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Société

Dakar : deux étrangers arrêtés pour trafic de produits médicaux dangereux et exercice illégal de la pharmacie

La Division spéciale de cybercriminalité (DSC) a procédé à un vaste coup de filet dans le milieu du trafic illicite de produits médicaux en ligne, aboutissant à l’arrestation de deux individus de nationalité étrangère. Ces derniers opéraient sous la couverture d’une officine clandestine dénommée « Code in Africa », installée au Point E, à Dakar.

Les mis en cause, Crépen Badagbon, ressortissant togolais responsable des livraisons, et Madina Amelia Ndour, de nationalité tchadienne, chargée de la confirmation des commandes, sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la DSC. Ils sont poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui, trafic illicite de produits médicaux et exercice illégal de la profession de pharmacien.

Selon les informations révélées par le quotidien Libération, tout est parti de la surveillance en ligne opérée par les enquêteurs de la cybercriminalité, qui ont constaté la multiplication de publicités vantant des produits présentés comme des solutions miracles : substances censées faire grossir le pénis, retarder l’éjaculation, éviter la perte de cheveux, lubrifiants, et autres prétendus toniques. Ces annonces étaient diffusées via les réseaux sociaux et des messageries instantanées, accompagnées de contenus à caractère pornographique et d’un numéro de téléphone utilisé comme point de contact.

Après l’analyse de ce numéro, les enquêteurs sont entrés en contact avec un vendeur qui a confirmé la disponibilité immédiate des produits et proposé leur livraison en quelques heures. Informé de ces faits, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête.

Les éléments du Groupe de recherches et d’interpellations (GRI) ont organisé un achat test dans le quartier de Fass Delorme, non loin de l’Université Amadou Hampathé Ba. Le livreur, ignorant qu’il s’agissait d’une opération de police, a conduit les agents jusqu’à l’entrepôt principal situé au Point E.

Sur place, les policiers ont découvert un vaste dépôt renfermant des quantités considérables de produits divers et un centre d’appel employant plus de 25 personnes. Ces opérateurs avaient pour mission de contacter les clients exposés aux publicités diffusées principalement sur Facebook et d’organiser les livraisons.

Lors de leur audition, les deux suspects ont reconnu commercialiser ces produits sans disposer d’aucune autorisation administrative. Ils ont également révélé que les marchandises étaient importées depuis le Maroc par le propriétaire principal de la boutique, dont ils disent ignorer le statut juridique réel. Aucun document n’a été produit pour prouver la légalité de ces importations.

L’expertise de l’Agence de régulation pharmaceutique a confirmé la dangerosité des produits saisis, qui ne sont pas homologués au Sénégal et représentent un risque majeur pour la santé publique.


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