Après plusieurs jours de fuite et de spéculations sur sa situation, Azoura Fall est sur le point de se présenter à la Section de Recherches de Colobane pour répondre à une convocation de la gendarmerie. Cette décision marque la fin d’une course contre la montre déclenchée par des propos jugés outrageants à l’encontre du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ces déclarations avaient été tenues peu après le limogeage de Bassirou Kébé, ancien directeur général de la SN-HLM, et avaient rapidement circulé sur les réseaux sociaux, suscitant indignation et réactions multiples.
Face à la viralité des propos, le procureur de la République avait ordonné l’audition d’Azoura Fall par la Section de Recherches. Mais dans les heures qui ont suivi, l’intéressé était introuvable, déclenchant une traque d’envergure orchestrée par la gendarmerie nationale. Les forces de l’ordre, appuyées par la Division spéciale de cybercriminalité, ont multiplié les actions pour localiser le prévenu. Un avis de recherche a été diffusé par message radio, une descente a été effectuée à Paoskoto chez un proche présumé après que son téléphone ait été localisé dans la zone, et une opposition de sortie du territoire a été transmise à la Direction de la police de l’air et des frontières.
Sous cette pression judiciaire et médiatique, Azoura Fall a choisi d’adopter une stratégie d’apaisement. Dans une déclaration publique, il a présenté ses excuses, affirmant qu’il n’avait jamais eu l’intention de porter atteinte à l’institution présidentielle. Il assure désormais mesurer la portée de ses propos et semble vouloir clore cette affaire sans confrontation supplémentaire avec la justice.