante demeurant injoignable ou peu réceptive aux appels au dialogue.

La situation a pris une nouvelle tournure après la défaite d’Eumeu Sène face à Franc. Ce revers, face à un adversaire plus jeune et considéré comme prometteur, a visiblement renforcé la volonté du lutteur d’aller jusqu’au bout de sa démarche judiciaire. C’est dans ce contexte de frustration et de déception qu’il a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux.

L’affaire oppose désormais deux figures publiques : un champion de lutte au palmarès reconnu, et un influenceur suivi par des milliers d’internautes. Elle soulève une question récurrente dans l’espace public sénégalais : jusqu’où peut aller la liberté d’expression, notamment sur les réseaux sociaux, sans empiéter sur la dignité et la réputation des personnes ciblées ?

Afrobasket 2025 : Les Lions du Sénégal reçoivent le drapeau national avant leur départ pour Luanda

À quelques jours du début de la 31e édition de l’Afrobasket masculin, prévue du 12 au 24 août à Luanda (Angola), l’équipe nationale du Sénégal a reçu, ce jeudi, le drapeau national des mains du ministre des Transports, Yankhoba Diémé, agissant au nom du chef de l’État. La cérémonie, empreinte de solennité et d’émotion, symbolise l’engagement ferme de l’État à accompagner les Lions dans cette nouvelle conquête continentale.

Dans son allocution, le ministre a salué le glorieux passé du basketball sénégalais, rappelant que l’équipe masculine, tout comme la sélection féminine, a inscrit son nom en lettres d’or dans les annales sportives africaines avec cinq titres continentaux. « C’est beau. J’allais dire même très beau », a-t-il lancé, visiblement ému.

Revenant sur le parcours récent des Lions, le ministre a mis en avant les six victoires consécutives obtenues lors des éliminatoires, témoignage d’un groupe solide, compétitif et prêt à affronter les plus grandes nations. Il a encouragé les joueurs à faire preuve de courage, de détermination et d’un mental d’acier, tout en leur adressant un message fort :

« Sortez les griffes, rugissez encore plus fort sur le sol angolais et revenez-nous avec le trophée ! »

Yankhoba Diémé a aussi souligné les efforts consentis par l’État, dans un contexte économique tendu, pour offrir aux Lions une préparation de qualité, qui selon lui, est l’une des meilleures de l’histoire du basketball sénégalais. « Des sacrifices ont été faits sur instruction du chef de l’État », a-t-il précisé, assurant que tout a été mis en œuvre pour que l’équipe aborde le tournoi dans les meilleures conditions.

Le ministre n’a pas manqué de saluer le rôle capital des supporters sénégalais, les qualifiant de « douzième Gaïndé », capables de transcender l’équipe par leurs chants et leur ferveur inégalable.

Enfin, il a adressé un message d’unité et de cohésion à l’ensemble de la délégation, en appelant à régler les éventuels différends « dans nos chambres, avec la sagesse africaine », insistant sur l’importance de rester un et indivisibles pour espérer décrocher le sacre.

Justice : Assane Diouf condamné à quatre mois ferme, ses avocats vont faire appel

L’activiste Assane Diouf a été condamné, ce jeudi 7 août, à quatre mois de prison ferme par le tribunal de grande instance de Dakar. Il a été reconnu coupable des chefs de diffusion de fausses nouvelles et de discours contraire aux bonnes mœurs, une peine qu’il a d’ores et déjà purgée.

Dans ce dossier très suivi, le tribunal a toutefois relaxé Assane Diouf du chef d’accusation d’offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République, écartant ainsi l’un des griefs les plus lourds portés contre lui.

À la sortie de l’audience, l’un de ses avocats, Me Aboubakry Barro, a salué une décision « satisfaisante » du tribunal, mettant en avant la sagesse de la juridiction qui, selon lui, a démontré une bonne compréhension du droit pénal et de la procédure.

« Le tribunal n’a pas eu à fixer une amende. Mon client ne paiera donc aucune somme à l’État », a précisé Me Barro sur les ondes de la RFM.

Toutefois, la défense ne compte pas s’arrêter là. Les avocats d’Assane Diouf ont annoncé leur intention d’interjeter appel, estimant que leur client ne devait pas être reconnu coupable sur les deux chefs retenus.

« Nous considérons, en droit, qu’il n’y a eu ni diffusion de fausses nouvelles ni discours contraire aux bonnes mœurs », a martelé Me Barro.

Visite officielle : Ousmane Sonko reçu par le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a été reçu ce jeudi à Ankara par le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans le cadre d’une visite officielle de cinq jours entamée mercredi en Turquie. Cette mission diplomatique s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales entre Dakar et Ankara.

À son arrivée au palais présidentiel, le chef du gouvernement sénégalais a été accueilli avec les honneurs. Lui et son hôte ont passé en revue la garde républicaine turque avant de s’entretenir en tête-à-tête sur des sujets d’intérêt commun.

Cette rencontre au sommet entre Ousmane Sonko et Recep Tayyip Erdogan devrait permettre de consolider les axes de coopération existants entre les deux pays, notamment dans les domaines de l’économie, du commerce, de l’industrie, des infrastructures, ainsi que sur les questions géopolitiques d’actualité.

Le Premier ministre est accompagné d’une délégation composée de plusieurs membres du gouvernement, dont Yassine Fall, ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Abdourahmane Sarr, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, et Serigne Guèye Diop, ministre de l’Industrie et du Commerce.

Un message énigmatique de Pape Alé Niang sème le doute : simple méditation ou message codé ?

Le Directeur général de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS), Pape Alé Niang, est au cœur de nombreuses interrogations depuis la publication d’un message énigmatique sur sa page X (ex-Twitter), ce jeudi. Une phrase aux allures de maxime philosophique, mais qui suscite curiosité et spéculations.

« La vie est très étrange. On vient avec rien, puis on se bat pour tout, puis on laisse tout et on repart avec rien », a-t-il écrit, avant d’ajouter un symbole évoquant une « philosophie de vie ».

Laconique et sans contexte particulier, ce message a ouvert la porte à toutes les interprétations. Certains y voient une simple réflexion existentielle, un moment de recul dans un quotidien chargé, voire une pause méditative. D’autres, en revanche, y décèlent un message voilé, voire un sous-entendu adressé à des initiés.

Dans un contexte où la RTS et son directeur général sont régulièrement au centre des débats sur la gestion de l’information publique, chaque mot prononcé ou écrit par Pape Alé Niang est scruté. Son passé d’activiste et de journaliste engagé alimente cette lecture plus politique ou symbolique du message.

S’agit-il d’une remise en question personnelle ? D’un avertissement implicite ? D’un désenchantement face aux réalités du pouvoir ? Le mystère reste entier, d’autant que l’auteur n’a pas apporté de clarification depuis la publication.

Touba – Grand Magal : Thierno Alassane Sall salue le discours de Cheikh Bass Abdou Khadre et prône l’intégrité en politique

En visite à Touba à l’approche du Grand Magal, Thierno Alassane Sall, président du parti La République des Valeurs, a tenu à rendre hommage au porte-parole du Khalife général des Mourides, Cheikh Bass Abdou Khadre Mbacké, pour son discours jugé salutaire sur les dérives du monde politique sénégalais.

Face à la presse, l’ancien ministre n’a pas caché son adhésion aux propos du dignitaire mouride, qui a récemment fustigé l’inconstance des acteurs politiques et leur tendance à renier leurs engagements une fois portés au pouvoir.

« Je salue le courage et la lucidité de Cheikh Bass. Son discours sur les politiciens qui changent de langage selon leur position est d’une grande pertinence », a déclaré Thierno Alassane Sall.

Dans un registre plus personnel, le leader politique a partagé un souvenir de ses échanges avec Cheikh Bass Abdou Khadre lorsqu’il occupait des fonctions ministérielles :

« Lorsque j’étais ministre, je me suis entretenu à deux reprises, en plein ramadan, avec Cheikh Bass sur des dossiers essentiels. Je me rappelle lui avoir suggéré d’écrire ses mémoires, car ne pas le faire serait exposer le Sénégal à une perte immense. C’est un homme qui peut beaucoup nous apporter en matière de sciences politiques et de gestion des ressources humaines. »

Marquant son discours d’une touche de spiritualité, Thierno Alassane Sall a sollicité des prières pour la paix au Sénégal et pour une relance économique durable. Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement de son parti à promouvoir une gouvernance éthique et transparente.

« Nul n’a le droit d’utiliser l’argent du peuple à des fins personnelles », a-t-il martelé, insistant sur l’importance de la redevabilité et de la transparence dans la gestion des affaires publiques.

Cambriolage violent aux « Diamantines » : le commissariat de Saly précise sa non-compétence territoriale

Le commissariat urbain de Saly a tenu à apporter des éclaircissements, ce mercredi 6 août 2025, concernant un cambriolage d’une extrême violence survenu dans la nuit du 5 août dans une villa de la résidence « Les Diamantines », située près du village de Nguerigne.

Dans une note transmise à la presse, le Commissaire Oumar Mbaye a précisé que, bien qu’une déclaration ait été enregistrée dans leurs locaux, les faits se sont produits hors de leur zone de compétence. « Après vérification, il a été établi que la villa concernée se trouve dans la commune de Sindia, qui n’est pas de notre ressort territorial », a indiqué le chef de service.

Par conséquent, le responsable de la villa a été invité à se rapprocher de la Brigade de Gendarmerie compétente, afin que l’enquête puisse être ouverte dans les règles de droit.

Cette mise au point intervient alors que l’affaire suscite une vive émotion sur la Petite Côte. Les premiers éléments rapportés font état d’une intrusion nocturne particulièrement brutale : les victimes auraient subi un viol collectif, des agressions physiques et un vol estimé à plus de 10 millions de francs CFA en espèces et bijoux.

Dans ce contexte, le commissariat de Saly a appelé les médias et le grand public à la prudence et à la responsabilité dans la diffusion des informations. « Il est important d’éviter toute confusion ou attribution erronée à nos services », a insisté le Commissaire Mbaye.

Libération de l’activiste Assane Diouf : condamné mais déjà libre

Assane Diouf, figure bien connue de la scène activiste sénégalaise, a recouvré la liberté après une décision rendue ce mercredi par le tribunal correctionnel de Dakar. Poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, il a été relaxé pour l’offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République, mais reconnu coupable de deux autres infractions : diffusion de fausses nouvelles et propos contraires aux bonnes mœurs.

Le juge a prononcé une peine de quatre mois de prison ferme, correspondant au temps déjà passé en détention préventive. Assane Diouf a ainsi quitté la salle d’audience libre, au grand soulagement de ses proches et partisans présents sur place.

Durant le procès, l’activiste a nié avoir eu l’intention de porter atteinte à la morale publique, se réfugiant derrière sa liberté d’expression. Toutefois, le tribunal a estimé que certains de ses propos relayés sur les réseaux sociaux constituaient une infraction à la législation en vigueur, notamment en matière de diffusion d’informations susceptibles de troubler l’ordre public.

Cette nouvelle affaire vient s’ajouter à une longue série de démêlés judiciaires pour celui que certains surnomment « l’insolent du web sénégalais ». Révélé au grand public par ses vidéos virulentes diffusées depuis les États-Unis avant son extradition en 2017, Assane Diouf a depuis multiplié les séjours en détention.

Nouveau revers judiciaire pour le ministère de la Santé : la Cour suprême annule une nomination au Centre Talibou Dabo

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal vient d’essuyer un nouveau camouflet judiciaire. Dans une décision rendue publique récemment, la Cour suprême a annulé l’arrêté ministériel portant nomination du directeur du Centre Talibou Dabo, une structure de référence dédiée à la prise en charge des enfants vivant avec un handicap.

L’information a été révélée par le journaliste Bachir Fofana et suscite déjà de vives réactions dans les milieux administratifs et juridiques. En annulant l’acte ministériel, la haute juridiction s’est appuyée sur le principe du parallélisme des formes, une règle cardinale du droit administratif. Ce principe impose que toute décision prise par une autorité déterminée ne peut être modifiée, abrogée ou remplacée que par un acte de même nature émanant de la même autorité ou d’un pouvoir équivalent.

Dans le cas d’espèce, la nomination initiale du directeur du Centre Talibou Dabo avait été entérinée par décret présidentiel, conférant à cette décision une valeur réglementaire élevée. Or, l’arrêté signé par le ministre de la Santé ne pouvait, juridiquement, se substituer à une décision du président de la République. « Il y a eu vice de forme manifeste », souligne la Cour suprême, estimant que le ministère a outrepassé ses compétences dans cette affaire.

Cette décision relance le débat sur le respect des procédures légales dans la gestion des nominations au sein de l’administration publique sénégalaise, notamment dans des institutions sensibles comme celles dédiées à la santé ou à l’action sociale.

Pour l’instant, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté du ministère de la Santé. Toutefois, cette annulation pourrait avoir des implications directes sur la gouvernance du Centre Talibou Dabo, ainsi que sur d’éventuelles autres nominations opérées sans respecter les formes requises.

Lutte contre la corruption : L’Assemblée nationale se penche sur le nouveau projet de loi portant création de l’OFNAC

L’Assemblée nationale du Sénégal va examiner, lors de sa première session extraordinaire prévue le 18 août prochain, le projet de loi n°12/2025 portant création de l’Office national de lutte contre la Corruption (OFNAC). Cette réforme majeure s’inscrit dans une volonté affichée du gouvernement de refonder l’architecture institutionnelle de lutte contre la corruption, dans un contexte de rationalisation et de clarification des missions des organes de contrôle.

Le projet de loi prévoit la dissolution de l’actuel Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption, remplacé par une nouvelle entité portant le même acronyme : OFNAC. Toutefois, cette nouvelle structure rompt avec l’ancien modèle sur plusieurs points essentiels. Le champ de compétence de l’OFNAC sera recentré exclusivement sur la corruption, excluant désormais les missions d’audit et de lutte contre la fraude.

En effet, la fraude – qu’elle soit fiscale, douanière ou bancaire – relèvera désormais de la compétence exclusive des administrations spécialisées, tandis que les missions d’audit seront confiées aux organes classiques de contrôle comme la Cour des Comptes et l’Inspection générale d’État (IGE). L’OFNAC pourra néanmoins faire appel à des experts agréés dans le cadre de ses enquêtes.

Parmi les nouveautés introduites par ce projet de loi, figure la systématisation de l’appel à candidature pour la nomination des membres de l’OFNAC. Ce mécanisme vise à garantir la transparence, la compétence et l’indépendance des personnes chargées de piloter cette institution clé.

Autre changement de taille : la révision des attributions de l’OFNAC en matière de procédures pénales. Désormais, l’organe ne pourra plus intervenir dans le champ réservé aux autorités judiciaires, notamment en ce qui concerne la garde à vue, réaffirmant ainsi le respect des principes fondamentaux de la séparation des pouvoirs.

Le projet de loi prévoit également la suppression de certaines dispositions de la loi n° 2024-06 du 9 février 2024, jugées contraires aux garanties procédurales et aux libertés fondamentales.

Dans le sillage de cette réforme, le gouvernement entend promouvoir une nouvelle dynamique de transparence et de redevabilité. La libre publication des rapports des corps de contrôle – jusque-là sujette à des restrictions – sera désormais permise, renforçant ainsi le droit à l’information et le contrôle citoyen.

Le texte introduit enfin une révision des critères d’assujettissement à la déclaration de patrimoine, outil essentiel dans la prévention de l’enrichissement illicite et le suivi des avoirs des agents publics.

Avec cette réforme ambitieuse, l’État sénégalais réaffirme sa volonté de lutter plus efficacement contre la corruption, en s’appuyant sur un dispositif institutionnel plus cohérent, respectueux de l’État de droit et aligné avec les standards internationaux.

Touba – Noyade tragique au bassin de Nguélemou : une deuxième victime en moins de deux semaines

Touba est une nouvelle fois secouée par un drame. Ce mercredi, aux environs de 18 heures, un jeune homme d’environ 25 ans a perdu la vie par noyade dans le bassin de rétention des eaux pluviales de Nguélemou, récemment inauguré. La victime, identifiée sous le nom de B. Diop, souffrait, selon ses proches, de troubles mentaux.

Le bassin, situé à Nguélemou, a été inauguré samedi dernier par le Premier ministre Ousmane Sonko dans le cadre d’un vaste programme d’assainissement de la ville sainte. Conçu pour renforcer la résilience urbaine face aux inondations, l’ouvrage atteint déjà sa capacité maximale en ce début d’hivernage, rendant la zone particulièrement dangereuse pour les riverains.

L’opération d’extraction du corps s’est révélée particulièrement difficile. Les sapeurs-pompiers de Touba, présents sur les lieux, ne disposaient pas du matériel adéquat pour intervenir efficacement dans les eaux profondes et troubles du bassin. Face à la complexité de la situation, un renfort de plongeurs professionnels a été requis depuis Tivaouane afin de mener à bien la récupération du corps.

Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. Il s’agit en effet de la deuxième noyade recensée dans le même bassin en moins de deux semaines, ce qui suscite une vive inquiétude au sein de la population locale. De nombreux habitants s’interrogent sur l’absence de dispositifs de sécurité autour de l’ouvrage, comme des grillages, des panneaux de signalisation ou encore des surveillants.

À quelques semaines du Grand Magal de Touba, événement religieux qui attire chaque année des millions de fidèles, cette tragédie remet sur la table l’urgence de sécuriser les infrastructures publiques. Le bassin de Nguélemou, qui devrait contribuer à améliorer les conditions sanitaires pendant le pèlerinage, devient aujourd’hui un point noir, exposant les habitants à des risques mortels.

Des voix s’élèvent désormais pour demander des mesures immédiates : sécurisation du site, signalisation adéquate, sensibilisation des populations, et surtout une meilleure supervision de ces projets d’assainissement, pour éviter que des infrastructures censées protéger la population ne se transforment en pièges mortels.

L’ouverture d’une enquête a été annoncée par les autorités pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes du drame. En attendant, la tristesse et la colère se mêlent à l’incompréhension dans le quartier de Nguélemou.

Kaolack / Éducation : L’Inspection d’académie veut promouvoir les mathématiques et les sciences pour booster les résultats scolaires

L’Inspection d’académie (IA) de Kaolack (centre) a engagé une stratégie ambitieuse visant à promouvoir les mathématiques, les sciences et les techniques, afin d’encourager les élèves à s’orienter vers les filières scientifiques et, ainsi, améliorer les performances scolaires globales. L’annonce a été faite ce mardi 6 juillet 2025 par l’inspecteur d’académie Samba Diakhaté.

« Ces dernières années, nous n’avions plus de distinctions au Concours général. Mais cette année, nous avons obtenu trois distinctions. Cela résulte du travail d’une équipe dédiée à la promotion de l’excellence, des mathématiques et des sciences, qui est en train de finaliser son plan d’action », a-t-il déclaré.

Lors d’un point de presse tenu mercredi après-midi, consacré à l’analyse des résultats des examens pour l’année scolaire 2024-2025, M. Diakhaté a salué la performance des séries scientifiques, notamment S1 et S2, où les élèves affichent de bons résultats.

Selon lui, ces séries sont accessibles, mais il est essentiel de préparer les élèves dès les petites classes pour les y amener progressivement.

« Pour les séries scientifiques, nous avons enregistré un taux de réussite de 62,75 %. Le lycée technique et professionnel El Hadji Abdoulaye Niass de Kaolack se distingue particulièrement avec un excellent taux de réussite avoisinant 86 %, soit trois points de plus que l’année précédente », a-t-il souligné, ajoutant que « plus de huit candidats sur dix » y ont obtenu leur baccalauréat technique.

Toutefois, l’inspecteur note une tendance baissière des résultats depuis quelques années, due à divers facteurs. Pour y remédier, les proviseurs de la région ont été conviés à une analyse approfondie des performances, dans l’optique de mettre en œuvre des plans d’action ciblés au sein de chaque établissement.

« Ces plans d’action seront mis en œuvre dès l’année prochaine. Grâce à une démarche contractuelle, chaque lycée, dans une approche inclusive et participative, devra s’efforcer d’améliorer ses résultats », a-t-il assuré.

Sur la situation des établissements privés, il a pointé du doigt les manquements de certains établissements non conformes aux normes, notamment en ce qui concerne le personnel qualifié.

Concernant les résultats aux examens officiels, les statistiques sont les suivantes :

BFEM (Brevet de fin d’études moyennes) : taux de réussite de 81,53 %, avec une légère avance des garçons (82,58 %) sur les filles (80,70 %). CFEE (Certificat de fin d’études élémentaires) : taux de réussite de 70,25 %. Entrée en sixième : taux de 89,13 %.

Pour le baccalauréat, le taux global de réussite est de 40,83 %. Dans le public, ce taux s’élève à 51,57 %, représentant plus de la moitié des candidats, avec 429 mentions obtenues.

M. Diakhaté a également relevé les disparités entre les types d’établissements privés :

« Le privé confessionnel s’en sort très bien, avec neuf candidats sur dix reçus au baccalauréat. À l’inverse, dans le privé laïc, seuls 25 % des candidats ont réussi. Cela mérite réflexion ! »

Enfin, concernant les candidatures individuelles, encadrées par le Centre académique d’orientation scolaire et professionnelle, le taux de réussite est de 23 %. Quant aux candidatures individuelles non encadrées, les résultats restent également faibles, bien que les chiffres précis n’aient pas été communiqués.

Paris affiche la revendication panafricaine : réparations et restitution pour l’Afrique

Paris a été, ce vendredi, le théâtre d’une campagne visuelle marquante orchestrée par la diaspora africaine. De la place de la République aux abords de la tour Eiffel, des affiches au message sans équivoque ont été placardées : « Réparations, Restitution, Renaissance pour l’Afrique ! » Une action symbolique visant à briser le silence autour des dettes coloniales et à exiger justice.

Au cœur du message, une interpellation directe à la France sur son passé colonial. Les affiches dénoncent la rétention, par des institutions françaises comme le musée du Quai Branly ou le Louvre, de trésors culturels africains. Des artefacts béninois, des masques sacrés maliens ou encore des pièces ivoiriennes, acquis durant la colonisation, sont ainsi pointés du doigt. Leur restitution immédiate au continent africain constitue une revendication centrale de la mobilisation.

Cette campagne s’inscrit dans une dynamique internationale plus vaste. Le rappeur-activiste nigérian Emmanuel Great Okugun, connu sous le nom de Gee Baller, porte ce combat au-delà des rues parisiennes. Sa pétition sur Change.org, « Return Africa’s Stolen Heritage: Repatriation and Reparations Now », est devenue un symbole fédérateur. Elle réclame non seulement la restitution des biens culturels pillés, mais aussi des réparations financières pour des siècles d’exploitation systématique.

Mais les organisateurs rappellent que les enjeux dépassent la seule compensation matérielle. Ils posent des questions fondamentales : comment évaluer le coût de millions de vies brisées par la traite esclavagiste ? Comment mesurer l’effondrement des structures sociales et économiques provoqué par la colonisation ? Pour eux, les réparations relèvent avant tout d’un impératif moral.

Dans les rues de Paris, l’impact est immédiat. Touristes et résidents s’arrêtent, lisent les slogans, s’interrogent. Pour beaucoup, cette campagne révèle avec une intensité nouvelle l’ampleur des spoliations coloniales. D’autres, déjà sensibilisés, saluent une initiative qui offre enfin une visibilité européenne aux luttes africaines pour la justice historique.

Ousmane Sonko dénonce des violations massives dans les secteurs pétrolier, gazier et minier et annonce un « grand ménage »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mardi 5 août 2025, un atelier stratégique du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Cette rencontre de haut niveau, organisée en présence de plusieurs experts et acteurs du secteur extractif, visait à évaluer les cadres législatifs en vigueur, à pointer leurs limites et à proposer des réformes ambitieuses. À cette occasion, le chef du gouvernement a levé le voile sur des pratiques jugées préjudiciables aux intérêts du Sénégal, annonçant une vaste opération de nettoyage.

« Le Sénégal a raté sa première phase d’appropriation »

Dans un discours sans détour, Ousmane Sonko a dressé un constat alarmant : le Sénégal, selon lui, a échoué dans sa première phase d’appropriation de ses ressources minières et pétrolières. Pourtant, la Constitution et les textes en vigueur stipulent que les ressources naturelles appartiennent à l’État. Mais dans les faits, les contrats, les pratiques permissives et les largesses fiscales ont desservi le pays.

« Le dispositif législatif, essentiellement construit autour du souci d’attractivité par les incitations de tous ordres, doit être revu et adapté aux meilleures pratiques internationales », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a annoncé que son gouvernement est à pied d’œuvre pour revoir l’ensemble des codes régissant les secteurs du pétrole, du gaz et des mines. L’objectif : renforcer la souveraineté économique du pays, mettre fin aux privilèges injustifiés et aligner les législations avec les intérêts stratégiques du Sénégal.

Cette révision concernera non seulement les codes pétrolier et minier, mais aussi toutes les lois connexes encadrant les conventions et les partenariats publics-privés.

Ousmane Sonko a aussi révélé l’ampleur des dérives contractuelles relevées par le comité de lecture des contrats et conventions rattaché à la Primature. Ce comité a mis en évidence des manquements graves, notamment :

Le choix d’opérateurs peu crédibles, parfois domiciliés dans des paradis fiscaux ; Des sociétés ne disposant pas des capacités techniques et financières nécessaires ; Le non-paiement ou le paiement partiel des taxes, redevances et dividendes dus à l’État ; La prolifération d’exonérations fiscales et douanières indues.

L’environnement et les communautés riveraines n’ont pas été épargnés. Le Premier ministre a dénoncé l’irrespect des normes environnementales, l’inapplication de la loi sur le contenu local, l’absence de transformation industrielle sur place, ainsi que le non-approvisionnement du marché sénégalais en gaz naturel et en or.

Il a également cité la manipulation des prix de transfert, l’absence de contrôle sur les volumes extraits et la marginalisation des communautés locales.

Dans cette perspective, Ousmane Sonko a promis une gouvernance plus rigoureuse, plus transparente et plus soucieuse des intérêts nationaux. « Un grand ménage est en cours », a-t-il martelé, en référence à la volonté affichée de remettre de l’ordre dans la gestion des ressources naturelles.

CHAN 2024 : Le Sénégal s’impose face au Nigeria pour son entrée en lice

Le Sénégal a parfaitement lancé sa campagne au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2024 en s’imposant, ce mardi 5 août, face au Nigeria sur la plus petite des marges (1-0). Dans une rencontre âprement disputée, les Lions locaux ont su faire preuve de rigueur et d’efficacité pour venir à bout des Super Eagles, grâce à un but décisif de Christian Gomis.

L’unique réalisation de la partie est intervenue à la 63e minute, sur une action bien construite qui a mis en lumière la justesse technique et la détermination de l’équipe sénégalaise. Solides défensivement, les hommes du sélectionneur Pape Thiaw ont su contenir les assauts nigérians, notamment dans les dernières minutes où la pression s’est intensifiée.

Ce succès place d’emblée le Sénégal en tête du groupe D, en attendant l’issue de l’autre match de la poule. Les Lions locaux peuvent aborder avec confiance leur prochaine sortie prévue le 12 août, pour la deuxième journée du groupe.

Amadou Ba dénonce une faille majeure dans le projet de loi sur la déclaration de patrimoine

Le vice-président de l’Assemblée nationale, Amadou Ba, membre du parti Pastef, est monté au créneau pour critiquer vigoureusement certaines dispositions du projet de loi sur la déclaration de patrimoine, récemment adopté en Conseil des ministres. C’est sur le site d’information Seneweb que l’élu a exprimé son indignation, notamment concernant un point qu’il juge dangereux pour la lutte contre la corruption : l’extinction des poursuites judiciaires en cas de décès d’un agent soupçonné de détournement de deniers publics.

Pour le député, cette disposition crée un vide juridique inacceptable. « S’il vole des milliards et meurt, on ferme le dossier. L’État perd son argent, et sa famille se partage tranquillement l’argent public », a-t-il fustigé. Il appelle à une réforme en profondeur, estimant que la mort d’un suspect ne devrait pas signifier la fin des poursuites visant à recouvrer les biens détournés.

Amadou Ba plaide ainsi pour que les biens mal acquis puissent être récupérés, même après le décès du mis en cause, en s’attaquant notamment au patrimoine hérité par les ayants droit. « Le patrimoine de l’État doit être protégé, même après la mort du voleur », a-t-il martelé.

Le parlementaire a également suggéré un élargissement du champ d’application de la déclaration de patrimoine. Actuellement, cette obligation ne concerne que les gestionnaires de fonds publics d’un montant supérieur à un ou deux milliards de francs CFA. Une limitation qu’il juge restrictive et inefficace. Amadou Ba propose que tous les fonctionnaires soient soumis à cette exigence, citant en exemple la France où près de 40 millions de citoyens déclarent leurs revenus chaque année.

Moustapha Diakhaté accuse : « On m’a privé de mon traitement contre l’asthme en garde à vue »

L’ancien député Moustapha Diakhaté a brisé le silence ce mardi, lors d’un point de presse tenu à l’hôtel Le Relais à Dakar, pour revenir sur son arrestation et les conditions de sa garde à vue. Une sortie qui a surpris plus d’un, tant par la virulence des propos que par les révélations troublantes qu’elle contient.

Inculpé pour des propos jugés incendiaires sur les réseaux sociaux, l’ancien chef de cabinet du président Macky Sall avait été placé en garde à vue au commissariat de police du port, après un passage à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC). Mais selon lui, les conditions de sa détention frôlaient l’inhumanité.

« J’ai été privé de mon traitement contre l’asthme, une maladie chronique dont je souffre depuis des années. C’est inacceptable, inhumain même ! », s’est-il indigné devant la presse. Moustapha Diakhaté dénonce ce qu’il considère comme une tentative délibérée de nuire à sa santé, en le privant d’un médicament vital. Il va jusqu’à accuser le commissaire en charge du poste de police du port de Dakar, qu’il qualifie sans détour de « voyou » et « assassin ».

« Que se serait-il passé si j’avais eu une crise aiguë dans cette cellule sans mon traitement ? L’État aurait porté la responsabilité d’un drame annoncé », martèle-t-il.

Ces déclarations interviennent dans un contexte où les conditions de détention au Sénégal sont de plus en plus scrutées par les organisations de défense des droits humains, notamment lorsqu’il s’agit de détenus malades ou en situation de vulnérabilité.

Moustapha Diakhaté contre-attaque : « Je ne regrette rien. Qu’on me colle des milliers de mandats de dépôt »

L’ancien député et ex-chef de cabinet du président Macky Sall, Moustapha Diakhaté, n’a pas mâché ses mots lors d’un point de presse tenu ce mardi à l’hôtel Le Relais. À peine sorti d’une condamnation à un mois et quinze jours de prison, l’homme politique est revenu de manière frontale sur les propos polémiques qui lui ont valu ses récents ennuis judiciaires.

Dans une salle pleine de journalistes et de partisans, Diakhaté a assumé ses déclarations controversées, notamment l’emploi du terme « gougnafiers » pour qualifier certaines autorités étatiques. Il a diffusé les extraits sonores en question avant de déclarer, sans ambages : « Je ne regrette rien. Je n’ai pas peur de la prison. » Citant Serigne Touba, symbole de résilience face à la colonisation, il a affirmé que sa détermination demeurait intacte.

Loin de s’excuser, l’ancien parlementaire a fustigé ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle : « Le Président de la République est la première autorité, ensuite vient le président de l’Assemblée nationale, puis le Premier ministre. Mais je les ai vus marcher sur la même ligne. Ce n’est pas normal », a-t-il martelé, dénonçant une confusion dans l’ordre protocolaire de la République.

Moustapha Diakhaté s’est également attaqué frontalement au procureur Ibrahima Ndoye, l’accusant de partialité : « Ndoye est un parquetier à double standard : tendre avec le pouvoir, sévère avec l’opposition. Il s’est autosaisi parce que j’ai dit ‘gougnafiers’, mais il ne l’a pas fait quand Ousmane Sonko a traité le président de faible. » Visiblement remonté, il est allé plus loin : « Ces gens sont pires que des gougnafiers, ils sont ignorants. »

À ses yeux, la justice n’est plus neutre. « Ibrahima Ndoye a un problème personnel avec moi. Je ne le considère plus comme procureur de la République, mais comme procureur du Pastef », a-t-il lancé, accusant le magistrat de servir les intérêts du parti au pouvoir.

Dans une déclaration aux allures de défi lancé à l’autorité judiciaire, Diakhaté a conclu : « Qu’il me colle des milliers de mandats de dépôt s’il veut. J’ai du sang royal dans mes veines et je dirai toujours ce que je pense. »

Effondrement sur la VDN 3 : Embouteillage monstre et trafic paralysé entre Guédiawaye et Dakar

Un important embouteillage a complètement paralysé la circulation ce mardi matin sur la Voie de Dégagement Nord 3 (VDN 3), dans le sens Guédiawaye-Dakar, précisément à hauteur de la Foire de Dakar. À l’origine de cette situation chaotique : l’effondrement d’une partie de la chaussée, provoquant une perturbation majeure sur cet axe routier très fréquenté aux heures de pointe.

Dès les premières heures de la matinée, les automobilistes ont été confrontés à un véritable cauchemar. Les véhicules avançaient au pas dans une file interminable, certains conducteurs n’ayant d’autre choix que de rebrousser chemin ou d’emprunter des routes secondaires déjà saturées.

Alertées, les forces de l’ordre, en particulier la gendarmerie nationale, ont rapidement été déployées sur les lieux pour tenter de fluidifier un trafic devenu infernal. Leur présence a permis de sécuriser la zone et d’orienter les conducteurs tout en assurant l’ordre public.

En parallèle, les équipes techniques de l’Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE), accompagnées de techniciens chinois, sont à pied d’œuvre pour réparer les dommages causés par cet affaissement soudain. Les travaux de remblaiement et de stabilisation ont été immédiatement entamés, dans l’objectif de rétablir la circulation dans les plus brefs délais.

Les autorités n’ont pas encore communiqué les causes exactes de cet effondrement, mais des sources évoquent un affaiblissement de la structure de la chaussée, possiblement lié aux dernières pluies.

Cette situation rappelle l’urgence d’une surveillance continue de l’état des infrastructures routières, surtout à l’approche de la saison des pluies, afin d’éviter des drames ou des paralysies de ce genre sur les grands axes de la capitale.

Le Président Diomaye Faye reçoit Pape Natago Mbaye, symbole de résilience et de réussite

Après lui avoir décerné la toute première Médaille Gaindé de la Performance, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience, ce mardi matin, le jeune Pape Natago Mbaye, en présence de sa famille. Une distinction honorifique qui souligne l’exceptionnel parcours de ce Sénégalais devenu une source d’inspiration nationale.

Lors de cette rencontre empreinte de chaleur et de reconnaissance, le Chef de l’État a salué une nouvelle fois la résilience, le courage et la détermination de Pape Natago Mbaye, qui incarne, selon lui, « les valeurs cardinales d’un Sénégal debout, fier et ambitieux ».

En distinguant ce jeune homme au destin hors du commun, l’État sénégalais envoie un message fort à la jeunesse : malgré les épreuves de la vie, la réussite est accessible à ceux qui persévèrent avec dignité et foi.

L’histoire de Pape Natago Mbaye, marquée par les difficultés mais illuminée par sa force intérieure et son engagement, est désormais érigée en modèle. Par cet acte, le Président Diomaye Faye entend promouvoir une culture du mérite et encourager chaque citoyen à croire en son potentiel, quels que soient les obstacles rencontrés.

Justice foncière : le promoteur Cheikh Amar obtient gain de cause face à l’Association des Résidents de la Cité Touba Almadies

Le Tribunal de Grande Instance Hors Classe de Dakar a tranché en faveur du promoteur immobilier Cheikh Amar dans le différend l’opposant à l’Association des Résidents de la Cité Touba Almadies, dirigée par Deguene Mbaye. Très médiatisée, l’affaire portait sur des accusations de spoliation foncière et de détournement d’espaces publics au sein de la cité située dans la zone des Almadies.

Saisie en référé le 13 février 2025, l’Association réclamait en urgence la suspension de toute opération de morcellement, de vente ou de construction sur des parcelles initialement destinées à des infrastructures communautaires : école, poste de santé, mosquée, Daara, jardins et autres places publiques. Selon les plaignants, ces espaces, protégés par l’arrêté ministériel n°8673 du 7 octobre 2008, étaient menacés par des projets immobiliers privés initiés par Cheikh Amar. Ils ont notamment dénoncé la vente présumée du terrain réservé au Daara à un tiers, identifié comme Moustapha Diouf Lambaye.

Craignant des tensions sociales et des troubles à l’ordre public, l’Association avait formulé une requête assortie d’une astreinte de 5 millions de FCFA par jour en cas d’inexécution. Leur dossier s’appuyait sur plusieurs pièces : plans cadastraux, correspondances officielles, contrats et récépissé de l’ARTA.

Cependant, après examen des arguments, le tribunal a estimé que les preuves avancées ne permettaient pas d’établir l’urgence ni de justifier les irrégularités invoquées. Par conséquent, la juridiction a rejeté la requête, confortant ainsi le promoteur dans ses droits.

El Hadji Babacar Dioum nie toute implication dans l’affaire « Kocc Barma »

Dans une affaire qui suscite depuis plusieurs années l’indignation de l’opinion publique sénégalaise, El Hadji Babacar Dioum, accusé d’être l’instigateur des activités illicites du mystérieux « Kocc Barma », a fermement rejeté toutes les accusations portées contre lui. Selon les informations relayées par L’Observateur dans son édition du mardi 5 août, l’homme, placé dans le viseur de la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), a nié en bloc son implication.

« Je ne suis pas Kocc Barma », aurait-il déclaré lors de son audition, en présence de ses avocats. Se défendant avec vigueur, El Hadji Babacar Dioum s’est présenté comme un simple hébergeur de sites Internet, estimant qu’il n’est nullement responsable du contenu diffusé sur les plateformes qu’il héberge. Une ligne de défense classique dans les affaires impliquant des acteurs du numérique, mais qui ne convainc pas encore les enquêteurs.

Depuis 2018, la DSC est submergée de plaintes émanant de près de 5 000 victimes, majoritairement de jeunes femmes, dont les vidéos intimes ont été publiées sur Internet sans leur consentement. Ces publications, souvent accompagnées de tentatives d’extorsion, ont bouleversé des vies entières et jeté la lumière sur les dérives graves de la cybercriminalité au Sénégal.

Deux sites, très visités à travers le pays, sont au centre du scandale. Ils publient régulièrement des contenus sensibles, parfois à caractère pédopornographique, attribués à un individu connu uniquement sous le pseudonyme de « Kocc Barma ». Ce dernier, après avoir exposé les victimes, les contactait directement pour leur réclamer de l’argent en échange du retrait des vidéos.

Pour les autorités, le démantèlement de ce réseau est une priorité. Mais jusqu’ici, l’identité réelle de Kocc Barma demeure floue, alimentant les spéculations et renforçant la pression sur les services de cybersécurité.

Ziguinchor : Deux étrangers arrêtés avec de la drogue lors d’un contrôle de sécurisation

Le Commissariat central de Ziguinchor a récemment procédé à l’interpellation de deux individus de nationalité étrangère, surpris en possession de substances psychotropes illicites. Les faits se sont déroulés au cours d’une opération de sécurisation menée sur l’axe Bignona-Ziguinchor, une zone régulièrement surveillée par les forces de sécurité en raison de son importance stratégique.

Selon les informations communiquées par les autorités policières, les mis en cause ont été appréhendés avec 29 “kepa” de Kush, une drogue dérivée du cannabis particulièrement prisée pour ses effets puissants, ainsi que 20 grammes d’une substance suspectée d’être du cristal menthe, un produit aux effets stimulants souvent associé à la méthamphétamine.

Cette double arrestation témoigne de la vigilance constante des forces de l’ordre dans la lutte contre le trafic et la consommation de drogues dans la région sud du Sénégal. Les substances saisies ont été mises sous scellé, et une enquête a été ouverte pour déterminer les circuits d’approvisionnement ainsi que les éventuelles ramifications locales ou transfrontalières.

Libération des Quatre Chauffeurs Marocains Enlevés au Sahel : Une Opération Conjointe Mali-Maroc Couronnée de Succès

Quatre chauffeurs routiers marocains enlevés par le groupe terroriste État islamique dans la région du Sahel ont été libérés sains et saufs dimanche soir, a annoncé le gouvernement malien dans un communiqué diffusé à la télévision nationale ce lundi.

Les chauffeurs avaient été capturés le 18 janvier 2025 dans le nord-est du Burkina Faso, à proximité de la frontière nigérienne. Ils sont apparus hier à la télévision malienne, lors d’une rencontre officielle avec le président de la transition du Mali, le colonel Assimi Goïta.

Selon les autorités maliennes, les otages étaient détenus par le groupe État islamique dans la province du Sahel, une région devenue l’un des principaux foyers d’activité jihadiste en Afrique de l’Ouest. Depuis plus d’une décennie, des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique y opèrent, semant la terreur au Burkina Faso, au Niger et au Mali, pays dirigés par des juntes militaires issues des coups d’État survenus entre 2020 et 2023.

Le gouvernement malien a salué la réussite de cette opération, rendue possible grâce à la “coordination des efforts entre l’Agence nationale de la sécurité d’État du Mali et la Direction générale d’études et de documentation du Maroc”, soulignant ainsi l’importance de la coopération bilatérale en matière de sécurité.

D’après l’armée nigérienne, les chauffeurs marocains faisaient partie d’un convoi transportant des équipements pour la Société nigérienne d’électricité (NIGELEC). Les camions avaient été interceptés dans la zone de Téra, une région régulièrement frappée par des attaques meurtrières. Les véhicules ont été retrouvés fin janvier, mais les chauffeurs demeuraient introuvables jusqu’à leur libération.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de recrudescence des enlèvements dans la région sahélienne. Plusieurs ressortissants étrangers ont récemment été kidnappés. Une ressortissante suisse de 67 ans a été enlevée en avril à Agadez, dans le nord du Niger. En janvier, une autrichienne, Eva Gretzmacher, avait été enlevée à son domicile dans la même ville. Les auteurs de ces enlèvements n’ont, pour l’heure, pas été identifiés.

Dans un autre incident, un citoyen espagnol avait été brièvement détenu en janvier à la frontière entre l’Algérie et le Mali, avant d’être libéré quelques jours plus tard.

Sénégal : Lancement officiel de l’Agenda national de transformation du Service public

Le Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) a accueilli ce lundi une journée phare pour l’avenir de l’administration sénégalaise, marquée par la présentation officielle de l’Agenda national de transformation du Service public. Porté par le Comité exécutif (Comex), ce programme ambitieux s’inscrit dans une dynamique de modernisation profonde de l’action publique et de refondation du rapport entre l’État et les citoyens.

L’Agenda national s’articule autour de quatre grands axes de réforme, censés impulser une nouvelle ère pour la gouvernance administrative :

Promotion de la stabilité sociale : Le gouvernement appelle les syndicats à adopter une posture patriotique et responsable. Il est également prévu la mise en place d’un pacte de stabilité, avec à la clé un engagement fort de l’État en faveur de la transparence dans la gestion publique. Lutte contre la corruption : Ce pilier vise à rationaliser les dépenses de l’État, à engager une réforme de la masse salariale et à adopter une nouvelle législation pour protéger les lanceurs d’alerte, renforçant ainsi la reddition des comptes. Amélioration du recrutement dans la Fonction publique : Un retour aux recrutements fondés sur le mérite et les concours est acté, de même qu’une réforme de la formation initiale des agents publics, afin de garantir compétence et efficacité. Refondation du Service public : Cette réforme repose sur le lancement de l’Agenda national de transformation, avec pour ambition de faire passer l’administration d’un modèle rigide à une structure agile, performante et citoyenne.

Selon le Comité exécutif, ces réformes ont pour finalité de rendre le service public plus proche des usagers, plus efficace et centré sur les besoins du citoyen. Pour ce faire, une gestion plus stratégique des ressources humaines est prévue, dans le but de mobiliser et motiver les agents publics autour d’une culture de performance et de service.

Par ailleurs, la modernisation organisationnelle et numérique constitue un levier essentiel de cette transformation. Il s’agit de franchir une étape décisive vers une administration numérique, interconnectée et inclusive, rompant définitivement avec les lourdeurs de l’administration papier.

Le Comité exécutif insiste sur l’approche stratégique adoptée dans la mise en œuvre de cet agenda. Celle-ci vise à garantir une préparation rigoureuse et une exécution optimale, en misant sur une gouvernance publique fondée sur l’intégrité, la fiabilité et la confiance.

Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye

 Objet : Préserver les bases militaires de Bel Air et de Rufisque dans l’intérêt supérieur de la Nation

 Excellence Monsieur le Président,

Nous avons été informés de l’intention du gouvernement de céder temporairement une partie des anciennes bases militaires de Bel Air et de Rufisque à des opérateurs privés afin de renforcer les recettes publiques dans le cadre du Plan de Redressement Économique et Social. Si cette démarche s’inscrit dans une volonté de mobilisation endogène des ressources, elle comporte néanmoins des risques immédiats qui, selon nous, doivent faire l’objet d’une attention particulière.

Notre analyse, nous a amené à identifier des risques immédiats au moment de la rétrocession

Le premier serait la déstabilisation du maillage sécuritaire de la capitale.

Ces deux sites ne sont pas des terrains ordinaires. Ils constituent des points stratégiques pour la surveillance côtière, l’accueil logistique et la coordination rapide des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Leur indisponibilité opérationnelle, même temporaire, affaiblit la capacité de réaction de l’État en cas de crise.

Le deuxième risque et non des moindre consiste en une fragmentation de l’intégrité territoriale. Une cession même limitée à des acteurs privés, sans contrepartie militaire, crée une discontinuité dans la planification urbaine sécuritaire. Elle ouvre la voie à des usages commerciaux difficilement réversibles et à une perte de contrôle sur des zones historiquement protégées.

Il faudra aussi considérer l’affaiblissement diplomatique que cela pourrait entraîner en zone instable car dans un contexte sahélien marqué par l’instabilité (11 600 décès dus aux attaques terroristes en 2023 selon l’ONU), tout signal de désengagement militaire peut être interprété comme un affaiblissement de la doctrine de défense sénégalaise, et compromettre notre rôle stratégique en Afrique de l’Ouest.

Nous devons aussi rester vigilant quant à notre vulnérabilité énergétique accrue. Avec l’entrée du Sénégal dans l’ère pétrolière et gazière, ces bases devraient être renforcées comme pôles de protection des infrastructures critiques. Leur rétrocession, même encadrée, réduit notre capacité de sécurisation préventive autour des zones de production et d’acheminement.

Enfin les mauvais précédents économiques et politiquesdoivent nous servir de leçon. Les retombées espérées d’opérations similaires, comme la vente partielle du foncier de l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor, se sont révélées décevantes : absence de projets structurants, opacité des contrats, et démobilisation populaire. Ce précédent doit inviter à la prudence.

En outre, la question centrale de la gestion et de la surveillance de cette cession reste à clarifier. Si le preneur valorise ces bases au fil du temps, quelle forme de dédommagement ou de compensation recevra-t-il au moment de la rétrocession ? Il est impératif que des garanties solides soient mises en place pour éviter que cette valorisation ne bénéficie uniquement à des intérêts privés au détriment de la souveraineté nationale et de la sécurité. Il convient de prévoir un cadre juridique strict afin que cette transaction ne mette pas en péril les intérêts de l’État et de la nation dans le futur.

For de tout cela, nous vous proposons respectueusement les alternatives suivantes :

– Réaffectation stratégique intégrale de ces sites aux FDS ;

– Transformation en centres militaires régionaux de formation et de coordination ;

– Sanctuarisation juridique de leur statut pour éviter toute aliénation temporaire ou définitive.

Excellence, l’économie d’une Nation ne se redresse pas au détriment de sa sécurité. Ces bases ne sont pas des biens ordinaires : elles sont les veines stratégiques de notre souveraineté. L’avenir exige des choix fermes, équilibrés, et transparents.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.

 

 

Cheikhou Oumar Sy  

Théodore Chérif Monteil  

Anciens députés à l’Assemblée nationale

Décès de Sokhna Fatou Kiné Sy Al Makhtoum : Le Président de la République présente ses condoléances à la famille Sy de Tivaouane

Le Président de la République s’est rendu ce dimanche auprès de la famille Sy de Tivaouane, suite au rappel à Dieu de Sokhna Fatou Kiné Sy Al Makhtoum, survenu récemment. En compagnie de sa délégation, le Chef de l’État a d’abord présenté ses condoléances à Serigne Moustapha Sy Al Makhtoum, avant de se rendre au domicile de feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, pour y exprimer sa solidarité à l’ensemble de la famille éplorée.

En cette circonstance particulièrement douloureuse, le Président de la République a exprimé toute sa compassion, au nom de la Nation, à l’endroit de la famille du défunt guide religieux. Il a tenu à réaffirmer l’attachement de l’État à la famille Sy et, plus largement, à la confrérie tidiane, dont le rôle spirituel et social reste central dans la vie nationale.

Le Chef de l’État a également adressé les condoléances de la République à la communauté tidiane et à toute la Oummah islamique, soulignant la perte d’une femme de foi et d’engagement, qui a consacré sa vie au service de l’islam et des valeurs spirituelles prônées par Tivaouane.

Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui accorde le pardon et l’accueille dans les Jardins du Paradis.

Kaolack : Les ASC invitées à s’impliquer dans le reboisement

À l’occasion de la Journée nationale de l’arbre célébrée ce dimanche 3 août 2025, l’Inspection d’académie de Kaolack, en partenariat avec le Réseau national des éco-citoyens du Sénégal et l’ASC Marine de Bongré, a lancé un appel aux Associations sportives et culturelles (ASC) pour qu’elles s’engagent activement dans la campagne nationale de reboisement. Cette mobilisation vise à renforcer la lutte contre la désertification et à promouvoir la résilience climatique.

« Le 3 août 2025, le Sénégal célèbre la Journée nationale de l’arbre, marquant ainsi le coup d’envoi de la campagne de reboisement édition 2025. Le thème retenu cette année est : ‘Le reboisement, la souveraineté alimentaire et le développement territorial durable’. L’arbre parrain est le manguier, un fruitier utile à l’alimentation humaine », a déclaré Hamath Kama, coordonnateur du Réseau national des éco-citoyens du Sénégal.

Les autorités ont lancé un appel fort à la reforestation massive, mais aussi à la protection et à l’entretien des arbres plantés, conformément aux recommandations du réseau. Ce dernier œuvre en collaboration avec l’Inspection d’académie de Kaolack à travers le programme « Éco-École », qui a permis de reboiser plus de 400 établissements scolaires. Des jardins scolaires ont également été créés, à l’image de celui implanté à proximité du lieu de la cérémonie. Le réseau ambitionne par ailleurs de développer un grand jardin botanique au niveau du lycée Waldiodio Ndiaye de Kaolack, un établissement emblématique de la région.

« Il s’agira du plus grand projet de jardin botanique du Sine-Saloum, et même du Sénégal. Nous voulons valoriser notre patrimoine floristique dans ce lycée. De nombreuses activités seront menées avec l’appui de l’Inspection d’académie dirigée par M. Samba Diakhaté », a ajouté M. Kama.

La journée a été organisée en collaboration avec l’ASC Marine de Bongré, en présence du délégué de quartier et du colonel à la retraite Baye Yoro Diop. Le coordonnateur du réseau a invité les ASC à dépasser le cadre du sport pour s’investir dans la salubrité des quartiers ainsi que dans la plantation, la protection et l’entretien des arbres. « Les ASC ne doivent pas se limiter à jouer au football. Elles ont un rôle à jouer dans l’amélioration du cadre de vie et la lutte contre les effets du changement climatique », a-t-il plaidé.

M. Kama a également dressé le bilan de l’édition 2024 de la Journée nationale de reboisement, organisée en partenariat avec l’Inspection d’académie. Selon lui, cette dernière a été un succès, avec un taux de survie des arbres plantés estimé à 80 %.

Prenant la parole à son tour, l’Inspecteur d’académie de Kaolack, M. Samba Diakhaté, a salué l’initiative du réseau et de l’ASC Marine. « L’ambition du pays en matière de reboisement peut être atteinte si la mobilisation est au rendez-vous. Si chaque Sénégalais plantait un arbre, nous aurions environ 20 millions d’arbres. Je suis convaincu que nos concitoyens sont prêts pour cet engagement », a-t-il affirmé.

Il a rappelé que 400 écoles de la région bénéficient actuellement du programme, faisant de Kaolack une véritable plateforme de réflexion et d’action en matière d’éco-citoyenneté. « Nous voulons aller encore plus loin pour un développement harmonieux de notre cher Sénégal », a-t-il conclu.

SONKO PLACE LE SÉNÉGAL SUR ORBITE

Le 1er août 2025 restera, sans nul doute, une date charnière dans l’histoire politique contemporaine du Sénégal. Il faut remonter aux années 1984 et 1998 pour retrouver la trace d’un ajustement structurel économique d’une telle envergure, dicté par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international avec, à la clé, des conséquences souvent douloureuses pour les populations.

Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, mais nul n’ignore l’état de délabrement économique et social dans lequel se trouvait le Sénégal au soir du 24 mars 2024, avec son lot de scandales au détriment du contribuable. À ce titre, la fraude des 1 169 fonctionnaires fictifs, qui coûtait à l’État la rondelette somme de 5 700 milliards, les 1 000 milliards du Covid, entre autres, confirment de fort belle manière la maxime du « TEUDD MOUYY DOOKH », honteusement validée par les anciens dignitaires. Quel gouffre financier !

Au regard du « cratère » financier et social hérité du régime sortant, l’antidote – la panacée même – exige un remède à la hauteur du désastre. Voilà tout l’enjeu du Plan ambitieux de Redressement Économique et Social, socle incontournable de l’Agenda national de transformation : Sénégal Vision 2050, lancé par le Premier ministre Ousmane Sonko. Une politique axée sur le financement domestique, avec pour objectif de financer 90 % de l’initiative à partir des ressources internes, évitant ainsi de nouveaux endettements et renforçant la préférence nationale.

Comme par le passé, dans les moments les plus sombres de son existence, le peuple sénégalais – ce grand peuple – a toujours fait preuve de maturité, en marquant le pas par l’unité des cœurs et le sursaut national en bandoulière.
Dès lors, il est d’un impératif catégorique d’organiser une union sacrée autour du président Bassirou Diomaye Faye et de son chef du gouvernement, pour l’intérêt supérieur de la Nation. Pour relever ce défi, une mobilisation sans condition de toutes les forces vives s’impose. Il est temps de se départir des discours creux et des contingences politiques et politiciennes, pour se retrouver autour de l’essentiel : reconstruire le Sénégal, notre patrimoine commun.

Ce 1er août 2025 marque le souffle d’un nouveau départ pour un Sénégal nouveau, prospère et souverain.

Mutualisons nos forces, nos stratégies et nos idées pour assurer l’éclatante réussite du Plan de Redressement Économique et Social, seul gage d’un développement harmonieux et durable.
L’Afrique retient son souffle. Le monde entier nous observe. Le peuple est dans l’expectative : l’heure de vérité a sonné.

Alors, vaillant peuple sénégalais, unissons-nous pour réaliser le rêve sénégalais.
Unissons-nous pour protéger la patrie des menaces visibles et invisibles, externes et internes.

Unissons-nous, enfin, pour la reconstruction d’un Sénégal « Bou Bess », pour le triomphe à jamais de la Vision 2050.
Pari certes difficile, mais pas impossible.

MACTAR DARME /PASTEF ESPAGNE

Réconciliation entre Serigne Mboup et le Préfet de Kaolack grâce à l’intervention du Khalife de Medina Baye

Le différend qui opposait le maire de Kaolack, Serigne Mboup, et le préfet du département a trouvé une issue apaisée grâce à la médiation du Khalife général de Medina Baye.

Suite à l’incident survenu lors de la Journée nationale de l’arbre, marquée par une altercation publique entre les deux autorités, le guide religieux de Médina Baye a pris l’initiative d’intervenir pour rétablir le dialogue et préserver l’harmonie institutionnelle.

Par son autorité morale et spirituelle, le Khalife a su ramener la sérénité en réunissant les deux hommes autour des valeurs de respect et de responsabilité. Cette démarche de réconciliation a été saluée par les populations locales, soucieuses de voir leurs dirigeants travailler en bonne intelligence pour le développement de Kaolack.

Ainsi, grâce à la sagesse du Khalife, une nouvelle page s’ouvre entre le maire et le préfet, désormais engagés à œuvrer ensemble dans un climat de collaboration et de respect mutuel.

Incident Serigne Mboup – Préfet KaolackM. le préfet vous permettez…

Lors de la célébration de la journée de l’Environnement, le chef de l’exécutif départemental de Kaolack a sommé l’édile de la vile du même nom de quitter l’activité. Ce, d’un ton d’une autre ère (la vidéo est virale). Un incident regrettable qui n’a pas sa place à l’avènement des nouvelles autorités Senegalaise qui prônent des valeurs de modestie, d’humilité et de respect mutuel. Monsieur le préfet, vous permettez… Certes vous êtes le chef de l’exécutif départemental de Kaolack décret présidentiel, pour autant le maire de cette ville de Mame Mbossé, Serigne Moup est le premier magistrat de la ville par la volonté des populations. Ces populations elles-mêmes qui choisissent le président de la République du Sénégal. Je vous conseille à vous et aux autres représentants de l’Executif à plus de retenue et de responsabilité. Il est vrai que l’erreur est humaine, mais avoir le contrôle de ses humeurs n’est t-il pas une règle à sauvegarder pour un responsable sage, quelle que soit la situation.

Papa Samba Sene Pdt W.A.R. – Citoyen de Kaolack

Kaolack : Vif accrochage entre le maire et le préfet lors de la Journée nationale de l’arbre

Ce qui devait être un moment de mobilisation citoyenne autour de la protection de l’environnement a tourné au bras de fer institutionnel à Kaolack. À l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, célébrée ce samedi 3 août 2025, une altercation a éclaté entre le maire de la commune, Serigne Mboup, et le préfet du département, perturbant le bon déroulement de la cérémonie officielle de reboisement.

Dans un communiqué rendu public le jour même, l’Amicale des Administrateurs civils du Sénégal est montée au créneau pour apporter des clarifications et défendre l’autorité préfectorale. Selon cette structure, le programme de la cérémonie avait été arrêté la veille, le 2 août, en parfaite concertation avec toutes les parties, y compris le maire. Cependant, ce dernier aurait exprimé, à la dernière minute, son opposition au choix de l’association chargée d’organiser l’activité.

Ce revirement de position aurait provoqué un blocage inattendu, compromettant une initiative pourtant inscrite dans les missions officielles de l’administration territoriale. L’incident a pris une tournure encore plus tendue lorsque le maire serait intervenu personnellement pour faire interrompre la cérémonie, empêchant la poursuite des plantations d’arbres ainsi que le point de presse prévu à la fin de l’événement.

Face à cette situation, le préfet, décrit comme courtois et rigoureux par l’Amicale, aurait été contraint de faire appel à la force publique pour rétablir le calme et faire respecter l’autorité de l’État. L’Amicale condamne fermement ce qu’elle qualifie de « propos inconvenants » du maire à l’endroit du représentant de l’État, rappelant le statut du préfet comme délégué du Président de la République et représentant de l’ensemble des ministres au niveau local.

Le communiqué insiste également sur les prérogatives juridiques du préfet et rappelle que celui-ci bénéficie de la protection de l’État dans l’exercice de ses fonctions, notamment en cas d’outrage ou d’intimidation. Tout en appelant à l’apaisement, l’Amicale déplore ce qu’elle considère comme une exploitation médiatique inappropriée de l’incident, et exhorte au respect des institutions et à la complémentarité des rôles entre autorités administratives et élus locaux.

Kaolack – Journée nationale de l’arbre : Le Collectif Aar Sunu Projet Jubb Jubbal Jubanti embellit les rues des HLM Bongré

À l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, célébrée ce dimanche 3 août 2025 à travers le pays, les militants du Collectif Aar Sunu Projet Jubb Jubbal Jubanti, dirigé par Pape Simakha, se sont fortement mobilisés à Kaolack. En collaboration avec les agents des Eaux et Forêts, ils ont mené une opération de reboisement à la fois symbolique et stratégique dans les rues du quartier HLM Bongré.

Placée sous le slogan « Une maison, un arbre pour la nation », l’initiative a permis la plantation de centaines d’arbres dans cette zone de la commune de Kaolack. Selon les organisateurs, cette action n’est que le début : d’autres quartiers suivront dans les jours à venir.

« Planter un arbre, c’est poser un acte politique fort. C’est un engagement pour l’avenir, pour la souveraineté alimentaire de notre pays », a déclaré Pape Simakha dans son allocution. Le Collectif inscrit cette activité dans une dynamique plus large de lutte contre la déforestation, la désertification et le changement climatique.

Conscient que le défi ne s’arrête pas à la plantation, Pape Simakha a lancé un appel aux populations pour l’entretien des arbres :

« Nous voulons que chaque arbre planté aujourd’hui devienne une fierté communautaire. »

Par cette initiative, Aar Sunu Projet Jubb Jubbal Jubanti entend faire de l’engagement écologique un pilier de la citoyenneté active et responsable à Kaolack.

Sénégal–FMI : Moubarack Lo prône une approche équilibrée face aux divergences entre Sonko et Diomaye

Alors que les déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko ont récemment jeté un froid sur la coopération avec le Fonds monétaire international (FMI), le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, poursuit discrètement les discussions avec cette même institution. Une situation qui suscite interrogations et analyses, notamment celle de l’économiste Moubarack Lo, invité ce dimanche 3 août de l’émission Grand Jury sur la RFM.

Pour Moubarack Lo, il ne s’agit pas d’une rupture entre le Sénégal et le FMI, mais plutôt d’une « différence de tempéraments » entre les deux têtes de l’exécutif. « Le Sénégal n’est pas dans une logique de confrontation ou de sortie du FMI. Il s’agit d’une négociation équilibrée, où chaque partie défend ses intérêts », a-t-il affirmé.

Il estime que même en l’absence de décaissements directs, la mise en place d’un programme avec le FMI constitue un levier de crédibilité financière pour le pays. « Le FMI joue un rôle d’assurance auprès des investisseurs. Sa présence témoigne d’une gestion budgétaire rigoureuse », a-t-il précisé.

Selon l’économiste, l’attractivité d’un pays repose sur trois fondements : la stabilité politique, la crédibilité financière et la compétitivité structurelle. Il explique : « Un investisseur cherche d’abord un environnement stable. Ensuite, il évalue la santé des finances publiques et la qualité des infrastructures ainsi que du capital humain. »

Dans cette optique, Moubarack Lo a émis des réserves sur le ton adopté par le Premier ministre lors de la présentation du Plan de redressement économique et social. « Le discours laissait entendre qu’on pouvait se passer de la coopération internationale. C’est une erreur stratégique », a-t-il averti, appelant à plus de nuance dans la communication gouvernementale.

Abordant les récentes mesures fiscales, notamment celles visant les transactions sur la monnaie électronique, les visas, les jeux de hasard et le tabac, l’ancien directeur du Bureau de prospective économique appelle à la prudence. « Augmenter les taxes ne garantit pas forcément plus de recettes. Si les consommateurs réduisent leurs dépenses, l’effet peut être contre-productif », explique-t-il.

Il insiste sur l’importance de la rigueur dans l’élaboration des politiques fiscales. « Il ne suffit pas d’annoncer des mesures. Il faut les tester à travers des simulations, analyser leur sensibilité et anticiper les effets sur l’économie réelle », recommande-t-il.

Dans un contexte économique tendu, Moubarack Lo prône donc une approche équilibrée, à la fois ferme sur les intérêts nationaux, mais ouverte à la coopération avec les institutions internationales. À ses yeux, la crédibilité du Sénégal sur la scène financière mondiale dépendra de sa capacité à conjuguer rigueur budgétaire, discours cohérent et réformes structurantes.

Abdoulaye Fall trace les premiers jalons de son mandat à la tête de la FSF

À peine élu président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), Abdoulaye Fall a adressé un message fort et rassembleur à l’ensemble des acteurs du football national. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, le nouveau patron du football sénégalais a exprimé sa profonde gratitude envers ceux qui lui ont accordé leur confiance, tout en dessinant les grandes lignes de son projet à venir.

Dès les premières lignes de sa déclaration, Abdoulaye Fall a tenu à remercier toutes les composantes du football sénégalais : clubs, ligues, supporters, encadreurs, dirigeants, et passionnés. « Ce mandat, je le dédie à l’unité et à la stabilité du football sénégalais », a-t-il affirmé, insistant sur sa volonté d’associer tous les acteurs, « de la base au sommet », à la dynamique qu’il entend insuffler.

Convaincu que les défis qui attendent la FSF nécessitent une synergie des efforts, Abdoulaye Fall a lancé un appel à l’unité et au travail : « Le travail commence dès à présent. Construisons un football plus fort, plus juste et plus ambitieux autour du contrôle passe. » Par cette formule, il semble faire référence à la nécessité de rigueur dans la gestion, d’équité dans la compétition, et de cohérence dans les orientations stratégiques.

L’élection d’Abdoulaye Fall intervient dans un contexte où le football sénégalais connaît à la fois des succès notables — notamment avec les récents sacres continentaux — mais aussi des interrogations sur la gouvernance, la structuration des compétitions locales, et la valorisation du football amateur.

Ses premières décisions seront donc scrutées de près, tant par les observateurs que par les passionnés. Reste à voir comment le nouveau président parviendra à concilier ambitions, réformes et attentes, dans un univers où la passion rime souvent avec pression.

Mutilations génitales féminines : Renforcer la qualité des données pour relever le défi de l’abandon définitif de la pratique

Les chiffres font peur, et la pratique persiste malgré les sanctions et les campagnes de sensibilisation. Face à cette réalité, les acteurs engagés dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) se sont réunis pendant trois jours pour échanger autour des bonnes pratiques en matière de collecte de données fiables. Objectif : espérer atteindre l’élimination totale des MGF à l’horizon 2030.

Du 30 juillet au 1er août, les discussions ont porté sur le thème : « Enjeux et défis liés à la santé de la reproduction : pour un renforcement de la qualité des données sur les mutilations génitales féminines ».

Au Sénégal, bien que l’excision soit interdite depuis la loi de 1999, les statistiques restent alarmantes : 25 % des femmes âgées de 15 à 49 ans auraient subi des mutilations génitales, avec une prévalence atteignant 90 % dans la région de Kédougou. Ces chiffres témoignent d’un recul manifeste des droits des femmes, victimes de violences perpétrées au nom de traditions rétrogrades et de croyances religieuses mal interprétées.

L’atelier, organisé par la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Sénégal (CNDH) sous la présidence de la professeure Amsatou Sow Sidibé, a rassemblé une diversité d’acteurs : UNFPA, UNICEF, ONU Femmes, The Girl Generation, CCDG, ANSD, les ministères de la Famille, de la Santé, de l’Éducation, de la Justice, la police, des chercheurs, des journalistes engagés ainsi que des membres de la société civile.

Tous ont reconnu que l’élaboration de politiques publiques efficaces contre les MGF repose d’abord sur la disponibilité de données fiables, désagrégées, actualisées et contextualisées. D’où l’urgence de corriger les insuffisances qui freinent la collecte systémique à travers des enquêtes nationales rigoureuses.

Le constat est sans appel : sans données de qualité, il est impossible d’élaborer des stratégies efficaces pour éradiquer cette atteinte grave aux droits à la santé et à la vie des filles et des femmes. Sur le terrain, les enquêteurs se heurtent souvent à la loi du silence, à la peur, voire à la complicité de certaines familles. Même dans les hôpitaux, tous les agents ne coopèrent pas toujours, certains refusant de transmettre des informations sensibles. La justice, quant à elle, se retrouve parfois impuissante face à des dossiers mal ficelés ou à une pression sociale forte, ce qui conduit à des relaxes incomprises.

Ces obstacles compromettent la production de données fiables et, par conséquent, l’efficacité des interventions. Durant les trois jours de travaux, les participants ont mis à plat les méthodes de collecte existantes, identifié les freins rencontrés, et esquissé des pistes pour bâtir une stratégie nationale cohérente de capitalisation et de suivi.

À l’issue de l’atelier, des recommandations concrètes ont été formulées, et une feuille de route commune a été adoptée. Celle-ci devra permettre la mise en œuvre d’un plan d’action inclusif, engageant toutes les parties prenantes, pour parvenir à l’abandon total des mutilations génitales féminines au Sénégal.

Afrobasket Féminin 2025 – Demi-finale : Le Nigeria dompte le Sénégal au terme d’un duel de haute intensité (72-66)

Le choc tant attendu entre le Sénégal et le Nigeria, deux géants du basketball africain, a tenu toutes ses promesses ce samedi à Yaoundé, en demi-finale de l’Afrobasket féminin 2025. Dans un duel tendu et spectaculaire, les D’Tigress du Nigeria ont finalement arraché la victoire face aux Lionnes du Sénégal (72-66), s’ouvrant les portes d’une cinquième finale consécutive.

Dès l’entame, les Nigérianes ont imposé leur tempo. Grâce à une circulation fluide du ballon, une transition offensive rapide et une défense agressive, elles prennent les devants dès le premier quart-temps (22-17). Le Sénégal peine à contenir l’intensité nigériane mais reste au contact, notamment grâce aux initiatives d’Astou Traoré et de Yacine Diop.

À la pause, le Nigeria conserve une avance de six points (43-37), malgré une belle réaction des Lionnes en fin de deuxième quart-temps.

C’est au retour des vestiaires que les joueuses de Moustapha Gaye renversent la vapeur. Portées par une défense de fer et un collectif mieux structuré, les Sénégalaises dominent outrageusement le troisième quart-temps (21-9). La meneuse Cierra Dillard, très active des deux côtés du terrain, permet aux Lionnes de passer devant au score, semant le doute dans les rangs adverses.

Mais l’embellie sénégalaise ne durera pas. Dans l’ultime quart-temps, le Nigeria, fort de son expérience et de sa profondeur de banc, retrouve ses automatismes. Les D’Tigress haussent leur niveau de jeu au moment décisif, avec des tirs primés cruciaux et une défense resserrée. Le Sénégal tente bien de revenir, mais les dernières possessions sont mal négociées, et le Nigeria scelle la victoire sur la ligne des lancers francs.

Avec cette victoire (72-66), les D’Tigress se qualifient pour la finale et tenteront de décrocher un cinquième sacre continental consécutif, un record en vue. Elles confirment leur statut de référence absolue du basketball féminin africain, sous la houlette de leur coach Rena Wakama.

Pour le Sénégal, la défaite est certes amère, mais pleine d’enseignements. Après avoir écrasé le Rwanda (80-37) et dominé la Côte d’Ivoire, les Lionnes ont tenu tête aux championnes en titre, prouvant qu’un renouveau est en marche. Cette génération emmenée par des cadres aguerries et des jeunes pleines de talent a montré qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures.

Touba – Ousmane Sonko réaffirme l’engagement de l’État pour l’accès à l’eau potable et le développement local

En visite dans la cité religieuse de Touba, le Premier ministre Ousmane Sonko a renouvelé l’engagement ferme du gouvernement à résoudre durablement la problématique de l’accès à l’eau potable dans la ville sainte. Devant les autorités religieuses et les populations locales, il a confirmé la réalisation prochaine d’un projet structurant : le drainage de l’eau depuis le Lac de Guiers jusqu’à Touba.

« L’engagement qui a été pris de drainer l’eau du Lac de Guiers à Touba sera tenu avant 2028 », a assuré le chef du gouvernement. Il a précisé avoir discuté de cette priorité stratégique avec le Président de la République, ce qui témoigne, selon lui, d’une volonté politique claire de mener ce chantier à terme. Ce projet d’envergure vise à répondre à un besoin crucial des populations : un accès régulier et sécurisé à l’eau potable, notamment en période de forte affluence religieuse.

Présent à Touba dans le cadre de son ziar auprès du Khalife général des Mourides et pour participer au Magal de Mbacké Bary, Ousmane Sonko a également profité de sa visite pour honorer d’autres engagements. À l’invitation des ministres de l’Assainissement et de l’Éducation nationale, il a visité plusieurs chantiers d’infrastructures en cours. Ces visites, selon le Premier ministre, s’inscrivent dans une logique de suivi rapproché des projets publics et de promotion du développement local.

Cette visite du Premier ministre intervient à un moment clé, à l’approche du Grand Magal de Touba, événement religieux majeur drainant des millions de fidèles. Le gouvernement semble ainsi vouloir joindre les actes à la parole en mettant l’accent sur des investissements concrets, en matière d’eau, d’assainissement et d’infrastructures éducatives, pour améliorer les conditions de vie dans la ville sainte.

Nioro du Rip : Le président du syndicat des agriculteurs, éleveurs et maraîchers dénonce les dysfonctionnements dans la distribution des intrants agricoles digitalisés

Depuis quelques années, le Sénégal, à l’instar de plusieurs pays africains, a amorcé la digitalisation de la distribution des intrants agricoles, notamment les engrais subventionnés. L’objectif est louable : lutter contre la fraude, assurer la transparence et accélérer le processus de distribution. Cependant, dans les zones rurales mal desservies par le réseau téléphonique et Internet, cette modernisation rencontre de sérieuses limites. Les agriculteurs en paient le prix fort.

À Nioro du Rip, Ibrahima Thiam, président du Syndicat des agriculteurs, éleveurs et maraîchers, tire la sonnette d’alarme :

« De nombreuses localités n’ont aucun accès au réseau téléphonique ou à Internet. Les plateformes numériques sont donc inaccessibles pour une partie importante des producteurs. »

Il évoque également le poids de l’analphabétisme numérique, particulièrement chez les femmes et les personnes âgées, qui ne maîtrisent ni les smartphones ni les applications utilisées pour l’enregistrement ou le retrait des intrants :

« Même avec du réseau, la compréhension des procédures reste difficile. Cela engendre des coûts supplémentaires, des pertes de temps, et parfois l’abandon de la procédure. »

M. Thiam déplore le manque d’un plan d’inclusion numérique lors du lancement de cette réforme. Selon lui, des villages entiers, isolés et sans signal, sont laissés pour compte, pénalisant ainsi les producteurs les plus vulnérables :

« On constate une baisse de la productivité dans plusieurs zones, une inégalité d’accès aux intrants entre zones connectées et non connectées, et une exclusion des producteurs les plus pauvres, souvent éloignés et peu alphabétisés. »

Déception dans le monde rural

Alors que les nouvelles autorités, arrivées au pouvoir il y a seulement 15 mois, avaient suscité de grands espoirs, le désenchantement gagne le monde rural.

« Promesses non tenues, gestion opaque, décisions impopulaires : les débuts du régime sont marqués par le chaos. »

fustige Ibrahima Thiam, qui dénonce également le manque de concertation avec les acteurs de terrain et des nominations jugées hasardeuses :

« On assiste à des nominations de proches sans expérience à des postes clés, et une communication officielle souvent contradictoire. Il y a un vrai amateurisme dans leur gestion. »

Des solutions concrètes proposées

Face à ces difficultés, le syndicat propose une approche pragmatique :

Une distribution hybride (numérique et physique) des intrants, avec assistance humaine sur place ; La mise en place de centres mobiles itinérants pour desservir les zones sans couverture réseau ; Et surtout, des programmes de formation et d’accompagnement pour familiariser les agriculteurs aux outils numériques.

« Une technologie n’est pas efficace si elle ne parle pas la langue de ceux qu’elle est censée aider. »

a conclu M. Thiam, appelant les autorités à une meilleure écoute des réalités du monde rural.

Élection à la tête de la FSF : 571 voix pour décider du futur du football sénégalais

Dakar, samedi 2 août 2025 — Ce samedi marque un tournant décisif pour le football sénégalais avec la tenue de l’élection du nouveau président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). Après des mois de tractations, de déclarations de candidatures et de stratégies d’alliances, l’heure est venue pour les acteurs du football national de désigner celui ou celle qui présidera aux destinées de la discipline pour les prochaines années.

Un collège électoral représentatif de toutes les composantes du football

Le scrutin repose sur un collège électoral large et diversifié, composé de 571 votants issus de toutes les strates du football sénégalais. Cette configuration reflète la volonté de faire participer l’ensemble des acteurs, des clubs professionnels aux structures amateurs en passant par les groupements spécialisés.

Voici la répartition des voix :

Ligue 1 : 16 clubs, chacun disposant de 3 voix – soit 48 voix Ligue 2 : 16 clubs, chacun avec 2 voix – soit 32 voix Clubs amateurs : 399 clubs – 399 voix Ligues régionales : 14 ligues, représentées par 2 délégués chacune – 28 voix Groupements affinitaires (football féminin, futsal, beach soccer, UASSU, ONCAV, médecins, arbitres, entraîneurs, etc.) – environ 14 voix

Ce système donne une place prépondérante aux clubs amateurs, qui détiennent à eux seuls plus de 69 % des voix. Un poids électoral conséquent qui en fait un enjeu central dans les calculs des candidats.

Un scrutin sous haute tension

Le vote s’effectue à bulletin secret, selon les règles strictes prévues par les statuts de la FSF. Pour être élu au premier tour, un candidat doit réunir les deux tiers des voix, soit 381 sur 571. À défaut, un second tour est organisé, où une majorité simple suffit pour départager les deux candidats arrivés en tête.

Ce système de vote encourage les alliances, négociations et compromis, notamment entre les différents segments du football national. Clubs professionnels et amateurs, ligues régionales et groupements affinitaires peuvent faire pencher la balance en fonction des coalitions établies en coulisses.

Une élection suivie de près

Avec la fin du mandat de l’équipe sortante et dans un contexte marqué par des appels à réformes, cette élection suscite un intérêt particulier de la part des observateurs, des supporters et des partenaires du football sénégalais. Les enjeux sont multiples : relance du championnat national, meilleure gouvernance, structuration du football local, renforcement du football féminin et promotion des jeunes talents.

Le résultat est attendu dans la journée, et pourrait redéfinir les équilibres au sein de la fédération, voire ouvrir une nouvelle ère pour le football sénégalais, qui continue de surfer sur la dynamique de ses récents succès continentaux et mondiaux.

Un samedi décisif pour l’avenir du ballon rond sénégalais.

Khalifa Ababacar Sall à Touba : Une visite de courtoisie empreinte de spiritualité et d’unité nationale

À l’approche du Grand Magal de Touba, Khalifa Ababacar Sall, président du mouvement Taxawu Sénégal, a effectué ce vendredi une visite de courtoisie dans la cité religieuse. Reçu par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadr, porte-parole du Khalife général des Mourides, l’ancien député-maire de Dakar a saisi cette occasion pour réaffirmer son attachement aux valeurs religieuses et républicaines du Sénégal.

La rencontre s’est tenue dans une atmosphère empreinte de respect, de spiritualité et de dialogue. Khalifa Ababacar Sall a salué l’inscription du Grand Magal au patrimoine immatériel du Sénégal, y voyant « une victoire et un honneur pour la Oumah islamique tout entière ». Selon lui, cette reconnaissance symbolise l’importance culturelle, religieuse et historique de l’événement dans la mémoire collective nationale.

L’homme politique a tenu à adresser ses vives félicitations et ses remerciements au porte-parole de Serigne Mountakha Mbacké, qu’il a qualifié d’« artisan déterminant » dans ce processus de valorisation du patrimoine religieux sénégalais. Il a également souligné le rôle central de la confrérie mouride dans la cohésion sociale, la résilience communautaire et la promotion des valeurs de paix.

En réponse, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadr a réservé un accueil chaleureux à son hôte et délivré un témoignage élogieux à l’endroit de Khalifa Ababacar Sall et de sa délégation. Le marabout a salué la constance de leur engagement en faveur du dialogue, du respect des croyances et de la préservation de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba.

Fadilou Keïta, un radical assumé au service de ses convictions

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, Fadilou Keïta, actuel directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), n’a pas esquivé la question de son positionnement au sein du parti Pastef. Bien au contraire, il assume sans détour son appartenance à l’aile dite « radicale » :

« Oui, je suis radical dans mes convictions, je l’assume totalement », déclare-t-il, se revendiquant comme un militant loyal et inébranlable.

Fidèle parmi les fidèles d’Ousmane Sonko, Fadilou Keïta retrace son engagement de longue date auprès de l’actuel Premier ministre. Ancien directeur de campagne, coordinateur du Nemekou Tour – une tournée politique marquante du leader de Pastef – et membre du cabinet de Sonko depuis six ans, il rappelle la constance de son engagement, loin des compromis politiciens :

« Je suis un radical au sens noble du terme : inébranlable dans mes principes. »

Dans cette interview, il révèle également les pressions et offres reçues sous l’ancien régime. Selon lui, à l’époque où Aliou Sall – frère de l’ex-président Macky Sall – dirigeait la CDC, plusieurs tentatives ont été faites pour le faire entrer au gouvernement.

« J’aurais pu être ministre, mais je suis resté fidèle à mes convictions », confie-t-il, laissant entendre que les enjeux personnels n’ont jamais pris le pas sur ses idéaux politiques.

Loin d’être un opportuniste, Keïta affirme avoir toujours cru en la victoire de son camp, même dans les moments les plus difficiles.

« Je n’ai jamais douté de notre victoire », conclut-il, le ton ferme, l’engagement intact.

Touba : Ousmane Sonko en visite surprise, 24 heures après la présentation de son plan de redressement économique

À peine 24 heures après avoir dévoilé le Plan de Redressement Économique et Social « Jubbanti Koom », le Premier ministre Ousmane Sonko a créé la surprise en se rendant ce samedi matin à Touba. Une visite non annoncée, qui témoigne de la volonté du chef du gouvernement de lier action politique et proximité territoriale, à l’approche du Grand Magal.

Accompagné du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Cheikh Tidiane Dièye, Ousmane Sonko a entamé sa tournée par une inspection de plusieurs sites stratégiques en préparation du Magal, événement religieux majeur prévu dans les prochaines semaines. Sur le terrain, le Premier ministre a tenu à constater de visu l’état d’avancement des travaux d’installations urgentes, notamment en matière d’hygiène, d’assainissement et d’infrastructures temporaires.

La visite s’est ensuite poursuivie à l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim, institution islamique d’enseignement supérieur située à proximité de la ville sainte. Sur place, Ousmane Sonko a pris part à la « Journée scientifique », un événement coorganisé par le Comité d’organisation du Grand Magal de Touba et le Complexe Cheikh Ahmadoul Khadim pour l’Éducation et la Formation.

Ce rendez-vous académique met à l’honneur les avancées scientifiques et pédagogiques autour de la pensée mouride, ainsi que les défis liés à la formation des jeunes générations dans un monde en pleine mutation.

Kaolack : Journée nationale de l’arbre

Le Réseau des Éco-Citoyens du Sénégal, l’IA et l’ASC Marine en croisade contre la déforestation

Ce 3 août, le Sénégal célèbre la Journée nationale de l’arbre, un rendez-vous symbolique dans la lutte contre la déforestation, la dégradation des terres et les effets du changement climatique.

Le thème retenu cette année est : “Reboisement, souveraineté alimentaire et développement territorial durable”, soulignant l’interconnexion entre la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire et la gouvernance locale.

À Kaolack, le Réseau des Éco-Citoyens du Sénégal, l’IA et l’ASC Marine se mobilisent activement contre la déforestation, avec l’ambition de faire de la souveraineté nationale et du développement territorial durable une réalité concrète. Le coordonnateur national du Réseau, Hamath Kama, a lancé un appel fort à l’engagement collectif. Il a invité des élèves, des agriculteurs, des chefs traditionnels et des responsables administratifs à “mettre la main à la pâte” en plantant des arbres fruitiers.

“Ce thème montre bien que planter un arbre n’est pas seulement un geste en faveur de l’environnement. C’est aussi poser les bases d’un développement local durable, capable de nourrir nos populations et de préserver nos terres. Ces arbres fruitiers, dans quelques années, pourront nourrir nos familles. C’est une vraie richesse pour nous,” a-t-il expliqué.

Au-delà du symbole, cette journée vise à renforcer les actions communautaires de reboisement durable. Le lien avec la souveraineté alimentaire est central : certaines espèces plantées – comme le moringa, le baobab ou le manguier – jouent un rôle clé dans la nutrition locale et la résilience face aux aléas climatiques. Bien pensé, le reboisement permet de restaurer la fertilité des sols, de capter l’eau et de créer des microclimats favorables à l’agriculture, a rappelé M. Kama.

“Face à la divagation des animaux et aux autres contraintes qui provoquent de nombreux échecs de reboisement, le Réseau national des Éco-Citoyens du Sénégal lance un appel aux acteurs : il faut mettre l’accent sur la préparation du sol, la plantation d’espèces adaptées, la protection avec des habillons aux normes (2m/2m) et l’entretien régulier. Cela suppose une bonne planification et des moyens conséquents, que les communautés locales peinent souvent à mobiliser. D’où la nécessité d’un appui renforcé des collectivités territoriales, en vertu des compétences transférées, pour faire de l’arbre un levier du développement territorial durable, comme l’indique le thème de cette année.”

Selon Hamath Kama, cette initiative s’inscrit dans une vision de développement territorial durable, où chaque collectivité doit s’impliquer activement dans la gestion de ses ressources naturelles. Il plaide pour la multiplication de projets pilotes de reboisement agroécologique dans toutes les régions du pays.

Un plan, deux crises : souveraineté et capacité

Le Plan de Redressement Économique et Social (PRES) « Jubbanti Koom », exposé par le Premier ministre le 1ᵉʳ août 2025, incarne une tentative de recentrage stratégique face à une crise multidimensionnelle. Construit autour de la mobilisation endogène des ressources, du recyclage des actifs publics et d’un contrôle renforcé des dépenses, ce plan — qui ressemble davantage à un document de cadrage financier — traduit une volonté de rupture avec l’orthodoxie économique exogène. Pourtant, cette posture s’inscrit dans un contexte marqué par une saturation politique, une fatigue sociale palpable et une contraction sévère des marges budgétaires. La figure du Premier ministre, hier symbole d’audace politique, apparaît aujourd’hui contrainte et essoufflée, en quête de solutions viables dans un environnement où les leviers traditionnels ont perdu de leur efficacité.

La dette publique réelle du Sénégal, récemment réévaluée à près de 119 % du PIB, révèle une situation de solvabilité profondément dégradée. Le service de la dette, qui absorbe désormais environ 80 % des recettes fiscales, réduit drastiquement la capacité de l’État à investir, redistribuer ou amortir les chocs sociaux. Cette dynamique asphyxie les politiques publiques et accentue les tensions entre impératifs budgétaires de court terme et objectifs de transformation structurelle. Le gel du financement du FMI, la dégradation de la note souveraine par les agences internationales et la suspension des émissions obligataires traduisent un isolement financier préoccupant.

Le PRES affirme vouloir sortir de cette spirale par des mécanismes alternatifs : fiscalité domestique renforcée, lutte contre les niches de fraude, réforme du train de vie de l’État, revalorisation des actifs publics. Mais ces propositions rencontrent trois limites critiques. Premièrement, la structure fiscale sénégalaise demeure régressive, avec une pression effective estimée à 19–20 % du PIB, contre un potentiel soutenable situé entre 24 et 25 %. Deuxièmement, l’économie informelle — qui concentre plus de 90 % de l’emploi des jeunes — échappe encore largement à la base imposable. Troisièmement, les capacités de contrôle et de déploiement de la réforme fiscale restent fragmentées et institutionnellement sous-dimensionnées.

La philosophie du PRES repose sur une logique de souveraineté budgétaire, inspirée des doctrines de développement autocentré valorisant la mobilisation des ressources internes. Toutefois, l’économie politique du Sénégal est prise dans une double contrainte : une faible élasticité fiscale et une dépendance structurelle aux appuis extérieurs. L’ajustement par les seules ressources internes, dans un contexte de désaffection sociale et de déséquilibres macroéconomiques, risque d’engendrer un effet d’auto-étouffement budgétaire. Le modèle soutenu appelle une réforme en profondeur de la gouvernance fiscale, une révision du pacte productif national et un réalignement stratégique de l’investissement public vers les secteurs à fort rendement social.

Le recyclage des actifs publics, présenté comme un levier innovant, soulève également des interrogations. L’État ambitionne de mobiliser 1 091 milliards FCFA via des cessions temporaires ou des réaffectations d’actifs. Toutefois, en l’absence d’un cadre de gouvernance robuste, ces transferts peuvent entraîner une perte de contrôle stratégique sur des secteurs clés. L’analyse des précédents dans d’autres pays africains montre que le recyclage d’actifs ne produit des effets multiplicateurs durables que s’il s’accompagne d’un encadrement contractuel rigoureux, d’une transparence dans l’affectation des fonds et d’un suivi citoyen renforcé.

Le plan affiche des priorités sociales ambitieuses : transferts monétaires aux ménages vulnérables, augmentation des allocations familiales, accès gratuit à certains services de base. Mais ces mesures relèvent davantage d’un agenda compensatoire que d’une dynamique de transformation. Sans investissements massifs dans les systèmes productifs ruraux, les infrastructures logistiques ou l’industrialisation, les transferts ciblés risquent de maintenir les bénéficiaires dans une situation d’assistance. Le véritable défi consiste à concilier justice sociale immédiate et stratégie de productivité inclusive.

L’administration publique constitue un autre nœud critique du PRES. La maîtrise du train de vie de l’État est annoncée, mais les marges réelles de compression restent faibles en raison de la rigidité des dépenses de personnel et des engagements déjà contractés. La réforme des entreprises publiques, souvent évoquée, exige un arbitrage politique fort entre rationalité économique et clientélisme institutionnalisé. Le manque de données ouvertes sur la soutenabilité financière des entités parapubliques freine toute évaluation rigoureuse de leur réforme.

La dynamique d’exécution du PRES se heurte à une réalité institutionnelle complexe. Le pays souffre d’une instabilité récurrente des outils de pilotage stratégique. Le cycle d’élaboration de plans sans dispositifs opérationnels ni mécanismes de redevabilité reproduit un schéma d’érosion progressive de la confiance. La fatigue des plans — symptôme de ce régime comme de ceux qui l’ont précédé — illustre la difficulté à dépasser la logique de communication pour incarner un véritable leadership de transformation. Depuis avril 2024, le nouveau pouvoir a multiplié les stratégies sans démonstration concrète de rupture effective dans les pratiques d’allocation des ressources et de coordination interinstitutionnelle.

La rhétorique de souveraineté économique repose sur des fondements légitimes, mais sa mise en œuvre exige une ingénierie de politique publique plus sophistiquée. Les réformes fiscales nécessitent un consensus social, des systèmes d’information performants et une articulation fine entre administration centrale, collectivités territoriales et secteur privé. Le PRES, dans sa phase actuelle, ne clarifie pas suffisamment la hiérarchisation des mesures ni leur enchaînement logique — condition pourtant indispensable à la crédibilité de tout programme de redressement.

Une politique de transformation économique suppose également une diplomatie financière active. Le rejet de l’endettement externe ne peut s’opérer sans la construction d’instruments alternatifs de financement : mobilisation de la diaspora, émissions d’obligations vertes, structuration de partenariats public-privé rigoureux. En négligeant cette dimension, le PRES court le risque d’un isolement stratégique et d’un renchérissement du coût d’opportunité pour l’économie sénégalaise.

Sur le plan doctrinal, le PRES demeure hybride. Il oscille entre planification étatique, injonctions morales et signaux libéraux. Ce flou traduit une tension entre radicalité politique et réalisme technocratique. La crédibilité du gouvernement dépendra de sa capacité à stabiliser cette tension, à articuler une ligne économique lisible et à mobiliser les compétences de l’administration publique dans une logique de résultats vérifiables.

Le pilotage stratégique du PRES appelle également une meilleure intégration verticale. Les collectivités territoriales demeurent des acteurs marginaux dans le plan, alors qu’elles constituent un maillon essentiel dans la réallocation des ressources, l’innovation sociale et l’animation économique locale. Une logique de déconcentration budgétaire sans capacitation locale renforcerait les déséquilibres existants.

Le PRES apparaît ainsi comme une réponse politique volontaire à une crise de confiance et à une impasse budgétaire. Mais sans renforcement des capacités institutionnelles, sans clarification des priorités économiques, et sans ingénierie de mise en œuvre rigoureuse, il risque de devenir un plan de plus dans la longue série des tentatives de redressement manquées. Ce n’est pas la radicalité du discours qui assurera la transformation du pays, mais bien la discipline de l’action, la robustesse des institutions et la transparence des résultats.

Dr Abdourahmane Ba

Statisticien, Docteur en Management

Expert en développement international, suivi et évaluation, management, évaluation des politiques publiques

Thierno Bocoum étrille le plan de redressement économique : « Un plan de compression déguisé »

Le plan de redressement économique présenté ce vendredi 1er août 2025 par le Premier ministre Ousmane Sonko continue de susciter de vives réactions. L’une des critiques les plus acerbes est venue de Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR-Les Leaders, qui dénonce une vision fiscaliste et déséquilibrée de la relance.

Dans une déclaration au vitriol, l’ancien député fustige l’approche du chef du gouvernement qu’il accuse de transposer ses réflexes d’ex-inspecteur des impôts à la gestion macroéconomique du pays.

« Le Premier ministre, ancien inspecteur des impôts, semble reproduire un réflexe professionnel mal adapté au rôle de chef de gouvernement en faisant de la fiscalité l’outil principal d’un redressement qui devrait d’abord passer par l’investissement, la confiance et la stimulation de l’activité productive », déclare Bocoum.

« La charrue fiscale avant les bœufs économiques »

Selon lui, le plan dévoilé donne la priorité aux recettes fiscales plutôt qu’à une stratégie cohérente d’investissement et de relance de la demande intérieure. Il avertit : ce déséquilibre risque d’étouffer des ménages déjà fragilisés par la crise, ainsi que des entreprises en mal de liquidités.

Alors que le taux de pression fiscale atteignait déjà 16,9 % du PIB en 2024, l’objectif fixé par le gouvernement est de le porter à 20 %, voire plus, sans qu’un plan massif d’investissements publics ou d’accompagnement ciblé ne soit clairement défini.

Thierno Bocoum note par ailleurs une contradiction frappante : selon le Rapport d’exécution budgétaire, l’investissement public a chuté de 30,3 % au premier trimestre 2025 par rapport à la même période en 2024. « L’État investit moins mais prélève plus », déplore-t-il, y voyant une politique « économiquement contre-productive ».

Le leader d’AGIR insiste sur une conception plus dynamique et vertueuse de la fiscalité. Pour lui, la taxation devrait être la conséquence d’une croissance retrouvée, et non le moteur de cette croissance.

« Penser que l’on peut relancer une économie à bout de souffle par la pression fiscale est une chimère », tranche-t-il.

Il qualifie le plan gouvernemental non pas de plan de redressement, mais de « plan de compression déguisé, habillé de mots forts mais sans les injections vitales que réclame notre économie ».

Thierno Bocoum appelle donc à un recentrage de la stratégie économique nationale autour de la stimulation de la production, de la consommation intérieure, des investissements structurants et de la confiance dans les acteurs économiques.

Assouplissement de l’importation des véhicules : le Sénégal autorise désormais les voitures âgées jusqu’à 10 ans

Une nouvelle mesure saluée par les automobilistes et importateurs sénégalais. Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé ce vendredi un assouplissement des conditions d’importation des véhicules d’occasion : désormais, les voitures âgées jusqu’à 10 ans pourront être introduites sur le territoire national. Une décision qui marque un tournant dans la politique automobile du pays.

Jusqu’ici, la réglementation interdisait l’importation de véhicules de plus de 8 ans, une disposition souvent critiquée pour son impact sur les prix des voitures et l’accessibilité pour les ménages à revenus modestes. En portant cette limite à 10 ans, le gouvernement entend répondre à une double préoccupation : réduire le coût d’acquisition des véhicules et stimuler le secteur du transport et du commerce automobile.

« Cette décision s’inscrit dans notre volonté de prendre en compte la réalité économique des Sénégalais et de mettre fin à des mesures pénalisantes héritées d’un modèle inadapté à nos besoins », a déclaré le Premier ministre Ousmane Sonko, lors de la présentation du plan “Jubbanti Koom”, au Grand Théâtre de Dakar.

Cette mesure devrait bénéficier directement aux importateurs qui, ces dernières années, faisaient face à des restrictions sévères, mais aussi à la population, qui pourra accéder à un parc automobile plus abordable.

Selon plusieurs acteurs du secteur, le passage à 10 ans d’ancienneté pourrait entraîner une baisse des prix de 15 à 25 %, en fonction des modèles. Ce nouvel équilibre pourrait aussi relancer l’activité dans les ports et les marchés de véhicules d’occasion comme celui de Mbao ou encore Keur Massar.

Si la mesure est bien accueillie par les acteurs économiques, des inquiétudes subsistent du côté des défenseurs de l’environnement, qui redoutent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre liées à l’entrée de véhicules plus anciens. Le gouvernement assure cependant que des contrôles techniques renforcés seront exigés à l’entrée du territoire, afin de garantir que seuls les véhicules en bon état de fonctionnement et respectueux des normes minimales puissent circuler.

« Nous assouplissons, mais nous ne bradons pas la qualité », a tenu à rassurer le Premier ministre.

Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de révision des politiques économiques, notamment dans le cadre du Plan de redressement “Jubbanti Koom”. En s’affranchissant de certaines contraintes jugées inadaptées au contexte sénégalais, le gouvernement cherche à instaurer un modèle plus souple, plus pragmatique, et plus aligné sur les réalités du quotidien.

Plan “Jubbanti Koom” : Ousmane Sonko tourne le dos au FMI et mise sur la souveraineté populaire

Lors d’une cérémonie solennelle organisée au Grand Théâtre national, le Premier ministre Ousmane Sonko a officiellement dévoilé le Plan de Redressement Économique et Social du Sénégal, baptisé Jubbanti Koom, soit « redresser le pays » en langue wolof. Un document ambitieux qui marque une rupture assumée avec les politiques dictées par les institutions financières internationales, au profit d’un modèle ancré dans la souveraineté nationale.

« Nous ne pouvons pas, 65 ans plus tard, continuer à attendre le salut de l’extérieur. L’Afrique doit évoluer et le Sénégal doit évoluer », a déclaré le chef du gouvernement dans un discours aux accents souverainistes. Fustigeant la dépendance chronique du pays à l’égard des bailleurs étrangers, Ousmane Sonko a réaffirmé que son gouvernement n’attend “rien du Fonds Monétaire International (FMI)”.

Cette position s’inscrit dans une ligne politique clairement assumée depuis l’arrivée au pouvoir du Président Bassirou Diomaye Faye, favorable à un recentrage de la stratégie économique autour des ressources et des priorités locales.

Un plan conçu « par et pour les Sénégalais »

Le Premier ministre a souligné que Jubbanti Koom est le fruit d’un travail collectif, mené au sein de la Primature avec la collaboration directe de plusieurs ministères stratégiques. « Ce que nous présentons aujourd’hui n’attend rien quasiment de personne, sinon du peuple sénégalais lui-même », a-t-il insisté.

Il a tenu à saluer l’engagement des « co-fonctionnaires », ces hauts cadres de l’administration qui ont contribué à l’élaboration de ce plan de redressement fondé sur les réalités nationales et les aspirations populaires.

Sans entrer dans les détails techniques, Ousmane Sonko a laissé entendre que le plan s’articulera autour de piliers structurants : souveraineté alimentaire, relance industrielle, réforme du système fiscal, autonomisation énergétique, et équité territoriale. Il s’agit, selon lui, d’un « tournant stratégique » destiné à sortir le Sénégal de la logique de dépendance financière et de l’endettement massif, tout en redonnant au citoyen un rôle central dans la transformation économique.

Le Premier ministre a conclu son intervention en appelant les Sénégalais à « s’approprier ce plan » et à « en être les gardiens », car c’est à travers l’engagement populaire que Jubbanti Koom pourra devenir une réalité.

Concession des Chantiers navals de Dakar : le président Diomaye Faye stoppe une procédure jugée défavorable et relance un nouvel appel d’offres

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a levé le voile sur une décision majeure concernant un actif stratégique du pays : les Chantiers navals de Dakar. Lors de la présentation du Plan de Redressement Économique et Social baptisé “Jubbanti Koom”, le chef de l’État a révélé avoir interrompu une concession imminente, qu’il a jugée contraire aux intérêts nationaux.

En faisant allusion à une conversation tenue avec son prédécesseur au moment de la passation de pouvoir, le président Faye a indiqué :

« Quand il me faisait visiter le palais, je lui ai fait savoir notamment que j’étais au courant de la signature imminente d’une concession sur les Chantiers navals de Dakar qui n’a pas été négociée dans les meilleurs termes. »

Considérant que cette concession n’avait pas été conclue dans des conditions optimales, le président a immédiatement ordonné l’arrêt du processus. Une décision motivée par la volonté de protéger les intérêts stratégiques du Sénégal dans un secteur sensible, lié à l’industrie navale, à la défense et à l’économie maritime.

Dans la foulée, le chef de l’État a annoncé le lancement d’un nouvel appel d’offres, avec l’engagement que la nouvelle procédure sera conduite dans la transparence et selon des critères de souveraineté économique et de performance industrielle.

« Vous verrez la différence sur les deux contrats », a-t-il promis, sans toutefois entrer dans les détails sur les parties concernées par l’ancien projet de concession.

Cette décision traduit la philosophie du nouveau régime, qui entend rompre avec des pratiques de gouvernance jugées opaques, tout en redonnant à l’État la maîtrise de secteurs clés. Les Chantiers navals de Dakar, infrastructure essentielle pour la maintenance des navires civils et militaires, revêtent une importance géopolitique dans un contexte de tensions régionales et d’intensification des activités maritimes.

Avec ce geste, le président Diomaye Faye envoie un signal fort : chaque partenariat économique sera désormais examiné à l’aune de l’intérêt national, et la transparence devient un impératif non négociable dans la gestion des ressources publiques et des infrastructures stratégiques.

Ousmane Sonko dévoile le Plan “Jubbanti Koom” pour un redressement économique et social durable du Sénégal

Depuis le Grand Théâtre de Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko a solennellement présenté ce vendredi le Plan de Redressement Économique et Social du Sénégal, baptisé “Jubbanti Koom” (littéralement « Relever la Nation » en wolof). Ce plan stratégique, pensé à long terme, vise à sortir le pays de la crise multidimensionnelle actuelle tout en posant les fondations d’un développement autonome et soutenu jusqu’en 2050.

Dans une allocution dense et volontariste, Ousmane Sonko a tenu à préciser que ce plan « n’est pas tombé du ciel », mais qu’il découle d’un « travail de planification prospective rigoureuse » mené sur instruction du Président Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre de la mise en œuvre de son programme politique. L’ambition est claire : refonder le modèle économique sénégalais, rompre avec la dépendance excessive à l’endettement extérieur et remettre l’État au service du développement national.

Structuré autour d’un document de référence intitulé “Vision 2050”, le plan Jubbanti Koom repose sur trois phases successives, conçues comme un continuum stratégique :

Phase 1 : Redressement (2025–2029) Cette étape vise à stabiliser les fondamentaux de l’économie, restaurer la discipline budgétaire, lutter contre la corruption, renforcer la justice et rebâtir la confiance entre l’État et les citoyens. C’est aussi une phase d’urgence pour répondre aux besoins sociaux prioritaires, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’emploi. Phase 2 : Impulsion (2029–2034) Elle marque le démarrage d’une croissance structurelle à travers l’industrialisation, l’agriculture modernisée, les réformes institutionnelles profondes et l’innovation technologique. Le gouvernement ambitionne d’attirer davantage d’investissements locaux et de capitaliser sur les ressources naturelles dans une logique de transformation locale. Phase 3 : Accélération (2034–2050) C’est l’étape de la consolidation et de la souveraineté économique. Le Sénégal entend alors jouer pleinement son rôle dans les chaînes de valeur régionales et mondiales, tout en s’appuyant sur un capital humain renforcé, une gouvernance publique performante et une infrastructure de développement maîtrisée.

« Ce rappel référentiel est important », a insisté le chef du gouvernement, soulignant que le plan Jubbanti Koom n’est pas une série de promesses électorales, mais une vision articulée, progressive et chiffrée, destinée à sortir le Sénégal des logiques de pilotage à court terme. Il a également appelé à une mobilisation nationale autour de ce projet, considérant qu’il s’agit d’un pacte entre l’État et les citoyens pour un avenir commun.

Sénégal – Économie : Abdourahmane Sarr dévoile un ambitieux plan de redressement pour restaurer la souveraineté budgétaire

Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a présenté ce vendredi le nouveau plan de redressement économique du Sénégal, une feuille de route ambitieuse qui entend rompre avec un modèle économique jugé « insoutenable » et poser les bases d’un développement souverain, inclusif et durable.

Cette initiative intervient dans un contexte tendu, marqué par la suspension du programme économique et financier avec le FMI et une crise aiguë de financement qui fragilise les équilibres budgétaires du pays.

Le diagnostic posé par le ministre est sans concession. La dette publique sénégalaise a atteint 119 % du PIB à fin 2024, un seuil alarmant, fruit d’un recours excessif à l’endettement pour financer la croissance. Cette stratégie, selon M. Sarr, n’a pas porté ses fruits : la croissance hors agriculture reste faible, et les investissements publics manquent d’efficacité, plombés par des déficits persistants et une productivité atone.

« Nous avons hérité d’un modèle économique tourné vers l’extérieur, incapable de produire une croissance inclusive. Il est temps de remettre le citoyen et l’entreprise nationale au centre de la stratégie de développement », a déclaré le ministre.

Le plan présenté s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050, un cadre stratégique de long terme qui promeut la souveraineté économique et le développement endogène. Le cap est clairement fixé : sortir du cycle de dépendance vis-à-vis des financements extérieurs, restaurer la soutenabilité de la dette, et bâtir un secteur privé national fort.

Le gouvernement mise désormais sur une approche partenariale, fondée sur les Partenariats Publics-Privés (PPP) et les délégations de services publics. Objectif : attirer des investissements à fort contenu local, tout en réduisant la charge budgétaire directe pour l’État.

Pour concrétiser cette nouvelle orientation, une task force interministérielle a été mise en place. Elle aura pour mission de coordonner les réformes, de suivre l’exécution du plan et de garantir la cohérence des politiques publiques.

Améliorer l’efficacité de la dépense publique, en éliminant les gaspillages et en ciblant mieux les investissements. Réduire la dette publique de 3 % d’ici 2027, à travers un assainissement budgétaire progressif. Renforcer les capacités du secteur privé national, en facilitant l’accès au financement, à la commande publique et à l’innovation.

À moyen terme, le gouvernement vise une croissance stable d’au moins 5 %, tirée par un secteur privé compétitif et une administration plus efficiente. Il s’agit, selon Abdourahmane Sarr, de « restaurer la crédibilité économique du pays », tout en répondant aux attentes sociales fortes.

Cyberescroquerie : quand Adama Bâ tombait dans le piège d’un faux Cheikh Amar

En 2013, l’ancien maire de la commune de Fass-Colobane-Gueule Tapée, Adama Bâ, a failli être victime d’une escroquerie numérique sophistiquée orchestrée par un jeune homme du nom d’El Hadji Assane Demba, alors âgé d’une vingtaine d’années. Ce dernier, présenté comme un proche du célèbre activiste numérique « Kocc Barma », s’était spécialisé dans le piratage des comptes Facebook de personnalités publiques influentes.

Dans les colonnes du journal L’Observateur, Adama Bâ raconte sa mésaventure : « J’ai échangé avec un faux compte Facebook, qui prétendait être celui de Cheikh Amar. L’interlocuteur m’a parlé de mes enfants, m’a proposé un poste de direction dans une entreprise au Maroc, puis a commencé à demander des faveurs. » La supercherie est découverte dès le lendemain lorsque l’ancien maire croise le véritable Cheikh Amar. « J’ai tout de suite compris que j’avais été piégé », confie-t-il.

Face à cette tentative d’arnaque, Adama Bâ dépose plainte auprès de la Division des investigations criminelles (DIC). L’enquête permet de localiser le suspect, arrêté de nuit dans le quartier des Maristes alors qu’il se trouvait en compagnie de sa mère.

L’affaire ne sera finalement pas portée devant la justice. Une médiation dirigée par Serigne Abdou Lahad Gaïndé Fatma, marabout du mis en cause, aboutit au retrait de la plainte. « Je lui ai, depuis, pardonné. Il n’a pas réussi à me nuire, sa tentative a échoué. Si la presse n’avait pas relancé le sujet, je n’en aurais pas reparlé », affirme l’ancien édile, aujourd’hui apaisé.

Sénégal – Scandale judiciaire : Adama Faye, beau-frère de Macky Sall, activement recherché pour escroquerie

Adama Faye, frère de l’ex-Première dame Marième Faye Sall et beau-frère de l’ancien président Macky Sall, est dans le viseur de la justice sénégalaise. Selon des sources sécuritaires concordantes, il fait l’objet d’un avis de recherche lancé par la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane dans une affaire d’escroquerie présumée portant sur plus de 400 millions de francs CFA.

Les accusations qui pèsent sur Adama Faye concernent des transactions financières jugées frauduleuses, dans lesquelles plusieurs personnes se déclarent victimes. Ces dernières auraient été appâtées par des promesses d’investissements ou de facilitation d’accès à des marchés, dans un contexte où la proximité de l’homme avec les plus hautes sphères du pouvoir de l’époque lui conférait une certaine crédibilité.

Des documents et témoignages recueillis par les enquêteurs feraient état de montages financiers douteux et d’abus de confiance. À ce stade de l’enquête, les autorités judiciaires n’ont pas encore confirmé la nature exacte des contrats ou accords impliqués, mais les montants en jeu et le profil du mis en cause attirent une attention médiatique considérable.

L’affaire a pris un nouveau tournant lorsque Adama Faye ne s’est pas présenté à une convocation officielle des enquêteurs de la Section de recherches. Ce refus d’obtempérer est interprété comme une tentative de fuite ou de dissimulation, ce qui pourrait aggraver son cas devant la justice.

Selon le Code pénal sénégalais, un individu qui refuse délibérément de répondre à une convocation judiciaire dans le cadre d’une enquête pour délit financier peut être poursuivi pour entrave à la justice. En cas de fuite caractérisée, des peines complémentaires, dont la détention préventive, peuvent être ordonnées.

Le nom d’Adama Faye est loin d’être inconnu dans les cercles du pouvoir. Sa proximité familiale avec l’ex-couple présidentiel en fait une figure sensible du paysage politico-affairiste sénégalais. Bien qu’aucun lien direct n’ait été établi entre ses agissements présumés et l’exercice du pouvoir par Macky Sall, ce dossier ravive les critiques sur les pratiques de certains membres de l’ancien entourage présidentiel.

Pour rappel, le régime actuel, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, a fait de la lutte contre la corruption et l’impunité un axe prioritaire de sa gouvernance. Des enquêtes ont été relancées ou intensifiées sur plusieurs figures de l’ancien régime, dans une volonté affichée de “reddition des comptes”.

En cas de confirmation des faits, Adama Faye pourrait être poursuivi pour escroquerie, abus de confiance et blanchiment de capitaux, des infractions qui peuvent entraîner jusqu’à 10 ans de prison ferme selon les textes en vigueur. L’éventuelle fuite du mis en cause, si elle est confirmée, serait un facteur aggravant dans l’appréciation des juges.

Projet de Loi de Finances Initiale 2026 : Cheikh Diba trace les grandes lignes d’une nouvelle gouvernance budgétaire

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a donné le coup d’envoi officiel de la préparation du Projet de Loi de Finances Initiale (PLFI) 2026 à travers une circulaire rendue publique le 23 juillet dernier. Ce document, relayé par le journal Libération, fixe les orientations majeures de la politique budgétaire nationale pour le prochain exercice, dans un contexte marqué par des défis économiques persistants et une volonté affirmée de transformation structurelle.

Face aux urgences économiques et sociales, mais aussi à la nécessité de poursuivre les efforts de rationalisation des finances publiques, le ministre Diba a articulé la stratégie budgétaire 2026 autour de quatre grands piliers :

L’adoption d’une politique fiscale innovante, efficace, efficiente et équitable pour accroître la mobilisation des ressources internes ; La consolidation budgétaire à court terme, dans le cadre de la poursuite de la politique d’assainissement des finances publiques ; Une gestion active et rigoureuse de la dette publique, afin de préserver la soutenabilité budgétaire ; L’intégration des projets structurants de l’Agenda 2050 dans les allocations sectorielles, pour garantir leur financement optimal.

Ces priorités s’inscrivent, selon Cheikh Diba, dans « la continuité et le renforcement des réformes déjà initiées » et visent à « une redistribution plus équitable des fruits de la croissance économique ».

L’un des points saillants de la circulaire ministérielle est l’institutionnalisation de l’évaluation ex-ante obligatoire pour tout projet d’investissement public d’un montant égal ou supérieur à 500 millions de francs CFA. En dessous de ce seuil, les projets devront être justifiés par une note conceptuelle, soumise aux comités de maturation et de sélection des projets, et accompagnée de documents techniques validés.

Avant toute inscription dans le Programme d’Investissements Publics (PIP), chaque projet devra disposer d’une étude de faisabilité complète, validée par un comité spécialisé. Une exigence qui vise à rationaliser les investissements, à éviter les éléphants blancs, et à garantir la pertinence économique et sociale des initiatives financées sur fonds publics.

Autre nouveauté majeure : la circulaire met fin à la reconduction systématique des crédits budgétaires, notamment pour les projets d’investissement. En lieu et place, le ministère réaffirme son engagement dans la budgétisation à base zéro, une méthode exigeant une justification détaillée de chaque dépense projetée.

Les institutions constitutionnelles et les ministères sont ainsi appelés à procéder à une évaluation rigoureuse des besoins, avec obligation de produire une note explicative par activité, catégorie et ligne budgétaire. Ce document devra accompagner les avant-projets de budgets transmis en amont des conférences budgétaires prévues dans les prochaines semaines.

Dakar : Trois ressortissants guinéens condamnés à un an de prison ferme pour outrage à la pudeur

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu, ce jeudi 31 juillet 2025, son verdict dans une affaire ayant suscité de vives réactions au sein de l’opinion. Trois ressortissants guinéens ont été condamnés à un an de prison ferme pour outrage public à la pudeur et acte contre nature, à la suite d’un incident survenu lors d’une cérémonie de mariage à Grand-Médine.

Les mis en cause, Souleymane Ba, Ablaye Camara et Ousmane Bah, étaient membres d’un orchestre engagé pour animer la fête organisée par un compatriote. D’après les informations rapportées par Dakaractu, les faits reprochés sont liés à une scène de danse jugée obscène, ayant choqué plusieurs participants à la célébration.

À la barre, les trois prévenus ont reconnu la nature déplacée de leurs comportements, tout en précisant qu’ils avaient agi sous l’effet de l’euphorie festive. Ils ont présenté des excuses publiques et exprimé leurs regrets devant le tribunal.

Malgré leurs déclarations de remords, le juge a estimé que les faits étaient suffisamment graves pour prononcer une peine exemplaire, soulignant le caractère public de l’acte et la nécessité de préserver les valeurs sociales.

APR – Mobilisations en série pour la libération des cadres du parti : cap sur Dakar avec l’Assemblée générale des femmes

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance pour la République (APR) multiplie les initiatives pour exiger la libération de plusieurs de ses responsables politiques actuellement confrontés à la justice. Après les mobilisations remarquées à Ourossogui, Saint-Louis et Agnam, c’est désormais à Dakar que les regards se tournent, avec une nouvelle étape dans cette série d’actions de protestation.

Les récentes marches pacifiques organisées dans le nord du pays ont rassemblé de nombreux militants de l’APR venus exprimer leur solidarité envers l’honorable député Farba Ngom et d’autres figures du parti, qu’ils qualifient d’“otages politiques du régime”. Dans un communiqué, le SEN s’est félicité de l’engagement de la base militante et de la discipline observée lors de ces manifestations.

Dans la poursuite de cette dynamique, le SEN a annoncé la tenue, ce samedi 2 août, d’une Assemblée générale des femmes de l’APR à Dakar. L’événement est présenté comme une étape majeure de la mobilisation nationale. Les femmes du parti entendent faire entendre leurs voix et poser fermement leurs revendications :

La libération immédiate de Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop et Abdoulaye Ndiaye. La levée du placement sous bracelet électronique d’Ismaïla Madior Fall et d’Aïssatou Sophie Gladima. La fin du contrôle judiciaire imposé à Ndeye Saly Diop.

Pour l’APR, cette nouvelle mobilisation n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une campagne plus large visant à dénoncer ce que le parti considère comme une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Le SEN affirme son engagement à poursuivre la lutte par des moyens pacifiques et démocratiques, en attendant, selon ses termes, “le rétablissement des droits de ses responsables injustement privés de liberté”.

Kaolack : Résultats du CFEE, de l’Entrée en Sixième et du BFEM 2025 – Des performances contrastées à travers la région

Les résultats du Certificat de Fin d’Études Élémentaires (CFEE) et du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) pour l’année scolaire 2024-2025 viennent d’être publiés au niveau de l’académie de Kaolack. Ce cru 2025 affiche des performances globalement en hausse, bien que des disparités notables subsistent entre les zones urbaines et rurales.

Selon les chiffres officiels communiqués par les autorités académiques, l’académie de Kaolack a enregistré un taux de réussite de 70,22 % à l’examen du CFEE.

Au total, 14 280 candidats ont été déclarés admis, dont 8058 filles (soit 69,81 % des candidates) et 6222 garçons (70,75 % des candidats), répartis dans les quatre Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF) de la région.

Sur 20 337 candidats inscrits – dont 11 543 filles et 8794 garçons – ces résultats traduisent une progression notable par rapport aux années précédentes.

Pour l’entrée en sixième, 19 497 élèves ont pris part à l’évaluation. Parmi eux, 17 378 ont été déclarés admis, soit un taux de réussite global de 89,13 %.

Dans le détail, 9852 filles ont été reçues (soit 89,02 % des candidates), contre 7526 garçons (89,28 % des candidats). Des chiffres qui témoignent d’un bon niveau de préparation des élèves à la transition vers le cycle moyen.

En ce qui concerne le BFEM, l’académie de Kaolack affiche un taux de réussite de 81,53 % à l’issue du deuxième tour de la session 2024-2025.

10 714 candidats ont été admis, dont 4792 filles (soit 80,70 %) et 5922 garçons (82,58 %). Là encore, bien que les résultats soient globalement positifs, de légères différences de performance subsistent entre les sexes, et entre les établissements selon leur implantation géographique.

Journée Internationale de la Femme Africaine : Mme Fatou Ndiaye Diop Blondin, présidente de l’AFED, plaide pour l’accès des femmes au numérique

À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA), célébrée ce jeudi 31 juillet 2025 au Musée des Civilisations Noires, l’Alliance des Femmes pour l’Équité et la Démocratie (AFED), dirigée par Mme Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin, a organisé une rencontre en collaboration avec le ministère de la Famille et des Solidarités.

Placée sous le thème : « Le New Deal technologique 2050 au service du leadership féminin », cette édition ambitionne de faire du numérique un véritable levier de liberté, d’autonomie économique et de renforcement du leadership des femmes africaines.

Une initiative née de la lutte pour la démocratie

Dans son allocution, Mme Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin est revenue sur la genèse de l’AFED :

« L’AFED est née sur les fonts baptismaux de la lutte pour la sauvegarde de la démocratie au Sénégal. En 2022, nous avons constaté que moins de 5 % de femmes participaient aux rencontres du F24, pourtant cruciales dans le contexte de répression politique qui sévissait alors. C’est dans ce contexte que Mme Aminata Touré, Mme Aïssatou Mbodj, Mme Maïmouna Dièye et moi-même avons décidé de créer une instance capable de renforcer la participation féminine dans la construction nationale. Nous avons réuni des militantes issues de divers horizons et fondé l’AFED. »

Vers une meilleure inclusion numérique des femmes

S’exprimant sur le thème de cette année, la présidente de l’AFED a interpellé sur la place des femmes dans le « New Deal technologique » :

« Il subsiste une sous-représentation persistante des femmes dans les postes de direction liés aux technologies. Il est temps de valoriser leur contribution dans les avancées numériques et de promouvoir des technologies qui améliorent leurs conditions de vie et leur productivité. »

Elle a aussi souligné que le Sénégal s’est engagé dans une transformation numérique ambitieuse :

« Le pays a opté pour une digitalisation accélérée de ses processus administratifs, tout en créant des emplois dans le secteur numérique au bénéfice de l’éducation, de l’agriculture, de la santé, etc. Mais quelle est la place des femmes dans ce New Deal ? »

Une marraine engagée : Maïmouna Dièye

Marraine de l’édition 2025, Mme Maïmouna Dièye, ministre de la Famille et des Solidarités, a salué l’initiative :

« Dans un monde de plus en plus interconnecté, le numérique constitue un outil puissant pour améliorer l’accès aux droits fondamentaux, réduire les inégalités sociales et promouvoir l’inclusion économique, éducative et citoyenne. »

Elle a insisté sur les opportunités que la révolution numérique offre aux femmes :

« La technologie permet de franchir les barrières traditionnelles liées à la formation, à l’emploi, à la santé et à l’entrepreneuriat. Elle est un levier d’autonomie économique, de liberté et de leadership féminin. »

La ministre a également rappelé que cette journée célèbre l’engagement historique des femmes africaines dans la construction de sociétés pacifiques, solidaires et durables.

« Elle est un appel à l’action, à la reconnaissance du droit, de la valeur et du potentiel des femmes et des filles africaines. »

Enfin, elle a félicité Mme Ndeye Fatou Ndiaye Diop Blondin pour ses compétences, son engagement et son leadership au service du développement du Sénégal.

Concours général 2026 : Le président Diomaye Faye lance un concours national pour booster les sciences et le numérique à l’école

Lors de la cérémonie du Concours général 2026, tenue ce jeudi à Dakar, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a annoncé une mesure forte en faveur de la promotion des filières scientifiques et technologiques. Dès la rentrée scolaire 2025-2026, un Concours national de Mathématiques, de Sciences et de Technologie sera institué, visant les élèves du CM2 jusqu’à la Terminale.

Cette initiative, saluée par l’assistance composée d’élèves, de parents, d’enseignants et de responsables éducatifs, marque une volonté claire de l’État de stimuler l’excellence dans les disciplines STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics), longtemps reléguées au second plan dans le système éducatif sénégalais.

« Nous devons faire des sciences, de la technologie, de la formation professionnelle et du numérique des leviers fondamentaux de notre souveraineté et de notre développement », a déclaré le chef de l’État, regrettant que ces secteurs restent encore aujourd’hui les « parents pauvres » de l’enseignement.

Au-delà de cette annonce symbolique, le président Diomaye a profité de cette tribune pour esquisser les grandes lignes d’une réforme structurelle de l’éducation. S’inscrivant dans la vision de l’Agenda de Transformation Sénégal 2050, cette réforme vise à construire une école « attractive, motivante et passionnante », capable de répondre aux défis du siècle.

« Il est temps de rompre avec les anciens schémas et d’orienter résolument notre jeunesse vers les sciences et les technologies. Cela passe par une refondation de notre système éducatif », a-t-il martelé.

Le Concours national de Mathématiques, de Sciences et de Technologie viendra compléter le dispositif d’émulation scolaire existant, à l’image du Concours général, en mettant l’accent sur les performances dans les disciplines scientifiques. Il vise à détecter les talents dès le cycle élémentaire et à les accompagner vers des parcours d’excellence.

Cette décision s’inscrit dans une volonté politique affirmée de revaloriser les filières scientifiques, longtemps perçues comme élitistes ou peu attractives. Le gouvernement entend, à travers cette mesure, encourager davantage d’élèves à embrasser des carrières dans le numérique, l’ingénierie, la recherche ou les technologies de pointe.

Par cette annonce, le président Diomaye Faye adresse également un message clair aux enseignants, aux parents et aux décideurs : le temps de l’action est venu pour bâtir une école capable de porter les ambitions d’un Sénégal émergent, inclusif et souverain.

Présidentielle en Côte d’Ivoire : Ahoua Don Mello, vice-président du PPA-CI, se déclare candidat « par précaution »

En pleine incertitude autour de l’éligibilité de Laurent Gbagbo, son vice-président au Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Ahoua Don Mello, a annoncé ce jeudi sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 25 octobre prochain. Une décision qu’il qualifie de « précaution démocratique », alors que l’ancien chef de l’État et figure historique de l’opposition est écarté du scrutin par décision de justice.

« Afin d’éviter la politique de la chaise vide, je déclare solennellement ma candidature à l’élection présidentielle », a déclaré M. Don Mello lors d’une conférence de presse à Abidjan. L’ingénieur et ancien ministre des Infrastructures sous le régime Gbagbo entend ainsi préserver la présence du PPA-CI dans la course à la magistrature suprême, malgré les incertitudes juridiques qui planent sur la candidature de son leader.

L’ancien président Laurent Gbagbo, tout comme trois autres figures majeures de l’opposition ivoirienne, a été déclaré inéligible pour la présidentielle d’octobre, à la suite de décisions judiciaires controversées. Ces exclusions ont suscité des critiques au sein de la société civile et des inquiétudes au niveau international sur la transparence du processus électoral.

Dans ce contexte, Ahoua Don Mello affirme avoir proposé dès le mois de juillet des candidatures alternatives, dans une note adressée à M. Gbagbo. Une initiative confirmée jeudi : « Si Laurent Gbagbo est éligible, après toute la lutte démocratique que nous allons mener, il est bien évident que ces candidatures de précaution deviennent caduques », a-t-il expliqué.

La déclaration de candidature de M. Don Mello n’a toutefois pas reçu l’aval officiel du PPA-CI. Le parti reste divisé sur la question, et deux membres ayant publiquement soutenu cette initiative ont récemment été exclus. Le candidat se veut néanmoins rassurant : « Le débat interne se poursuit et nous arrivons bientôt à une conclusion. »

Cette dissension met en lumière les tensions internes d’un parti encore structuré autour de la figure de Gbagbo, dont la mise à l’écart judiciaire complique la stratégie électorale.

En plus de son rôle au sein du PPA-CI, Ahoua Don Mello est également vice-président du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud élargi) et conseiller économique auprès du patronat en Russie. Une stature internationale que ses soutiens jugent précieuse pour porter un projet alternatif face au président sortant, Alassane Ouattara, qui vient d’annoncer sa candidature pour un quatrième mandat.

Khelcom Biram : Le parti PASTEF perd un élément de taille — Fodé Kaba Sarr claque la porte

Fodé Kaba Sarr, figure engagée dans la dynamique politique locale de Khelcom Biram, a annoncé son départ avec fracas du Parti PASTEF, dénonçant une mise à l’écart jugée arbitraire et injustifiée.

« Je tiens à dénoncer avec fermeté mon retrait unilatéral du groupe WhatsApp du comité électoral de la commune de Khelcom Biram, décidé par le coordinateur local de PASTEF. Ce geste, injustifié et regrettable, constitue une atteinte à l’esprit de coalition et de respect mutuel qui doit prévaloir entre alliés », a-t-il déclaré dans une note rendue publique.

Fodé Kaba Sarr rappelle que son leader politique, Déthié Fall, reste pleinement engagé dans la coalition Diomaye Président. Il souligne également que son adhésion au mouvement Khelcom Bou Bess, une initiative citoyenne locale, ne saurait être assimilée à une quelconque trahison.

« Bien au contraire, elle témoigne de mon enracinement dans les dynamiques communautaires et de mon engagement pour le développement local », précise-t-il.

Il dénonce un comportement autoritaire de la part de certains responsables locaux de PASTEF, qu’il qualifie de « symptomatique d’une dictature rampante ».

« Ce type d’attitude ne peut prospérer dans un espace démocratique, où la diversité des voix et des engagements doit être valorisée. »

« Je lance un appel à la raison, à l’unité et au respect des principes qui nous rassemblent. Une coalition ne peut se construire sur l’exclusion, mais bien sur le dialogue et la reconnaissance de chacun. »

À 13 jours du Grand Magal, Cheikh Bassirou Mbacké met en garde contre toute tentative de sabotage

Touba, le 31 juillet 2025 – À moins de deux semaines du Grand Magal de Touba, événement phare du calendrier religieux sénégalais, le ton est monté du côté de l’organisation. Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre, porte-parole du Khalife Général des Mourides et président du comité d’organisation, a tenu un discours ferme et sans détour à l’occasion d’un récital de Coran, dans le cadre des préparatifs.

Dans son intervention, le chef religieux a révélé avoir été alerté de présumés projets de sabotage de l’événement. « Des personnes m’ont confié qu’elles ont été informées que des gens mijotaient des plans pour saboter le Magal », a-t-il déclaré, précisant que ces craintes les ont poussées à lui demander d’interpeller l’État pour renforcer la sécurité de la cité religieuse.

Mais loin de céder à l’inquiétude, Cheikh Bassirou Mbacké a appelé les fidèles à la sérénité. « Je demande à tout le monde de rester serein et de ne nourrir aucune inquiétude. Les tentatives de saboter le Magal sont, d’avance, vouées à l’échec. Que ces forces occultes sachent que rien ni personne ne pourra entraver la réussite de cet événement ou semer la zizanie à Touba », a-t-il martelé.

Cheikh Bassirou n’a pas manqué de pointer du doigt ceux qui instrumentalisent la cité sainte à des fins personnelles ou politiques. « Ceux qui se disputent pour des strapontins mondains doivent extirper la cité religieuse de leurs bisbilles. Serigne Touba a d’autres priorités – il est consacré à l’adoration divine. Et lorsque je parle de Serigne Touba, je fais bien allusion à Serigne Mountakha », a-t-il lancé dans un ton sans équivoque.

Afin de relativiser les tensions actuelles, le porte-parole du Khalife est revenu sur plusieurs précédents historiques où le Magal a été annoncé sous de mauvais auspices, mais s’est toujours déroulé dans la paix et la dignité. Il a notamment cité :

1989, en pleine crise entre le Sénégal et la Mauritanie, avec des rumeurs sur Saddam Hussein : « Le Magal s’est pourtant bien tenu. » 2007, lors de la controverse autour de la visite annoncée de Mouammar Khadafi : « Finalement, il n’est même pas venu. » 2015, face aux menaces terroristes, où il s’était opposé à la militarisation excessive de Touba. 2022, dans un contexte tendu où certains craignaient des émeutes : « Je leur avais dit que rien ne se passerait. Et effectivement, tout s’est déroulé dans la paix. »

En conclusion, Cheikh Bassirou Mbacké a adressé un message fort et préventif à ceux qui envisageraient de perturber le bon déroulement du Magal :

« Quiconque cherchera à semer la zizanie à Touba en sera la première victime. »

À travers cette sortie, le guide spirituel de Guédé réaffirme la centralité du Magal comme moment de communion, de paix et de dévotion, et avertit que toute tentative de le troubler se heurtera à la foi inébranlable de la communauté mouride.

Pape Natago Mbaye, le héros du Bac qui a ému la Nation

Grand Théâtre de Dakar, cérémonie du Concours Général 2025. Un silence bouleversant s’installe, l’émotion submerge la salle lorsque les premières images de l’histoire de Pape Natago Mbaye apparaissent sur l’écran géant. Nouveau bachelier du lycée Ngane Saër de Kaolack, ce jeune homme en situation de handicap a obtenu son baccalauréat scientifique (S2)… en écrivant avec ses pieds. Un exploit hors normes, fruit d’une volonté de fer.

Face à une salle debout, les yeux brillants d’admiration, Pape Natago lance un message simple mais profond : « Ne jamais abandonner malgré la situation. » Une phrase portée par le souffle de la résilience, applaudie chaleureusement par l’assemblée, où le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko se sont levés pour saluer ce modèle de bravoure.

Pape Natago n’est pas qu’un élève brillant. Il est devenu, en quelques instants, le visage d’un Sénégal qui se bat, qui espère, qui avance malgré les obstacles. Ses camarades et ses professeurs ne tarissent pas d’éloges sur sa détermination. À force de courage et d’ingéniosité, il a appris à tout faire avec ses pieds : écrire, manipuler son téléphone, prendre des notes, réviser. Aucun défi ne l’a arrêté.

« Le handicap ne doit pas être une condamnation mais une force. Nous avons besoin de soutien et d’accompagnement », a-t-il lancé lors de son allocution au Grand Théâtre. Des mots forts, portés par une voix douce mais ferme, qui ont ému jusqu’aux larmes nombre de spectateurs.

Pour saluer ce parcours exceptionnel, le président de la République lui a remis la médaille « Gaïndé de la Performance ». Plus qu’une distinction, c’est le symbole d’un courage qui transcende les limites physiques et inspire toute une génération. Le “Gaïndé”, emblème du lion sénégalais, sied parfaitement à ce jeune homme qui, à travers son combat, nous rappelle que la vraie force réside dans la volonté.

L’histoire de Pape Natago Mbaye pose aussi une question cruciale : que faisons-nous, collectivement, pour accompagner les personnes vivant avec un handicap ? Son message appelle à une société plus inclusive, plus solidaire, où chaque potentiel, quelle que soit sa condition physique, peut s’épanouir pleinement.

Dans un pays où trop de jeunes se battent dans l’ombre, son témoignage résonne comme un appel à l’action. Car si Pape a réussi, c’est aussi grâce à un entourage bienveillant et une école qui a su l’accompagner. Un modèle à généraliser.

Magal de Touba – Le « Renewing Sharing » d’Ajanta Pharma au chevet de l’hôpital Matlaboul Fawzeiny

Dans le cadre de son initiative « Renewing Sharing », le laboratoire Ajanta Pharma a une nouvelle fois démontré son engagement en faveur des professionnels de santé et des populations vulnérables. Cette philosophie, fondée sur le réinvestissement des bénéfices issus de la vente de médicaments au profit des structures sanitaires, s’est concrétisée par une série de dons significatifs à l’hôpital Matlaboul Fawzeiny de Touba.

Pape Makhtar Touré, Manager Général d’Ajanta Pharma, a souligné l’esprit de cette démarche :

« Le Renewing Sharing n’est pas simplement un acte de générosité, mais une responsabilité. En réinvestissant dans les structures de santé, nous contribuons à renforcer le système sanitaire et à améliorer la prise en charge des patients. »

Parmi les dons remis figurent des équipements essentiels destinés aux services de pédiatrie, de consultation externe et des urgences. Une télévision de 55 pouces a été offerte afin d’améliorer les conditions d’accueil aux urgences, et une cinquantaine de blouses ont été distribuées pour renforcer la protection du personnel soignant.

Outre ces équipements, du matériel médical a également été fourni pour appuyer les soins quotidiens. Par ailleurs, dans le cadre du Magal de Touba, une centaine de cannettes ont été distribuées dans les structures sanitaires locales, afin d’hydrater patients et visiteurs durant cet événement majeur.

Cette action s’inscrit dans une vision plus large de partage renouvelé, où chaque bénéfice est orienté vers un impact durable.

« Le Renewing Sharing est un cycle vertueux : plus nous soutenons les professionnels de santé, plus nous garantissons des soins de qualité aux populations. »

À travers ces gestes concrets, Ajanta Pharma réaffirme sa proximité avec les acteurs de la santé, illustrant une approche où le succès économique rime avec solidarité. Une démarche exemplaire, qui – espère-t-on – inspirera d’autres entreprises à suivre le même chemin.

Washington sanctionne des responsables palestiniens : tensions accrues entre les États-Unis et Ramallah

Les États-Unis ont annoncé ce jeudi une série de sanctions visant des responsables de l’Autorité palestinienne (AP) et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), suscitant un nouveau pic de tension dans un Proche-Orient déjà sous haute pression.

Dans un communiqué du Département d’État, l’administration américaine justifie cette décision par ce qu’elle considère comme une volonté délibérée des responsables palestiniens de « internationaliser leur conflit avec Israël », une posture que Washington juge inacceptable dans le contexte diplomatique actuel. « Ces actions ne contribuent pas à la paix, mais alimentent l’hostilité et compromettent les efforts en faveur d’une solution négociée », indique le texte.

Outre cette critique sur le terrain diplomatique, les sanctions sont également motivées, selon le Département d’État, par des soupçons de soutien au terrorisme, formulés en des termes accusateurs : « incitation et glorification de la violence ». Bien que les noms des responsables visés n’aient pas été divulgués, les mesures comprennent des interdictions de visa visant plusieurs membres influents de l’AP et de l’OLP.

Cette décision américaine intervient alors que les dirigeants palestiniens multiplient les démarches diplomatiques dans des enceintes internationales telles que l’ONU, la Cour pénale internationale (CPI) ou encore la Cour internationale de justice (CIJ). Ces initiatives visent, selon les Palestiniens, à obtenir justice face à ce qu’ils qualifient de violations graves du droit international par Israël. Pour Tel-Aviv et ses alliés, au contraire, il s’agit de tentatives de délégitimation de l’État hébreu.

Aucune réaction officielle n’a encore été formulée par les autorités palestiniennes à l’annonce de ces sanctions. Néanmoins, plusieurs analystes politiques, tant à Ramallah qu’à l’étranger, y voient un signal inquiétant. Pour eux, cette décision pourrait dégrader davantage les relations déjà distendues entre Washington et Ramallah, à un moment où le processus de paix israélo-palestinien est à l’arrêt complet.

L’initiative américaine, perçue par certains comme un alignement encore plus marqué sur les positions israéliennes, risque également de compromettre tout rôle futur des États-Unis comme médiateur crédible dans le conflit. « Ces sanctions fragilisent le peu de confiance qui restait entre les deux parties et compliquent considérablement la perspective d’un retour à la table des négociations », estime un diplomate européen en poste à Jérusalem.

Crise économique au Sénégal : Sonko dévoile un plan de redressement ambitieux ce 1er août

Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko présentera ce vendredi 1er août 2025, au Grand Théâtre de Dakar, un plan de redressement économique d’envergure. Ce rendez-vous crucial, tenu en présence du président Bassirou Diomaye Faye, intervient dans un contexte de crise financière aiguë et vise à rassurer autant les citoyens que les partenaires internationaux.

Depuis leur accession au pouvoir en mars 2024, le tandem Diomaye-Sonko fait face à une réalité budgétaire alarmante. Les audits des finances publiques commandités par le nouveau régime ont mis à nu l’ampleur de la dette contractée sous Macky Sall. Le Premier ministre Ousmane Sonko avait accusé l’ancien pouvoir d’avoir dissimulé une « dette cachée » estimée à 7 milliards de dollars entre 2019 et 2024. Le président Faye a confirmé ces révélations, précisant que le déficit budgétaire réel de 2023 dépassait les 10 % du PIB — soit le double du chiffre annoncé publiquement par l’ancien gouvernement.

Par ailleurs, la dette publique a été réévaluée à 8 300 milliards FCFA, soit 118 % du PIB, un niveau jugé insoutenable. Ces révélations ont porté un coup dur à la crédibilité financière du pays.

Face à cette dégradation des indicateurs macroéconomiques, les agences de notation n’ont pas tardé à réagir. En février 2025, Moody’s a rétrogradé la note souveraine du Sénégal de B1 à B3 avec une perspective négative. En juillet, Standard & Poor’s a enfoncé le clou en abaissant la note à B-, signalant que le pays affiche désormais le ratio dette/PIB le plus élevé parmi les États africains classés dans cette catégorie.

Dans la foulée, le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu son programme de financement, ajoutant une pression supplémentaire sur les autorités sénégalaises, désormais contraintes de définir un cap clair pour redresser l’économie.

Le plan qui sera dévoilé ce vendredi s’inscrit dans le cadre de l’Agenda Sénégal 2050, une vision stratégique de long terme. Il ambitionne de :

Réduire drastiquement le train de vie de l’État ; Réorienter les investissements vers des secteurs productifs comme l’agriculture et l’agro-industrie ; Promouvoir l’emploi à travers l’entrepreneuriat et l’économie sociale ; Rationaliser les dépenses publiques et supprimer les doublons administratifs.

L’économiste Mor Gassama, interrogé par nos soins, juge ce plan « pertinent » dans ses grandes lignes. Il souligne toutefois la nécessité d’un ciblage rigoureux :

« Il faut aller à l’essentiel. Produire localement pour réduire la dépendance, recentrer les priorités de la Stratégie nationale de développement, et adopter une discipline budgétaire sans faille. »

Alors que les prix augmentent, que le chômage pèse sur les jeunes, et que les caisses de l’État sont exsangues, le gouvernement joue gros. Ce plan de redressement ne devra pas seulement convaincre les partenaires techniques et financiers. Il devra surtout envoyer un signal fort à la population : celui d’un nouveau départ, basé sur la transparence, la rigueur et l’ambition nationale.

Certains experts, plus prudents, estiment qu’une révision ciblée des projets en cours aurait suffi, sans nécessairement repenser entièrement la trajectoire économique. Le choix d’un redressement global traduit toutefois la volonté politique du gouvernement de rompre avec les pratiques du passé.

Orica Sénégal vs DGID : un bras de fer fiscal à 700 millions de francs CFA

Un conflit explosif, au sens propre comme au figuré, secoue les relations entre l’État du Sénégal et Orica Sénégal, filiale locale du géant australien spécialisé dans les explosifs et solutions minières. Selon les révélations du journal Libération, l’entreprise se trouve au centre d’un contentieux fiscal de grande ampleur portant sur près de 700 millions de francs CFA.

Tout débute par un contrôle fiscal mené par la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID). À l’issue de cette opération, plusieurs irrégularités auraient été relevées, notamment sur le paiement de l’impôt sur les sociétés (IS) et des droits d’enregistrement. Le diagnostic de l’administration fiscale est sans appel : un redressement fiscal d’un montant de 695.604.000 francs CFA est notifié à Orica Sénégal.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Loin de reculer face aux contestations de la société, la DGID choisit d’employer une procédure particulièrement contraignante : l’Avis à Tiers Détenteurs (ATD). Cette mesure permet à l’administration fiscale d’interpeller directement les banques pour récupérer les sommes dues. En clair, les comptes bancaires d’Orica Sénégal ont été visés pour un recouvrement forcé du montant du redressement.

Estimant que ce redressement est infondé et que les mesures de recouvrement violent ses droits, Orica Sénégal contre-attaque sur le terrain judiciaire. La multinationale a déposé une assignation-opposition, une procédure visant à suspendre l’effet de l’ATD en attendant que le fond du dossier soit tranché.

Les regards sont désormais tournés vers la justice sénégalaise, appelée à trancher ce différend le 11 août prochain. Cette audience promet d’être déterminante, non seulement pour les finances d’Orica, mais aussi pour les rapports entre grandes entreprises étrangères et l’administration fiscale sénégalaise.

Au-delà du seul cas d’Orica, ce bras de fer soulève des questions plus larges sur le climat des affaires au Sénégal, la rigueur des contrôles fiscaux, et la stratégie de recouvrement de l’État dans un contexte de recherche accrue de recettes fiscales.

Ameth Babou, la révélation du Concours Général 2025 : un modèle d’excellence scolaire au service de la nation

La cérémonie de remise des prix du Concours Général 2025, présidée par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, a été marquée par un moment fort : la consécration d’Ameth Babou, élève en Première S1 au Prytanée militaire de Saint-Louis. Ce jeune prodige s’est imposé comme la révélation incontestée de cette édition, décrochant le titre de meilleur élève du Concours Général 2025 ainsi que celui de meilleur élève des classes de Première.

Ameth Babou a brillé dans des disciplines variées, illustrant la richesse de ses talents et l’étendue de ses compétences. Il a obtenu quatre distinctions majeures en français, espagnol, mathématiques, ainsi qu’en citoyenneté et droits de l’homme. Un parcours qui témoigne à la fois d’une rigueur scientifique, d’une grande maîtrise des langues et d’un sens civique affirmé.

Ce succès fait honneur à son établissement, le prestigieux Prytanée militaire de Saint-Louis, réputé pour l’excellence de sa formation, mais aussi à l’ensemble du système éducatif sénégalais, qui trouve en lui l’incarnation du mérite et de la discipline.

Sur les 113 lauréats récompensés cette année – 55 filles et 58 garçons –, 75 proviennent des séries scientifiques, confirmant la dynamique d’orientation vers les sciences, les technologies et les mathématiques, en phase avec les ambitions de développement du Sénégal.

Ce rééquilibrage progressif entre sciences humaines et filières scientifiques est salué par les autorités éducatives comme un signal fort de transformation structurelle du système.

L’édition 2025 du Concours Général a été parrainée par André Sonko, ancien ministre de l’Éducation nationale et directeur du Cours Sainte-Hann. Une figure emblématique du monde éducatif, dont le parcours incarne l’engagement pour une école sénégalaise inclusive, rigoureuse et performante.

Dans son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a salué « l’intelligence, la persévérance et la dignité » des lauréats, tout en appelant à une appropriation critique des outils numériques et de l’intelligence artificielle dans l’éducation. Il a également mis en garde contre les dérives technologiques susceptibles de compromettre la souveraineté et les valeurs citoyennes.

Au-delà des récompenses, cette cérémonie a été un moment d’inspiration pour toute une génération. L’exemple d’Ameth Babou montre que l’excellence est possible à force de travail, de discipline et de passion. Il devient ainsi un symbole de la jeunesse sénégalaise tournée vers l’avenir, porteuse d’espoir et de renouveau.

Le Concours Général 2025 restera gravé comme une célébration du mérite, de l’équité et de la performance, dans une école en quête de transformation profonde et durable.

Souveraineté numérique : Le président Diomaye Faye met en garde contre les dérives de l’intelligence artificielle dans l’éducation

Lors de la cérémonie de remise des prix du Concours général sénégalais, le président Bassirou Diomaye Faye a livré un discours fort, axé sur les enjeux croissants liés à l’usage des technologies numériques et de l’intelligence artificielle (IA) dans le système éducatif. Le chef de l’État a salué l’excellence des lauréats tout en adressant une mise en garde sur les dérives possibles d’un usage non maîtrisé de l’IA.

« Notre devoir est de protéger la dignité, l’autonomie et les droits des apprenants, tout en assurant la maîtrise stratégique de nos infrastructures, de nos données et de nos choix technologiques », a déclaré Diomaye Faye devant une assemblée attentive composée d’élèves distingués, de membres du gouvernement, de recteurs d’université et d’acteurs du monde éducatif.

Le président a évoqué les risques bien réels que comporte une intégration non régulée de l’intelligence artificielle dans les salles de classe : atteintes à la vie privée, renforcement des inégalités sociales et dépendance technologique à l’égard d’acteurs étrangers. Il a ainsi réaffirmé la volonté de son gouvernement de bâtir une souveraineté numérique africaine, fondée sur l’indépendance des choix technologiques, la protection des données locales et le respect des valeurs culturelles.

Dans cette optique, le président a annoncé un renforcement de l’appui aux laboratoires d’IA et aux technologies éducatives implantés dans les universités et centres d’excellence du pays. L’objectif : former et retenir une nouvelle génération de chercheurs, d’ingénieurs et de penseurs capables de développer des intelligences artificielles ancrées dans les réalités sénégalaises et africaines, respectueuses des principes d’éthique, de solidarité et d’humanité.

S’adressant aux enseignants, Diomaye Faye les a exhortés à jouer un rôle fondamental dans cette transformation en cultivant chez les élèves un esprit critique, indispensable pour une appropriation éclairée et responsable des technologies. « Il ne s’agit pas de rejeter l’innovation, mais de l’interroger, de la comprendre, et de s’en emparer en conscience », a-t-il souligné.

À l’endroit de la jeunesse sénégalaise, son message était clair : « Ne vous contentez pas de consommer les outils numériques, inventez-les. Humanisez-les. Interrogez leur finalité. »

Ce discours du président Diomaye Faye marque une étape importante dans la réflexion stratégique du Sénégal sur les mutations technologiques en cours. Dans un contexte où les pays du Sud sont souvent consommateurs passifs des innovations venues d’ailleurs, le chef de l’État entend positionner le Sénégal comme un acteur souverain, critique et innovant de l’écosystème numérique mondial.

Moustapha Diop rattrapé par la justice : une double inculpation qui fait vaciller l’ancien ministre

Le couperet est tombé. L’ancien ministre de l’Industrie et député-maire de Louga, Moustapha Diop, est désormais officiellement inculpé pour complicité de détournement de deniers publics, dans un dossier tentaculaire qui mêle argent public, immunités politiques et une comptable au cœur du scandale. Le journal L’Observateur a levé le voile sur cette affaire explosive qui pourrait signer la fin d’un parcours politique jusque-là jalonné d’influence.

À l’origine de l’enquête, un trou béant de 766 millions de francs CFA dans les comptes publics. L’enquête a mené à Tabaski Ngom, ancienne comptable de l’Agence de promotion des sites industriels (Aprosi) puis de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (CRSE). Inculpée en janvier 2025 pour une impressionnante série de délits — association de malfaiteurs, détournement, blanchiment, piratage informatique et entrave à un système de données — elle est aujourd’hui la principale pièce à conviction dans cette affaire.

Selon L’Observateur, Ngom aurait formellement désigné Moustapha Diop comme bénéficiaire d’une partie des fonds détournés, affirmant lui avoir remis des espèces en main propre. Une accusation qui a changé la donne judiciaire.

Jusqu’à récemment, les poursuites étaient bloquées. Moustapha Diop bénéficiait d’une double immunité : ministérielle, pour les faits commis en tant que membre du gouvernement, et parlementaire, en tant que député à l’Assemblée nationale. Le collège des juges d’instruction financiers avait donc jugé irrecevable toute inculpation en l’état.

Mais la Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier a balayé cette lecture juridique. Dans une décision rendue ce mercredi, elle a infirmé l’ordonnance des juges instructeurs et estimé que Moustapha Diop n’avait pas agi dans le cadre strict de ses fonctions ministérielles. Il peut donc être poursuivi comme un justiciable ordinaire.

Moustapha Diop n’est pas seul à être éclaboussé. L’enquête révèle un réseau de bénéficiaires présumés, parmi lesquels :

Mor Guèye, opérateur économique, actuellement en détention. Il aurait perçu des fonds détournés via deux de ses sociétés. Djim Momath Ba, ancien directeur général de l’Aprosi et maire de Nioro. Cité par Tabaski Ngom, il a évité la détention préventive en consignant 90 millions FCFA.

Cette inculpation pour complicité de détournement vient s’ajouter à une autre affaire : celle des fonds Forces Covid-19, pour laquelle Moustapha Diop est déjà dans le viseur de la Haute cour de justice. Il fait donc désormais face à une double inculpation, ce qui menace lourdement son avenir politique et l’expose à de potentielles peines pénales.

TENTATIVE DE MIGRATION INTERCEPTÉE EN MER : 244 MIGRANTS INTERPELLÉS PAR LES AUTORITÉS

La Division nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT), en collaboration avec la Marine nationale sénégalaise, a intercepté une importante tentative de migration irrégulière en haute mer. Au total, 244 migrants ont été interpellés le 29 juillet 2025, à 17h45, à environ 145 milles nautiques au large de Saint-Louis, dans les eaux de l’Atlantique Nord.

Selon les premières informations recueillies, le groupe avait quitté une localité proche de Karang, en Gambie, le 27 juillet 2025 vers 03h00 du matin, avec pour objectif de rallier les côtes espagnoles à bord d’une embarcation de fortune. C’est grâce à une opération conjointe de surveillance maritime que la Marine nationale a pu intercepter le convoi, avant de remettre les migrants à la DNLT pour identification et prise en charge.

Le profil des passagers révèle une composition multinationale et intergénérationnelle. Voici la répartition détaillée par nationalité :

Sénégal : 114 personnes (98 hommes, 8 femmes, 7 mineurs garçons, 1 mineure fille) Guinée : 51 personnes (20 hommes, 22 femmes, 5 mineurs garçons, 4 mineures filles) Gambie : 52 personnes (41 hommes, 5 femmes, 4 mineurs garçons, 2 mineures filles) Mali : 9 personnes (6 hommes, 3 femmes) Côte d’Ivoire : 12 personnes (7 femmes, 1 mineur garçon, 4 mineures filles) Ghana : 1 homme Burkina Faso : 2 hommes Bénin : 3 hommes

La présence de nombreux mineurs, ainsi que de femmes, témoigne du désespoir croissant qui pousse certaines familles à risquer leur vie en mer dans l’espoir d’un avenir meilleur en Europe.

La DNLT a immédiatement ouvert une enquête afin d’identifier les organisateurs de cette traversée illégale. Les autorités soupçonnent l’existence d’un réseau structuré opérant depuis la Gambie et impliquant plusieurs nationalités d’Afrique de l’Ouest.

Les migrants interceptés ont été pris en charge par les services compétents, notamment pour des besoins sanitaires, psychologiques et juridiques. Des démarches de rapatriement ou d’orientation vers les structures d’accueil et de réinsertion sont également envisagées, selon les cas.

Cette opération rappelle une fois de plus la périlleuse réalité des migrations clandestines en Afrique de l’Ouest. Malgré les campagnes de sensibilisation, les risques de naufrages et les nombreuses pertes humaines enregistrées par le passé, la route atlantique vers l’Europe demeure l’une des plus empruntées, notamment en raison du durcissement des frontières terrestres et aériennes.

Les autorités appellent à une coopération renforcée entre pays d’origine, de transit et de destination, afin de lutter contre les réseaux de passeurs et de proposer des alternatives crédibles aux jeunes tentés par l’exil.

Sénégal-Gambie : une rencontre bilatérale pour désamorcer un différend frontalier entre Kanouma et Djataly

Un différend frontalier oppose depuis plusieurs jours les habitants de Kanouma, localité sénégalaise située dans la région de Tambacounda, et ceux de Djataly, en territoire gambien. À l’origine des tensions, un malentendu survenu entre un agent des Eaux et Forêts du Sénégal et un coupeur de bois gambien, dans une zone forestière à la délimitation encore floue.

Face à la montée des crispations, les autorités des deux pays ont rapidement engagé un dialogue de voisinage pour éviter toute escalade. Une rencontre bilatérale s’est ainsi tenue ce mardi à la frontière, réunissant les gouverneurs de Tambacounda (Sénégal), Guédj Diouf, et de Makati (Gambie), Usman Bah. Y ont également pris part des experts en cartographie, des chefs coutumiers et religieux, ainsi que des représentants des forces de sécurité.

L’objectif affiché de cette rencontre, selon le quotidien Le Soleil, était clair : apaiser les tensions, préserver la paix sociale et éviter que le différend ne dégénère en conflit intercommunautaire. Plusieurs mesures concrètes ont été arrêtées. Il a notamment été convenu que les populations des deux localités pourront continuer à exercer librement leurs activités économiques dans la zone litigieuse, le temps que les sous-commissions techniques se penchent sur la délimitation précise de la frontière.

Autre mesure phare : l’installation dès ce jeudi d’une commission mixte composée de dix membres pour chaque pays. Cette instance comprendra notamment des maires, sous-préfets, chefs de village et présidents de commissions domaniales. Elle aura pour mission de tracer de manière concertée les parcours empruntés par les troupeaux de bétail, enjeu crucial dans cette région à forte vocation pastorale.

Cette initiative est saluée comme un pas important vers une gestion apaisée et inclusive des différends frontaliers, dans un contexte où les tensions liées aux ressources naturelles deviennent de plus en plus fréquentes en Afrique de l’Ouest.

Maodo Malick Mbaye transféré au Pavillon spécial de l’hôpital Le Dantec

L’ancien directeur général de l’Agence nationale de la Maison de l’outil (ANAMO), Maodo Malick Mbaye, ne se trouve plus dans les murs de la prison de Rebeuss. Selon des sources concordantes, il a été extrait de la Maison d’arrêt et transféré au Pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec.

Maodo Malick Mbaye avait été placé sous mandat de dépôt dans le cadre de l’enquête sur un détournement présumé de 600 millions de francs CFA, alors qu’il était à la tête de l’ANAMO. L’affaire avait suscité une vive controverse, compte tenu de l’ampleur des montants en jeu et du rôle stratégique de l’agence dans la formation professionnelle et l’insertion des jeunes.

Le journal qui rapporte l’information ne précise pas les raisons exactes de ce transfèrement. Toutefois, tout porte à croire qu’il est motivé par des problèmes de santé du mis en cause. Le Pavillon spécial, qui accueille habituellement des détenus nécessitant des soins médicaux spécialisés, offre un cadre adapté pour la prise en charge sanitaire des prévenus en situation délicate.

Pour l’heure, aucun communiqué officiel n’a été émis par les autorités judiciaires ou pénitentiaires sur l’état de santé de Maodo Malick Mbaye. Ce transfert relance cependant le débat sur les conditions de détention et l’accès aux soins des prisonniers incarcérés dans les établissements pénitentiaires sénégalais.

Liberté d’expression en péril : le cri d’alarme du Collectif des Amis de Badara Gadiaga

Face aux dérives autoritaires du nouveau régime, des citoyens dénoncent l’arrestation d’opposants et appellent au respect des droits fondamentaux garantis par la Constitution sénégalaise.

Les libertés – toutes les libertés – et surtout la liberté d’expression doivent être défendues par tout citoyen épris de justice.

Depuis l’avènement du nouveau régime incarné par le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Monsieur Ousmane Sonko, la liberté d’expression dans l’espace public est de moins en moins tolérée au Sénégal. La tentative de museler la pensée libre devient de plus en plus manifeste. 

S’exprimer librement est désormais un risque : un véritable ticket de péage vers la prison. Les exemples sont nombreux : 
•  Badara Gadiaga, symbole de fidélité à la libre parole et à l’honneur, 
•  Abdou N’guer, chroniqueur pertinent, 
•  Bachir Fofana, journaliste talentueux, 
•  Et les otages politiques Lat Diop et Moustapha Diakhaté, qui croupissent tous à Rebeuss, en témoignent amplement. 

Rester silencieux face à ces dérives, c’est accepter le bâillonnement des populations.

Or, l’article 8 de la Constitution sénégalaise garantit, depuis 2001, la liberté d’opinion, d’expression et de la presse, érigées comme droits fondamentaux.


Alors nous disons STOP à ce régime :
•  STOP à l’injustice 
•  STOP à l’arbitraire 
•  STOP à l’appel à la haine et à l’injure 
•  STOP à la diffamation 


Le développement et le progrès économique et social de notre pays ne peuvent se réaliser dans la division, l’affrontement ou l’ignorance, mais dans la cohésion sociale, la solidarité, l’expertise et la bonne volonté professionnelle. 

L’histoire nous enseigne…

Une relecture historique aurait pourtant appris à ce régime que le peuple sénégalais s’est toujours levé contre l’oppression et la restriction des libertés. 

Le Sénégal n’a jamais été un terrain fertile pour la dictature, qu’elle soit couchée, rampante ou debout. 

Des figures emblématiques de notre histoire ont payé de leur vie pour défendre l’honneur et la liberté de notre peuple : 
•  Le 07 mars 1820 à Nder, la Linguère Fatim Yamar Khour Yaye et les femmes du Walo ont résisté à l’envahisseur jusqu’au sacrifice ultime. 
•  Lat Dior Ngoné Latyr Diop, Damel du Cayor, 
•  Le Professeur Cheikh Anta Diop
tous ont choisi la liberté plutôt que le déshonneur, en exprimant leurs opinions librement. 

Depuis la Charte du Mandé (1235), fondement même de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (1789), des filles et fils d’Afrique ont versé leur sang pour la défense des libertés. 


Nous, descendants de ces dignes lignées, n’avons pas le droit d’en faire moins.

Nous devons protéger notre droit à l’expression libre, au bénéfice du débat public, pour une meilleure circulation de l’information. 

Depuis l’affaire Adji Sarr en 2021, suivie de quatre années de violences politiques ayant causé 87 décès, le peuple aspire aujourd’hui à un apaisement social, pour se concentrer enfin sur ses priorités : 
•  économie
•  éducation
•  santé publique
•  sécurité

Ce peuple souffre et réclame justice, équitablement rendue, avec des responsabilités clairement établies. 



Lors des élections présidentielles, 54 % des électeurs ont placé leur confiance en ce régime porté par PASTEF et son PROS, avec l’espoir de solutions rapides à leurs difficultés quotidiennes. 

La diversité des choix électoraux fait le charme d’une démocratie saine. Mais une fois élu, un président gouverne pour 100 % de ses citoyens, dans l’unité et l’équité. 



Nous appelons donc nos autorités à agir :
•  À mobiliser tous les moyens de l’État pour répondre aux vraies préoccupations populaires, 
•  À cesser la chasse aux opposants, politiques ou médiatiques, 
•  À se consacrer au travail, encore et toujours, 
•  À faire moins de politique et plus d’action, 
pour soulager les inquiétudes profondes de nos populations. 

Car pour l’instant, le vent d’espoir de 2024 s’est transformé en tempête de désespoir. 


À Clamart / PARIS,
Le 29 juillet 2025

Le Collectif des Amis de Badara Gadiaga

Et pour son soutien, merci au Professeur Mr Serigne DIOP, 
Ancien Ministre de la Justice du Sénégal. 

« Redressement ou effondrement : l’heure du choix pour le Sénégal »

Dans une tribune sans concession, Bougane Guèye Dany alerte sur la faillite économique du pays et propose un plan de rupture fondé sur la transparence, la production nationale et la souveraineté.

Le gouvernement s’apprête une fois de plus à servir un supposé plan de redressement. Mais que cherche-t-il réellement à redresser ? Le Projet, l’Agenda 2050, ou la Loi de finances rectificative ? On tente de soigner les effets en ignorant la cause, pendant que les factures flambent, les poches se vident, les PME meurent, les jeunes fuient, les familles s’endettent pour manger, les fonctionnaires grognent, les commerçants suffoquent, 30 000 travailleurs déflatés ruminent leur colère… et l’État continue de danser sur la détresse nationale.

Depuis bientôt deux ans, le Sénégal ne traverse pas une simple crise passagère. Il est structurellement affaibli : une économie informelle laissée pour compte, des ménages appauvris, des entreprises asphyxiées. L’État, quant à lui, s’endette non pas pour investir, mais pour survivre. Ses maigres investissements, 2 milliards annoncés, relèvent davantage de l’aveu d’échec que d’un motif de fierté. Le recours à l’endettement est devenu une addiction toxique.

Ce que nous vivons n’est pas un ralentissement. C’est un effondrement économique.

Présenter un “plan de redressement” sans une véritable relance productive, c’est comme prescrire le jeûne à un malade dans le coma. Il ne guérira pas. Il mourra plus vite. Ce plan en gestation risque de devenir une Shoah économique pour les ménages, où les plus vulnérables paieront le prix fort.

Ce dont le Sénégal a besoin, ce n’est pas d’un énième plan de relance cosmétique.

C’est d’un plan de redressement lucide, courageux et souverain.

Un plan qui rompe avec la fuite en avant, les slogans vides et les décisions à courte vue.

Redresser, c’est d’abord assainir et lutter contre la corruption

Il faut remettre de l’ordre dans les finances publiques. Assez des chiffres opaques et des audits de convenance. L’urgence, c’est de mettre fin au gaspillage, aux dépenses de prestige, et de freiner l’hémorragie budgétaire.

Je propose :

 1. L’allégement du train de vie de l’État – pas celui du peuple :

 • Réduction de 75 % des fonds politiques spéciaux

 • Plafonnement des salaires dans la haute administration

 • Réduction de 70 % des gratifications des régies financières

 • Rationalisation des agences, directions et missions budgétivores

 • Baisse de 40 à 60 % des dépenses de fonctionnement (véhicules, missions, primes…)

 • Suppression des privilèges injustifiés dans les agences et directions nationales

 • Revalorisation du SMIG à 100 000 F CFA minimum

 • Relèvement des bas salaires

 • Lutte rigoureuse contre la corruption et les détournements

 • Création d’une Haute Autorité indépendante pour la transparence budgétaire

 • Publication trimestrielle des avantages liés aux fonctions publiques

Redresser, c’est créer de la richesse 

Le Sénégal doit cesser de consommer ce qu’il ne produit pas. Il est temps de réindustrialiser notre économie à la base, en s’appuyant sur nos territoires, nos ressources et nos talents.

Cela implique :

 2. Une relance agricole et industrielle décentralisée :

 • Effectivité des coopératives agricoles

 • Mécanisation de l’agriculture

 • Lancement d’une politique d’industrialisation communale

 • Création de mini-unités de transformation agroalimentaire et de recyclage

 • Implication directe des collectivités locales et des groupements communautaires

 • Objectif : 10 000 micro-unités industrielles en 3 ans pour fixer les jeunes dans leur terroir

Redresser, c’est libérer l’initiative

Notre économie est étranglée par une fiscalité injuste, une bureaucratie pesante, et un accès au crédit quasi inexistant. Il est urgent de créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat, notamment pour les femmes, les jeunes et les artisans.

Pour cela, je propose :

 3. Faire de la microfinance un levier de relance :

 • Crédit facilité pour les femmes, les jeunes, les producteurs locaux

 • Partenariats renforcés avec mutuelles, coopératives, et structures communautaires

 • Accompagnement technique et allègements fiscaux sur les microcrédits productifs

Et aussi :

 • Création d’un statut pour les Jeunes Entreprises Innovantes (JEI)

 • Exonération totale d’impôt la première année, 50 % la deuxième année

 • Crédits d’impôt pour la recherche et l’innovation (CIR, CII)

 • Réduction du taux d’IS à 15 % pour les PME locales innovantes

Redresser, c’est restaurer la confiance

 4. Aucun plan ne réussira sans transparence ni exemplarité.

La confiance naît de la justice, de l’équité et de la responsabilité.

Il faut :

 • Mettre fin au népotisme dans les nominations et marchés publics

 • Adopter une politique de tolérance zéro contre la corruption

 • Exiger une éthique de responsabilité au sommet de l’État

Redresser, c’est affirmer notre souveraineté

Notre modèle de développement doit reposer sur nos ressources, notre jeunesse, et notre diaspora.

Je propose :

 5. Un patriotisme économique assumé :

 • 50 % des marchés publics réservés aux entreprises sénégalaises

 • Taxation progressive des multinationales extractives

 • Renégociation des contrats sur nos ressources naturelles

Et :

 • Diversification de nos partenaires économiques

 • Fin de la dépendance exclusive à l’Union européenne ou à la Chine

 • Priorisation des chaînes de valeur régionales (CEDEAO, UA)

 • Application du triptyque : “Produire ici, transformer ici, consommer ici”

 • Création d’un Fonds Souverain pour la Relance et la Production, financé par l’État, les banques, la diaspora et les partenaires stratégiques, orienté vers :

 • l’agro-industrie

 • les technologies

 • les énergies renouvelables

 • la transformation minière

L’heure n’est plus au constat. Elle est à l’action.

Le temps des diagnostics est passé. Le Sénégal ne sera pas sauvé par des slogans ou des rapports de consultants. Sa survie dépend d’un plan de redressement économique et moral, solide, courageux, et porté par une volonté réelle de rupture.

Je ne suis pas de ceux qui applaudissent pour être appelés.

Je suis de ceux qui alertent, proposent et agissent.

Pour réussir ce redressement, il faut un cap clair, un leadership rigoureux, une gouvernance sobre, transparente et souveraine.

Le Sénégal a un problème de cap.

Il est temps d’en finir avec un modèle budgétivore et dépendant des bailleurs.

Il est temps de reconstruire une économie de base, productive, solidaire et souveraine.

Annoncer un “plan de redressement” dans l’unique but d’administrer un peuple déjà agressé jusque dans ses croyances immatérielles, c’est choisir l’effondrement économique, prélude à un ajustement structurel brutal.

Un seul choix: sauver l’économie ou dégagez .

Bougane Guèye Dany

Président du Mouvement Gueum Sa Bopp

« Les Jambars ».

Crise dans le secteur de la justice : Madiambal Diagne appelle à un compromis entre l’État et les syndicats en grève

Le bras de fer entre les syndicats de la justice et l’État du Sénégal continue de s’intensifier, au point d’inquiéter les observateurs du paysage socio-politique national. Dans une publication sur le réseau social X (anciennement Twitter), le journaliste et chroniqueur Madiambal Diagne a lancé un appel pressant à l’endroit des autorités étatiques et des syndicats grévistes pour qu’ils trouvent un terrain d’entente afin d’éviter un enlisement de la crise.

« Il faut impérativement un compromis. Une radicalisation du mouvement syndical serait dommageable pour le service public de la justice et pour l’ensemble des justiciables », a écrit le journaliste, alertant sur un possible durcissement du mouvement à la suite de la supposée suspension des salaires des grévistes pour le mois de juillet.

Depuis plus d’un mois, le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) et l’Union nationale des travailleurs de la justice (UNTJ) observent des grèves perlées et des journées de boycott dans les juridictions à travers le pays. Les revendications portent principalement sur :

L’alignement des greffiers à la hiérarchie A2 sans exigence de formation préalable, Le reclassement des agents expérimentés dans le corps des assistants de greffe et de parquet.

Malgré quelques rencontres entre les représentants syndicaux et les autorités du ministère de la Justice, aucune avancée significative n’a été enregistrée à ce jour. Les syndicalistes, qui dénoncent un manque de volonté politique, menacent désormais de passer à une grève illimitée si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Du côté des usagers de la justice, la situation devient de plus en plus préoccupante. Plusieurs audiences sont reportées, les dossiers judiciaires s’accumulent et les justiciables s’impatientent face à la paralysie partielle du système.

Washington change de ton : vers un rapprochement stratégique entre les États-Unis et le Mali

La diplomatie américaine amorce un virage inattendu au Sahel. En pleine redéfinition des équilibres géopolitiques dans la région, les États-Unis, sous l’administration de Donald Trump, manifestent leur volonté de se rapprocher du Mali, désormais acteur central d’un axe de coopération tourné vers la Russie, la Chine ou encore la Turquie.

C’est William B. Stevens, sous-secrétaire d’État adjoint pour l’Afrique de l’Ouest, qui a donné le ton lors de sa visite officielle à Bamako en début de semaine. Portant un message clair de la Maison-Blanche, il a exprimé le souhait de Washington de nouer un partenariat avec les autorités maliennes, notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

« Ce serait vraiment une aubaine pour nous de collaborer avec le Mali », a-t-il déclaré devant la presse, soulignant que la menace croissante des groupes djihadistes – Al-Qaida, l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ou encore le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) – constituait désormais un danger direct pour les intérêts américains dans la région.

Conscient du réalignement stratégique opéré par Bamako depuis la rupture avec la France et le départ des forces de Barkhane, l’émissaire américain a opté pour une posture conciliatrice face à l’influence croissante de la Russie. Interrogé sur la coopération militaire russo-malienne, William B. Stevens a évité toute critique frontale.

« Bamako est libre de collaborer avec qui il veut, et les États-Unis ne sont pas là pour dire comment les dirigeants doivent diriger leurs pays », a-t-il affirmé, adoptant une position résolument pragmatique, loin des tensions qui avaient marqué les relations entre le Mali et ses anciens partenaires occidentaux.

Cette déclaration tranche nettement avec l’attitude de la France, dont le retrait du Mali avait été précipité par l’arrivée d’instructeurs militaires russes, accusés par Paris d’ingérence sécuritaire.

Derrière cette main tendue américaine se dessine une volonté claire de ne pas laisser un vide diplomatique et sécuritaire que d’autres puissances – Russie en tête – ont su exploiter. Washington semble désormais prêt à adopter une approche plus flexible et moins idéologique pour préserver ses intérêts au Sahel.

Cette évolution marque aussi une reconnaissance implicite des nouveaux rapports de force dans la région. Le Mali, qui s’est engagé depuis 2021 dans une diversification de ses partenariats, semble aujourd’hui récolter les fruits de cette stratégie : il n’est plus seulement un récipiendaire d’aide, mais un partenaire courtisé.

Si la visite de William B. Stevens ne débouche pas immédiatement sur des accords concrets, elle témoigne néanmoins d’un changement de ton important. Reste à savoir si cette ouverture diplomatique sera suivie d’effets, et si les autorités maliennes, soucieuses de préserver leur souveraineté, accueilleront cette proposition sans y voir une tentative d’influence déguisée.

Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire : l’ONU appelle à garantir les droits politiques de Tidjane Thiam

À moins de trois mois de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, le climat politique en Côte d’Ivoire se tend un peu plus. Ce mardi 29 juillet, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a appelé les autorités ivoiriennes à « prendre toutes les mesures nécessaires » pour permettre à Tidjane Thiam, président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), d’exercer ses droits politiques.

L’annonce a été faite par Me Mathias Chichportich, avocat de l’ancien ministre et ex-patron du Crédit Suisse, radié de la liste électorale en raison de soupçons liés à sa nationalité. Cette exclusion, partagée par d’autres figures majeures de l’opposition comme l’ancien président Laurent Gbagbo, alimente les tensions à l’approche d’un scrutin qui s’annonce particulièrement disputé.

Le Comité onusien, organe indépendant chargé de veiller au respect du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, fonde sa position sur l’article 25 dudit Pacte, qui garantit à tout citoyen le droit de voter et d’être élu. Il estime que la radiation de M. Thiam porte atteinte à ces droits fondamentaux et compromet sa participation équitable au processus électoral.

Pour Me Chichportich, cette déclaration de l’ONU constitue « un appel clair à la responsabilité des dirigeants ivoiriens », dans un contexte où la transparence et l’équité du processus électoral sont vivement contestées, tant sur le plan national qu’international.

Mais la décision n’est pas totalement en faveur du président du PDCI. En effet, le Comité a rejeté la demande de réintégration immédiate de Tidjane Thiam sur la liste électorale. Une décision saluée par Me Jean-Marc Fédida, avocat de l’État ivoirien, pour qui « la radiation est parfaitement conforme au droit international ». Il y voit même « un revers politique » pour l’opposant.

Ce développement intervient alors que le président sortant, Alassane Ouattara, a confirmé sa candidature à un quatrième mandat. Une décision controversée, critiquée par plusieurs acteurs de la société civile et de la communauté internationale, qui remettent en question la légalité d’un tel prolongement.

Dans ce climat électrique, la déclaration du Comité des droits de l’homme des Nations unies vient raviver le débat sur la légitimité du processus électoral en cours. Si elle ne force pas l’État ivoirien à réintégrer Tidjane Thiam, elle souligne néanmoins la nécessité d’un cadre démocratique inclusif et respectueux des droits civiques pour garantir la crédibilité du scrutin.

Arrestation de Ndèye Ndakata Dione : des propos controversés sur des guides religieux en cause

La jeune étudiante Ndèye Ndakata Dione, âgée de 28 ans, a été arrêtée par les éléments du commissariat central de Guédiawaye à la suite de plaintes déposées par des fils de chefs religieux ainsi qu’un collectif de disciples issus des principales confréries musulmanes du Sénégal. Cette interpellation, relayée par Libération dans son édition du mercredi 30 juillet, fait suite à la diffusion de contenus jugés offensants sur les réseaux sociaux.

Selon les informations rapportées, les plaignants accusent la jeune femme d’avoir tenu, via des plateformes telles que TikTok, YouTube et Instagram, des propos « haineux, racistes et xénophobes » à l’encontre de figures emblématiques de l’islam sénégalais, notamment Baye Niasse et Cheikh Ahmed Tidiane. Ces déclarations, largement partagées sur les réseaux sociaux, auraient suscité l’indignation dans plusieurs cercles confrériques.

Les plaignants estiment que les propos de Ndèye Ndakata Dione vont à l’encontre des principes d’éthique et de respect qui fondent le vivre-ensemble au Sénégal. Ils invoquent leur devoir en tant que disciples de défendre la dignité de leurs guides religieux face à ce qu’ils considèrent comme des attaques frontales susceptibles d’attiser des tensions interconfessionnelles.

Après une première convocation restée sans suite, Ndèye Ndakata Dione a finalement été appréhendée à son domicile. Lors de son audition, la mise en cause a reconnu les faits. Elle a toutefois précisé que ses propos remontent à plus d’un an et qu’elle avait, depuis, présenté des excuses publiques.

Fin de la procédure contre Oma : un règlement à l’amiable met un terme à une affaire sensible

Après plusieurs allers-retours devant le parquet, les responsables du groupe Oma peuvent désormais pousser un soupir de soulagement. Le juge du premier cabinet financier a officiellement constaté, ce mardi, l’extinction de l’action publique dans le dossier qui les opposait à l’État du Sénégal. Une issue judiciaire qui met fin à une procédure aux ramifications économiques et diplomatiques sensibles.

Selon des informations révélées par Libération, plusieurs responsables de haut rang étaient impliqués dans ce dossier : le Mauricien Cooshna Sandeep, directeur général de Oma Logistics Sénégal SA ; la Française Emilie Suzanne Nabou Dépina, directrice générale de Oma Sénégal ; ainsi que deux Sénégalais, Joseph Barthélémy Diouf, directeur général de la société ETLS, et Mouhamadou Moctar Faye, conseiller juridique et fiscal. Ce dernier avait notamment signé un contrat de représentation avec le prestigieux cabinet d’avocats Baker McKenzie, mandaté pour défendre les intérêts de la société américaine Mc Dermott Marine Construction Ltd.

Les mis en cause faisaient face à de sérieuses accusations : fraude fiscale, exportation sans déclaration, et manquements aux engagements commerciaux. L’enquête menée par l’administration douanière sénégalaise avait permis de détecter des irrégularités dans les opérations de transfert de marchandises et dans les déclarations fiscales du groupe. Des faits jugés suffisamment graves pour motiver l’ouverture d’une procédure pénale.

Afin d’éviter des poursuites judiciaires plus sévères, le groupe Oma a rapidement engagé des négociations avec la Douane sénégalaise. Ces pourparlers ont abouti à une transaction financière d’un montant d’un milliard de francs CFA, somme acceptée par l’administration dans le cadre d’un règlement à l’amiable.

C’est sur cette base que le juge du premier cabinet a formellement constaté l’extinction de l’action publique. Cette décision marque la fin du volet pénal de l’affaire, et permet aux dirigeants mis en cause de recouvrer la liberté, après plusieurs jours de garde à vue et de multiples présentations au parquet.

L’affaire n’en reste pas moins suivie de près dans les milieux économiques et judiciaires. Elle a attiré une attention particulière en raison du profil international des dirigeants impliqués, ainsi que de la nature stratégique des opérations d’import-export concernées. Elle relance surtout le débat sur la transparence fiscale des multinationales opérant au Sénégal.

D’après les confidences de Libération, plusieurs hauts responsables de l’administration douanière n’excluent pas une surveillance renforcée des futures activités du groupe Oma, afin d’éviter toute récidive ou nouvelle tentative d’évasion fiscale. Dans un contexte marqué par l’essor des grands projets pétroliers et gaziers, cette vigilance est d’autant plus cruciale.

Si la transaction a permis d’éviter une condamnation pénale, elle soulève néanmoins des interrogations sur l’équité du traitement réservé aux grandes entreprises étrangères. Cette affaire met en lumière les limites des mécanismes de contrôle fiscal face à des structures complexes et transnationales, et pose la question de la fermeté de l’État face aux dérives éventuelles de certains opérateurs économiques.

En définitive, si le groupe Oma s’en sort sans condamnation, le cas qu’il incarne pourrait bien devenir un exemple de plus dans le débat public sur la fiscalité des multinationales au Sénégal.

Enquête sur les violences politiques de 2021 à 2024 : Un chantier judiciaire semé d’embûches

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a officiellement lancé une procédure en vue de l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violences politiques qui ont endeuillé le Sénégal entre 2021 et 2024. Plus de 80 personnes ont perdu la vie durant cette période marquée par des affrontements violents entre manifestants, forces de l’ordre et groupes armés non identifiés, dans un climat de tension extrême lié aux crises politiques successives.

Si cette initiative est accueillie favorablement par une partie de l’opinion publique, elle n’en reste pas moins une entreprise complexe, aussi bien sur les plans juridique que politique.

Interrogé par L’Observateur, Dr Mouhamadou Ba, enseignant-chercheur en droit à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, souligne que l’un des principaux défis réside dans le statut des personnes potentiellement mises en cause. « Certains hauts fonctionnaires, notamment dans les forces de l’ordre, peuvent bénéficier d’une immunité pénale s’ils ont agi dans le cadre d’une mission de service public », explique-t-il.

La situation se complique davantage pour les anciens ministres ou chefs d’État, qui ne peuvent être poursuivis que par le biais de mécanismes spécifiques, comme la Haute Cour de Justice. Quant aux agents des forces de sécurité, ils sont justiciables devant des juridictions militaires. « Ouvrir des enquêtes, c’est une chose. Établir la responsabilité pénale, c’en est une autre », avertit Dr Ba.

Autre difficulté majeure : la distinction, souvent ténue, entre faute de service et faute personnelle. Ce flou juridique pourrait rendre très incertaines les éventuelles poursuites.

El Amath Thiam, président de l’organisation Justice sans Frontière (JSF), pointe quant à lui des obstacles plus pratiques : disparition de preuves matérielles, absence de vidéos exploitables, témoins intimidés ou introuvables. « Il sera extrêmement difficile d’identifier avec précision les auteurs directs ou les donneurs d’ordre de certaines exactions », alerte-t-il.

Il met également en garde contre une possible récupération politique de la procédure, qui risquerait de décrédibiliser la démarche si elle venait à apparaître sélective ou partisane. « Seule une enquête rigoureuse, indépendante et respectueuse des droits de la défense pourra éviter le piège d’une justice à deux vitesses », insiste-t-il.

Plusieurs analystes rappellent l’exemple du procès de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale. Malgré les quelque 3 000 morts enregistrés lors de la crise post-électorale de 2010-2011, la CPI n’avait pu établir de responsabilité individuelle, conduisant à l’acquittement de l’ancien chef d’État.

Ce précédent alimente un certain scepticisme quant à l’issue de l’enquête sénégalaise. « Des enquêtes seront ouvertes, des auditions menées, mais la montagne risque d’accoucher d’une souris », redoute Dr Ba.

Dans un pays encore marqué par les traumatismes récents, cette initiative judiciaire représente un test majeur pour l’État de droit et la confiance dans les institutions. Elle devra concilier une volonté de vérité avec les exigences de rigueur juridique, dans un contexte où toute erreur d’appréciation pourrait rallumer les braises d’un passé encore brûlant.

Libération de Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana : Retour sur une affaire judiciaire médiatisée

Ce mercredi, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY), Moustapha Diakhaté, et le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana ont retrouvé la liberté après avoir purgé leurs peines respectives. Leur libération marque un nouvel épisode dans une affaire qui avait fait couler beaucoup d’encre au Sénégal.

Condamné à deux mois de prison, dont quinze jours ferme, Moustapha Diakhaté avait été écroué pour des propos jugés insultants à l’encontre de certaines autorités de la République. Son incarcération, bien que de courte durée, avait suscité de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile.

Quant à Bachir Fofana, il avait été condamné à deux mois de prison avec sursis. Il lui était reproché d’avoir diffusé de fausses nouvelles, une infraction pour laquelle il avait été placé sous mandat de dépôt avant d’être jugé. Sa condamnation avait soulevé des débats autour de la liberté de la presse et du rôle des journalistes dans un contexte politique tendu.

L’arrestation de Moustapha Diakhaté remonte à plusieurs semaines. Ancien proche du pouvoir devenu critique virulent du régime, il avait multiplié les sorties au ton acerbe, notamment sur les réseaux sociaux. L’une de ces déclarations avait été jugée particulièrement offensante, ce qui avait conduit à son interpellation et à son placement en détention.

Bachir Fofana, quant à lui, était dans le collimateur des autorités après la publication de contenus jugés fallacieux. Il lui était reproché d’avoir propagé des informations non vérifiées pouvant troubler l’ordre public. Son cas avait été suivi de près par les organisations de défense des droits humains et de la liberté d’expression.

À leur sortie, les deux hommes ont regagné leurs domiciles respectifs, sans déclaration officielle à ce stade. Leur libération a été saluée par certains de leurs soutiens, mais elle ne met pas fin aux interrogations sur la situation des libertés publiques au Sénégal.

Pour plusieurs observateurs, cette affaire illustre une tension croissante entre les autorités et certaines voix critiques, qu’elles soient politiques ou médiatiques. Elle relance également le débat sur l’utilisation des lois relatives à la diffusion de fausses nouvelles et à l’outrage, souvent considérées comme des instruments de répression.

Tragique accident à Castors : Trois morts et plusieurs blessés dans un drame routier

Un grave accident de la circulation a endeuillé le quartier de Castors ce mardi 29 juillet 2025, aux abords de l’agence SENELEC, non loin de la Direction des examens et concours. Vers la fin de matinée, un car de transport en commun de type Ndiaga Ndiaye a perdu le contrôle de ses freins avant de semer la mort sur son passage.

Selon plusieurs témoins, le véhicule, visiblement lancé à vive allure, a d’abord heurté un motocycliste qu’il a traîné sur plusieurs mètres. Le conducteur de la moto est décédé sur le coup, son corps sans vie ayant été retrouvé dans un état méconnaissable. Dans sa course folle, le car a ensuite fauché deux conducteurs de moto-taxis « Thiak Thiak » qui stationnaient sur le bas-côté. Eux aussi n’ont pas survécu à l’impact, succombant immédiatement à leurs blessures.

D’autres victimes, blessées à des degrés divers, ont également été signalées. À l’heure actuelle, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités.

Les sapeurs-pompiers, alertés rapidement, sont intervenus pour évacuer les blessés vers les structures hospitalières les plus proches. La police nationale a aussitôt sécurisé le périmètre et ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Scandale à la BOA Maristes : un guichetier détourne près de 15 millions de FCFA d’une cliente

L’affaire a semé l’émoi dans les couloirs feutrés de la Bank of Africa (BOA), plus précisément à l’agence des Maristes, à Dakar. Alassane Diawara, guichetier-payeur polyvalent en poste au sein de cette structure bancaire, a été interpellé par la Section de recherches de la gendarmerie de Dakar pour abus de confiance et vol, après avoir indûment soustrait près de 15 millions de francs CFA sur le compte d’une cliente.

Tout a commencé avec une plainte écrite déposée par Mme D. Guèye, cliente fidèle de l’agence, qui a constaté un déficit de 14.914.000 FCFA sur le solde de son compte bancaire. Alertée, la direction de la BOA a rapidement déclenché un audit interne, lequel a confirmé les anomalies. La banque a alors saisi la gendarmerie, qui a ouvert une enquête ayant conduit à l’arrestation du suspect.

L’enquête a mis au jour un stratagème simple mais bien rodé. En charge des opérations de guichet, Alassane Diawara avait gagné la confiance de la cliente dont il gérait régulièrement les transactions. Profitant de cette relation, il imitait la signature de la victime pour réaliser, à son insu, des retraits frauduleux en espèces directement depuis son compte.

Confronté aux éléments accablants, le mis en cause a reconnu les faits sans détour. Toutefois, ses explications ont laissé perplexes : selon lui, l’argent aurait été utilisé à des fins « sociales », notamment pour venir en aide aux talibés. Une justification jugée peu convaincante par les enquêteurs, qui poursuivent les investigations.

Pour l’heure, le montant détourné est provisoirement estimé à 14.914.000 FCFA, mais les autorités n’excluent pas la possibilité de découvrir d’autres irrégularités. La BOA, dont l’image sort écornée de cette affaire, s’est constituée partie civile et entend faire toute la lumière sur ce scandale interne qui pose des questions sur la sécurité des comptes clients.

Dans un secteur où la confiance est un pilier fondamental, cette affaire jette une ombre sur les mécanismes de contrôle au sein des institutions financières. Elle relance également le débat sur la vigilance interne, les procédures de vérification et la traçabilité des opérations sensibles en agence.

Affaire « Kocc Barma » : la justice s’attaque aux ramifications d’un vaste réseau de cybercriminalité

La tempête judiciaire s’abat de plus belle sur le dossier explosif de l’affaire dite « Kocc Barma », du nom du célèbre pseudonyme derrière lequel se cacherait un vaste réseau de cybercriminalité. Dernier rebondissement en date : El Hadji Assane Demba a été placé sous mandat de dépôt après sa présentation devant le doyen des juges, marquant une nouvelle étape dans une enquête à la fois tentaculaire et sensible.

Demba, présumé complice d’El Hadji Babacar Dioum – plus connu sous le nom de « Kocc » –, est poursuivi pour des infractions particulièrement graves. La justice lui reproche une longue liste de chefs d’inculpation : association de malfaiteurs, collecte illicite de données personnelles, atteinte à l’intimité de la vie privée, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs, pornographie enfantine, pédophilie, extorsion de fonds, sans oublier la complicité de l’ensemble de ces délits.

Ce placement sous mandat de dépôt, rapporté par le journal Libération dans son édition de ce mercredi, survient alors que l’instruction semble entrer dans une phase décisive. El Hadji Assane Demba a ainsi passé sa première nuit en détention provisoire, dans un climat d’intense pression judiciaire et médiatique.

Parallèlement, les enquêteurs poursuivent leur travail de fourmi du côté de la Division spéciale de cybersécurité (DSC). L’auteur principal présumé, El Hadji Babacar Dioum, a été extrait de sa cellule pour les besoins de l’enquête, notamment pour permettre l’exploitation technique de ses équipements numériques.

Selon Libération, le volume colossal des données contenues dans ses appareils rend l’opération particulièrement complexe. Il s’agira d’identifier, classer, et croiser les preuves numériques – images, messages, fichiers, transactions – susceptibles de consolider les charges ou de révéler d’autres ramifications du réseau. L’analyse devrait se poursuivre tout au long de la journée.

L’affaire « Kocc Barma », du nom de la page controversée qui a défrayé la chronique ces dernières années en diffusant du contenu à caractère sexuel sans consentement, soulève des enjeux éthiques, juridiques et sociétaux de premier plan au Sénégal. Le dossier a révélé une porosité inquiétante entre le monde numérique et les failles du système judiciaire face à la cybercriminalité.

En ligne de mire : la banalisation de la violation de la vie privée sur les réseaux sociaux, mais aussi la facilité avec laquelle certains individus exploitent les nouvelles technologies pour diffuser du contenu illégal et traumatisant.

Alors que l’enquête se poursuit et que les arrestations se multiplient, l’opinion publique reste suspendue aux avancées de la justice, dans l’espoir que toute la lumière soit faite sur ce réseau opaque et aux conséquences profondément destructrices pour ses victimes.

Finances publiques du Sénégal : Légère contraction des recettes en avril 2025

Les finances publiques du Sénégal ont connu une légère contraction en avril 2025, selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Les recettes totales de l’État se sont repliées d’un milliard de francs CFA par rapport au mois de mars, une évolution qui masque des dynamiques contrastées au sein des différentes composantes budgétaires.

Les recettes fiscales, qui constituent la principale source de financement de l’État, ont enregistré une baisse notable de 8,8 milliards FCFA. Ce repli pourrait refléter un ralentissement de l’activité économique dans certains secteurs clés ou des fluctuations saisonnières dans la collecte des impôts. Cette évolution interpelle, dans un contexte où la mobilisation des ressources internes est cruciale pour soutenir les investissements publics et assurer le fonctionnement des services de base.

Cette baisse des recettes fiscales a toutefois été partiellement compensée par une progression de 7,7 milliards FCFA des recettes non fiscales. Ces dernières incluent notamment les revenus tirés des prestations de services publics, des redevances, des amendes ou encore des dividendes versés par les entreprises publiques. Cette embellie, bien que bienvenue, ne suffit pas à enrayer la tendance globale à la baisse observée sur le mois.

Au-delà de la comparaison mensuelle, la variation annuelle apparaît plus préoccupante. En glissement annuel, les recettes totales de l’État ont chuté de 10,7 milliards FCFA par rapport à avril 2024. Ce recul plus prononcé suggère une détérioration durable de la capacité de l’État à mobiliser ses ressources, dans un contexte économique encore marqué par des incertitudes tant internes qu’externes.

Visite à Rebeuss : Abdou Mbow inquiet pour l’état de santé de Farba Ngom

L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (2022-2024) et actuel porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR), Abdou Mbow, s’est récemment rendu à la prison de Rebeuss pour rendre visite à son camarade de parti et ami de longue date, Farba Ngom.

Selon des informations rapportées par le journal Les Échos, cette visite a été marquée par des échanges empreints de camaraderie entre les deux hommes, connus pour leur complicité au sein de l’APR. Quelques taquineries ont ponctué leur entretien, comme pour tenter d’alléger un contexte pourtant lourd.

Mais derrière ces moments de légèreté apparente, Abdou Mbow n’a pas caché son inquiétude. D’après la même source, l’ancien député s’est montré particulièrement préoccupé par l’état de santé de Farba Ngom. Député-maire des Agnam et secrétaire national chargé de l’organisation et de la mobilisation de l’APR, Farba Ngom est actuellement en détention, dans des conditions qui suscitent l’attention de ses proches et de plusieurs figures du camp présidentiel sortant.

La visite d’Abdou Mbow intervient dans un climat politique tendu, marqué par l’arrestation de plusieurs anciens responsables de la mouvance présidentielle de Macky Sall, dont Farba Ngom, considéré comme l’un des piliers de l’APR dans le nord du pays.

Crise nationale et dérives gouvernementales : la coalition DJONE alerte et interpelle le président Diomaye Faye

Communiqué du Bureau Politique de la Coalition DJONE

La coalition DJONE s’est réunie le dimanche 27 juillet dernier. Analysant l’actualité politique nationale, elle dénonce avec fermeté l’emprisonnement arbitraire de journalistes, chroniqueurs et citoyens injustement détenus. La coalition DJONE réaffirme son attachement inébranlable à l’État de droit, à la liberté d’opinion et à une justice équitable.

Elle exprime sa pleine solidarité à l’ensemble des médias brimés et essoufflés par la suspension des conventions et du fond d’appui et de développement de la presse par le pouvoir actuel depuis deux années consécutives. Les blocages constatés actuellement en tous domaines au Sénégal ne sont provoqués que par la gouvernance PASTEF qui incarne une dérive belliqueuse et clivante, des attitudes qui menacent la réconciliation et l’unité nationale, condition sine qua none à la stabilité et au décollage économique du Sénégal.

Le gouvernement, en mal d’une vision claire, brille par un recyclage honteux des projets de l’ancien régime et un amateurisme préoccupant. Le plan de redressement aujourd’hui brandi comme solution n’est qu’un écran de fumée face à une crise née de l’incompétence, pas de la conjoncture.

La coalition DJONE interpelle le Président Bassirou Diomaye Faye afin de lui suggérer encore une fois d’habiter sa fonction, de procéder à un recadrage de la primature pour éviter une crise institutionnelle majeure à notre cher pays. Il est urgent pour le Chef de l’État, de soumettre ses projets à l’expertise de techniciens et bailleurs, et faire cesser le folklore médiatique destiné à anesthésier un peuple encore abusé.

Enfin, nous demandons au président Faye de mette en demeure les ministres et directeurs généraux muets sur leurs bilans, mais loquaces à travers les réseaux sociaux sur la justice qu’ils ne comprennent ni ne respectent. Le pays glisse dangereusement, et il est grand temps pour le président de la République d’agir, avant que l’irréparable ne se produise.

Pour la coalition DJONE
Le coordonnateur national
Mohamed Moustapha Diagne

Pape Malick Ndour tire à boulets rouges sur la gouvernance actuelle : « Un gouvernement fantasmagorique, sans boussole »

L’ancien ministre de la Jeunesse, Pape Malick Ndour, a vivement critiqué la gestion du gouvernement en place dans un post publié ce mardi sur ses réseaux sociaux. Dans une charge frontale et sans détours, l’ancien responsable de la mouvance présidentielle sous Macky Sall dénonce ce qu’il qualifie de « pilotage à vue » de l’appareil étatique, pointant du doigt un manque de vision, une surenchère de slogans creux et une série de plans économiques incohérents.

Selon Pape Malick Ndour, le gouvernement actuel aurait lancé pas moins de quatre programmes économiques en seulement 16 mois, ce qu’il juge totalement symptomatique d’un pouvoir qui navigue sans cap. « Une durée de vie moyenne de 4 mois par programme ? Ceci est symptomatique d’un pouvoir qui tâtonne », écrit-il, soulignant l’absence de continuité et de logique dans les politiques publiques engagées.

Dans un ton mordant, l’ancien ministre décrit un exécutif davantage préoccupé par le marketing politique que par la résolution des problèmes structurels du pays :

« Ce gouvernement-là n’est ni plus ni moins qu’un gouvernement fantasmagorique, sans boussole, sans cohérence, sans programme, sans cap clair, bref un gouvernement de l’improvisation permanente, des slogans, des affiches, des brandings et des promesses creuses. »

Il déplore une gouvernance rythmée par les effets d’annonce : « les jours pairs, on parle de solutions ; les jours impairs, on parle de projets », ironise-t-il.

Au-delà des critiques, Pape Malick Ndour tire la sonnette d’alarme quant aux conséquences de cette gouvernance jugée erratique. Il évoque un pays « condamné à la misère noire et au sous-développement » si aucun redressement stratégique et durable n’est opéré.

Ce message, qui semble marquer une rupture nette avec le pouvoir actuel, s’inscrit dans un contexte politique marqué par de nombreuses interrogations sur les orientations économiques et sociales du nouveau régime. Bien que Pape Malick Ndour n’ait pas annoncé de positionnement politique clair, sa sortie pourrait préfigurer un engagement plus actif dans le débat public à venir.

L’ancien ministre conclut son message par une promesse : « Rendez-vous demain pour plus d’approfondissement… », laissant présager une série d’interventions critiques dans les jours à venir.

Baisse du chiffre d’affaires des services au Sénégal : un signal d’alerte conjoncturel

En avril 2025, le secteur des services au Sénégal a enregistré une baisse notable de son chiffre d’affaires, en recul de 15,6 % par rapport au mois précédent, selon les données publiées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Une tendance préoccupante qui s’accompagne d’un repli de 7,9 % dans le commerce sur la même période. Plusieurs pans essentiels de l’économie tertiaire sont concernés, notamment les transports, les services financiers, les activités scientifiques et techniques, ainsi que le commerce de gros.

Cette évolution négative, bien que frappante, ne traduit pas nécessairement une crise structurelle du secteur. Elle semble plutôt révéler une fragilité conjoncturelle, en particulier dans certains segments sensibles de l’économie urbaine. Il n’en demeure pas moins que le secteur des services, désormais contributeur majeur à la valeur ajoutée nationale, est au cœur de la dynamique de l’emploi qualifié et du développement des PME, en particulier dans les grandes villes comme Dakar, Thiès ou Saint-Louis.

Parmi les domaines les plus touchés figurent les services financiers et scientifiques, qui jouent pourtant un rôle clé dans le soutien à l’innovation, à l’investissement et à la transformation économique. Leur baisse d’activité pourrait traduire un ralentissement des projets d’investissement ou un recul de la demande en expertise technique. De même, la baisse du transport et du commerce de gros soulève des interrogations sur la vitalité des circuits de distribution, dans un contexte économique déjà marqué par des tensions sur la logistique et l’approvisionnement.

Si cette contraction s’avère ponctuelle, elle n’en constitue pas moins un signal d’alerte à ne pas négliger. Elle appelle à une analyse fine des indicateurs conjoncturels et à une vigilance accrue sur les secteurs en difficulté. Le moment semble opportun pour envisager des mesures de soutien ciblées, notamment en faveur des entreprises de services à forte valeur ajoutée ou à fort potentiel d’exportation. L’enjeu est double : préserver l’activité et renforcer la résilience économique face aux chocs extérieurs et aux transformations en cours.

Le recul observé intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à redéployer son appareil productif, à l’heure de grands projets énergétiques et d’ambitions industrielles renouvelées. Dans cette dynamique, la solidité du secteur tertiaire – à la fois moteur de croissance, pourvoyeur d’emplois et vecteur de modernisation – sera un indicateur-clé de la robustesse du modèle économique en construction.

Alassane Ouattara officialise sa candidature à la présidentielle de 2025 : entre continuité et controverse

Abidjan, le 29 juillet 2025 – Le président ivoirien Alassane Ouattara a mis fin ce mardi à des mois de spéculations en annonçant officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prévue en octobre prochain. À 83 ans, le chef de l’État entend briguer un quatrième mandat à la tête de la Côte d’Ivoire, invoquant la nécessité d’assurer la continuité dans la stabilité et le développement du pays.

« Je suis candidat, parce que je veux que notre chère Côte d’Ivoire continue de demeurer un pays prospère, en paix et en sécurité », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée diffusée en direct depuis le palais présidentiel. Une annonce sobre, mais lourde de signification dans un contexte politique tendu.

Au pouvoir depuis 2011, Alassane Ouattara a été réélu en 2015 puis en 2020 dans un climat électoral marqué par des tensions et des contestations. Si ses partisans saluent un leadership qu’ils jugent visionnaire et nécessaire à la stabilité du pays, ses détracteurs dénoncent une « présidence à vie déguisée » et remettent en cause la légitimité d’une nouvelle candidature.

Pour l’opposition, cette décision est perçue comme un coup de force politique. Plusieurs figures de la société civile et des partis d’opposition estiment qu’un nouveau mandat remettrait en question les principes de l’alternance démocratique. « C’est un recul pour notre démocratie. Le président Ouattara avait lui-même annoncé qu’il ne se représenterait pas », rappelle un cadre du PDCI-RDA.

Dans son discours, Alassane Ouattara a insisté sur les acquis de ses mandats précédents : croissance économique soutenue, grands travaux d’infrastructures, renforcement de l’administration publique et investissements dans l’éducation et la santé. Pour lui, la continuité est essentielle face aux défis sécuritaires sous-régionaux et aux incertitudes économiques mondiales.

« Je mesure la lourde responsabilité qui m’incombe. Je ne me présente pas par ambition personnelle, mais pour préserver ce que nous avons bâti ensemble », a-t-il affirmé.

Cette annonce rebat les cartes du jeu politique ivoirien à moins de trois mois du scrutin. Les autres grands partis, notamment le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI-RDA, devront désormais adapter leur stratégie face à un candidat sortant dont l’appareil politique reste redoutablement structuré.

Reste à savoir si cette candidature sera validée sans accroc par le Conseil constitutionnel, et comment la rue ivoirienne réagira dans les semaines à venir. Des manifestations sporadiques ont déjà eu lieu dans certaines localités après les premières rumeurs de candidature.

Alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à entrer dans une campagne électorale décisive, les observateurs nationaux et internationaux appellent à la retenue et à un dialogue politique apaisé. Pour nombre d’Ivoiriens, l’essentiel reste la paix, dans un pays encore marqué par les cicatrices de la crise post-électorale de 2010-2011.

Un contrat d’assassinat visant un avocat de Benjamin Netanyahu ? Une information judiciaire ouverte en France

Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour « association de malfaiteurs », dans une affaire aux allures de polar diplomatique mêlant renseignement, terrorisme présumé, et une figure controversée du barreau parisien. Me Olivier Pardo, avocat du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, affirme avoir été la cible d’un projet d’assassinat pour son engagement professionnel dans une affaire hautement sensible.

L’affaire débute le 16 juillet dernier, lorsque Rudy Terranova, un homme au passé judiciaire chargé, se rend au cabinet de Me Pardo à Paris. Lors de cet entretien – auquel assistent également deux avocats, un collaborateur et une stagiaire – Terranova révèle qu’il aurait été « missionné » pour assassiner Me Pardo. Selon ses dires, l’ordre émanerait de membres libanais présumés du Hezbollah, rencontrés au Sénégal. Leur mobile : sanctionner l’avocat pour avoir pris la défense de Benjamin Netanyahu, visé depuis novembre 2024 par un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans la bande de Gaza.

Terranova, qui affirme avoir refusé d’exécuter cette mission, aurait ainsi choisi de prévenir l’avocat pour se « libérer d’un poids ». Ces révélations ont immédiatement conduit à l’ouverture d’une enquête, confiée à des services spécialisés.

Âgé de 47 ans, Rudy Terranova n’en est pas à sa première apparition dans les colonnes judiciaires. Condamné en 2004 pour des violences liées à sa radicalisation islamiste, il a été informateur de police à Versailles entre 2006 et 2007, avant d’être écarté pour sa dangerosité supposée. En 2007, il avait été soupçonné d’avoir participé à la tentative d’assassinat de l’avocat Karim Achoui, avant d’être finalement acquitté.

D’après Le Parisien, Terranova purgeait encore récemment une peine de prison en lien avec des affaires de grand banditisme, et c’est derrière les barreaux qu’il se serait radicalisé.

Le parquet de Paris, qui confirme l’ouverture de l’information judiciaire, dénonce en parallèle la « violation du secret de l’enquête » à la suite des révélations de la presse. L’affaire, en effet, ne manque pas de zones d’ombre : les motivations réelles de Terranova, la véracité de ses accusations, l’identité de ses supposés commanditaires et l’éventuelle implication de réseaux opérant depuis l’étranger – notamment au Sénégal – devront être éclaircies par la justice.

Contacté par l’AFP, Me Olivier Pardo reste mesuré : « Je suis serein. Cela fait partie des risques de mon métier quand on défend des causes qui, en France, font polémique. » Figure du barreau parisien, Me Pardo est également connu pour avoir défendu la ministre française Rachida Dati et le polémiste d’extrême droite Éric Zemmour.

Au croisement du droit international, des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et des réseaux de renseignement, cette affaire met en lumière les risques encourus par certains avocats engagés dans des dossiers brûlants. Elle soulève également des questions troublantes sur la présence et les activités de groupes étrangers en Afrique de l’Ouest, ainsi que sur les connexions entre criminalité organisée, radicalisation, et instrumentalisations politiques.

Escroquerie foncière au Lac Rose : deux anciens responsables de la DGPU condamnés à 6 mois avec sursis

Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu, le 26 mars 2025, son verdict dans une affaire d’escroquerie impliquant deux anciens hauts responsables de la Délégation générale à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (DGPU). Mamadou Lat Coura Diop Guèye, ex-conseiller juridique, et Ousmane Noël Dieng, ancien chef de cabinet, ont été reconnus coupables d’avoir soutiré la somme de 50 millions de FCFA à une opératrice hôtelière, Khady Diaw, sous prétexte de régulariser des parcelles au Lac Rose. Ils ont écopé chacun d’une peine de 6 mois de prison assortis du sursis.

L’affaire remonte à 2020, lorsqu’une figure bien connue du secteur hôtelier, Mme Khady Diaw, propriétaire de l’hôtel « Trarza » au Lac Rose, sollicite la régularisation de 15 parcelles. À l’époque, elle s’adresse à Mamadou Lat Coura Diop Guèye, alors conseiller juridique à la DGPU, qui la met en relation avec Ousmane Noël Dieng. Ce dernier lui explique que, compte tenu du nouveau statut du Lac Rose devenu pôle urbain, un accord préalable du ministre Diène Farba Sarr est requis.

Quelques jours plus tard, Khady Diaw est informée que le ministre aurait fixé le montant de la régularisation à 50 millions de FCFA. Elle remet alors trois chèques à Mamadou Lat Coura Diop pour ce montant, en échange d’une promesse d’obtention rapide de baux.

Malgré le paiement, aucun bail n’est délivré. Les deux hommes invoquent divers blocages administratifs, dont l’absence de titre foncier global pour le pôle urbain, pour justifier le retard. Face à l’inertie, Mme Diaw mandate un huissier en octobre 2021, puis saisit la Sûreté urbaine en mars 2022 pour escroquerie.

Durant l’enquête, les mis en cause nient avoir escroqué Mme Diaw. Selon Mamadou Lat Coura Diop, les 50 millions de FCFA n’étaient pas un paiement pour un service administratif, mais un « don » destiné à financer leurs activités politiques. « J’ai gardé 10 millions pour mes actions politiques, et 40 millions sont allés à Ousmane Noël Dieng », a-t-il déclaré.

Ce dernier confirme avoir reçu les 40 millions, expliquant qu’il s’agissait d’un soutien promis par Mme Diaw si elle parvenait à régulariser ses parcelles. Il admet n’avoir jamais eu le pouvoir de délivrer des baux, mais se présente comme un facilitateur, proche du ministre Diène Farba Sarr. Il affirme également avoir remboursé l’intégralité des 40 millions à Mme Diaw.

Avant même le procès, les deux prévenus avaient consigné 49,5 millions de FCFA à la Caisse des Dépôts et Consignations. La plaignante exigeant le montant exact, les 500.000 FCFA restants lui ont été remis par l’intermédiaire du clerc de son avocat, Me Boubacar Dramé, le 8 janvier 2025.

Malgré les remboursements, le tribunal a retenu la qualification d’escroquerie, estimant que les éléments constitutifs de l’infraction étaient réunis. Toutefois, en tenant compte du remboursement intégral, les magistrats ont prononcé une peine relativement clémente : six mois de prison avec sursis.

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