Trafic international de drogue : l’OCTRIS démantèle un réseau entre le Maroc, le Sénégal et la Guinée-Bissau

L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS) a frappé un grand coup ce lundi en neutralisant une filière internationale de trafic de drogue reliant le Maroc à la Guinée-Bissau, avec une escale au Sénégal. L’opération, minutieusement préparée et coordonnée avec les autorités marocaines, a permis la saisie de 85 kilogrammes de haschich et l’arrestation de trois individus à Pikine-Technopole, dans la banlieue dakaroise.

Les personnes interpellées sont identifiées comme Baba Djiaby, un Sénégalais détenteur également de la nationalité bissau-guinéenne se présentant comme footballeur, ainsi que Mamadu Baldé et Noni Preira, deux ressortissants bissau-guinéens qui se sont présentés comme chauffeurs. Ces arrestations marquent l’aboutissement d’une enquête transfrontalière qui a débuté le 2 octobre dernier au Maroc.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, l’affaire a démarré lorsqu’un transporteur sénégalais établi à Marrakech a découvert, par hasard, six kilos de haschich soigneusement dissimulés dans deux chauffe-eaux électriques. L’homme a immédiatement alerté les autorités marocaines, lesquelles ont ensuite contacté l’OCTRIS au Sénégal. En concertation avec la justice marocaine, une opération de livraison surveillée a été mise en place : les enquêteurs ont remplacé la drogue initiale par un produit neutre afin de suivre le parcours du colis et d’identifier les destinataires finaux.

Le 13 octobre, le dispositif a porté ses fruits. Le destinataire est venu récupérer les deux appareils suspects à bord de son véhicule dans un entrepôt situé à Yarakh, dans la banlieue de Dakar. Les agents de l’OCTRIS, qui surveillaient discrètement les mouvements, ont alors lancé une filature qui les a conduits jusqu’à Pikine-Technopole. C’est là que les policiers ont décidé d’intervenir, au moment où les colis étaient en cours de déchargement.

Sur place, Baba Djiaby a été immédiatement interpellé. Lors de son interrogatoire, il a tenté de minimiser son rôle, affirmant qu’il n’était chargé que de recevoir la marchandise, sans en connaître la véritable nature. En revanche, Mamadu Baldé a reconnu avoir transporté la drogue du Sénégal vers la Guinée-Bissau, indiquant que l’opération s’inscrivait dans un trafic plus large orchestré par un certain Benjamin Lopez Tavarez, un ressortissant basé à Bissau, présenté comme le véritable cerveau du réseau. Le troisième suspect, Noni Preira, a pour sa part nié toute implication dans l’affaire.

Les perquisitions menées aux domiciles des suspects ont permis de mesurer l’ampleur et la sophistication du réseau. Les enquêteurs ont découvert une multitude de passeports et cartes d’identité appartenant à différentes nationalités – sénégalaise, bissau-guinéenne, espagnole et même afghane –, laissant supposer l’existence d’un vaste système de faux papiers facilitant les déplacements et transactions du groupe. Des pots de lait emballés de manière suspecte ont également été saisis, suggérant un mode opératoire bien rodé pour le conditionnement et le transport de produits illicites sous couvert de marchandises ordinaires.

Cette opération conjointe entre le Maroc et le Sénégal illustre une fois de plus la coopération croissante entre les services de sécurité ouest-africains face à un trafic de drogue de plus en plus internationalisé. L’enquête se poursuit afin d’identifier l’ensemble des complices du réseau, notamment Benjamin Lopez Tavarez, activement recherché.

DIC–SAR : Le DG Mamadou Abib Diop dément formellement les informations de L’Observateur

La Une du journal L’Observateur de ce mardi 14 octobre a suscité de vives réactions. Le quotidien rapporte que la Division des investigations criminelles (DIC) serait en train de passer au peigne fin les comptes de la Société africaine de raffinage (SAR) et que son directeur général, Mamadou Abib Diop, aurait été entendu par les enquêteurs.

Mais quelques heures après la parution de l’article, le principal concerné a tenu à réagir publiquement pour apporter des précisions et rectifier ce qu’il considère comme une « fausse information ». Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, Mamadou Abib Diop a catégoriquement nié avoir été entendu par la DIC et a précisé que l’enquête évoquée ne concerne pas la gestion actuelle de la société.

« Il s’agit ici d’une affaire qui date de 2020, n’ayant rien à voir avec le périmètre spécifié, et je n’ai jamais été entendu par la DIC contrairement aux dires de L’Obs. La direction générale a simplement envoyé le département juridique pour remettre les documents concernés », a-t-il déclaré.

Le patron de la SAR, visiblement agacé, n’a pas manqué de lancer quelques piques au quotidien du groupe Futurs Médias. « Je comprends davantage la nécessité de boycotter certains groupes de presse. Pourtant, hier, un journaliste de ce quotidien m’a appelé et, sans entrer dans les détails, je lui ai précisé qu’il s’agissait d’une affaire datant de 2020 », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que « la SAR se réserve le droit d’ester en justice ce quotidien d’informations ».

Cette sortie du directeur général de la Société africaine de raffinage intervient dans un contexte de forte sensibilité autour des dossiers économiques et financiers au Sénégal, alors que plusieurs enquêtes sont actuellement en cours concernant la gestion de grandes entreprises publiques.

Dakar, Kaolack, Mbour… : Des axes désormais interdits aux « pousse-pousses », charrettes et vendeurs ambulants

Le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, confirme sa volonté de restaurer l’ordre et l’hygiène publique dans plusieurs grandes villes du pays. Sur son instruction, les préfets de Dakar, Mbour, Kaolack et Saint-Louis ont pris des arrêtés qui entreront en vigueur à compter du jeudi 16 octobre 2025. Ces mesures interdisent la circulation et le stationnement de certains engins et véhicules de fortune sur des axes précis, dans le but de fluidifier la circulation et de réduire les sources d’incommodité dans les espaces publics.

Sont principalement visés les chariots de vente de produits alimentaires et de marchandises, les « pousse-pousses », les charrettes ainsi que les épaves abandonnées sur les trottoirs. À Dakar, l’interdiction concerne la Place de l’Indépendance et ses alentours, la Corniche Ouest et ses emprises. Les avenues principales comme Léopold Sédar Senghor, de la République, Nelson Mandela, Pasteur et Cheikh Anta Diop sont également touchées par ces mesures. Les commerçants et transporteurs ambulants ne pourront plus y circuler ni y stationner.

À Kaolack, les emprises et trottoirs des routes nationales RN1 et RN4 seront concernés par la nouvelle réglementation. À Mbour, la zone interdite s’étend du croisement Saly jusqu’à l’entrée de Saly Portudal, ainsi que le tronçon de la route nationale au rond-point Keur Balla Lo. L’axe reliant la préfecture au centre de santé et au cimetière de Tefess est également concerné. À Saint-Louis, les interdictions touchent les emprises de la RN2 situées dans le périmètre communal et celles de la digue de Ndiolofféne.

Le ministre Mouhamadou Bamba Cissé invite tous les citoyens concernés à faire preuve de patriotisme et à respecter ces mesures dans l’intérêt général, soulignant que l’objectif est d’améliorer la sécurité et la qualité de vie dans les espaces urbains tout en facilitant la circulation des usagers.

Hausse du prix de l’électricité : Noo Lank dénonce une « injustice énergétique » et appelle à une grande mobilisation le 17 octobre

Le collectif citoyen Noo Lank a tenu, ce lundi 13 octobre à Dakar, une conférence de presse au ton particulièrement ferme pour dénoncer ce qu’il qualifie de « cherté injustifiée de l’électricité » au Sénégal. Face à la hausse continue des tarifs appliqués par la SENELEC, les membres du mouvement ont fustigé un système de tarification qu’ils jugent « injuste, déséquilibré et socialement insoutenable ». Noo Lank a ainsi annoncé une grande mobilisation populaire prévue pour le vendredi 17 octobre 2025, afin d’exiger du gouvernement des mesures concrètes pour soulager les ménages et les entreprises.

Au cours de cette rencontre avec la presse, les porte-parole du collectif ont dressé un tableau alarmant de la situation énergétique actuelle. Selon eux, les Sénégalais font face à des factures d’électricité exorbitantes et à des consommations jugées anormalement élevées, notamment avec les compteurs prépayés Woyofal. Cette situation, dénoncent-ils, engendre une pression économique insupportable sur les familles, un effondrement du pouvoir d’achat et une asphyxie progressive des petites et moyennes entreprises, ainsi que des startups qui n’arrivent plus à supporter leurs charges mensuelles. Pour Noo Lank, cette crise traduit « l’échec d’une politique énergétique au service des intérêts privés plutôt que de l’intérêt national ».

Le collectif explique avoir tenté à plusieurs reprises d’engager le dialogue avec les autorités pour trouver des solutions, mais sans succès. Une rencontre prévue avec le ministère de l’Énergie n’a finalement pas eu lieu pour des raisons de coordination. Toutefois, Noo Lank affirme avoir échangé avec la Convergence syndicale des travailleurs de la SENELEC, le directeur général de la société et Habib Sy, président du conseil d’administration. Ces discussions ont permis, selon le mouvement, de confirmer que la situation dénoncée par les citoyens correspond bien à une réalité vécue au quotidien : celle d’un réseau énergétique en crise et d’une gestion financière fragilisée par l’endettement et la dépendance.

Le système de tarification est au cœur des critiques formulées par le collectif. Noo Lank dénonce un modèle qui ne prend pas en compte les disparités sociales ni les efforts de paiement anticipé consentis par les usagers du compteur Woyofal. Selon eux, il est injustifiable que le tarif appliqué soit identique pour les consommateurs prépayés et ceux du système postpayé. Le collectif souligne que Woyofal, en permettant à la SENELEC de bénéficier d’une avance de trésorerie tout en éliminant les risques d’impayés, devrait logiquement être accompagné d’un tarif préférentiel. « Woyofal doit signifier soulagement et non souffrance. Ce système doit bénéficier d’un allègement tarifaire sur toutes les tranches pour jouer pleinement son rôle social », soutient le mouvement.

Dans sa déclaration, Noo Lank ne se limite pas à la dénonciation, mais avance également une série de recommandations. Le collectif appelle le gouvernement à s’attaquer aux causes structurelles de la crise énergétique en commençant par le paiement immédiat de la dette de l’État envers la SENELEC, une dette qui, selon certaines estimations, pèse lourdement sur le fonctionnement de la société nationale. Il plaide aussi pour une augmentation de la capacité nationale de production afin de réduire les coupures récurrentes d’électricité qui affectent l’économie et la qualité de vie des citoyens.

Noo Lank exhorte également l’État à réduire progressivement la dépendance aux producteurs indépendants d’électricité (IPP) qui assurent près de 70 % de la production nationale, une dépendance jugée dangereuse pour la souveraineté énergétique du pays. Dans le même esprit, le collectif insiste sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du projet gazier Yakaar-Teranga, censé permettre une réduction significative des coûts de production à moyen terme. Par ailleurs, Noo Lank réclame une renégociation transparente des contrats énergétiques et gaziers conclus avec des opérateurs étrangers, afin qu’ils soient véritablement au service du développement national et non de la rente privée.

En attendant des réponses concrètes, Noo Lank maintient son appel à la mobilisation citoyenne du vendredi 17 octobre. Le rassemblement, prévu à partir de 15 heures, se déroulera du rond-point Sipres au rond-point Pentola, sur les deux voies de Liberté 6, à Dakar. Les organisateurs assurent qu’il s’agira d’une marche « pacifique, populaire et déterminée » destinée à interpeller les autorités sur l’urgence d’une réforme profonde du système énergétique.

Pour le collectif, la lutte contre la cherté de l’électricité dépasse le simple enjeu économique : elle touche au cœur même de la justice sociale et du droit à une vie décente. « L’électricité n’est pas un luxe, c’est un droit social et un levier de développement. Tant que ce droit sera bafoué, nous continuerons à nous battre », a conclu Noo Lank dans sa déclaration finale, invitant l’ensemble des citoyens, syndicats et organisations sociales à se joindre à leur mouvement pour faire entendre la voix du peuple.

LOUGA / DRAME À NDOYENNE : Sidy Sow, un éleveur populaire, lynché par une foule

La quiétude du village de Ndoyenne, situé à quelques kilomètres de Darou Moukhty, a été troublée dans la nuit du mercredi 8 octobre. Un drame s’y est produit vers 22 heures, coûtant la vie à Sidy Sow, plus connu sous le nom d’Aloussaye Kardiata, âgé de 45 ans et père de six enfants. Originaire du village de Mbappou, dans la même commune, il a été sauvagement tué par une foule en colère.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, Sidy Sow était un éleveur prospère, connu pour la richesse de son troupeau et son sens du travail. Ses proches, encore sous le choc, affirment qu’il n’avait jamais eu de différends avec qui que ce soit dans la localité.
Mais depuis plusieurs semaines, la zone de Darou Moukhty à Kébémer en passant par Sagata, est marquée par une recrudescence des vols de bétail. Pour faire face à ce fléau, un groupe d’habitants de Ndoyenne a mis sur pied un mouvement de vigilance dénommé « Aar Sunu Momel » (Protégeons notre patrimoine).
Le jour du drame, Sidy Sow s’était rendu à Ndoyenne pour des affaires personnelles. Il s’était arrêté dans un « maïga » pour prendre le dîner lorsqu’il fut averti par le vendeur que des individus cherchaient à l’interpeller, sans préciser leur motivation.
Avant qu’il ne puisse s’échapper, une foule l’a encerclé. Deux gendarmes du poste de Sagata, alertés par la situation, sont intervenus et ont confisqué son téléphone pour contacter ses proches. Son père, joint par les forces de l’ordre, aurait supplié les gendarmes de protéger son fils.
Pris de panique, Sidy Sow aurait tenté de reprendre son téléphone avant de s’enfuir, espérant échapper à la colère de la foule. Non assisté par les forces de l’ordre, il a malheureusement été rattrapé, lynché et grièvement blessé à coups de pierres et d’objets contondants.

UNE MORT QUI SOULÈVE L’INDIGNATION
Les sapeurs-pompiers ont évacué la victime vers l’hôpital de Darou Moukhty, où elle a succombé à ses blessures dans la matinée du jeudi 9 octobre. Joint par notre un de nos confrères, Cheikh Aldiouma Sow, un proche de la victime juge incompréhensible, le silence médiatique autour de ce meurtre. Il dénonce une tentative de manipulation sur les réseaux sociaux, visant à détourner l’attention du public de la brutalité du meurtre. Cheikh Aldiouma a également critiqué les propos de Baye Ndaw, chef du mouvement « Aar Sunu Momel » de Ndoyenne qui aurait minimisé les faits, évoquant la nécessité de comprendre la colère des populations face aux vols répétés de bétail.
Les proches de Sidy Sow, eux, demandent justice : « Ce qui s’est passé est inacceptable. Aucun acte ne peut justifier un tel lynchage », déclare un membre de la famille, appelant les autorités à « punir sévèrement les responsables ».
Selon nos informations, le procureur de Louga a ordonné une autopsie du corps. Cinq (5) suspects ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête. Les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur ce drame qui choque la région et relance le débat sur les dérives de la justice populaire au Sénégal.


Djibril DEME

Le président Bassirou Diomaye Faye attendu au stade Abdoulaye Wade pour le match Sénégal–Mauritanie

Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, est attendu ce mardi 14 octobre 2025 au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, où il assistera à la rencontre opposant le Sénégal à la Mauritanie. Ce match, prévu à 19h GMT, marque la dernière journée des qualifications pour la Coupe du monde 2026.

Selon le quotidien Le Soleil, la présence du président Faye à cette affiche symbolique traduit son soutien indéfectible aux Lions de la Teranga, qui jouent leur dernière carte pour conforter leur place au sommet de leur groupe.

L’équipe nationale, dirigée par Aliou Cissé, compte sur l’appui du public et la ferveur populaire attendue à Diamniadio pour boucler cette phase éliminatoire sur une note positive. Une victoire face aux Mourabitounes de Mauritanie renforcerait la dynamique de confiance des Lions à quelques mois du grand rendez-vous mondial.

Le marché central de Tilène redynamise le commerce local

Sarata Sonko, adjointe au maire de Kaolack, salue un nouveau souffle pour l’économie régionale

À Ziguinchor, le marché central de Tilène a rouvert ses portes après d’importants travaux de réhabilitation. Un moment historique pour Sarata Sonko, adjointe au maire de Kaolack et originaire de la région, qui voit dans cette inauguration un signe fort du renouveau économique local.

« Ce nouveau marché change tout pour nous. Avant, c’était difficile de circuler, les étals étaient désordonnés. Maintenant, c’est propre, bien organisé et plus sûr. On sent que le commerce va repartir de plus belle. Cette réhabilitation marque un tournant pour l’activité économique de la région », a souligné Sarata Sonko, présente à la cérémonie inaugurale à l’invitation de la coordinatrice du PROMOGEM, Madame Rougui Sow.

L’élue a également salué l’engagement du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et de son Premier ministre, Ousmane Sonko, à travers le ministère du Commerce, pour leur appui constant au développement du secteur commercial dans la partie sud du pays.

Avec ses nouvelles installations modernes, le marché central de Tilène devient un véritable pôle d’attraction pour les commerçants et les consommateurs, symbole d’un commerce local en plein essor.

Mais au-delà de la satisfaction générale, Sarata Sonko appelle à la responsabilité collective. Elle invite les populations à entretenir le marché, à préserver la propreté et à respecter les règles de gestion afin de garantir la durabilité de cette infrastructure.

Kaolack : Pape Demba Ndiaye alerte sur l’état dégradé des écoles à la rentrée

La rentrée scolaire s’ouvre dans des conditions préoccupantes à Kaolack. Entre bâtiments délabrés, salles de classe inondées et toitures endommagées, plusieurs établissements peinent à accueillir les élèves dans un cadre adéquat. Une situation que dénonce vigoureusement Pape Demba Ndiaye, coordinateur du parti En Marche pour la Renaissance du Sénégal (MPR) à Kaolack.

Selon M. Ndiaye, l’entretien et l’embellissement des écoles élémentaires relèvent de la compétence de la mairie. Il déplore l’absence de mesures concrètes prises avant la reprise des cours pour assurer un environnement d’apprentissage sain et sécurisé.

« On ne comprend pas pourquoi des efforts n’ont pas été faits avant la rentrée scolaire pour offrir un cadre idéal aux enfants », a-t-il regretté.

L’école élémentaire Amadou Tanor Dieng de Tabangoye illustre, selon lui, la situation alarmante que vivent de nombreux établissements de la commune. Des salles endommagées par les intempéries, des toitures arrachées et des cours envahies par les eaux : autant de signes d’un manque d’entretien chronique qui compromet le bon déroulement des activités pédagogiques.

Tout en pointant du doigt la mairie de Kaolack, le coordinateur du MPR élargit sa critique à l’État central. Il estime que le régime en place, dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, ne manifeste pas suffisamment de volonté pour améliorer la situation de l’éducation dans la région. Il accuse par ailleurs certains responsables politiques locaux de privilégier les calculs électoraux au détriment des priorités sociales.

« Au lieu de travailler sur des projets d’envergure pour Kaolack, on assiste à des manœuvres politiciennes à l’approche des élections », déplore-t-il, citant notamment le directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations, Fadilou Keïta.

Évoquant les récentes tensions entre le Pastef et son ancien allié Serigne Mboup, Pape Demba Ndiaye y voit la preuve d’un climat politique délétère qui détourne l’attention des véritables urgences de la population. Il appelle ainsi les habitants de Kaolack à « tourner le dos aux politiciens préoccupés par leurs ambitions personnelles » et à soutenir des acteurs porteurs d’« une vision claire de développement et d’un engagement sincère envers la communauté ».

Alors que les élèves reprennent le chemin de l’école, la question du cadre d’apprentissage reste entière. Les autorités locales et nationales sont désormais interpellées pour garantir aux enfants de Kaolack le droit fondamental d’étudier dans un environnement sûr et propice à leur épanouissement.

Cambriolage au Palais de justice de Diourbel : du matériel informatique dérobé

Le Palais de justice de Diourbel a été le théâtre d’un cambriolage dans la nuit du week-end dernier, plongeant les autorités judiciaires dans la stupeur. Selon des informations recueillies auprès d’une source sécuritaire citée par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), des individus non encore identifiés se sont introduits dans les locaux du tribunal de grande instance avant de repartir avec du matériel informatique.

Les malfaiteurs ont particulièrement visé le bureau de l’administrateur des greffes. Après avoir forcé l’accès au local, ils ont emporté un ordinateur portable ainsi qu’un fluxbox, un équipement servant à la gestion et à la transmission de données numériques. L’effraction a été découverte à la reprise du service, ce lundi matin, par le personnel du tribunal, visiblement choqué par la scène.

Dès le signalement du cambriolage, les forces de sécurité se sont rapidement rendues sur place. La police a procédé aux premiers constats d’usage et ouvert une enquête pour élucider les circonstances du vol. Des éléments de la police scientifique ont également été dépêchés sur les lieux afin de relever des empreintes digitales et d’autres indices pouvant permettre d’identifier les auteurs.

Ce nouvel incident soulève des interrogations sur la sécurité des institutions judiciaires dans la région. Le Palais de justice de Diourbel, qui conserve des documents sensibles et du matériel essentiel au fonctionnement du service public de la justice, pourrait voir ses dispositifs de sécurité renforcés dans les prochains jours.

Affaire Aliou Sall : le juge Idrissa Diarra accepte le cautionnement de 240 millions de FCFA, le couple à un pas de la liberté

Le dossier judiciaire impliquant l’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et son épouse, Aïssata Sall, connaît un tournant décisif. Après plusieurs jours de détention dans le cadre d’une enquête pour blanchiment présumé de capitaux, le président du collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier, Idrissa Diarra, a finalement validé l’offre de cautionnement solidaire déposée par le couple.

D’un montant de 240 millions de francs CFA, cette caution a été versée à la Caisse des Dépôts et Consignations, conformément aux exigences du magistrat instructeur. La décision d’acceptation du cautionnement a été entérinée par une ordonnance signée par le juge Idrissa Diarra, ouvrant ainsi la voie à une libération prochaine d’Aliou Sall et de son épouse.

L’information a été confirmée par Me El Hadji Diouf, l’un des avocats de la défense, qui a indiqué que ses clients feront face dans les prochaines heures au magistrat instructeur pour leur inculpation formelle. Cette étape devrait déterminer les conditions de leur mise en liberté, qui pourrait se faire sous contrôle judiciaire ou sous la forme d’une liberté provisoire.

Pour rappel, Aliou Sall, ancien maire de Guédiawaye et frère de l’ex-président Macky Sall, ainsi que son épouse, avaient été arrêtés par la Division des Investigations Criminelles (DIC) à la suite d’une délégation judiciaire ordonnée par le magistrat instructeur. Leur interpellation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Ce rapport faisait état de mouvements financiers suspects liés à la vente d’un terrain opérée à travers une Société Civile Immobilière (SCI), une structure au cœur des soupçons d’opérations irrégulières. Les enquêteurs cherchent à déterminer la nature exacte de ces transactions et à savoir si elles pourraient constituer des actes de blanchiment de capitaux ou de détournement de fonds.

Décès de la TikTokeuse Ndickou Doumbouya : la toile sénégalaise en deuil

C’est une nouvelle qui a bouleversé les réseaux sociaux ce lundi. La TikTokeuse Ndickou Doumbouya, figure bien connue pour son humour pétillant et sa personnalité solaire, est décédée. La nouvelle a été accueillie avec une profonde tristesse par ses fans et par la communauté numérique sénégalaise, déjà frappée plus tôt dans la journée par le décès de l’actrice Tabara, l’une des figures marquantes de la série Fassema.

Ndickou Doumbouya s’était imposée sur TikTok comme une créatrice de contenu authentique, pleine d’énergie et de générosité. Ses vidéos, souvent empreintes d’humour et de légèreté, rassemblaient un large public conquis par sa spontanéité et sa joie de vivre. Elle incarnait cette nouvelle génération d’influenceuses sénégalaises capables de toucher des milliers de personnes à travers des messages simples, drôles et sincères.

Depuis quelque temps, ses abonnés avaient remarqué son absence prolongée sur les réseaux sociaux. Beaucoup s’interrogeaient sur les raisons de ce silence inhabituel, sans imaginer que la jeune femme faisait face à des difficultés ou à une épreuve pouvant mener à une telle issue tragique. La nouvelle de son décès a donc provoqué un véritable choc, d’autant que les circonstances exactes de sa disparition ne sont pas encore connues à cette heure.

Sur TikTok, Facebook et Instagram, les hommages se multiplient. Fans, proches et collègues créateurs de contenu saluent unanimement la mémoire d’une jeune femme rayonnante, bienveillante et toujours soucieuse de partager de la bonne humeur. Plusieurs internautes rappellent à quel point Ndickou Doumbouya incarnait la positivité, même dans les moments les plus incertains.

Ce double deuil, entre la disparition de Ndickou Doumbouya et celle de l’actrice Tabara, endeuille profondément le monde du divertissement sénégalais. Deux femmes, deux trajectoires différentes, mais un même héritage : celui d’avoir marqué les cœurs par leur talent, leur sincérité et leur humanité.

les cheminots en grève paralysent totalement le trafic ferroviaire

La cité du rail est à l’arrêt. Depuis les premières heures de ce lundi, les cheminots de Thiès, à 70 kilomètres de Dakar, ont lancé un vaste mouvement de protestation qui a conduit à une interruption totale de la circulation ferroviaire. Aucun train, ni de passagers ni de marchandises, ne circule dans la ville, symbole historique du transport ferroviaire au Sénégal.

Sur les lieux, les agents, visiblement déterminés, ont érigé des barrages symboliques autour des installations ferroviaires et refusent de reprendre le travail tant que leurs revendications ne seront pas entendues. Leur mot d’ordre est clair : « Pas de train tant que nos pensions ne sont pas versées ». Ces travailleurs, pour la plupart retraités ou en fin de carrière après plus de trente années de service, exigent le paiement immédiat de leurs pensions de retraite qu’ils attendent depuis plusieurs mois.

Les manifestants dénoncent le non-respect des engagements pris par les autorités à plusieurs reprises concernant la régularisation de leurs droits sociaux. « Nous avons tout donné au rail sénégalais. Aujourd’hui, nous ne demandons pas la charité, mais simplement ce qui nous revient de droit », lance un ancien conducteur de train, la voix chargée d’émotion. D’autres cheminots fustigent l’indifférence des responsables du secteur, qu’ils accusent de les avoir « oubliés » malgré les promesses répétées lors des précédentes négociations.

La tension est palpable à Thiès, où la population observe avec inquiétude la paralysie du trafic. La grève a un impact direct sur les activités économiques, notamment sur le transport des marchandises vers Dakar et les régions de l’intérieur. Des usagers réguliers du train expriment également leur frustration, redoutant que le blocage ne s’éternise.

Du côté des autorités, aucun communiqué officiel n’a encore été publié. Mais selon des sources proches du dossier, des discussions en urgence seraient en cours pour tenter de désamorcer la crise et éviter que la situation ne dégénère davantage.

Un pack de résilience contre les inondations : le pari éducatif de Fallou Kébé à Kaolack

Une opération de distribution de fournitures scolaires, initiée par El Hadji Serigne Fallou Kébé, fondateur des « 72 heures du Sine-Saloum », a insufflé un vent de solidarité dans la région de Kaolack. Cette action ciblée a permis d’équiper dix établissements scolaires situés dans les quartiers périphériques — souvent les plus touchés par les inondations — afin de garantir une rentrée effective malgré les intempéries.

C’est un geste concret qui vient soulager de nombreuses familles en cette période difficile. Supervisée personnellement par Serigne Fallou Kébé, l’opération s’est déroulée en plusieurs phases pour toucher un maximum d’écoliers. Les écoles des quartiers de Fass Cheikh Tidiane et Taba Ngoye, notamment les groupes scolaires Cheikh Ahmed Tidiane Ibrahima NIASS et Amadou Tanor DIENG, ont été les premiers bénéficiaires.

La distribution s’est ensuite étendue aux localités de Médina Mbaba, Ngane Saer et Ngane Alassane, avant de se conclure dans les zones de Peulpha et Thioffack. Dans chaque établissement, comme à l’école Sara Extension ou Seyni MBODJI, le don était complet et uniforme : cahiers, stylos, crayons, craies, ardoises et éponges — tout le nécessaire pour un apprentissage dans de bonnes conditions.

Un ciblage stratégique pour un impact réel

Interrogé sur la philosophie de cette initiative, Serigne Fallou Kébé a mis en avant le ciblage stratégique des établissements :

« Nous avons concentré nos efforts sur les quartiers périphériques, plus durement touchés par les inondations, afin de les soulager et de permettre un démarrage effectif des apprentissages », a-t-il expliqué.

Une démarche saluée sur le terrain par les directeurs d’écoles. Aliou Camara, directeur de l’école élémentaire Sara Extension, a confié :

« Nous magnifions ce geste, surtout en ces temps difficiles. Grâce à ce don, l’école pourra entamer les enseignements-apprentissages malgré la présence de l’eau et l’accès compliqué. »

Un appel à plus de synergie avec la collectivité

Au-delà de l’aide immédiate, Serigne Fallou Kébé a profité de cette action pour lancer un appel à la municipalité de Kaolack. Il a plaidé pour « plus d’ouverture envers les bonnes volontés et la diaspora », tout en dénonçant les lenteurs administratives et le manque de fluidité dans les rapports avec certaines instances décentralisées, qui selon lui « freinent et découragent les initiatives solidaires ».

Partout, les équipes pédagogiques et les parents d’élèves ont exprimé leur reconnaissance pour cette bouffée d’oxygène. L’initiative de Serigne Fallou Kébé démontre qu’avec une volonté ciblée et une gestion transparente, il est possible de bâtir un élan de solidarité durable au service de l’éducation, particulièrement dans les contextes les plus vulnérables.

Affaire Farba Ngom : ses avocats annoncent une conférence de presse ce dimanche au Café de Rome

L’équipe de défense du député Farba Ngom s’apprête à faire face à la presse, ce dimanche à 17 heures, au Café de Rome, à Dakar. Cette rencontre intervient à la suite du rejet de la demande de mise en liberté provisoire introduite par ses avocats, une décision qui a suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique.

Selon un communiqué transmis à la presse, les conseils de Farba Ngom entendent, à travers cette conférence, « apporter un éclairage technique sur les aspects juridiques du dossier ». Ils comptent ainsi détailler les fondements de leur argumentation, dans un contexte où les procédures engagées suscitent des débats aussi bien politiques que judiciaires.

La rencontre sera axée sur un thème particulièrement précis : « La concordance des lois N° 2024-08 du 14 février 2024 relative au blanchiment de capitaux, et 2023-14 du 02 août 2023 sur le Pool Judiciaire et Financier, notamment au regard des instruments internationaux ». Un intitulé qui témoigne de la volonté des avocats de replacer le dossier dans un cadre strictement légal, en s’appuyant sur la législation nationale et les normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment et la criminalité financière.

Les avocats du député de l’APR entendent ainsi « expliquer à l’opinion publique les fondements juridiques de leur démarche », mais aussi exposer les arguments qu’ils comptent faire valoir devant les juridictions compétentes. Cette prise de parole devrait permettre d’apporter davantage de clarté sur leur stratégie de défense, dans un dossier devenu particulièrement sensible.

Nioro du Rip – Ngayène Sabakh : le maire prône une éducation inclusive et solidaire

Ce vendredi 10 octobre 2025, le maire de la commune de Ngayène Sabakh, Goumbo Gaye, a présidé une cérémonie de remise de fournitures scolaires destinées aux écoles de la localité.

L’événement, organisé à la suite du forum communal sur l’éducation, a réuni plusieurs autorités administratives et éducatives, parmi lesquelles le sous-préfet de l’arrondissement de Médina Sabakh, Mbaye Sy, et l’inspecteur de l’éducation, Joseph Indira Dième.

À cette occasion, le maire Goumbo Gaye a remis un important lot de matériels pédagogiques aux directeurs d’écoles, réaffirmant ainsi son engagement ferme en faveur du secteur éducatif.

« Cette année, nous avons doublé la mise afin qu’aucun parent n’ait à acheter de fournitures scolaires pour ses enfants. La population doit sentir les efforts de la municipalité dans tous les aspects essentiels de la vie », a-t-il déclaré.

Le maire a également tenu à saluer le travail remarquable des enseignants, qui ont permis à la commune de se hisser à la première place des résultats départementaux au CFEE.

« C’est le fruit d’un travail collectif entre la mairie, les enseignants et les parents d’élèves », a-t-il ajouté.

Un appui matériel conséquent

Les fournitures distribuées se composent notamment de :

Cahiers double ligne : 1 500 Cahiers 48 pages : 3 200 Cahiers 100 pages : 4 800 Cahiers 200 pages : 3 500 Bic bleus : 10 000 Bic rouges : 8 000 Bic verts : 4 000 Ardoises : 960 Crayons noirs : 2 448 Craie blanche lisse : 1 020 Craie blanche simple : 1 080 Craie couleur lisse : 112 Grésyl : 96 Protège-cahiers (rouge, jaune, vert) : 6 000 Rames de papier : 75 Nattes : 12 Seaux : 52 Éponges : 56 Kits géométriques : 2 800 Ardoisiers : 26 Journaux de classe (français : 50 / arabe : 9) Registres d’appel arabe : 9 Équerres : 13 Compas : 13 Sacs : 15

En guise de motivation, le maire a également offert des sacs diplomatiques à l’ensemble des directeurs d’école, ainsi que des Lacoste aux enseignants de CM2 pour leurs excellents résultats au CFEE.

Des autorités unanimes

Le sous-préfet Mbaye Sy a salué cette initiative exemplaire, félicitant le maire pour sa clairvoyance et son engagement indéfectible en faveur de l’éducation.

« C’est une grande première qu’un maire distribue autant de fournitures. J’invite tous les maires du département, et même du pays, à s’inspirer de cet élan de solidarité et de bienveillance envers les apprenants », a-t-il déclaré.

De son côté, l’inspecteur Joseph Indira Dième, chef de district de l’arrondissement de Médina Sabakh, a exhorté les élèves à regagner massivement les classes afin de respecter le quantum horaire et de maintenir le cap de l’excellence.

Une vision d’avenir

Pour conclure, le maire Goumbo Gaye a réaffirmé sa vision d’une éducation inclusive et solidaire :

« L’éducation est la base du développement. C’est un combat collectif qui exige unité, engagement et persévérance. Ensemble, main dans la main, nous bâtirons une commune forte. »

Kaolack – La mobilisation des recettes, un défi majeur pour le maire

Ce samedi 11 octobre 2025, la mairie de Kaolack a organisé un débat-déjeuner réunissant le maire, les services déconcentrés de l’État, les délégués de quartier et les conseillers municipaux. Placée sous le signe du dialogue et de la concertation, cette rencontre avait pour objectif de faire le bilan du premier mandat de l’équipe municipale.

La gestion budgétaire de la mairie de Kaolack est aujourd’hui sous le feu des projecteurs. Une analyse approfondie des exercices 2022 à 2025 révèle un fossé persistant et inquiétant entre les budgets ambitieux votés par la municipalité et la réalité du recouvrement des recettes. Ce déséquilibre freine l’investissement public et compromet le développement économique de la ville.

Les chiffres sont éloquents : le taux d’exécution des recettes, déjà faible à 74 % en 2022, est tombé à 67 % en 2024. Pour l’année 2025, la situation est encore plus préoccupante, avec seulement 35 % des recettes perçues à la fin du mois d’août. Cette sous-mobilisation chronique empêche la concrétisation de nombreux projets et maintient la part des investissements à un niveau anémique, estimé à à peine 7 % cette année.

Interrogé sur ce décalage préoccupant, le maire de Kaolack, M. Serigne Mboup, a évoqué plusieurs facteurs explicatifs. Il a d’abord pointé du doigt un premier défi : « une population qui réclame beaucoup mais qui ne participe pas suffisamment au paiement des taxes municipales ». Le maire a également déploré un faible taux de recouvrement auprès de certains contribuables, affirmant qu’il « n’atteint pas 30 % ».

Au-delà de la résistance des assujettis, M. Mboup a mis en avant des contraintes structurelles. Il a notamment dénoncé « la lourdeur administrative » qui régit le fonctionnement des mairies, avec un processus de décaissement long et complexe. Il a enfin pointé du doigt « les querelles politiques » qui, selon lui, nuisent à l’image de la ville et « font peur aux partenaires », les décourageant ainsi d’investir dans la commune.

Face à cette situation, la mairie a initié une rencontre de concertation visant à identifier des solutions concrètes pour booster la mobilisation des recettes. Autour de la table, conseillers municipaux, délégués de quartier, représentants des chambres consulaires et services de l’État ont échangé sur les pistes à explorer.

L’objectif est clair : redynamiser l’investissement public et répondre aux attentes légitimes des Kaolackois. La crédibilité de l’exécutif municipal est désormais en jeu.

Kaolack : Lancement officiel de la campagne de formalisation des coopératives agricoles en sociétés coopératives

Une caravane conjointe DER/FJ – SECEP a été organisée ce vendredi 10 octobre 2025 à Kaolack, à l’occasion du lancement officiel de la campagne de formalisation des coopératives agricoles en sociétés coopératives.

Cet événement s’inscrit dans le cadre de la mise en place de 3 000 fermes agricoles à travers le pays, conformément à la vision du Président de la République Bassirou Diomaye Faye en matière de développement agricole et d’autonomisation des producteurs.

« C’est avec un grand plaisir que je prends la parole aujourd’hui à l’occasion de cette cérémonie solennelle de lancement de la campagne nationale de formalisation des organisations en sociétés coopératives agricoles et communautaires, ainsi que de la signature de la convention spécifique entre le ministère de l’Agriculture — à travers le Secrétariat d’État aux Coopératives Agricoles et à l’Encadrement Paysan — et la Délégation Générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) », a déclaré Dr Aïda Mbodj, Déléguée générale de la DER/FJ.

Elle a rappelé que « cet accord marque une étape importante dans la mise en œuvre de l’instruction de Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye, relative à l’accompagnement, par la DER/FJ, de la formalisation de 3 000 sociétés coopératives agricoles et communautaires à travers le territoire national, comme il l’a souligné dans son discours solennel du 3 avril dernier. Ces sociétés coopératives devront bien sûr accompagner les fermes intégrées de 5 hectares que nous allons mettre en place ».

Poursuivant son propos, Dr Mbodj a souligné que « cela traduit une volonté politique forte de structurer le monde rural pour qu’il soit plus productif et pleinement intégré dans l’économie nationale. À travers cette convention, Monsieur le Secrétaire d’État, nos institutions scellent une collaboration stratégique fondée sur une vision partagée : accélérer la transformation du monde rural par la structuration, la digitalisation et la formalisation des coopératives agricoles et communautaires ».

« La DER/FJ, promoteur et moteur de l’entrepreneuriat inclusif, et votre département ont l’obligation de conjuguer nos efforts pour créer un environnement favorable à l’émergence d’entreprises agricoles formalisées, viables et compétitives », a-t-elle ajouté.

De son côté, le Secrétaire d’État aux Coopératives Agricoles et à l’Encadrement Paysan, Alpha Ba, a salué cette collaboration qu’il juge « déterminante pour la structuration, la matérialisation et la bonne gouvernance du monde rural ».

« Sur instruction du Président de la République, le gouvernement, avec à sa tête Monsieur le Premier Ministre, est prêt à bâtir un écosystème rural inclusif afin que chaque producteur, chaque productrice, chaque groupement et chaque coopérative puisse accéder à des opportunités financières, économiques et institutionnelles équitables », a-t-il souligné.

Dakar accueille le premier sommet régional sur les filles de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : Maimouna Dieye appelle à un front unitaire pour leur épanouissement

Dakar a ouvert ses portes au tout premier sommet sur les Filles de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, un événement qualifié d’« initiative conjointe » réunissant l’UNICEF et le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités du Sénégal. Cette rencontre marque un engagement fort et unifié pour promouvoir l’épanouissement des jeunes filles dans la région et s’inscrit dans une dynamique de partenariat inédit avec les principales concernées : les filles elles-mêmes.

Lors de la cérémonie d’ouverture, la ministre sénégalaise de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Maimouna Dieye, a exprimé sa fierté d’accueillir ce sommet et a salué la présence massive de ses homologues de la sous-région comme la preuve d’une « convergence de vues » et d’une « détermination collective à créer un front unitaire, j’allais dire un bouclier solide contre tous les obstacles à l’épanouissement des filles en Afrique de l’Ouest et du Centre ». La ministre a insisté sur le fait que l’avenir des filles est désormais une « priorité absolue, stratégique et intergouvernementale » pour les Chefs d’État et Gouvernements de la région.

Le sommet se distingue par son approche novatrice, centrée sur l’élaboration d’un Agenda Régional commun qui sera « porté, par les filles, pour les filles ». Selon Mme Dieye, cette méthodologie place les bénéficiaires en première ligne de la conception et de la prise de décision, garantissant la pertinence des politiques publiques et valorisant le savoir-faire et les compétences extraordinaires des filles africaines. Elle a également rappelé leur parfaite maîtrise des enjeux et leur connaissance approfondie des solutions adaptées aux défis qu’elles affrontent.

Cette rencontre rassemble l’ensemble des parties prenantes, notamment la CEDEAO, la CEEAC, les partenaires au développement, les corps diplomatiques, les leaders religieux et traditionnels, la société civile, le secteur privé, et surtout les filles elles-mêmes. Mme Dieye a souligné que le choix de Dakar est hautement symbolique, trente ans après l’adoption de la position commune africaine fondant la Plateforme d’action de Beijing en 1995.

Au cours de son allocution, la ministre a rappelé les défis persistants auxquels font face les 74 millions de filles de la région, notamment les violences, les mariages précoces, les mutilations génitales ainsi que l’accès limité à la santé et à l’éducation, des fléaux accentués par les crises liées aux conflits, à l’instabilité économique et au dérèglement climatique. Elle a martelé que « ce sommet de Dakar vient à son heure » et constitue une plateforme pour dire « Assez ! ».

Les travaux, qui s’étaleront sur deux jours, auront pour objectif principal de finaliser l’Agenda Régional. Le point d’orgue de la rencontre sera le Dialogue Intergénérationnel de haut niveau, au cours duquel les jeunes filles présenteront leur Déclaration directement aux autorités politiques, incluant le Haut Représentant du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

En clôture de son discours d’ouverture, Maimouna Dieye a lancé un appel à transformer ce sommet en acte fondateur d’un mouvement régional puissant pour les filles et annoncé que l’illumination du Monument de la Renaissance Africaine reflétera « l’espoir de toute une génération », symbolisant l’engagement collectif pour un avenir meilleur des jeunes filles en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Enseignants décisionnaires : Moustapha Guirassy promet une solution avant le 1er janvier 2026

Lors de la conférence de presse du gouvernement tenue ce vendredi, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, est revenu sur la question des enseignants décisionnaires, un dossier qui suscite depuis plusieurs mois l’attention du G7 et de l’ensemble de la communauté éducative. Le ministre a assuré que ce dossier complexe serait définitivement réglé avant le 1er janvier 2026, apportant ainsi une perspective de clarté et de stabilité pour les enseignants concernés.

« Pour les enseignants décisionnaires, la directive est très claire : nous allons vider cette affaire avant le 1er janvier 2026 », a déclaré M. Guirassy, précisant qu’un décret sera signé dans les prochains jours pour formaliser et concrétiser cette mesure. Il a souligné que cette décision s’inscrit dans le cadre d’une volonté de règlement définitif et de respect des engagements pris dans le cadre du Pacte national pour l’éducation.

Le ministre a également lancé un appel aux syndicats, les invitant à privilégier le dialogue et la concertation afin de transformer « l’octobre rouge » décrété par le G7 en un « octobre rose », symbole d’apaisement et de coopération entre le gouvernement et les acteurs du secteur éducatif. Selon lui, l’esprit du Pacte national ne repose pas sur la confrontation, mais sur une volonté partagée de dépasser un passif ancien avec lucidité et générosité.

Cette annonce vise à rassurer les enseignants et à garantir que les mesures nécessaires seront prises pour résoudre durablement les problèmes liés aux enseignants décisionnaires, tout en préservant la stabilité du système éducatif sénégalais.

Kolda : Enda Jeunesse Action plaide pour la création d’un centre psychiatrique

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée ce vendredi 10 octobre, la coordonnatrice de Enda Jeunesse Action à Kolda, Madame Coumba Boye Sy, a exprimé un plaidoyer vibrant pour la création d’un centre psychiatrique dans la région. Lors d’une caravane de sensibilisation organisée pour marquer cette journée, elle a mis en lumière les difficultés majeures rencontrées par les familles dans la prise en charge des malades mentaux, faute de structures spécialisées à proximité.

Selon Madame Sy, l’absence d’un centre psychiatrique à Kolda oblige les familles à se rendre à Ziguinchor ou à Tambacounda, situés à plusieurs centaines de kilomètres, pour bénéficier de soins adaptés. Cette situation entraîne des retards dans la prise en charge et accroît la souffrance des patients ainsi que le fardeau des proches. « La prise en charge des malades mentaux pose problème du fait de l’éloignement des centres de Ziguinchor et de Tambacounda. C’est une nécessité que Kolda puisse disposer d’un centre psychiatrique », a-t-elle insisté.

En attendant la concrétisation de ce projet, Madame Sy a encouragé le développement d’un accompagnement psychologique communautaire, basé sur l’écoute bienveillante et le soutien mutuel, afin de prévenir l’aggravation des souffrances en véritables troubles mentaux. Dans ce cadre, Enda Jeunesse Action a inauguré en août dernier un centre de bien-être communautaire à Kolda. Cet espace offre aux jeunes et aux adultes confrontés à des situations de détresse émotionnelle un lieu d’écoute, de dialogue et d’accompagnement, permettant ainsi de désamorcer certaines crises avant qu’elles ne deviennent plus graves.

La coordonnatrice a conclu son intervention en appelant les populations à s’approprier ce centre, afin que « personne ne souffre seule », et a insisté sur l’importance de la prévention, de la solidarité et de l’engagement communautaire dans la lutte contre les troubles mentaux. Cette initiative, souligne-t-elle, constitue un pas essentiel vers une meilleure prise en charge de la santé mentale dans la région de Kolda.

Éducation nationale : Moustapha Guirassy présente les avancées et projets stratégiques du ministère

Lors de la conférence de presse du gouvernement « Kàddu » tenue ce vendredi 10 octobre 2025, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a détaillé un ensemble de projets et d’initiatives en cours, soulignant les efforts du ministère pour renforcer la qualité et l’accessibilité de l’éducation au Sénégal.

Le ministre a d’abord mis l’accent sur l’enseignement des langues nationales, qui constitue un axe majeur de sa politique éducative. Huit langues nationales sont désormais enseignées dans les écoles publiques élémentaires à travers les douze académies régionales du pays. Deux nouvelles langues, le Balante et le Safi, ont récemment été intégrées au programme, ce qui témoigne de la volonté du ministère de valoriser la diversité linguistique sénégalaise et de mieux préparer les élèves à un environnement multiculturel. Parallèlement, l’enseignement de l’anglais au préscolaire sera progressivement généralisé, offrant ainsi aux jeunes élèves une ouverture sur le monde et renforçant leurs compétences linguistiques dès les premières années scolaires.

Sur le plan de l’alimentation scolaire, Moustapha Guirassy a rappelé que le ministère a désormais une politique claire en la matière. Il a précisé que l’adoption prochaine d’une loi viendra encadrer cette politique, conformément aux directives du Conseil interministériel. Cette mesure vise à garantir la santé et la sécurité des enfants, tout en contribuant à l’amélioration de la performance scolaire. L’accent est mis sur la qualité nutritionnelle des repas servis et sur l’importance d’un suivi rigoureux afin de répondre aux besoins alimentaires des élèves.

Concernant les daaras, le ministre a indiqué que les travaux des assises sont en cours et que leurs conclusions seront communiquées dans les prochains mois. Ces assises visent à moderniser et à mieux encadrer ces établissements traditionnels, en intégrant des programmes éducatifs adaptés tout en respectant leur dimension culturelle et religieuse. L’objectif est de renforcer la qualité de l’enseignement dispensé et de mieux protéger les droits des élèves.

En matière d’infrastructures scolaires, le ministre a annoncé l’ouverture de deux nouveaux LYNAQES en moins d’un an et la pose imminente de la première pierre de 46 collèges (CEM) et 46 écoles élémentaires, dont le financement est déjà sécurisé. Ces projets s’inscrivent dans une stratégie nationale de renforcement de l’offre éducative, permettant à davantage d’élèves d’accéder à des structures modernes et adaptées à leurs besoins. Le développement des infrastructures est également pensé pour réduire les disparités régionales et améliorer les conditions d’apprentissage.

Enfin, Moustapha Guirassy a évoqué le rôle essentiel de l’enseignement privé dans le système éducatif national et annoncé la tenue prochaine d’un symposium national à ce sujet avant la fin de l’année. Cette initiative vise à favoriser le dialogue entre le public et le privé, à soutenir les acteurs privés et à créer des synergies pour améliorer la qualité globale de l’éducation. Le ministre a insisté sur la nécessité d’accompagner le secteur privé et de l’intégrer pleinement dans les politiques éducatives nationales.

À travers ces annonces, le ministère de l’Éducation nationale confirme sa volonté de moderniser le système éducatif sénégalais, en valorisant la diversité linguistique, en assurant une meilleure nutrition pour les élèves, en améliorant les infrastructures scolaires et en renforçant la coopération avec le secteur privé. L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans une démarche globale visant à garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les enfants du pays.

Hivernage 2025 : le ministère de l’Hydraulique dresse un bilan positif des opérations de préhivernage

Lors de la conférence de presse du gouvernement « Kàddu » tenue ce vendredi 10 octobre 2025, Cheikh Tidiane Dièye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a présenté un bilan détaillé des activités menées par son département dans le cadre de l’hivernage 2025 et des opérations de préhivernage.

Le ministre a souligné l’ampleur des interventions réalisées pour sécuriser le territoire face aux risques d’inondation. Il a indiqué que 594 kilomètres de canalisations ont été curés, accompagnés de l’entretien de plus de 10 hectares de bassins, ce qui a permis de mobiliser 6,7 millions de mètres cubes d’eau pompée. Pour assurer l’efficacité de ces opérations, 210 camions hydrocureurs ont été mobilisés sur l’ensemble du territoire.

Cheikh Tidiane Dièye a également mis en avant les innovations techniques introduites pour mieux anticiper les crues et gérer les flux d’eau. Il a ainsi annoncé l’installation de 10 stations hydrométriques automatiques, équipées de systèmes de télétransmission, ainsi que la mise en service d’un radar météorologique couvrant un rayon de 60 kilomètres entre Dakar, Mbour et Thiès. Ces outils permettront un suivi plus précis des niveaux d’eau et une meilleure préparation face aux intempéries.

Le ministre a par ailleurs détaillé les efforts réalisés pour réduire les risques de débordement fluvial. La construction de deux bassins de rétention à Kidira, d’une capacité de 20 000 m³ chacun, ainsi que le déplacement et l’indemnisation d’une trentaine de places d’affaires, ont été effectués pour limiter les impacts sur les populations et les infrastructures. À cela s’ajoutent huit digues totalisant 15 kilomètres, dont 3,5 kilomètres de murs de soutènement, contribuant à sécuriser les zones vulnérables.

S’exprimant sur les passerelles et ouvrages de franchissement, le ministre a précisé que quatre passerelles ont été construites dans plusieurs villages de l’intérieur, notamment à Kaffrine (Dioly Manda et Fanaye), tandis que des travaux similaires ont été réalisés à Keur Massar Nord et Sud, ainsi qu’à Rufisque, facilitant ainsi la mobilité des populations et des biens pendant la saison des pluies.

Toutes ces réalisations s’inscrivent dans le cadre de la Matrice d’actions prioritaires, dont l’objectif est de renforcer la fluidité des mobilisations et d’atténuer les risques d’inondation. Pour appuyer ces efforts, le budget du ministère a été porté de 2,6 milliards à 6,4 milliards F CFA, témoignant de l’importance accordée par l’État à la prévention et à la gestion des eaux pluviales.

Cyberattaque d’envergure contre la DGID : le groupe de hackers “Black Shantak” exige 6 milliards de F CFA et menace de paralyser tout le ministère des Finances

La tension est à son comble entre l’État du Sénégal et un mystérieux groupe de cybercriminels se présentant sous le nom de « Black Shantak ». Après plusieurs jours de silence officiel, les hackers sont revenus à la charge, revendiquant ouvertement la cyberattaque qui a visé la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID). Dans une communication rendue publique dans la nuit de jeudi à vendredi, le groupe a lancé un ultimatum à l’État sénégalais, exigeant le paiement d’une rançon de 6 milliards de francs CFA avant 16 heures ce vendredi, faute de quoi ils menacent de paralyser l’ensemble du ministère des Finances et du Budget.

Selon les informations rapportées par la RFM, le groupe de pirates informatiques affirme avoir eu un accès complet aux serveurs internes de la DGID et assure détenir plus d’un térabit de données confidentielles, soit l’équivalent de plus de 1 000 gigaoctets de fichiers. Ces informations, selon eux, contiennent des documents fiscaux, des données sur des entreprises privées, des informations personnelles sur des contribuables, ainsi que des correspondances internes de l’administration.

Dans un ton de défi, « Black Shantak » a catégoriquement démenti les déclarations de la DGID, qui avait, plus tôt cette semaine, nié tout incident majeur. Pour appuyer leurs affirmations, les pirates ont publié un échantillon de fichiers volés, présentés comme provenant directement du système informatique de la direction. Ils affirment par ailleurs que l’infrastructure de la DGID sert de porte d’entrée stratégique vers les autres directions clés du ministère, notamment les Douanes, le Trésor public et la Direction générale du Budget.

Les cybercriminels soutiennent également qu’ils surveillent en temps réel les activités numériques de la DGID et de ses partenaires techniques. Dans leur communiqué, ils citent nommément la société Kaspersky, réputée pour son expertise en cybersécurité, qu’ils accusent de ne pas avoir la capacité d’endiguer la menace. Selon eux, « les sociétés de sécurité ne peuvent que présenter des rapports et donner des conseils, sans être capables d’arrêter ce qui est déjà en marche ».

Le groupe se montre particulièrement provocateur, exhortant le ministre des Finances et du Budget ainsi que le directeur général des Impôts à « arrêter de perdre du temps » et à entamer des négociations immédiates. Passé le délai fixé, les pirates menacent de publier l’intégralité des données sensibles et de bloquer l’accès à plusieurs plateformes fiscales stratégiques, y compris celles utilisées pour la collecte et le suivi des recettes publiques.

Cette attaque, si elle est confirmée dans son ampleur, constitue l’un des incidents cybernétiques les plus graves jamais recensés au Sénégal. Elle met en lumière la fragilité du système de cybersécurité de l’administration publique, déjà fragilisé par plusieurs signaux d’alerte au cours des derniers mois. La DGID, pilier de la collecte fiscale nationale, gère des données cruciales relatives aux recettes de l’État, aux entreprises et aux particuliers, faisant d’elle une cible de choix pour les cybercriminels.

Des experts en sécurité numérique interrogés par plusieurs médias locaux estiment que cette attaque pourrait provenir d’un réseau international structuré, probablement basé hors du continent africain, compte tenu du niveau technique et du volume de données extraites. Certains évoquent même la possibilité d’une opération d’espionnage économique, visant à tester la résilience des infrastructures informatiques sénégalaises.

Du côté du gouvernement, le silence reste de mise. Aucune déclaration officielle n’a été faite dans les dernières heures, et les services de communication de la DGID n’ont toujours pas confirmé l’authenticité des données publiées par les pirates. Toutefois, plusieurs agents internes auraient reçu des consignes de restriction d’accès aux serveurs et aux comptes de messagerie, le temps de rétablir les niveaux de sécurité.

Cette affaire soulève une question majeure sur la souveraineté numérique du Sénégal, alors que les institutions publiques dépendent de plus en plus des systèmes informatisés pour la gestion de leurs activités. Une éventuelle fuite massive de données fiscales pourrait avoir des conséquences économiques, diplomatiques et politiques considérables, affectant la confiance des partenaires techniques et financiers du pays.

À quelques heures de l’expiration de l’ultimatum fixé par les pirates, le Sénégal se retrouve face à un chantage numérique sans précédent. L’enjeu dépasse la simple question du paiement d’une rançon : il s’agit désormais de savoir si l’État sénégalais est prêt à affronter, seul, une menace cybercriminelle de cette envergure.

Pikine : le directeur de l’Anec alerte sur la présence de logiciels malveillants dans des centres d’état-civil

Une alerte grave sur la sécurité numérique des données de l’État a été lancée jeudi à Pikine. Le nouveau directeur général de l’Agence nationale de l’état-civil (Anec), Matar Ndao, a révélé la présence de nombreux logiciels non autorisés, potentiellement malveillants, installés sans aucun contrôle dans plusieurs centres d’état-civil. Cette découverte a été faite lors de sa première visite officielle dans les mairies du département de Pikine, en banlieue dakaroise.

Selon M. Ndao, ces programmes informatiques, d’origines diverses, échappent totalement à la supervision des autorités compétentes. « Ces logiciels sont de différents types, trop nombreux et on ignore qui les a installés, dans quel but et où les données collectées sont hébergées », a-t-il déclaré, visiblement préoccupé. Le directeur de l’Anec, n’ayant obtenu aucune explication claire de la part des agents locaux, a exprimé ses doutes quant à la finalité réelle de ces outils. Il craint qu’ils puissent être utilisés pour extraire ou transférer clandestinement des informations personnelles de citoyens sénégalais vers des serveurs extérieurs, exposant ainsi le pays à de graves risques en matière de souveraineté numérique et de cybersécurité.

Face à cette menace potentielle, le directeur général a insisté sur l’urgence de renforcer la protection des infrastructures numériques de l’État. Il a notamment recommandé l’installation et la mise en service rapide de Data centers nationaux afin d’assurer la conservation et la sécurité des données sensibles. « Nos données sont privées, l’État doit assurer leur sécurité », a-t-il martelé, rappelant qu’à ce jour, plus de 400 centres d’état-civil sont déjà connectés à des serveurs nationaux. Cette interconnexion, selon lui, constitue un socle solide pour bâtir un système fiable et résilient, à condition que les failles actuelles soient corrigées sans délai.

Matar Ndao a également profité de cette tournée pour aborder un autre problème persistant : la prolifération des faux documents administratifs. Ce phénomène, souvent facilité par des intermédiaires, démarcheurs ou courtiers, fragilise la crédibilité du système d’état-civil et alimente des réseaux de fraude à grande échelle. Pour y remédier, l’Anec a lancé le programme « Nekkal », aussi connu sous le nom d’« Ernec », un ambitieux projet de numérisation et de sécurisation des actes administratifs. Ce dispositif vise à authentifier les documents, limiter les falsifications et réduire l’intervention des tiers dans les procédures officielles.

Une attention particulière est portée aux enfants du primaire, nombreux à ne pas disposer de pièces d’état-civil. Le programme « Nekkal » entend corriger cette lacune afin de garantir à chaque enfant sénégalais une identité légale et numérique sécurisée. Toutefois, malgré les progrès observés dans les mairies visitées, des insuffisances persistent dans la tenue des registres et dans l’archivage des documents.

Pour le directeur général de l’Anec, la modernisation complète du système d’état-civil ne pourra être réussie que si la sécurité informatique devient une priorité nationale. Cette découverte à Pikine, qui soulève la question du contrôle des logiciels utilisés dans les administrations, pourrait marquer un tournant dans la politique de protection des données publiques au Sénégal.

Crise sociale à AIBD.SA : les travailleurs dénoncent le non-paiement des salaires d’octobre

Une vive tension secoue l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD.SA). Depuis le début du mois d’octobre, les agents de la société n’ont toujours pas perçu leurs salaires, une situation qui plonge plusieurs familles dans la détresse et qui provoque la colère du Syndicat des Travailleurs des Aéroports du Sénégal (SYTAS). Dans un communiqué rendu public ce vendredi 10 octobre 2025, le syndicat dénonce une « situation scandaleuse et intolérable » qui illustre, selon lui, la mauvaise gestion de l’entreprise et le mépris affiché envers les travailleurs.

Le retard du paiement intervient dans un contexte particulièrement sensible. En pleine période de rentrée scolaire, de nombreux employés se retrouvent dans l’incapacité de subvenir aux besoins fondamentaux de leurs enfants. Le SYTAS déplore que des pères et mères de famille, dévoués au service de l’entreprise, soient ainsi laissés sans ressources. Dans sa déclaration, le syndicat alerte sur les conséquences directes de cette situation sur la vie des agents, soulignant que certaines banques ont commencé à suspendre les avantages et à couper les lignes de crédit, aggravant davantage la précarité financière des familles concernées.

Les travailleurs ne cachent pas leur indignation. Pour eux, ce retard n’est pas un simple incident administratif, mais le signe d’un dysfonctionnement profond au sein de la direction de l’AIBD.SA. Le SYTAS parle d’une « énième forfaiture » et accuse la direction de confisquer progressivement les acquis sociaux, pourtant obtenus après de longues luttes syndicales. Les agents dénoncent un climat de travail devenu pesant, marqué par une absence de dialogue et par une gestion jugée opaque des ressources de la société.

Face à cette situation, le syndicat appelle la direction générale à assumer pleinement sa responsabilité sociale et à rétablir sans délai le paiement des salaires. Le SYTAS interpelle également les autorités publiques, en particulier le ministère des Finances et du Budget et le ministère des Transports aériens, les exhortant à intervenir pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « mépris institutionnalisé » envers les travailleurs. Les représentants syndicaux rappellent que l’AIBD.SA n’est pas une entreprise ordinaire, mais une structure stratégique qui joue un rôle central dans l’économie nationale et l’image du Sénégal à l’international.

Le syndicat s’interroge sur la capacité de gestion d’une société aussi symbolique du développement national, incapable de garantir à ses employés le minimum vital. Selon le communiqué, cette situation compromet non seulement la stabilité sociale du personnel, mais aussi la performance de l’aéroport, qui repose sur l’engagement quotidien de centaines de travailleurs. Le SYTAS affirme rester ouvert au dialogue, mais avertit que la patience des employés a atteint ses limites. En cas d’inaction, le syndicat se réserve le droit de recourir à tous les moyens légaux et syndicaux, y compris la mobilisation générale pour défendre les droits des travailleurs.

En attendant, la tension reste vive au sein de l’AIBD.SA, où l’incertitude domine. Le retard du paiement des salaires d’octobre risque d’amplifier la grogne sociale et de relancer le débat sur la gouvernance des entreprises publiques, à un moment où la question du pouvoir d’achat et de la justice sociale prend une importance croissante au Sénégal.

Sédhiou : une adolescente de 14 ans retrouvée pendue dans sa chambre, une enquête ouverte

Un drame d’une rare tristesse a secoué la ville de Sédhiou ce jeudi après-midi. Une jeune fille âgée de seulement 14 ans a été retrouvée pendue dans sa chambre familiale, au quartier Moricounda. La victime, identifiée sous les initiales M. Fall, était élève en classe de 6e.

Selon les premiers éléments rapportés par le journal L’Observateur, la jeune fille aurait préparé le repas familial avant de se retirer dans sa chambre, peu avant la prière de 14 heures. Quelques instants plus tard, la famille, inquiète de son absence prolongée, est allée à sa recherche et a fait la macabre découverte. Le corps sans vie de l’adolescente était suspendu à l’intérieur de la pièce, plongeant les proches et le voisinage dans une profonde consternation.

Les circonstances exactes de ce drame demeurent pour l’instant inconnues. Aucune piste n’est écartée, et les autorités locales restent prudentes quant aux causes du décès. Les éléments de la police, alertés aussitôt, se sont rendus sur les lieux accompagnés du procureur de la République et des sapeurs-pompiers pour les premières constatations d’usage.

Le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Sédhiou pour autopsie, tandis qu’une enquête a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Ce drame relance le débat sur la santé mentale et le suivi psychologique des jeunes, dans un contexte où les cas de suicides précoces deviennent de plus en plus préoccupants dans certaines régions du pays. À Moricounda, la douleur est immense et les habitants restent sous le choc face à la disparition tragique de la jeune élève, décrite par son entourage comme calme, studieuse et sans histoire.

Ouakam : un vaste réseau de trafic de haschich démantelé par l’OCRTIS

Une importante opération menée par la Brigade régionale des stupéfiants de Dakar, relevant de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), a permis de mettre fin aux activités d’un réseau de trafic de haschich actif à Ouakam et dans ses environs. Quatre individus ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, parmi lesquels figure le présumé chef de bande, El Hadji Malick Diagne, connu sous le surnom de « Ass Malick ».

Tout est parti de renseignements précis faisant état de la présence d’un réseau de distribution de drogue dans cette zone côtière de la capitale. Après plusieurs semaines de filature et de recoupement d’informations, les enquêteurs ont mis sur pied une opération d’infiltration soigneusement planifiée. Un agent de l’OCRTIS, se faisant passer pour un client, a passé commande de 50 grammes de haschich pour un montant de 220 000 francs CFA. Deux intermédiaires, Taha Thiam et Ibrahima Thiam, se présentant tous deux comme chauffeurs de Yango, ont été chargés d’organiser la transaction.

Le rendez-vous a été fixé à la station Shell de Ouakam. À l’heure convenue, El Hadji Malick Diagne, alias « Ass Malick », s’est présenté sur les lieux à bord d’une moto conduite par Maïssa Fall, qui prétend exercer le métier de peintre. Les agents de l’OCRTIS, déjà en position, ont procédé à leur interpellation immédiate, les prenant en flagrant délit avec la quantité de drogue commandée. L’opération, rapide et précise, a permis de neutraliser le réseau sans incident.

Interrogé par les enquêteurs, « Ass Malick » a reconnu sans détour être le propriétaire du haschich saisi. Il a également révélé des informations sur son fournisseur, un certain « Ada », basé dans la zone du parking de Ngor. Ces déclarations ont conduit les agents à perquisitionner son domicile à Ouakam, près du terminus de bus. Les recherches ont permis de découvrir d’importants éléments matériels liés au trafic : trois couteaux, une balance électronique, un rouleau de papier film utilisé pour le conditionnement de la drogue, ainsi que plusieurs téléphones portables.

La moto utilisée pour la livraison a également été saisie, renforçant le dossier à charge contre les suspects. Selon les premiers éléments de l’enquête, le réseau fonctionnait de manière structurée, avec des rôles bien définis entre les intermédiaires chargés du contact avec les clients et le chef présumé, chargé de l’approvisionnement et de la distribution.

Les quatre mis en cause, actuellement en garde à vue, font l’objet de poursuites pour association de malfaiteurs, détention et trafic de drogue. Ils seront présentés au parquet dès la fin de l’enquête préliminaire.

Cette nouvelle opération, saluée par les autorités policières, témoigne de la détermination constante de l’OCRTIS à combattre le trafic de stupéfiants sur l’ensemble du territoire national. Le démantèlement de ce réseau de Ouakam s’inscrit dans la continuité des efforts visant à assécher les circuits de distribution de drogues dures, particulièrement le haschich, dont la consommation gagne du terrain dans certains milieux urbains.

Crise sociale à l’AIBD.SA : le SYTAS dénonce un retard de paiement « scandaleux » et alerte sur la détresse des employés

La tension monte au sein de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD.SA). Le Syndicat des Travailleurs des Aéroports du Sénégal (SYTAS) a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi 10 octobre 2025, dénonçant avec véhémence le non-paiement des salaires du mois d’octobre. Une situation que les syndicalistes qualifient de « scandaleuse » et d’« énième forfaiture », venant s’ajouter à une série de manquements répétés à l’encontre des travailleurs.

Dans un communiqué rendu public, le SYTAS s’insurge contre une situation qui, selon lui, plonge les agents dans une profonde précarité en pleine période de rentrée scolaire. « En plein milieu de la rentrée, des pères et mères de famille se retrouvent dans l’incapacité de couvrir les besoins fondamentaux de leurs enfants : fournitures, inscriptions, transport, nourriture… », déplore le syndicat.

Le communiqué dépeint une réalité alarmante pour les employés de l’aéroport, dont certains se voient désormais pénalisés par leurs établissements financiers. « Les banques commencent à suspendre les avantages et à couper les lignes de crédit de nombreux agents, plongeant les familles dans une détresse inacceptable », dénonce le SYTAS.

Face à ce qu’il considère comme un mépris manifeste, le syndicat interpelle directement la direction générale de l’AIBD.SA, l’exhortant à assumer sa « responsabilité sociale ». Il invite également les autorités étatiques, notamment le ministère des Finances et du Budget ainsi que le ministère des Transports aériens, à intervenir sans délai pour « rétablir la situation et garantir le paiement immédiat des salaires ».

« Comment peut-on expliquer qu’une société stratégique comme AIBD.SA, symbole du développement du pays, soit incapable de payer à temps ses travailleurs ? », s’interroge le syndicat, qui dénonce une gestion qu’il juge indigne d’une entreprise nationale aussi importante.

Tout en réaffirmant son attachement au dialogue social, le SYTAS prévient qu’il n’acceptera pas que la dignité des travailleurs soit bafouée. « La dignité des travailleurs n’est pas négociable. Ce sont eux qui, jour et nuit, font tourner un outil national vital », rappelle le communiqué.

Le syndicat met en garde contre une possible radicalisation de son mouvement si la situation n’est pas rapidement régularisée. En cas d’inaction persistante, le SYTAS se dit prêt à prendre « toutes les dispositions légales et syndicales nécessaires », y compris le recours à une mobilisation générale dans les aéroports du pays.

Kaolack : Les données sur les VBG donnent la chair de poule — une alerte de l’ASBEP

Dans un engagement fort pour la promotion des droits humains et l’égalité des sexes, l’Association pour le Bien-Être de la Population (ASBEP), en collaboration avec l’Agence belge de développement (Enabel), a organisé ce vendredi 10 octobre 2025 un atelier de sensibilisation des leaders communautaires sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

L’activité a été présidée par Birahim Fall, chef du service de développement communautaire, par ailleurs médiateur familial et communautaire.

Selon lui, « les statistiques sont alarmantes : Kaolack est un point rouge. Chaque jour, nous recevons des femmes victimes de violences conjugales ou de mariages forcés. Au cours de ces dernières années, les chiffres liés aux violences — qu’elles soient domestiques, sexuelles ou basées sur le genre — ne cessent d’augmenter », a-t-il déploré.

Les associations, à l’image de l’ASBEP, tirent la sonnette d’alarme. Malgré les efforts de formation et de sensibilisation, les victimes sont de plus en plus nombreuses, tandis que les moyens de protection et de prise en charge demeurent limités. « Malgré les campagnes de sensibilisation menées par les associations et la société civile, le silence et la peur empêchent encore beaucoup de femmes et de jeunes filles de dénoncer leurs agresseurs », a ajouté M. Fall.

Conscients de l’ampleur du phénomène, l’ASBEP, appuyée par Enabel, a choisi de miser sur la proximité communautaire afin de changer les mentalités et prévenir les violences sous toutes leurs formes, a conclu le médiateur.

Enlèvement au Mali : un Sénégalais originaire de Ross Béthio torturé par ses ravisseurs

Un ressortissant sénégalais, originaire de Ross Béthio, dans le nord du pays, a été enlevé au Mali, dans la zone nord-est du territoire. Selon des informations rapportées ce vendredi par la Radio Futurs Médias (RFM), le jeune homme est actuellement entre les mains de ravisseurs qui réclament une rançon d’un million de francs CFA pour sa libération.

Les kidnappeurs ont pris contact avec la famille du captif pour exiger le paiement de cette somme, menaçant de le tuer en cas de refus ou de retard. Pour appuyer leurs menaces, ils ont envoyé des vidéos insoutenables dans lesquelles on voit le jeune homme être soumis à des actes de torture. Ces images, d’une extrême violence, ont profondément choqué sa famille et les habitants de Ross Béthio, bouleversés par la cruauté de la scène.

Le calvaire de ce Sénégalais relance les inquiétudes sur la sécurité des ressortissants dans certaines zones frontalières, notamment au Mali, où l’instabilité persiste à cause de la présence de groupes armés et de bandes criminelles opérant dans un climat d’impunité.

Pour l’heure, aucune information officielle n’a filtré concernant l’identité de la victime ni les démarches entreprises par les autorités sénégalaises pour obtenir sa libération. Toutefois, la diffusion de ces vidéos a provoqué une vive émotion au sein de la communauté sénégalaise, qui appelle l’État à agir rapidement pour sauver la vie du jeune homme.

Mystère dissipé à Nguekhokh : l’autopsie tranche dans la mort troublante de l’ex-policier Mbaye Sy

Le voile est enfin levé sur la mort mystérieuse de Mbaye Sy, ancien agent de la Police nationale retrouvé pendu dans sa chambre à Nguekhokh le lundi 6 octobre 2025. Cette disparition, qui avait semé le trouble et alimenté de nombreuses rumeurs dans la localité, vient de connaître un dénouement décisif après la publication des résultats de l’autopsie. Selon les conclusions des médecins légistes de l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro de Mbour, la thèse du suicide est formellement confirmée.

Dès la découverte du corps, la consternation s’était emparée du quartier. L’épouse de la victime, bouleversée, avait alerté les voisins et les gendarmes après avoir trouvé son mari inanimé dans leur chambre. Très vite, la scène avait suscité des interrogations et éveillé les soupçons. Plusieurs témoins et proches de l’ancien policier avaient remis en cause la possibilité d’un suicide, avançant des éléments jugés incohérents. Le corps de Mbaye Sy avait été retrouvé debout, dos au mur, un tissu fin noué autour du cou et accroché à la grille d’une fenêtre depuis l’extérieur. Pour nombre d’observateurs, il paraissait inconcevable qu’un homme de sa stature ait pu se donner la mort dans de telles conditions.

Ces doutes avaient nourri l’hypothèse d’un acte criminel maquillé en suicide, plongeant la famille dans l’incompréhension et ravivant les spéculations au sein de la population. Certains voisins évoquaient même des tensions récentes ou des différends dans son activité immobilière, sans qu’aucune preuve tangible ne vienne étayer ces rumeurs.

Cependant, les conclusions de l’autopsie viennent mettre fin à cette zone d’ombre. Selon une source proche du dossier citée par L’Observateur, le rapport du médecin légiste est sans ambiguïté : la mort de Mbaye Sy est due à une pendaison. Les signes cliniques observés sur le corps, notamment les marques caractéristiques sur le cou et l’absence de traces de lutte ou de violences extérieures, confirment la thèse du suicide. Le document, transmis le jour même à la famille, corrobore les premiers constats des enquêteurs de la Brigade de gendarmerie de Nguekhokh, qui avaient déjà relevé des indices allant dans ce sens.

Âgé d’une cinquantaine d’années, Mbaye Sy s’était reconverti dans le secteur de l’immobilier après avoir quitté la Police nationale. Décrit par ses proches comme un homme discret, réservé et sans histoires, il menait, selon ses voisins, une existence paisible. Aucune difficulté financière, ni antécédent de troubles psychologiques n’avaient jusque-là été signalés. Sa mort soudaine et les conditions dans lesquelles elle s’est produite restent donc difficiles à comprendre pour ses proches.

Conflit foncier/collectif cité Naza et plateau Yéba: les populations s’insurgent contre Abdourahmane NDIAYE (sagam).

Les collectifs de la cité naza et plateau Yéba ce sont levées pour protester contre le décret d’un certain Abdourahmane NDIAYE(sagam) qui réclame 10hectars dans leur lotissement qu’elles affirment êtres les ayants droit. Face a cette situation elles ont sollicité l’apport du deputé Guy Marius SAGNA qui a promis de porter ce dossier jusqu’à satisfaction des populations.

Conflit foncier/collectif cité Naza et plateau Yéba: les populations s'insurgent contre Abdourahmane

Rapport ITIE 2024 : Petrosen épinglée pour manque de transparence et traçabilité budgétaire

Le verdict du rapport ITIE 2024 est sans appel : les données concernant la société nationale Petrosen sont jugées ni exhaustives ni fiables. L’audit, mené entre le 15 novembre 2024 et le 2 avril 2025, met en lumière de graves insuffisances en matière de transparence et de traçabilité budgétaire. Ces irrégularités, relevées par les auditeurs indépendants, portent sur des opérations réalisées entre 2021 et 2023. Le quotidien Libération, qui a eu accès au document, a détaillé plusieurs de ces manquements, dont sept principaux illustrent les failles systémiques dans la gestion et la communication financière de Petrosen.

L’un des premiers points de friction concerne les projets phares Grand Tortue Ahmeyim (GTA) et Sangomar. L’augmentation des coûts de la phase 1 de ces deux chantiers pétro-gaziers a entraîné la nécessité de financements additionnels. Pourtant, les détails relatifs à ces emprunts n’ont pas été rendus publics. Pire encore, les dettes figurant dans les états financiers de Petrosen ne permettent pas de distinguer les montants alloués au projet gazier de ceux destinés au projet pétrolier. L’entreprise a notamment contracté des emprunts auprès de BP et Kosmos pour GTA, et de Woodside pour Sangomar, mais sans que la ventilation de ces dettes soit précisée, rendant ainsi impossible tout suivi clair de l’endettement réel par projet.

Une autre anomalie relevée par le rapport concerne un prêt accordé à Petrosen par la société Fortesa, destiné à financer les opérations de maîtrise de l’incendie d’un puits de gaz situé dans le périmètre d’exploitation de Sadiaratou. Petrosen affirme avoir reçu, au titre du remboursement, des versements de 107 millions puis de 28 millions de francs CFA, conformément à une convention d’avance de fonds entre les deux entités. Cependant, cette convention, bien que mentionnée dans les documents, n’a jamais été publiée, ce qui empêche toute vérification indépendante des modalités exactes de ce remboursement.

Les auditeurs de l’ITIE relèvent également un manque total de traçabilité sur des financements internes. Dans ses états financiers de 2023, Petrosen indique avoir injecté près de 9,85 milliards de francs CFA dans deux de ses filiales, RGS et Petrosen EP. Or, aucune donnée complémentaire n’a été fournie pour permettre de comprendre la nature, les conditions ou l’utilisation de ces fonds. Le Trésor public, de son côté, n’a signalé aucun prêt octroyé à des entreprises extractives durant la période concernée, accentuant davantage les zones d’ombre autour de ces transactions internes.

L’opacité ne s’arrête pas là. Dans le cadre du financement de sa participation au projet Sangomar, l’État sénégalais a conclu un accord avec trois banques — la Caisse des Dépôts et Consignations (CDS), la BSIC et Citibank — pour un financement d’environ 125 milliards de francs CFA destiné à renforcer le soutien à Petrosen. Toutefois, les conditions financières de ces accords, notamment les taux d’intérêt, les échéanciers de remboursement et les garanties, n’ont jamais été rendues publiques. Ce manque d’information nourrit les inquiétudes des auditeurs quant à la gestion de ces engagements financiers par les autorités publiques et la société nationale.

Les zones d’ombre s’étendent également à une curieuse annulation de créance au profit de l’État, figurant dans les états financiers 2022 de Petrosen. Le rapport ITIE note que le montant exact de cette créance n’a pas été précisé et qu’aucun lien formel n’a été établi entre cette opération et les financements reçus de l’État la même année. Cette absence de clarté prive les observateurs d’une vision complète de la structure d’endettement entre Petrosen et le Trésor public.

Le rapport mentionne aussi une importante « rétrocession » de fonds, d’un montant de 117,54 milliards de francs CFA, que le ministère des Finances justifie comme un transfert à Petrosen en vertu d’un accord pour financer sa participation au projet Sangomar. Cette explication ne convainc pas totalement les auditeurs, qui citent la Cour des comptes. Celle-ci avait déjà relevé que cette rétrocession n’a pas été retracée dans le tableau de financement de l’État, compromettant ainsi la traçabilité budgétaire et rendant difficile l’évaluation de son impact sur les comptes publics.

Enfin, les auditeurs s’interrogent sur la nature d’un financement de 45,9 milliards de francs CFA accordé par l’État à deux filiales de Petrosen, à savoir la Société Africaine de Raffinage (SAR) et Petrosen Trading & Services (TS). Le rapport de la Cour des comptes, repris dans celui de l’ITIE, ne permet pas de déterminer s’il s’agit de prêts remboursables ou de subventions indirectes. De plus, aucune information publique n’a été fournie sur les conditions financières associées à ces fonds.

Cyberattaque contre la DGID : le Sénégal sous pression face au groupe Black Shrantac

La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) du Sénégal traverse une crise sans précédent à la suite d’une cyberattaque d’envergure qui a paralysé une partie de ses services informatiques. L’attaque, revendiquée par le groupe de hackers international connu sous le nom de Black Shrantac, a gravement affecté les systèmes de gestion et de recouvrement des recettes fiscales, plongeant l’administration dans une situation d’urgence numérique.

Selon les informations rapportées par Le Quotidien, les assaillants ont exigé le paiement d’une rançon initiale de 10 millions d’euros, soit environ 6,5 milliards de francs CFA, pour rétablir l’accès aux données et permettre la reprise normale des activités. Cette demande s’est accompagnée d’une menace explicite de destruction des données sensibles en cas de non-satisfaction de leurs conditions.

Face à cette attaque, la DGID a rapidement déclenché un plan de continuité des services afin de limiter les perturbations. Ce dispositif permet aux usagers de poursuivre leurs opérations fiscales via les guichets physiques, où des quittances sécurisées sont désormais délivrées pour garantir la traçabilité et la validité des paiements. Les directions régionales et les services fiscaux locaux ont été mobilisés pour assurer une continuité minimale du service public, tandis que les plateformes numériques demeurent inaccessibles.

Les autorités sénégalaises ont, de leur côté, sollicité l’appui d’experts nationaux et internationaux en cybersécurité pour contenir l’incident et tenter de restaurer les systèmes compromis. Des investigations techniques sont en cours pour déterminer l’ampleur exacte de la violation et identifier les failles exploitées par les hackers. Une cellule de crise a été mise en place, regroupant la DGID, le ministère des Finances et du Budget, ainsi que les services spécialisés de l’État dans la lutte contre la cybercriminalité.

Cependant, la situation a pris une tournure encore plus critique ce vendredi. D’après les informations diffusées par la RFM, les pirates ont révisé leurs exigences en abaissant la rançon à 4 milliards de francs CFA, tout en fixant un ultimatum jusqu’à 16 heures pour un éventuel règlement. Cette nouvelle menace a intensifié la pression sur les autorités, déjà confrontées à une opinion publique inquiète des conséquences possibles d’une fuite ou d’une perte de données fiscales sensibles.

Au-delà de la perturbation immédiate des services, cette attaque met en lumière la vulnérabilité des infrastructures numériques de l’administration sénégalaise, pourtant engagée dans un vaste processus de digitalisation depuis plusieurs années. Elle relance également le débat sur la cybersécurité au sein des institutions publiques, où la protection des données et la résilience des systèmes d’information apparaissent désormais comme des priorités nationales.

En attendant la résolution de la crise, les usagers sont invités à privilégier les démarches physiques et à se méfier de toute communication frauduleuse circulant sur les réseaux au nom de la DGID. Les autorités, quant à elles, réaffirment leur détermination à ne pas céder au chantage tout en œuvrant à la restauration complète des services dans les plus brefs délais.

Affaire Aliou Sall : les dessous d’une garde à vue pour blanchiment de capitaux

L’ancien maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et son épouse, Aïssata Sall, ont été placés en garde à vue par la Division des investigations criminelles (DIC). Le couple est poursuivi pour des faits présumés de blanchiment de capitaux dans le cadre d’une enquête portant sur des transactions liées à l’acquisition d’un terrain de 1000 m² situé aux Almadies, l’un des quartiers les plus huppés de Dakar. Cette procédure fait suite à un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), qui a jugé suspectes les opérations financières en question.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, deux versements importants au profit de l’ancien édile de Guédiawaye ont particulièrement attiré l’attention des enquêteurs. Le premier, d’un montant total de 170 millions de francs CFA, a été effectué en deux tranches : une de 150 millions et une autre de 20 millions. Le second versement, d’un montant de 70 millions de francs CFA, provient d’un certain Seny Thiam, présenté comme le frère d’un important promoteur immobilier.

Devant les enquêteurs de la DIC, Aliou Sall a tenté de justifier ces flux financiers. Il a affirmé que les 170 millions de francs CFA provenaient de la société Sertem, via Léopold Ngom, dans le cadre d’un projet commun de construction d’un immeuble. Concernant la somme de 70 millions, il a indiqué qu’il s’agissait d’un prêt contracté auprès de Seny Thiam et qu’il aurait depuis « remboursé intégralement » ce montant.

Cependant, ces explications n’auraient pas totalement convaincu les enquêteurs. Selon L’Observateur, la DIC n’a pas réussi à vérifier certains éléments avancés par le frère de l’ancien président Macky Sall, notamment les propos relatifs au prêt évoqué. Les policiers n’ont pas pu joindre Seny Thiam, actuellement en séjour à l’étranger, ce qui a empêché toute confrontation directe.

De son côté, Léopold Ngom, cité dans le dossier pour avoir servi d’intermédiaire dans les transactions liées à Sertem, a été entendu par les enquêteurs avant d’être relâché. Quant à Aliou Sall et son épouse, leur garde à vue pourrait déboucher sur une présentation devant le Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), qui est à l’origine de la délégation judiciaire confiée à la DIC.

Guédiawaye : seize corps non identifiés, dont dix bébés, conservés à la morgue de l’hôpital Dalal Jamm

Le Centre hospitalier national Dalal Jamm de Guédiawaye fait face à une situation préoccupante avec la conservation de seize corps non identifiés dans sa morgue. Dans un communiqué diffusé le jeudi 9 octobre 2025, le directeur de l’établissement, Samba Gueye, a lancé un appel pressant aux familles et proches pour procéder à l’identification des dépouilles. Parmi ces seize corps, dix appartiennent à des nourrissons, tandis que six concernent des adultes, incluant deux personnes sans domicile fixe. Tous ont été déposés à la morgue sur réquisition des officiers de police judiciaire, dans le respect des procédures légales en vigueur.

La direction de l’hôpital précise que le délai légal de conservation des corps étant arrivé à expiration, une dérogation exceptionnelle de quinze jours a été accordée aux familles afin de permettre l’identification des défunts. Passé ce délai, l’établissement prévoit de transmettre une requête d’inhumation au Procureur du Tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye, pour que les corps soient enterrés conformément à la législation.

Le directeur Samba Gueye a insisté sur l’importance pour les parents et tuteurs de se rapprocher du service social de l’hôpital afin de compléter les formalités nécessaires. Il a souligné que cette démarche est essentielle non seulement pour permettre aux familles d’exercer leur droit à identifier et à récupérer leurs proches, mais également pour garantir que chaque corps bénéficie d’une prise en charge digne et respectueuse des normes humanitaires.

Cette situation interpelle les autorités sanitaires et judiciaires sur la nécessité de renforcer la vigilance dans le suivi des dépouilles non réclamées et de sensibiliser la population à l’importance de signaler toute disparition. L’appel du Centre hospitalier Dalal Jamm vise ainsi à prévenir tout oubli et à assurer que les enfants et adultes décédés soient traités avec dignité, tout en offrant aux familles la possibilité de clore le deuil dans le respect des procédures légales.

L’hôpital rappelle par ailleurs que le service social reste disponible pour accompagner les familles dans toutes les démarches administratives et humanitaires, mettant l’accent sur la responsabilité collective à veiller à ce que ces situations tragiques soient gérées avec transparence et respect.

Affaire Madiambal Diagne : le CDEPS dénonce une atteinte aux libertés et exprime sa solidarité

Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) a réagi avec inquiétude à la situation de son ancien président, Madiambal Diagne, actuellement au cœur d’une affaire judiciaire qui secoue le monde médiatique sénégalais. Dans un communiqué publié ce 9 octobre 2025, le CDEPS dénonce la manière dont le journaliste a été empêché de quitter le territoire national et alerte sur les conséquences de ces pratiques sur la liberté de la presse et les droits fondamentaux.

Selon le communiqué, Madiambal Diagne a quitté le Sénégal après avoir été confronté à une menace réelle d’arrestation alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour la France. Cette interdiction brutale de sortie du territoire, suivie d’une convocation par un service de police, l’aurait contraint à s’installer temporairement en France pour préparer sa défense.

Le CDEPS dit s’émouvoir de la violence des procédures judiciaires et policières engagées contre son ancien président, estimant qu’elles traduisent une dérive inquiétante dans la gestion des affaires publiques et dans la manière de traiter les journalistes et acteurs de la presse. « Ces méthodes constituent une menace pour la liberté des citoyens et pour la presse en particulier », souligne le communiqué.

L’organisation professionnelle rappelle également que les entreprises membres du CDEPS traversent une période économique difficile, aggravée par ce qu’elle qualifie de « mesures injustes et illégales » visant à affaiblir leur santé financière. Cette situation, selon le Conseil, s’inscrit dans un climat général de pressions croissantes sur les médias, qui fragilisent le pluralisme et le droit à l’information.

En signe de soutien, le CDEPS exprime sa solidarité totale avec Madiambal Diagne, saluant son parcours et son engagement pour la liberté de la presse. Le Conseil appelle les autorités sénégalaises à garantir le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens, particulièrement ceux des journalistes, dans le respect des principes de l’État de droit.

Par ce communiqué, le CDEPS entend également alerter sur la nécessité de préserver un espace médiatique libre et indépendant, condition essentielle pour toute démocratie. L’affaire Madiambal Diagne, selon l’organisation, ne doit pas devenir le symbole d’un recul des libertés au Sénégal, pays historiquement reconnu pour son attachement à la liberté d’expression.

Affaire Madiambal Diagne : Ellipse Projects dément toute implication et dénonce un conflit « politique et médiatique »

L’affaire Madiambal Diagne, liée au Programme de modernisation des infrastructures judiciaires (PROMIJ), continue de faire couler beaucoup d’encre. La société française Ellipse Projects, citée dans l’enquête sur de présumées malversations financières, a tenu à réagir pour la première fois. Interrogée par Jeune Afrique, la directrice de la communication du groupe, Victoria Jaunasse, a fermement démenti toute implication, estimant que l’entreprise est « injustement mentionnée dans un conflit d’apparence politique et médiatique qui ne la concerne pas ».

Au Sénégal, le journaliste et homme d’affaires Madiambal Diagne, patron du quotidien Le Quotidien, est visé par une procédure judiciaire portant sur des soupçons « d’enrichissement illicite » et de « passation de marchés frauduleuse » dans le cadre du PROMIJ. Plusieurs membres de sa famille ont également été inculpés. Selon les premiers éléments de l’enquête, les autorités cherchent à établir d’éventuelles connexions financières entre Ellipse Projects, principal prestataire du programme, et la SCI Pharaon, une société immobilière appartenant à Madiambal Diagne et à certains de ses proches.

Face à ces accusations, la représentante d’Ellipse Projects se veut catégorique. « Aucune notification officielle ne nous a été adressée concernant d’éventuelles procédures en cours », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter que la société « a respecté l’ensemble de ses engagements contractuels et les mécanismes de contrôle établis par l’État sénégalais ». Le groupe français, spécialisé dans les infrastructures publiques en Afrique, dénonce ainsi ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique d’un dossier purement administratif et technique.

Pour rappel, le Programme de modernisation des infrastructures judiciaires (PROMIJ), lancé par le gouvernement sénégalais, visait la réhabilitation et la construction de tribunaux sur tout le territoire national. Ce projet, estimé à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA, devait permettre d’améliorer l’accès à la justice et les conditions de travail des magistrats et personnels judiciaires. Cependant, des mouvements financiers suspects ont été signalés par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), entraînant l’ouverture d’une enquête pour déterminer d’éventuels détournements de fonds ou conflits d’intérêts.

Alors que le dossier prend une tournure de plus en plus sensible, Madiambal Diagne, qui se trouverait actuellement en France, n’a pas encore publiquement réagi aux dernières déclarations d’Ellipse Projects. De son côté, la société française réaffirme sa volonté de coopérer pleinement avec les autorités sénégalaises si elle était officiellement sollicitée, tout en dénonçant le caractère « disproportionné » des soupçons portés contre elle dans ce qu’elle décrit comme un « contexte de tensions politiques et médiatiques au Sénégal ».

Rentrée scolaire 2025-2026 : une reprise réussie et pleine de symboles à Ndiaganiao

La rentrée scolaire 2025-2026 s’est déroulée dans un climat d’enthousiasme et de satisfaction sur l’ensemble du territoire sénégalais. Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, qui a présidé la cérémonie officielle à Ndiaganiao, dans le département de Mbour, s’est félicité du bon déroulement de cette reprise. Selon les chiffres communiqués, le taux de reprise s’élève à 86 % dans le primaire et à 84 % dans les collèges et lycées, traduisant un engagement fort de tous les acteurs de la communauté éducative.

La cérémonie s’est tenue à l’école privée catholique Marie Médiatrice, un établissement qui compte près de 600 élèves. Dans une ambiance à la fois solennelle et joyeuse, le ministre a salué l’esprit de discipline et de responsabilité qui a marqué cette journée d’ouverture. Le choix de Ndiaganiao pour abriter cette cérémonie revêtait une signification particulière. « Célébrer la rentrée à Ndiaganiao revêt une portée particulière : c’est ici que le Président Bassirou Diomaye Faye a effectué ses premières années d’apprentissage », a rappelé Moustapha Mamba Guirassy dans les colonnes du quotidien Libération.

En visitant la classe où le chef de l’État a fait ses débuts scolaires, le ministre a souligné le caractère symbolique de cette visite. Selon lui, le parcours de Bassirou Diomaye Faye illustre parfaitement la capacité de l’école sénégalaise à révéler des talents exceptionnels, même dans les zones rurales. Il a insisté sur le fait que chaque élève, où qu’il soit au Sénégal, peut rêver grand et réussir grâce à l’éducation, pilier fondamental du développement national.

Pour le ministre Guirassy, ces taux de reprise élevés témoignent du dévouement et du sens du devoir des enseignants, mais aussi de la confiance renouvelée des parents envers l’école publique et privée. Il a rendu hommage à tous les acteurs de l’éducation, rappelant que leur engagement collectif fait de l’école « le cœur battant de la République, enracinée dans ses valeurs et tournée vers l’avenir ».

La rentrée 2025-2026 apparaît ainsi comme un moment fort dans la consolidation des acquis du système éducatif sénégalais. Elle symbolise non seulement la continuité des efforts entrepris par les autorités pour améliorer la qualité de l’enseignement, mais aussi une reconnaissance des potentialités de chaque région du pays. En choisissant Ndiaganiao, le gouvernement a voulu envoyer un message d’espoir et de proximité, soulignant que l’excellence éducative ne dépend pas du lieu de naissance mais de la détermination et du travail.

Cette rentrée, au-delà des chiffres, incarne une véritable dynamique nationale pour une école plus performante, plus inclusive et plus ancrée dans les valeurs républicaines. Elle ouvre une nouvelle page dans l’histoire de l’éducation au Sénégal, une page tournée vers l’avenir, portée par la volonté collective de bâtir un système éducatif à la hauteur des ambitions du pays.

Salimata Dieng brise le silence après son limogeage : “Un départ n’éteint pas les convictions”

Salimata Dieng, récemment démise de ses fonctions de chargée de mission à la Présidence de la République, est finalement sortie de son silence. Dans un texte intitulé « Par honneur et par vérité », la secrétaire générale adjointe de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) est revenue longuement sur les circonstances de son départ, survenu à la suite d’une publication critique portant sur la place des jeunes dans la gestion du parti et de l’État.

Selon ses explications, tout est parti d’un post publié le 10 septembre sur sa page Facebook. Elle y partageait une réflexion qu’elle dit avoir “longtemps formulée en privé” auprès de plusieurs responsables du parti et de collaborateurs à la Présidence. “J’ai pris la décision de rendre publique une opinion que j’avais déjà partagée en interne, sans aucune intention polémique. Ma démarche se voulait constructive”, a-t-elle précisé dans son texte. L’objectif, selon elle, était de “pointer les négligences dans la valorisation des ressources humaines du parti”, et non de remettre en cause la direction politique en place.

Mais sa sortie n’a manifestement pas été bien perçue. L’ancienne chargée de mission raconte avoir été convoquée à deux reprises dès le lendemain de sa publication. Trois semaines plus tard, elle recevait une lettre de licenciement datée du 12 septembre. “Si l’on considère mes propos comme une faute justifiant mon limogeage, alors je m’attends également à être déchargée de ma fonction de secrétaire générale adjointe de la JPS”, a-t-elle lancé, dans un ton à la fois ferme et apaisé.

Malgré cette décision, Salimata Dieng se veut digne et sereine. Elle affirme assumer pleinement ses propos, qu’elle décrit comme un “diagnostic lucide” sur les failles internes du mouvement. “Mon intention n’a jamais été de nuire ni de fragiliser l’institution où je sers”, insiste-t-elle. Tout en remerciant le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, “pour la confiance qu’il lui a accordée”, la jeune militante assure que ce départ “n’altère ni ses convictions ni son engagement militant”.

“Un limogeage n’éteint pas les convictions, n’interrompt pas l’engagement et ne freine pas une carrière”, écrit-elle encore, affichant une détermination intacte.

Salimata Dieng se réclame toujours de l’héritage idéologique du président du parti PASTEF, Ousmane Sonko, qu’elle dit avoir “suivi massivement et avec loyauté depuis la création du parti”. Dans la dernière partie de sa déclaration, elle appelle à la cohésion et à la discipline au sein du mouvement en vue des échéances de 2029. “Nous nous sommes battus pour porter un homme au pouvoir sur la base d’une vision collective, et non d’ambitions personnelles. J’ai toujours été, je suis, et je resterai loyale”, conclut-elle.

Saisie record de haschich à l’AIBD : un trafiquant arrêté avec plus de 32 kilos de résine de cannabis

La lutte contre le trafic international de stupéfiants vient d’enregistrer un nouveau succès au Sénégal. Les agents de la Brigade du Tourisme des Douanes, en service à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, ont réussi une saisie d’envergure de résine de cannabis, communément appelée haschich. L’opération, rendue publique ce mercredi 9 octobre 2025 par la Direction Générale des Douanes, a permis de mettre la main sur plus de 32 kilogrammes de drogue soigneusement dissimulés dans les bagages d’un voyageur étranger.

Selon le communiqué officiel, les douaniers ont découvert un total de 59 paquets de résine de cannabis, pesant précisément 32,686 kilogrammes. La drogue était dissimulée avec une grande ingéniosité dans deux valises appartenant à un individu détenteur d’une double nationalité. L’homme, dont l’identité n’a pas encore été révélée, a été interpellé à la suite d’un repérage méticuleux et d’un ciblage rigoureux, fruit de techniques d’investigation perfectionnées par les unités douanières opérant à l’AIBD.

L’opération remonte au jeudi 2 octobre 2025. Ce jour-là, lors du contrôle de routine des bagages au scanner, les agents de la Douane ont repéré deux valises présentant des anomalies. Leurs soupçons se sont rapidement confirmés après un examen approfondi des images radiographiques. L’expérience et la vigilance des agents ont alors permis d’isoler les bagages suspects avant qu’ils ne soient embarqués. Les investigations qui ont suivi ont conduit à l’identification du propriétaire : un passager en provenance d’un pays asiatique et qui devait transiter par le Sénégal avant de rejoindre un pays voisin.

Face à l’évidence, le suspect a été invité à ouvrir ses bagages sous le contrôle des agents. À l’intérieur, les douaniers ont découvert plusieurs paquets enveloppés de manière professionnelle, contenant une substance marron compacte. Des échantillons ont immédiatement été prélevés et soumis à des analyses par le Laboratoire national de la Police technique et scientifique. Les résultats ont confirmé qu’il s’agissait bien de résine de cannabis, communément appelée haschich.

Le trafiquant présumé a été placé en garde à vue avant d’être déféré au Parquet de Mbour pour la suite de la procédure judiciaire. Cette nouvelle saisie vient s’ajouter à la longue liste d’opérations réussies menées par les services douaniers sénégalais, qui redoublent d’efforts pour contrer les réseaux de trafiquants opérant à travers les plateformes aéroportuaires.

La Direction Générale des Douanes a salué la rigueur et le professionnalisme de ses agents, tout en réaffirmant son engagement à lutter sans relâche contre toutes les formes de trafic illicite. Cette opération, souligne le communiqué, illustre l’efficacité des dispositifs de surveillance et de ciblage mis en place à l’AIBD, ainsi que la collaboration entre les différents services de sécurité opérant sur le site aéroportuaire.

‎Bonne nouvelle pour les élèves de Sebikotane !

À partir de cette année, tous les élèves du primaire inscrits dans les écoles publiques de Sebikotane sont exemptés de l’achat de fournitures scolaires.

‎La commune, qui avait l’habitude de distribuer des fournitures aux écoles, a décidé de changer d’approche. Désormais, chaque élève du primaire dans le public recevra directement un sac et des fournitures scolaires.

‎Au total, ce sont 5 040 élèves qui bénéficieront de cette mesure.

‎ Cette initiative vise à promouvoir l’équité sociale en allégeant les charges des parents et en facilitant l’accès à l’éducation pour tous.

Rufisque/Rentrée scolaire : Remise de fournitures scolaires aux 09 écoles de Rufisque ouest.

Ce jeudi 09 octobre , le maire de la commune de Rufisque ouest Mme Astou GUEYE par le biais de son adjointe Mme Ya Fatou NDIAYE à effectué une visite dans les établissements de la commune.

‎A travers cette visite, le maire a remis des fournitures d’une valeur de 15 millions dans les 09 établissements de la commune .

‎Ces fournitures vont être dispatcher en fonction des effectifs par classe.
‎Un élan de solidarité qui va soulager significativement les parents d’élèves et à promouvoir l’équité sociale

‎L’adjointe au maire a aussi soulever les perspectives auxquelles la commune se penche pour citer: le pavage de toutes les écoles de la commune et la lancinante question du lycée de la commune de Rufisque ouest.

‎Pour conclure Mme Ya Fatou NDIAYE a remerciée les partenaires qui accompagne la commune : La sococim, Madar et le groupe Layousse.

Rufisque/Rentrée scolaire : Remise de fournitures scolaires aux 09 écoles de Rufisque ouest.

Affaire PROMIJ : l’ombre d’un scandale autour de Madiambal Diagne et la société Ellipse Projects

L’éditorialiste et patron du journal Le Quotidien, Madiambal Diagne, se retrouve aujourd’hui au centre d’une tourmente judiciaire d’envergure. L’homme de presse fait l’objet d’une procédure au Sénégal pour des soupçons de malversations financières liées au Programme de modernisation des infrastructures judiciaires (PROMIJ), un vaste projet étatique destiné à réhabiliter et équiper les juridictions du pays.

Selon des sources proches du dossier, plusieurs membres de la famille de Madiambal Diagne ont déjà été inculpés dans le cadre de cette enquête. L’éditorialiste, quant à lui, se trouverait actuellement en fuite en France, échappant ainsi à une convocation du parquet financier. Les investigations menées par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ont mis en lumière des flux financiers jugés suspects entre la société française Ellipse Projects, prestataire principal du PROMIJ, et la SCI Pharaon, une société immobilière détenue par Madiambal Diagne et des membres de sa famille.

Ces opérations financières, considérées comme opaques, alimentent les soupçons d’enrichissement illicite et de conflits d’intérêts dans l’attribution du marché public. D’après les éléments recueillis, la SCI Pharaon aurait servi d’intermédiaire dans certaines transactions liées au PROMIJ, soulevant ainsi de sérieuses interrogations sur les conditions de passation et d’exécution du contrat.

Face à ces accusations, la société Ellipse Projects a tenu à réagir. Interrogée par l’hebdomadaire Jeune Afrique, sa directrice de la communication, Victoria Jaunasse, a rejeté toute implication dans une quelconque malversation. Elle a dénoncé ce qu’elle qualifie de « conflit d’apparence politique et médiatique » qui, selon elle, « ne concerne pas » l’entreprise. La responsable de communication précise qu’« aucune notification officielle ne [leur] a été adressée concernant d’éventuelles procédures en cours » et affirme que la société française « a respecté l’ensemble de ses engagements contractuels et des mécanismes de contrôle mis en place par l’État sénégalais ».

Cette déclaration met en lumière un point crucial : jusqu’à présent, Ellipse Projects n’a pas été officiellement entendue par la justice sénégalaise. Cette absence de notification interroge, dans la mesure où le prestataire principal d’un programme public de cette envergure constitue un acteur clé de toute enquête sur d’éventuelles irrégularités. Pour que la procédure soit complète et crédible, il apparaît indispensable que toutes les parties concernées soient associées au processus judiciaire.

Tant que la société française ne sera pas formellement impliquée dans l’enquête, il sera difficile pour les autorités de mesurer l’étendue réelle des manquements présumés et de déterminer la responsabilité exacte de chacun. L’affaire PROMIJ, déjà explosive sur le plan politique et médiatique, pourrait ainsi connaître de nouveaux rebondissements dans les semaines à venir, au gré des avancées de la justice sénégalaise et de la coopération éventuelle des autorités françaises.

Contentieux entre Moustapha Tall et la Société Générale du Sénégal : la banque réclame 1,5 milliard de FCFA pour « escroquerie à jugement »

Le long feuilleton judiciaire opposant l’homme d’affaires Moustapha Tall à la Société Générale du Sénégal (SGSN) a connu un nouvel épisode, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Dakar. La banque accuse l’importateur de riz d’avoir obtenu une décision de justice frauduleuse, et lui réclame des dommages et intérêts d’un montant de 1,5 milliard de francs CFA pour des faits qualifiés d’« escroquerie à jugement ».

Selon les explications de Me Alioune Badara Fall, avocat de la SGSN, l’affaire trouve son origine en 2004. À cette époque, Moustapha Tall faisait déjà face à un contentieux avec l’administration des douanes. Son compte bancaire, logé à la Société Générale, avait été frappé d’un avis à tiers détenteur (ATD). Après un règlement intervenu avec la douane, celle-ci lui avait restitué des chèques de banque en 2005.

L’avocat a précisé qu’à la suite de cette transaction, Moustapha Tall s’était présenté à la banque le 2 juillet 2005, affirmant que deux chèques avaient été débités de son compte à tort. La banque, prenant en compte ses doléances, avait annulé les opérations et recrédité son compte des montants concernés. Toutefois, douze ans plus tard, en 2018, l’homme d’affaires initie une nouvelle procédure contre la SGSN, cette fois pour réclamer la restitution de ces mêmes sommes.

Contre toute attente, Moustapha Tall obtient gain de cause : en 2019, la Société Générale du Sénégal est condamnée à lui verser 200 millions de FCFA au titre de l’ATD, en plus de 100 millions de FCFA de dommages et intérêts. Une décision que la banque considère comme entachée de fraude, estimant que son adversaire a volontairement induit la justice en erreur.

« Il a d’abord reçu 121 millions en 2004, et il attend 2018 pour tromper la religion du tribunal afin d’obtenir une nouvelle condamnation de la banque », a déclaré Me Fall à l’audience. Selon lui, lorsque Moustapha Tall a voulu exécuter cette décision, il s’est heurté à un obstacle : il devait alors plus de 2 milliards de FCFA à la SGSN. C’est à ce moment que la banque a saisi le juge de Kaolack, qui a finalement constaté que les montants en question avaient déjà été perçus en 2005.

Une expertise judiciaire ordonnée dans le cadre de cette procédure a, selon la partie civile, confirmé que l’homme d’affaires avait bien reçu les fonds en cause. Me Fall soutient que les faits ne relèvent pas d’un simple trop-perçu, mais d’une véritable manœuvre frauduleuse, portant sur un montant de 121 millions 200 mille FCFA. Il a, en conséquence, demandé au tribunal de condamner Moustapha Tall à verser 1,5 milliard de FCFA de dommages et intérêts à la SGSN.

À la barre, le prévenu a rejeté ces accusations, affirmant que les chèques en question avaient été retenus à la douane pendant plusieurs mois, sans qu’il en soit informé. « Je ne savais pas que ce chèque avait été émis. C’est la banque qui a fauté et elle a été sanctionnée. Au lieu de payer, elle cherche aujourd’hui des subterfuges », a-t-il déclaré.

Moustapha Tall a rappelé qu’il avait lui-même poursuivi la Société Générale, qui a été condamnée en première instance et en appel. Revenant sur les faits, il a expliqué que la douane avait encaissé 650 millions de FCFA, alors que la banque n’aurait dû en décaisser que 450 millions. « J’ai simplement repris le surplus, soit 250 millions de FCFA », a-t-il soutenu, ajoutant qu’il avait saisi la justice en 2018 pour obtenir la restitution du trop-perçu.

Son avocat, Me Youssoupha Camara, a vivement contesté la thèse de l’escroquerie à jugement avancée par la SGSN. Il a souligné que c’est Moustapha Tall qui, le premier, avait attrait la banque devant les tribunaux pour un litige portant sur 4 milliards de FCFA. Selon lui, la banque n’a pas fait preuve de bonne foi, en prétendant d’abord avoir détruit les documents bancaires vieux de plus de dix ans, avant d’en produire subitement devant le tribunal pour accuser son client.

« Il n’y a aucune pièce fiable dans ce dossier. Le rapport d’expertise qui est brandi contre nous n’est pas opposable à M. Tall. Il n’y a pas eu d’escroquerie à jugement », a plaidé Me Camara, demandant au tribunal de prononcer le renvoi des fins de poursuite, sans peine ni dépens.

Coopération : Cheikh Baba Diallo, symbole du partenariat entre la Mairie de Kaolack et l’Algérie

Nommé ambassadeur honoraire par la Mairie de Kaolack, Cheikh Baba Diallo, natif de Kabatoki dans la commune de Kaolack, s’illustre comme un acteur clé de la diplomatie locale. En un temps record, il est parvenu à réunir autour de la même table Son Excellence Ridha Nebais, ambassadeur de la République populaire démocratique d’Algérie à Dakar, et le maire Serigne Mboup.

Cette rencontre stratégique, placée sous le signe du partenariat et de la coopération durable, ouvre la voie à plusieurs initiatives prometteuses entre Kaolack et l’Algérie.

L’initiative constitue une grande fierté pour la ville de Kaolack et marque une avancée significative dans le renforcement de la diplomatie territoriale sénégalaise.

Surnommé « l’ami de l’Algérie », Cheikh Baba Diallo a d’ailleurs été honoré par Son Excellence Abdelmadjid Tebboune, Président de la République algérienne démocratique et populaire, pour son engagement et son attachement à la nation sœur. Par ce nouvel acte concret, il confirme son rôle de pont entre les deux peuples.

Au cours des échanges, Serigne Mboup, Ridha Nebais et Cheikh Baba Diallo ont unanimement salué les liens historiques, spirituels et culturels qui unissent le Sénégal et l’Algérie. Ces liens sont particulièrement forts à Kaolack, ville bénie par la présence de la Tariqa Tidjaniya, dont le fondateur, le vénéré Cheikh Ahmed Tidjani (RA), est originaire d’Algérie.

Rentrée scolaire 2025-2026 : plus de 4,5 millions d’apprenants reprennent le chemin de l’école au Sénégal

Ce mercredi matin, les cours ont officiellement repris sur l’ensemble du territoire national, marquant le début de l’année scolaire 2025-2026. Des milliers d’écoles, de collèges, de lycées et d’universités ont rouvert leurs portes pour accueillir près de 4,5 millions d’apprenants, élèves et étudiants confondus. Cette rentrée, très attendue, symbolise le retour à la vie scolaire après plusieurs semaines de vacances, mais aussi le lancement d’une nouvelle étape pour le système éducatif sénégalais.

À cette occasion, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a adressé un message à la nation à travers son compte X (ancien Twitter). Le chef de l’État a présenté ses vœux de réussite à l’ensemble de la communauté éducative, composée des élèves, enseignants, parents, personnels administratifs et partenaires du secteur. « Je souhaite une excellente année scolaire 2025-2026 à tous les acteurs du système éducatif », a écrit le Président, avant de rappeler les grands principes qui guideront cette nouvelle année : « l’équité, la qualité et la transformation humaniste de l’école ».

Ce message présidentiel s’inscrit dans la continuité de la politique éducative portée par l’Agenda national de transformation – Vision Sénégal 2050, qui vise à moderniser l’école publique et à en faire un levier essentiel du développement du pays. Le Président Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de « poursuivre la refondation de notre école publique pour offrir à chaque enfant et à chaque jeune les meilleures conditions d’apprentissage, d’inclusion et d’épanouissement ».

Dans un contexte marqué par des réformes structurelles engagées depuis plusieurs mois, cette rentrée revêt un caractère particulier. Elle se déroule sous le signe de la confiance et de la mobilisation de tous les acteurs pour une école plus performante, plus inclusive et davantage tournée vers les défis du monde contemporain.

Le message du Président s’est conclu sur une note de proximité et d’encouragement : « Bonne rentrée à toutes et à tous ! », a-t-il lancé, saluant l’engagement et le dévouement de celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour l’éducation des enfants et la réussite de la jeunesse sénégalaise.

Kaolack – Tournée traditionnelle de visite des écoles à la rentrée des classes

Comme chaque année à l’ouverture des classes, les autorités administratives, éducatives et locales de Kaolack ont effectué leur traditionnelle tournée de visite dans plusieurs établissements scolaires. Objectif : s’enquérir du bon déroulement de la rentrée, constater la présence effective des enseignants et des élèves, et identifier les besoins urgents des écoles.

« Nous venons de boucler la traditionnelle tournée pour la rentrée scolaire 2025-2026. Globalement, nous pouvons être satisfaits de ce que nous avons vu : la rentrée est effective dans la région de Kaolack, conformément aux instructions des hautes autorités, à savoir Ubu tey, jang tey (aujourd’hui, on apprend aujourd’hui). Nous avons pu constater la présence de tous les acteurs, notamment les inspecteurs, les enseignants, les syndicats d’enseignants et les parents d’élèves. Cependant, nous déplorons la faible présence des potaches. Nous invitons donc les acteurs à renforcer la sensibilisation auprès des parents d’élèves », a plaidé Mamadou Habib Camara, adjoint au gouverneur de la région.

Prenant la parole à son tour, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a souligné que « la grande majorité des enseignants sont déjà en place. Dans les classes visitées, certains élèves ont même commencé les cours ». Concernant le faible taux de présence des élèves, il a assuré que « les services de l’éducation vont poursuivre la sensibilisation auprès des parents pour les encourager à envoyer leurs enfants à l’école ».

L’inspecteur a également mis en avant les innovations introduites cette année par le ministère de l’Éducation nationale :

« Cette rentrée est marquée par d’importantes dotations en tables-bancs, dont les lots destinés à Kaolack devraient nous parvenir dans les prochains jours. Une autre nouveauté majeure est le passage des tableaux noirs aux tableaux blancs, un intrant de qualité qui contribuera à améliorer les conditions de travail. C’est important pour la santé des enseignants, mais aussi pour motiver les élèves à apprendre dans de meilleures conditions. Tous nos collèges et lycées seront dotés de tableaux blancs dès cette année », a annoncé M. Diakhaté.

Crise autour du match Sénégal–Mauritanie : la SOGIP dément toute hausse des prix des billets et met la FSF sous pression

À quelques jours du très attendu choc entre le Sénégal et la Mauritanie, prévu le 14 octobre au stade Abdoulaye Wade pour la dernière journée des éliminatoires du Mondial 2026, une vive polémique s’est installée autour de l’augmentation des prix des billets d’entrée. Tandis que les supporters dénoncent une flambée injustifiée des tarifs, la Société de gestion des infrastructures publiques (SOGIP) a tenu à se défendre, rejetant toute responsabilité dans cette hausse controversée.

Le directeur général de la SOGIP, Dame Mbodj, s’est exprimé à ce sujet dans un entretien accordé à Wiwsport, où il a fermement démenti toute implication de sa structure dans la révision des prix. Selon lui, la SOGIP n’a pas modifié le coût de la location du stade Abdoulaye Wade depuis trois ans. « C’est la fédération qui nous doit de l’argent et nous demandons le remboursement de cette dette. La SOGIP n’a jamais augmenté le prix de location du stade Abdoulaye Wade, depuis trois ans. Le montant reste donc inchangé. Nous ne sommes en aucun cas impliqués dans l’augmentation des prix des billets », a-t-il précisé.

Pour Dame Mbodj, le véritable problème réside ailleurs : dans les relations financières entre la SOGIP et la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le patron de la société gestionnaire du stade révèle que la FSF accuse un retard de paiement important, une situation qui a conduit la SOGIP à durcir sa position à l’approche de ce match décisif. « Pour le précédent match contre le Soudan, la fédération n’avait pas signé de contrat. Pour ce match contre la Mauritanie, nous demandons à la FSF de signer et de s’engager à régler ce qui nous est dû ou de signer un moratoire pour la dette », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité d’un engagement formel de la nouvelle équipe fédérale dirigée par Abdoulaye Fall.

Face à ce bras de fer financier, Dame Mbodj n’a pas hésité à brandir la menace d’un blocage si la FSF ne se conforme pas aux exigences contractuelles. Il a averti que sans signature d’un engagement clair, la tenue même du match au stade Abdoulaye Wade pourrait être compromise. « Si elle ne signe pas la convocation, il n’y aura aucun prétexte pour jouer au stade », a-t-il lancé, plaçant la Fédération devant ses responsabilités.

Cette situation, à la veille d’un derby ouest-africain très attendu, suscite l’inquiétude des supporters sénégalais, impatients de voir les Lions décrocher leur billet pour le Mondial 2026. Cependant, les tensions entre la SOGIP et la FSF viennent ternir la préparation de cette rencontre capitale. Si aucun accord n’est trouvé dans les prochains jours, la crise financière entre les deux institutions pourrait non seulement affecter la logistique du match, mais aussi compromettre l’image du football sénégalais sur la scène internationale.

Air Sénégal : un audit interne révèle une fraude de plus de 50 millions FCFA sur la vente de billets

Un vaste scandale secoue la compagnie nationale Air Sénégal. Un audit interne, commandité par le Directeur général Tidiane Ndiaye, a mis à nu un système de fraude sophistiqué portant sur la vente et la modification de billets d’avion. Selon les informations rapportées par le journal L’Observateur dans sa parution de ce mercredi, les irrégularités découvertes s’élèvent à plus de 50 millions de francs CFA.

Le rapport d’audit, mené au sein même de la compagnie, a épinglé dix-huit (18) employés impliqués dans ce vaste réseau de falsifications. Parmi eux, cinq (5) agents ont catégoriquement refusé de restituer les montants considérés comme indûment perçus par la direction. Face à cette attitude jugée inacceptable, la Direction générale d’Air Sénégal a décidé de passer à l’action.

Trois employés, identifiés par leurs initiales T.F.G., C.V.F. et P.B.S., ont reçu hier mardi leur lettre de licenciement pour faute grave. Dans le courrier adressé aux intéressés, la direction a tenu à rappeler la gravité des faits reprochés, évoquant des « agissements malveillants, contraires à l’éthique et à la bonne gestion », traduisant « un manque de professionnalisme et de conscience professionnelle inacceptable pour un collaborateur ». La correspondance conclut sans équivoque : « Fort de tout ce qui précède, il n’est plus possible de poursuivre nos relations contractuelles. Par conséquent, nous vous notifions, par la présente, votre licenciement pour faute grave, qui prend effet dès réception du courrier. »

Les deux autres agents concernés, qui occupent le statut de délégués du personnel, ont été mis à pied pour dix jours, dans l’attente de la décision de l’Inspection du travail, saisie par la direction générale pour valider la procédure de licenciement les visant. Cette étape est obligatoire dans le cadre des garanties légales accordées aux représentants du personnel.

Face à la vague de sanctions, le Collège des délégués du personnel d’Air Sénégal a rapidement réagi pour défendre leurs collègues et apporter des précisions sur les accusations portées. Selon leur version, la situation découlerait avant tout de dysfonctionnements techniques du système informatique de vente de la compagnie. Ils soutiennent que « l’absence de pénalités ou d’ajustements tarifaires n’était pas paramétrée dans le logiciel de vente », une responsabilité qui, selon eux, incombe non pas aux agents, mais à l’administration chargée de la configuration du système.

Les délégués ajoutent qu’à plusieurs reprises, lors de la modification de billets, le logiciel affichait des différences tarifaires erronées, faussant les transactions et semant la confusion parmi les agents commerciaux. Malgré les alertes répétées adressées à la direction sur ces anomalies, aucune mesure corrective n’aurait été prise.

Les représentants du personnel ont également révélé que le logiciel utilisé pour facturer les excédents de bagages reposait sur le même code informatique, provoquant de fréquentes erreurs de facturation et des incohérences dans les montants encaissés. « Cette situation a été remontée à plusieurs reprises à la direction, mais aucune mesure corrective n’a été prise », ont-ils souligné dans leur déclaration, relayée par L’Observateur.

Cette affaire vient s’ajouter à une série de difficultés internes auxquelles Air Sénégal fait face depuis plusieurs mois, entre déficit financier, pannes d’appareils et critiques récurrentes sur la qualité du service. Le nouveau Directeur général, Tidiane Ndiaye, semble décidé à restaurer la crédibilité et la rigueur au sein de la compagnie nationale, quitte à déclencher une vaste opération de nettoyage dans les rangs du personnel.

Fausses annonces de concours à la Gendarmerie : le Haut-commandement met en garde contre une nouvelle arnaque en ligne

La Gendarmerie nationale du Sénégal a publié, ce lundi 6 octobre 2025, un communiqué officiel pour alerter les citoyens sur la propagation de fausses informations relatives à un prétendu concours d’entrée à l’École des sous-officiers de la Gendarmerie nationale (ESOGN), session 2026. Le document, signé par le Chef de la Division de la Communication et des Relations publiques, met en lumière une recrudescence de messages trompeurs circulant sur plusieurs plateformes digitales non autorisées. Ces publications, souvent relayées via les réseaux sociaux ou des sites anonymes, invitent les internautes à contacter des numéros de téléphone pour obtenir des renseignements sur les modalités d’inscription.

La Gendarmerie nationale dément formellement ces annonces, précisant qu’elles n’émanent d’aucune source officielle. Elle rappelle que les informations authentifiées concernant les concours, recrutements ou autres activités institutionnelles sont exclusivement publiées sur ses canaux de communication officiels : le site web www.gendarmerie.sn, la page Facebook Gendarmerie Nationale du Sénégal, ainsi que l’adresse électronique de la Division de la Communication et des Relations publiques : div.com@gendarmerie.sn.

Dans son communiqué, le Haut-commandement insiste sur le fait que le lancement des concours d’entrée à l’École des officiers de la Gendarmerie nationale (EOGN) et à l’École des sous-officiers de la Gendarmerie nationale (ESOGN) fera toujours l’objet d’un communiqué officiel, diffusé exclusivement sur ces plateformes institutionnelles. Toute autre publication en dehors de ces canaux doit donc être considérée comme frauduleuse.

La Gendarmerie nationale appelle les citoyens à faire preuve de vigilance et à éviter de répondre à ces fausses annonces, qu’elle qualifie de manœuvres d’escrocs cherchant à soutirer de l’argent ou des informations personnelles à des candidats souvent désireux d’intégrer les rangs des forces de sécurité. Elle invite également la population à signaler tout cas suspect ou toute tentative d’arnaque en contactant gratuitement les numéros verts 123 ou 800 00 20 20.

Salimata Dieng limogée de la Présidence après un post critique sur la gestion de la jeunesse

La Présidence de la République a pris la décision de mettre fin aux fonctions de Salimata Dieng, secrétaire générale nationale de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS) et membre active du mouvement Pastef, suite à un message publié sur les réseaux sociaux considéré comme critique à l’égard de la gestion de la jeunesse au sein du parti et de l’appareil d’État. Salimata Dieng, qui occupait le poste de chargée de mission à la Présidence depuis sa nomination par décret présidentiel, a vu sa carrière interrompue après la publication d’un texte intitulé « Pastef entre négligence de la jeunesse et oubli de certains militants… ».

Dans ce message, la militante dénonçait ce qu’elle considérait comme une marginalisation persistante des jeunes au sein du parti et appelait à une implication plus significative de cette frange de la population dans la gestion de l’État. Son intervention a été perçue comme une remise en cause interne, provoquant des réactions tant au Palais qu’au sein de Pastef. Selon des sources proches du dossier, une réunion générale des chargés de mission avait été convoquée pour discuter de cette publication et évaluer les suites à donner avant que la décision de limogeage ne soit prise.

L’arrêté présidentiel mettant fin aux fonctions de Salimata Dieng aurait été signé discrètement afin de limiter les tensions, mais la nouvelle a fini par se répandre, suscitant un certain émoi au sein du parti et dans le cercle des jeunes militants. Âgée de 30 ans, Salimata Dieng figurait sur la liste nationale de Pastef lors des récentes élections législatives, ce qui témoigne de sa visibilité et de son engagement au sein du mouvement.

Cet événement met en lumière les tensions internes autour de la participation des jeunes dans la vie politique et le fonctionnement des structures partisanes. Il soulève également des interrogations sur l’espace laissé aux critiques constructives au sein des organisations politiques et de l’administration publique, et sur la manière dont les autorités équilibrent discipline administrative et liberté d’expression dans le cadre d’un engagement politique.

Forum Fii Sénégal 2025 : le Président Bassirou Diomaye Faye sollicite 1,7 milliard de dollars pour financer le « New Deal technologique »

Lors du Forum Fii Sénégal 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel ambitieux à la communauté internationale des investisseurs, annonçant la nécessité d’un investissement de 1,7 milliard de dollars pour propulser le « New Deal Technologique » du Sénégal. Ce plan stratégique vise à faire du numérique un moteur central de la croissance économique et de l’innovation dans le pays.

Le Chef de l’État a expliqué que cet investissement massif est indispensable pour la construction d’infrastructures critiques, comprenant notamment des data centers et des « clouds souverains ». Ces infrastructures permettront de renforcer la souveraineté numérique du Sénégal, de sécuriser les données publiques et privées, et de créer un écosystème favorable au développement des services numériques et de la fintech. En parallèle, le programme prévoit le développement des compétences locales afin de stimuler l’innovation et de former une main-d’œuvre qualifiée, capable de répondre aux besoins d’une économie de plus en plus digitalisée.

Pour rassurer les investisseurs potentiels, le Président Faye a mis en avant les réformes légales et économiques déjà engagées. Elles incluent une gestion rigoureuse des finances publiques, l’assainissement du cadre macroéconomique et l’adoption du plan national de redressement économique et social. Il a également annoncé que plusieurs codes majeurs seront finalisés d’ici la fin de l’année, notamment les révisions du Code général des impôts, du Code des douanes, du Code du travail, du Code unique de sécurité sociale, et du Code des marchés publics. Les lois relatives aux partenariats public-privé et aux zones économiques spéciales seront également adaptées pour offrir un environnement plus attractif et sécurisé pour les investisseurs.

Selon le Président, ces instruments légaux et réglementaires fourniront des incitations ciblées, des garanties juridiques renforcées et une meilleure lisibilité des activités économiques, rendant le marché sénégalais plus compétitif et conforme aux réalités actuelles des marchés internationaux.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a souligné l’attractivité du Sénégal, mettant en avant un marché en expansion bénéficiant du cadre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) et d’un environnement juridique en mutation et en modernisation continue. Il a encouragé les investisseurs à se positionner sur les secteurs stratégiques à fort potentiel commercial, rappelant que l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux de l’État (APIX) est mobilisée pour accompagner les démarches d’installation, notamment grâce à son guichet unique et à la digitalisation complète des procédures.

Le « New Deal Technologique » du Sénégal ambitionne ainsi de transformer le pays en un hub régional du numérique, combinant infrastructures modernes, capital humain qualifié et cadre légal attractif, avec l’objectif de stimuler la croissance économique et de renforcer la souveraineté numérique nationale.

Éducation : le G7 lance « Octobre Rouge » pour exiger la révision du statut des décisionnaires et la fin de la surimposition des rappels

Le G7, regroupant les sept syndicats les plus représentatifs du secteur de l’éducation au Sénégal, a annoncé le lancement d’une campagne de mobilisation nationale baptisée « Octobre Rouge », prévue pour démarrer le 8 octobre 2025. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le corps enseignant et le Gouvernement concernant le passif social et l’application des accords conclus lors des précédentes négociations.

Dans un communiqué publié ce mardi 7 octobre, le G7 rappelle avoir pris note des recommandations issues du conseil interministériel du 3 octobre 2025 et invite les autorités à régler de manière définitive plusieurs points, jugés cruciaux pour la stabilité du système éducatif. Les syndicats exigent notamment la révision immédiate du statut des enseignants non fonctionnaires, communément appelés décisionnaires, à travers la signature des décrets modifiant les textes 2006-392 et 74-347. Ils réclament également la fin de la surimposition des rappels dus aux enseignants, ainsi que la convocation sans délai du Comité de suivi des accords et l’ouverture de nouvelles négociations sur les questions émergentes.

Le G7 met aussi l’accent sur le parachèvement de la Formation diplômante universelle (FDU) pour les enseignants dans les différentes institutions concernées, notamment la FASTEF, l’INSEPS, le CNEPS, l’ENSEPT et les CFRPE. Selon les syndicats, cette formation constitue un élément essentiel pour assurer un enseignement de qualité et valoriser le personnel éducatif.

Dans son communiqué, le G7 dénonce avec force l’inertie observée dans la mise en œuvre de plusieurs accords, touchant des aspects aussi variés que l’habitat social, la réforme des retraites, la digitalisation des procédures administratives, le paiement des indemnités des classes spéciales dans les EFA, le relèvement des budgets des établissements scolaires, ainsi que le paiement des indemnités aux intervenants extérieurs des CRFPE pour les promotions 2023-2024 et 2024-2025. Le syndicat souligne que ces retards compromettent la stabilité et l’efficacité du système éducatif, et appelle le Gouvernement à faire de l’école une véritable priorité nationale en procédant à l’apurement complet des accords et au respect strict des engagements pris.

Pour obtenir satisfaction, le G7 a mis en place un plan d’action concret. À partir du 8 octobre 2025, un mois dit « Octobre Rouge » débutera avec le port de brassards rouges par les enseignants, symbole de protestation et d’avertissement, visant à rappeler l’urgence de la signature des décrets relatifs à la révision du statut des décisionnaires, à la bonne tenue de la FDU et à la cessation de la surimposition des rappels. Une conférence de presse est également programmée le 10 octobre pour présenter les actions à venir et les modalités de mobilisation sur le terrain.

Enfin, le G7 adresse ses vœux de bonne rentrée scolaire 2025-2026 à l’ensemble du personnel administratif, aux enseignants et aux élèves, tout en exprimant l’espoir que ces actions permettront de concrétiser des avancées significatives sur le plan syndical et d’améliorer les conditions de travail dans le secteur de l’éducation, au bénéfice de l’école et de tous ses acteurs.

Concours fictif d’admission à la Gendarmerie : le Haut-commandement met en garde contre de fausses annonces

La Gendarmerie nationale du Sénégal a tenu à alerter l’opinion publique sur la circulation, ces derniers jours, de fausses informations annonçant l’ouverture d’un prétendu concours d’admission à l’École des sous-officiers de la Gendarmerie nationale (ESOGN) pour la session 2026. Dans un communiqué officiel publié ce mardi 7 octobre 2025, la Division de la communication et des relations publiques (DCRP) a formellement démenti ces publications qu’elle qualifie de « fausses et non authentifiées ».

Selon le communiqué, ces annonces frauduleuses, diffusées sur diverses plateformes numériques, notamment les réseaux sociaux, invitent les candidats à contacter des numéros de téléphone pour obtenir des renseignements ou déposer des candidatures. Des pratiques que la Gendarmerie assimile à des tentatives d’escroquerie visant à abuser de la confiance des citoyens.

Le Haut-commandement de la Gendarmerie rappelle que les informations relatives aux concours et recrutements ne sont publiées que par les canaux officiels de l’institution. Il s’agit principalement du site web officiel www.gendarmerie.sn, de la page Facebook « Gendarmerie Nationale du Sénégal », ainsi que des communiqués signés par la Division de la Communication et des Relations Publiques (DCRP), accessibles via l’adresse email div.com@gendarmerie.sn.

Le communiqué insiste sur le fait que le lancement des concours d’entrée à l’École des Officiers (EOGN) et à l’École des Sous-officiers (ESOGN) fera toujours l’objet d’annonces officielles diffusées exclusivement sur ces plateformes institutionnelles. Tout message, publication ou appel circulant en dehors de ces canaux doit donc être considéré comme une fausse information.

La Gendarmerie nationale exhorte les citoyens à faire preuve de vigilance et de discernement, en s’abstenant de répondre à ces annonces mensongères et en signalant toute tentative suspecte d’escroquerie. L’institution réaffirme sa détermination à protéger les populations contre ce type d’arnaques et invite chacun à vérifier systématiquement la source avant toute démarche.

Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte où de nombreux internautes et jeunes candidats à l’emploi sont la cible de réseaux frauduleux qui profitent de la crédulité et de l’impatience de certains pour leur soutirer de l’argent. Le Haut-commandement rappelle enfin que tout recrutement au sein de la Gendarmerie se fait dans la plus grande transparence, selon des procédures officielles et publiques.

Affaire de torture présumée : Pape Malick Ndour dénonce des accusations « fallacieuses » et se dit prêt à une confrontation

L’ancien ministre de la Jeunesse sous le régime de Macky Sall, Pape Malick Ndour, a vivement réagi après son audition par la Section de recherches de la gendarmerie, ce lundi, dans le cadre d’une affaire de torture présumée impliquant des nervis et des éléments des forces de l’ordre. L’ancien responsable politique, qui se dit victime d’une campagne de diffamation, a rejeté en bloc les accusations portées contre lui, qu’il qualifie de « fallacieuses, erronées et reposant sur du néant ».

Face à la presse, Pape Malick Ndour a tenu à clarifier sa position, niant toute implication dans les faits qui lui sont reprochés. « On m’accuse d’avoir donné des ordres à des gendarmes pour qu’ils s’associent à des nervis et torturent une personne. C’est un mensonge », a-t-il affirmé. Selon lui, il est facile pour les enquêteurs d’identifier les gendarmes supposément concernés, et il se dit entièrement disposé à les affronter dans le cadre d’une confrontation officielle. « Je suis prêt à être confronté à eux en toute transparence, même devant les caméras. La RTS peut filmer cette confrontation, je n’ai absolument rien à cacher », a-t-il ajouté.

Pape Malick Ndour a profité de cette sortie pour exprimer sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu durant cette période qu’il décrit comme une épreuve injuste. Il a salué « la courtoisie et le professionnalisme des enquêteurs » de la gendarmerie, tout en remerciant « le peuple sénégalais pour son soutien constant ». Il a également eu un mot particulier pour sa famille, ses avocats et ses collaborateurs politiques, avant d’adresser un remerciement appuyé à Barthélemy Dias, qu’il a décrit comme « le maire légitime de Dakar », pour sa présence et son soutien moral.

Confiant en la justice de son pays, l’ancien ministre dit attendre « la victoire finale », convaincu que la vérité finira par triompher. Dans un ton empreint de spiritualité, il a conclu en priant « pour que la main de Dieu s’abatte sur tout coupable, quel qu’il soit, y compris sur [lui-même] si une seule fois [il a] été complice de torture ou de tuerie ».

Cette affaire, qui continue de susciter de vifs débats dans l’opinion publique, relance la question de l’implication de certains anciens responsables politiques dans des pratiques répressives dénoncées par plusieurs organisations de défense des droits humains. L’enquête suit son cours au niveau de la Section de recherches, et les prochains développements seront déterminants pour la suite du dossier.

Litige foncier à Ndiakhirate : les héritiers Ndiagne Faye accusent le maire Alpha Bocar Khouma de violation d’un arrêté préfectoral, ce dernier dément toute irrégularité

Le différend foncier autour du vaste terrain de 140 hectares dénommé « Khalou Dioula » à Ndiakhirate, dans la commune de Sangalkam, refait surface et prend une tournure plus tendue. Les héritiers de Ndiagne Faye pointent du doigt le maire de la localité, Alpha Bocar Khouma, qu’ils accusent d’avoir relancé des opérations d’attribution foncière en dépit d’une mesure préfectorale suspendant toute activité sur le site. Le maire, lui, rejette fermement ces accusations et assure agir dans la légalité.

Face à la presse, les descendants de Ndiagne Faye ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « voie de fait » de la part du maire. Selon leur porte-parole, Mamadou Diop Thioune, l’édile aurait « outrepassé les décisions administratives » en poursuivant des démarches de régularisation malgré l’arrêté préfectoral en vigueur. « Cette attitude constitue un mépris total de la loi et des autorités administratives », a-t-il martelé, rappelant que le préfet avait convoqué une réunion ayant débouché sur la suspension immédiate de toutes les activités liées au site litigieux.

Les héritiers affirment en outre que des études techniques avaient déjà tranché la question. « Sous la supervision de l’ancien sous-préfet Marcel Thiaw et avec l’appui des directions du Cadastre et de l’Urbanisme, il a été établi que les documents invoqués par la mairie étaient irréguliers », a expliqué le porte-parole. Les plaignants réclament aujourd’hui une intervention directe de l’État pour que justice soit rendue et que la famille Ndiagne Faye soit « rétablie dans ses droits légitimes ».

Interrogé par la presse, le maire Alpha Bocar Khouma a répliqué avec fermeté, récusant toute idée de violation de la loi. « Khalou Dioula est un site de 140 hectares dont la régularisation m’a été confiée. Il n’y a aucune infraction de ma part. Nous attendons la signature du gouverneur pour finaliser la délibération à transmettre à la Présidence », a-t-il déclaré.

Le maire a toutefois tenu à préciser qu’il existe un autre site de 15 hectares sur lequel des travaux sont effectivement en cours, mais de manière totalement légale. « Ce terrain fait l’objet d’un lotissement autorisé depuis 2009. J’ai donc le droit d’y intervenir dans le cadre d’une procédure régulière », a-t-il soutenu.

Alpha Bocar Khouma a aussi cherché à désamorcer la polémique, affirmant qu’« aucun contentieux n’oppose » la mairie à la famille Ndiagne Faye. Selon lui, son équipe n’a fait que poursuivre un processus administratif entamé bien avant son arrivée à la tête de la commune. « Je n’ai fait que continuer le travail initié sous le magistère de l’ancien maire Oumar Guèye », a-t-il insisté.

Ce nouvel épisode du litige foncier de Khalou Dioula relance le débat sur la gestion des terres dans la grande banlieue dakaroise, où les tensions entre collectivités locales, héritiers terriens et services de l’État se multiplient. Alors que les héritiers réclament la restitution de leurs terres, le maire invoque la continuité administrative et la régularisation foncière. En attendant une décision des autorités préfectorales ou judiciaires, la situation demeure explosive à Ndiakhirate, où les populations suivent de près l’évolution de ce dossier emblématique des conflits fonciers récurrents dans la région de Dakar.

Dakar : le Gouverneur Ousmane Kane rappelle à l’ordre sur l’organisation des cérémonies familiales sur la voie publique

Le Gouverneur de la région de Dakar, Ousmane Kane, a réagi fermement ce mardi 7 octobre 2025 face à la multiplication des cérémonies familiales et traditionnelles organisées sur la voie publique sans autorisation. Dans un communiqué officiel rendu public, il a exprimé sa préoccupation concernant cette pratique devenue courante dans la capitale, notamment à l’occasion de baptêmes, mariages ou autres événements festifs.

Ces manifestations, selon le communiqué, provoquent régulièrement des perturbations de la circulation, des nuisances sonores et des risques accrus pour la sécurité publique. Le Gouverneur souligne que la voie publique n’est pas un espace privé, mais un lieu destiné à la libre circulation des personnes et des biens. Il rappelle que son utilisation à des fins particulières ne peut se faire qu’à titre exceptionnel et dans le strict respect des procédures légales prévues par la réglementation en vigueur.

Ousmane Kane précise que toute occupation de la voie publique, quel qu’en soit le motif, doit faire l’objet d’une déclaration préalable auprès de l’autorité administrative compétente, au moins trois jours avant la date prévue pour l’événement. Cette exigence vise à permettre aux services de l’État et aux forces de sécurité de prendre les dispositions nécessaires pour encadrer ces rassemblements et prévenir tout désordre.

Dans son communiqué, le Gouverneur attire également l’attention sur l’usage abusif des sonorisations lors de ces cérémonies. Il rappelle que toute installation d’un système sonore sur la voie publique est soumise à une autorisation spéciale. Cette mesure, selon lui, permet de préserver la tranquillité des riverains et d’éviter les débordements souvent constatés lors de ces manifestations.

Ousmane Kane met en garde contre toute violation de ces règles. Il avertit que les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par la loi, notamment l’interruption immédiate de la cérémonie, la saisie du matériel utilisé et d’éventuelles poursuites judiciaires. L’autorité administrative indique que ces sanctions ne visent pas à restreindre les libertés, mais à garantir la sécurité collective, la quiétude publique et une cohabitation harmonieuse entre les usagers de l’espace urbain.

Le Gouverneur a également lancé un appel au civisme et à la responsabilité de tous. Il a exhorté les citoyens à adopter un comportement respectueux des lois et à comprendre que la préservation de l’ordre public relève d’une responsabilité partagée. Selon lui, l’occupation anarchique de la voie publique pour des cérémonies privées nuit à la mobilité urbaine, met en danger les usagers de la route et crée des tensions inutiles dans les quartiers résidentiels.

Enfin, Ousmane Kane a demandé aux Préfets, Sous-préfets, Maires, Délégués de quartier et forces de sécurité de veiller à l’application stricte de ces dispositions sur l’ensemble du territoire régional. Il souhaite ainsi mettre fin à une pratique devenue récurrente, où les rues se transforment en lieux de réjouissance, au détriment du respect des normes et de la sécurité publique. Cette sortie du Gouverneur intervient dans un contexte où les autorités cherchent à réorganiser l’espace urbain de Dakar et à rappeler aux citoyens la nécessité d’un usage responsable de la voie publique.

Abdou Nguer confronté à une nouvelle procédure judiciaire

En détention depuis le 20 mai 2024, le chroniqueur de la SenTV, Abdou Nguer, voit sa situation judiciaire se compliquer avec l’ouverture d’un nouveau dossier. Déjà inculpé pour diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l’État et apologie d’un crime ou délit, le journaliste fait désormais face à une procédure distincte, sans lien avec l’affaire principale qui est toujours en cours d’instruction.

Selon des informations relayées par MF Info, le jugement concerne un différend l’opposant à un enseignant qui l’a poursuivi pour diffamation. Initialement programmé à une date antérieure, ce procès a été renvoyé et se tiendra finalement ce mercredi 8 octobre 2025 devant le tribunal compétent.

Cette nouvelle affaire vient s’ajouter à une situation déjà délicate pour Abdou Nguer, qui devra désormais répondre de deux procédures distinctes. Les observateurs craignent que ces nouvelles charges ne viennent alourdir davantage son cas, déjà sensible au regard de l’opinion publique et du contexte judiciaire dans lequel il se trouve.

À Sédhiou, un descendant du roi baïnouck réclame une rue en hommage à Ngana Sira Banna Biaye

À Birkama, ancienne capitale du royaume baïnouck dans la région de Sédhiou, la mémoire du roi Ngana Sira Banna Biaye refait surface. Nouah Biaye, l’un de ses descendants directs, a lancé un appel aux autorités administratives et politiques de Sédhiou et de la commune de Djibanar afin qu’une rue de la ville porte désormais le nom de cet illustre souverain, symbole de résistance et de sagesse dans l’histoire des Baïnoucks.

« Ngana Sira Banna Biaye a marqué l’histoire de notre peuple. Il a su préserver notre identité et défendre notre territoire. Aujourd’hui, il est temps que son nom retrouve la place qu’il mérite dans notre mémoire collective », a déclaré M. Biaye lors d’un entretien avec notre rédaction.

Le roi Ngana Sira Banna Biaye, figure respectée du peuple baïnouck, a régné à une époque où Birkama était un centre politique et culturel florissant. Son règne fut notamment marqué par des alliances stratégiques, la défense des terres face aux incursions étrangères et la promotion d’une gouvernance fondée sur la concertation entre les clans.

Pour son descendant, la demande de baptiser une rue à son nom dépasse le simple symbole : « C’est une manière de réhabiliter un pan méconnu de l’histoire du Sénégal et de renforcer la fierté identitaire des jeunes générations. Nos enfants connaissent les noms des rois d’ailleurs, mais pas ceux de nos propres ancêtres. Donner le nom de Ngana Sira Banna Biaye à une rue, c’est rendre justice à notre histoire », a-t-il conclu.

Dakar : le compteur « Woyofal » plonge les ménages dans la détresse

Dans les foyers de Dakar, l’électricité est devenue un véritable casse-tête quotidien. Depuis l’installation du compteur prépayé « Woyofal », censé simplifier la gestion de la consommation et soulager les ménages, les plaintes ne cessent de s’accumuler. Recharges qui s’épuisent à une vitesse inexplicable, montants en hausse constante, factures devenues insupportables : un sentiment d’injustice et d’incompréhension gagne les consommateurs, rapporte L’Observateur.

À la Médina, l’une des zones les plus densément peuplées de la capitale, Rackiy Sow vit cette situation avec amertume. Mère de famille, elle supporte seule les charges d’un foyer nombreux. Dans son salon faiblement éclairé, elle fixe avec anxiété le compteur « Woyofal » qui émet un bip régulier. « C’est devenu mon cauchemar », confie-t-elle à L’Observateur. « Chaque fois qu’on parle de courant, j’ai des palpitations. Je n’arrive plus à comprendre la vitesse à laquelle le crédit disparaît. »

Elle se souvient d’un exemple précis : le 1er septembre, après une recharge, son compteur affichait 154 kWh. Quelques semaines plus tard, pour la même somme, il n’en indiquait plus que 103. « C’est incompréhensible. On se prive, on fait attention, mais la consommation augmente comme si quelqu’un tirait dessus en douce. C’est une succession de désillusions », soupire-t-elle.

Son témoignage fait écho à celui de nombreux Dakarois, tous confrontés à la même énigme énergétique. Omar Mbaye, un jeune habitant de Colobane, raconte lui aussi son désarroi : « Avant, avec 200 francs, on pouvait avoir près de 200 kWh. Aujourd’hui, on n’atteint même plus 170. Et pourtant, je n’ai rien changé dans ma consommation. » Il se souvient de sa dernière recharge : « Le 30 septembre, j’ai mis 500 francs. Le lendemain, à 17 heures, le voyant rouge s’est rallumé. Six jours plus tard, le compteur affichait à peine 103 kWh. Je ne comprends plus rien. »

Ces témoignages illustrent une tendance lourde : la hausse des coûts de l’électricité est devenue une réalité dans la capitale. Ce qui devait être un outil de transparence et d’autonomie est désormais perçu comme une source d’angoisse. Selon L’Observateur, la plupart des usagers dénoncent un système de tarification opaque et une consommation devenue imprévisible. Plusieurs affirment ne plus pouvoir anticiper leurs dépenses énergétiques, ce qui bouleverse l’équilibre économique des ménages.

« Tout est cher aujourd’hui, même l’électricité », lâche Omar avec résignation. « Avant, on pouvait planifier nos dépenses. Maintenant, le courant n’est plus bon marché. Les factures sont insupportables, tout comme le coût des appareils électroménagers. »

Dans les quartiers populaires comme dans les zones plus aisées, le sentiment est le même : le compteur « Woyofal », initialement présenté comme un progrès, symbolise désormais une nouvelle forme de précarité énergétique. Les foyers se sentent démunis face à un système qu’ils jugent injuste, sans explication claire ni accompagnement des autorités.

Pour l’heure, la Senelec et les pouvoirs publics restent discrets face à cette vague de mécontentement. Aucune mesure concrète n’a été annoncée pour apaiser la colère des consommateurs ou clarifier les modalités de tarification. En attendant, des milliers de familles continuent de voir leur crédit s’évaporer jour après jour, impuissantes, au rythme des bips stridents de leur compteur « Woyofal ».

Kaffrine : des kits scolaires pour endiguer l’abandon scolaire

Alors que la région de Kaffrine affiche des indicateurs éducatifs préoccupants, avec un taux d’achèvement au primaire parmi les plus bas du pays selon les dernières statistiques du ministère de l’Éducation nationale, l’Association « Solidarités et Partages Citoyens » intervient à point nommé à travers une vaste distribution de fournitures scolaires.

Dans cette région où près de 45 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, selon les chiffres de l’ANSD, la rentrée scolaire représente un défi financier de taille pour de nombreuses familles. C’est dans ce contexte que l’association a remis 207 kits scolaires complets, apportant un soutien concret et salutaire aux parents les plus démunis.

« Les conditions socio-économiques dans notre région créent des obstacles majeurs à la scolarisation, particulièrement pour les filles », explique Anta Ndao, présidente de l’association. « Notre action vise à briser ce cycle de précarité éducative en permettant aux enfants de démarrer l’année scolaire dans des conditions dignes. Nous voulons contribuer à leur développement personnel afin d’en faire des citoyens actifs et responsables. »

Au-delà du volet éducatif, l’organisation a également distribué 30 fauteuils roulants, 20 béquilles ainsi que des enveloppes d’un montant global de 200 000 francs CFA destinées aux personnes âgées, reconnaissant que la précarité des aînés pèse souvent sur la scolarité des plus jeunes.

Face à un système éducatif qui peine à retenir ses élèves — les derniers rapports indiquent que seulement trois enfants sur dix achèvent le cycle secondaire dans la région — cette initiative citoyenne apparaît comme une véritable bouffée d’oxygène pour une communauté éducative en quête de solutions durables.

Alors que Kaffrine continue de lutter contre les inégalités scolaires, de telles actions rappellent l’urgence de renforcer les partenariats entre acteurs publics et associatifs afin de garantir le droit fondamental à l’éducation pour tous les enfants de la région.

Ousmane Sonko appelle à un modèle africain de développement fondé sur la bonne gouvernance et l’ancrage culturel

Lors d’un panel consacré à la souveraineté, tenu mardi en marge du Forum Invest in Sénégal (Fii Sénégal) à Diamniadio, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a livré un plaidoyer fort pour la refondation du modèle de développement africain. Devant un public composé de responsables politiques, d’experts économiques et d’investisseurs internationaux, il a défendu l’idée d’une voie africaine du progrès, construite à partir des réalités locales et portée par la bonne gouvernance.

En présence de ses homologues du Niger et du Burkina Faso, M. Sonko a affirmé que l’Afrique devait s’affranchir des modèles importés pour bâtir sa propre trajectoire. Selon lui, les nations africaines doivent puiser dans leurs identités culturelles, leurs ressources internes et leurs expériences historiques pour concevoir un modèle endogène et durable. « Les mêmes méthodes qui ont marché ailleurs, basées sur la bonne gouvernance et le retour à l’identité culturelle propre à chaque peuple, peuvent également inspirer l’Afrique dans sa quête d’un développement autonome », a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement sénégalais a ainsi appelé à la mise en place d’un modèle économique inspiré des réussites occidentales et asiatiques, tout en respectant les spécificités africaines. Ce modèle, a-t-il expliqué, doit s’appuyer sur une gestion rigoureuse des finances publiques, une exploitation transparente des ressources naturelles et une discipline budgétaire stricte. Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité d’un « train de vie de l’État aligné sur les capacités économiques réelles des pays africains », estimant qu’un État exemplaire dans la gestion de ses dépenses est une condition essentielle pour asseoir la crédibilité et l’efficacité de ses politiques publiques.

Dans un ton à la fois pragmatique et ambitieux, le Premier ministre a aussi plaidé pour un repositionnement de l’Afrique dans l’économie mondiale à travers la promotion de l’investissement direct étranger. Il a invité les investisseurs présents au forum à rejoindre le Sénégal et l’Afrique dans une logique de partenariat équitable : « Nous avons un cadre incitatif, venez investir avec nous dans une logique de partenariat gagnant-gagnant », a-t-il lancé. Pour lui, il est temps de rompre avec « la dépendance excessive à une certaine dette extérieure » et d’encourager les partenariats productifs au service de la souveraineté économique.

Ousmane Sonko n’a pas manqué de dénoncer les déséquilibres persistants dans les relations internationales, pointant du doigt une asymétrie flagrante entre la libre circulation des ressources naturelles africaines et les restrictions imposées à la circulation des personnes. Il a souligné que les injustices extérieures ne sauraient occulter les responsabilités internes : les dirigeants africains doivent, selon lui, reconnaître leur part dans le bradage des ressources du continent et adopter un « courage politique réel dans les prises de décisions stratégiques », même lorsqu’elles sont impopulaires.

Le Premier ministre a enfin exprimé son inquiétude face à ce qu’il qualifie d’« usage dévoyé » de la connectivité en Afrique. Il a regretté que les outils numériques, au lieu de servir de leviers pour l’éducation, l’innovation et la coopération, soient trop souvent utilisés pour propager des discours de haine et de division. « La connectivité est souvent détournée vers des discours de haine et de division, au détriment d’un engagement constructif pour le progrès commun », a-t-il déploré.

En conclusion, le message d’Ousmane Sonko au forum Invest in Sénégal résonne comme un appel à la responsabilité collective et à la renaissance du continent. À travers sa vision, il invite les Africains à repenser leur rapport au développement, à l’économie mondiale et à leur propre souveraineté, dans un esprit de discipline, d’unité et de confiance en leurs propres capacités.

MEN/Rentrée scolaire : Visite du Ministre GUIRASSI…

‎À l’occasion de la rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a effectué ce lundi 6 octobre 2025, une visite dans plusieurs écoles et établissements scolaires de la région de Dakar une occasion de d’apprecier la mobilisation des enseignants et les encourager dans leur mission.
‎Commencant de la Case des Tout-petits de Mermoz au lycée Galandou Diouf, en passant par l’école Sainte-Bernadette, Pikine pour finir au lycée Moderne de rufisque, le ministre a tenu à féliciter les enseignants pour leur engagement et leur sens du devoir. Il a rappelé le rôle déterminant qu’ils jouent dans la formation du capital humain, socle du développement national.
‎Au-delà des encouragements, Moustapha Guirassy a appelé ses « soldats » de l’éducation à faire preuve de créativité et d’imagination dans l’accomplissement de leur mission pédagogique. « L’école doit rester un espace vivant, ouvert et inspirant, où chaque enseignant apporte une valeur ajoutée à la réussite des élèves », a-t-il déclaré.
‎Le ministre est aussi revenu sur la décision d’interdiction du téléphone portable au sein des établissements .
‎ »ces décisions vont dans le sens de protéger nos enfants contre toutes formes de menace pouvant sapée sa concentration et son dévouement aux études ».

MEN/Rentrée scolaire : Visite du Ministre GUIRASSI...

Kaolack – Installation du colonel Massamba Thiam à la tête de la zone militaire n°3

La cour d’honneur du camp militaire de Kaolack a vibré, ce mardi 7 octobre 2025, au rythme solennel de la cérémonie d’installation du nouveau commandant de la zone militaire n°3, le colonel Massamba Thiam. En présence de nombreuses autorités civiles et militaires, l’événement a marqué une étape importante dans la vie de cette unité stratégique des Forces armées sénégalaises.

« Je me réjouis de ma désignation à ce poste par le Chef d’État-Major général des Armées. Je rappelle que je suis du terroir. La zone militaire n°3, que j’ai l’honneur de commander, présente plusieurs défis liés à son étendue, à la gestion de la frontière, à la sécurisation des îles du Saloum, à l’exploitation illégale des ressources naturelles, ainsi qu’à la complexité de l’environnement sécuritaire sous-régional. Mais je peux vous assurer que la zone militaire n°3 (Kaolack, Fatick et Kaffrine) dispose de moyens humains et matériels pour relever tous ces défis », a déclaré le colonel Massamba Thiam.

Poursuivant son allocution, le nouveau commandant a insisté sur la nécessité d’une posture d’anticipation et de réaction rapide :

« Grâce à cette approche, nous pourrons défendre efficacement l’intégrité territoriale de nos zones d’action et, en liaison avec les autres forces de défense et de sécurité, garantir la protection des populations et de leurs biens contre toutes les formes de menaces. »

Le colonel Thiam a également souligné que son action s’inscrira dans une logique de complémentarité et de synergie avec l’ensemble des forces de défense et de sécurité, tout en appelant à une collaboration étroite avec les acteurs locaux.

« Vous pourrez compter sur le soutien constant des autorités administratives, territoriales et religieuses, mais aussi sur l’adhésion des populations, qui sont au cœur du véritable enjeu de la sécurité », a-t-il rappelé.

En conclusion, le colonel Massamba Thiam a réaffirmé sa disponibilité et son engagement à œuvrer avec l’ensemble des acteurs des régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine pour le succès de la sécurité globale et la consolidation de la paix.

Invest in Sénégal 2025 : Bassirou Diomaye Faye dévoile sa vision d’un Sénégal souverain et transparent

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a ouvert ce mardi le Forum Invest in Sénégal 2025 par un discours fort et mesuré qui a captivé un auditoire composé de chefs d’État africains, d’investisseurs et de partenaires internationaux. Sous les yeux du Premier ministre Ousmane Sonko, le chef de l’État a livré un message empreint de sérénité et de fermeté, posant les jalons d’une nouvelle gouvernance axée sur la souveraineté nationale, la transparence et l’unité du pays.

Dans une ambiance solennelle, Diomaye Faye a déroulé une vision claire : celle d’un Sénégal tourné vers l’action et la responsabilité. « Nous voulons désormais transformer les promesses en engagements », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de bâtir un développement fondé sur les ressources locales et la participation citoyenne. Le président a rappelé que l’objectif de son gouvernement est de consolider la stabilité politique tout en amorçant une rupture maîtrisée avec les pratiques du passé.

Face à un parterre d’investisseurs venus de tous les horizons, le chef de l’État a voulu rassurer : la stabilité institutionnelle du Sénégal reste intacte, mais la gouvernance changera de cap. « La gouvernance transparente et la lutte contre la corruption sont au cœur de notre agenda national », a-t-il martelé, déclenchant une salve d’applaudissements. Pour Diomaye Faye, la transparence n’est pas un simple mot d’ordre, mais une condition sine qua non pour regagner la confiance des citoyens et des partenaires économiques.

Le président a également insisté sur la nécessité de repenser le modèle de croissance du pays, en privilégiant les investissements productifs et les chaînes de valeur locales. Cette orientation, selon lui, doit permettre de réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur et de faire du Sénégal un pôle économique fort, capable d’attirer les capitaux tout en préservant sa souveraineté.

Ce premier grand discours économique du mandat de Diomaye Faye marque une étape symbolique. En quelques phrases, le président a tracé les contours d’un nouveau contrat de confiance entre l’État, le secteur privé et la société. À travers son ton posé et son message clair, il a voulu incarner une rupture générationnelle, celle d’un leadership fondé sur l’éthique, la rigueur et la responsabilité.

Le Forum Invest in Sénégal 2025, qui réunit pendant trois jours décideurs, entrepreneurs et bailleurs de fonds, s’annonce comme un moment clé pour repositionner le pays sur la carte des destinations économiques africaines. Et le discours d’ouverture du président Faye a donné le ton : le Sénégal veut désormais écrire son avenir en toute souveraineté, avec lucidité et ambition.

Tentative de cambriolage avortée à Trans-Express : la police de Bel-Air déjoue un plan millimétré

Une nuit qui aurait pu tourner au désastre pour la société Trans-Express s’est finalement conclue par un véritable coup de maître policier. Selon des informations rapportées par L’Observateur, un gang bien organisé a tenté de cambrioler le dépôt de marchandises de l’entreprise, avant d’être stoppé net par une intervention rapide et ingénieuse des agents du commissariat de Bel-Air.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du week-end dernier, vers 3h40 du matin. Profitant du calme de la nuit, plusieurs individus lourdement équipés ont entrepris de pénétrer dans le dépôt de Trans-Express. Ils ont ouvert une brèche dans le mur de sécurité du site, signe d’une opération soigneusement planifiée. Une fois à l’intérieur, le groupe a commencé à charger des sacs de sucre dans deux véhicules : une Peugeot 407 et un fourgon Boxer.

En quelques minutes, les malfaiteurs avaient déjà réussi à emporter 18 sacs de sucre, semblant exécuter leur plan sans accroc. Mais leur opération allait prendre une tournure inattendue.

Alors qu’ils s’affairaient encore sur les lieux, la patrouille de routine du commissariat de Bel-Air est passée à proximité. Les policiers ont aussitôt repéré des mouvements suspects et ont décidé de vérifier. Pris de panique, les malfaiteurs ont tenté de fuir dans l’obscurité.

La plupart d’entre eux ont réussi à s’échapper, mais Moussa K., âgé de 35 ans, n’a pas eu la même chance. Après une brève poursuite, il a été maîtrisé et arrêté sur place.

Plutôt que de clore l’opération, les policiers ont décidé de tendre un piège aux complices encore en cavale. Ils ont volontairement laissé la Peugeot 407 sur les lieux du cambriolage, convaincus que son conducteur reviendrait la récupérer. L’intuition s’est révélée payante.

Vers 10h30 du matin, un individu s’est discrètement présenté sur le site, tentant de récupérer la voiture laissée sur place. Mais à peine arrivé, il a été encerclé et interpellé par les agents de sécurité de Trans-Express, qui agissaient en parfaite coordination avec la police.

Grâce à cette stratégie, deux suspects ont été arrêtés et placés en garde à vue. Ils ont ensuite été déférés au parquet pour vol aggravé et association de malfaiteurs. Les enquêteurs du commissariat de Bel-Air, épaulés par la Division des Investigations Criminelles (DIC), poursuivent leurs recherches afin d’identifier et de localiser les autres membres du gang, toujours en cavale.

Les forces de l’ordre ont saisi et placé sous scellés les 18 sacs de sucre retrouvés ainsi que les deux véhicules utilisés lors de la tentative de cambriolage. Ces éléments constituent des pièces à conviction essentielles dans la suite de l’enquête.

Grâce à la vigilance et à la réactivité des policiers de Bel-Air, la société Trans-Express a échappé de peu à un important préjudice financier. Cette intervention rapide rappelle l’efficacité des forces de sécurité locales face à la montée des cambriolages nocturnes dans la capitale.

Le Collectif pour la Défense de la Cohésion Nationale dénonce la libération de Ngoné Saliou Diop et interpelle les autorités

Le Collectif pour la Défense de la Cohésion Nationale (CDCN) a exprimé, ce mardi, sa « profonde surprise » et son « incompréhension » après la libération de la chroniqueuse Ngoné Saliou Diop par la Division Spéciale de la Cybercriminalité (DSC). Dans un communiqué parvenu à la rédaction de PressAfrik, le collectif juge cette décision « incompréhensible et contraire aux principes d’égalité devant la loi ».

Cette réaction fait suite à l’audition et à la remise en liberté, lundi, de la chroniqueuse de Sans Limites TV, poursuivie à la suite de plusieurs plaintes pour « injures publiques et atteinte à l’honneur de la communauté Pulaar ». Après plusieurs heures d’interrogatoire à la DSC, Ngoné Saliou Diop avait retrouvé la liberté avant de publier un message sur les réseaux sociaux pour remercier ses soutiens, suscitant de nouvelles réactions sur Internet.

Pour le CDCN, cette libération, malgré « la gravité des propos tenus publiquement à l’encontre de la communauté Foulbé », soulève de « sérieuses interrogations sur la volonté des autorités compétentes de protéger la cohésion nationale et le vivre-ensemble ». Le collectif estime qu’une telle décision envoie un signal négatif dans un contexte où les discours discriminatoires se multiplient sur les réseaux sociaux, mettant à mal la paix sociale.

Le communiqué du collectif pointe également la responsabilité du ministère public, qu’il accuse d’inaction. Le CDCN déplore que « le procureur de la République, qui n’a pas jugé utile de s’autosaisir dès l’éclatement de cette affaire, semble désormais considérer que ces propos ne présentent pas de caractère de gravité ni de trouble à l’ordre public ». Une position que le collectif juge « dangereuse », car elle pourrait, selon lui, « créer un précédent préjudiciable dans la gestion des discours discriminatoires et des atteintes à la cohésion sociale ».

Cette affaire a profondément divisé l’opinion publique et enflammé les réseaux sociaux. Malgré les excuses publiques présentées par Ngoné Saliou Diop, une partie de la communauté visée a refusé de les accepter, estimant que les propos de la chroniqueuse avaient dépassé les limites de la liberté d’expression et entamé la dignité de nombreux citoyens.

Face à cette situation, le Collectif pour la Défense de la Cohésion Nationale a annoncé une série d’initiatives. Il demande à être officiellement informé des « motifs juridiques ayant conduit à la libération de Ngoné Saliou Diop », et interpelle les autorités sur la « nécessité de garantir l’égalité de tous les citoyens devant la loi ». Le CDCN rappelle par ailleurs que « la préservation de la cohésion nationale et du vivre-ensemble est un devoir civique », et réaffirme son engagement à défendre, « par toutes les voies légales et institutionnelles, l’unité nationale, la paix sociale et le respect mutuel entre communautés ».

En conclusion, le collectif appelle à une réponse ferme et équitable des institutions face aux dérives verbales susceptibles d’attiser les divisions communautaires. Pour lui, la cohésion nationale ne saurait être préservée sans une justice impartiale et une vigilance constante contre tout discours de haine.

Immeubles, villas, voitures… : la longue liste des biens de Madiambal Diagne saisis par la justice

L’étau judiciaire se resserre autour de Madiambal Diagne. Le président du Collège des juges d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF), le magistrat Idrissa Diarra, a adressé une délégation judiciaire à la Division des investigations criminelles (DIC) pour procéder à la saisie des biens du journaliste et de sa famille. Cette mesure concerne aussi bien les avoirs mobiliers et immobiliers que les comptes bancaires ouverts au nom de Madiambal Diagne, de son épouse Mabinta Diaby, et de leurs deux fils, Mouhamed et Serigne Saliou.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, plusieurs propriétés de valeur figurent sur la liste. Parmi elles, une luxueuse villa située à la cité Djily Mbaye, un immeuble de trois étages érigé à la cité Batrain, un autre à Yoff virage, ainsi qu’un imposant immeuble de seize niveaux en phase de finition, dressé sur la route du Monument de la Renaissance, au niveau de la Corniche-Ouest. Ces biens, considérés comme appartenant à Madiambal Diagne ou à des membres de sa famille, font désormais l’objet d’une mesure conservatoire dans le cadre de l’enquête financière en cours.

Le juge d’instruction a également ordonné la saisie des comptes bancaires détenus par Mabinta Diaby, notamment ceux ouverts à la CBAO, à la NSIA Bank et à UBA. Les banques concernées devront produire l’ensemble des relevés de comptes au nom de la dame Diaby, mais aussi ceux de son entreprise Bee Ingénierie, dirigée par leur fils Mouhamed Diagne. Dans la même logique, la DIC a reçu instruction de procéder à la saisie du véhicule de luxe de Mme Diaby, une Mercedes, considérée comme un bien acquis avec des fonds suspects.

Toujours selon la délégation judiciaire signée par le juge Idrissa Diarra, les enquêteurs disposent d’une large marge de manœuvre : ils peuvent entreprendre « tout acte dont l’initiative leur est laissée, à la seule condition de son intérêt à la présente délégation judiciaire ». Une formulation qui leur permet d’élargir le champ des investigations si des éléments nouveaux venaient à surgir.

Rappelons que Madiambal Diagne fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Le journaliste s’est enfui en France alors qu’il faisait l’objet d’une opposition de sortie du territoire, une mesure qu’il affirme n’avoir jamais été notifiée. Son départ précipité a été suivi de l’arrestation de plusieurs proches : son épouse, ses deux fils et un ami, Oumar Ibrahima Mbaye. Tous sont poursuivis pour association de malfaiteurs, escroquerie portant sur des deniers publics et blanchiment de capitaux commis par un groupe criminel organisé, avec usage des facilités offertes par une activité professionnelle.

Ces lourdes accusations trouvent leur origine dans un rapport de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières), qui a relevé des mouvements financiers jugés suspects. Le document met notamment en cause des transactions liées à un vaste programme de modernisation et de construction d’infrastructures judiciaires, d’un montant estimé à 250 milliards de francs CFA. Ce projet aurait servi de couverture à des détournements massifs de fonds publics.

L’affaire, désormais au cœur du Pool judiciaire financier, illustre la détermination des autorités à frapper fort contre les présumés détournements et pratiques de blanchiment dans les milieux politico-médiatiques. Pour l’heure, la traque des avoirs de Madiambal Diagne se poursuit, alors que la justice sénégalaise tente de mettre la main sur celui qui, depuis l’étranger, nie toute implication dans ce vaste scandale financier.

Le Cadre Tijaani « Wattu Sunu Diine » condamne fermement les propos jugés offensants de Sa Wolof

Le Cadre de Réflexion et d’Actions Tijaani « Wattu Sunu Diine » a fait part, ce lundi 6 octobre 2025, de sa profonde indignation à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle Abdoulaye Cissé, alias Sa Wolof, tient des propos jugés gravement offensants à l’encontre de Papa Moukhtar Kébé et du vénéré guide religieux Seydil Hadji Malick Sy.

Dans un communiqué transmis à la presse, les disciples de la Hadara Malickiya dénoncent une atteinte grave à la dignité et à la mémoire de leurs illustres guides spirituels, dont l’influence, rappellent-ils, transcende les générations et dépasse toute appartenance confrérique ou ethnique. Selon le collectif, Abdoulaye Cissé aurait manipulé un extrait d’une allocution de Papa Moukhtar Kébé, y ajoutant des commentaires jugés irrespectueux et déplacés, qui ont profondément choqué la communauté tidiane.

Le Cadre estime que cette sortie de Sa Wolof illustre une dérive préoccupante dans l’espace numérique sénégalais, où les réseaux sociaux deviennent le théâtre d’une instrumentalisation identitaire et religieuse. « Nous observons avec inquiétude une tendance croissante à transformer la fierté culturelle en hostilité ouverte envers d’autres communautés ou familles religieuses », déplore le communiqué, avant de mettre en garde contre les discours haineux et les dérives ethnicisées susceptibles de menacer la cohésion sociale et la paix civile.

Face à cette « désacralisation du religieux », le mouvement « Wattu Sunu Diine » condamne avec la plus grande fermeté les propos tenus par Sa Wolof et exige le retrait immédiat de la vidéo jugée offensante. Le Cadre appelle le procureur de la République à s’autosaisir du dossier et à engager des poursuites judiciaires pour que des sanctions exemplaires soient infligées à l’auteur.

Le collectif en appelle également à la responsabilité des plus hautes autorités du pays, notamment le président de la République, le Premier ministre, ainsi que les ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Communication. Il leur demande de veiller à la protection de la mémoire des guides religieux et à la préservation de la dignité des symboles spirituels qui constituent le socle moral de la nation sénégalaise.

En outre, « Wattu Sunu Diine » propose l’adoption d’un cadre législatif renforcé pour réguler les contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Cette réforme inclurait la création d’une autorité de régulation dédiée au numérique, ainsi qu’un dispositif juridique spécifique pour la protection des dignitaires religieux, comparable aux garanties prévues pour la figure du chef de l’État.

Le communiqué conclut en rappelant que « porter atteinte à nos guides revient à saper les fondements mêmes de notre société ». Le Cadre Tijaani réaffirme son engagement indéfectible envers la foi, la science et la paix, dans la droite ligne de l’héritage spirituel de Seydil Hadji Malick Sy, symbole de tolérance, de savoir et de cohésion nationale.

Secteur extractif : le Sénégal rend public le Registre des bénéficiaires effectifs, une avancée majeure pour la transparence

Le Sénégal franchit un cap décisif dans la gouvernance de ses ressources naturelles avec la publication officielle du Registre des bénéficiaires effectifs des entreprises opérant dans le secteur extractif. Cette initiative, portée par le Comité national de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (CN-ITIE Sénégal), marque une étape importante dans la mise en œuvre des principes de transparence et de redevabilité publique.

La mise à disposition de ce registre découle du décret n°2025-1354 du 27 août 2025, qui modifie le texte de 2020 relatif à la transparence dans les entreprises extractives. Ce nouveau dispositif met fin à la restriction d’accès imposée par l’ancien cadre réglementaire, lequel subordonnait la consultation des données à la justification d’un « intérêt légitime ». Désormais, tout citoyen peut consulter librement les informations relatives aux véritables détenteurs et bénéficiaires des sociétés actives dans le pétrole, le gaz et les mines.

Dans un communiqué transmis à la presse, le CN-ITIE a salué une avancée majeure pour la gouvernance économique du pays. « Ce registre public illustre la volonté ferme du gouvernement de préserver l’intérêt national et d’assurer une gestion responsable des ressources naturelles », souligne l’organisme.

Conformément à la Norme ITIE 2023, le registre fournit des données précises et actualisées : l’identité de la société, les noms et professions des bénéficiaires effectifs, leur nationalité, leur pourcentage de participation au capital ainsi que la date d’acquisition de leurs parts. Ces informations constituent un levier essentiel pour prévenir les conflits d’intérêts, lutter contre la fraude fiscale, le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites.

Au-delà de la simple publication, cette réforme vise à instaurer une culture de transparence durable dans la gestion des ressources naturelles. Elle permet également d’accroître la confiance du public et des partenaires techniques, tout en favorisant la participation active de la société civile et de la presse dans le contrôle citoyen.

« La transparence est la condition d’une exploitation équitable des ressources naturelles », rappelle le communiqué du CN-ITIE, qui salue l’« engagement renouvelé du Sénégal en faveur d’une gouvernance responsable et participative ». Cette réforme s’inscrit dans la droite ligne des orientations du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui a fait de la transparence et de la bonne gouvernance des ressources naturelles un axe majeur de son programme de réformes.

Le CN-ITIE considère la publication de ce registre comme un signal fort adressé à la communauté internationale, témoignant de la volonté du Sénégal d’instaurer un climat économique intègre et attractif. Le Comité invite enfin les institutions publiques, les entreprises et les organisations citoyennes à s’approprier cet outil, appelé à devenir un pilier central d’une gouvernance économique éthique, responsable et durable.

Crues à Bakel : 946 hectares inondés et 3 825 sinistrés, le gouvernement mobilise des vivres d’urgence

Les récentes crues enregistrées dans le département de Bakel, consécutives aux lâchers d’eau du barrage de Manantali, ont provoqué d’importants dégâts humains et matériels. Selon les autorités locales, près de 946 hectares de terres agricoles ont été submergés, affectant gravement les populations et les cultures de cette zone située à l’extrême est du pays.

Le préfet de Bakel, Daouda Sène, s’exprimant à l’issue d’une réunion du comité départemental de gestion des inondations et des catastrophes naturelles, a dressé un premier bilan alarmant. Il a indiqué que sept localités du département sont actuellement envahies par les eaux, contraignant de nombreuses familles à quitter leurs habitations. « À ce jour, nous avons recensé 200 familles sinistrées, soit un total de 3 825 personnes affectées par ces inondations », a déclaré le préfet dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Face à cette situation d’urgence, le gouvernement a rapidement réagi. Un premier lot de vivres et de matériel d’assistance a été acheminé vers la préfecture, sous la coordination du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Daouda Sène a salué la « promptitude » de la réponse gouvernementale, qui a permis la mise à disposition de denrées et produits de première nécessité au profit des familles touchées.

Selon les précisions du préfet, les secours comprennent notamment 10 tonnes de riz, 2 tonnes de sucre, 2 000 litres d’huile, 1 tonne de lait en poudre, 500 bouteilles d’eau, 200 kilogrammes de savon, 500 litres de javel, 10 motopompes d’une capacité de 50 mètres cubes par heure, 500 matelas, 1 000 litres de carburant et une enveloppe de 250 000 francs CFA destinée à la manutention. Ces vivres et équipements seront acheminés vers les zones inondées dès ce lundi.

« Le comité s’est réuni pour la répartition de ce don en prenant en compte la situation cas par cas. L’impact n’est pas le même d’une localité à une autre, et les membres ont jugé nécessaire de donner la priorité aux personnes déplacées et relogées dans les établissements scolaires », a expliqué le préfet.

Ces inondations, récurrentes dans la vallée du fleuve Sénégal, rappellent la fragilité de certaines zones face aux variations hydrauliques du bassin du fleuve, notamment lors des lâchers d’eau des barrages en amont. Les autorités locales poursuivent les opérations d’assistance et de recensement en attendant une évaluation plus complète des pertes agricoles et matérielles.

Sangomar et GTA : 2,89 millions de barils et 336 690 m³ de gaz naturel liquéfié produits en septembre 2025

Le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a rendu public le rapport de production du mois de septembre 2025 concernant les deux principaux projets pétroliers et gaziers du Sénégal, Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Ce document met en lumière la montée en puissance de la production nationale et confirme la dynamique positive observée depuis le début de l’exploitation de ces gisements stratégiques.

Selon le rapport, le champ pétrolier de Sangomar a enregistré durant le mois de septembre trois cargaisons de pétrole brut expédiées et commercialisées sur le marché international, représentant un volume cumulé de 2,89 millions de barils. Ce niveau de production confirme la stabilité des opérations et la fiabilité des installations mises en service depuis le premier semestre de l’année. Initialement, les projections pour 2025 tablaient sur une production annuelle de 30,53 millions de barils, mais les performances constatées ont conduit les autorités à revoir ces prévisions à la hausse, désormais estimées à 34,5 millions de barils. Cette révision traduit la robustesse des performances opérationnelles et la bonne productivité des puits de Sangomar.

Le document ministériel souligne également que les conditions techniques et logistiques du projet se sont considérablement améliorées depuis la phase initiale, grâce à une coordination étroite entre les opérateurs et les autorités nationales. La qualité du brut sénégalais, déjà reconnue sur les marchés, contribue à renforcer la compétitivité du pays comme nouvel acteur dans le secteur énergétique régional.

Concernant le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), le ministère annonce que deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) ont été produites et livrées durant le mois de septembre, pour un volume total de 336 690 mètres cubes. Ce chiffre marque une étape importante dans la phase de montée en charge du projet, qui vise à stabiliser la production avant une exploitation à plein régime dans les prochains mois.

Parallèlement, les opérations de mise en service se poursuivent à bord du navire FPSO (Floating Production Storage and Offloading), élément central du dispositif de production gazière. Les équipes techniques s’emploient à ajuster les paramètres de fonctionnement afin d’assurer une montée progressive et sécurisée de la capacité opérationnelle.

Ces résultats confirment la bonne trajectoire du Sénégal dans sa stratégie de valorisation des ressources naturelles. Avec Sangomar et GTA, le pays entre dans une nouvelle ère énergétique, marquée par l’exportation de volumes significatifs de pétrole et de gaz, tout en poursuivant les efforts de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion du secteur extractif.

Interpellation de Pape Malick Ndour à l’AIBD : l’ADHA exige des clarifications sur la base légale de l’interdiction de sortie du territoire

L’interpellation de Pape Malick Ndour, ancien ministre de la Jeunesse, à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) dans la nuit du 4 au 5 octobre 2025, continue de faire réagir. L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a, dans un communiqué publié ce lundi 6 octobre, exprimé sa vive préoccupation face à cette mesure qu’elle juge préoccupante pour les libertés publiques. L’organisation de défense des droits humains appelle les autorités à fournir des explications claires sur les circonstances de cette interpellation et sur la base légale de l’interdiction de sortie du territoire national (IST) imposée à l’ancien ministre.

Selon les déclarations de Pape Malick Ndour, recueillies lors d’un point de presse, il aurait été extrait de la salle d’embarquement après avoir accompli toutes les formalités administratives et de voyage. L’ancien ministre affirme qu’aucune notification officielle ou document écrit ne lui a été remis pour justifier cette interdiction, qu’il considère comme arbitraire. Il soutient par ailleurs avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires pour se rendre à l’étranger et évoque une violation du principe de privilège de juridiction réservé aux anciens membres du gouvernement.

Dans son communiqué, l’ADHA dit suivre avec une attention particulière cette affaire qu’elle juge révélatrice d’un possible dysfonctionnement dans l’application des règles de procédure. L’organisation avertit que, si les faits rapportés s’avéraient exacts, ils constitueraient une atteinte grave aux droits fondamentaux, notamment à la liberté de circulation, à la dignité de la personne et au droit à une procédure régulière. Toutefois, l’ADHA appelle à la prudence et rappelle que le respect de la présomption d’innocence reste un principe cardinal en droit sénégalais.

L’organisation invite les autorités judiciaires et administratives compétentes à faire preuve de transparence en publiant les éléments légaux justifiant la mesure d’interdiction de sortie du territoire. Elle appelle également les institutions nationales de contrôle et de défense des droits humains à veiller à la stricte application des garanties constitutionnelles et conventionnelles en la matière.

Par ailleurs, l’ADHA exhorte les citoyens et les acteurs politiques à s’abstenir de toute récupération partisane de cette affaire, afin de préserver la sérénité du débat public et de maintenir la confiance dans les institutions républicaines. Elle rappelle enfin son engagement constant à défendre les droits fondamentaux de tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance politique ou sociale.

Fidèle à sa ligne de défense des libertés, l’ADHA rappelle qu’elle s’était déjà mobilisée dans le passé pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme dans plusieurs affaires politiques sensibles, notamment celles concernant le leader Ousmane Sonko. L’organisation réaffirme ainsi son attachement à un État de droit fondé sur la transparence, l’équité et le respect des principes démocratiques.

Kaolack : la mairie lance une opération de nettoyage des écoles pour rendre effectif le concept « Oubi tey, diang tey »

Les autorités municipales de Kaolack ont lancé une vaste opération de nettoyage des écoles afin de rendre effectif le concept « Oubi tey, diang tey » (ouverture et démarrage immédiat des cours), initié par l’État du Sénégal.

« Nous avons initié cette opération il y a deux mois. Mais à l’approche de la rentrée des classes, nous avons jugé nécessaire de déplacer l’action des quartiers vers les établissements scolaires. L’objectif est de faire en sorte que le concept Oubi tey, diang tey soit une réalité dans la commune de Kaolack », a déclaré Yaye Astou Sarr, adjointe au maire et coordonnatrice de l’opération.

Après un état des lieux effectué avec les techniciens municipaux, les autorités ont constaté que certaines écoles sont entièrement inondées, tandis que d’autres présentent un état de délabrement nécessitant des interventions urgentes. Pour d’autres encore, un simple désherbage et un nettoyage suffisent, a précisé Mme Sarr.

Afin de mener à bien cette initiative, la mairie de Kaolack a mobilisé plusieurs partenaires, dont le Cadre de vie, la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED), les sapeurs-pompiers, le service d’hygiène et le génie militaire, pour appuyer les travaux dans les établissements scolaires.

Le maire de Kaolack, Serigne Mboup, a par ailleurs annoncé qu’un budget de 20 millions de francs CFA sera voté cette année et mis à la disposition des écoles, à travers les Comités de gestion des établissements (CGE). Ces fonds serviront notamment au paiement des factures d’eau et d’électricité ainsi qu’au gardiennage.

Les Associations sportives et culturelles (ASC), bénéficiaires de subventions municipales, sont également invitées à s’impliquer davantage dans la gestion des écoles et des affaires communautaires, plutôt que de se limiter à l’organisation de tournois de football.

Malgré ces efforts, à quelques jours de la rentrée prévue mercredi prochain, le concept « Oubi tey, diang tey » reste difficile à appliquer dans plusieurs établissements de la commune. Beaucoup d’écoles demeurent envahies par les eaux de pluie ou occupées par des sinistrés des inondations.

À Ngane Saer, l’école élémentaire éponyme est encore sous les eaux. La même situation prévaut à Gawane et Tabangoye.

Dans d’autres établissements moins touchés, le désherbage et le manque de mobilier scolaire demeurent les principaux défis à relever.

Le directeur de l’école El Hadji Amadou Cissé Sam 2, Serigne Bassirou Ndiaye, a ainsi lancé un appel pressant aux autorités pour la réfection des toitures endommagées pendant l’hivernage. Il plaide également pour le désherbage de la cour et la réhabilitation des tables-bancs afin d’accueillir les élèves dans des conditions acceptables.

Fin de l’impunité : Yassine Fall annonce une nouvelle ère de rigueur et de justice à Rebeuss

En visite ce lundi 6 octobre 2025 à la maison d’arrêt de Reubeuss, la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Yassine Fall, a tenu un discours fort empreint de fermeté et d’engagement. Face à la presse, elle a annoncé la fin de l’impunité pour tous ceux qui ont bafoué les principes fondamentaux de la justice, de la probité et de la sécurité. Cette visite, inscrite dans une démarche de réforme globale du système pénitentiaire sénégalais, a été l’occasion pour la ministre de réaffirmer la volonté du gouvernement de restaurer la confiance des citoyens dans l’appareil judiciaire.

« Les crimes de sang, les atteintes graves à l’intégrité physique ou à la vie, ainsi que les actes de prévarication sur les deniers publics, ne sauraient bénéficier d’aucune indulgence », a-t-elle martelé. D’un ton résolu, Yassine Fall a insisté sur la nécessité d’une répression “pleine, entière et assumée” contre tous ceux qui s’écartent des valeurs républicaines. Elle a souligné que l’État ne saurait tolérer aucune forme d’abus ou de laxisme dans l’application de la loi.

La ministre a également profité de sa visite pour s’entretenir avec les responsables de l’administration pénitentiaire et évaluer les conditions de détention des prisonniers. Consciente des difficultés liées à la surpopulation carcérale et aux conditions souvent déplorables dans les établissements pénitentiaires, elle a plaidé pour une approche plus humaine et réformatrice de la détention. « La prison ne doit plus être un lieu de désespoir, mais un lieu de réinsertion, d’espoir et de deuxième chance », a-t-elle déclaré avec conviction.

Selon Yassine Fall, le ministère de la Justice s’attèle à mettre en œuvre des réformes structurelles visant à humaniser la détention et à renforcer les programmes de réinsertion sociale. Elle a insisté sur l’importance d’offrir aux détenus des opportunités de formation, d’éducation et de réhabilitation, afin de faciliter leur retour à la vie active une fois leur peine purgée.

Cette visite à Reubeuss s’inscrit dans la continuité d’une série d’initiatives entreprises par la ministre pour moderniser la justice sénégalaise, renforcer la transparence dans la gestion publique et garantir l’égalité de tous devant la loi. Le message de Yassine Fall sonne ainsi comme une mise en garde ferme à l’endroit de ceux qui se croyaient jusque-là au-dessus des lois, tout en ouvrant une perspective nouvelle pour une justice plus équitable et plus humaine.

La ministre a conclu en réaffirmant la détermination du gouvernement à faire du respect des principes de justice et de probité un pilier incontournable du pacte républicain. Une déclaration qui marque un tournant décisif dans la lutte contre l’impunité et la volonté de bâtir un État de droit fort, juste et respecté.

Effondrement à Kaolack : deux morts et sept blessés graves, le récit du Commandant Eras Sambou

Un drame a frappé la ville de Kaolack, dans la soirée du dimanche, avec l’effondrement d’un immeuble à usage d’habitation de type R+2 situé au quartier Tabangoy. L’incident, survenu au cœur de la commune, a provoqué une vive émotion au sein de la population locale, alors que les sapeurs-pompiers s’activaient pour sauver des vies dans des conditions particulièrement difficiles.

Le Commandant Eras Sambou, chef du Groupement d’incendie et de secours n°3 de Kaolack, est revenu sur le déroulement des opérations et le bilan provisoire du sinistre. Selon lui, les secours ont été alertés peu après l’effondrement du bâtiment et se sont immédiatement déployés sur les lieux. « Les opérations de secours ont été aussitôt entreprises, ce qui nous a permis d’extraire neuf victimes, parmi lesquelles deux corps sans vie, malheureusement, et sept blessés graves », a-t-il déclaré. Toutes les victimes ont été évacuées d’urgence vers l’hôpital régional de Kaolack pour une prise en charge médicale.

Conscient de la gravité de la situation, un important dispositif humain et logistique a été mobilisé pour faire face à la catastrophe. Le Commandant Sambou a détaillé les moyens mis en œuvre par les sapeurs-pompiers : « Nous avons engagé un effectif de 60 sapeurs, parmi lesquels cinq officiers et une équipe de spécialistes en sauvetage-déblaiement venant de Dakar. » Cette mobilisation rapide a permis d’accélérer les interventions et de limiter les pertes humaines.

Sur le plan logistique, les secours ont déployé un arsenal impressionnant de matériel adapté aux opérations de sauvetage en milieu urbain. « L’opération a nécessité l’utilisation de quatre ambulances, dont deux du SAMU, un véhicule de secours routier, un camion grue, deux fourgons pompe-tonne, un camion de sauvetage-déblaiement, cinq véhicules d’intervention léger, un véhicule de liaison et de commandement, ainsi qu’une pelle mécanique », a précisé le Commandant Sambou.

Malgré les moyens déployés et les premières évacuations, les équipes de secours ont choisi de poursuivre les fouilles afin d’écarter tout risque de victimes supplémentaires. « Nous sommes en train de poursuivre les déblais pour plus de confirmation », a indiqué le chef des sapeurs-pompiers sur les ondes de iRadio, soulignant la prudence nécessaire dans ce type d’intervention où chaque minute compte.

Les habitants du quartier Tabangoy, encore sous le choc, se sont rassemblés autour du périmètre sécurisé pour assister aux opérations, entre espoir et désolation. Cet effondrement relance par ailleurs le débat sur la qualité des constructions dans plusieurs villes du pays, où les incidents de ce genre se multiplient ces dernières années.

Le communicateur traditionnel El Hadji Mansour Mbaye en visite au Pavillon spécial pour rencontrer Farba Ngom et Maodo Malick Mbaye

Le célèbre communicateur traditionnel El Hadji Mansour Mbaye s’est récemment rendu au Pavillon spécial de l’hôpital de Dakar, une unité médicale réservée aux détenus dont l’état de santé est jugé incompatible avec une détention en milieu carcéral. Selon des informations rapportées par le journal L’AS, cette visite avait pour but de rendre visite à deux proches de l’homme de culture : Farba Ngom et Maodo Malick Mbaye, actuellement sous mandat de dépôt dans le cadre de procédures judiciaires liées à la reddition des comptes.

Farba Ngom, député et ancien maire des Agnam, est par ailleurs le beau-fils d’El Hadji Mansour Mbaye. Quant à Maodo Malick Mbaye, ancien directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (ANEJ), il est son neveu. Tous deux sont impliqués dans des affaires distinctes portant sur la gestion de fonds publics, dans le cadre des enquêtes en cours sur la gouvernance des anciens responsables politiques et administratifs.

Le journal L’AS précise qu’à son arrivée au Pavillon spécial, El Hadji Mansour Mbaye a été chaleureusement accueilli par les autorités pénitentiaires. Ces dernières lui ont facilité les formalités nécessaires afin qu’il puisse rendre visite à ses parents détenus dans des conditions respectant les règles en vigueur.

Cette visite, au-delà de son caractère familial, a également une portée symbolique. En tant que figure respectée du patrimoine culturel et moral du Sénégal, El Hadji Mansour Mbaye a souvent joué un rôle de médiateur et de conseiller auprès des autorités comme des citoyens. Sa présence au chevet de ses proches témoigne d’un attachement profond aux valeurs de solidarité, de compassion et de respect des liens familiaux.

Le Pavillon spécial, où se sont déroulées ces visites, est une structure particulière du système pénitentiaire sénégalais. Il accueille des détenus nécessitant une prise en charge médicale spécifique, tout en maintenant un dispositif de surveillance et de sécurité adapté.

Kaolack : Deux morts et sept blessés graves dans l’effondrement d’une dalle à Taba Ngoye

Une tragédie a frappé le quartier Taba Ngoye, dans la commune de Kaolack, dans la soirée du dimanche 5 octobre. Une partie de la dalle d’un immeuble de deux étages (R+2) s’est effondrée alors qu’un mariage y était célébré, plongeant les habitants dans la stupeur et la désolation.

Selon le commandant Erasme Samb, chef du groupement d’incendie et de secours n°3 de Kaolack, les sapeurs-pompiers ont été alertés à 20h01. « Les groupements ont été immédiatement déployés et les opérations de secours ont aussitôt démarré », a-t-il déclaré. Après plus de cinq heures d’intenses recherches et de déblaiement des décombres, les secouristes ont réussi à extraire neuf personnes coincées sous la dalle.

Le bilan est lourd : deux morts et sept blessés graves. Les victimes ont été évacuées d’urgence vers l’hôpital régional de Kaolack pour une prise en charge médicale. « Malheureusement, nous avons retrouvé deux corps sans vie. Les sept autres personnes présentent des blessures graves, mais ont été rapidement prises en charge », a précisé le commandant Samb.

L’effondrement, survenu en pleine fête, a semé la panique dans le quartier. De nombreux habitants et témoins se sont précipités sur les lieux pour prêter main forte aux secouristes. Les causes exactes de l’incident ne sont pas encore connues, mais une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce drame.

Kaolack – Effondrement d’une dalle lors d’un mariage : entre fête et tragédie

Ce qui devait être un jour de joie s’est transformé en drame à Kaolack. Ce dimanche, au quartier Taba Ngoye, la dalle d’un immeuble de type R+2 s’est effondrée alors qu’un mariage y était célébré, plongeant la cérémonie dans le chaos et la désolation.

Selon les premières informations recueillies sur place, plusieurs dizaines de personnes participaient à la fête lorsque la dalle s’est brusquement affaissée, entraînant la chute d’invités pris au piège sous les décombres. Alertés, les sapeurs-pompiers ont rapidement déployé un important dispositif de secours pour tenter d’extraire les victimes.

Le bilan provisoire fait état de quatre morts et de plusieurs blessés, dont certains dans un état grave. Les blessés ont été évacués d’urgence vers l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack, où ils sont actuellement pris en charge. Les opérations de recherche se poursuivent sur le site, les secouristes redoublant d’efforts pour s’assurer qu’aucune personne ne reste coincée sous les gravats.

D’après les témoignages recueillis par notre reporter, l’immeuble concerné aurait subi des modifications structurelles au cours des derniers mois, ce qui pourrait avoir fragilisé la dalle. Des fissures auraient même été observées par certains voisins, sans qu’aucune mesure préventive ne soit prise.

Sur les lieux du drame, l’émotion était à son comble. Des cris, des pleurs et des scènes de panique ont accompagné les opérations de secours, tandis que les familles des victimes tentaient désespérément d’obtenir des nouvelles de leurs proches.

En attendant le bilan définitif, les autorités locales ont promis l’ouverture d’une enquête pour déterminer les causes exactes de cet effondrement tragique et situer les responsabilités.

Ce drame vient une fois de plus rappeler la nécessité d’un contrôle rigoureux des constructions et des travaux de modification dans les zones urbaines, où de nombreux immeubles échappent encore aux normes de sécurité établies.

Gandiaye / Kaolack : Plus de 500 personnes formées dans le cadre de la vision Sénégal 2050

Clap de fin, ce week-end, pour les « Vacances Coaching » de Gandiaye, dans le département de Kaolack. Cette initiative, portée par M. Matar Ndao, Directeur général de l’Agence nationale de l’État civil (ANEC), visait à renforcer les capacités des femmes afin de professionnaliser leurs activités génératrices de revenus.

L’événement a également été marqué par diverses animations, notamment la prestation de la fanfare de l’armée, des démonstrations d’arts martiaux en Viet Vo Dao, ainsi que des performances artistiques qui ont égayé le public venu de toute la région de Kaolack et d’ailleurs.

« Cette année, nous avons initié les Vacances Coaching Gandiaye, qui s’inscrivent dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, notamment l’axe Capital humain prôné par le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre Ousmane Sonko. Ces derniers ont instruit de mettre en avant la formation et le développement des compétences. C’est dans cette logique que, forts de notre expérience en formation bénévole, notamment à travers l’ANPEJ, nous avons matérialisé ce projet à Gandiaye », a expliqué Matar Ndao, Directeur général de l’ANEC.

Selon lui, le programme a porté sur trois modules principaux : un module comportemental, un module managérial et un module technique de production.

« Nous avons pris en charge l’intégralité des coûts liés à ces formations. C’est notre manière de contribuer à l’appel du Chef de l’État dans le cadre du référentiel 2050. Au total, 562 personnes ont été formées, et 256 attestations ont été délivrées aux bénéficiaires ayant complété l’ensemble du parcours », a-t-il précisé.

Les formations techniques ont porté notamment sur la transformation alimentaire, incluant la fabrication de sirop de bissap, de gingembre, ainsi que la production de produits javellisants.

Abordant enfin la problématique de l’état civil, M. Ndao a souligné son importance capitale dans la vie de chaque citoyen.

« L’état civil est à la base de toute existence légale et accompagne chaque individu tout au long de sa vie. Malheureusement, au Sénégal, de nombreux enfants scolarisés ne disposent pas d’extraits de naissance. Nous estimons à plus de 400 000 le nombre d’élèves concernés. Pour résoudre durablement ce problème, l’implication de tous les acteurs est indispensable », a-t-il conclu.

Mansour Faye à Saint-Louis : entre émotion, gratitude et message fort pour ses codétenus

Après plusieurs semaines passées à la prison de Reubeus, l’ancien ministre des Transports, Mansour Faye, a fait un retour triomphal dans sa ville natale de Saint-Louis. L’ex-beau-frère de l’ancien président Macky Sall a été accueilli en héros par une marée humaine de partisans, d’amis et de sympathisants venus lui témoigner leur affection et leur solidarité. L’émotion était palpable dans les rues de la vieille cité, où la foule scandait son nom, traduisant la profonde attache qui lie Mansour Faye à sa terre natale.

Dans un message publié sur sa page Facebook, l’ancien maire de Saint-Louis a exprimé toute sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu durant cette période difficile. « Saint-Louis reste ma ville de cœur, avec sa téranga légendaire », a-t-il écrit, visiblement touché par l’accueil chaleureux que lui ont réservé les siens. Mais au-delà de l’émotion, c’est un message fort que Mansour Faye a voulu adresser à ses codétenus encore derrière les barreaux.

Il a tenu à citer nommément plusieurs figures politiques, médiatiques et économiques encore détenues : Jérôme Bandiaky alias Sniper, Farba Ngom, Moustapha Diop, Lat Diop, Maodo Malick Mbaye, Papa Mahawa Diouf, ainsi que les chroniqueurs Badara Gadiaga et Abdou Nguer, sans oublier les « Gaindés Macky » et de nombreux hommes d’affaires. À tous, il a adressé un message d’encouragement et de solidarité, les invitant à garder foi et courage. « Tôt ou tard, ils sortiront de prison la tête haute », a-t-il lancé, sûr que la justice finira par triompher.

Reconnaissant envers son entourage, Mansour Faye a salué le travail remarquable de ses avocats, louant leur ingéniosité et leur professionnalisme. Il a également exprimé sa profonde reconnaissance envers les autorités religieuses et coutumières, les responsables politiques, les administratifs, sa famille et toutes les personnes venues des quatre coins du pays pour lui témoigner compassion et soutien.

Dans son message, l’ancien ministre n’a pas manqué d’adresser un appel solennel au pouvoir judiciaire, qu’il considère comme un pilier fondamental de la stabilité nationale. Il a exhorté les magistrats à veiller à ce que « l’injustice ne s’érige jamais en règle » et que le droit soit respecté dans toutes ses dimensions.

Kaolack – Le lycée Waldiodio Ndiaye choisi pour le lancement du programme de citoyenneté « Wadial Xaleyni »

La zone militaire n°3, en partenariat avec l’Inspection d’académie de Kaolack, a procédé ce samedi 4 octobre 2025 au lancement officiel de la phase pilote du mécanisme universel de renforcement de la citoyenneté et du patrimoine, baptisé « Wadial Xaleyni ». Le lycée Waldiodio Ndiaye de Kaolack a été choisi pour abriter cette première étape du programme.

Cette initiative ambitieuse vise à promouvoir l’éducation civique, la cohésion sociale et la valorisation du patrimoine culturel national auprès des jeunes générations.

« Nous sommes aujourd’hui au lycée Waldiodio Ndiaye de Kaolack, en compagnie de l’inspecteur d’académie, du proviseur du lycée ainsi que des membres des forces de défense et de sécurité, pour la cérémonie de lancement de la phase pilote du programme universel de citoyenneté dénommé Wadial Xaleyni », a déclaré le colonel Massamba Thiam, commandant de la zone militaire n°3 (Kaolack, Fatick et Kaffrine).

Le colonel Thiam a souligné l’importance de cette opération dans le cadre du concept « Uby Tey, Diang Tey », qui encourage la reprise immédiate des cours dès la rentrée.

« Nous voulons permettre aux apprenants de commencer les cours dans de bonnes conditions. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de venir accompagner l’équipe pédagogique, avec nos partenaires comme la SONAGED, pour nettoyer l’école et offrir un cadre sain aux élèves », a-t-il ajouté.

De son côté, l’inspecteur d’académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a salué l’engagement de l’armée aux côtés du système éducatif.

« Nous sommes très heureux d’être aux côtés du colonel commandant la zone militaire n°3 pour cette initiative développée par le ministère des Forces armées en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale. Wadial Xaleyni est un programme essentiel dans un contexte difficile, car il vise à remettre au cœur de notre société les valeurs civiques et morales qui fondent notre Nation. L’appui de l’armée est fondamental pour y parvenir », a-t-il déclaré.

L’inspecteur d’académie a également annoncé la poursuite des activités d’entretien au sein de l’établissement :

« Le ministère de l’Éducation nationale a compris la portée de cette démarche. Nous remercions le colonel pour sa disponibilité. Après le nettoyage de la cour, ces mêmes actions vont se poursuivre à l’intérieur des salles de classe », a précisé M. Diakhaté.

Avec ce lancement à Kaolack, le programme “Wadial Xaleyni” s’inscrit dans une dynamique nationale de réarmement moral, de civisme et d’engagement communautaire, plaçant les jeunes au centre de la construction d’un Sénégal plus propre et plus solidaire.

Sangalkam : tension autour des constructions illégales à Khalou Dioula.

À Khalou Dioula, un quartier en pleine expansion à Ndiakhirate dans la commune de Sangalkam, la tension est montée d’un cran. Des ouvriers surpris sur un chantier ont pris la fuite, abandonnant outils et matériels derrière eux. Une scène révélatrice du climat de confusion et de méfiance qui règne actuellement dans cette zone disputée.

‎Selon des témoignages recueillis sur place, le préfet du département a pris un arrêté interdisant toute activité de construction à Khalou Dioula, en attendant la clarification du statut juridique des terrains. Mais cette mesure semble largement ignorée.

‎« Le maire continue d’autoriser des travaux malgré la décision préfectorale », dénonce Mamadou Diop Thioune, porte-parole des familles Kheury Diène, Ndiagne Faye et consorts, qui revendiquent la propriété de plusieurs parcelles dans la zone.

‎Les plaignants pointent également du doigt le sous-préfet de Sangalkam, qu’ils accusent d’être trop complaisant avec le maire, aggravant ainsi le désordre foncier qui mine la commune depuis plusieurs années.

‎Face à ce qu’elles qualifient d’« injustice foncière », les familles concernées promettent de poursuivre leur combat jusqu’à la récupération de leurs terres. Elles interpellent les autorités de l’État pour faire respecter les décisions administratives et mettre fin à ce qu’elles considèrent comme une violation flagrante de la loi.

‎Un nouveau front s’ouvre donc à Sangalkam, déjà marquée par de nombreux litiges fonciers. Le dossier Khalou Dioula, explosif, pourrait bien raviver les tensions dans cette commune sous haute pression.

Sangalkam : tension autour des constructions illégales à Khalou Dioula.

Abidjan qui rit, Dakar qui rage : deux trajectoires économiques opposées sous la plume de Bachir Fofana

Alors que la Côte d’Ivoire reçoit les félicitations du Fonds monétaire international (FMI) pour la solidité de sa gouvernance économique, le Sénégal traverse une période de turbulences marquée par des incertitudes budgétaires et politiques. Dans une tribune au ton sans concession intitulée « Abidjan qui rit, Dakar qui rage », publiée cette semaine, le journaliste Bachir Fofana met en lumière le contraste saisissant entre la rigueur d’Abidjan et l’improvisation de Dakar.

Selon Bachir Fofana, la Côte d’Ivoire peut se féliciter de la validation par le FMI de la cinquième revue des programmes au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC) et de la Facilité élargie de crédit (FEC), ainsi que de la quatrième revue du Fonds pour la résilience et la durabilité (FRD). Cette approbation ouvre la voie à deux décaissements d’un montant total de 843,9 millions de dollars, soit environ 471 milliards de francs CFA. Une somme considérable qui récompense, selon lui, les « performances remarquables » du pays depuis le lancement du programme gouvernemental en 2023.

Le journaliste détaille les indicateurs macroéconomiques ivoiriens pour étayer son propos : une inflation maîtrisée autour de 1 %, un déficit budgétaire ramené à 3 % du PIB — soit la moitié de son niveau initial — et un déficit du compte courant réduit à 1,6 % contre plus de 8 % auparavant. Pour Bachir Fofana, ces résultats traduisent la solidité des réformes engagées et la constance du gouvernement dans leur application. Il souligne que « le gouvernement d’Alassane Ouattara s’est montré discipliné, constant et prévisible dans la conduite des réformes, ce qui inspire confiance aux bailleurs de fonds et consolide la stabilité macroéconomique du pays ».

Pendant qu’Abidjan savoure la reconnaissance internationale, Dakar, de son côté, s’enfonce dans le doute. Le Sénégal, qui espérait un feu vert du FMI pour un nouveau programme d’aide, voit le processus retardé. D’après les informations rapportées par Bachir Fofana à partir de l’agence Reuters, « le FMI a confirmé qu’aucun vote ne serait organisé ce vendredi sur la dérogation permettant de lever le gel des fonds ». Une déconvenue de plus pour le gouvernement sénégalais, déjà confronté à des tensions politiques internes et à des critiques sur la gestion de la dette publique.

Le journaliste explique que le 3 octobre 2025, le FMI a tenu une réunion pour informer ses administrateurs sur la situation du Sénégal et évoquer les prochaines étapes, notamment le lancement des discussions sur un nouveau programme. Mais pour Fofana, si le pays se trouve aujourd’hui dans cette impasse, c’est avant tout à cause de « la communication erratique de ses dirigeants », qui a brouillé le message vis-à-vis des partenaires techniques et financiers.

Le 26 septembre dernier, à New York, le président sénégalais avait publiquement interpellé le FMI sur France 24 : « Nous poursuivons notre trajectoire, mais nous voulons que le FMI presse le pas, pour que nous sachions sur quel pied danser avec lui. » Une sortie jugée maladroite par Fofana, qui y voit « une mise en demeure peu diplomatique à l’égard d’une institution qui fonctionne sur la rigueur et la réserve ». Quelques jours plus tard, l’ancien président Macky Sall a tenté de défendre son bilan en rejetant toute idée de dissimulation des chiffres de la dette. « Une dette publique, on ne peut pas la cacher par définition », affirmait-il dans un entretien à ACFrontPage.

De son côté, le ministre de l’Économie, Abdourahmane Sarr, a cherché à calmer le jeu, expliquant que le FMI devait simplement « présenter un cadrage macroéconomique rectifié ». Toutefois, Bachir Fofana note que le vocabulaire officiel a évolué : le terme « dette cachée » a cédé la place à l’expression « données erronées ». Pour le journaliste, cette nuance n’est pas anodine : elle traduit une volonté d’atténuer la gravité d’une accusation qui pèse lourdement sur la crédibilité du pays.

Le FMI, pour sa part, attend du Sénégal des gages de transparence et de discipline. L’institution exige la certification définitive des chiffres de la dette, l’ouverture d’une enquête sur les défaillances de gestion et la réalisation d’un audit technique sur la gouvernance budgétaire. Sans ces garanties, prévient Fofana, Dakar ne pourra pas accéder à de nouveaux financements et pourrait même être contraint de rembourser des montants déjà perçus. « Aller sans l’assistance technique et financière du FMI, écrit-il, c’est conduire un véhicule sans feux, sans signal, sans marche arrière, avec des freins défectueux. »

Pour le journaliste, le tournant critique a été franchi lorsque le Premier ministre Ousmane Sonko a publiquement accusé le précédent régime d’avoir maquillé les chiffres de la dette. « Le régime du président Macky Sall a menti au peuple, a menti aux partenaires, a tripatouillé les chiffres pour donner une image économique qui n’avait rien à voir avec la réalité », déclarait Sonko fin septembre. Des propos qui, selon Fofana, ont ébranlé la confiance des marchés et entraîné une dégradation de la notation de crédit du Sénégal. « Le Sénégal devra désormais emprunter à des taux plus élevés, car les investisseurs exigeront une prime de risque plus importante », avertit-il.

Dans sa conclusion, Bachir Fofana adopte un ton plus grave encore. Pour lui, la crise actuelle dépasse la simple question des chiffres : elle est d’abord une question de posture et de gouvernance. « Ce gouvernement, à commencer par son chef, se doit d’être plus sérieux. Il ne faut pas mettre la politique politicienne trop en avant, au risque de nuire à la crédibilité du pays », écrit-il. Avant de lancer, avec amertume : « Ce n’est ni fameux ni ambitieux. Ousmane Sonko n’aime décidément pas le Sénégal. »

En somme, le journaliste met en parallèle deux styles de gestion qui produisent des effets diamétralement opposés. D’un côté, Abidjan, disciplinée, méthodique et confiante, récolte les fruits d’une stratégie claire et constante. De l’autre, Dakar, en proie aux approximations et aux messages contradictoires, s’expose à une perte de crédibilité et à un isolement financier potentiellement lourd de conséquences. Comme le conclut Bachir Fofana : « La confiance se gagne par la cohérence, la constance et la crédibilité. À Abidjan, on l’a compris. À Dakar, on l’a oubliée. »

Gossas : une opération nocturne de la gendarmerie pour sécuriser les routes

La gendarmerie de Gossas a mené, dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 septembre 2025, une vaste opération de sécurisation sur les principaux axes reliant les communes de Gossas, Ndiéné Lagane et Ouadiour. Appuyée par un peloton de l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI) de Mbar, la brigade territoriale a multiplié les contrôles entre 21 heures et 1 heure du matin.

Objectif : lutter contre la circulation nocturne des charretiers dépourvus d’équipements de sécurité – feux de catadioptre, gilets phosphorescents – souvent responsables d’accidents graves sur les routes.

Selon les chiffres communiqués, 30 motos ont été contrôlées, dont 12 immobilisées pour défaut de documents de conduite. Sept charrettes ont également été inspectées, avec une immobilisation pour absence de dispositif lumineux. Par ailleurs, 40 personnes ont été soumises à un contrôle d’identité, 17 d’entre elles ayant été interpellées pour non-présentation de pièce d’identité. Du côté des véhicules, 10 ont été vérifiés sans qu’aucune immobilisation ne soit nécessaire.

Au total, cinq infractions ont été relevées et 15 000 francs CFA d’amendes forfaitaires perçues. Aucun incident n’a été enregistré durant cette opération qui, selon les responsables de la gendarmerie, s’inscrit dans une démarche globale de prévention routière et de sécurisation des populations.

Les autorités locales ont salué l’initiative, y voyant un « signal fort » contre les comportements dangereux sur la voie publique. Elles espèrent que ce type d’opérations, appelé à se répéter, contribuera à réduire le nombre d’accidents et à instaurer une plus grande discipline sur les routes du département de Gossas.

Air Sénégal : un audit interne révèle de graves irrégularités dans la gestion des ventes directes

Selon des informations exclusives obtenues par L’Observateur, un audit interne a mis au jour de possibles irrégularités dans la gestion des ventes directes au sein d’Air Sénégal. Le rapport, transmis récemment au directeur général, Tidiane Ndiaye, fait état d’anomalies présumées dans l’émission des billets et la collecte des recettes de la compagnie nationale.

Rédigé par le département du contrôle de gestion et d’audit, le document interne évoque des manquements graves liés « au processus d’émission de billets et à la gestion des conditions tarifaires ». Ces conclusions s’appuient sur une première enquête couvrant la période du 1er janvier au 30 septembre 2024, dont les résultats avaient déjà mis en cause dix-huit employés.

Parmi les agents épinglés, treize ont trouvé un terrain d’entente avec la direction, en s’engageant à rembourser une somme globale de 19,429 millions de FCFA. En revanche, cinq autres employés ont rejeté les montants réclamés, estimés à 8 millions de FCFA.

Ces désaccords ont conduit la direction à étendre l’audit à la période 2022-2023, ce qui a accentué la gravité du dossier.

Les investigations complémentaires font désormais état d’un préjudice global évalué à 40,614 millions de FCFA. Selon le rapport, ce manque à gagner provient de « pratiques irrégulières » ayant affecté la vente des billets, ainsi que de la non-collecte des pénalités dues à la compagnie.

Les auditeurs évoquent également « des anomalies récurrentes sur les sites de distribution directe », laissant entendre l’existence d’un réseau interne organisé.

Cinq employés, dont deux délégués du personnel, seraient directement visés par des sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu’au licenciement. Le rapport interne recommande par ailleurs à la direction de prendre des mesures fortes pour mettre fin à de telles pratiques, soulignant que certains agents auraient « sciemment contourné les procédures afin de ne pas reverser la totalité des recettes encaissées ».

Les auditeurs détaillent également le modus operandi supposé : des montants ou des codes générés automatiquement par le système de réservation auraient été modifiés manuellement. Toutefois, les auteurs du rapport précisent que les agents impliqués ignoraient probablement que, depuis 2021, la plateforme d’Air Sénégal est interconnectée à Amadeus, un outil international d’audit capable de retracer chaque opération effectuée.

Ces révélations fragilisent davantage une compagnie déjà secouée par des difficultés financières et des critiques sur sa gestion. Pour Air Sénégal, ce nouveau scandale interne constitue un test crucial de transparence et de gouvernance.

La balle est désormais dans le camp du directeur général, Tidiane Ndiaye, appelé à restaurer la confiance et à renforcer les mécanismes de contrôle interne pour éviter que de tels dysfonctionnements ne se reproduisent.

Fraudes sur l’état civil et octroi de la nationalité : Me Demba Ciré Bathily appelle à concilier hospitalité et sécurité

Face à la recrudescence des fraudes sur les actes d’état civil et aux soupçons d’irrégularités dans l’octroi de la nationalité sénégalaise, l’avocat Me Demba Ciré Bathily tire la sonnette d’alarme. Dans une publication sur sa page Facebook, ce samedi, il a invité les autorités et les citoyens à trouver un juste équilibre entre hospitalité et sécurité nationale.

« Nos traditions d’hospitalité fondées sur notre légendaire teranga ne doivent pas être la faille sécuritaire qui risque de déstabiliser la cohésion nationale », a-t-il averti. S’il reconnaît l’importance de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la sous-région, Me Bathily souligne que celle-ci « ne saurait inclure l’installation et le séjour définitif en marge des lois et règlements ».

L’avocat rappelle à ce titre que « pour vivre et séjourner au Sénégal, il y a des lois à respecter » et que certains emplois sont « strictement réservés aux Sénégalais, sauf dérogations prévues par les accords internationaux, notamment ceux de la CEDEAO ». Pour lui, le non-respect de ces dispositions constitue une menace sérieuse pour la sécurité nationale.

« Un pays a besoin de savoir quels sont les étrangers qui y résident, d’où ils proviennent, quelles sont leurs activités et où se situe leur domicile », a-t-il insisté.

Concernant les fraudes présumées sur l’octroi de la nationalité, Me Bathily se montre particulièrement préoccupé : « Ce n’est pas de l’intégration, c’est une forme d’envahissement », dénonce-t-il. Il rappelle que la nationalité sénégalaise doit résulter du lien de sang, du lien d’alliance ou de la naturalisation, et non d’une fraude.

« Ce n’est pas de la xénophobie, c’est s’adapter aux défis de notre temps », précise-t-il, avant d’ajouter : « Nous ne pouvons pas accueillir les chômeurs des pays voisins, les lois sur le séjour l’interdisent. Nous ne pouvons plus tolérer le trafic des migrants à travers les formes modernes d’esclavage que sont la mendicité et la prostitution. »

Dans une allusion claire aux récentes opérations de police, Me Bathily cite « le spectacle du démantèlement aux Mamelles » ou encore « le racolage dans les rues de Saly Portudal » comme des signes alarmants d’une situation devenue intenable.

Et de conclure : « Trop, c’est trop. »

Déguerpissements à Dakar : quand la force remplace la vision

Chaque nouvelle opération de déguerpissement dans nos villes est présentée comme une victoire éclatante de l’ordre public. Les médias rapportent les bulldozers en action, les étals détruits et les forces de l’ordre mobilisées. Mais derrière le théâtre spectaculaire, la réalité est bien différente : des familles plongées dans l’angoisse, des marchands privés de leur gagne-pain, et au final… rien ne change. Les commerçants déplacés reviennent ailleurs, et la ville continue de suffoquer sous les mêmes désordres.

La force brute n’est pas le signe d’un État efficace. Un État fort se mesure à sa capacité à anticiper, planifier et accompagner ses citoyens. Les opérations actuelles traduisent surtout une incapacité à penser la ville autrement et à construire un futur inclusif pour les acteurs du commerce de rue. Arracher le gagne-pain des petits marchands sans leur offrir d’alternative ne règle rien : cela nourrit frustration, colère et défiance.

Une autre voie est possible, exigeante mais durable : le dialogue et la pédagogie. Avant toute opération, il faut discuter avec les concernés, leur expliquer pourquoi l’occupation anarchique de l’espace public freine la mobilité, menace la sécurité et nuit à l’image des villes. Les campagnes de sensibilisation, via radios, réseaux sociaux ou associations de commerçants, permettent de préparer le terrain et de changer les habitudes par la conviction plutôt que par la contrainte.

Exiger sans proposer, c’est condamner. Il faut des alternatives concrètes : des marchés modernes, organisés, accessibles et intégrés dans la planification urbaine. Le Maroc, avec ses souks réaménagés, ou Paris, avec ses galeries marchandes dès le XIXe siècle, montrent qu’il est possible de concilier commerce traditionnel et cadre fonctionnel. Pourquoi ne pas s’inspirer de ces modèles à Dakar, Thiès ou Kaolack pour créer des espaces commerciaux modernes, dignes et rentables, qui libèrent l’espace public tout en valorisant les marchands ?

Planifier la ville en intégrant les acteurs du commerce informel. Accompagner la transition des marchands par des mécanismes sociaux et économiques adaptés. Transformer l’espace public en lieu de circulation, de rencontre et de dynamisation économique.

Seule une approche réfléchie, inclusive et constante peut rompre le cycle des déguerpissements stériles. Les bulldozers rasent des étals, mais ne bâtissent pas la ville.

L’heure est venue de remplacer la force du court terme par l’intelligence du long terme. Il est possible de bâtir des « souks » modernes, des galeries marchandes sénégalaises, où l’ordre public et l’économie populaire cohabitent. Ce n’est qu’à ce prix que nos villes respireront et que tous les citoyens auront la certitude que la République les respecte.

Inondations à Bakel : 178 familles déplacées suite aux lâchers d’eau du barrage de Manantali

Bakel, Sénégal – Les récentes manœuvres de lâchers d’eau du barrage de Manantali ont provoqué d’importantes inondations dans plusieurs villages du département de Bakel, dans l’est du Sénégal, entraînant le déplacement de 178 familles.

Le préfet de Bakel, Daouda Sène, a fait état, dans une note transmise à l’APS, de la situation dans les localités les plus touchées. « Pour le moment, nous sommes à cinq localités impactées, avec 167 maisons inondées, 178 familles déplacées et 11 sites de recasement prévus », a-t-il indiqué.

Les villages de Ballou, Aroundou, Golmy, Yaféra et Khoughany, situés dans l’arrondissement de Moudéry, sont particulièrement exposés à la montée des eaux du fleuve Sénégal et de la Falémé. Les autorités locales, avec le concours des sapeurs-pompiers, ont engagé des missions de secours pour faciliter le déplacement des sinistrés vers les établissements scolaires désignés comme sites de relogement temporaire.

De son côté, la Société nationale d’électricité (Senelec) a annoncé l’isolation de ses postes électriques dans les zones touchées afin de prévenir tout risque lié à l’eau. L’entreprise a assuré que ses équipes techniques sont mobilisées pour rétablir le fonctionnement des installations dans les meilleurs délais.

Le préfet Daouda Sène, également président du comité départemental de lutte contre les inondations et les calamités naturelles, a insisté sur la vigilance des populations et la nécessité de suivre les consignes de sécurité afin d’éviter toute perte humaine ou matérielle supplémentaire.

Cité Djily Mbaye : le vigile de l’ex-épouse de Madiambal Diagne écroué pour cambriolage

L’enquête sur le cambriolage survenu au domicile de l’ex-épouse du journaliste et homme d’affaires Madiambal Diagne, à la Cité Djily Mbaye, a connu un tournant majeur. Le vigile de la maison, identifié sous le nom de S. Camara, a été arrêté puis placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges. Il est poursuivi pour « vol en réunion commis la nuit avec escalade et effraction ».

Selon des informations révélées par Libération, les gendarmes ont très vite orienté leurs soupçons vers le gardien, familier des lieux. Les premières investigations ont révélé un scénario bien ficelé : S. Camara aurait feint son absence avant de se cacher dans un bâtiment voisin, attendant que la voie soit libre. Profitant de l’absence de la propriétaire, il se serait introduit dans la demeure pour s’emparer d’un butin composé de bijoux, de montres et de parfums de luxe.

Les enquêteurs ont pu remonter jusqu’à lui grâce à plusieurs éléments techniques. Le bornage de son téléphone portable a notamment confirmé sa présence sur les lieux du cambriolage à plusieurs reprises, ainsi qu’aux Parcelles Assainies, où une partie du butin aurait été dissimulée.

Malgré ces preuves jugées accablantes, le mis en cause nie catégoriquement toute implication. L’enquête se poursuit afin de déterminer s’il a agi seul ou bénéficié de complicités dans cette affaire qui continue de défrayer la chronique.

PLANET 3 : le Sénégal entre dans une nouvelle ère numérique de l’éducation

Lancée officiellement à Dakar, la plateforme de gestion éducative PLANET 3 marque une révolution dans le pilotage du système scolaire, en plaçant le numérique au cœur de la gouvernance et du suivi pédagogique.

Le Sénégal franchit une étape majeure dans la modernisation de son système éducatif. Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a procédé, vendredi à Dakar, au lancement officiel de PLANET 3, une plateforme numérique de gestion intégrée des écoles et établissements. Conçue par les ingénieurs du ministère, cette innovation se veut, selon lui, « une rupture fondamentale, un changement radical de paradigme » dans la manière de concevoir et de gérer l’éducation.

Une révolution numérique dans la gouvernance éducative

Avec PLANET 3, le ministère ambitionne de faire passer le système éducatif « d’un modèle figé, fragmenté et cloisonné » à une société éducative connectée, fluide et participative.

Cette plateforme offre à chaque acteur — inspecteurs, chefs d’établissement, enseignants, élèves et parents — une interface personnalisée et un accès en temps réel aux données essentielles.

Moustapha Guirassy a insisté sur les gains attendus : « PLANET 3 permettra de réduire les charges administratives, de redonner aux enseignants le temps précieux nécessaire pour se consacrer à leur mission pédagogique et à l’innovation. »

L’outil devient désormais la norme nationale en matière de gestion scolaire, a précisé le ministre, qui y voit un levier pour renforcer la transparence, la traçabilité et la performance dans tout le système éducatif.

Une expérience concluante au lycée Lamine Guèye

Déjà expérimentée au lycée Lamine Guèye de Dakar, la plateforme a donné des résultats jugés prometteurs.

La proviseure, Marème Ba Fall, a salué « la suppression des cahiers de texte et registres d’absence », la sécurisation des archives ainsi que le suivi en temps réel de l’assiduité et des progrès des élèves. Elle a également souligné la capacité du système à identifier rapidement les apprenants en difficulté pour organiser une remédiation ciblée.

Des défis persistants à relever

Malgré ces avancées, des obstacles demeurent. Mme Fall a pointé du doigt les problèmes de connexion instable, le manque d’équipements informatiques et les difficultés d’accès en période d’affluence, autant de défis à résoudre pour garantir une adoption fluide et équitable.

L’appui et les recommandations de l’UNESCO

Présent à la cérémonie, le directeur régional de l’UNESCO, Dimitri Sagna, a salué cette initiative qu’il qualifie de « grande avancée », estimant que le Sénégal est « déjà dans l’ère du numérique ». Il a toutefois exhorté les autorités à corriger les disparités d’accès, notamment dans les zones rurales, afin que PLANET 3 profite à l’ensemble du territoire national.

Parcelles Assainies – Cambérène : la police met fin aux agissements d’une bande de braqueurs nocturnes

Quatre individus, accusés de vols avec violence et de recel, ont été interpellés par le commissariat de l’Unité 15 après plusieurs plaintes déposées en septembre.

La police a frappé un grand coup dans la lutte contre l’insécurité urbaine à Dakar. Le commissariat d’arrondissement de l’Unité 15 a démantelé, vendredi 3 octobre 2025, une bande de malfaiteurs qui semait la terreur dans les quartiers des Parcelles Assainies et de Cambérène.

Selon les informations recueillies, quatre individus ont été interpellés pour association de malfaiteurs, vols multiples avec violence et recel. Cette opération fait suite à une série de plaintes enregistrées au cours du mois de septembre, faisant état d’agressions nocturnes particulièrement violentes.

Les victimes, au nombre de sept, ont décrit le même mode opératoire : les assaillants, généralement au nombre de deux ou trois, attaquaient leurs cibles entre la VDN 3 prolongée et la plage de Cambérène, en utilisant du gaz neutralisant et un couteau avant de les dépouiller de leurs téléphones portables et autres effets personnels.

L’enquête ouverte par la police a rapidement permis d’identifier trois membres de la bande, qui ont été arrêtés et ont reconnu les faits lors de leur audition. Leurs aveux ont conduit à l’arrestation d’un quatrième complice, un commerçant établi au marché du rond-point Case Bi, déjà placé sous surveillance électronique. Ce dernier a admis avoir acheté à plusieurs reprises les téléphones issus des braquages.

Les quatre suspects ont été placés en garde à vue, tandis que les investigations se poursuivent pour déterminer l’ampleur du réseau et d’éventuelles complicités.

Sénégal – Rentrée scolaire 2025 : les enseignants décisionnaires brandissent la menace d’une année sous tension

La rentrée scolaire 2025 s’annonce particulièrement mouvementée. Selon Walf Quotidien, le collectif « Solutions pour les décisionnaires » a annoncé le port de brassards rouges dès le début des cours, en signe de protestation contre l’État. Le mouvement entend dénoncer ce qu’il qualifie de discrimination persistante dans le traitement des enseignants décisionnaires.

Lors d’un point de presse tenu au siège du Sudes, à la Cité Soprim, le coordinateur du collectif, Adama Ndiaye, a averti :

« L’année scolaire risque d’être perturbée si l’on n’y prend garde. Nous avons décidé de décréter l’opération Tolérance zéro contre le gouvernement pour la signature des décrets de notre intégration dans la fonction publique. »

Les enseignants décisionnaires, qui exercent souvent depuis de longues années sans bénéficier du statut de fonctionnaire, dénoncent une injustice salariale et sociale.

« Nous ne pouvons pas comprendre qu’il y ait une discrimination entre agents qui accomplissent le même travail. Pourquoi un enseignant décisionnaire travaille toute sa vie pour se retrouver à la retraite avec une pension de 70 000 francs ? C’est injuste », a fustigé M. Ndiaye.

La signature immédiate des décrets d’intégration dans la fonction publique ; L’allongement de l’âge d’entrée dans la fonction publique, de 35 à 40 ans ; La prolongation de l’âge de la retraite à 65 ans ; La réforme de la loi 26-62 du 7 juillet 1962, modifiée en 1997, portant Code du travail ; Le reversement des décisionnaires au Fonds national de retraite (FNR).

Malgré la gravité de leurs revendications, Walf Quotidien note que le collectif n’a pas sollicité de rencontre avec les autorités, préférant maintenir la pression à travers son plan d’action. Une posture qui entretient un climat d’incertitude à la veille de la reprise des cours.

Dans un contexte où le gouvernement a récemment multiplié les annonces de réformes dans le secteur de l’éducation, cette nouvelle fronde risque de fragiliser davantage un système scolaire déjà éprouvé par les grèves récurrentes.

Si aucune issue n’est rapidement trouvée, l’année scolaire 2025-2026 pourrait être compromise, avec le spectre d’un bras de fer prolongé entre l’État et les enseignants décisionnaires.

Air Sénégal renforce sa flotte et consolide son réseau régional et domestique

La compagnie nationale Air Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de développement. Dans un communiqué rendu public ce vendredi, elle a annoncé la réception, le 10 octobre prochain, d’un troisième Airbus A320, marquant ainsi le renforcement de sa flotte et la poursuite de son plan de consolidation opérationnelle.

Cette acquisition s’inscrit dans une dynamique de fiabilité accrue et d’expansion maîtrisée du réseau. L’objectif, selon la direction d’Air Sénégal, est clair : améliorer la régularité des vols, répondre à la demande croissante de mobilité en Afrique de l’Ouest et soutenir le maillage territorial du pays.

Un plan de renforcement en plusieurs étapes

Le communiqué détaille plusieurs jalons majeurs à venir :

Renforcement de la flotte : le nouvel Airbus A320, attendu le 10 octobre, viendra appuyer les liaisons régionales et optimiser la capacité opérationnelle de la compagnie. Retour en service d’un ATR 72-600 : à la mi-octobre, un deuxième ATR 72-600 reprendra du service pour consolider la desserte intérieure. Parallèlement, les équipages seront renforcés, avec la récente qualification de trois pilotes — les commandants Yehya Hachem, Pape Mouhamadou Faye et Bouba Jammeh — au grade de commandant de bord sur ce type d’appareil. Extension du réseau domestique : d’ici la fin de l’année, la livraison d’un troisième L410-NG viendra étoffer la flotte dédiée aux lignes intérieures, permettant à Air Sénégal d’élargir sa couverture nationale.

Une étape clé pour la compagnie nationale

Avec ces nouvelles acquisitions, Air Sénégal entend consolider sa position de transporteur de référence en Afrique de l’Ouest, en combinant proximité, performance et fiabilité.

« Ces renforcements marquent une étape déterminante dans la mise en œuvre de la feuille de route d’Air Sénégal », souligne le communiqué, précisant que l’expansion du réseau s’effectuera de manière « progressive et réfléchie ».

Rentrée scolaire 2025-2026 : le gouvernement met en place un plan d’urgence pour sauver l’éducation

À quelques jours de l’ouverture officielle des classes, le gouvernement sénégalais a dévoilé un ambitieux plan d’urgence destiné à garantir une rentrée scolaire, universitaire et professionnelle apaisée et efficace. La porte-parole du gouvernement, Marie Rose Faye, a annoncé vendredi à Dakar que le Premier ministre Ousmane Sonko a validé un ensemble de mesures couvrant le recrutement, les infrastructures, la digitalisation de l’enseignement et la gouvernance du secteur éducatif.

Au cœur de ce plan figure un important effort de renforcement du personnel enseignant. Le gouvernement prévoit le recrutement immédiat de 500 enseignants-chercheurs et 200 vacataires, en plus de la prise en charge des membres de la promotion 2025 du concours de recrutement des élèves-maîtres, dont la formation débutera en 2026. Cette initiative vise à réduire le déficit criant en personnel qualifié dans les écoles et universités du pays.

Sur le plan des infrastructures, l’exécutif annonce la construction de nouveaux lycées nationaux « de qualité » dès le mois d’octobre. Un programme spécifique sera déployé à Touba, en partenariat avec les autorités religieuses locales, afin de répondre à la forte demande d’espaces scolaires dans cette ville en constante expansion démographique. La finalisation des établissements prévus dans le cadre du Plan Diomaye pour la Casamance est également inscrite comme une priorité immédiate.

Le gouvernement met par ailleurs un accent particulier sur l’innovation et la transformation digitale de l’éducation. La Stratégie du numérique pour l’éducation 2025-2029 sera accélérée. Elle prévoit la formation de 105 000 enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle, ainsi que la distribution de 5 000 ordinateurs portables aux élèves des séries scientifiques afin de stimuler l’apprentissage des disciplines technologiques et scientifiques.

Parmi les réformes annoncées, figure aussi la suppression du concours d’entrée en sixième, jugé obsolète et inégalitaire. L’exécutif entend remplacer ce dispositif par une évaluation continue et équitable des acquis. En parallèle, des concours nationaux de mathématiques et de disciplines scientifiques seront organisés pour valoriser l’excellence scolaire. Une mesure sociale d’envergure a également été adoptée : la régularisation de tous les élèves sans actes de naissance d’ici au 31 décembre 2025, afin de garantir à chaque enfant son droit fondamental à l’éducation.

Ousmane Sonko a par ailleurs insisté sur la nécessité d’associer la jeunesse aux grands événements internationaux. Les écoles et universités sénégalaises prendront part activement aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026, afin de renforcer le lien entre éducation, sport et citoyenneté.

Enfin, le gouvernement promet un renforcement du dialogue social avec les syndicats d’enseignants pour prévenir les tensions récurrentes qui perturbent le calendrier scolaire. Un symposium national sera organisé sur l’avenir de l’enseignement privé, dans le but de mieux encadrer ce secteur en pleine croissance. En soutien à l’ensemble de ces initiatives, un fonds national dédié à la construction, à l’équipement et à la maintenance des écoles est en cours de création afin d’assurer une politique éducative durable et pérenne.

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