Le premier cas de Mpox confirmé au Sénégal est en bonne voie de guérison. C’est l’assurance donnée par le Pr Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Fann, qui a tenu à informer l’opinion sur l’évolution de l’état du patient et sur les mesures de prévention mises en place par les autorités sanitaires.
Selon le Pr Seydi, le malade, hospitalisé pour une forme sévère avec plus de 100 lésions cutanées et une surinfection, répond favorablement au traitement. « Sa guérison sera complète dans quelques jours, sauf complications de dernière minute. Il n’a plus de fièvre et la cicatrisation de ses lésions est en cours », a-t-il indiqué. Le génotype Ib, identifié chez le patient et connu pour sa gravité, n’inquiète pas outre mesure le professeur : « Avec une bonne prise en charge, la létalité est inférieure à 1 % ».
Le patient a été isolé dans une chambre à pression négative, utilisée pour les pathologies hautement contagieuses. Le traitement repose sur des antidouleurs, des antiprurigineux et des antibiotiques pour la surinfection, ainsi qu’un accompagnement nutritionnel et dermatologique. Sur le plan psychologique, une assistante sociale spécialisée a déjà entamé un suivi, et un recours aux psychiatres reste envisagé si nécessaire, l’isolement étant parfois difficile à supporter pour les patients.
Le nombre de cas contacts identifiés est passé de 25 à 29 après une enquête approfondie. Aucun ne présente pour l’instant de symptômes. Le Pr Seydi rappelle qu’un contact n’est pas nécessairement malade, mais doit rester vigilant et s’isoler à domicile en cas de symptômes.
Le ministère de la Santé a activé son plan de riposte : isolement des cas, limitation des contacts étroits sans protection, hygiène stricte, aération des espaces clos, et vaccination des personnes à risque si nécessaire. Le Sénégal s’était déjà préparé depuis plus d’un an à faire face à cette maladie, en formant son personnel et en simulant des situations d’épidémie. « La situation est sous contrôle. Les leçons tirées du COVID-19 et des autres épidémies nous servent toujours », a insisté le Pr Seydi.
Des contrôles sont renforcés dans les aéroports et ports du pays, mais, comme l’a rappelé le professeur, « une vigilance constante reste nécessaire ».
En conclusion, le spécialiste a tenu à rassurer : le Sénégal dispose d’infrastructures et d’équipes qualifiées pour contenir cette maladie, et toutes les dispositions sont prises pour éviter sa propagation.