Lancement des opérations de pulvérisation en prélude au Grand Magal 2025

À l’approche du Grand Magal de Touba, édition 2025, la Brigade nationale du service d’hygiène a entamé une vaste opération de pulvérisation pour garantir un environnement sain et hygiénique aux millions de pèlerins attendus. Sous la supervision du capitaine El Hadji Niass, chef de la brigade régionale du service d’hygiène, une équipe de 100 agents a été mobilisée pour couvrir les zones ciblées de la ville sainte.

Selon le capitaine Niass, une importante quantité de produits a été mise à la disposition des agents pour mener à bien cette mission de salubrité publique. Ces produits, bien que puissants et efficaces contre les vecteurs de maladies, sont également toxiques. C’est pourquoi le chef de la brigade a tenu à alerter les populations : « Nous invitons les habitants à prendre toutes les précautions nécessaires lors des opérations, notamment en évitant les zones en cours de pulvérisation. »

L’opération se déroule en étroite collaboration avec le comité d’organisation du Grand Magal, qui joue un rôle clé dans l’identification des sites prioritaires, notamment les lieux d’hébergement, les axes de grande affluence, les marchés, les lieux de restauration, les mosquées et les points d’eau.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du dispositif de prévention sanitaire mis en place par les autorités en amont du Magal. Elle vise notamment à réduire les risques liés aux maladies transmissibles par les insectes (paludisme, dengue, etc.), à prévenir les épidémies et à protéger la santé publique dans un contexte de forte concentration humaine.

Chaque année, le Grand Magal attire des millions de fidèles venus du Sénégal et de la diaspora, rendant indispensables ces efforts d’assainissement pour garantir le bon déroulement de l’événement religieux.

Maison de l’ONU à Diamniadio : un bijou à 175 milliards toujours inoccupé, en raison d’un bras de fer entre l’État et l’ONU

Inaugurée en grande pompe en 2023 par le président Macky Sall, la Maison de l’ONU à Diamniadio, vaste complexe de 14 hectares destiné à regrouper toutes les agences onusiennes au Sénégal, demeure toujours vide. Derrière cette inoccupation persistante se cache un différend majeur entre les Nations unies et le nouvel exécutif sénégalais dirigé par le président Bassirou Diomaye Faye.

Le projet avait pourtant tout d’une réussite. Implantée au cœur du pôle urbain de Diamniadio, à proximité du Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) et de plusieurs ministères, la Maison de l’ONU a été conçue comme un hub stratégique pour les agences onusiennes, afin de centraliser leurs opérations jusque-là dispersées dans divers quartiers de Dakar. Envol Immobilier, société sénégalaise en charge de la construction, avait livré un édifice moderne, doté de près de 2 000 bureaux, personnalisé selon les besoins de chaque entité onusienne.

Le coût de l’ouvrage s’élève à 175 milliards de francs CFA, financé dans le cadre d’un accord de location-vente entre l’État du Sénégal et Envol Immobilier. Sur cette base, le gouvernement s’est engagé à rembourser la somme en versant un loyer mensuel pendant quinze ans.

Mais la donne a changé depuis l’alternance politique de mars 2024. Le nouveau régime de Bassirou Diomaye Faye a décidé de réexaminer les engagements pris par l’ex-président Macky Sall, notamment celui de mettre gratuitement à la disposition de l’ONU le bâtiment flambant neuf. Selon les informations rapportées par L’Observateur, le gouvernement actuel estime qu’il n’est pas tenable de supporter seul le coût de l’investissement sans aucune contrepartie financière.

Il a ainsi exigé que les Nations unies versent un loyer pour occuper les locaux de Diamniadio. Une demande à laquelle l’ONU refuse catégoriquement de se plier, la jugeant contraire aux principes de continuité de l’État et aux usages diplomatiques.

Face à l’impasse, les agences onusiennes seraient en train d’envisager des alternatives. Toujours selon L’Observateur, des calculs sont en cours pour une possible délocalisation vers Abidjan ou Addis-Abeba, deux villes qui abritent déjà des sièges régionaux de l’Organisation. Une telle issue serait un revers diplomatique pour le Sénégal, qui ambitionnait de faire de Diamniadio un centre de gravité sous-régional pour les institutions internationales.

Pour l’heure, des négociations discrètes sont en cours entre les deux parties afin de tenter de trouver un compromis. Plusieurs options sont à l’étude, notamment une contribution symbolique des Nations unies, ou un aménagement des modalités de remboursement par l’État sénégalais, dans l’optique d’éviter une rupture totale des discussions.

Le différend pose également un problème plus large : qui supportera à long terme les charges d’entretien et de sécurité d’un bâtiment vide de cette envergure ? Les experts pointent le risque de voir cette infrastructure stratégique se détériorer ou devenir un éléphant blanc si aucun accord n’est trouvé rapidement.

Woodside vs Fisc sénégalais : une lettre explosive relance le bras de fer judiciaire

Une pièce maîtresse déposée au dossier pourrait faire basculer le litige fiscal de 41 milliards de FCFA opposant Woodside à l’administration sénégalaise.

Le bras de fer opposant la société australienne Woodside Energy Sénégal BV (WESBV) à l’administration fiscale sénégalaise a connu un tournant décisif ce mercredi 17 juillet 2025 devant le tribunal de Dakar. Alors que le géant pétrolier contestait jusqu’ici la validité d’un redressement fiscal massif, une lettre signée de l’ancien ministre des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo, est venue rebattre les cartes.

Révélée par le quotidien Libération dans son édition du 18 juillet, la missive datée du 22 février 2022 et adressée à l’ancienne ministre du Pétrole Sophie Gladima constitue désormais une pièce maîtresse du dossier. Dans ce courrier, Abdoulaye Daouda Diallo tranche sans ambiguïté : la cession des parts de Far Sénégal RSSD à Woodside ne peut bénéficier d’aucun régime fiscal dérogatoire. Autrement dit, l’opération est soumise au Code général des impôts dans toute sa rigueur.

« Les cessions de capitaux mobiliers réalisées par Far Sénégal ne bénéficient d’aucun dispositif dérogatoire au Code général des impôts. Elles sont, en conséquence, soumises au régime fiscal de droit commun », écrit l’ex-ministre, selon Libération.

Une déclaration qui contredit frontalement la position défendue jusqu’ici par Woodside, qui soutenait que la transaction échappait à toute imposition au Sénégal.

Dans ses conclusions additionnelles récemment déposées au tribunal, la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID) ne se limite pas à verser cette lettre au débat. Elle accuse Woodside de faire un usage abusif du droit d’agir en justice et réclame, à ce titre, des dommages et intérêts pour procédure abusive et dilatoire.

Le Fisc demande également au tribunal de lui reconnaître le bénéfice intégral des arguments déjà exposés, tant sur le fond que sur la forme. Un signal fort, qui traduit la volonté de l’État de faire jurisprudence dans ce type de contentieux, en pleine ère d’exploitation des ressources pétrolières et gazières.

Au cœur du litige : la somme exacte de 41.467.543.147 FCFA, réclamée par l’État du Sénégal à Woodside. Cette somme découle de l’acquisition, par l’opérateur australien, des droits de Far Sénégal dans les blocs Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Deep Offshore (RSSD).

Woodside, qui a contesté les titres de perception émis à son encontre, a également saisi le CIRDI, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, une juridiction arbitrale relevant de la Banque mondiale. Mais sur le terrain judiciaire national, la situation devient de plus en plus défavorable pour le groupe énergétique.

Face à cette nouvelle donne, le tribunal de Dakar a prononcé un renvoi au 18 septembre 2025, une date que plusieurs observateurs considèrent déjà comme cruciale pour la suite du litige.

Vendredi noir pour les malfaiteurs à Tivaouane Peulh : coup de filet spectaculaire de la Gendarmerie

Tivaouane Peulh, 19 juillet 2025 – La peur a changé de camp ce vendredi après-midi dans les zones sensibles de Tivaouane Peulh. Une vaste opération de sécurisation, menée d’une main de fer par la brigade de proximité, a permis de porter un coup dur aux réseaux criminels qui gangrènent certains quartiers de la localité. De 15h à 22h, les gendarmes ont passé au crible les zones les plus criminogènes de leur circonscription, avec des résultats probants.

La première cible de cette descente musclée fut le quartier Namora. C’est là que trois individus ont été interpellés, dont un trafiquant pris en flagrant délit. Dans une tentative désespérée d’échapper à l’arrestation, ce dernier a tenté de se jeter du haut d’un immeuble après avoir dissimulé sa marchandise illicite. Une manœuvre vaine qui s’est soldée par son interpellation.

L’opération s’est ensuite étendue aux cités Apix et Yeksen, réputées pour leur insécurité persistante. Les forces de l’ordre y ont mené des investigations approfondies, renforçant leur présence et leur vigilance.

Bilan de l’opération :

Saisies réalisées :

70 plis de Kushi (drogue de synthèse) 100 grammes de chanvre indien 6 téléphones portables (dont 3 iPhones et un Samsung S24) 1 arme blanche d’environ 50 cm 1 matraque électrique 1 appareil VNSV Quake (shisha)

Interpellations effectuées :

3 individus pour trafic de drogue et détention illégale d’armes 1 suspect pour vol de bétail 1 enfant talibé retrouvé seul, les pieds enchaînés – une découverte bouleversante qui a suscité une vive émotion chez les agents

Cette opération coup de poing illustre la détermination sans faille de la Gendarmerie nationale à restaurer la quiétude dans les quartiers sensibles et à démanteler les foyers de criminalité. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation du territoire, visant à rassurer les populations et à faire reculer durablement l’insécurité.

SébiGare : les populations réclament une passerelle vitale oubliée par les autorités

Les habitants de SébiGare et de Sébipéage vivent une situation d’enclavement alarmante depuis près de deux ans, à la suite des travaux de l’autoroute à péage. Privés d’un accès direct à la route nationale, ils sont contraints de faire un long détour de plusieurs kilomètres pour rejoindre leurs habitations ou leurs lieux de travail.

Cette situation impacte gravement la scolarisation des enfants, limite l’autonomie des personnes âgées et expose les femmes à des risques accrus d’agression sur des trajets isolés et prolongés. Les conséquences sociales sont lourdes : déperdition scolaire notable, isolement croissant et détérioration générale des conditions de vie dans cette zone qui regroupe plus de 20 000 habitants.

Pourtant, les populations assurent avoir obtenu, sur instruction de la Présidence, la promesse de construction d’une passerelle en contrepartie du renoncement à un arrêt d’autoroute initialement prévu. L’APIX, chargée de la mise en œuvre de ce projet, n’aurait toujours pas donné suite, malgré les engagements pris.

Face à ce qu’ils considèrent comme une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, les habitants multiplient les appels à l’État et réclament la réalisation immédiate de cette passerelle au niveau de la sortie 12. Ils dénoncent un abandon inacceptable et rappellent que leur revendication est simple : pouvoir circuler librement et en toute sécurité.

Lutte contre le faux monnayage et le trafic illicite : les Douanes sénégalaises saisissent plus de 3,5 milliards de francs CFA en billets noirs et médicaments contrefaits

Les Douanes sénégalaises intensifient leur croisade contre la criminalité économique. Entre fin juin et mi-juillet 2025, plusieurs opérations menées dans les régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine et Saint-Louis ont permis la saisie de billets noirs d’une valeur de plus de 3,58 milliards de francs CFA ainsi que de plus de 600 kg de faux médicaments. Des actions coordonnées et décisives qui témoignent de la vigilance accrue des unités douanières sur l’ensemble du territoire national.

La plus importante saisie a été opérée le 28 juin 2025 par la Brigade mobile des Douanes de Fatick, suite à l’exploitation d’un renseignement stratégique. Un premier suspect a été arrêté à Foundiougne, dans une maison en construction où il avait dissimulé un carton rempli de billets noirs. L’enquête a rapidement mené les agents vers un deuxième complice, appréhendé à Fatick, au quartier Ndiaye-ndiaye.

Leur butin : 679 coupures en euros dissimulées dans des cartons, représentant une contrevaleur estimée à 3.390.075.000 francs CFA. Les deux individus ont été placés à la disposition du Parquet financier, qui devra établir les ramifications de ce réseau de faux monnayeurs.

Le 17 juillet 2025, la Brigade mobile des Douanes de Nioro, relevant de la Subdivision de Kaolack, a réalisé une autre saisie importante. Agissant sur la base d’un renseignement, les douaniers ont fait irruption dans une auberge de Kaolack où un faussaire, âgé d’une quarantaine d’années, conservait 3400 coupures de 100 dollars en billets noirs. La valeur estimée de cette fausse monnaie atteint 191 millions de francs CFA. Le mis en cause a été interpellé et remis à la justice.

La lutte contre le trafic de produits pharmaceutiques illicites se poursuit également. À Kaffrine, la Brigade mobile des Douanes a mis la main sur 581 kg de faux médicaments, transportés à bord d’une Peugeot 307 break. Pris en filature sur l’axe Kaffrine-Mbar, le véhicule a été stoppé à Colobane, sur la route de Mbacké, après une course-poursuite. Le chargement, composé essentiellement de comprimés de Chlorphenamine, est estimé à 189 millions de francs CFA avec le véhicule. Un individu a été arrêté et déféré au Parquet de Kaffrine.

Au nord du pays, la Brigade mobile des Douanes de Richard-Toll a intercepté, le 07 juillet 2025 vers 3h30 du matin, une importante cargaison au débarcadère de Ndiaw. La saisie comprend 3363 boîtes de produits vétérinaires et 826 boîtes de médicaments contrefaits, pour une contrevaleur estimée à 26 millions de francs CFA.

Dans un communiqué publié par sa Division de la Communication, l’Administration des Douanes sénégalaises a réaffirmé sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité économique et financière, notamment le faux monnayage, le trafic de faux médicaments et autres activités illicites mettant en péril l’économie nationale et la santé publique.

Crise de confiance dans la justice : Cheikh Thioro Mbacké appelle à un remaniement profond du système judiciaire

Invité ce dimanche 13 juillet sur les ondes de Radio Sénégal Internationale, dans l’émission « En Vérité », Cheikh Thioro Mbacké, vice-président de l’Assemblée nationale et figure de proue de PASTEF à Touba, a livré un diagnostic sans complaisance de l’état actuel de la justice au Sénégal. Avec des mots durs mais pesés, il a pointé du doigt un appareil judiciaire qu’il juge encore verrouillé par des logiques anciennes, loin de l’esprit de rupture prôné par le nouveau régime.

Réagissant aux récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, qui s’est publiquement insurgé contre l’inaction du système judiciaire face aux attaques répétées le visant, Cheikh Thioro Mbacké a soutenu que le malaise est profond. « C’est uniquement sous notre régime que des individus, pourtant clairement identifiés, se permettent d’insulter publiquement le Premier ministre sans encourir la moindre sanction », a-t-il déploré. Pour lui, cette impunité constitue une forme de justice sélective, symptomatique d’un appareil qui refuse de se départir de ses anciens réflexes.

À travers ce constat, le parlementaire dénonce une contradiction majeure entre le discours de rupture et les pratiques observées au sein de l’appareil judiciaire. Il regrette une forme de deux poids deux mesures qui pénalise les militants du pouvoir tout en ménageant ceux de l’opposition. « Lorsqu’un militant de PASTEF se laisse aller à des écarts, il est aussitôt interpellé. Pendant ce temps, ceux qui s’acharnent ouvertement sur Ousmane Sonko jouissent d’une totale impunité. Ce déséquilibre est inacceptable », a-t-il martelé.

Cheikh Thioro Mbacké ne s’est pas arrêté là. Il a ouvertement accusé certains magistrats d’entretenir une hostilité assumée envers PASTEF et son leader. « Il existe dans la magistrature des individus qui vouent une haine viscérale à notre formation. Cette animosité se manifeste dans les décisions ou plutôt dans les absences de décisions », a-t-il déclaré. Lui-même dit être victime d’attaques personnelles sur les réseaux sociaux, pour lesquelles il a déposé plusieurs plaintes, notamment auprès du parquet de Diourbel, restées sans suite. « Et pourtant, si je le voulais, je pourrais régler ça en 24 heures. Mais je m’en tiens aux principes de notre parti : jub, jubeul, jubanti », a-t-il confié.

Pour le vice-président de l’Assemblée nationale, le statu quo n’est plus tenable. Il appelle de ses vœux une transformation structurelle de l’institution judiciaire. « Il faut un remaniement profond, pas cosmétique. Il faut y placer des personnes qui comprennent et incarnent notre projet politique. Sans cela, nous resterons dans une situation de tension permanente où chacun finira par faire justice soi-même, avec tous les risques que cela comporte », a-t-il averti.

Dans un contexte où la justice est régulièrement critiquée, tantôt par l’opposition, tantôt par les voix issues du pouvoir lui-même, ces propos de Cheikh Thioro Mbacké viennent jeter une lumière crue sur l’un des défis majeurs de la nouvelle gouvernance : l’adéquation entre les institutions héritées du passé et les exigences de changement portées par le régime issu de l’alternance.

Le débat est désormais ouvert, et les mots du député résonnent comme une interpellation adressée non seulement au Président de la République mais aussi à tous ceux qui détiennent aujourd’hui les leviers d’un système judiciaire de plus en plus mis en accusation.

Arrestation de « Kocc Barma » : la Police dévoile les dessous d’un vaste réseau de cybercriminalité

La Police nationale est sortie de son silence pour livrer les premiers éléments officiels autour de l’arrestation d’El Hadj Babacar Dioum, plus connu sous le pseudonyme de « Kocc Barma ». Ce dernier, longtemps considéré comme un acteur central de la diffusion de contenus pornographiques sur internet au Sénégal, a été interpellé par la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité (DSC), dans le cadre d’une opération ciblée.

C’est par la voix du Commissaire Pape Mamadou Djidiack Faye, chef de la DSC, que les faits ont été confirmés. S’exprimant au nom du Directeur Général de la Police nationale, l’Inspecteur Général Mame Seydou Ndour, le Commissaire Faye a détaillé les contours d’une enquête de longue haleine, entamée pour faire tomber un réseau dont les activités violaient gravement les lois en vigueur.

Selon le communiqué relayé par la Division de la Communication de la Police, dirigée par le Commissaire Mamadou Diouf, les autorités ont procédé à la saisie de deux sites web pilotés par le mis en cause. L’enquête révèle que les plateformes en question — notamment « seneporno », « babiporno » et « Boy Dakar » — servaient à diffuser massivement des contenus à caractère pornographique, y compris des vidéos à connotation pédocriminelle, utilisées ensuite pour extorquer de l’argent à des victimes identifiées.

Contrairement à ce que le suspect laissait croire, il n’opérait pas depuis l’étranger mais bel et bien depuis le territoire sénégalais, où il utilisait des techniques complexes pour camoufler son identité numérique. Des outils sophistiqués lui permettaient d’effacer ses traces, rendant le travail d’identification particulièrement ardu. Grâce à une réquisition minutieuse, les enquêteurs ont pu mettre la main sur un matériel crucial : ordinateurs, téléphone portable, cartes SIM, outils d’administration de sites web, et autres éléments déterminants pour le déroulement de l’enquête.

L’exploitation de ces équipements a permis d’établir la responsabilité directe du suspect dans l’animation de ces plateformes illégales. Il s’occupait non seulement de la gestion technique des sites, mais aussi de l’intégration des contenus fournis par ses complices. Son mode opératoire consistait à publier des vidéos obtenues parfois par chantage, ce qui ajoute à la gravité des infractions retenues contre lui.

Les services de la Division Spéciale de Lutte contre la Cybercriminalité poursuivent actuellement leurs investigations pour remonter les ramifications de ce réseau et identifier d’éventuels complices ou d’autres plateformes similaires encore actives. La Police nationale réaffirme sa volonté de protéger les citoyens, notamment les plus vulnérables, contre ce type de violences numériques qui prennent une ampleur inquiétante avec la banalisation de l’accès à Internet.

Cette arrestation marque un tournant dans la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal, en ciblant l’un des visages les plus controversés de la scène numérique. Elle envoie également un message fort : l’impunité numérique n’est plus une garantie, et la loi finira toujours par rattraper les délinquants du web, où qu’ils se trouvent.

Modèle chinois : une source d’inspiration pour le développement du Sénégal

Si l’on cherche un modèle de développement fulgurant à étudier, voire à adapter aux réalités africaines, la République populaire de Chine s’impose comme une référence incontournable. En quelques décennies, l’Empire du Milieu a su transformer son économie, moderniser ses institutions et améliorer de façon spectaculaire les conditions de vie de sa population.

C’est ce modèle que des journalistes et communicants sénégalais ont pu explorer lors d’une immersion en Chine, marquée notamment par une conférence instructive sur la philosophie de gouvernance chinoise, animée par un ancien diplomate.

Depuis sa création en 1921, le Parti communiste chinois (PCC) dirige le pays selon une philosophie de gouvernance centralisée, orientée vers une planification à long terme. En un peu plus d’un siècle, la Chine a élaboré et mis en œuvre 14 plans quinquennaux, dont les résultats ont souvent été qualifiés de « plus que satisfaisants ».

Ce pilotage stratégique a permis une stabilité politique remarquable, une anticipation des grands défis économiques et sociaux, et un rythme de développement soutenu. Cette approche a également renforcé la cohérence des politiques publiques dans des domaines clés comme l’agriculture, la santé, l’éducation ou encore l’inclusion sociale.

Parmi les piliers du modèle chinois figure la souveraineté alimentaire, portée par des réformes agraires ambitieuses et une modernisation accélérée du secteur agricole. Ces efforts ont permis à la Chine de nourrir une population de plus d’un milliard d’habitants, tout en réduisant sa dépendance extérieure.

Parallèlement, le pays a renforcé son système de santé publique, avec un accent particulier sur les zones rurales. Résultat : un accès aux soins garanti pour des centaines de millions de citoyens, contribuant à une nette amélioration des indicateurs sanitaires nationaux.

Dès les années 1950, la Chine a initié une politique d’alphabétisation massive des femmes. Plus de 16 millions d’entre elles — soit presque l’équivalent de la population du Sénégal — ont ainsi été alphabétisées, formées et intégrées dans tous les secteurs de la vie économique. Cette inclusion féminine a joué un rôle crucial dans le développement global du pays.

Malgré son rang parmi les trois premières puissances économiques mondiales, la Chine continue de faire face à des poches de pauvreté, notamment dans ses zones les plus reculées. Pour y répondre, elle a mis en œuvre une politique ciblée d’éradication de la pauvreté extrême. En trois ans seulement, entre fin 2015 et fin 2018, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est passé de 70 millions à 16,6 millions. Un effort que Pékin espère intensifier avec le 15e Plan quinquennal, prévu pour 2026.

Il est évident que les contextes sénégalais et chinois diffèrent profondément, tant sur les plans historique que sociopolitique. Néanmoins, les fondements du modèle chinois — planification stratégique, inclusion des femmes, souveraineté alimentaire, accès universel aux soins, lutte méthodique contre la pauvreté — peuvent inspirer des politiques publiques adaptées aux réalités sénégalaises.

Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a effectué ce samedi une visite de reconnaissance sur les emprises militaires récemment restituées au Sénégal par la France. Cette démarche, à forte portée symbolique, marque une étape décisive dans la redéfinition des relations de défense entre Dakar et Paris. Selon un communiqué publié par la Présidence sur sa page officielle, cette visite illustre la volonté du Sénégal d’assumer pleinement sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire, y compris les sites stratégiques autrefois sous occupation militaire étrangère.

Accompagné d’une délégation composée de plusieurs ministres ainsi que du Haut Commandement militaire, le chef de l’État s’est rendu tour à tour sur les sites de Ouakam, de Bel Air et de la Marine, désormais placés sous le contrôle exclusif des forces armées sénégalaises. Sur place, le Président Diomaye Faye a pu évaluer l’état des infrastructures, allant des bâtiments d’hébergement aux installations logistiques et opérationnelles. Cette évaluation s’inscrit dans une dynamique de redéploiement et de valorisation stratégique de ces sites pour les besoins de la défense nationale.

D’après la Présidence, cette restitution est le fruit d’un dialogue bilatéral mené dans un esprit de respect mutuel. Elle ouvre, selon les termes du communiqué, une « nouvelle ère de coopération stratégique », centrée non plus sur une présence militaire étrangère, mais sur des piliers comme la formation, l’interopérabilité des forces, et le renforcement des capacités nationales.

À travers ce geste fort, le Sénégal affirme sa souveraineté avec fermeté et responsabilité. Le départ des troupes françaises, couplé à la réappropriation des emprises militaires, s’inscrit dans un contexte plus large de réforme des partenariats sécuritaires en Afrique, amorcé par plusieurs pays du continent. Le message politique est clair : le Sénégal entend désormais construire sa propre stratégie de défense, en tenant compte de ses priorités internes et de ses engagements régionaux.

La visite du chef de l’État vient ainsi consacrer une volonté assumée de tourner la page d’une forme d’assistance militaire héritée du passé pour faire place à une coopération renouvelée, équilibrée et respectueuse de la souveraineté nationale.

Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)
Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)
Visite de reconnaissance : le Président Diomaye Faye sur les emprises restituées par la France (images)

Sortie de Biram Soulèye Diop : Ndeye Sow Leila dénonce des “propos irresponsables” d’un ministre de la République

Les propos tenus par Biram Soulèye Diop, ministre sénégalais des Mines, lors de l’Université d’été organisée ce samedi par le parti Pastef à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, continuent de susciter une vive polémique. Face à ses déclarations jugées incendiaires, la réaction de la militante politique Ndeye Sow Leila ne s’est pas fait attendre. Dans un texte publié dans la foulée, elle condamne fermement ce qu’elle qualifie de « dérive verbale grave » venant d’un haut responsable de l’État.

En s’adressant à des étudiants militants, le ministre, également responsable au sein de Pastef, a enjoint ses partisans à répondre coup pour coup à toute critique contre leur leader. « Celui qui insulte Ousmane Sonko, insultez-le aussi. La réplique est légale et autorisée. Si quelqu’un insulte le président de la République, insultez-le également », a-t-il lancé devant une assemblée acquise, déclenchant une salve d’applaudissements.

Ces propos ont choqué plus d’un, notamment Ndeye Sow Leila, coordonnatrice de la plateforme Front de Résistance contre les dérives du régime de Diomaye. Dans une déclaration très critique, elle a fustigé un discours qu’elle juge indigne du rang d’un ministre de la République. « Tenez-vous bien : en pleine université, haut lieu du savoir et du débat républicain, le ministre Birame Soulèye Diop a tenu des propos inacceptables. Il a exhorté des étudiants à insulter quiconque critique Ousmane Sonko », a-t-elle dénoncé.

Pour la militante, cet appel à la « violence verbale » est une insulte au rôle régalien d’un membre du gouvernement, dont la mission devrait être de rassembler et non de diviser. « Monsieur le Ministre, votre rôle n’est pas d’attiser la haine ni de défendre un homme, mais de servir la Nation dans son ensemble », a-t-elle écrit avec gravité. Elle rappelle que l’UGB n’est pas un terrain de propagande politique, mais un espace de débat, de respect et de tolérance, et accuse le ministre d’avoir « piétiné » ces valeurs fondamentales.

Dans le même souffle, Ndeye Sow Leila n’a pas manqué de critiquer le manque de compassion du ministre face aux urgences sociales. Évoquant la situation dramatique à Tambacounda où des populations sont sinistrées à la suite d’inondations meurtrières, elle interpelle : « Pendant que vous donnez des leçons de loyauté aveugle, les populations de Tambacounda, elles, pataugent dans les eaux. Il y a eu des morts. Où est votre sens des priorités ? Où est votre dignité de ministre ? »

Allant plus loin, elle estime qu’un tel comportement aurait dû entraîner des sanctions immédiates. « Dans un État normal, le président de la République vous aurait déjà limogé », martèle-t-elle.

En conclusion, elle lance un appel à la responsabilité et au respect des institutions. « Le Sénégal mérite mieux. Les étudiants méritent mieux. Le peuple attend des solutions, pas des slogans partisans », affirme-t-elle avec fermeté, réaffirmant son attachement à des valeurs républicaines face à ce qu’elle considère comme une dérive inacceptable au sommet de l’État.

Sénégal : les victimes des événements de 2021–2024 dénoncent la lenteur du traitement judiciaire de leurs dossiers

Le collectif des victimes des violences survenues entre mars 2021 et février 2024 est sorti de son silence pour exprimer son profond désarroi face à ce qu’il qualifie de « lenteur insupportable » dans le traitement de leurs dossiers par la justice sénégalaise. Réuni en conférence de presse ce samedi, le Rassemblement des victimes a lancé un appel solennel aux autorités pour que justice soit rendue, sans délai ni calcul politique.

Prenant la parole au nom du collectif, Ibrahima Sané a exprimé la frustration et l’épuisement moral des familles et des survivants. « Nous, Rassemblement des victimes, exprimons notre profonde préoccupation face aux lenteurs persistantes du système judiciaire sénégalais dans le traitement des dossiers des victimes du régime de Macky Sall. Depuis 2021, ces victimes, confrontées à des violations graves de leurs droits fondamentaux, attendent justice et réparation », a-t-il déclaré d’un ton grave.

Le porte-parole a dénoncé un double discours : d’un côté, les promesses publiques d’un engagement ferme pour la transparence et la justice ; de l’autre, une réalité faite de délais interminables et d’un système judiciaire à l’arrêt. Selon lui, cette situation entretient un sentiment d’abandon, et surtout, mine la confiance des citoyens dans les institutions censées les protéger.

Dans un contexte de transition politique marqué par des promesses de rupture, le collectif appelle le nouveau pouvoir à tenir ses engagements. « Il est impératif que les enquêtes soient menées de manière exhaustive et impartiale pour garantir que la lumière soit faite sur les atrocités commises et que les responsables soient traduits devant la justice », a insisté M. Sané.

Au-delà du traitement des seuls dossiers en attente, les victimes réclament des réformes structurelles. Elles exigent notamment le renforcement de l’indépendance et de l’efficacité du système judiciaire sénégalais, condition sine qua non d’une véritable réconciliation nationale. « Une justice rapide et équitable pourra restaurer la confiance et contribuer à une paix durable au Sénégal », a-t-il martelé.

Le collectif, qui regroupe familles endeuillées, blessés et victimes de détentions arbitraires, espère aussi attirer l’attention de la communauté internationale sur la gravité de la situation. Il appelle à une mobilisation urgente pour faire avancer les procédures, obtenir vérité, justice et réparation.

Alors que la mémoire des événements de 2021 à 2024 reste vive dans les esprits, la quête de justice des victimes continue d’être un test majeur pour les nouvelles autorités sénégalaises, qui sont désormais attendues sur le terrain de l’action concrète.

Redevance audiovisuelle : Canal+ versera désormais 4,5 milliards FCFA à l’État du Sénégal, selon Guy Marius

Un tournant majeur dans la politique audiovisuelle et fiscale du Sénégal. Ce samedi 19 juillet, le député Guy Marius Sagna a révélé une importante révision à la hausse de la redevance annuelle que le groupe Canal+ devra désormais verser à l’État. Cette contribution s’élèvera à 9 % du chiffre d’affaires réalisé dans le pays, soit environ 4,5 milliards de francs CFA pour l’année 2024.

Jusqu’ici, le géant français de l’audiovisuel s’acquittait d’un montant dérisoire au regard de son implantation et de son emprise commerciale : 20 millions de FCFA par an, puis 75 millions depuis 2021. Une somme que beaucoup jugeaient en décalage avec les bénéfices colossaux engrangés sur le marché sénégalais.

Dans une publication partagée sur sa page Facebook, Guy Marius Sagna, figure politique de la gauche panafricaniste et membre actif du mouvement FRAPP–France Dégage, a salué cette décision comme un acte fort du nouveau régime incarné par le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko et le ministre de la Communication Alioune Sall. Il y voit la marque d’une volonté politique claire : celle de reconquérir une part de souveraineté économique souvent cédée aux multinationales étrangères.

« Canal Plus va payer chaque année 9 % de son chiffre d’affaires annuel, donc pour 2024 la somme de 4,5 milliards de FCFA », a-t-il insisté. Un changement qui, selon lui, reflète la détermination du nouveau pouvoir à rééquilibrer les rapports de force entre l’État sénégalais et les opérateurs privés, notamment ceux venus de l’extérieur.

Le député n’a pas manqué d’adresser un message à ceux qui critiquent l’action du gouvernement. « Maintenant vous savez pourquoi ils ne peuvent aimer les patriotes, pourquoi ils vont continuer à nous combattre et pourquoi nous devons soutenir notre gouvernement », a-t-il déclaré. Par ces mots, Guy Marius Sagna replace cette mesure dans un affrontement idéologique plus large, entre une vision souverainiste de la gestion des ressources nationales et les intérêts bien établis de certaines firmes transnationales.

Si cette annonce venait à être mise en œuvre comme prévu, elle pourrait ouvrir la voie à une réévaluation plus large de la fiscalité des grandes entreprises opérant au Sénégal, notamment dans les secteurs stratégiques comme les télécommunications, les hydrocarbures ou les infrastructures. Pour l’heure, cette hausse de la redevance audiovisuelle est perçue comme un signal politique fort : le Sénégal entend désormais faire payer le juste prix à ceux qui profitent de son marché.

Restitution des emprises militaires françaises : Le Président Diomaye Faye en visite de reconnaissance à Ouakam, Bel Air et à la Marine

Une page importante de l’histoire militaire et diplomatique sénégalaise vient d’être tournée. Ce vendredi matin, le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a effectué une visite de reconnaissance sur les emprises militaires récemment restituées par la France, marquant un tournant stratégique dans les relations de défense entre les deux pays.

Accompagné de plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre des Forces armées, ainsi que du Haut Commandement militaire, le président s’est successivement rendu sur les sites de Ouakam, Bel Air et de la Marine. Ces installations, autrefois occupées par l’armée française dans le cadre de l’accord de défense bilatéral, sont désormais placées sous souveraineté exclusive du Sénégal.

La visite avait pour objectif d’évaluer l’état des infrastructures — qu’il s’agisse des capacités d’hébergement, de logistique ou d’opérations — et de préparer leur prochaine affectation dans le cadre de la réorganisation des capacités nationales. Les autorités militaires ont salué le potentiel stratégique de ces sites, qui devraient renforcer la posture de défense nationale et améliorer la formation ainsi que le déploiement opérationnel des forces armées sénégalaises.

Cette restitution constitue l’aboutissement d’un dialogue bilatéral respectueux, fondé sur une volonté commune de redéfinir les bases de la coopération militaire franco-sénégalaise. Désormais, celle-ci se recentre sur des axes clés : la formation, l’interopérabilité, et surtout le renforcement des capacités souveraines du Sénégal.

Dans son allocution sur le site de Bel Air, le président Diomaye Faye a affirmé que cette étape illustre la sérénité et la fermeté avec lesquelles le Sénégal entend désormais affirmer sa souveraineté. « Ces emprises stratégiques, qui ont longtemps symbolisé une présence extérieure, appartiennent désormais pleinement à la nation. Elles seront au service de nos priorités sécuritaires, de notre armée, et de notre peuple », a-t-il déclaré.

La restitution des emprises de Ouakam, Bel Air et de la Marine ne se limite pas à un transfert de bâtiments. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation des outils de défense nationale et de renforcement de la souveraineté. Dans un contexte géopolitique en mutation, cette initiative affirme la volonté du Sénégal de prendre en main la totalité de ses dispositifs stratégiques.

Tivaouane : Attaque armée contre la base de la CSE à Yadjine, un coffre-fort emporté

Dans la nuit du jeudi 26 au vendredi 27 décembre 2024, aux environs de 2h30 du matin, la base de la Compagnie sahélienne d’entreprises (CSE), implantée à Yadjine, dans le département de Tivaouane, a été la cible d’une attaque violente perpétrée par une vingtaine d’individus armés.

Selon les premiers éléments recueillis, les assaillants étaient munis d’armes blanches et d’armes à feu. Ils ont neutralisé deux agents de sécurité en les ligotant, avant de s’introduire de force dans une dizaine de bureaux, dont celui du comptable. Leur principal butin : un coffre-fort contenant environ 700 000 FCFA en espèces. Un troisième vigile a réussi à échapper aux malfaiteurs et a immédiatement donné l’alerte.

À l’arrivée des éléments du commissariat urbain de Tivaouane, les malfaiteurs avaient déjà pris la fuite, laissant derrière eux un véritable champ de ruines. Les enquêteurs ont constaté des portes fracturées, des équipements vandalisés et un personnel profondément choqué.

Moctar Kane, directeur des travaux à la CSE, n’a pas caché sa stupeur. « L’attaque était planifiée. Ils savaient exactement où frapper », a-t-il déclaré lors d’un point de presse improvisé sur le site. Pour l’entreprise, cette intrusion soulève de sérieuses interrogations sur la sécurité de ses installations, surtout en cette période sensible où les travaux du projet autoroutier Dakar-Tivaouane-Saint-Louis mobilisent d’importants moyens logistiques.

Une réunion de crise a été convoquée dès le lendemain matin pour faire le point sur les pertes matérielles et humaines et surtout, envisager un renforcement des dispositifs de sécurité.

La police de Tivaouane a immédiatement ouvert une enquête. Selon nos sources, les premières investigations orientent les enquêteurs vers la piste d’un gang organisé. L’hypothèse de complicités internes n’est pas écartée, notamment en raison de la précision avec laquelle les malfaiteurs ont ciblé les lieux sensibles.

Des renforts de sécurité pourraient également être déployés sur d’autres sites du projet autoroutier, considérés comme stratégiques.

Protocole d’accord entre l’État et l’Intersyndicale : l’Alliance des Travailleurs des Collectivités Territoriales dénonce une exclusion injuste

L’Alliance Nationale des Syndicats des Travailleurs des Collectivités Territoriales (ANSTCT) est montée au créneau pour dénoncer vigoureusement le protocole d’accord conclu entre l’État du Sénégal et l’Intersyndicale des travailleurs des Collectivités territoriales. Dans un communiqué publié le 18 juillet, l’Alliance rejette ce document qu’elle qualifie de « protocole de compromission », dénonçant une entente jugée injuste, partiale et excluante.

Selon l’ANSTCT, ce texte, loin d’apporter une réponse globale aux revendications des travailleurs, ne profite qu’à une minorité, laissant de côté des milliers d’agents pourtant pleinement engagés dans la lutte sociale. « Après plusieurs années d’âpre lutte ponctuée de moments d’espoir et de désillusion, les travailleurs des Collectivités territoriales espéraient voir enfin le bout du tunnel », regrette l’Alliance dans son communiqué. Ces espoirs se sont effondrés avec la signature d’un accord considéré comme sélectif et discriminatoire.

L’Alliance reproche à l’Intersyndicale d’avoir négocié de manière exclusive, en s’appuyant sur les acquis arrachés au prix de longues batailles syndicales, notamment par la coalition AND-GUESSEUM, tout en écartant délibérément d’autres organisations telles que l’ANSTCT. Cette mise à l’écart, selon les signataires du communiqué, a abouti à un accord déséquilibré.

Le protocole prévoit une revalorisation salariale uniquement pour 1 115 agents fonctionnaires, dont les traitements mensuels connaîtront une hausse comprise entre 80 000 et 300 000 francs CFA. Quant aux 6 458 agents non fonctionnaires, ils ne percevront qu’une allocation baptisée « mesure transitoire », d’un montant de 80 000 francs CFA réparti sur trois ans. Ce dispositif exclut plus de 8 400 agents, notamment les contractuels, journaliers et autres personnels précaires, que l’Alliance considère comme les véritables oubliés de cet accord.

« Ce qui est humainement et moralement inacceptable », fustige l’ANSTCT, qui évoque la mémoire de feu Sidya Ndiaye, figure emblématique du mouvement syndical, pour condamner cet accord qu’il n’aurait « jamais accepté de signer ».

Autre point de discorde : l’absence de rétroactivité des mesures. L’accord entrera en vigueur en mai 2025, faisant fi des engagements antérieurs qui remontaient à mai 2022. Pour l’Alliance, cela constitue un effacement pur et simple de plusieurs années de lutte et de sacrifices.

Face à ce qu’elle perçoit comme une trahison des intérêts de la majorité des travailleurs des collectivités, l’ANSTCT appelle à la vigilance et à une mobilisation accrue. Elle exhorte le ministère en charge des Collectivités territoriales à organiser de véritables négociations inclusives afin de garantir l’équité et la justice dans le traitement de l’ensemble des agents.

Le communiqué est signé par Mbaye Sow (SUDTM), Talla Faye (SUTRACOL) et Abdou Lahat Diagne (SUTRACOLS), qui rappellent leur engagement inébranlable à défendre les droits et la dignité de tous les travailleurs des collectivités territoriales du Sénégal.

Le Président Diomaye Faye relance le projet d’usine de dessalement de la Grande Côte avec Acwa Power et salue un nouveau départ stratégique avec l’Arabie Saoudite

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé ce jeudi au Palais présidentiel la cérémonie officielle de signature du contrat entre la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) et le géant saoudien de l’énergie Acwa Power, actant ainsi le lancement définitif du projet d’usine de dessalement de la Grande Côte.

Cette infrastructure stratégique vise à renforcer durablement l’accès à l’eau potable, en particulier pour les zones côtières confrontées à une pression démographique et climatique croissante. Elle s’inscrit dans le cadre des engagements du gouvernement en matière de souveraineté hydraulique, d’adaptation au changement climatique et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Lors de son discours, le chef de l’État a salué une « étape majeure » dans la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Royaume d’Arabie Saoudite, mettant en lumière la solidité des liens diplomatiques et la qualité du dialogue entre les deux pays.

« Ce n’était pas évident, car nous avons hérité d’un contrat déjà signé. Il était important de corriger certains manquements, tout en respectant l’esprit de coopération », a expliqué le Président Faye, revenant sur la renégociation du contrat opérée dès les premiers mois de son mandat pour des raisons de conformité juridique et d’optimisation de l’intérêt national.

Le chef de l’État a exprimé sa gratitude envers le prince héritier Mohamed Ben Salmane pour son soutien indéfectible au projet, tout en réaffirmant l’estime portée à la société Acwa Power. « Il n’y a eu ni contrainte ni rupture, mais un dialogue ouvert, sincère et constructif », a-t-il précisé, rejetant toute idée de conflit ou de défiance dans le processus de révision du contrat initial.

Dans une perspective d’approfondissement des relations économiques, le Président Diomaye Faye a annoncé que le Royaume d’Arabie Saoudite sera l’invité d’honneur du prochain Forum Invest in Sénégal, prévu en octobre 2025. Cette invitation confirme la volonté du Sénégal de diversifier ses partenariats et d’attirer des investissements structurants dans des secteurs clés tels que l’énergie, l’eau, l’agriculture et les infrastructures.

« Ce contrat est la preuve que le Sénégal respecte ses partenaires. Nous avons fait le choix de la transparence, de la responsabilité et du long terme », a conclu le Président, confiant quant à la signature prochaine d’accords similaires dans d’autres domaines stratégiques.

L’usine de dessalement de la Grande Côte, qui sera l’une des plus grandes d’Afrique de l’Ouest, incarne la nouvelle ambition du Sénégal en matière de résilience climatique et d’innovation technologique. Avec une capacité prévue de plusieurs dizaines de milliers de mètres cubes d’eau par jour, elle permettra de sécuriser l’approvisionnement en eau potable de plusieurs localités, tout en créant des emplois et des opportunités économiques durables.

Fraude au BFEM à Louga : le ministère de l’Éducation nationale clarifie et rassure

Suite à l’arrestation de plusieurs candidats au Brevet de fin d’études moyennes (BFEM) 2025 en possession de corrections d’épreuves, le ministère de l’Éducation nationale a apporté, ce jeudi, des précisions importantes afin de dissiper les doutes et préserver l’intégrité du processus d’évaluation.

Selon un communiqué officiel, les faits concernent 18 candidats à Louga et 6 autres à Mbour, pris en flagrant délit avec des documents manuscrits contenant des corrections d’épreuves. Le ministère tient toutefois à souligner que ces documents ne sont pas les corrigés officiels, lesquels sont élaborés et diffusés par la Direction des Examens et Concours (DEXCO). Ces derniers portent un cachet officiel et sont transmis de manière strictement contrôlée.

Depuis la session 2024, le dispositif de sécurisation des examens a été renforcé. Désormais, les corrigés sont envoyés uniquement par voie électronique, et ce, progressivement, aux Inspecteurs d’académie (IA), mais uniquement après la fin de chaque épreuve. Ce système vise à réduire au maximum les risques de fuite ou de fraude.

Le ministère relativise également l’ampleur des cas signalés : sur les 188 151 candidats ayant effectivement composé cette année, les incidents recensés représentent à peine 0,012 % du total. De plus, les autorités éducatives assurent que ces cas isolés ont été immédiatement pris en charge conformément à la réglementation en vigueur, grâce à la réactivité des présidents de jury, en collaboration avec les Inspecteurs de l’Éducation et de la Formation (IEF) et les Inspecteurs d’académie.

L’institution dirigée par Moustapha Guirassy insiste sur le fait que ces actes n’ont eu « aucun impact sur le bon déroulement global des épreuves » du BFEM 2025. Elle appelle toutefois à plus de responsabilité dans le traitement médiatique de ce genre d’information, afin d’éviter toute désinformation susceptible de nuire à la crédibilité du système éducatif.

Enfin, le ministère réaffirme son engagement à faire toute la lumière sur les faits signalés et promet de continuer à communiquer de manière transparente, via les canaux officiels. Il en appelle à une mobilisation collective autour des valeurs d’éthique, d’intégrité et de respect des règles, pour garantir un système éducatif équitable et digne de confiance.

Sécurité à Mbacké : 38 personnes interpellées et 24 véhicules mis en fourrière lors d’une vaste opération policière

La ville de Mbacké a été le théâtre, dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 juillet 2025, d’une importante opération de sécurisation menée conjointement par les forces de l’ordre. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du programme « Karangué Baol », a permis l’interpellation de 38 individus pour divers délits, ainsi que la mise en fourrière de 24 moyens roulants, selon des informations relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Le commissaire principal Younouss Diédhiou, chef du service régional de la Sécurité publique de Diourbel, a fourni les détails de cette opération d’envergure. Selon lui, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de 102 pièces administratives non conformes, au retrait de 16 véhicules et 8 motos, et au recouvrement d’amendes forfaitaires s’élevant à 57 000 francs CFA.

La mobilisation sécuritaire a été massive. Elle a impliqué 87 agents issus des commissariats de Diourbel, Bambey et Mbacké, ainsi que des éléments du Groupement mobile d’intervention (GMI) et de la Brigade régionale des stupéfiants (BRS). Cette action coordonnée s’inscrit dans une stratégie préventive à l’approche du Grand Magal de Touba, un événement religieux qui attire chaque année des millions de fidèles.

Selon le commissaire Diédhiou, il s’agissait de la troisième opération du genre dans la région après celles déjà menées à Diourbel et à Touba. « Karangué Baol » vise à renforcer la sécurité, lutter contre la délinquance et assurer la tranquillité publique à l’approche de cette grande manifestation.

Cette série d’opérations témoigne de la volonté des autorités sécuritaires de maintenir un climat serein et d’anticiper toute menace susceptible de troubler l’ordre public dans une zone aussi sensible que celle de Mbacké-Touba en période de forte affluence.

Marche interdite à Dakar : le Mouvement « Sauvons la République » stoppé dans son élan

La préfecture de Dakar a opposé une fin de non-recevoir à la demande de manifestation du mouvement citoyen « Sauvons la République / Dogu Samme Sunum Reew », qui projetait d’organiser une marche ce vendredi 18 juillet 2025. Par un arrêté préfectoral, les autorités ont interdit cette mobilisation qui devait se tenir entre 15 heures et 18 heures, sur l’itinéraire allant du rond-point de la Poste de la Médina jusqu’au siège de la Division spéciale de lutte contre la Cybercriminalité.

Selon les services de l’État, la décision repose sur des motifs liés à la sécurité et à l’ordre public. Dans son arrêté, le préfet indique que l’enquête préalable menée par les services compétents a révélé que l’occupation de l’axe prévu à l’heure choisie risquait « d’entraver gravement la libre circulation des personnes et de leurs biens ». Une formulation classique dans le registre des interdictions administratives de manifestations publiques, surtout dans les zones urbaines sensibles.

Le mouvement « Sauvons la République », très critique envers le gouvernement, entendait faire entendre sa voix à travers cette marche. L’objectif affiché était clair : réclamer la démission du Premier ministre Ousmane Sonko, désigné par les initiateurs comme étant, selon eux, « le principal problème de tous les maux du Sénégal ». Une position radicale qui s’inscrit dans un climat politique national marqué par une forte polarisation et des tensions persistantes entre partisans et opposants du régime en place.

Cette interdiction intervient dans un contexte où la liberté de manifester fait l’objet de débats récurrents au Sénégal, entre revendications citoyennes, impératifs de sécurité et encadrement administratif des rassemblements publics. Le mouvement, de son côté, n’a pas encore officiellement réagi à la décision préfectorale, mais ses membres pourraient envisager de nouvelles stratégies de contestation dans les prochains jours.

Guinaw Rails : Un couple interpellé avec du chanvre indien et de l’ecstasy à bord d’un taxi Yango

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2025, un couple a été arrêté à Guinaw Rails pour des faits de trafic de drogue. Les deux individus, un homme et une femme, ont été interpellés par les éléments du Commissariat d’arrondissement de Guinaw Rails lors d’une opération de sécurisation menée dans la zone.

C’est au cours d’un contrôle de routine que les policiers ont immobilisé un taxi de la plateforme Yango à bord duquel se trouvaient les deux suspects. Leur comportement jugé suspect a motivé une fouille approfondie qui a permis de découvrir plusieurs substances illicites.

Chez le passager, les agents ont mis la main sur une barrette de chanvre indien pesant 475 grammes, ainsi que quatre cornets soigneusement dissimulés dans un sachet en plastique. Quant à la femme qui l’accompagnait, elle avait en sa possession un comprimé de couleur rose identifié comme étant de l’ecstasy, une drogue de synthèse communément appelée « Souss ».

Placés en garde à vue, les deux suspects devront répondre des charges d’offre et cession de chanvre indien, ainsi que de détention de drogue de synthèse. L’enquête est actuellement en cours pour déterminer l’origine des produits saisis et d’éventuelles ramifications du trafic, selon la police qui n’exclut pas la participation d’autres complices.

Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un renforcement des dispositifs de sécurité dans les zones périurbaines, où les services de police redoublent de vigilance face à la recrudescence de la consommation et de la circulation de drogues, notamment chez les jeunes.

Examen du BFEM : 47 élèves de l’École sénégalaise de Bissau composent au CEM 2 de Kolda

Le Collège d’Enseignement Moyen 2 (CEM 2) de Kolda a accueilli cette année 47 candidats venus tout droit de la Guinée-Bissau pour prendre part au Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), l’un des principaux examens du système éducatif sénégalais. Parmi eux, 30 filles, issues de l’École Sénégalaise de Bissau, un établissement relevant du réseau des écoles sénégalaises à l’étranger.

Prévue pour 48 candidats au départ, la délégation a enregistré une seule absence au moment du démarrage des épreuves. Selon Sana Sadio, membre de l’administration de l’établissement de Bissau, cette présence quasi-complète est déjà une victoire logistique. « C’est un soulagement de voir que nos élèves ont pu rejoindre le centre d’examen sans difficulté majeure, malgré la longue distance et les défis logistiques transfrontaliers », a-t-il confié.

Chaque année, les élèves de cette école effectuent ce déplacement de plusieurs centaines de kilomètres pour venir composer à Kolda, centre officiellement désigné pour les examens des élèves du réseau sénégalais en Guinée-Bissau. Leur présence constante témoigne de la solidité des liens entre les deux pays voisins, mais aussi de l’attachement des familles sénégalaises expatriées à un cursus académique conforme aux standards du ministère de l’Éducation nationale du Sénégal.

Ce dispositif d’écoles sénégalaises à l’étranger, notamment en Gambie, en Mauritanie ou en Guinée-Bissau, a pour objectif de garantir aux enfants sénégalais vivant hors du territoire national l’accès à un enseignement officiel, structuré, et reconnu à l’échelle nationale. L’examen du BFEM représente ainsi une étape cruciale dans leur parcours scolaire, leur permettant d’envisager sereinement la suite de leurs études au Sénégal ou ailleurs.

À Kolda, les autorités académiques ont salué l’organisation rigoureuse autour de cette délégation spéciale, en soulignant l’exemplarité de la coopération éducative transfrontalière. Pour les 47 jeunes candidats, l’enjeu est de taille : franchir avec succès cette étape du cycle moyen pour ouvrir les portes du lycée.

Contrat ACWA POWER – État du Sénégal : Serigne Mbaye Thiam justifie la nécessité d’une renégociation et alerte sur les enjeux vitaux du projet de dessalement

Invité de l’émission Grand Jury sur la TFM le 6 janvier 2025, l’ancien ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, est revenu sur la décision des nouvelles autorités sénégalaises d’annuler le contrat avec la société saoudienne ACWA POWER. Ce contrat portait sur la réalisation d’une usine de dessalement de l’eau de mer sur la Grande Côte, un projet stratégique censé renforcer la sécurité hydrique du Sénégal.

D’entrée, Serigne Mbaye Thiam a souligné que l’État sénégalais ne pouvait se permettre de se détourner définitivement du projet de dessalement, tant il est crucial dans la stratégie de couverture des besoins en eau potable à l’horizon 2030. Selon lui, le Sénégal devra faire face à un déficit d’un million de m³ par jour d’ici cette échéance, et les 400 000 m³ que devait produire l’usine constituent une composante essentielle du dispositif envisagé par les pouvoirs publics.

Au-delà de la simple augmentation de la production, l’ancien ministre a insisté sur le rôle de l’usine dans la gestion des risques. Il a rappelé l’épisode dramatique de 2013 à Keur Momar Sarr, lorsque la principale station de pompage du pays avait été hors service, plongeant une grande partie du pays dans une crise de l’eau. Pour Serigne Mbaye Thiam, le projet de dessalement aurait offert une source alternative stratégique et permanente, réduisant ainsi la dépendance au système de pompage actuel.

Mais selon lui, si les nouvelles autorités ont décidé d’annuler le contrat, elles devront tôt ou tard revenir à la table des négociations. « Les fenêtres de renégociation étaient déjà prévues dans les clauses du contrat », a-t-il rappelé. Parmi les leviers existants, il a cité la possibilité laissée à ACWA POWER de construire une centrale électrique en parallèle, ce qui aurait pu permettre une révision à la baisse du coût de l’électricité utilisée pour le dessalement. Cette centrale, en injectant 15 % de sa production dans le réseau national, pouvait offrir une marge de manœuvre financière.

Un autre levier évoqué par l’ancien ministre concernait le mode de financement du projet. En cas de recours par ACWA POWER à des financements concessionnels, une clause prévoyait que le bénéfice obtenu devait être redistribué sous forme de baisse du prix de l’eau. Des mécanismes précis étaient d’ailleurs inscrits dans le contrat : une baisse de prix inférieure à 2 % revenait entièrement à ACWA POWER, une baisse entre 2 % et 10 % devait être partagée à parts égales entre l’État du Sénégal et l’opérateur saoudien, et toute réduction supérieure à 10 % bénéficiait exclusivement à l’État sénégalais.

Pour Serigne Mbaye Thiam, ces clauses démontrent qu’un espace de renégociation existait bel et bien, et qu’il aurait été plus judicieux de l’utiliser plutôt que de rompre abruptement le contrat. Une telle décision, selon lui, expose l’État à des risques juridiques et diplomatiques, mais surtout compromet une solution technique majeure à une urgence nationale.

Dans le cadre plus large du « Grand Transfert » — projet stratégique pour la redistribution des ressources en eau — l’ancien ministre a précisé que l’eau brute issue du projet devait également servir à l’irrigation agricole. Une partie de cette ressource devait être transférée vers la région de Touba à partir de Pekess, rompant ainsi avec le schéma initial qui visait un acheminement direct vers Dakar.

Au final, Serigne Mbaye Thiam appelle à une approche pragmatique et à une relecture stratégique du contrat. Il juge que le gouvernement actuel se trouve dans l’obligation de revoir sa position pour ne pas compromettre la souveraineté hydraulique du pays, à un moment où les besoins en eau deviennent chaque jour plus pressants.

Sécurité : l’opération “Karangué Baol” se poursuit avec des résultats probants à Mbacké

L’opération “Karangué Baol”, lancée par les forces de défense et de sécurité dans la région de Diourbel pour lutter contre la criminalité et la délinquance, poursuit sa montée en puissance. Dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 juillet 2025, une troisième phase d’intervention a été menée à Mbacké, marquant une nouvelle étape décisive dans cette série d’opérations de sécurisation.

Selon les autorités, 87 éléments issus des commissariats de Diourbel, Bambey et Mbacké, appuyés par le Groupement mobile d’intervention (GMI) et la Brigade de recherche et de surveillance (BRS), ont été mobilisés pour cette mission qui s’est déroulée entre 19h et 5h du matin. Sept véhicules ont été déployés pour couvrir les différents périmètres ciblés dans la ville sainte.

Les résultats de l’opération sont révélateurs : 38 individus ont été interpellés pour divers délits ou dans le cadre de simples contrôles d’identité. Par ailleurs, 24 véhicules ont été mis en fourrière, 102 pièces administratives ont été saisies, et une somme de 57 000 FCFA a été retenue puis mise sous scellé.

Cette offensive sécuritaire s’inscrit dans le cadre des opérations d’envergure organisées à l’approche du Magal de Touba, événement religieux de dimension nationale et internationale, qui draine chaque année des millions de pèlerins. À l’approche de cette célébration, les zones de Diourbel, Mbacké, Bambey et Touba font face à une recrudescence des actes de banditisme, des agressions nocturnes et autres formes de criminalité, mettant à rude épreuve le sentiment de sécurité des populations.

Face à cette situation préoccupante, les autorités ont choisi la méthode forte pour restaurer l’ordre et rassurer les populations. Le nom même de l’opération, “Karangué Baol”, en dit long : il s’agit d’une volonté affirmée de « nettoyer » le Baol de tous les foyers de délinquance avant le grand rassemblement religieux.

Les autorités locales saluent la coordination exemplaire entre les différentes unités engagées et promettent que de nouvelles phases de l’opération suivront dans les prochains jours, notamment à Touba, épicentre du Magal. Elles appellent également les populations à une collaboration active pour signaler tout comportement suspect ou activité illicite.

Ex-employés des bases françaises : les oubliés du retrait des EFS réclament leur intégration dans la fonction publique

Le départ officiel des Éléments français au Sénégal (EFS), acté le 30 juin 2025 avec la restitution des dernières installations militaires à l’État sénégalais, a laissé derrière lui plusieurs centaines de travailleurs dans l’incertitude. Ils sont environ 300 Sénégalais, employés civils des EFS, aujourd’hui sans emploi et dans l’attente d’une décision des autorités sénégalaises quant à leur avenir professionnel.

Ces anciens agents, membres du Syndicat des travailleurs du personnel civil des EFS, dénoncent un silence prolongé du gouvernement malgré les démarches engagées en amont. « Depuis 15 jours, nous sommes officiellement licenciés. Nous avons respecté une décision de souveraineté nationale. Nous espérions en retour une réaction rapide de l’État pour une reconversion », a déclaré Djibril Ndiaye, secrétaire général du syndicat, dans un entretien accordé à la Radio Futurs Médias (RFM).

Selon ses précisions, un dossier détaillé avait été préparé par les ex-travailleurs, en collaboration avec le ministère des Forces armées et celui du Travail, à la demande de la Présidence de la République. Ce document contient des données précises sur les conséquences juridiques de leur licenciement, les préjudices économiques et sociaux subis, ainsi que leurs propositions de reclassement dans la fonction publique. Le dossier a bien été transmis au Palais, mais reste depuis sans suite.

Le secrétaire général du syndicat exprime l’inquiétude croissante de ses collègues : « C’est une situation angoissante pour des pères de famille qui avaient une stabilité professionnelle, un salaire régulier, un accès à la couverture maladie et une sécurité sociale. Du jour au lendemain, tout cela a disparu sans qu’aucune mesure d’accompagnement ne soit prise. »

En ce qui concerne l’État français, Djibril Ndiaye reconnaît que les autorités tricolores ont respecté leur part du contrat. Les indemnités dues aux travailleurs ont été versées. Toutefois, ces montants sont jugés insuffisants au regard du choc brutal qu’a représenté cette rupture, d’autant plus qu’aucune solution durable n’a été proposée par l’État sénégalais.

Le contexte dans lequel intervient cette fermeture est inédit. Pour la première fois depuis l’indépendance, le Sénégal ne compte plus de base militaire française sur son territoire. Une décision hautement symbolique, saluée par une large partie de l’opinion comme un acte de souveraineté, mais qui, sur le plan social, laisse planer une ombre sur le sort de ceux qui faisaient tourner ces installations au quotidien.

Alors que le pays s’engage dans une nouvelle phase de coopération militaire « équilibrée et rénovée » avec la France, comme l’a souligné le chef d’état-major des armées, les anciens agents civils appellent à ne pas être les victimes collatérales de ce changement de paradigme. Ils rappellent qu’ils ont servi loyalement pendant des années, souvent dans l’ombre, et demandent aujourd’hui à être réorientés dans le service public sénégalais.

Fin des Éléments Français au Sénégal : une nouvelle ère de coopération militaire fondée sur la souveraineté

Le jeudi 17 juillet 2025 marque une date historique dans les relations militaires entre le Sénégal et la France. C’est au camp Geille de Ouakam, à Dakar, que s’est tenue la cérémonie officielle de restitution des dernières bases françaises présentes sur le sol sénégalais, mettant un terme à plusieurs décennies de présence militaire tricolore dans le pays. Cette étape décisive s’inscrit dans une volonté politique forte des autorités sénégalaises de réaffirmer leur souveraineté tout en réorientant leur coopération stratégique sur des bases nouvelles.

Présidée par le général de corps d’armée Mbaye Cissé, chef d’état-major général des armées sénégalaises, la cérémonie a vu la passation officielle de plusieurs sites militaires majeurs. Il s’agit notamment des camps Saint-Exupéry et Maréchal de Hann, de l’escale militaire de l’aéroport Blaise Diagne (Diass), de la Cité résidentielle de la Pointe, des installations navales de Protet, du centre de mission de Rufisque, et du camp Geille de Ouakam. Tous ces sites sont désormais sous contrôle exclusif des forces armées sénégalaises.

Dans son discours, le général Mbaye Cissé a tenu à rappeler la solidité des relations historiques entre les deux armées. Il a salué l’apport significatif de la France dans le développement des capacités militaires sénégalaises, notamment à travers la formation de cadres, l’entraînement des troupes, et le soutien logistique. Toutefois, il a insisté sur le fait que cette nouvelle phase ne marque pas une rupture brutale, mais plutôt une volonté d’adaptation à un contexte géopolitique et stratégique en mutation.

« Nos armées ont toujours entretenu une coopération dynamique et enrichissante. Aujourd’hui, le Sénégal choisit de réorganiser cette coopération sur des bases qui garantissent davantage d’autonomie, de respect mutuel et de souveraineté. Il s’agit d’un partenariat rénové, tourné vers l’avenir », a déclaré le général.

La nouvelle coopération militaire avec la France sera donc axée sur l’instruction, la formation, l’entraînement et d’autres domaines jugés essentiels pour la modernisation de l’armée sénégalaise. L’objectif, selon le haut commandement militaire, est d’atteindre une autonomie stratégique tout en restant ouvert aux apports techniques et humains de partenaires étrangers, à condition que cela se fasse dans un cadre équilibré et équitable.

Le départ des Éléments français au Sénégal (EFS) intervient dans un contexte régional marqué par un repli progressif des présences militaires étrangères en Afrique de l’Ouest, sous la pression croissante des opinions publiques et d’une nouvelle génération de dirigeants politiques résolument engagés dans la reconquête de leur souveraineté nationale.

Le Sénégal, en optant pour cette démarche de réappropriation de ses installations militaires, envoie un signal fort à ses partenaires. Il ne s’agit pas d’un isolement ou d’un rejet de la coopération internationale, mais d’un repositionnement stratégique. Comme l’a résumé le général Mbaye Cissé, « les armées sénégalaises sont prêtes à écrire, avec leurs partenaires, une nouvelle page fondée sur l’égalité, la souveraineté et la responsabilité partagée ».

Ainsi s’ouvre une nouvelle séquence du compagnonnage entre le Sénégal et la France, appelée à évoluer au rythme des exigences du monde contemporain et des ambitions d’un pays qui veut affirmer davantage son autonomie dans la gestion de ses affaires de défense et de sécurité.

Fermeture des bases françaises au Sénégal : Madiambal Diagne parle d’« erreur historique »

Jeudi 17 juillet 2025, une page importante de l’histoire militaire et diplomatique entre la France et le Sénégal s’est refermée avec la fermeture officielle des dernières installations militaires françaises dans le pays. Le site de Ouakam, qui abritait encore des éléments de l’armée française, a été définitivement libéré, marquant la fin d’une présence vieille de plusieurs décennies.

Une cérémonie symbolique a été organisée pour marquer cet événement, en présence de responsables militaires sénégalais et français. Ce retrait s’inscrit dans une dynamique plus large de redéfinition des partenariats de défense en Afrique, amorcée par plusieurs pays du continent qui revendiquent une coopération fondée sur l’égalité et la souveraineté.

Mais cette décision, bien qu’applaudie par une partie de l’opinion publique, suscite également des critiques. Le journaliste Madiambal Diagne, directeur du journal Le Quotidien et figure influente du paysage médiatique sénégalais, a vivement réagi sur le réseau social X (anciennement Twitter). Il y a qualifié la fermeture des bases françaises d’« erreur historique ».

Selon lui, la présence militaire française constituait un atout stratégique pour le Sénégal, notamment en matière de formation, de logistique et de coopération sécuritaire dans un contexte sous-régional instable. Il estime que la rupture de ce lien pourrait affaiblir les capacités de réponse rapide du pays face aux menaces transfrontalières, comme le terrorisme ou la criminalité organisée.

La sortie de Madiambal Diagne intervient alors que les autorités sénégalaises défendent, au contraire, une politique de souveraineté renforcée. Le Général de corps d’Armée Mbaye Cissé, lors d’une précédente déclaration, avait expliqué que cette rétrocession s’inscrivait dans une volonté politique affirmée de développer une armée sénégalaise pleinement autonome, capable de relever ses défis sécuritaires avec ses propres moyens.

Cette divergence de points de vue reflète un débat plus large sur l’avenir des relations militaires entre l’Afrique et ses anciens partenaires traditionnels, en particulier la France. Entre rupture symbolique et repositionnement stratégique, le Sénégal trace ainsi une nouvelle voie, non sans susciter interrogations et controverses.

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Usine de dessalement de la Grande Côte : le Président Diomaye valide une nouvelle ère de coopération avec l’Arabie Saoudite

Le Sénégal et l’Arabie Saoudite viennent de franchir une étape décisive dans leur partenariat stratégique avec la signature, ce jeudi 17 juillet 2025, du contrat renégocié relatif à la construction de l’usine de dessalement d’eau de mer de la Grande Côte. Le Président Bassirou Diomaye Faye a entériné ce nouvel accord conclu avec la société saoudienne Acwa Power, mettant ainsi fin à plusieurs mois d’incertitudes et de réajustements autour de ce projet d’envergure.

Sur sa page Facebook, le chef de l’État sénégalais a salué la solidité de la coopération entre Dakar et Riyad, qu’il qualifie de « stratégique et gagnant-gagnant ». Il a tenu à remercier chaleureusement le Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Prince Héritier Mohammed ben Salmane, pour leur soutien constant au développement du Sénégal. Une reconnaissance adressée également au peuple saoudien, engagé de longue date dans le soutien à des projets structurants sur le sol sénégalais.

Ce projet de dessalement, jugé prioritaire dans un contexte de stress hydrique croissant dans la région de Dakar et sa périphérie, avait été au centre d’une controverse en 2024. Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, avait alors décidé d’annuler le contrat initialement signé sous la présidence de Macky Sall. Ce contrat, d’un montant évalué à 459 milliards de francs CFA sur une durée de 30 ans, avait été critiqué pour son coût jugé excessif et son inadéquation avec les capacités budgétaires de l’État.

La version renégociée du contrat, bien que ses détails précis n’aient pas encore été rendus publics, est présentée par les autorités comme mieux alignée sur les intérêts nationaux. Elle garantirait à la fois une meilleure maîtrise des coûts, une optimisation de l’impact environnemental, ainsi qu’une mise en œuvre plus rapide. L’usine de la Grande Côte, une fois opérationnelle, devrait significativement renforcer l’approvisionnement en eau potable de la région de Dakar et soutenir la croissance urbaine tout en réduisant la dépendance aux eaux souterraines.

Ce projet s’inscrit dans une vision globale du gouvernement sénégalais qui place l’accès équitable à l’eau parmi ses priorités. Il illustre aussi la volonté du président Diomaye de refonder les contrats publics en faveur de la transparence, de l’efficacité économique et de la souveraineté nationale.

Clap de fin pour les bases françaises au Sénégal : un tournant décisif dans la coopération militaire

La journée du jeudi 17 juillet 2025 restera gravée dans l’histoire militaire du Sénégal comme le symbole d’une souveraineté assumée et d’un partenariat repensé. C’est à cette date qu’a eu lieu, à Dakar, la cérémonie officielle de rétrocession des bases militaires françaises aux forces armées sénégalaises. Un acte hautement symbolique qui met fin à plusieurs décennies de présence militaire française dans le pays.

La cérémonie, tenue au camp Geille, a été marquée par la présence des autorités militaires sénégalaises et françaises. Le Général de corps d’armée Mbaye Cissé, Chef d’état-major général des armées sénégalaises, a pris la parole pour rappeler le caractère historique de cette restitution. Il a annoncé que toutes les emprises françaises, notamment les camps Saint-Exupéry et Maréchal de Hannes, l’escalier aérien de l’aéroport international Blaise Diagne, la cité résidentielle de La Pointe, les installations navales du camp Proté, le centre d’émission de Rufisque et le camp Geille, ont été officiellement transférés à l’État sénégalais.

Le général Cissé a insisté sur le fait que cette rétrocession est le fruit d’une volonté politique ferme des plus hautes autorités des deux pays. Il a salué l’atmosphère fraternelle et respectueuse qui a entouré les discussions entre les deux parties, tout en soulignant que cette évolution s’inscrit dans la nouvelle doctrine sénégalaise de coopération en matière de défense. Cette doctrine vise à renforcer l’autonomie stratégique du pays, à moderniser son dispositif militaire et à faire du Sénégal un acteur de premier plan dans le maintien de la paix en Afrique de l’Ouest et dans le monde.

Le haut commandement militaire sénégalais a également tenu à rappeler que la coopération avec la France a été, pendant de longues années, un appui majeur dans la formation des soldats, l’entraînement des troupes et la logistique. Des apports qui ont contribué à professionnaliser l’armée sénégalaise et à l’ériger comme l’une des plus respectées de la sous-région.

De son côté, le Général de division Pascal Ianni, représentant de l’armée française, a salué l’évolution naturelle de la relation entre les deux pays. Il a rappelé que le camp Geille, où se tenait la cérémonie, fut l’une des premières bases aériennes africaines créées par la France en 1920. Il a retracé les grandes étapes de la présence militaire française, depuis la période coloniale jusqu’à la mise en place, en 2011, des Éléments Français au Sénégal (EFS), après la dissolution des Forces Françaises du Cap-Vert.

Dans son allocution, le général Ianni a évoqué une « transformation structurelle » de la présence française en Afrique. Il a reconnu que le temps des bases permanentes touchait à sa fin, et qu’il était désormais plus pertinent de nouer des partenariats souples, adaptés aux besoins et à la souveraineté des pays africains. Il a affirmé que « prolonger artificiellement une présence là où elle n’est plus souhaitée serait une erreur stratégique et politique ».

Les deux officiers généraux ont convenu que cette étape ne signifiait pas la fin de la coopération militaire entre le Sénégal et la France, mais plutôt le début d’un nouveau cycle. Un cycle marqué par une collaboration sur mesure, respectueuse des intérêts et des choix stratégiques de chacun.

La restitution des bases françaises marque donc un tournant majeur dans l’histoire des relations militaires franco-sénégalaises. Elle incarne la volonté du Sénégal de maîtriser pleinement sa défense et de bâtir une armée à la hauteur de ses ambitions régionales et internationales. C’est aussi, pour la France, l’opportunité de repenser sa politique de défense en Afrique, dans un contexte où les attentes des peuples africains en matière de souveraineté sont de plus en plus fortes.

Kaolack : Un mort et huit blessés dans un grave accident à la sortie du garage Nioro

Un terrible accident de la circulation s’est produit ce jeudi matin aux abords du garage Nioro, à la sortie de Kaolack. Un minibus de transport en commun, en provenance de l’intérieur du pays, est violemment entré en collision avec un camion stationné sur le bas-côté de la chaussée.

Selon les premières informations recueillies sur les lieux, le choc a été d’une rare violence. Le bilan provisoire fait état d’un mort sur le coup et de huit blessés, dont quatre dans un état critique. Les sapeurs-pompiers, alertés par les témoins, sont intervenus en urgence pour secourir les victimes. Les blessés ont été évacués vers l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass de Kaolack, tandis que le corps sans vie de la victime a été transporté à la morgue de l’établissement.

Les causes exactes du drame ne sont pas encore connues. Cependant, plusieurs témoins interrogés sur place évoquent un excès de vitesse ou un moment d’inattention du conducteur du minibus comme éléments probables. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour faire toute la lumière sur les circonstances de cet accident.

Mbadakhoun – Société : Le président de la commission dominicale reçoit un guide religieux de la zone

Un événement hautement symbolique et chargé d’émotion s’est tenu ce mercredi 16 juillet 2025 dans la commune de Mbadakhoun. Le président de la commission dominicale, par ailleurs acteur du développement local, Mandour Ndour, a eu l’honneur de recevoir la visite de Cheikh Abdoulaye Ndiaye, Khalifa de Cheikh Ousmane Ndiaye (rta) et Moukadam de Cheikh Ibrahima Niass Baye.

Cette visite spirituelle exceptionnelle vient saluer les efforts constants de Mandour Ndour en faveur du développement local, de la cohésion sociale et du respect des valeurs religieuses et culturelles de la communauté.

Plusieurs personnalités religieuses, coutumières, ainsi que de nombreux habitants ont assisté à cet événement, témoignant de l’importance du lien entre les acteurs du développement local et les dignitaires religieux.

« Dans un contexte national marqué par des tensions sociopolitiques et religieuses, Mandour Ndour s’affirme de plus en plus comme un acteur essentiel dans la prévention des conflits et la promotion de la paix. Son rôle est particulièrement visible dans la recherche d’un climat apaisé et stable au sein des communautés », a témoigné Cheikh Abdoulaye Ndiaye.

Dans la commune de Mbadakhoun, les populations lui font confiance. Sa parole est souvent écoutée et respectée. Loin de toute “politique politicienne”, Mandour Ndour est reconnu pour sa capacité à apaiser les cœurs et à intervenir avec sagesse lorsque des tensions surgissent.

De plus en plus, il investit dans l’éducation, notamment religieuse, afin d’inculquer dès le jeune âge les valeurs de tolérance, de respect et de dialogue.

Kaffrine : Journée internationale des coopératives

NSIA Assurances et NSIA Vie signent une convention avec le ministère de l’Agriculture pour assurer les coopératives agricoles

À l’occasion de la Journée internationale des PME, NSIA Assurances, NSIA Vie Assurances et le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage (MASAE) ont signé une convention de partenariat stratégique visant à mettre en place une couverture d’assurance dédiée aux coopératives agricoles.

La couverture des biens agricoles (hangars, stocks, matériels) contre les risques d’incendie, de vol, de dégâts des eaux et de bris de machines ; La protection des membres des coopératives à travers une assurance décès (avec un capital garanti de 500 000 FCFA), assurée par NSIA Vie ; La mise en place d’un dispositif de souscription simplifié, centralisé par le MASAE.

Ce programme permettra aux coopératives agricoles de mieux faire face aux aléas et imprévus, tout en assurant leur stabilité financière et leur pérennité.

NSIA Assurances s’engage à proposer des solutions personnalisées, accessibles, et à traiter les sinistres dans un délai maximum de 30 jours.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté commune de renforcer la souveraineté alimentaire du Sénégal et de soutenir activement les acteurs de la transformation agricole.

Le Sénégal tourne la page : départ historique de l’armée française du camp militaire de Ouakam

Ouakam, 17 juillet 2025 – C’est un pan entier de l’histoire franco-sénégalaise qui s’est refermé ce jeudi matin au camp militaire de Geille, niché sur les hauteurs de Ouakam. Après plus d’un siècle de présence continue, l’armée française a officiellement quitté le sol sénégalais, actant la restitution du dernier bastion militaire qu’elle occupait dans le pays. Une décision à haute portée symbolique, saluée comme un jalon majeur dans le processus d’émancipation stratégique du Sénégal et, plus largement, de l’Afrique de l’Ouest.

La cérémonie de transfert du camp, encadrée par des mesures de sécurité renforcées, s’est déroulée en présence de hauts gradés sénégalais et français, de diplomates, ainsi que d’une importante délégation médiatique mobilisée par les autorités locales. Le général Pascal Ianni, représentant l’état-major français, a prononcé un discours empreint de solennité, évoquant « un siècle de coopération, de mémoire partagée et de liens humains durables ». Il a cependant reconnu que ce départ s’inscrit dans une dynamique nouvelle : celle d’une Afrique décidée à affirmer sa pleine souveraineté.

Créé en 1920, le camp Geille fut d’abord un point d’appui de l’aéropostale, avant de devenir un maillon essentiel du dispositif militaire français en Afrique de l’Ouest. Après l’indépendance, il s’est mué en centre névralgique de la coopération militaire franco-sénégalaise. Sous différentes appellations – Forces Françaises du Cap-Vert, puis Éléments Français au Sénégal (EFS) à partir de 2011 – cette base était chargée de former et d’accompagner les forces armées sénégalaises, tout en servant de relai logistique régional pour les opérations françaises sur le continent.

Mais la mission s’est progressivement vidée de sa substance, rattrapée par une nouvelle donne géopolitique. Face à la montée d’un sentiment souverainiste alimenté par des décennies de frustrations postcoloniales, la présence militaire française est de plus en plus perçue comme un vestige d’un ordre ancien.

Après le Mali, le Burkina Faso, le Niger et la Centrafrique, le Sénégal devient ainsi le dernier pays d’Afrique de l’Ouest francophone à tourner la page d’une présence militaire française jugée trop intrusive. Le président Bassirou Diomaye Faye, bien que n’ayant pas directement orchestré ce départ, l’a inscrit dans une volonté plus large de refondation des relations internationales du Sénégal, en mettant l’accent sur le respect mutuel et la coopération d’égal à égal.

« Ce départ n’est pas une rupture, mais une redéfinition », a tenté de nuancer le général Ianni. Pourtant, derrière les formules diplomatiques, c’est bien un rééquilibrage profond des rapports de force qui s’opère. La France, longtemps puissance tutélaire, se retire sur la pointe des pieds, contrainte de s’adapter à un continent qui affirme désormais sa capacité à penser, organiser et défendre sa propre sécurité.

Avec cette restitution, le Sénégal récupère non seulement un espace physique mais aussi un levier symbolique de souveraineté. Le camp Geille devrait être réaffecté aux Forces armées sénégalaises, dans le cadre d’un plan national de renforcement de la défense. Ce tournant s’inscrit dans une dynamique panafricaine plus vaste qui ambitionne de bâtir une architecture de sécurité africaine indépendante, fondée sur la coopération sud-sud, l’intégration régionale et l’autonomisation des moyens militaires.

Revalorisation salariale dans les collectivités territoriales : une nouvelle ère pour les fonctionnaires et agents certifiés

C’est une avancée sociale majeure qui vient d’être formalisée au profit des agents des collectivités territoriales. Dans une circulaire signée le 15 juillet 2025, le ministre des Collectivités territoriales, de l’Aménagement et du Développement des Territoires, Moussa Bala Fofana, annonce officiellement la revalorisation des rémunérations des fonctionnaires territoriaux et des agents certifiés. Une mesure phare qui découle du Pacte national de stabilité, signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

Selon la circulaire transmise aux présidents de conseils départementaux et aux maires via les gouverneurs de région, les fonctionnaires territoriaux verront leurs salaires augmenter entre 80 000 et 300 000 FCFA. Cette revalorisation dépendra du grade et du niveau hiérarchique de chaque agent. Un tableau récapitulatif, annexé au document, détaille les montants exacts applicables à chaque catégorie.

La décision fait suite à un accord conclu avec l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités territoriales, mettant fin à plusieurs mois de concertations et de revendications portant sur l’amélioration des conditions de vie et de travail dans les administrations locales.

Outre les fonctionnaires, 6 458 agents certifiés recensés à l’issue d’un processus de vérification bénéficieront d’une indemnité mensuelle transitoire, étalée sur trois ans. Elle s’élèvera à :

60 000 FCFA en 2025, 70 000 FCFA en 2026, et 80 000 FCFA en 2027.

Cette mesure vise à reconnaître le rôle essentiel de ces agents dans le fonctionnement quotidien des services publics locaux, tout en leur offrant un appui financier progressif.

Un fonds d’accompagnement de 1,5 milliard FCFA

Conscient des contraintes budgétaires que pourrait engendrer cette réforme, le gouvernement a prévu un fonds d’accompagnement d’un montant de 1,5 milliard de FCFA. Les collectivités qui souhaitent en bénéficier devront signer une convention avec le ministère et s’engager à respecter des règles strictes de bonne gestion.

Le suivi de l’application de ces engagements sera assuré par la Direction du service public local et la Direction des collectivités territoriales. L’objectif est de garantir une utilisation transparente et efficace des ressources mises à disposition.

Une mise en œuvre dès mai 2025

La réforme entre en vigueur à compter du 1er mai 2025. La circulaire du ministre invite toutes les autorités locales à prendre les dispositions nécessaires pour garantir l’application effective de ces nouvelles mesures.

Revalorisation salariale : un accord conclu entre l’État et les travailleurs des Collectivités territoriales

Un accord historique vient d’être paraphé entre le gouvernement du Sénégal et l’Intersyndicale des travailleurs des Collectivités territoriales, dans le cadre de la signature du Pacte national de stabilité avec les partenaires sociaux. La circulaire officielle, datée du 15 juillet 2025 et signée par le ministre des Collectivités territoriales, Moussa Bala Fofana, précise les modalités de mise en œuvre de cette mesure.

Selon les termes du protocole, les agents fonctionnaires des Collectivités territoriales bénéficieront désormais d’une revalorisation salariale alignée sur celle accordée aux fonctionnaires de l’État. Les montants supplémentaires qui leur sont dus varieront entre 80 000 et 300 000 FCFA en fonction de leur hiérarchie et de leur grade.

En complément, une indemnité mensuelle transitoire a été instituée en faveur de 6 458 agents certifiés à l’issue du recensement. Cette indemnité atteindra progressivement 80 000 FCFA sur trois ans. Elle sera versée d’abord à hauteur de 60 000 FCFA dès 2025, puis augmentée de 10 000 FCFA supplémentaires en 2026 et 2027.

Conscient de la pression budgétaire que cette réforme fait peser sur certaines collectivités, le gouvernement a débloqué un fonds d’accompagnement d’un montant de 1,5 milliard FCFA. Ce soutien financier est destiné aux collectivités les plus affectées afin d’assurer la soutenabilité de la mesure et d’éviter tout déséquilibre des finances locales.

Pour accéder à ce fonds, les collectivités devront signer une convention avec le ministère des Collectivités territoriales. Elles s’engageront à respecter des principes rigoureux de bonne gestion, sous la supervision de la Direction du Service public local et de la Direction des Collectivités territoriales.

Cette revalorisation salariale constitue un pas important vers la reconnaissance du rôle et du mérite des agents des Collectivités territoriales, après plusieurs mois de négociations et de revendications. Elle s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’apaiser le climat social et de renforcer la performance du service public de proximité.

Diourbel : Drame conjugal à Ngoye – Un homme tue sa femme par strangulation

La paisible commune de Ngoye, située dans la région de Diourbel, s’est réveillée dans la stupeur et la douleur ce mercredi 16 juillet 2025. Un homme, dont l’identité et l’âge n’ont pas encore été révélés par les autorités, est accusé d’avoir ôté la vie à son épouse en la strangulant alors qu’elle se trouvait dans son sommeil.

Le drame s’est produit au domicile conjugal, où la scène macabre a été découverte par les premiers témoins. Selon des informations recueillies sur place, des traces de sang ont été relevées dans la chambre, laissant penser que la victime a pu se débattre avant de succomber.

Des voisins et proches du couple ont confié que le ménage traversait depuis plusieurs semaines une crise profonde. Des disputes violentes et quasi quotidiennes avaient été signalées, sans qu’aucune mesure de protection ne soit prise. Certains témoins évoquent un climat de tension qui avait atteint un point critique ces derniers jours, mais nul n’imaginait une issue aussi tragique.

Après son geste, le suspect a tenté de prendre la fuite, mais sa cavale a été de courte durée. Les éléments de la brigade territoriale de gendarmerie de Diourbel, alertés très tôt, ont réussi à le localiser et à procéder à son interpellation. Il a été placé en garde à vue et devrait être présenté dans les prochaines heures au procureur de la République pour l’ouverture d’une information judiciaire.

Pour l’heure, le mobile précis du crime demeure inconnu. La gendarmerie a entamé une enquête approfondie afin de déterminer les circonstances exactes de cet homicide et de faire la lumière sur les responsabilités. Les proches, encore sous le choc, peinent à comprendre ce qui a pu pousser le mari à commettre un tel acte.

Ce nouveau drame conjugal plonge la commune de Ngoye et les villages environnants dans la consternation et relance le débat sur la recrudescence des violences domestiques au Sénégal. Des voix s’élèvent déjà pour dénoncer l’absence de dispositifs efficaces de prévention et de prise en charge des couples en crise, ainsi que la banalisation de la violence au sein du foyer.

En attendant les conclusions de l’enquête et l’éventuelle mise en examen du suspect, une chose est certaine : ce féminicide suscite une vive émotion et une indignation totale au sein de la population, qui appelle à des mesures fortes pour que de tels drames cessent de se répéter.

Ndeye Yacine MBAYE

Violences contre des Sénégalais en Mauritanie : l’ADHA interpelle les autorités et réclame justice

L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a exprimé, dans un communiqué publié ce mercredi, sa vive préoccupation face aux violences subies par des ressortissants sénégalais en Mauritanie. Ces derniers auraient été exposés à des actes hostiles pendant plus de 48 heures dans certaines localités, selon les informations recueillies par l’organisation.

L’ADHA, qui milite pour la protection des droits fondamentaux, qualifie ces incidents de « graves violations des droits humains ». Elle insiste sur l’urgence de garantir la sécurité de tous les migrants et de respecter les engagements internationaux pris par les États, qu’ils soient d’accueil ou d’origine.

Dans sa déclaration, l’organisation dénonce des atteintes flagrantes à plusieurs textes internationaux. Il s’agit notamment de l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui consacre le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de la personne. Elle invoque également la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, dont les articles 16 et 25 garantissent la protection contre la violence et l’égalité de traitement avec les nationaux. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (articles 4 et 12) ainsi que l’Accord bilatéral de coopération entre le Sénégal et la Mauritanie sur la libre circulation et le traitement équitable des ressortissants sont également mentionnés comme cadres juridiques bafoués.

L’ADHA appelle ainsi les autorités mauritaniennes à diligenter une enquête transparente afin d’identifier les auteurs et de situer les responsabilités. Elle exhorte également les autorités sénégalaises à intensifier leur présence diplomatique et consulaire sur le territoire mauritanien afin d’assurer une protection efficace de leurs ressortissants.

Par ailleurs, l’organisation interpelle les institutions régionales, telles que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA), pour qu’elles assurent un suivi rigoureux de la situation et agissent en faveur de la prévention de tout risque d’escalade.

Enfin, l’ADHA invite les structures mauritaniennes de défense des droits humains à documenter les faits de manière rigoureuse et à collaborer avec le Réseau africain des défenseurs des droits humains, dont elle est membre. L’objectif : faire éclater la vérité, garantir la justice aux victimes et prévenir la répétition de telles violations.

Kaolack : 8 559 candidats inscrits pour le BFEM dans les IEF de la commune et du département

Malgré les fortes pluies qui se sont abattues sur plusieurs régions du pays hier, les épreuves du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) se sont globalement déroulées sans incidents majeurs ce matin à Kaolack, aussi bien dans la commune que dans le département.

Dès les premières heures, les candidats étaient présents dans les centres d’examen, visiblement déterminés à affronter cette étape cruciale de leur parcours scolaire. À Kaolack commune, notamment dans les centres du CEM Djim Momar, du CEM franco-arabe de Sam et au lycée de Sibassor (situé dans l’Inspection de l’Éducation et de la Formation de Kaolack département), enseignants et surveillants étaient mobilisés dès 7h pour accueillir les élèves et veiller au respect des consignes.

« Nous avons eu peur hier soir en voyant la pluie, mais heureusement, tout s’est bien passé ce matin. Les routes étaient praticables et les salles étaient prêtes », a confié Mamadou Doudou Ciss, coordonnateur de la COSYDEP.

Le BFEM, qui marque la fin du cycle moyen et donne accès au lycée, représente un moment décisif pour des milliers d’élèves sénégalais. Cette année, le nombre total de candidats inscrits dans les deux IEF (commune et département de Kaolack) s’élève à 8 559.

« Nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des candidats et du personnel encadrant », a rassuré M. Amadou Dia, Inspecteur de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack commune.

Par ailleurs, un important dispositif sécuritaire a été déployé. Les forces de l’ordre assurent la sécurisation des centres et le bon acheminement des sujets d’examen.

« Nous voulons éviter tout incident pouvant perturber le bon déroulement des épreuves. Dans la même dynamique, des séances de sensibilisation sur la fraude ont été organisées dans plusieurs établissements, à l’initiative des parents d’élèves. La lutte contre la fraude reste une priorité afin de garantir la crédibilité du diplôme », a souligné Ousseynou Kaba, adjoint au préfet du département de Kaolack.

Enfin, les parents d’élèves saluent les efforts déployés par les autorités éducatives, administratives et sécuritaires pour assurer des examens sereins et bien organisés.

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR AU SÉNÉGAL : L’État investit 45 milliards Fcfa par ans dans la restauration des étudiants

Le ministre Abdourahmane Diouf dévoile les chiffres clés et les ambitions de l’État pour les 25 prochaines années

Lors d’un déjeuner de presse organisé ce mardi 15 juillet 2025, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Abdourahmane Diouf, a révélé que l’État du Sénégal consacre chaque année 45 milliards de FCFA à la restauration des étudiants. Cette enveloppe permet de servir 30 millions de repas par an dans les 31 restaurants universitaires répartis dans les Centres régionaux des œuvres universitaires (Crous), dotés d’une capacité d’accueil de 19 477 places.

Cette révélation s’inscrit dans une volonté de transparence et de bilan, à l’aube de transformations majeures que le gouvernement souhaite initier dans le secteur de l’enseignement supérieur. En effet, selon le ministre Diouf, le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko nourrissent une ambition forte de refonder l’université sénégalaise sur les 25 prochaines années.

« Cette refondation passera par des réformes profondes, le développement des infrastructures, le recrutement massif de personnel enseignant et une intégration sérieuse du numérique dans les pédagogies », a souligné Abdourahmane Diouf.

Avant d’enclencher cette dynamique de changement, le ministère a engagé un état des lieux complet du système universitaire sénégalais. À ce jour, le pays compte 286 169 étudiants inscrits dans les établissements publics et privés, encadrés par 2 495 enseignants-chercheurs.

Le réseau universitaire public comprend 9 universités, regroupant 73 facultés, 223 départements, ainsi que deux grandes écoles : l’École polytechnique de Thiès et l’École nationale supérieure d’agriculture (ENSA).

Le Sénégal dispose également de 6 Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP), 62 filières professionnelles, 298 établissements d’enseignement supérieur, 6 bibliothèques universitaires pour un total de 2 804 places, 15 écoles doctorales et 7 Crous, offrant 26 567 lits aux étudiants.

Malgré ces efforts, les besoins demeurent criants, notamment dans les domaines scientifiques et technologiques. Le pays ne forme actuellement que 800 ingénieurs par an, un chiffre que le ministre juge largement insuffisant au regard des ambitions industrielles et technologiques du Sénégal.

Cette ambition de transformation universitaire vise à moderniser la gouvernance, élever le niveau de l’enseignement, et adapter les formations aux exigences économiques du pays, en particulier dans les secteurs prioritaires comme l’agriculture, l’énergie, les technologies numériques et les infrastructures.

« Pour bâtir un Sénégal émergent, nous avons besoin d’un enseignement supérieur fort, inclusif, connecté aux réalités du monde et aux besoins du marché », a conclu le ministre Diouf.

Résultats du BAC 2025 : une baisse notable du taux de réussite annoncée par le MESRI

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Dr Abdourahmane Diouf, a dévoilé ce lundi les résultats provisoires du Baccalauréat pour l’année 2025, à l’occasion d’une conférence de presse dédiée à l’Agenda National de Transformation de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI).

Selon les chiffres communiqués, le taux de réussite au BAC a connu une baisse significative par rapport à l’année précédente. En 2025, 69 474 candidats ont été déclarés admis, ce qui représente un taux de réussite de 42,85%. Ce résultat marque un recul par rapport à 2024, où le nombre d’admis s’élevait à environ 78 000, correspondant à un taux de réussite de 50,50%.

Le ministre Abdourahmane Diouf a expliqué que ces résultats doivent encore être stabilisés, mais ils reflètent une tendance à la baisse qui interpelle les autorités éducatives. Cette évolution est au cœur des réflexions dans le cadre de l’ANTESRI, qui vise à transformer et améliorer durablement le système éducatif sénégalais, en particulier l’enseignement supérieur et la recherche.

Face à cette situation, le ministère entend renforcer les mécanismes d’accompagnement des élèves, améliorer la qualité de l’enseignement et mettre en place des politiques adaptées pour inverser cette tendance. Le gouvernement reste engagé à offrir un système éducatif performant qui puisse répondre aux aspirations des jeunes sénégalais et aux exigences d’un monde en constante évolution.

Cette annonce intervient dans un contexte où le Sénégal se fixe des objectifs ambitieux pour moderniser son système éducatif et garantir une formation de qualité aux futures générations. Les prochains mois seront donc déterminants pour la mise en œuvre des mesures promises par le MESRI, afin d’assurer une meilleure réussite aux examens nationaux dans les années à venir.

Université sénégalaise : chaque étudiant coûte plus d’un million FCFA par an à l’État

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Abdourahmane Diouf, a dévoilé, mardi, les données actualisées sur le fonctionnement de l’Université sénégalaise en 2024. Cette présentation s’est tenue lors d’un déjeuner de presse consacré aux principaux enjeux de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI 2050).

Selon les chiffres communiqués par le ministre, le Sénégal compte actuellement 286 169 étudiants répartis entre le public et le privé. Ces apprenants sont encadrés par 2 495 enseignants-chercheurs qui interviennent dans les neuf universités publiques que compte le pays. Le réseau universitaire comprend également 73 facultés et 223 départements. Deux grandes écoles, l’École polytechnique de Thiès et l’École nationale supérieure d’agriculture (ENSA), complètent le dispositif de formation supérieur.

Abdourahmane Diouf a tenu à préciser que l’investissement consenti par l’État pour chaque étudiant s’est considérablement accru ces dernières années. En 2024, le coût annuel moyen par étudiant atteint 1 178 742 francs CFA. Ce montant comprend un coût pédagogique évalué à 542 702 FCFA et un coût social qui s’élève à 636 040 FCFA.

Ces chiffres traduisent, selon le ministre, l’effort financier conséquent consenti par l’État pour soutenir l’accès à l’enseignement supérieur et garantir l’accompagnement social des étudiants. Le ministre a par ailleurs souligné que cette mobilisation budgétaire s’inscrit dans une volonté de transformation structurelle du système universitaire, en vue d’en faire un moteur d’innovation et de développement économique durable.

L’ANTESRI 2050 vise notamment à moderniser les infrastructures universitaires, à renforcer la qualité pédagogique et scientifique, mais aussi à mieux articuler les formations avec les besoins de l’économie nationale. Abdourahmane Diouf a insisté sur l’enjeu de ce chantier : il s’agit non seulement de soutenir la massification des effectifs, mais aussi d’assurer la soutenabilité du financement public de l’enseignement supérieur, à un moment où les contraintes budgétaires se font de plus en plus pressantes.

Le ministre a conclu en appelant les acteurs de l’écosystème universitaire – enseignants, étudiants, administrations et partenaires – à se mobiliser collectivement pour réussir cette transformation et relever le défi d’une université plus performante et plus inclusive.

Kaolack : L’association BËT-SET et ses partenaires en croisade contre le chômage des jeunes à travers le projet Diapal Te Jëf

Face au défi persistant du chômage des jeunes, un atelier stratégique s’est tenu ce lundi au Centre de Formation Professionnelle de Kaolack. Initié par l’association BËT-SET/L’Aurore avec l’appui de l’ONG Eclosio, cet événement marque une étape décisive dans la mise en œuvre du projet Diapal Te Jëf, dédié à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes dans la région.

Dans les départements de Kaolack, Guinguinéo et Nioro, de nombreux jeunes diplômés – issus des centres de formation professionnelle, des universités et des Daaras – peinent à s’insérer sur le marché du travail. Le manque d’expérience, l’insuffisance de réseaux professionnels et l’absence de mécanismes d’accompagnement après la formation constituent des obstacles majeurs.

« Le projet Diapal Te Jëf répond à cette urgence en proposant un parcours structuré alliant formation, accompagnement entrepreneurial et mise en relation avec les acteurs économiques locaux », a expliqué Bouna Mané, président de l’association BËT-SET/L’Aurore. Au total, 90 jeunes seront sélectionnés dans les trois départements concernés : Nioro du Rip, Guinguinéo et Kaolack. Ils bénéficieront de modules sur l’entrepreneuriat, le réseautage, le mentorat et l’incubation.

Prenant la parole lors de l’atelier, Atanas Sagne, chef de projet de l’Initiative FIT Sénégal pour le compte de l’ONG Eclosio, a rappelé le contexte de cette initiative. « FIT Sénégal est née dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2026, une première en Afrique. Le ministère de la Formation professionnelle, en partenariat avec des acteurs européens, en a profité pour renforcer l’offre de formation professionnelle et favoriser l’insertion des jeunes », a-t-il expliqué.

Promouvoir et accroître la visibilité de la formation professionnelle ; Utiliser le sport comme levier de développement ; Accompagner efficacement les jeunes vers l’insertion professionnelle.

« Aujourd’hui, nous sommes réunis pour cadrer le parcours Diapal Te Jëf, porté par une organisation de la société civile, BËT-SET, engagée dans l’accompagnement des jeunes à l’insertion. Ce parcours s’étendra sur une durée de six mois », a poursuivi M. Sagne.

Il a également souligné l’importance d’impliquer tous les acteurs de l’écosystème : entreprises, structures de financement, chefs de projet, etc. « On ne peut pas accompagner les jeunes sans impliquer ceux qui détiennent les ressources. Plusieurs de ces acteurs se sont déjà engagés à soutenir ce parcours », a-t-il affirmé.

Selon lui, Eclosio met davantage l’accent sur l’accompagnement technique. « Avec BËT-SET, nous avons pris le temps de co-construire ce projet, en consolidant une note conceptuelle jusqu’à aboutir à un véritable parcours d’insertion. Cette proposition a été soumise aux partenaires qui y ont apporté leurs suggestions », a-t-il expliqué.

À l’issue de l’atelier, les partenaires seront invités à confirmer et formaliser leurs engagements à travers la signature d’une charte. « Cette charte sera enrichie et officialisée dans les prochains jours. Elle constituera le socle de notre engagement commun pour l’insertion des jeunes », a conclu Atanas Sagne.

Kaolack : L’association BËT-SET et ses partenaires en croisade contre le chômage des jeunes à travers le projet Diapal Te Jëf

Face au défi persistant du chômage des jeunes, un atelier stratégique s’est tenu ce lundi au Centre de Formation Professionnelle de Kaolack. Initié par l’association BËT-SET/L’Aurore avec l’appui de l’ONG Eclosio, cet événement marque une étape décisive dans la mise en œuvre du projet Diapal Te Jëf, dédié à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes dans la région.

Dans les départements de Kaolack, Guinguinéo et Nioro, de nombreux jeunes diplômés – issus des centres de formation professionnelle, des universités et des Daaras – peinent à s’insérer sur le marché du travail. Le manque d’expérience, l’insuffisance de réseaux professionnels et l’absence de mécanismes d’accompagnement après la formation constituent des obstacles majeurs.

« Le projet Diapal Te Jëf répond à cette urgence en proposant un parcours structuré alliant formation, accompagnement entrepreneurial et mise en relation avec les acteurs économiques locaux », a expliqué Bouna Mané, président de l’association BËT-SET/L’Aurore. Au total, 90 jeunes seront sélectionnés dans les trois départements concernés : Nioro du Rip, Guinguinéo et Kaolack. Ils bénéficieront de modules sur l’entrepreneuriat, le réseautage, le mentorat et l’incubation.

Prenant la parole lors de l’atelier, Atanas Sagne, chef de projet de l’Initiative FIT Sénégal pour le compte de l’ONG Eclosio, a rappelé le contexte de cette initiative. « FIT Sénégal est née dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2026, une première en Afrique. Le ministère de la Formation professionnelle, en partenariat avec des acteurs européens, en a profité pour renforcer l’offre de formation professionnelle et favoriser l’insertion des jeunes », a-t-il expliqué.

Promouvoir et accroître la visibilité de la formation professionnelle ; Utiliser le sport comme levier de développement ; Accompagner efficacement les jeunes vers l’insertion professionnelle.

« Aujourd’hui, nous sommes réunis pour cadrer le parcours Diapal Te Jëf, porté par une organisation de la société civile, BËT-SET, engagée dans l’accompagnement des jeunes à l’insertion. Ce parcours s’étendra sur une durée de six mois », a poursuivi M. Sagne.

Il a également souligné l’importance d’impliquer tous les acteurs de l’écosystème : entreprises, structures de financement, chefs de projet, etc. « On ne peut pas accompagner les jeunes sans impliquer ceux qui détiennent les ressources. Plusieurs de ces acteurs se sont déjà engagés à soutenir ce parcours », a-t-il affirmé.

Selon lui, Eclosio met davantage l’accent sur l’accompagnement technique. « Avec BËT-SET, nous avons pris le temps de co-construire ce projet, en consolidant une note conceptuelle jusqu’à aboutir à un véritable parcours d’insertion. Cette proposition a été soumise aux partenaires qui y ont apporté leurs suggestions », a-t-il expliqué.

À l’issue de l’atelier, les partenaires seront invités à confirmer et formaliser leurs engagements à travers la signature d’une charte. « Cette charte sera enrichie et officialisée dans les prochains jours. Elle constituera le socle de notre engagement commun pour l’insertion des jeunes », a conclu Atanas Sagne.

Mbour : Vingt-huit personnes interpellées dans une affaire liée à QNET

Le poste de police de Mbour a procédé à un vaste coup de filet qui a conduit à l’interpellation de vingt-huit personnes impliquées dans des activités présumées frauduleuses liées à la société QNET. Parmi les personnes arrêtées figurent un ressortissant comorien, un citoyen gambien et vingt-six Sénégalais, dont treize femmes et quinze hommes.

Selon les informations officielles de la Police nationale, l’enquête a permis d’identifier l’un des principaux responsables présumés de ce réseau. L’homme, domicilié au quartier Médine à Mbour, se présentait comme un agent de QNET chargé de coordonner la formation et la distribution des produits. Il a également été interpellé par les enquêteurs.

Les investigations menées par les forces de l’ordre ont révélé que tous les individus appréhendés avaient été invités à participer à une session de formation organisée par QNET dans la ville. Certains participants ont reconnu avoir versé d’importantes sommes d’argent dans l’espoir d’acquérir des produits et d’intégrer un système censé leur garantir des revenus réguliers grâce à la vente en ligne.

Cependant, les premiers éléments recueillis par les enquêteurs indiquent que les méthodes employées par la structure présentent des similitudes avec un système pyramidal. Les organisateurs cibleraient notamment des jeunes en situation de chômage en leur promettant de prétendues opportunités professionnelles. Ces pratiques, jugées suspectes par de nombreuses familles, ont suscité des plaintes répétées auprès des autorités locales ces derniers mois.

Deux responsables présumés de ce réseau, également présentés comme des agents QNET, ont été déférés devant le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mbour pour répondre des faits qui leur sont reprochés. Les autres personnes interpellées sont toujours entendues par les enquêteurs, qui cherchent à établir l’ampleur réelle des opérations et à identifier d’éventuels complices ou victimes supplémentaires.

Cette affaire relance le débat autour des activités de QNET, déjà pointées du doigt dans plusieurs pays de la sous-région pour des méthodes jugées trompeuses. Les autorités sénégalaises rappellent aux citoyens la nécessité d’exercer une vigilance accrue face aux offres d’emploi ou de formation promettant des gains rapides sans garanties claires.

Pikine : Trois individus interpellés après le combat Diop 2 contre Tapha Mbeur

Le combat de lutte entre Diop 2 et Tapha Mbeur, qui a drainé une foule nombreuse à Pikine, a été marqué par plusieurs incidents en marge de l’événement. Selon les informations communiquées par la Police nationale, le Commissariat d’arrondissement de Pikine a procédé à l’arrestation de trois individus impliqués dans divers délits pendant et après le spectacle.

Les forces de l’ordre, mobilisées pour encadrer la manifestation sportive et assurer la sécurité des participants et des spectateurs, ont interpellé un premier individu poursuivi pour vol en réunion avec usage de moyen de transport. Le mis en cause est soupçonné d’avoir profité de l’affluence pour commettre des vols organisés en bande et faciliter leur fuite grâce à un véhicule.

Le deuxième individu a quant à lui été arrêté pour rébellion et violences volontaires sur agent de police. Selon le rapport de l’intervention, il aurait agressé un fonctionnaire en service, causant des blessures ayant nécessité une Incapacité Temporaire de Travail (ITT) de trois jours. Il lui est également reproché d’avoir entravé le bon déroulement d’une mission de police au moment de son interpellation.

Le troisième suspect a été appréhendé après le vol d’un téléphone portable. La victime a aussitôt alerté les forces de l’ordre présentes sur les lieux, permettant une intervention rapide et l’arrestation du mis en cause.

Les trois prévenus ont été placés en garde à vue dans les locaux du Commissariat de Pikine. D’après les autorités policières, l’enquête suit son cours afin de déterminer les circonstances exactes des faits et d’identifier d’éventuels complices.

Ces incidents viennent rappeler les défis sécuritaires posés par les grands rassemblements sportifs, où la densité de la foule favorise parfois les actes de délinquance. La Police nationale a réitéré sa détermination à poursuivre sans relâche la sécurisation de ces événements et à mettre hors d’état de nuire tous les auteurs de troubles à l’ordre public.

Bassirou Diomaye Faye recentre le débat : « Le seul combat qui vaille, c’est le combat contre les difficultés que les Sénégalais endurent »

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, s’est exprimé sur les orientations majeures de son mandat, alors que les spéculations politiques vont bon train sur l’unité au sommet de l’État et les priorités du nouveau régime. Lors de sa déclaration, le chef de l’État a fermement rappelé que le véritable enjeu réside dans la stabilité politique, la réconciliation nationale et la libération de la justice, et non dans les querelles de positionnement.

Se voulant rassurant, il a affirmé que le Sénégal demeure un pays stable, mais qu’il ne peut ignorer les fragilités héritées. « Le Sénégal n’a rien à envier aux autres pays en termes de stabilité. Mais pour qu’il y ait une stabilité politique, il faut un climat politique stable permettant d’attirer les investisseurs », a-t-il déclaré. Il a insisté sur sa détermination à tout mettre en œuvre pour préserver la paix, rappelant le contexte particulier d’un « passé récent très difficile » et d’un environnement économique et financier dégradé.

Le président Faye a souligné qu’aucune action gouvernementale ne saurait prospérer si elle s’écarte de cet objectif : « Tout ce que nous ferons hors de ce cadre, en tant que gouvernement, les Sénégalais ne seront jamais en phase avec nous. » Il a revendiqué sa volonté de servir avec humilité et responsabilité, conscient de la charge que représente la présidence dans un pays divisé jusqu’au sein des familles.

Pour lui, le premier chantier était sans conteste celui de la réconciliation nationale. C’est la raison pour laquelle il a tenu à installer les assises dès le 28 mai, quelques semaines après son investiture. « J’ai trouvé ce pays dans une division totale, même au niveau de nos propres maisons », a-t-il rappelé. Ces assises avaient un objectif clair : réconcilier les Sénégalais avec leur justice et restaurer la confiance du citoyen dans une institution longtemps décriée.

Il a d’ailleurs précisé sa conception de la réforme judiciaire : « Quand on parle de justice, on veut qu’elle marche. Et pour cela, il faut la libérer, mais la libérer ne signifie pas laisser les juges faire tout ce que bon leur semble. Il faut dénoncer ce qui auparavant ne marchait pas. » Bassirou Diomaye Faye a évoqué avec gravité ses onze mois de détention, en soulignant qu’il ne saurait cautionner les « anomalies » qu’il avait lui-même subies. Pour lui, corriger les imperfections est un devoir qu’il entend assumer sans faiblesse.

Sur le plan économique, il est revenu sur son récent voyage aux États-Unis, au cours duquel il a rencontré la Chambre de commerce américaine et d’autres partenaires, avec l’ambition d’attirer des investisseurs pour « régler des problèmes et créer des emplois ».

Enfin, le président a tenu à lever toute ambiguïté concernant les propos récents du Premier ministre Ousmane Sonko. Il a réfuté l’existence de la moindre divergence avec son chef de gouvernement. « Il y a des gens qui vont dire qu’il y a des divergences avec le Premier ministre, non, le Premier ministre l’a dit, c’est mon ami. Je n’ai aucun conflit avec lui. »

Pour Bassirou Diomaye Faye, le seul combat qui compte est celui contre les difficultés quotidiennes des Sénégalais : « Le seul combat qui vaille, c’est le combat contre les difficultés que les Sénégalais endurent, que nous-mêmes endurons en tant que gouvernants qui butons sur un héritage difficile. » Il a réaffirmé son engagement à fonder l’action publique sur les valeurs du « Jub, Jubbal et Jubanti » – probité, redressement et justice – afin de répondre à la situation financière complexe dont il a hérité.

Le président a conclu son intervention en lançant un appel à la responsabilité collective : « Les attentes, c’est la gestion transparente, c’est l’affirmation de la souveraineté, c’est la veille systématique des intérêts de l’État, c’est la libération de la justice, la défense des libertés et la préservation des valeurs démocratiques. »

Bassirou Diomaye Faye fixe ses priorités : réconciliation nationale et libération de la justice comme socles d’un Sénégal apaisé et prospère

Dans une allocution dense et sans concession, le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye a exposé sa vision des chantiers qui guideront son mandat. S’exprimant sur la stabilité, la justice et la réconciliation, le chef de l’État a souligné l’urgence de rassembler les Sénégalais autour de valeurs partagées et de restaurer la confiance dans l’institution judiciaire.

Pour le président Faye, la stabilité politique est indissociable de l’attractivité économique. Il a rappelé qu’un climat serein et prévisible est une condition essentielle pour encourager les investissements et créer des emplois. Il a déclaré qu’il comptait continuer à s’atteler à tout ce qui pouvait apporter la paix dans le pays. Selon lui, la stabilité passe par un climat politique apaisé, et il a insisté sur le fait que les Sénégalais jugeront l’action gouvernementale à l’aune de sa capacité à améliorer leur quotidien. Il a rappelé qu’il avait trouvé le pays dans une situation économique et financière difficile, ce qui rend d’autant plus impératif de cultiver la paix et la stabilité.

Au-delà de l’impératif économique, Bassirou Diomaye Faye a fait de la réconciliation nationale l’axe central de son action. Il a affirmé qu’il avait trouvé le Sénégal profondément divisé, même au sein des familles. Pour lui, le premier chantier était donc de réconcilier les Sénégalais entre eux et de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions. Il a souligné qu’il avait tenu à respecter le calendrier des assises du Dialogue national, qui se sont ouvertes le 28 mai, moins de deux mois après son investiture.

La restauration de la confiance du citoyen dans la justice constitue le deuxième pilier. Pour le président, libérer la justice ne signifie pas l’absence de règles, mais la capacité à garantir un fonctionnement équitable, impartial et respectueux de l’État de droit. Il a déclaré qu’il fallait dénoncer les dysfonctionnements et corriger les imperfections. Il a rappelé qu’il avait lui-même passé 11 mois en détention et qu’il se refusait à cautionner les anomalies qu’il avait subies. Selon lui, accepter ces dérives constituerait un échec personnel et collectif.

Abordant son récent voyage aux États-Unis, Bassirou Diomaye Faye a expliqué qu’il avait pris part à deux importantes rencontres, notamment avec la Chambre de Commerce américaine. Ces échanges avaient pour objectif d’inciter les investisseurs américains à s’engager au Sénégal, afin de participer à la résolution des problèmes et à la création d’emplois.

Enfin, le chef de l’État a tenu à lever toute équivoque sur les relations avec son Premier ministre. Il a rejeté les rumeurs de conflit avec Ousmane Sonko, affirmant qu’il n’y avait aucune divergence entre eux. Il a rappelé que le seul combat qui vaille est celui contre les difficultés que vivent les Sénégalais, soulignant qu’il partageait cette priorité avec son Premier ministre et son gouvernement.

Le président Faye a conclu en réitérant la vision de son action, fondée sur la gestion transparente, l’affirmation de la souveraineté, la vigilance sur les intérêts de l’État, la libération de la justice, la défense des libertés et la préservation des valeurs démocratiques. Pour lui, ces engagements sont la condition de la stabilité et du redressement dont le Sénégal a besoin.

Kaolack – Mboudaye Sérère : Un village coupé du monde, des populations contraintes de traverser un bras de mer à pied

Situé à moins de trois kilomètres à l’est de Ndiédieng, chef-lieu de commune, le village de Mboudaye Sérère vit un véritable calvaire quotidien. Pour ses habitants, se rendre dans les localités voisines telles que Daga Biram, Ndiourbel Thiourom, Daga Ndoup, Daga Diéry, Passy ou encore Sokone relève de l’exploit.

En l’absence de route directe ou de pont, la seule option reste un long détour, incluant la traversée à pied d’un bras de mer, souvent au péril de leur vie. Cette traversée, déjà difficile en temps normal, devient extrêmement dangereuse en saison des pluies, lorsque les eaux sont agitées et imprévisibles.

« On est obligé de contourner. Il n’y a ni pont, ni route directe. Quand on tombe malade, c’est un vrai calvaire pour se rendre à l’hôpital. Les femmes et les enfants en souffrent particulièrement. Transporter une femme enceinte ou un malade est une source de panique. On a toujours peur d’un accident sur l’eau », alerte Babacar Dione, responsable des jeunes du village.

Outre le danger permanent, ce trajet rallongé a également un coût financier non négligeable et fait perdre un temps précieux. Résultat : certains habitants renoncent à se rendre à Passy, se privant ainsi de soins médicaux ou de services administratifs pourtant essentiels.

Malgré les multiples alertes adressées aux autorités locales et étatiques, rien n’a changé. Les populations réclament avec insistance la construction d’un pont pour désenclaver leur localité et améliorer leur quotidien.

En attendant, ce bras de mer reste le seul lien, fragile et dangereux, entre Mboudaye Sérère et le reste de la commune — une traversée qui symbolise à elle seule l’isolement, mais aussi la résilience d’une population oubliée.

Kaolack / Environnement : La Mairie redonne vie à la baie de Koundam

Située à l’extrémité ouest de la commune de Kaolack, la baie de Koundam, autrefois laissée à l’abandon, connaît aujourd’hui une véritable métamorphose grâce à un ambitieux projet d’aménagement lancé par la municipalité.

Sous la houlette du maire, M. Serigne Mboup, cette initiative vise à transformer cette zone côtière en un pôle d’attraction touristique et un espace de vie pour les habitants, tout en respectant les principes du développement durable.

« Nous voulons redonner vie à la baie de Koundam tout en préservant son écosystème. Ce projet n’est pas seulement un embellissement ; c’est aussi une réponse aux besoins économiques et sociaux de notre population, » a déclaré le maire de la ville de Mbossé Coumba Djiguène.

la création d’espaces verts, l’installation d’aires de jeux pour enfants, des allées piétonnes, des poubelles écologiques, des bancs publics modernisés.

Ces équipements visent non seulement à améliorer le cadre de vie, mais aussi à encourager les activités économiques, notamment le petit commerce local.

Dans de nombreuses communes, les plages ne sont plus de simples lieux de détente, mais de véritables moteurs économiques.

« La baie de Koundam pourrait générer d’importantes retombées économiques. Chaque année, des milliers de visiteurs pourraient venir profiter du sable fin et des eaux calmes, ce qui dynamisera plusieurs secteurs », explique M. Mboup.

Le commerce local : vendeurs ambulants, marchés artisanaux, restaurants et buvettes verront leur chiffre d’affaires croître, notamment en haute saison touristique. Les activités nautiques et sportives : location de jet-skis, balades en pirogue, cours de surf, etc., contribueront également à renforcer l’économie locale.

« Les habitants s’y retrouvent pour se détendre, organiser des pique-niques ou pratiquer des sports collectifs. C’est un lieu de rencontre intergénérationnel », soutient le maire.

L’espace réhabilité pourra aussi accueillir régulièrement des festivals et manifestations artistiques, mettant en lumière les traditions locales, les danses et les musiques du terroir.

« La plage renforcera le vivre-ensemble et encouragera le sentiment d’appartenance communautaire », affirme Serigne Mboup.

La mairie entend faire de la baie de Koundam l’un des principaux attraits touristiques de la région :

« La baie de Koundam restera, inchallah, l’un des atouts majeurs pour attirer les visiteurs étrangers et nationaux », a-t-il conclu.

« Avant, on avait du mal à attirer les clients. Maintenant, les gens viennent se promener, et ça nous aide beaucoup », témoigne un commerçant du quartier.

Des jeunes sportifs utilisent déjà le nouvel espace pour s’entraîner, tandis que les familles affluent chaque week-end pour profiter du cadre enchanteur.

L’aspect environnemental n’a pas été négligé. Des campagnes de sensibilisation à la propreté seront menées auprès des populations, avec l’installation de poubelles et de points de collecte sélective pour limiter la pollution.

Dans une seconde phase, la mairie prévoit la mise en place de petites structures d’accueil pour les visiteurs, consolidant ainsi l’ouverture touristique de la zone.

Ce vaste chantier lancé par la municipalité incarne une nouvelle ère pour la baie de Koundam. Plus qu’un simple projet d’aménagement, il s’agit d’un véritable levier de dynamisme communautaire, économique, social et culturel, qui transforme durablement le paysage urbain de Kaolack.

Réformes issues du Dialogue national : le Président Diomaye annonce des mesures concrètes et un comité ad hoc dès cette semaine

Le rapport général du Dialogue national 2025 a été officiellement remis ce lundi au Président Bassirou Diomaye Faye par le facilitateur général, Dr Cheikh Gueye. Cette étape marque un moment crucial dans la réflexion collective engagée sur la réforme du système politique sénégalais. Les concertations nationales, qui se sont déroulées du 28 mai au 4 juin, ont permis d’aboutir à des conclusions importantes visant à renforcer les institutions et améliorer le fonctionnement démocratique du pays.

Dans son discours, le Président Faye a salué les progrès réalisés et les larges consensus dégagés autour de plusieurs questions essentielles. Parmi celles-ci, la rationalisation et la réforme des partis politiques ont été identifiées comme un levier indispensable pour une meilleure gouvernance. Par ailleurs, la dématérialisation intégrale du processus électoral, qui inclut l’inscription automatique et permanente des primo-électeurs, a été unanimement reconnue comme une avancée majeure pour garantir la transparence et la fiabilité des scrutins.

Le Président a également mis en lumière la création prochaine d’une Cour constitutionnelle, dont la mission sera de veiller au respect de la Constitution et à la régulation des institutions. L’adoption du bulletin unique et du vote électronique a également été retenue comme une mesure clé pour moderniser le système électoral. En complément, la mise en place d’un organe indépendant chargé de la gestion des élections doit assurer une supervision impartiale et renforcer la confiance des citoyens dans le processus démocratique.

Conscient de l’importance de transformer ces recommandations en actions concrètes, le chef de l’État a annoncé la création, dès cette semaine, d’un comité ad hoc. Ce comité aura pour mission de superviser la mise en œuvre rigoureuse des réformes, aussi bien au niveau constitutionnel que législatif et réglementaire. Cette étape permettra d’assurer un suivi efficace et d’éviter toute lenteur dans la concrétisation des mesures arrêtées.

Le Président Diomaye Faye a insisté sur la portée stratégique de ces réformes, en soulignant leur rôle primordial dans la préservation de la paix sociale au Sénégal. Il a aussi rappelé que ces transformations sont essentielles pour renforcer l’attractivité économique du pays et améliorer la synergie entre les différentes institutions publiques. Le Dialogue national, désormais institutionnalisé, s’affirme comme un outil central de gouvernance concertée, contribuant ainsi à la consolidation démocratique et à la construction citoyenne.

En conclusion, le Président a affirmé que ces réformes incarnent la volonté collective des Sénégalais de bâtir un pays uni, stable et tourné vers l’avenir, où la démocratie et l’État de droit sont respectés et renforcés. Ce nouveau souffle, porté par le Dialogue national, est présenté comme une étape décisive pour accompagner le Sénégal vers un développement harmonieux et inclusif.

Situation difficile du Sénégal : Bassirou Diomaye Faye appelle à l’unité et à la responsabilité face aux urgences nationales

Le Président Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé ce lundi au Palais présidentiel à l’occasion de la cérémonie de remise du rapport général du Dialogue national. Une intervention marquée par un appel appuyé à l’unité et à la mobilisation collective face aux défis qui secouent le Sénégal.

Confronté à ce qu’il qualifie d’« héritage lourd à gérer », le chef de l’État a reconnu la gravité de la situation financière et sociale du pays. « Le seul combat qui vaille aujourd’hui, c’est celui contre les difficultés que vivent les Sénégalais, que nous-mêmes rencontrons en tant que gouvernants », a-t-il affirmé.

Bassirou Diomaye Faye a souligné que les priorités du gouvernement restent inchangées, portées par le slogan devenu sa marque de fabrique : « Jub, Jubal, Jubanti ». Une ligne directrice qui doit, selon lui, guider l’action publique malgré les contraintes économiques : « La vision est là, le Jub, Jubal, Jubanti est toujours là, qui est notre boussole. »

Le Président a invité les responsables politiques et administratifs à faire preuve de responsabilité et à se concentrer sur les urgences nationales. Il a rappelé que la promesse de rupture exige rigueur, méthode et constance.

« Nous devons tenir nos engagements : la gestion transparente, l’affirmation de la souveraineté, la veille systématique sur les intérêts de l’État, la libération de la justice, la défense des libertés et la préservation des valeurs démocratiques », a-t-il insisté.

Cet appel intervient alors que le pays traverse une conjoncture marquée par une pression sociale accrue et une attente forte de résultats concrets. Le Président a conclu en réaffirmant que seule une mobilisation collective et un engagement sincère permettront de relever les défis auxquels le Sénégal fait face.

Procès contre les VTC : les taxis urbains sénégalais réclament le respect du droit et appellent à la mobilisation

Le bras de fer entre les chauffeurs de taxis urbains et les plateformes de Véhicules de Transport avec Chauffeur (VTC) s’intensifie à quelques jours d’un jugement très attendu. Ce lundi, le Regroupement des Taxis Urbains du Sénégal a tenu une conférence de presse à Dakar pour dénoncer ce qu’il considère comme une « concurrence déloyale » orchestrée par des géants du numérique tels que Yango, Yassir et Heetch.

Les représentants de la corporation appellent leurs membres et les citoyens à se mobiliser massivement devant le tribunal de Dakar le 23 juillet prochain, date prévue pour la délibération de leur procès contre les plateformes.

« Le secteur du transport au Sénégal est régi par des lois et règlements bien établis. Pourtant, on a vu des plateformes s’installer au Sénégal et favoriser l’utilisation de véhicules particuliers à des fins de transport public, ce qui est en totale violation de la réglementation en vigueur », a dénoncé Malick Diop, secrétaire général du regroupement.

Selon lui, cette situation fragilise l’ensemble du secteur : « Pour nous, il s’agit d’un transport irrégulier, donc illégal, et cela constitue une forme de concurrence déloyale. »

Le responsable syndical affirme que les chauffeurs de taxis, soumis à des charges et obligations réglementaires strictes, ne peuvent plus supporter la pression économique exercée par ces nouveaux acteurs. « Nos revenus s’effondrent à cause de cette concurrence imposée par de grandes multinationales », alerte-t-il.

Face à ce qu’ils jugent être une inaction des pouvoirs publics, les taxis urbains se disent prêts à durcir le ton si aucune mesure n’est prise. « Il est temps que l’État prenne ses responsabilités et applique la loi. Nous sommes à bout, et nous ne voulons pas être contraints de passer à une autre forme d’action », prévient Malick Diop.

Pour le collectif, le procès du 23 juillet est un test majeur du respect de la réglementation et de l’équité entre tous les acteurs du transport. « La justice doit faire son travail. Nous espérons que le 23 juillet, le droit sera dit », conclut-il, confiant quant à l’issue de la procédure.

Réponse de Cheikh Oumar Sy à Monsieur Elimane Pouye : La société civile n’a pas peur du débat. Elle l’appelle même de tous ses vœux.

Cher Elimane Pouye,


Dans votre tribune au ton respectueux, vous avez choisi de répondre à l’interpellation du Premier ministre Ousmane Sonko sur la place et le financement de la société civile. Le débat est sain, et nul n’en conteste la légitimité. Mais à vouloir trop justifier l’injustifiable, on risque de verser dans une défense malhabile d’un propos que vous qualifiez vous-même d’ »incident clos », alors qu’il trahit une posture récurrente de dénigrement. Je vous le dis sans ambages : la société civile sénégalaise n’a jamais fui le débat. Elle l’a souvent initié, nourri, encadré et parfois même protégé au péril de ses libertés et de sa sécurité.

Rappelons quelques vérités utiles à la mémoire collective.

1. La société civile a toujours été au rendez-vous du débat républicain

La société civile sénégalaise n’a pas attendu M. Sonko pour réfléchir à sa propre place dans la gouvernance publique. Depuis des décennies, elle organise des fora, produit des rapports d’évaluation, dialogue avec les institutions et forme les citoyens aux principes de la transparence, de la participation et de la redevabilité. Elle a été au cœur des dynamiques démocratiques les plus importantes de notre pays, des assises nationales au M23, du contrôle citoyen du budget à la réforme de la fiscalité.

Vous semblez aussi l’oublier un peu vite, mais c’est la société civile qui, en 2011, au plus fort des dérives du régime de Wade, a été à l’avant-garde de la mobilisation du 23 juin. Parmi les figures emblématiques de ce sursaut républicain, Landing Mbissane Seck alias Kilifeu, membre actif du mouvement Y’en a marre, qui aujourd’hui occupe le poste de Président du Conseil d’Administration (PCA) du Grand Théâtre. Un symbole fort du passage de la société civile à l’institutionnalisation de l’engagement.

De même, Guy Marius Sagna, aujourd’hui député sous la bannière de PASTEF, fut l’un des membres fondateurs du FRAPP, une organisation de la société civile parmi les plus engagées sur les questions de souveraineté, de justice sociale et de défense des libertés. Ces deux parcours — de la société civile à l’institution — démontrent que la société civile n’est pas en guerre contre le politique, elle en est parfois le terreau.

Et vous le savez mieux que quiconque : la société civile vous a sollicité, à plusieurs reprises, dans des cycles de formation et de renforcement de capacités sur les politiques budgétaires et fiscales. Elle ne vous a jamais exclu, ni réduit à un adversaire. Elle vous a reconnu comme un intellectuel engagé au service de l’administration publique.

2. La société civile n’est pas la presse, ni un acteur politique encagoulé

Vous laissez entendre, à l’instar de M. Sonko, que la société civile jouerait un double jeu : celui d’une co-gouvernance dissimulée ou d’un pouvoir de l’ombre. C’est une confusion dangereuse. Contrairement à la presse, la société civile ne vit pas de la ligne éditoriale du sensationnel. Contrairement aux partis politiques, elle ne cherche pas le pouvoir, mais à en contrôler l’usage. La société civile propose, alerte, évalue, mais ne gouverne pas. Ce que vous appelez « co-gouvernance » n’est qu’un autre nom de la participation citoyenne — un pilier central de toute démocratie digne de ce nom.

3. C’est la société civile qui a tendu la main à Ousmane Sonko quand l’État l’a lâché

Quand M. Sonko a été radié de la fonction publique, ce sont des organisations de la société civile qui lui ont offert des contrats de consultance, lui permettant de garder la tête hors de l’eau. Ces faits, bien connus dans le milieu, devraient suffire à tempérer les discours accusateurs actuels. La société civile n’a pas à rougir de son engagement : elle a protégé ceux que l’État voulait marginaliser, elle a soutenu ceux que le système voulait briser.

4. Le financement extérieur est une conséquence, non un choix de confort

Affirmer qu’il faut « encadrer » le financement extérieur de la société civile revient à insinuer qu’elle disposerait d’alternatives internes viables. Or, l’État sénégalais n’a jamais sérieusement soutenu financièrement les organisations de la société civile, malgré leur rôle fondamental dans la consolidation de la démocratie, la justice sociale et le développement local. La vérité est simple : si la société civile reçoit des financements extérieurs, c’est parce que l’État est absent. Pire, dans de nombreuses zones du pays, c’est elle qui pallie les insuffisances budgétaires et structurelles de l’État, dans la santé, l’éducation, l’agriculture, l’environnement, l’entrepreneuriat et la gouvernance locale.

Ce n’est pas une anomalie ; c’est une contribution. Et cela crée des milliers d’emplois, mobilise des expertises locales, renforce les capacités des jeunes, des femmes, des parlementaires et des collectivités territoriales. C’est donc un acteur de développement et non une menace pour la souveraineté.

5. Il est temps de sortir du soupçon permanent

Le débat sur la régulation du financement de la société civile mérite d’être posé dans un cadre sérieux, apaisé, inclusif. Pas dans un discours partisan ou des invectives stériles. Les ONG et associations sont, en majorité, déjà tenues à des obligations de transparence vis-à-vis de leurs bailleurs et des autorités de tutelle. Vouloir les encadrer davantage sans offrir une alternative nationale de financement, c’est vouloir les museler. La souveraineté ne se décrète pas contre les partenaires, mais se construit avec des mécanismes crédibles de financement endogène.

En définitive, M. Pouye, la société civile n’est pas un ennemi de la démocratie sénégalaise. Elle en est un pilier, parfois plus stable que ceux du pouvoir. Elle continuera d’accepter le débat, même lorsqu’il est lancé avec mépris ou malveillance. Parce qu’elle croit à la République, à la vérité partagée et à la dignité du dialogue.

Avec respect mais sans concessions,
 

Cheikhou Oumar Sy

Ancien Parlementaire
Citoyen politique engagé, acteur de la société civile

Dakar : deux étrangers arrêtés pour trafic de produits médicaux dangereux et exercice illégal de la pharmacie

La Division spéciale de cybercriminalité (DSC) a procédé à un vaste coup de filet dans le milieu du trafic illicite de produits médicaux en ligne, aboutissant à l’arrestation de deux individus de nationalité étrangère. Ces derniers opéraient sous la couverture d’une officine clandestine dénommée « Code in Africa », installée au Point E, à Dakar.

Les mis en cause, Crépen Badagbon, ressortissant togolais responsable des livraisons, et Madina Amelia Ndour, de nationalité tchadienne, chargée de la confirmation des commandes, sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la DSC. Ils sont poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui, trafic illicite de produits médicaux et exercice illégal de la profession de pharmacien.

Selon les informations révélées par le quotidien Libération, tout est parti de la surveillance en ligne opérée par les enquêteurs de la cybercriminalité, qui ont constaté la multiplication de publicités vantant des produits présentés comme des solutions miracles : substances censées faire grossir le pénis, retarder l’éjaculation, éviter la perte de cheveux, lubrifiants, et autres prétendus toniques. Ces annonces étaient diffusées via les réseaux sociaux et des messageries instantanées, accompagnées de contenus à caractère pornographique et d’un numéro de téléphone utilisé comme point de contact.

Après l’analyse de ce numéro, les enquêteurs sont entrés en contact avec un vendeur qui a confirmé la disponibilité immédiate des produits et proposé leur livraison en quelques heures. Informé de ces faits, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête.

Les éléments du Groupe de recherches et d’interpellations (GRI) ont organisé un achat test dans le quartier de Fass Delorme, non loin de l’Université Amadou Hampathé Ba. Le livreur, ignorant qu’il s’agissait d’une opération de police, a conduit les agents jusqu’à l’entrepôt principal situé au Point E.

Sur place, les policiers ont découvert un vaste dépôt renfermant des quantités considérables de produits divers et un centre d’appel employant plus de 25 personnes. Ces opérateurs avaient pour mission de contacter les clients exposés aux publicités diffusées principalement sur Facebook et d’organiser les livraisons.

Lors de leur audition, les deux suspects ont reconnu commercialiser ces produits sans disposer d’aucune autorisation administrative. Ils ont également révélé que les marchandises étaient importées depuis le Maroc par le propriétaire principal de la boutique, dont ils disent ignorer le statut juridique réel. Aucun document n’a été produit pour prouver la légalité de ces importations.

L’expertise de l’Agence de régulation pharmaceutique a confirmé la dangerosité des produits saisis, qui ne sont pas homologués au Sénégal et représentent un risque majeur pour la santé publique.

Casamance : trois journalistes de l’AFP interpellés et expulsés après un reportage avorté sur le déminage

Trois journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ont été interpellés vendredi dernier en Casamance par les éléments de la Section de recherches de la gendarmerie de Ziguinchor, alors qu’ils s’apprêtaient à réaliser un reportage consacré au déminage humanitaire dans cette région longtemps affectée par le conflit armé.

Selon plusieurs sources concordantes, l’équipe, composée de Patrick Meinhardt, journaliste-photographe de nationalité espagnole, ainsi que des journalistes sénégalais Maguette Gaye et Rocky Bâ, ne disposait pas des autorisations administratives requises pour mener leur mission sur place. Les gendarmes les ont interceptés alors qu’ils s’apprêtaient à entamer leurs prises de vue et leurs interviews auprès des acteurs impliqués dans le déminage.

Les trois journalistes ont été conduits dans les locaux de la Section de recherches pour une audition en bonne et due forme. D’après les premiers éléments recueillis, leur présence dans une zone sensible sans les autorisations délivrées par les autorités compétentes est à l’origine de cette interpellation.

Après plusieurs heures d’audition, la mesure a débouché sur une injonction ferme : quitter immédiatement la région et regagner Dakar. Les trois hommes ont donc été contraints d’écourter leur reportage et de quitter Ziguinchor sous escorte.

La Casamance, région méridionale du Sénégal, reste sous surveillance particulière en raison du contexte sécuritaire et des opérations de déminage qui y sont toujours en cours, plus de vingt ans après le pic du conflit. Les autorités rappellent régulièrement que toute activité de presse y est soumise à des procédures d’accréditation spécifiques, jugées indispensables pour des raisons de sécurité et de coordination.

Aucune poursuite judiciaire n’a toutefois été engagée contre les journalistes interpellés. L’AFP n’a pas souhaité commenter officiellement l’incident, qui relance le débat sur la liberté d’informer et les contraintes administratives pesant sur le travail des médias dans certaines zones sensibles du territoire.

Alioune Tine alerte : « Interdire les financements extérieurs, c’est vouloir museler les voix indépendantes »

Alioune Tine, fondateur de l’Afrikajom Center et figure emblématique de la société civile sénégalaise, est monté au créneau ce dimanche 13 juillet 2025 pour dénoncer la volonté exprimée par le Premier ministre Ousmane Sonko d’interdire les financements extérieurs destinés aux organisations de la société civile. Une déclaration faite lors de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, qui a immédiatement suscité de vives réactions.

Prenant la parole, Alioune Tine n’a pas mâché ses mots. « Je ne suis pas d’accord avec l’interdiction des financements extérieurs. Mais s’ils veulent le faire, qu’ils le fassent. Mon engagement n’est pas motivé par l’argent », a-t-il affirmé avec fermeté. Pour lui, cette mesure s’inscrit dans une logique inquiétante de contrôle excessif, symptomatique d’une confusion dangereuse entre parti politique et appareil d’État.

Selon le fondateur d’Afrikajom, l’interdiction des financements extérieurs révèle une volonté de bâillonner les voix critiques et indépendantes. « Le Premier ministre est dans une logique de parti-État. Il ne peut pas admettre une société civile qui ne marche pas avec lui. Or, une société civile digne de ce nom ne doit faire allégeance à aucun pouvoir. Elle doit alerter lorsque les choses ne vont pas », a-t-il martelé.

Revenant sur son propre parcours, M. Tine a rappelé le rôle crucial que des organisations comme la RADDHO — qu’il a dirigée pendant de nombreuses années — ont joué dans les moments décisifs de l’histoire politique du Sénégal. Il a notamment évoqué l’engagement de la société civile dans la création du Mouvement du 23 juin (M23), qui s’était opposé aux tentatives de modification constitutionnelle sous Abdoulaye Wade.

Pour Alioune Tine, le débat autour du financement ne devrait pas occulter la responsabilité des États africains. « Si l’on prône la souveraineté, il faut financer la société civile. Mais tout en respectant son indépendance », a-t-il soutenu. Il a d’ailleurs rappelé qu’en 2004, c’est bien l’État du Sénégal qui avait appuyé la demande de la RADDHO pour obtenir le statut d’observateur aux Nations unies.

Soucieux de déconstruire certaines idées reçues, le fondateur d’Afrikajom a tenu à élargir la définition de la société civile. « Elle ne se résume pas à quelques figures médiatiques. Dans les coins les plus reculés du pays, il y a des personnes qui, sans moyens, travaillent pour améliorer la vie des populations. Elles défendent les droits humains, soutiennent les femmes, accompagnent les enfants handicapés ou encore les communautés rurales dans leur accès à l’eau et à l’éducation », a-t-il rappelé.

Tensions autour de la succession à la tête de Sonatel : le syndicat alerte Diomaye Faye contre une “dilution” dans Orange

Un changement majeur se profile à la tête de Sonatel. Selon des informations révélées par L’AS, le directeur général Sékou Dramé s’apprête à passer le témoin, après plusieurs années à la tête du premier opérateur de télécommunications du Sénégal. Son successeur devrait être désigné le 24 juillet prochain, à l’issue d’une réunion du Conseil d’administration du groupe Orange, actionnaire principal de Sonatel avec 42,3 % du capital. L’État du Sénégal détient pour sa part 27,2 %, les salariés 7,3 %, et le public (institutionnels et petits porteurs) 23,2 %.

Mais derrière ce changement annoncé, des crispations émergent. Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de Sonatel (SYTS), Mouhamadou Lamine Badji, dénonce une manœuvre unilatérale du groupe Orange visant à imposer un successeur “formaté pour défendre les intérêts français”.

Le nom qui circule pour succéder à Sékou Dramé est Brelotte Bâ, actuellement directeur général adjoint d’Orange Afrique et Moyen Orient. Ce haut cadre sénégalais, polytechnicien formé en France (École des Ponts et Chaussées), travaille dans le groupe Orange depuis 2001. Il a dirigé les filiales du Mali, du Niger, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, avant d’intégrer la direction Afrique du groupe à Paris.

Bien que son origine sénégalaise semble respecter la règle tacite selon laquelle la direction de Sonatel doit revenir à un ressortissant du pays, le SYTS estime que sa nomination servirait davantage les intérêts du groupe Orange que ceux du Sénégal. « Le profil proposé est avant tout un cadre d’Orange, pas un défenseur des intérêts nationaux », fulmine le syndicaliste.

Dans sa missive, Mouhamadou Lamine Badji interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye, qu’il exhorte à agir pour éviter ce qu’il considère comme une dérive. « Accepter cela, c’est offrir indûment un gâteau à Orange. C’est un renoncement à défendre l’intérêt du Sénégal et de l’Afrique », écrit-il, non sans rappeler que « le peuple vous regarde, je dirais même qu’on vous scrute. »

Le ton est grave. Le syndicaliste évoque un risque de dilution de Sonatel dans le groupe Orange, qu’il qualifie de « simple partenaire stratégique ». Il redoute une perte de contrôle progressive du Sénégal sur un fleuron national des télécommunications, véritable moteur économique et technologique du pays.

Autre point de discorde : la tenue du Conseil d’administration à Paris. Badji plaide pour que cette réunion stratégique ait lieu dans une capitale africaine, dans l’un des pays d’implantation de Sonatel : Dakar, Bamako, Conakry, Bissau ou Freetown. « Au nom de la dignité des Africains », clame-t-il, avant de dénoncer un climat persistant de néocolonialisme : « On en a assez ! »

Alors que la date du 24 juillet approche, les regards sont tournés vers le gouvernement sénégalais et le président du Conseil d’administration de Sonatel. La manière dont sera conduite cette transition à la tête du géant des télécoms pourrait devenir un test symbolique du nouveau rapport de force entre l’État sénégalais et les multinationales, dans un contexte où les exigences de souveraineté économique sont de plus en plus revendiquées par l’opinion publique.

Tribunal de Dakar : une mobilisation citoyenne annoncée pour soutenir Badara Gadiaga ce 14 juillet

Le chroniqueur Badara Gadiaga, visage bien connu du paysage médiatique sénégalais, est convoqué ce lundi 14 juillet à 10 heures au Tribunal de Dakar. En réponse, un vaste élan de solidarité s’organise autour de lui, porté par des internautes, des militants et des sympathisants qui dénoncent ce qu’ils qualifient de tentative d’intimidation et de liquidation judiciaire.

Une affiche appelant à la mobilisation circule largement sur les réseaux sociaux depuis plusieurs heures. Elle invite les citoyens à se rassembler massivement devant le palais de justice pour « soutenir la liberté d’expression » et « défendre une voix critique réduite au silence par les moyens de la justice ». Ce mouvement spontané entend faire bloc derrière le chroniqueur de la TFM, considéré par ses partisans comme une cible du pouvoir en raison de ses prises de position.

La convocation de Badara Gadiaga par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), il y a quelques jours, avait déjà déclenché une vague d’indignation. Plusieurs organisations de défense des droits humains, des personnalités politiques et des journalistes avaient dénoncé un climat de répression visant à museler les voix dissidentes.

Pour ses soutiens, cette nouvelle étape judiciaire illustre une volonté de faire taire les critiques par la judiciarisation du débat public. Certains parlent même d’« acharnement » contre une figure qui incarne, selon eux, l’indépendance de la parole médiatique dans un contexte politique marqué par les tensions entre le pouvoir exécutif et certains segments de la presse.

Le rendez-vous du 14 juillet pourrait ainsi prendre des allures de test pour la liberté d’expression au Sénégal. À travers cette convocation, c’est aussi la relation entre pouvoir, justice et médias qui se retrouve au centre des préoccupations. Les regards seront donc tournés vers le Tribunal de Dakar, dans une atmosphère chargée de crispations et d’attentes.

Soutien massif à Badara Gadiaga : une mobilisation citoyenne attendue ce lundi au Tribunal de Dakar

Un large élan de solidarité s’organise autour de Badara Gadiaga, chroniqueur à la TFM, convoqué au Tribunal de Dakar ce lundi 14 juillet à 10h. Depuis l’annonce de cette comparution, les réseaux sociaux vibrent au rythme des messages de soutien et des appels à la mobilisation.

Une affiche virale, relayée massivement, appelle les citoyens à se rassembler devant le tribunal pour dénoncer ce que les partisans de Gadiaga qualifient de « liquidation judiciaire » et de « tentative d’intimidation » orchestrée contre un journaliste connu pour ses prises de position critiques.

Cette convocation, émise par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), fait suite à des propos tenus par Gadiaga dans l’exercice de ses fonctions de chroniqueur. Si les autorités n’ont pas officiellement communiqué sur les motifs précis de la convocation, plusieurs observateurs estiment qu’il s’agirait de ses récents commentaires jugés dérangeants pour le pouvoir en place.

Depuis plusieurs jours, politiques, activistes, journalistes et simples citoyens expriment leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme un acharnement ciblé. Pour beaucoup, la démarche vise à museler une voix indépendante dans un contexte où la liberté de la presse et d’expression est de plus en plus scrutée.

« C’est un signal inquiétant. Nous ne pouvons pas accepter que les journalistes soient traqués pour avoir fait leur travail », a déclaré un membre du collectif de soutien joint ce dimanche.

Cette convocation, jugée injuste par ses soutiens, pourrait donner lieu à un rassemblement significatif ce lundi matin devant le tribunal, dans une ambiance de tension mais aussi de détermination citoyenne.

Le cas de Badara Gadiaga s’inscrit dans une séquence plus large de relations tendues entre le pouvoir et certains acteurs médiatiques. Plusieurs organisations de défense des droits humains ont appelé à la vigilance et au respect des libertés fondamentales, dénonçant une tendance à criminaliser la parole publique critique.

Alors que le pays traverse une période politiquement sensible, l’issue de cette affaire pourrait peser lourd dans l’appréciation de l’état de droit au Sénégal. Badara Gadiaga bénéficie pour l’instant d’un fort soutien populaire, mais ses avocats, eux, dénoncent déjà des atteintes à ses droits élémentaires.

Le rendez-vous est donc pris pour ce 14 juillet à 10h, devant le Palais de justice de Dakar, où la foule annoncée entend faire entendre une voix : celle d’une opinion qui refuse la peur et qui réclame justice.

Congrès de l’Enfant Soleil Monde : les acteurs s’engagent pour le bien-être des enfants vulnérables

La première édition du Congrès de l’Enfant Soleil Monde s’est tenue ce samedi 12 juillet 2025 à Dakar, réunissant plusieurs centaines d’acteurs venus de tout le pays et de l’étranger pour porter un plaidoyer fort en faveur des droits et du bien-être des enfants.

Ce rendez-vous majeur a rassemblé des enfants atteints d’autisme, de trisomie 21 et d’infirmité motrice cérébrale (IMC), ainsi que des experts en protection de l’enfance, des éducateurs, des représentants d’associations, des autorités administratives et religieuses. Tous étaient mobilisés autour d’une cause commune : garantir à chaque enfant un environnement sain, sécurisé et épanouissant.

Dès l’ouverture des travaux, les intervenants ont mis en avant l’urgence d’agir face aux nombreux défis auxquels sont confrontés les enfants vulnérables : accès limité à l’éducation, stigmatisation, exploitation, violences physiques et psychologiques.

« Au-delà des souffrances physiques, ces enfants et jeunes adultes subissent souvent un isolement social profond. Les familles, faute de moyens, se retrouvent seules face à des soins coûteux et à l’absence d’aides publiques suffisantes. Ce ne sont pas les enfants qui sont handicapés, c’est la société qui les handicape en refusant de s’adapter », a déclaré Maguette Mbodji Diallo, présidente de l’association Enfant Soleil Monde – antenne régionale de Kaolack.

Elle a rappelé que « chaque enfant est un soleil qu’il faut protéger et aider à briller, peu importe son origine ou sa situation sociale. »

Dans certains milieux, des croyances archaïques persistent, associant le handicap à un “mauvais sort” ou à une punition divine. Ces perceptions alimentent les préjugés et renforcent la discrimination à l’encontre de ces enfants.

« Privés de contact extérieur, beaucoup d’entre eux souffrent non seulement d’isolement affectif, mais aussi de retards de développement aggravés. Or, le contact social et l’éducation spécialisée sont essentiels pour leur épanouissement », a-t-elle ajouté.

Le congrès s’est conclu par l’adoption d’un manifeste appelant les gouvernements, les institutions et la société civile à renforcer les politiques de protection et d’inclusion en faveur des enfants en situation de handicap. Les participants ont pris l’engagement de poursuivre le plaidoyer à travers des actions concrètes, notamment dans les zones rurales et les quartiers défavorisés.

« Nos enfants sont l’espoir du monde. Nous avons la responsabilité collective de leur offrir les moyens de s’épanouir pleinement », a conclu Madame Diallo, dans un ton plein d’émotion et d’espoir.

Ce congrès, au-delà des discours, aura permis de mettre en lumière des réalités souvent passées sous silence, tout en posant les jalons d’une mobilisation nationale et internationale durable pour un monde plus inclusif et plus juste pour tous les enfants.

Kaolack / BFEM 2025 : Des journées de révisions pour les candidats, une initiative citoyenne du Mouvement national des Enseignants Patriotes

À quelques jours du démarrage des épreuves du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), la ville de Kaolack vibre au rythme des séances intensives de révisions. Une initiative saluée par tous : celle des enseignants patriotes du département, qui se sont mobilisés pour accompagner les candidats dans la dernière ligne droite.

Ces journées de révisions, organisées par le Mouvement national des enseignants patriotes du département de Kaolack, ont regroupé des élèves issus de différents établissements de la commune. Elles visent à renforcer les acquis, combler les lacunes constatées et redonner confiance à ceux qui en ont le plus besoin.

« Nous avons constaté que beaucoup d’élèves éprouvent des difficultés, notamment dans les matières scientifiques et littéraires. Nous avons donc décidé de mettre nos compétences au service de la réussite de ces jeunes », explique Moussa Traoré, vice-coordonnateur du Mouvement national des enseignants patriotes de Kaolack.

Durant ces sessions, les enseignants volontaires revoient avec les élèves les notions essentielles en anglais, en français, en sciences physiques et en histoire-géographie. L’accent est mis sur les exercices pratiques et la méthodologie, afin d’aider les candidats à mieux affronter les épreuves.

« Ces révisions m’ont beaucoup aidée à revoir mes cours et à corriger mes erreurs. Je me sens maintenant plus prête pour l’examen », confie Bintou Dieng, élève au CEM de Kabatoki (Kaolack commune), candidate au BFEM cette année.

« Cette journée de synthèse vise à aider les candidats au BFEM à mieux se préparer en français, mathématiques et anglais. Personnellement, tout ce qui concerne l’éducation me touche directement. À mon avis, l’éducation doit impliquer chacun d’entre nous pour garantir la réussite des élèves », a expliqué Me Mbossé Sow, coordonnateur départemental et communal du PASTEF à Kaolack.

Le Mouvement des enseignants patriotes de Kaolack est reconnu pour son dynamisme et sa participation active à toutes les initiatives du PASTEF local. Leur engagement citoyen illustre à quel point l’éducation est l’affaire de tous.

« Ces enseignants patriotes montrent la voie. À l’issue de ces journées, nous espérons non seulement un meilleur taux de réussite, mais aussi une prise de conscience collective sur la nécessité d’accompagner les jeunes dans leur parcours scolaire », a ajouté Me Mbossé Sow.

Par ailleurs président du conseil d’administration de l’Office national de recouvrement des avoirs criminels (ONRAC), il estime que cette initiative, à la fois pédagogique et solidaire, pourrait bien inspirer d’autres localités du pays et contribuer à renforcer les performances scolaires au Sénégal.

Trafic de drogue à Yeumbeul : Un ressortissant étranger interpellé avec 174 képas de “Kush”

Le Commissariat d’arrondissement de Yeumbeul a mené une opération fructueuse ce samedi 12 juillet 2025 aux environs de 16h, suite à un renseignement anonyme ayant conduit à l’arrestation d’un individu de nationalité étrangère, surpris en flagrant délit de conditionnement de drogue.

Les faits se sont déroulés à la Route des Rarines, où les éléments de la police ont effectué une descente ciblée dans une habitation suspectée d’abriter des activités illicites. Sur place, les agents ont découvert pas moins de 174 képas de “Kush”, une drogue de synthèse de plus en plus répandue dans certains quartiers de la banlieue dakaroise. Le produit était soigneusement emballé et entreposé dans une chambre servant vraisemblablement de point de stockage et d’ensachage.

Interpellé sur les lieux, le suspect a été immédiatement placé en garde à vue. Au cours de son audition, il a reconnu être le propriétaire de la drogue saisie, avouant également s’adonner à des activités de revente. Il est désormais poursuivi pour offre et cession de produits stupéfiants, des faits passibles de lourdes peines selon le Code pénal sénégalais.

L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue du réseau impliqué dans ce trafic. Cette arrestation illustre, une fois de plus, la vigilance des forces de l’ordre face à la prolifération des drogues dures dans les zones périurbaines, notamment le “Kush”, dont la consommation constitue un fléau grandissant chez les jeunes.

Bargny/La science successorale en Islam: Un ouvrage de Tafsir Mamadou DIOUF.

Ce Samedi 12 juillet , une cérémonie de dédicace s’est tenue au centre socio-culturel de Bargny.
‎A travers son ouvrage intitulé « la science successorale en Islam », S.E.M. Mamadou DIOUF a revisiter les différentes lois et règlement islamiques qui doivent s’exercer sur L’ héritage.
‎L’auteur a aussi interroger la societé sur le mariage tardif des femmes jusqu’à la cinquantaine ainsi que les divorces en a plus finir.
‎Par le biais de son chef de cabinet M. Ibrahima DIOUF, des remerciements vont a l’endroit de M. Mbaye Babacar DIENE pour sa contribution a auteur de 2millions de fr, ainsi qu’à M. Tafsir Abdourahmane MBENGUE dg technosol, à Aissatou SECK, à M. Youssoupha GUEYE directeur des bassins du Sénégal, à Masse MBENGUE maire de Yenne, à M.Djibril FAYE maire de BARGNY en somme des remerciements à toute la famille de S.E.M. Mamadou DIOUF.

Bargny/La science successorale en Islam: Un ouvrage de Tafsir Mamadou DIOUF.

Badara Gadiaga privé de ses avocats : le collectif dénonce une « violation grave des droits de la défense »

La situation judiciaire de Badara Gadiaga, chroniqueur et figure médiatique sénégalaise, prend un tournant inquiétant. Ce samedi, ses avocats ont été empêchés de lui rendre visite au commissariat central de Dakar. Une décision qui suscite l’indignation du collectif en charge de sa défense.

Dans un communiqué urgent, les conseils de M. Gadiaga dénoncent une mesure qualifiée de rétrograde et indigne d’un État de droit. Selon eux, des instructions fermes ont été données par le Commissaire central afin d’interdire toute visite, y compris celles de ses propres avocats.

Depuis la soirée du vendredi 11 juillet, les avocats affirment n’avoir reçu aucune information sur les conditions de détention de leur client. Ils estiment que cette situation est alarmante et constitue une grave violation des droits de la défense, une atteinte intolérable à la dignité humaine et une méconnaissance manifeste de la présomption d’innocence.

« Cette entrave manifeste à l’exercice de notre métier est une tentative inacceptable de museler la Défense », fustige le collectif dans son communiqué.

Fermes dans leur position, les avocats de Badara Gadiaga rappellent que la défense de la dignité humaine, de la liberté et de la présomption d’innocence se fera sans concession, pour la sécurité des Sénégalais et de toutes les personnes vivant sur le territoire national. « La défense est absolue à toutes les étapes de la procédure. Elle sera toujours debout pour tous », concluent-ils.

Affaire Badara Gadiaga : entre erreurs d’interprétation, nouvelles charges et soupçons de manipulation judiciaire

L’affaire impliquant le chroniqueur Badara Gadiaga connaît un tournant inattendu. Ce qui n’était au départ qu’une enquête pour diffusion de fausses nouvelles, propos contraires aux bonnes mœurs et offense à une autorité assimilée au chef de l’État, s’est progressivement transformé en un dossier plus complexe, juridiquement plus lourd et politiquement plus sensible. L’introduction d’accusations basées sur l’article 80 alinéa 2 du Code pénal semble indiquer un changement radical de stratégie judiciaire, que ses avocats qualifient de manœuvre.

Lors de sa première garde à vue, Badara Gadiaga était uniquement poursuivi pour ses propos tenus dans l’espace public, considérés comme allant à l’encontre des bonnes mœurs. Mais à sa présentation devant le procureur, de nouvelles charges ont été ajoutées : diffusion de fausses nouvelles, offense envers une autorité investie de prérogatives présidentielles et surtout, une accusation plus grave fondée sur l’article 80 alinéa 2 du Code pénal. Cet article vise spécifiquement toute personne ayant reçu ou accepté des dons ou avantages dans le but de mener une propagande susceptible de troubler l’ordre public, de jeter le discrédit sur les institutions ou d’inciter les citoyens à enfreindre les lois. La peine encourue est particulièrement lourde, allant de un à cinq ans de prison, accompagnée d’une amende pouvant dépasser la valeur des avantages perçus.

Pour la défense, ce glissement juridique n’est pas anodin. Les avocats de Badara Gadiaga dénoncent une stratégie visant à invoquer l’article 139 du Code de procédure pénale, qui impose le mandat de dépôt lorsque l’infraction relève des articles 56 à 100 du Code pénal. En qualifiant les faits sous l’article 80, les autorités judiciaires placeraient donc le juge dans l’obligation de décerner un mandat de dépôt, ôtant toute marge d’appréciation à ce dernier. Cette évolution est interprétée comme une tentative claire de mise sous pression judiciaire.

Le cœur de cette nouvelle accusation repose sur l’interprétation d’une série de transactions financières opérées par Badara Gadiaga via Orange Money. Les enquêteurs affirment que des transferts d’argent depuis une entité appelée « GSIE » vers le compte mobile de Gadiaga pourraient constituer la preuve de financements occultes. Dans le dossier à charge, il est ainsi avancé que Badara Gadiaga aurait transféré depuis le compte bancaire de « sa société GSIE », logé à la Banque Atlantique, des montants cumulés à hauteur de 9 millions de francs CFA entre début mai et fin juin. Cette affirmation a été fermement réfutée par ses avocats.

Ces derniers précisent que leur client a obtenu un prêt bancaire auprès de l’Acep, et que les montants transférés vers son compte mobile via la fonctionnalité BANK TO WALLET proviennent directement de ce financement. L’entité GSIE mentionnée dans les traces des transactions n’a, en réalité, aucun lien avec Badara Gadiaga en tant que propriétaire ou gestionnaire. Il s’agit en fait de GSIE Technology, une fintech sénégalaise fondée en 1996 par Antoine Ngom, spécialisée dans l’interconnexion de services financiers. GSIE agit comme un prestataire technique, permettant aux institutions financières et aux opérateurs mobiles de proposer des services de transfert, de banque mobile ou de paiement numérique. L’entreprise gère des opérations entre banques comme l’Acep et des services comme Orange Money, facilitant les flux entre comptes bancaires et portefeuilles électroniques.

C’est donc une confusion majeure, voire une incompréhension technique manifeste, qui aurait conduit les enquêteurs à croire que GSIE était une société écran de Gadiaga, utilisée pour financer des campagnes de déstabilisation politique. Une méprise qui aurait suffi à justifier l’activation de l’article 80, avec toutes les implications judiciaires qui en découlent.

Depuis l’apparition de cette nouvelle charge, plusieurs messages visant à discréditer Badara Gadiaga ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Des expressions comme « le compte Orange Money de Gadiaga va parler » laissent entendre qu’une bombe financière serait dissimulée derrière ces transactions. Mais pour ses avocats, il ne s’agit là que de manipulation grossière et d’intoxication médiatique. Le compte mobile de leur client, affirment-ils, n’a rien à révéler d’incriminant.

Cette affaire soulève ainsi de nombreuses questions. Le glissement d’une simple infraction d’opinion vers des délits politiques graves révèle-t-il un durcissement délibéré des autorités à l’encontre des voix critiques ? La justice s’appuie-t-elle sur des preuves solides ou sur des constructions bancales reposant sur des erreurs d’interprétation technique ? Et surtout, jusqu’où ira cette affaire dans un contexte national où les tensions politiques rendent chaque procédure judiciaire particulièrement sensible ?

Dans l’état actuel du dossier, la défense de Badara Gadiaga s’emploie à démontrer qu’aucune infraction ne peut être légalement retenue à partir d’un prêt bancaire dûment contracté et de simples opérations interbancaires mal comprises. Reste à voir si cette argumentation suffira à faire échec au mandat de dépôt exigé par le ministère public, ou si la logique politique l’emportera sur le droit.

GSIE TECHNOLOGY dément tout lien avec Badara Gadiaga et dénonce des accusations « malveillantes »

L’entreprise sénégalaise GSIE TECHNOLOGY a publié, ce samedi 12 juillet 2025, un communiqué formel démentant tout lien avec le chroniqueur Badara Gadiaga.

Depuis quelques heures, des informations circulaient en ligne laissant entendre que la société de services numériques entretiendrait des relations avec M. Gadiaga, récemment placé sous le coup de poursuites judiciaires. Des allégations qualifiées de « totalement infondées » par l’entreprise.

GSIE TECHNOLOGY rappelle qu’elle agit exclusivement comme prestataire technique au profit des institutions de microfinance (IMF), des banques et des établissements de monnaie électronique, en fournissant une plateforme numérique visant à favoriser l’inclusion financière dans l’espace UEMOA et au-delà.

Dans sa mise au point, la société précise qu’elle :

– n’entretient aucune relation commerciale ou autre avec M. Badara Gadiaga ;

– ne détient aucun compte au nom de ce dernier ni de clients extérieurs au cadre strict de ses partenariats institutionnels ;

– exerce depuis près de trois décennies dans le secteur numérique sous la direction de son fondateur, M. Antoine Ngom, également président du regroupement du secteur privé du numérique de l’UEMOA.

« Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la diffusion de fausses informations, malveillantes et tendancieuses, nuisibles à l’image de notre entreprise, de ses dirigeants, de ses partenaires et de ses clients », avertit GSIE TECHNOLOGY, qui se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces allégations.

Sénégal – Fonction publique locale : L’État signe un accord historique avec l’Intersyndicale des travailleurs des Collectivités territoriales

Après trois longues années de bras de fer social, marquées par des grèves répétées et une forte mobilisation syndicale, le gouvernement du Sénégal et l’Intersyndicale des travailleurs des Collectivités territoriales ont enfin trouvé un terrain d’entente. Un protocole d’accord décisif a été signé en présence du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Moussa Balla Fofana.

Au cœur de cet accord, figure une mesure phare : la revalorisation salariale intégrale de 1 155 fonctionnaires des Collectivités territoriales, dont les salaires seront désormais alignés sur la grille de la Fonction publique d’État. Cette harmonisation représente un véritable soulagement pour les agents concernés, longtemps victimes d’un traitement inégalitaire. Selon les catégories et les grades, les hausses salariales oscillent entre 80 000 et 300 000 francs CFA, une avancée majeure dans leur quête de reconnaissance professionnelle.

Outre cette augmentation salariale, le gouvernement a également décidé d’instaurer une indemnité transitoire mensuelle de 80 000 francs CFA à l’endroit de 6 458 agents certifiés. Ce soutien financier, qui s’étalera sur trois ans, est pensé comme un mécanisme d’accompagnement vers une intégration définitive au sein de la fonction publique locale. Le ministère qualifie cette indemnité de « pont entre reconnaissance et transition », marquant ainsi la volonté d’inscrire cette réforme dans une logique durable.

Cet accord marque un tournant historique dans la gestion des ressources humaines des collectivités territoriales. Longtemps laissés pour compte, les agents territoriaux obtiennent enfin une reconnaissance statutaire conforme à leur engagement quotidien au service des populations. Le gouvernement, par la voix du ministre Moussa Balla Fofana, a réaffirmé sa volonté de construire une fonction publique locale forte, équitable et professionnelle, à la hauteur des défis de la décentralisation.

La signature de ce protocole d’accord met ainsi un terme à un conflit social parmi les plus longs de l’histoire récente de l’administration territoriale sénégalaise. Il ouvre également la voie à une nouvelle ère de dialogue entre l’État et les partenaires sociaux, dans un contexte où la stabilité du service public local est cruciale pour le développement harmonieux des territoires.

Libertés menacées : la CVR s’insurge contre les dérives du régime et appelle à un sursaut national

La Convergence pour la défense des Valeurs Républicaines (CVR) a vivement dénoncé ce qu’elle qualifie de dérives inquiétantes du pouvoir exécutif, estimant que la démocratie sénégalaise traverse l’une de ses phases les plus préoccupantes depuis l’avènement du pluralisme politique. Dans un communiqué rendu public, le mouvement alerte l’opinion sur la succession de signaux autoritaires et la volonté manifeste, selon ses termes, de réduire au silence toutes les voix discordantes.

Selon la CVR, l’opinion nationale et internationale assiste avec consternation à la multiplication des convocations et arrestations qu’elle juge arbitraires. Ces poursuites viseraient des citoyens dont le seul tort est d’avoir exprimé librement leur appréciation sur la gouvernance du pays. Pour la coalition, ces méthodes rappellent des pratiques d’un autre âge et constituent une atteinte frontale aux fondements de l’État de droit.

La CVR reproche au gouvernement actuel de s’en prendre à tous les contre-pouvoirs. Elle cite notamment les attaques répétées contre la presse indépendante, les mises en cause virulentes de la société civile, la stigmatisation de l’opposition et les critiques publiques visant la magistrature. Le mouvement estime que ces postures autoritaires ruinent la crédibilité démocratique du pays et sapent dangereusement la confiance des citoyens dans les institutions.

Tout en rappelant que la justice sénégalaise doit demeurer indépendante et inattaquable, la CVR se dit profondément préoccupée par les discours officiels qui, à ses yeux, fragilisent l’image de l’institution judiciaire. Elle affirme que la justice est un pilier essentiel de l’équilibre républicain et qu’elle ne saurait être prise pour cible sans conséquence sur la cohésion nationale.

Face à la montée des tensions et au climat de crispation généralisée, la CVR appelle à un sursaut national. Elle invite l’ensemble des forces politiques, syndicales et citoyennes, attachées aux valeurs démocratiques et à l’État de droit, à se mobiliser pour défendre les libertés et refuser la banalisation des atteintes aux droits fondamentaux. Le mouvement exige la libération immédiate de toutes les personnes détenues pour délit d’opinion et plaide pour la restauration d’un climat politique apaisé.

La CVR attire enfin l’attention du Président de la République sur sa responsabilité historique et institutionnelle dans la préservation de la stabilité du pays. Elle l’exhorte à prendre des mesures immédiates pour décrisper l’espace public, rétablir le dialogue et ramener la confiance entre gouvernants et citoyens. Selon la CVR, la sauvegarde de la démocratie sénégalaise passe impérativement par le respect scrupuleux des libertés et des principes républicains.

Réunion LGBTQ à Dakar : le gouvernement sénégalais convoque l’ambassadeur des Pays-Bas et réaffirme son opposition ferme

Le gouvernement sénégalais a décidé de passer à l’action après les vives réactions suscitées par l’annonce d’une réunion sur les questions LGBTQ prévue ce vendredi 11 juillet 2025 à Dakar. Ce matin, l’ambassadeur des Pays-Bas, directement impliqué dans l’organisation de cette rencontre, a été officiellement convoqué par les autorités sénégalaises.

L’initiative, portée par la coalition Equal Rights Coalition (ERC), avait pour objectif de projeter le film MIWA (Nous sommes là), consacré aux réalités vécues par les femmes LGBTQI et les hommes trans en Afrique de l’Ouest, et de proposer un échange avec des associations telles qu’EGIDES et la Plateforme Initiative des 7. L’événement avait reçu le soutien logistique de l’ambassade des Pays-Bas ainsi que du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Dakar.

C’est le député Guy Marius Sagna qui, dès hier jeudi, avait alerté l’opinion et le gouvernement sur la tenue de cette réunion qu’il jugeait contraire aux valeurs de la société sénégalaise. Dans la foulée, le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a publié un communiqué officiel dans lequel il exprime son refus catégorique d’autoriser une telle initiative sur le sol sénégalais.

Dans ce document, le gouvernement rappelle que la position du Sénégal est connue et constante. Il précise que le pays « n’accepte aucune forme de propagande et de promotion du phénomène LGBTQI sur son territoire », soulignant que cette posture a été « clairement et maintes fois exprimée par les plus Hautes Autorités de l’État ». Ce rappel d’autorité survient dans un climat de forte pression politique et sociale, alors que la question LGBTQ reste un sujet particulièrement sensible dans le débat public sénégalais.

Tirs groupés et dérive verbale : Malick Thiandoum alerte sur l’attitude clivante du Premier ministre Ousmane Sonko

Le journaliste Malick Thiandoum est monté au créneau pour dénoncer la posture de plus en plus conflictuelle du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une analyse sévère, il estime que le chef du gouvernement s’illustre par des attaques tous azimuts qui fragilisent l’équilibre institutionnel et nourrissent un climat délétère.

Selon Malick Thiandoum, Ousmane Sonko s’en prend simultanément au président de la République, à la presse, aux magistrats et à la société civile, sans jamais assumer sa part de responsabilité. « Lorsqu’on a un problème avec tout le monde, c’est qu’on est soi-même le problème », affirme le journaliste, rappelant que gouverner, c’est aussi faire preuve de mesure et d’écoute.

Pour lui, le Premier ministre n’est pas confronté à un simple déficit d’autorité, mais à une incapacité manifeste à concrétiser les engagements pris pendant la campagne présidentielle. Il cite notamment le programme « Solutions », qui promettait une rupture économique et sociale, mais qui, selon lui, n’a pour l’instant produit aucun résultat palpable au bénéfice des Sénégalais. Malick Thiandoum estime que ces promesses non tenues alimentent la frustration populaire et expliquent la virulence croissante de l’exécutif contre toutes les voix critiques.

Le journaliste souligne par ailleurs un paradoxe inquiétant : le Premier ministre, qui se présentait comme l’incarnation de la transparence et de la droiture, multiplie aujourd’hui les propos agressifs, tout en accusant les autres d’entraver l’action publique. Il évoque un risque de crise institutionnelle, nourrie par « l’obsession du pouvoir » d’Ousmane Sonko et par son rapport de force constant avec le président Bassirou Diomaye Faye.

Enfin, Malick Thiandoum appelle les autorités à la retenue et à un retour aux priorités économiques. Il prévient que la bipolarisation de l’exécutif, la défiance à l’égard des médias et la stigmatisation systématique de la société civile constituent une dérive dangereuse. « Le pays n’a pas besoin de tensions politiques supplémentaires, mais de solutions concrètes face à la crise économique », conclut-il.

Kaolack : La protection de l’enfant et de son avenir, une priorité pour la commune

Dans chaque coin du monde, des millions d’enfants naissent avec des rêves, des talents et une soif d’avenir. Pourtant, beaucoup d’entre eux sont privés de leurs droits fondamentaux : l’accès à l’éducation, à la santé, à une alimentation suffisante, et surtout, à la sécurité.

« La protection de l’enfant n’est pas seulement une responsabilité familiale. Elle concerne toute la société et détermine l’avenir de nos communautés. »

Tel est le message fort délivré par Ndèye Astou Sarr, adjointe au maire de la commune de Kaolack, chargée de la formation professionnelle, à l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain célébrée le 10 juillet 2025.

Le thème de cette année, « Planification et budgétisation des droits de l’enfant : progrès réalisés depuis 2010 », interpelle directement les collectivités territoriales. En effet, comme l’a rappelé Mme Sarr, la protection de l’enfant fait partie des compétences transférées aux collectivités locales dans le cadre de l’Acte III de la décentralisation.

« Nous pensons qu’il ne suffit pas simplement de transférer les compétences. Il faut aussi transférer les moyens. Et nous le savons tous : quelle que soit l’ambition d’une réforme publique, sans un budget adapté, les collectivités territoriales ne peuvent pas faire de grandes choses », a-t-elle souligné.

Elle a insisté sur la nécessité, pour les collectivités territoriales, de voter des budgets sensibles, spécifiquement dédiés à la protection de l’enfant. Car, selon elle, les enfants restent les premières victimes des vulnérabilités sociales.

« La commune de Kaolack ne restera pas en marge dans cette dynamique. Elle entend jouer pleinement son rôle pour garantir de meilleures conditions de vie à nos enfants », a-t-elle affirmé.

Madame Sarr a également salué les efforts réalisés dans le domaine de l’éducation inclusive. Cette année, dans le cadre de la dotation en fournitures scolaires, les classes inclusives ont été prises en compte, intégrant ainsi leurs besoins spécifiques dans les priorités de la municipalité.

La célébration de la Journée de l’Enfant Africain a ainsi été l’occasion de réaffirmer l’engagement de la commune de Kaolack pour un avenir plus juste, plus sûr et plus prometteur pour tous les enfants.

Kaolack : Inauguration d’un second centre d’état civil à Touba Ndorong – Un rapprochement concret entre la commune et sa population

La population de la commune de Kaolack a accueilli avec enthousiasme, ce vendredi 11 juillet 2025, l’inauguration officielle d’un second centre d’état civil, situé dans le quartier Touba Ndorong.

Cette initiative, portée par les autorités municipales dans le cadre du programme “NEKKAL – Mon état civil, ma citoyenneté”, marque une étape majeure dans la stratégie de rapprochement des services publics de base aux citoyens.

« Nous avons constaté que de nombreux citoyens éprouvaient des difficultés à se rendre au centre principal. Il était donc primordial de rapprocher ce service de nos administrés », a déclaré le maire de la commune de Kaolack, Sérigne Mboup, lors de la cérémonie d’inauguration.

Ce nouveau centre s’inscrit dans la volonté de la municipalité d’améliorer la qualité de vie des habitants.

« Avec ce second centre d’état civil, la municipalité affirme clairement sa volonté de se rapprocher de sa population, d’écouter ses besoins et de faciliter son quotidien », a ajouté le maire.

Présent à cette cérémonie, Jean-Marc Pisani, ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, a souligné l’importance symbolique et pratique de cette réalisation :

« Cet événement est bien plus qu’une simple cérémonie officielle ; il incarne notre engagement commun en faveur d’une gouvernance de proximité, de l’égalité des droits et de la reconnaissance de la dignité de chaque individu. Depuis 2020, l’Union européenne accompagne le Sénégal dans la mise en œuvre du programme NEKKAL, un programme ambitieux de modernisation de l’état civil. »

Selon lui, ce programme vise à permettre à chaque Sénégalaise et à chaque Sénégalais d’exister officiellement, de faire valoir ses droits, d’accéder aux services essentiels et de participer pleinement à la vie de la Nation. Il a rappelé que l’Union européenne finance entièrement le programme à hauteur de 28 millions d’euros, saluant une coopération exemplaire.

De son côté, Moussa Balla Fofana, ministre des Collectivités territoriales, s’est dit honoré de participer à cette inauguration :

« Ce centre secondaire de l’état civil de Ndorong est une infrastructure moderne et ambitieuse. Il constitue une étape majeure dans notre engagement collectif pour un état civil universel, fiable, inclusif et résolument tourné vers le numérique. »

Le ministre a également rappelé la portée symbolique du lieu :

« Ndorong est un foyer religieux fondé par Sérigne Bassirou Mbacké, une figure emblématique du mouridisme. En choisissant ce site, l’État rend hommage à un lieu de foi. »

Cette infrastructure, selon lui, incarne la transformation digitale du service public, conformément à la vision des plus hautes autorités du pays. Elle est portée par le programme NEKKAL, mis en œuvre par l’Agence nationale de l’état civil, avec l’appui technique de Civipol et Enabel, et le financement de l’Union européenne.

« Le programme NEKKAL est aujourd’hui l’un des chantiers les plus structurants de notre politique publique de modernisation des territoires. Il s’agit de doter les communes d’infrastructures d’état civil adaptées, accessibles et connectées. Kaolack rejoint désormais le réseau national avec une infrastructure de référence, conçue pour servir dignement et efficacement les usagers », a-t-il précisé.

Le ministre a conclu en soulignant la rupture technologique en cours :

« Pendant très longtemps, les registres d’état civil étaient tenus manuellement, avec les risques d’erreurs, de pertes et de lenteurs administratives que cela impliquait. Aujourd’hui, grâce au programme NEKKAL, nous passons à une gestion informatisée, centralisée, sécurisée et interconnectée de l’état civil. »

Le Sénégal s’oppose fermement à une activité de promotion LGBTQI prévue à Dakar

Le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a publié un communiqué officiel ce jeudi, réaffirmant la position du Sénégal à l’égard des initiatives perçues comme promouvant les questions LGBTQI. Cette réaction intervient à la suite d’informations faisant état d’un projet conjoint entre l’Ambassade des Pays-Bas et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, visant à organiser une projection de film et un débat sur ces thématiques à Dakar.

Dans son communiqué, le ministère sénégalais rappelle que toutes les activités organisées sur le territoire national par les représentations diplomatiques, consulaires, ainsi que par les organisations internationales et non gouvernementales, doivent impérativement respecter les lois en vigueur au Sénégal. Le ministère insiste également sur l’obligation de se conformer aux valeurs culturelles, religieuses et sociales qui structurent la société sénégalaise.

Le texte officiel précise que le Sénégal n’accepte aucune forme de propagande ou de promotion du phénomène LGBTQI, une position qui a été, selon les autorités, “clairement exprimée et constamment réitérée par les plus hautes autorités de l’État”.

Le Gouvernement met ainsi en garde contre toute tentative d’organisation ou de participation à ce type d’événement. Il se réserve, selon le communiqué, le droit de prendre toutes les mesures appropriées à l’encontre des organisateurs comme des participants, sans distinction d’origine, de statut ou de rang. Ces mesures, assure-t-on, seront prises dans le strict respect des lois et règlements en vigueur dans le pays.

Cette déclaration officielle reflète une volonté manifeste des autorités sénégalaises de préserver l’ordre social et moral établi, dans un contexte où les débats sur les droits LGBTQI continuent de susciter des réactions vives au sein de l’opinion publique.

Pour rappel, le Sénégal criminalise toujours les actes jugés contre-nature entre personnes de même sexe, une disposition du Code pénal souvent dénoncée par les ONG internationales de défense des droits humains. Toutefois, les autorités sénégalaises ont, à plusieurs reprises, déclaré qu’aucune pression extérieure ne saurait les faire fléchir sur cette question, qu’elles considèrent comme relevant de la souveraineté culturelle et juridique nationale.

La CDS fustige la posture d’Ousmane Sonko : « L’injure n’est pas un mode de gouvernance »

Dans un communiqué au ton ferme, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) critique sévèrement l’attitude du Premier ministre, qu’elle accuse de mépriser les institutions et de trahir les exigences de responsabilité républicaine.

La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) sort de sa réserve pour dénoncer ce qu’elle qualifie de dérives inquiétantes dans la posture du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration rendue publique, la coalition de gauche critique vigoureusement la dernière sortie du chef du gouvernement, particulièrement ses attaques à l’endroit du pouvoir judiciaire.

Pour la CDS, les récentes déclarations du Premier ministre à l’égard des magistrats témoignent d’une « légèreté de ton et d’un excès d’apparat » totalement incompatibles avec les responsabilités de sa fonction. « Il trahit ainsi l’exigence de hauteur républicaine que requiert la charge qu’il incarne », déplore le communiqué.

Allant plus loin, la Confédération se dit « profondément choquée par le comportement désinvolte, provocateur et outrageusement méprisant d’un Premier ministre qui, au lieu d’incarner la mesure et la dignité, se complaît dans les menaces à répétition, les invectives permanentes et l’escalade verbale ».

« L’injure n’est pas un mode de gouvernance »

La CDS pointe particulièrement les attaques verbales jugées injurieuses du Premier ministre envers les magistrats, qu’elle considère comme une atteinte à la crédibilité d’une institution fondamentale de l’État. « Ce Premier ministre s’est récemment illustré par des propos insultants à l’égard des magistrats, remettant en cause, avec une légèreté consternante, la crédibilité d’une institution garante de l’équilibre républicain », dénonce le texte.

Au-delà du ton jugé agressif d’Ousmane Sonko, la CDS critique également ce qu’elle qualifie de « frénésie de déplacements en jet privé », soulignant « une opacité totale » sur les modalités de financement de ces voyages. Dans un contexte socio-économique difficile, cette posture est jugée déplacée et provoque « l’indignation légitime » d’une population confrontée aux réalités du quotidien.

« Ce paradoxe est insupportable, surtout lorsque l’on se souvient des promesses faites par les actuelles autorités lorsqu’elles étaient encore dans l’opposition. Les jeunes, notamment, se sentent trahis par ces revirements spectaculaires », souligne la CDS.

Pour la coalition de gauche, ce cumul de « désinvolture verbale, de mépris des institutions, de remise en question de ses propres engagements et d’indécence ostentatoire » traduit une conception préoccupante de l’exercice du pouvoir. Une conception, selon la CDS, totalement éloignée des valeurs d’« éthique, de retenue et de responsabilité » attendues d’un haut responsable gouvernemental.

Dans un contexte politique tendu, cette prise de position marque un nouveau front de contestation contre le style de gouvernance du Premier ministre, dont les méthodes et la communication suscitent de plus en plus d’interrogations, y compris au sein de la classe politique.

Kaolack : la Journée de l’Enfant Africain célébrée, le CDPE porte le plaidoyer

À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain (JEA), le Comité départemental de protection de l’enfant (CDPE) de Kaolack a organisé un forum d’information pour marquer cette date symbolique. L’édition 2025, célébrée sous le thème « Planification et budgétisation des droits de l’enfant : progrès réalisés depuis 2010 », a mis l’accent sur l’engagement des collectivités territoriales dans la protection de l’enfance.

Le Sénégal, à l’instar des autres pays africains, célèbre chaque année cette journée en mémoire des enfants massacrés à Soweto, en Afrique du Sud, en 1976. Cette commémoration est également un moment de réflexion sur les avancées et les défis liés aux droits des enfants sur le continent.

À Kaolack, le CDPE a piloté l’organisation des activités, en s’appuyant sur le thème stratégique de cette année, centré sur la nécessité d’une planification rigoureuse et d’une budgétisation adéquate en faveur des droits de l’enfant, dans le but d’évaluer les progrès accomplis depuis 2010.

Selon M. Birahim Fall, chef du service départemental du développement communautaire et point focal du CDPE, l’intégration des droits de l’enfant dans les budgets des collectivités territoriales est essentielle. « Des compétences telles que l’éducation ou la santé, qui ont un impact direct sur les enfants, sont désormais transférées aux collectivités locales. Malheureusement, leur prise en charge reste souvent dispersée. Il est donc crucial que les mairies prévoient un poste budgétaire spécifiquement dédié à l’enfance », a-t-il plaidé.

M. Fall a également rappelé que, depuis l’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant en 1989, les enfants sont reconnus comme des citoyens à part entière. « Ils ont droit à la parole, à l’association, à la participation. Il est de notre devoir de les protéger, de les encadrer et de les former afin qu’ils deviennent demain des citoyens responsables. »

Cependant, la situation à Kaolack reste préoccupante. Mariages précoces, maltraitance, violences physiques et sexuelles figurent parmi les nombreuses menaces pesant sur les enfants. « Il n’est pas rare de voir de jeunes enfants errer dans les rues à des heures tardives. Si rien n’est fait, ils risquent de sombrer dans la délinquance », a alerté M. Fall.

Pour renforcer le dispositif de protection, des comités de suivi ont été mis en place dans les différents arrondissements, avec le soutien d’ONG telles que Enabel et SOS Villages d’Enfants. Ces structures accompagnent également les activités communautaires, notamment pendant les vacances scolaires.

Alioune Tine appelle à la rupture : « Continuer le Gatsa-Gatsa, c’est refuser de sortir d’un monde de cauchemar »

Le climat politique sénégalais continue d’alimenter polémiques et tensions. Au cœur des débats, le défenseur des droits humains Alioune Tine a réagi aux critiques du journaliste Serigne Saliou Gueye, directeur de publication du quotidien Yor Yor, qui lui reproche de demander la libération du chroniqueur Badara Gadiaga, incarcéré pour des propos jugés « contraires aux bonnes mœurs » à l’encontre du Premier ministre Ousmane Sonko.

Lors d’une émission, Serigne Saliou Gueye s’est étonné de la position d’Alioune Tine, rappelant que ce dernier avait écrit sur Facebook : « J’ai bloqué tout ce qui m’insultait ». « Celui qui peut bloquer pour des insultes est capable d’envoyer des gens en prison », a-t-il lancé.

Alioune Tine n’a pas tardé à répondre sur Twitter, rectifiant d’abord : « Ce n’est pas sur Facebook », avant de clarifier : « Je bloque les insulteurs, je ne les mets pas en prison, je n’en ai pas le pouvoir. Nous avons toujours prôné le respect mutuel entre adversaires politiques ».

Le militant des droits humains s’est ensuite inquiété de l’état actuel de la vie politique nationale. « Aujourd’hui, c’est le règne de la radicalisation, de l’affrontement politique, de la logique ami/ennemi, des simplifications, des fake news et des théories complotistes. Personne n’y gagne », a-t-il déploré.

Réitérant son engagement en faveur de la liberté d’expression, il a réaffirmé sa demande de libération de Badara Gadiaga et de « tous les détenus pour délit d’opinion ». Selon lui, l’apaisement et la réconciliation sont des priorités urgentes. « Les autorités doivent apaiser et réconcilier les Sénégalais. Dire que le pays va mal n’est pas un excès de langage », a-t-il insisté.

Enfin, Alioune Tine a critiqué la persistance des méthodes qu’il qualifie de dépassées, symbolisées par le « Gatsa Gatsa-Gatsa ». « Les solutions sont à portée de main : construire une nation unie, confiante et conquérante. Continuer le Gatsa Gatsa-Gatsa, c’est refuser de sortir d’un monde passé, un monde de cauchemar », a-t-il conclu.

Projection de film LGBTQ : And Samm Jikko Yi met en garde l’État et menace de troubles à l’ordre public

La tension monte autour de la rencontre annoncée par l’Ambassade des Pays-Bas et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, qui prévoient d’organiser la projection d’un film suivi de débats sur les questions LGBTQI à Dakar. Le collectif And Samm Jikko Yi est monté au créneau pour dénoncer cette initiative et adresser un avertissement au gouvernement sénégalais.

Dans un communiqué transmis à la presse, le collectif affirme que « cette réunion ne se tiendra pas sur le territoire national, sous peine de graves troubles à l’ordre public ». Selon And Samm Jikko Yi, toutes les associations et plateformes mobilisées contre « les anti-valeurs » ont été informées et se tiennent prêtes à réagir.

« Cette violation ouverte de nos lois et de nos mœurs ne passera pas », prévient le collectif, qui appelle les autorités à prendre leurs responsabilités face à ce qu’il qualifie de provocation.

La note détaille que cette réunion, baptisée « Réunion Equal Rights Coalition (ERC) », est prévue de 9h30 à 11h et doit inclure la projection du film MIWA (« Nous sommes là »), consacré aux enjeux des femmes LGBT et hommes transgenres d’Afrique de l’Ouest. Des représentants d’associations comme Égides et PI7, impliquées dans le projet, participeront aux échanges en ligne après la projection.

Pour And Samm Jikko Yi, il ne s’agit pas d’un simple événement culturel, mais d’une « volonté affichée et déterminée des lobbies de mettre le Sénégal à genoux ». En conséquence, le collectif exhorte l’État à aller plus loin et à inscrire la criminalisation de l’homosexualité dans la loi. « Plus que jamais, l’urgence de criminaliser ce fléau s’impose comme le seul moyen de mettre immédiatement un terme à tous ces programmes de perversion. Que l’État prenne sa responsabilité », martèle le texte.

LGBTQI : Le Sénégal met en garde contre une projection de film prévue à Dakar

Le gouvernement sénégalais a fermement réagi ce jeudi à une initiative envisagée par l’Ambassade des Pays-Bas à Dakar et le Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH). Dans un communiqué diffusé par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères (MIAAE), les autorités expriment leur opposition à une activité qui aurait consisté en une projection de film suivie de discussions autour des questions LGBTQI dans les locaux du HCDH à Dakar.

Le ministère affirme avoir été informé de cette démarche et rappelle que toutes les activités organisées sur le territoire national par des représentations diplomatiques, organisations internationales ou ONG doivent impérativement respecter les lois et règlements en vigueur. « Elles doivent également se conformer strictement aux valeurs culturelles, religieuses et sociales qui fondent la Nation sénégalaise », précise le communiqué.

Réaffirmant la position officielle du Sénégal sur la question, le ministère déclare que « le Sénégal n’accepte aucune forme de propagande et de promotion du phénomène LGBTQI sur son territoire », soulignant que cette position a été « clairement et maintes fois exprimée par les plus Hautes Autorités du pays ».

En conclusion, le gouvernement sénégalais met en garde contre toute tentative d’organisation de ce type d’événements. « Le Gouvernement se réserve le droit de prendre toute mesure appropriée contre les éventuels organisateurs de telles activités et même contre les participants, quels que soient leurs origines, statut ou rang, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur. »

Barthélémy Dias charge le régime : « Le peuple a été victime d’une escroquerie politique, il mérite mieux »

Le climat politique sénégalais n’en finit pas de se tendre. Invité sur le plateau de France 24, Barthélémy Dias a livré un réquisitoire sans concession contre le pouvoir en place, qu’il accuse d’avoir trahi les espoirs populaires. Pour le leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk, l’heure est venue de reconnaître un immense échec.

« Je n’ai pas le droit de me dérober. Je fais partie de ceux qui ont participé à l’accession de ce régime au pouvoir. Je pense que la déception est au rendez-vous. Pour moi et d’autres compagnons, se débarrasser de ce régime est une œuvre de salubrité publique », a déclaré l’ancien maire de Dakar.

Barthélémy Dias pointe du doigt ce qu’il décrit comme une « escroquerie politique et intellectuelle » qui a particulièrement touché la jeunesse. Selon lui, les promesses formulées pendant la campagne présidentielle n’ont pas résisté à l’épreuve du pouvoir. « Le Sénégal a besoin de vérité. Le Sénégal, particulièrement la jeunesse, a été victime de l’une des plus grosses escroqueries politique et intellectuelle du Sénégal moderne. Ils avaient promis monts et merveilles. Aujourd’hui, la jeunesse sénégalaise est dans une déception totale », a-t-il dénoncé.

Le responsable politique estime par ailleurs que la situation économique du pays est alarmante. « Le constat est là, la situation macro-économique est désastreuse. Le peuple mérite mieux que ce que l’on nous a servi », a conclu Barthélémy Dias, visiblement déterminé à faire entendre sa voix face à ce qu’il considère comme une dérive des promesses initiales.

Rapatriement des migrants : le Sénégal sous pression américaine

Alors que les États-Unis accentuent leurs pressions pour conclure des accords de rapatriement avec plusieurs pays africains, le Sénégal se retrouve confronté à un choix diplomatique délicat. En toile de fond, une politique migratoire américaine toujours plus dure et une situation économique locale déjà fragilisée.

Selon des chiffres relayés par L’As, 1 689 ressortissants sénégalais figurent parmi les près de 30 000 migrants africains ciblés par des mesures d’expulsion sur le sol américain. Cette offensive s’inscrit dans la continuité de la ligne nationaliste défendue par le président Donald Trump, qui multiplie les initiatives pour durcir les politiques migratoires en vue de l’élection présidentielle de novembre.

Sur la liste dressée par les services de l’immigration américaine (ICE), le Sénégal figure parmi les dix pays africains les plus concernés, aux côtés de la Somalie (4 090 migrants), de la Mauritanie (3 822), du Nigeria (3 690), du Ghana (3 228) et de la Guinée (1 897). En tout, 40 pays du continent sont concernés, y compris des États insulaires comme Madagascar ou les Seychelles.

Les profils visés par les expulsions sont variés : demandeurs d’asile déboutés, personnes en situation irrégulière ayant dépassé leur visa, ou encore migrants ayant eu des démêlés judiciaires aux États-Unis. L’agence ICE défend la légalité des expulsions, les présentant comme menées « en conformité avec la législation fédérale ».

Face aux réticences de nombreux États africains à accepter le retour de leurs ressortissants – souvent dans des conditions jugées indignes – Washington propose des accords bilatéraux de rapatriement. Ces accords incluraient des incitations économiques ou diplomatiques. Selon L’As, le Sénégal aurait été approché, mais hésite encore à s’engager officiellement.

Cette prudence s’explique par la complexité du dossier, qui mêle enjeux diplomatiques, pression sociale interne et fragilité économique. Accueillir un retour massif de migrants exigerait des capacités de réinsertion et d’accompagnement social que le pays ne semble pas prêt à garantir dans l’immédiat.

Au Sénégal, l’opinion publique reste très sensible à la question migratoire. Les expulsions sont souvent vécues comme une humiliation, notamment lorsqu’elles concernent des jeunes partis chercher un avenir meilleur au péril de leur vie. Le retour forcé de ces migrants, parfois sans préparation ni soutien, alimente un ressentiment profond au sein de la population.

« L’État sénégalais est pris dans un véritable étau : céder aux pressions américaines ou défendre la dignité et les droits de ses ressortissants », explique un analyste interrogé par L’As. « Il lui faudra une stratégie mesurée, qui prenne en compte à la fois la souveraineté nationale et les impératifs humains. »

Entre relations bilatérales stratégiques avec les États-Unis et impératifs de cohésion sociale interne, le gouvernement sénégalais devra faire preuve de diplomatie et de pragmatisme. Dans un contexte où le chômage des jeunes, les tensions sociales et les défis économiques restent vifs, une mauvaise gestion de ce dossier pourrait avoir des répercussions politiques majeures.

Tragédie à Gueule Tapée : une femme tuée par son mari, le quartier sous le choc

Un drame d’une rare violence a secoué le quartier de Gueule Tapée, à Dakar, où une femme a tragiquement perdu la vie, tuée par son mari dans des circonstances encore floues. La nouvelle, largement relayée sur les réseaux sociaux et par Wassaré TV, a bouleversé les habitants, profondément touchés par cet acte incompréhensible.

Les voisins, visiblement choqués, ont livré des témoignages poignants, décrivant une scène d’horreur qui restera longtemps gravée dans les mémoires. Selon plusieurs d’entre eux, rien ne laissait présager un tel dénouement. La victime, décrite comme une femme affable et respectée, ne semblait pas être en conflit ouvert avec son époux, du moins de ce que les proches et les riverains pouvaient percevoir.

« Elle était toujours souriante, toujours polie. On ne les a jamais entendus se disputer violemment », confie une voisine, encore sous le coup de l’émotion. « Ce qui s’est passé est inimaginable. On a entendu des cris, et ensuite, c’était le silence. Puis on a découvert l’horreur… », ajoute un autre témoin.

Ce drame remet cruellement en lumière la question des violences conjugales, souvent silencieuses, parfois invisibles aux yeux même des proches. Il soulève également de nombreuses interrogations sur les mécanismes de prévention, d’écoute et de protection des victimes potentielles dans les foyers sénégalais.

À Gueule Tapée, l’émotion s’est rapidement transformée en colère et en appel à la justice. Les habitants réclament que toute la lumière soit faite sur cette affaire et exigent des mesures concrètes pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.

Tensions foncières à Sam Notaire : Le Collectif des éleveurs et maraîchers de Guédiawaye au bord de l’implosion

Accusations de gestion opaque, détournements présumés et plaintes sans suite : les membres du CEM dénoncent une trahison interne sur fond de spéculation foncière.

Un climat de suspicion et de frustration secoue le Collectif des éleveurs et maraîchers de Guédiawaye (CEM), implanté sur l’ancienne bande des filaos de Sam Notaire. Ce site, autrefois délaissé et envahi par des occupations irrégulières, avait fait l’objet d’un ambitieux projet d’aménagement soutenu par la mairie et l’État dans le cadre du Plan d’urbanisme de détail (PUD) du littoral.

Historiquement actif sur cette bande, le collectif s’était vu officiellement attribuer 52 parcelles. Mais aujourd’hui, à en croire plusieurs membres cités par le journal L’Observateur, seuls 26 lots auraient été effectivement distribués. Le reste aurait été octroyé de manière discrétionnaire à des membres jugés non représentatifs, voire, selon certaines allégations, à des tiers dans une logique de spéculation.

Au cœur de cette crise, les regards se tournent vers la direction du collectif, en particulier son président et son adjoint, accusés de pratiques opaques, d’exclusions arbitraires et de détournement de lots. “Nous avons été trahis par ceux-là mêmes qui devaient défendre nos intérêts”, confie un membre lésé sous couvert d’anonymat.

Le lieutenant-colonel à la retraite Matar Diène, cofondateur du collectif, est monté au créneau. Il parle d’une “injustice flagrante” et fustige un système de gestion qui, selon lui, s’est écarté des principes fondateurs du collectif. “C’est une dérive gravissime. L’État ne peut pas rester indifférent à cette mascarade”, a-t-il déclaré.

Pour faire la lumière sur la situation, les membres lésés ont porté plainte devant l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), enregistrée sous le numéro 199/2024. Ils ont également saisi la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation du sol (DSCOS). Mais selon leurs dires, ces démarches sont restées sans suite à ce jour.

Face à ce qu’il considère comme une inertie inquiétante des autorités, Matar Diène en appelle directement au président de la République et au Premier ministre. Il demande une régularisation équitable, en faveur des véritables acteurs du développement local, souvent laissés pour compte dans les processus de formalisation.

Cette affaire met en lumière les tensions récurrentes autour du foncier urbain dans la banlieue dakaroise, particulièrement dans des zones naguère marginalisées, aujourd’hui convoitées en raison de leur fort potentiel économique et urbain.

Kaolack – Développement territorial : le bilan diagnostic et le SDADT du Pôle Centre présentés au public

Kaolack, le 9 juillet 2025 – Une étape cruciale dans le processus de planification territoriale du Sénégal a été franchie ce mercredi à Kaolack. Le gouverneur de la région, Mouhamadou Moctar Watt, a présidé une réunion du Comité régional de développement (CRD) dédiée à la restitution des résultats du bilan diagnostic et à la présentation du Schéma directeur d’aménagement et de développement territorial (SDADT) du Pôle territoire Centre. Une initiative stratégique portée par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (ANAT).

Dans le cadre de la politique nationale de décentralisation et de réorganisation territoriale, le Sénégal a été divisé en huit pôles territoires. Le Pôle Centre regroupe les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine. Cette configuration vise à renforcer la cohérence territoriale et à promouvoir un développement équilibré à l’échelle nationale.

« Il s’agit d’un processus participatif fondé sur une collecte de données rigoureuse réalisée par les services techniques déconcentrés. Après un prétraitement, cette restitution marque une avancée vers la validation finale du SDADT », a expliqué le gouverneur Watt.

Avec plus de trois millions d’habitants, le Pôle Centre couvre 11,9% du territoire national. Il se distingue par une prépondérance du secteur primaire, en particulier l’agriculture. Le gouverneur a notamment souligné que, selon les statistiques présentées, le Pôle Centre arrive en tête pour la production de céréales, à l’exception du riz.

« Le secteur secondaire est encore embryonnaire, mais nous travaillons, avec la Chambre de commerce, à revitaliser le tissu industriel local », a-t-il ajouté. Quant au secteur tertiaire, Kaolack se positionne comme un véritable hub régional, offrant de nombreuses potentialités en matière de services et de logistique.

Le directeur général de l’ANAT, Tidiane Sidibé, a indiqué que le Pôle Centre sera le premier à voir son diagnostic validé et son SDADT finalisé, lors d’ateliers prévus les 14, 15 et 16 juillet prochains. Pour lui, ce pôle incarne un véritable levier de croissance nationale.

« C’est un pôle ouvert, frontalier, agricole, minier et culturel. Avec une bonne planification, nous sommes convaincus qu’il peut jouer un rôle majeur dans le développement du Sénégal », a-t-il affirmé.

Présent à la rencontre, le maire de Latmingué, Dr Macoumba Diouf, s’est dit satisfait du diagnostic, le qualifiant de « conforme à 80% » aux réalités des collectivités territoriales. Il a toutefois signalé quelques oublis, notamment des données transmises par les sous-préfets, qu’il souhaite voir intégrées dans la version finale du document.

Cette initiative marque une avancée significative vers une gouvernance territoriale plus intégrée, fondée sur une meilleure coordination entre les acteurs locaux, régionaux et nationaux. Le SDADT du Pôle Centre devrait, à terme, servir de feuille de route pour le développement économique, social et environnemental de cette zone stratégique du pays.

Avec ce schéma en cours de validation, le Pôle Centre se positionne comme un acteur-clé dans la dynamique de transformation territoriale engagée par les autorités sénégalaises.

Babacar Ba alerte sur les dérives liberticides : « Aidons le régime à ne pas sombrer dans la dictature »

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, est monté au créneau après les récentes convocations de journalistes et chroniqueurs à la Division spéciale de la cybercriminalité. Dans un contexte marqué par de nombreuses interpellations et enquêtes judiciaires visant des voix critiques, il exprime sa vive préoccupation et invite les autorités à préserver les acquis démocratiques.

« J’ose espérer que l’auto-saisine du Procureur de la République ne s’est pas justifiée par une quelconque pression politique. La liberté d’opinion, dans la limite du respect des textes de loi, n’est pas négociable au Sénégal », a-t-il déclaré dans une réaction rendue publique ce mercredi.

Babacar Ba estime qu’il est de la responsabilité collective des acteurs politiques et de la société civile de défendre les libertés fondamentales et de prévenir tout basculement autoritaire. « Aidons le régime à ne pas sombrer dans la dictature », a-t-il insisté, soulignant que la démocratie sénégalaise a été bâtie sur la pluralité des opinions et la capacité à tolérer le débat contradictoire.

Ces propos interviennent alors que plusieurs journalistes et chroniqueurs sont convoqués pour avoir exprimé des opinions ou relayé des informations jugées sensibles. Pour le Forum du Justiciable, il est essentiel de rappeler que la justice n’est pas un outil de règlement politique et que la critique, même virulente, fait partie intégrante du jeu démocratique.

Affaire Badara Gadiaga : Thierno Bocoum dénonce une « volonté de faire taire les voix discordantes »

L’affaire Badara Gadiaga continue d’alimenter une vive polémique sur la liberté d’expression au Sénégal. Cette fois, c’est Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR et ancien député, qui a pris la parole pour fustiger ce qu’il décrit comme une dérive autoritaire du pouvoir en place.

Dans une déclaration sans détour, Thierno Bocoum a estimé qu’au lieu de convoquer le chroniqueur Badara Gadiaga, la justice devrait plutôt interroger le juriste de Pastef qui, selon lui, a introduit l’élément le plus offensant dans cette affaire : une interprétation de la condamnation d’Ousmane Sonko pour corruption de la jeunesse assimilant le dossier à une « relation entre un client et une prostituée ».

Pour Thierno Bocoum, ni le juge dans son verdict, ni l’article 324 du Code pénal sénégalais ne contiennent une telle qualification. « Cette interprétation offensante, venue de l’intérieur, a porté atteinte à la dignité de leur propre leader. C’est bien de là que vient le scandale, pas de ceux qui l’ont rapportée », a-t-il tranché.

Il estime que la convocation de Badara Gadiaga n’est qu’un nouvel épisode d’une stratégie assumée de répression contre les voix critiques : « Convoquer Badara aujourd’hui, c’est simplement chercher à faire taire une voix dissidente, comme on l’a fait hier avec tant d’autres et aujourd’hui avec Madiambal Diagne. »

L’opposant ne mâche pas ses mots pour qualifier l’attitude du pouvoir : « Une volonté manifeste d’effacer toute voix discordante est totalement assumée. Ce régime est dangereux non seulement par son incompétence mais aussi par sa méchanceté et son irresponsabilité flagrante. »

Thierno Bocoum affirme que cette escalade ne laisse plus d’autre option que de résister. « Ils ne nous laissent aucun autre choix que de leur faire face », a-t-il averti, avant de conclure sur un message de détermination : « Le Sénégal ne deviendra pas une dictature. Ce pays restera une démocratie. »

Dans ce climat tendu où convocations et poursuites judiciaires se multiplient contre des journalistes et chroniqueurs, ces propos viennent conforter les inquiétudes croissantes sur l’avenir des libertés publiques au Sénégal.

Alioune Tine sur l’affaire Badara Gadiaga : « Ce n’est ni au procureur ni à la cybercriminalité de faire la police des idées »

Le fondateur d’Afrikajom Center et défenseur des droits humains, Alioune Tine, a réagi avec gravité à la polémique qui enfle autour de la convocation et de la possible arrestation du chroniqueur Badara Gadiaga. Dans un long message publié sur les réseaux sociaux, il a mis en garde contre la tentation de la répression et rappelé que « ni la cybercriminalité, ni le procureur n’ont vocation à faire la police des idées dans une démocratie ».

Selon lui, le Sénégal, dont le modèle démocratique est cité en exemple sur le continent africain, ne doit pas céder à la dérive autoritaire. Il souligne que le pluralisme politique et la liberté d’expression impliquent nécessairement des confrontations verbales, parfois vives, qui relèvent du débat démocratique et non du champ judiciaire.

« Les partisans du Premier ministre Ousmane Sonko qui poussent le procureur à arrêter, détenir et emprisonner Badara Gadiaga et les chroniqueurs qui critiquent le régime ne lui rendent pas service », a averti Alioune Tine. « Ils ne rendent pas service au Sénégal dont le modèle démocratique suscite l’intérêt partout sur le continent et dans le monde. »

L’analyste rappelle que les « joutes verbales, les polémiques et les confrontations » sont consubstantielles à la vie démocratique et que c’est aux citoyens et aux téléspectateurs d’arbitrer ces débats, non à la justice pénale.

Il a pris l’exemple de l’émission « Jakaarlo », qualifiée de véritable arène politique, qui attire l’attention des Sénégalais comme un grand combat de lutte. « Quand on va dans une émission comme Jakaarlo, on sait à l’avance à quoi s’en tenir. Cela suscite autant d’intérêt que la confrontation entre Eumeu Sène et Balla Gaye, avec la même polarisation et presque la même attitude des supporters », a-t-il observé.

Alioune Tine met également en garde contre l’effet pervers de la criminalisation des opinions, qui contribue à transformer ceux qui en sont victimes en figures héroïques. « Envoyer Badara Gadiaga en prison, c’est le soumettre à une épreuve politique qualifiante qui va en faire un héros », estime-t-il. Il rappelle que c’est exactement ce mécanisme qui a renforcé la popularité d’Ousmane Sonko : « Sa résistance farouche à la liquidation politique a fait de lui le héros politique adulé par les jeunes. »

Plus largement, Alioune Tine a souligné la fragilité du contexte national et international, marqué par des « mutations civilisationnelles disruptives » qui rendent la société sénégalaise particulièrement vulnérable aux tensions.

Il appelle toutes les parties prenantes, responsables politiques et citoyens, à faire preuve de retenue et à calmer le jeu. « On doit mettre la balle à terre, éviter de mettre de l’huile sur le feu. Nous avons une démocratie polarisée et antagonique avec des adversaires qui se détestent », a-t-il insisté.

Enfin, Alioune Tine en appelle directement au Premier ministre Ousmane Sonko pour qu’il s’adresse à tous les Sénégalais et invite à la sérénité. « Il n’est pas le Premier ministre d’un seul parti, mais le Premier ministre de tous les citoyens sénégalais. À tous les citoyens sénégalais de le respecter, et de respecter l’institution qu’il incarne. »

Pour Alioune Tine, l’épreuve actuelle est l’occasion de choisir la voie de l’apaisement plutôt que celle de la répression. Car, rappelle-t-il, « quand ça chauffe et ça dérive, la solution ce n’est pas la prison, ce ne sont pas les intimidations, ce n’est pas la répression ».

Affaire Jakaarlo : Les cadres de la République des Valeurs dénoncent une dérive liberticide après la mise en demeure de TFM

Le Cercle des Cadres de la République des Valeurs (CECAR) est monté au créneau après la mise en demeure adressée par le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) à la Télévision Futurs Médias (TFM), à la suite de l’émission Jakaarlo qui a suscité une vive polémique.

Dans une déclaration rendue publique, le CECAR exprime sa « profonde indignation » et dénonce ce qu’il qualifie de « tentative flagrante d’intimidation médiatique », estimant qu’elle traduit une volonté de restreindre la liberté d’expression et de mettre au pas les voix critiques.

Pour ces cadres issus de la République des Valeurs, formation politique fondée par Thierno Alassane Sall, le CNRA, censé incarner la neutralité et l’indépendance, a dévié de sa mission en prenant position « du côté du pouvoir en place, au détriment du débat public et de l’équilibre démocratique ».

Le CECAR rappelle qu’aucun manquement professionnel ou éthique n’a été constaté dans l’intervention du chroniqueur Badara Gadiaga, qui s’est limité, selon eux, à « commenter deux décisions de justice dans le cadre d’un débat légitime ». Ils soutiennent que ses propos relèvent du « droit fondamental à la liberté d’opinion », garanti par l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, par l’article 8 de la Constitution sénégalaise et par le Code de la presse.

Dans leur déclaration, les cadres soulignent que le rôle du CNRA n’est pas de devenir le « procureur d’un parti politique, quel qu’il soit », mais de garantir un « espace médiatique libre, pluraliste et responsable », conformément aux principes d’éthique et de déontologie tels que définis par la Charte de Munich de 1971 et les textes réglementant la presse sénégalaise.

« Cela suppose d’écouter toutes les voix, même celles qui dérangent, car la liberté d’expression n’est pas à géométrie variable », insistent-ils.

Le CECAR appelle l’ensemble des citoyens, des journalistes, des enseignants, des travailleurs et des jeunes à rester vigilants et à défendre les droits démocratiques fondamentaux. « Ce qui est en jeu ici, ce n’est pas seulement une émission de télévision, mais notre capacité collective à dire ce que nous pensons, à critiquer ce qui ne va pas et à exiger des comptes des gouvernants. C’est un droit, pas un privilège », peut-on lire dans leur communiqué.

Enfin, les cadres de la République des Valeurs expriment leur « soutien total » aux professionnels des médias, saluant leur « courage et leur intégrité » malgré les « pressions et les menaces » qu’ils subissent. « Ils sont la conscience vivante de notre démocratie et nous serons toujours à leurs côtés », conclut le texte.

Kaolack – Sénégal / Société : Le peuple Sérère s’engage pour revaloriser l’éducation et la culture

Longtemps marginalisée et menacée par une modernité galopante, la culture sérère connaît aujourd’hui un véritable mouvement de renaissance. À l’initiative de journalistes, d’enseignants, de jeunes et de femmes engagés, un combat s’est engagé pour sauvegarder cette richesse identitaire.

Le peuple sérère, l’un des plus anciens groupes ethniques du Sénégal, est reconnu pour sa spiritualité, ses traditions agricoles et son profond attachement à la terre. Jadis transmis de génération en génération, les savoirs ancestraux — chants sacrés, récits oraux, rites initiatiques — sont aujourd’hui en péril. L’exode rural et une éducation souvent éloignée de la langue maternelle ont éloigné une partie de la jeunesse de son héritage culturel.

« Nos enfants parlent de moins en moins le sérère. Ils ne connaissent plus les contes, ni les chants traditionnels. Si rien n’est fait, nous risquons de perdre notre identité », alerte Birama, journaliste à Sud FM, initiateur d’une émission radiophonique dédiée intitulée Njoocktorr Ndioffana Pam.

C’est dans ce contexte qu’une conférence publique s’est tenue ce mardi 8 juillet 2025 à Kaolack, autour du thème : « Redynamiser la langue et l’éducation en milieu sérère ». L’événement, organisé dans le Sine-Saloum, avait pour objectif de sensibiliser les populations, notamment celles issues de cette région, sur l’urgence de préserver leur patrimoine culturel.

« Cette rencontre s’inscrit dans un vaste mouvement de remobilisation et de revalorisation de la culture sérère. Il s’agit de réveiller les consciences, surtout chez les jeunes », a déclaré Mamadou Faye, instituteur de formation et membre de l’inspection d’académie de Fatick.

Sur le plan historique, M. Faye a rappelé les origines du peuple sérère, remontant selon certaines traditions à l’Égypte pharaonique. « Le peuple sérère serait passé par le Sahara et le Namadirou avant de s’installer dans les régions actuelles du Sine, du Saloum et du Baol », a-t-il expliqué.

Il a également évoqué les fondements de l’éducation traditionnelle sérère, structurée autour des rôles sociaux genrés.

« L’éducation n’était pas uniforme, car chaque individu avait un rôle à jouer dans la société. Les hommes et les femmes recevaient des enseignements spécifiques, liés à leurs responsabilités respectives. Un garçon héritait souvent du métier de son père. C’est pourquoi l’éducation était à la fois diversifiée et spécialisée », a-t-il précisé.

Fata Ndiaye, ancien directeur d’école, a plaidé pour une approche bilingue de l’enseignement :

« Nous voulons que nos enfants sachent lire et écrire en sérère, pour qu’ils soient fiers de leur culture. L’éducation bilingue est une solution prometteuse. »

Les initiateurs du mouvement insistent : il ne s’agit pas de rejeter le français ni le système éducatif national, mais plutôt de bâtir des passerelles entre les savoirs modernes et les traditions locales.

« Quand un enfant connaît ses origines, il développe confiance et fierté. Revaloriser notre culture n’est pas un choix, c’est une nécessité pour exister demain », a conclu Mamadou Faye.

Cybercriminalité : Badara Gadiaga convoqué après un accrochage télévisé avec le député Amadou Ba

Le chroniqueur politique Badara Gadiaga est convoqué ce mercredi 9 juillet à 15 heures par la Division de la cybercriminalité. L’annonce a été faite par l’intéressé lui-même sur ses réseaux sociaux. Cette convocation intervient quelques jours seulement après une altercation très remarquée entre lui et le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, sur le plateau de l’émission « Jakarlo », diffusée vendredi dernier sur la TFM.

Dans une publication sobre mais évocatrice, Badara Gadiaga a indiqué : « Chers compatriotes, je viens de recevoir un coup de fil de la Cybercriminalité m’informant de ma convocation demain mercredi 09 juillet à 15h. L’essentiel le Sénégal ». Aucun autre détail n’a pour l’instant été donné sur l’objet exact de cette convocation, mais le lien avec le récent accrochage télévisé semble évident.

L’émission en question, suivie par des milliers de téléspectateurs, avait viré à l’affrontement verbal entre les deux invités. Les échanges, parfois houleux, ont attiré l’attention sur les tensions croissantes entre figures médiatiques et responsables politiques, dans un climat où la liberté d’expression et la critique politique sont de plus en plus surveillées.

Cette convocation s’inscrit dans une série d’interpellations récentes de journalistes et chroniqueurs ayant exprimé des points de vue jugés critiques à l’égard du pouvoir. Elle relance les débats autour du respect des libertés publiques et de la place du débat démocratique dans l’espace médiatique sénégalais.

Dans l’attente de son audition, Badara Gadiaga n’a pas encore donné de précisions sur sa ligne de défense. Mais son ton résolu laisse entrevoir une volonté de faire face, dans un contexte où plusieurs voix s’élèvent déjà pour dénoncer ce qu’elles perçoivent comme une dérive sécuritaire dans le traitement des opinions dissidentes.

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Convoqué à la DSC : Madiambal Diagne reçoit le soutien de Birahim Seck qui tacle sévèrement le régime de Pastef

Le journaliste Madiambal Diagne, patron du groupe Avenir Communication, a été convoqué ce mardi 8 juillet à la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC). Alors que les motifs exacts de cette convocation ne sont pas encore connus, cette démarche suscite déjà de nombreuses réactions. L’une des plus virulentes est celle de Birahim Seck, coordinateur du Forum Civil, venu apporter son soutien au journaliste.

Face à la presse, Birahim Seck a haussé le ton et dénoncé l’attitude du régime actuel. « Le régime de Pastef a tort, et il continue de faire des erreurs. Le Parti Pastef pense qu’il est toujours dans l’opposition. Ils veulent intimider les Sénégalais et les faire taire. Ils se trompent », a-t-il déclaré avec fermeté.

Pour l’acteur de la société civile, cette convocation s’inscrit dans une tendance inquiétante de restriction de la liberté d’expression, là où le pouvoir devrait plutôt s’ouvrir à la critique. Il estime que la parole publique, même dérangeante, ne saurait être muselée. « Les Sénégalais qui ont porté ce régime au pouvoir ne sont pas dupes. On ne doit pas avoir peur de dire la vérité à ceux qui nous gouvernent. Lorsqu’ils ont tort, on a le droit de leur dire qu’ils ont tort », a-t-il martelé.

Birahim Seck a également recentré le débat sur les priorités du pays. Il a rappelé que le gouvernement doit répondre aux attentes pressantes des populations en matière de développement économique, d’emploi et de gestion des finances publiques. « Ce que le peuple attend, ce ne sont pas des débats autour d’une personne. Il faut des solutions aux problèmes réels des Sénégalais, des réponses concrètes aux promesses de campagne », a-t-il souligné.

La convocation de Madiambal Diagne, personnage central du paysage médiatique sénégalais, et la réaction ferme du Forum Civil, ouvrent ainsi un nouvel épisode dans les relations tendues entre le pouvoir en place et certaines voix critiques. Une tension qui ravive les inquiétudes sur l’état des libertés publiques sous l’ère Pastef.

Le BTP sénégalais au bord du gouffre : entre dettes abyssales, chantiers à l’arrêt et silence d’État

Le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) sénégalais est à l’agonie. Étranglé par une dette colossale estimée à plus de 650 milliards FCFA, miné par des chantiers abandonnés, des salaires impayés et une trésorerie exsangue, il se trouve aujourd’hui au bord de l’effondrement. L’aide de 105 milliards FCFA inscrite dans la loi de finances rectificative adoptée le 28 juin 2025, censée servir de bouffée d’oxygène, est perçue par les professionnels du secteur comme un remède dérisoire à une gangrène généralisée.

Le drame se lit dans le paysage urbain : grues figées, chantiers à l’arrêt, machines rouillées, ouvriers renvoyés… À Rufisque, un ingénieur évoque une « hémorragie silencieuse du BTP sénégalais ». La crise n’est plus invisible. Elle est palpable, brutale, et suscite la colère de tout un écosystème. Selon les données de L’Observateur, des dizaines d’entreprises font face à des licenciements massifs, des retards de salaire, et des banques qui, face à l’insolvabilité, ferment leurs guichets.

Le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs du BTP, Jaaraf Alassane Ndao, ne mâche pas ses mots. Pour lui, les 105 milliards annoncés ne sont qu’un signal d’abandon :

« Ce montant est insignifiant. Rien que pour sept entreprises, les dettes cumulées dépassent 250 milliards. C’est comme si on jetait un seau d’eau sur un incendie de forêt. »

Il exige un apurement total des dettes, la relance immédiate des chantiers et une politique claire de préférence nationale dans l’attribution des marchés publics. Mais plus encore, il dénonce une lenteur « criminelle » dans le décaissement des fonds.

Même constat du côté de Seydina Kounta, PDG de Bild Construction. Dans les colonnes de L’Observateur, il décrit un secteur littéralement abandonné par son principal moteur :

« Quand l’État arrête, tout s’arrête. Les équipements sont détériorés, les équipes dispersées, les machines rouillées. Redémarrer coûtera encore plus cher. »

Il pointe également les blocus provoqués par les enquêtes sur les surfacturations : si les audits étaient nécessaires, dit-il, ils auraient pu se faire sans paralyser tout le secteur. Résultat : les entreprises n’ont plus de rentrées, mais les banques continuent de réclamer les remboursements. Un cercle vicieux infernal.

Le BTP est un pilier central de l’économie sénégalaise. Il mobilise une main-d’œuvre massive, alimente des dizaines de filières (transport, matériaux, ingénierie, sous-traitance…) et structure l’aménagement du territoire. Sa paralysie représente donc bien plus qu’une crise sectorielle : c’est une menace sur l’ensemble du tissu économique national.

À court terme, ce sont des milliers d’emplois qui risquent de disparaître. À moyen terme, la chaîne de valeur complète du BTP pourrait se désintégrer. Et à long terme, c’est la capacité du Sénégal à mener ses propres projets d’infrastructures qui sera compromise.

Les professionnels du secteur attendent autre chose qu’un pansement budgétaire. Ils appellent à une restructuration profonde :

Apurement total et immédiat des dettes publiques ; Redémarrage des chantiers gelés ; Plan de soutien aux entreprises locales ; Assainissement clair des procédures de passation des marchés ; Et surtout, une relance ambitieuse à long terme appuyée par une stratégie industrielle nationale.

En l’absence de mesures fortes, les acteurs du BTP sénégalais préviennent : le secteur court vers un point de non-retour. L’enveloppe de 105 milliards FCFA, si elle n’est pas rapidement suivie d’actes concrets, risque de n’être qu’un répit éphémère avant l’effondrement total.

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