Détournement présumé de 35 millions FCFA à l’hôpital de Guédiawaye : deux agentes inculpées et placées sous contrôle judiciaire

Une affaire de détournement présumé de deniers publics secoue l’hôpital Baudouin de Guédiawaye. La caissière principale et une prestataire de service ont été présentées, le 7 mars 2026, au juge d’instruction du deuxième cabinet du tribunal de Pikine-Guédiawaye. À l’issue de leur audition, elles ont été inculpées pour association de malfaiteurs et détournement de deniers publics.

Toutefois, les deux mises en cause n’ont pas été placées sous mandat de dépôt. Le magistrat instructeur a opté pour un placement sous contrôle judiciaire, tenant compte de leur état de santé. Selon des informations rapportées par le journal L’Observateur, l’une souffrirait d’épilepsie, tandis que l’autre, identifiée sous le nom de M. Fall, est une jeune mère allaitante.

L’affaire trouve son origine dans un récent remaniement intervenu au niveau de la caisse de l’établissement hospitalier. À peine installée, la nouvelle caissière principale, Mme Sy, a entrepris des vérifications internes. Très vite, des irrégularités ont été constatées dans les écritures comptables, suscitant des doutes sur la gestion des recettes.

Face à ces incohérences, un audit financier approfondi a été déclenché avec l’appui des inspections relevant des ministères des Finances et de la Santé. Les conclusions de cet audit ont mis en évidence un déficit estimé à 35 millions de francs CFA, révélant ainsi un trou important dans les caisses de l’hôpital.

Les premiers éléments de l’enquête ont permis de mettre au jour un mécanisme frauduleux présumé reposant sur une technique dite de « saut de jour ». Selon les enquêteurs, certaines recettes journalières issues des consultations, examens médicaux et autres prestations n’étaient pas reversées à la banque. Ce procédé, répété sur plusieurs jours, aurait permis de détourner progressivement des sommes importantes, aboutissant au manque constaté.

Alertée par ces résultats, la direction de l’hôpital a dans un premier temps pris des mesures administratives en prononçant une mise à pied conservatoire à l’encontre des agents suspectés. Elle a ensuite saisi la Brigade de recherches de Keur Massar à travers une plainte contre X afin de déclencher une enquête judiciaire.

Grève des transporteurs : Yankhoba Diémé dénonce une rupture du dialogue et annonce des mesures imminentes

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a réagi avec fermeté ce mardi à Ziguinchor face à la décision de certains syndicats du secteur des transports de décréter une grève illimitée, en dépit des avancées significatives enregistrées lors des négociations avec les autorités.

S’exprimant en marge d’une visite du chantier de l’aéroport de Ziguinchor, le ministre est revenu en détail sur le processus de dialogue engagé entre le gouvernement et les représentants des transporteurs. Il a notamment souligné les efforts consentis par l’État pour instaurer un climat de concertation sincère et direct, allant jusqu’à mobiliser l’ensemble des services compétents pour un troisième round de discussions, tenu un dimanche, preuve selon lui de l’importance accordée à la résolution de la crise.

Selon Yankhoba Diémé, ces échanges ont permis d’aboutir à un accord sur cinq des dix points soulevés par les syndicats, ce qui constituait, à ses yeux, une avancée notable. Il s’est toutefois dit surpris par la tournure des événements, affirmant que les autorités ne s’attendaient pas à une telle réaction des transporteurs à l’issue des négociations.

Le ministre a particulièrement dénoncé la décision de certains syndicats de fermer les gares routières pour faire respecter leur mot d’ordre de grève, une initiative qu’il juge regrettable au regard des progrès déjà réalisés. Il a laissé entendre que cette posture pourrait compromettre les efforts de dialogue engagés jusque-là entre les deux parties.

Face à cette situation, Yankhoba Diémé a tenu à rappeler la responsabilité de l’État, qui, tout en privilégiant le dialogue, se doit également de garantir l’ordre public et la continuité des services. Il a ainsi averti que des mesures pourraient être prises dans un délai de 24 heures afin de faire face à cette crise.

Cyberattaque bancaire en Afrique : le Sénégal au cœur d’un vaste réseau criminel international

Une cyberattaque d’une ampleur sans précédent ébranle actuellement le système bancaire africain. D’après des révélations du journal Libération, le Sénégal ne serait que la partie émergée d’une opération criminelle beaucoup plus vaste, menée de manière coordonnée dans plusieurs pays du continent.

Selon les informations rapportées, des retraits frauduleux ont été simultanément enregistrés dans plusieurs distributeurs automatiques de billets à Dakar, Thies et Kaolack. Au même moment, des opérations similaires étaient signalées dans neuf autres pays africains, notamment au Liberia, en Guinée Conakry, en Côte d’Ivoire, au Burkina faso, au Togo, au Mali, mais aussi au Kenya, en Taneanie et en République démocratique du Congo. Cette synchronisation laisse peu de doute quant à l’existence d’un réseau structuré, capable de mener des attaques coordonnées à grande échelle.

Le préjudice financier est particulièrement lourd pour le Sénégal. Le pays aurait enregistré à lui seul une perte de 1,143 milliard de francs CFA, issue de 3 421 retraits frauduleux. Certaines agences ont été particulièrement ciblées, notamment celle des Parcelles Assainies, où près de 314,943 millions de FCFA ont été siphonnés sur 29 comptes. L’agence Bourguiba figure également parmi les plus touchées, avec 191,276 millions de FCFA retirés frauduleusement sur neuf comptes. Ces montants, déjà considérables, ne représentent toutefois qu’une fraction des pertes globales, l’attaque s’étant étendue à plusieurs pays simultanément.

Ce type d’opération ne semble pas inédit. Toujours selon les révélations de Libération, un précédent cas avait été signalé en octobre 2025, avec le vol de 250 millions de francs CFA dans des circonstances similaires. Le mode opératoire, manifestement bien maîtrisé, laisse penser que les auteurs de ces attaques opèrent depuis plusieurs mois, voire plus longtemps, perfectionnant progressivement leurs techniques et élargissant leur champ d’action.

Sur le plan judiciaire, les premières avancées de l’enquête marquent un tournant. Les éléments de la Division des investigations criminelles ont procédé à plusieurs interpellations, dont celle de Alioune Thiam, présenté comme le gérant de la société « Easy Go Teranga ». Il a été arrêté à son retour sur le territoire sénégalais, avant que son présumé complice ne soit également appréhendé.

Papa Moussa Gueye honoré aux Prix Rangée et appelle à une mobilisation de la diaspora

Dakar, 5 avril 2026 – La 14ᵉ édition des Prix Rangée, organisée au Grand Théâtre de Dakar, a consacré Papa Moussa Gueye en lui décernant le Prix « Entreprise performante » pour ses initiatives à travers AVI Distribution et Les Couvoirs AVIA.

Placée sous le thème « Les acteurs qui transforment le Sénégal à l’honneur », la cérémonie a rassemblé un large éventail de personnalités issues des milieux institutionnels, économiques et sociaux, venues célébrer les bâtisseurs du développement national.

En recevant sa distinction, Papa Moussa Gueye a insisté sur la dimension collective de cette réussite :

« Ce prix est avant tout celui d’un engagement collectif. Rien ne s’est fait seul. »

Au-delà de cette reconnaissance, l’entrepreneur a profité de l’occasion pour interpeller le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Cheikh Niang, présent dans la salle. Il a plaidé pour une mobilisation accrue de la diaspora sénégalaise, qu’il considère comme un levier essentiel pour l’avenir du pays.

Selon lui, il est urgent de mettre en place des dynamiques ambitieuses favorisant le retour, l’implication et la contribution concrète des Sénégalais établis à l’étranger.

Cette prise de parole traduit sa conviction que le développement du Sénégal repose sur une vision collective et inclusive, tournée vers l’action. La distinction reçue vient renforcer son engagement à poursuivre des initiatives à fort impact économique et social.

À propos de Papa Moussa Gueye

Co-fondateur des Couvoirs AVIA et fondateur d’AVI Distribution, il est également président des Accouveurs du Sénégal. Rentré au pays en 2022, son parcours illustre un retour marqué par l’action et la volonté de transformer durablement la filière avicole nationale.

À propos d’AVI Distribution

Spécialiste de la distribution d’œufs à couver (OAC) en Afrique de l’Ouest, AVI Distribution garantit, depuis 2022, la sécurité d’approvisionnement des couvoirs grâce à une sélection rigoureuse et une logistique régionale performante.

À propos des Couvoirs AVIA

Créés en 2022, Les Couvoirs AVIA accompagnent les éleveurs en leur fournissant des poussins robustes et traçables. L’entreprise mise sur la qualité, l’innovation sanitaire et la proximité pour transformer l’aviculture au Sénégal, au Mali et dans la sous-région.

Sénégal : reprise de la production des cartes nationales d’identité

La Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF), relevant du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, a annoncé la reprise effective de la production des cartes nationales d’identité depuis le 1er avril 2026.

Selon un communiqué officiel signé par le directeur de la structure, Ibrahima Dieng, les opérations d’enrôlement ont également redémarré progressivement dans plusieurs centres à travers le pays. Cette phase transitoire devrait, à terme, s’étendre à l’ensemble du territoire national ainsi qu’aux représentations diplomatiques à l’étranger.

Les autorités rassurent, par ailleurs, quant à la sécurité des données personnelles des citoyens. « L’intégrité des données des Sénégalais est strictement préservée », souligne la DAF, qui affirme maintenir des standards élevés en matière de protection des informations sensibles.

Dans la même dynamique, la Direction de l’Automatisation des Fichiers se veut attentive aux préoccupations des usagers et promet un service continu afin de faciliter l’accès aux cartes nationales d’identité, un document essentiel pour les démarches administratives.

Cette reprise marque une étape importante dans la normalisation du service d’identification nationale, après une période de perturbations ayant affecté la délivrance des pièces d’identité.

Drame à Boulel : quatre morts dans un violent accident sur l’axe Touba–Kaffrine

La région de Kaffrine a été frappée par un terrible accident de la route survenu dans la nuit du samedi au dimanche, aux environs de 4 heures du matin, à l’entrée de la localité de Boulel. Le bilan est particulièrement lourd : quatre personnes ont perdu la vie sur le coup, tandis qu’une jeune fille a été grièvement blessée.

Selon les informations recueillies, les victimes avaient quitté Dakar dans la nuit, en direction de leur village natal, Keur Madaam, situé dans la commune de Ribot Escale. Elles devaient assister à une cérémonie de mariage. Parmi elles figuraient Ousmane Sène, âgé de 35 ans, ainsi que ses trois sœurs : Fatou, 25 ans, Coumba, 18 ans, et la jeune Khady Diouf, 15 ans.

En raison de la grève des transporteurs, le groupe avait opté pour un véhicule particulier communément appelé « War Gaindé » pour effectuer le déplacement. Mais le trajet a viré au drame à quelques kilomètres seulement de leur destination.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le chauffeur du véhicule roulait à vive allure lorsqu’il a perdu le contrôle du volant à l’entrée de Boulel. Le véhicule a alors violemment percuté un camion en panne stationné sur le bas-côté de la route nationale reliant Touba à Kaffrine. La violence de l’impact a été fatale aux quatre passagers adultes ainsi qu’au conducteur, qui ont péri sur le coup. Seule la jeune Khady Diouf a survécu, bien que grièvement blessée.

Les témoignages recueillis sur place décrivent une scène d’une rare violence. Les deux véhicules étaient complètement encastrés l’un dans l’autre, et les corps des victimes, coincés dans les débris métalliques, étaient difficilement accessibles. Alertées par le fracas de la collision, les populations riveraines se sont rapidement mobilisées et ont prévenu la brigade de gendarmerie de Boulel, tout en tentant de porter secours aux victimes malgré les conditions extrêmement difficiles.

Les sapeurs-pompiers dépêchés depuis Kaffrine ont procédé à l’extraction des corps sans vie et à l’évacuation des blessés. Les dépouilles ont été acheminées vers la morgue de l’hôpital régional Thierno Birahim Ndao, tandis que la jeune survivante a été admise en urgence pour recevoir des soins intensifs.

Dans le cadre de l’enquête ouverte, le chauffeur du camion impliqué, Moth Ndao, a été interpellé par les éléments de la gendarmerie de Boulel. Il a été placé en garde à vue pour homicide involontaire et devrait être présenté au parquet de Kaffrine afin de répondre des faits qui lui sont reprochés.

Financement inclusif : l’USP prône l’équité et le dépassement des clivages politiques à Kaffrine

Réunie en assemblée générale ce lundi, l’Union pour un Sénégal prospère (USP), sous la houlette de son président, El Hadji Modou Ndao, a procédé à une évaluation approfondie des financements précédemment accordés aux groupements féminins de la commune de Kaffrine.

Au total, 68 millions de francs CFA ont été injectés au profit des femmes issues de différents quartiers. Cette initiative affiche aujourd’hui des résultats remarquables, avec un taux de remboursement avoisinant les 100 %, preuve de la rigueur et du sérieux des bénéficiaires.

Dans cette dynamique, l’USP a également entamé le tri des nouveaux dossiers en vue des prochains financements, prévus le 12 avril, en étroite collaboration avec les agents de PAMECAS. Une forte mobilisation a été constatée lors de cette rencontre, traduisant l’intérêt et l’espoir suscités par ces programmes.

Abordant l’actualité politique lors d’un point de presse, M. Ndao a réaffirmé son engagement à travailler pour Kaffrine sans distinction politique, en accompagnant toutes les femmes, quelle que soit leur obédience.

Selon lui, le credo de l’organisation repose sur trois axes : former, formaliser et financer.

Toutefois, il appelle à dépasser la politique politicienne dans la commune, notamment entre Abdoulaye Saydou Sow et Abdoulaye Wilane.

« Nous ne faisons pas de politique politicienne. Toute femme kaffrinoise mérite d’être accompagnée », a-t-il soutenu, avant de prôner davantage d’équité.

Il a également souligné que certaines pratiques politiques appartiennent désormais au passé, invitant à privilégier les réalisations concrètes plutôt que les discours et les promesses non tenues.

Concernant les investissements annoncés par le maire de Kaffrine, notamment à Médina Baye Kaffrine et dans d’autres localités, l’USP salue les initiatives, tout en appelant à leur mise en œuvre effective et rapide.

Kaolack : 313 bourses d’études remises aux étudiants de Médina Baye

À Kaolack, la solidarité en faveur de l’éducation s’est une nouvelle fois illustrée à Médina Baye. À l’occasion d’une cérémonie officielle marquée par une forte mobilisation, 313 bourses d’études ont été remises à des élèves et étudiants de la localité.

L’initiative, portée par l’UNACOIS YESSAL, s’inscrit dans une dynamique de soutien à la jeunesse et de promotion de l’excellence académique. La remise symbolique s’est déroulée en présence du maire de la ville, Serigne Mboup, entouré de plusieurs personnalités, dont l’ancien édile Khalifa Niasse et le président de l’organisation, Cheikh Cissé.

Prenant la parole, le maire a salué une action « hautement sociale », soulignant l’importance d’accompagner les jeunes dans leur parcours éducatif. Selon lui, ces bourses constituent un levier essentiel pour réduire les inégalités et favoriser l’accès à un enseignement de qualité.

De son côté, le président de l’UNACOIS YESSAL a réaffirmé l’engagement de sa structure à soutenir durablement les initiatives en faveur de l’éducation, considérée comme un pilier du développement local.

Au-delà de sa portée symbolique, cette action traduit une volonté commune des acteurs locaux de miser sur le capital humain pour construire l’avenir de la commune. Pour les bénéficiaires, ces bourses représentent un appui précieux dans la poursuite de leurs études, mais aussi un signal fort d’encouragement.

À travers ce geste, Kaolack confirme son ambition de placer la jeunesse et l’éducation au cœur de ses priorités de développement.

Kaolack – Rencontre bilatérale : Cheikh Baba Diallo reçoit l’ambassadeur d’Indonésie

Médina Baye Kabatoki a vécu, hier mercredi, un moment fort de diplomatie religieuse et fraternelle. Cheikh Baba Diallo, fondateur de cette cité religieuse, y a accueilli Son Excellence M. Ardian Wicaksono, ambassadeur d’Indonésie au Sénégal, pour une visite placée sous le signe du renforcement des liens entre les deux nations.

Un héritage spirituel sans frontières

Dans son allocution, Cheikh Baba Diallo a d’abord tenu à rappeler son lien personnel et indéfectible avec l’Indonésie, pays qu’il a parcouru en 2024. Il a notamment mis en lumière un fait historique majeur : les liens de fraternité qu’il entretient avec l’un des fils de Badrou Zaman. Cette figure emblématique compte parmi les quatre personnalités ayant œuvré à l’enracinement de la tariqa tidiane dans l’archipel indonésien, créant ainsi un pont spirituel séculaire entre les deux nations.

Un plaidoyer pour la solidarité entre pays musulmans

Insistant sur la dimension géopolitique de la foi, Cheikh Baba Diallo a souligné l’honneur de recevoir le représentant du pays abritant la plus grande communauté musulmane au monde. Il a lancé un appel au renforcement des relations fraternelles entre les nations musulmanes, estimant que cette unité constitue un socle essentiel pour un développement durable.

Reconnaissance et perspectives

Très sensible aux enjeux sociaux de sa région, Cheikh Baba Diallo a tenu à saluer publiquement l’action de l’ambassade d’Indonésie à Kaolack. Il a particulièrement magnifié l’octroi de bourses d’études aux jeunes de la localité, un geste qu’il considère comme un investissement précieux pour l’avenir.

En réponse, Son Excellence Ardian Wicaksono a réaffirmé son engagement à transformer cette fraternité spirituelle en partenariats économiques et sociaux concrets. Il a précisé que les bourses d’études actuelles ne constituent qu’un prélude à des collaborations plus larges dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’élevage.

L’entretien, tenu en présence des autorités locales, a permis de réaffirmer la solidité des liens tissés entre le Sénégal et l’archipel indonésien.

Ndoucoumane : Mara Seck, l’homme derrière la rigueur et l’éclat des défilés de l’indépendance

Dans le Ndoucoumane, région profondément attachée aux valeurs de discipline et de tradition, un nom revient avec constance lorsqu’il s’agit d’évoquer l’organisation des défilés de la fête de l’indépendance : Mara Seck. Au fil des années, il s’est imposé comme une figure incontournable, incarnant à la fois l’exigence, le professionnalisme et un sens aigu du devoir.

Chaque célébration de l’indépendance est un moment fort de communion nationale, où la rigueur et la précision sont essentielles pour refléter l’image d’un pays organisé et fier. Dans ce contexte, le rôle de Mara Seck dépasse largement celui d’un simple organisateur. Il est un véritable chef d’orchestre, veillant à la coordination parfaite des différents corps engagés dans les défilés. Sa maîtrise du protocole militaire, sa connaissance approfondie des techniques de présentation et son attention aux moindres détails contribuent à donner à ces manifestations toute leur solennité et leur éclat.

Son expertise ne s’est pas construite en un jour. Elle est le fruit d’années d’apprentissage, de pratique et de transmission. Conscient de l’importance de l’héritage, Mara Seck n’hésite jamais à rappeler le rôle déterminant de ses aînés, ceux qui lui ont inculqué les valeurs de discipline, de rigueur et de respect des traditions. Cet attachement à la transmission du savoir constitue l’un des piliers de son engagement, car pour lui, préserver l’excellence passe nécessairement par la formation des générations futures.

Au-delà de ses compétences techniques, c’est aussi son leadership qui force le respect. Disponible et à l’écoute, il sait mobiliser les équipes autour d’un objectif commun. Son dynamisme et son sens de l’organisation lui permettent d’anticiper les défis et d’y apporter des solutions efficaces, souvent dans des délais contraints. Cette capacité à fédérer et à diriger avec justesse fait de lui un acteur central dans la réussite des défilés, mais également un modèle pour ses collaborateurs.

Originaire de Kaffrine, Mara Seck porte avec fierté les valeurs de sa terre natale. Son parcours inspire de nombreux jeunes du Ndoucoumane, qui voient en lui l’exemple d’un engagement sincère au service de la communauté. À travers son travail, il démontre que l’excellence est accessible à ceux qui font preuve de persévérance, de discipline et d’abnégation.

Ainsi, derrière la beauté et la précision des défilés de la fête de l’indépendance dans le Ndoucoumane, se dessine le portrait d’un homme discret mais déterminant. Mara Seck, par son dévouement et son sens du devoir, contribue à faire de ces moments de célébration nationale de véritables symboles d’unité, de fierté et de transmission.

Échec des négociations : le G7 saisit le BIT et durcit le ton face au gouvernement

La crise qui secoue le secteur de l’éducation au Sénégal franchit un nouveau palier. Réunis le 2 avril 2026 au siège du SNELAS-FC, les syndicats membres du G7 ont constaté l’échec des discussions engagées avec les autorités et annoncé une série de mesures de riposte, dont la saisine du Bureau international du travail (BIT) et la menace d’une intensification du mouvement de grève dans les prochains jours.

Dans un communiqué signé par la plénière des secrétaires généraux, le G7 dénonce une impasse persistante malgré les tentatives de médiation entreprises depuis plusieurs semaines. Les syndicats reviennent notamment sur la rencontre du 23 mars 2026 convoquée par le ministère de la Fonction publique, censée ouvrir la voie à une sortie de crise. Selon eux, cette initiative n’a pas produit les résultats escomptés, bien au contraire. Ils affirment avoir observé, dans la foulée, des « actes maladroits » posés par l’État, qui ont contribué à envenimer davantage la situation.

Au cœur des critiques figure le ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal, accusé par les syndicats d’adopter une posture méprisante et un discours jugé condescendant à l’endroit des enseignants. Le G7 lui reproche notamment ses sorties médiatiques, qu’il considère comme des tentatives de discréditer la corporation enseignante et ses représentants. Le ton du communiqué se durcit davantage lorsque les syndicats évoquent une stratégie de « sabotage » de la part du gouvernement, qu’ils accusent de procéder à un « saucissonnage disproportionné » des salaires, compromettant ainsi le suivi de leurs plans d’action.

Les organisations syndicales dénoncent une violation grave des droits des travailleurs et estiment que ces pratiques, loin de les affaiblir, ne font que renforcer leur détermination. C’est dans ce contexte qu’elles annoncent leur décision de porter plainte devant le Bureau international du travail, afin d’exiger l’arrêt de ces mesures jugées illégales et la réparation des préjudices subis par les enseignants.

Malgré la fermeté de leur position, les syndicats n’excluent pas totalement une issue négociée. Ils rappellent avoir soumis, depuis le 25 mars 2026, des propositions d’amendements au projet de protocole d’accord transmis par le gouvernement. Ils attendent désormais une réponse claire des autorités, qu’ils appellent à « assumer leur responsabilité historique » pour l’avenir de l’école sénégalaise. À défaut de gestes concrets, le G7 prévient qu’il poursuivra et intensifiera la lutte, tenant l’État pour seul responsable des conséquences à venir.

Dans cette dynamique de mobilisation, le G7 confirme également sa participation à la grande marche nationale prévue le 8 avril 2026. Cette manifestation, qui réunira plusieurs centrales syndicales, vise à exiger l’apurement du passif social et à exprimer la solidarité entre les différents secteurs en lutte, notamment l’éducation, la santé et les transports.

Les syndicats lancent ainsi un appel à l’unité et à la mobilisation de l’ensemble des travailleurs, estimant que seule une convergence des forces permettra de faire plier les autorités. Dans un climat social de plus en plus tendu, cette nouvelle escalade laisse présager des perturbations prolongées dans le système éducatif, alors que des milliers d’élèves et d’enseignants restent suspendus à l’issue de ce bras de fer entre le gouvernement et les syndicats.

JOJ Dakar 2026 : Diomaye Faye rassure sur une mobilisation totale pour la sécurité de l’événement

À un peu plus de sept mois de l’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à rassurer l’opinion nationale et internationale sur la sécurité de cet événement d’envergure mondiale. Dans son discours à la Nation prononcé ce vendredi 3 avril, à la veille de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le chef de l’État a affirmé que « la mobilisation des forces de défense et de sécurité est totale » afin de garantir « la sérénité » des Jeux.

Le Président a détaillé les grandes lignes du dispositif sécuritaire en cours de préparation, mettant en avant une coordination renforcée entre la gendarmerie et la police nationale. Selon lui, un plan global est en train d’être finalisé pour couvrir les principaux sites qui accueilleront les compétitions, notamment Dakar, Diamniadio et Saly. Des milliers d’agents seront mobilisés et appuyés par un important déploiement de moyens terrestres, maritimes et aériens. Cette organisation vise à anticiper tous les risques potentiels et à assurer un environnement sécurisé pour les athlètes, les officiels et les spectateurs attendus du monde entier.

Au-delà de l’aspect sécuritaire, le Président de la République a insisté sur la portée symbolique et stratégique de ces Jeux, qui constituent une première historique pour le continent africain. Il a souligné que Dakar 2026 représente une opportunité majeure de rayonnement pour le Sénégal, mais également pour toute l’Afrique, en mettant en avant les capacités organisationnelles du pays et son engagement en faveur du sport et de la jeunesse.

Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a également rendu un hommage appuyé aux forces de défense et de sécurité, qu’il a qualifiées de « bouclier silencieux de la stabilité ». Il a salué leur engagement constant dans un contexte international marqué par de nombreuses crises et instabilités, rappelant que le Sénégal demeure un îlot de paix dans une région confrontée à divers défis sécuritaires. Pour le chef de l’État, cette stabilité est un atout majeur dans la réussite d’un événement de cette envergure.

Le thème retenu pour ces Jeux, « les Forces de défense et de sécurité : partenaires des Jeux Olympiques de la Jeunesse, Dakar 2026 », illustre, selon lui, une vision claire de l’État. Il traduit la volonté de faire des forces de sécurité des acteurs pleinement intégrés au projet national, et non de simples intervenants en marge des grandes initiatives. Cette approche met en lumière leur rôle central dans la préservation de la cohésion sociale et dans l’accompagnement des grandes ambitions du Sénégal.

À mesure que l’échéance approche, les assurances données par les autorités sénégalaises visent à renforcer la confiance des partenaires internationaux, du Comité international olympique et des délégations étrangères. Dakar 2026 s’annonce ainsi comme un rendez-vous historique, dont la réussite reposera autant sur la qualité de l’organisation que sur la capacité du pays à garantir un climat de paix et de sécurité durable.

66e anniversaire de l’Indépendance : l’intégralité du message à la Nation du Président Diomaye Faye

Mes chers compatriotes,

Notre pays s’apprête à célébrer le soixante-sixième anniversaire de son accession à l’indépendance. Ce rendez-vous du 4 avril est plus qu’une simple commémoration. Il est un moment de rassemblement, un moment de fierté, un moment où la Nation mesure le chemin parcouru et se remet en marche, plus consciente de ce qui l’unit.

L’indépendance fut un acte fondateur. Elle a donné au Sénégal le droit de choisir, le devoir de décider et la responsabilité d’assumer son destin.

À l’heure où tant de peuples vivent l’épreuve de l’instabilité, où des conflits déchirent des régions entières et où les équilibres du monde se déplacent avec fracas, nous devons mesurer ce que nous avons de plus précieux : la République.

La République n’est pas seulement un acquis. Elle est le fruit d’un effort collectif permanent, d’une discipline civique et d’une fidélité profonde à l’État.

Dans ce contexte international particulièrement instable, marqué notamment par l’escalade des tensions au Moyen-Orient et la guerre en Iran, les équilibres économiques mondiaux demeurent exposés à des chocs imprévisibles.

 Ces évolutions exercent déjà des pressions sur les chaînes d’approvisionnement, les coûts de transport et les prix de l’énergie, avec des effets qui peuvent se répercuter sur les économies, y compris la nôtre. Les efforts importants consentis ces derniers mois pour alléger le coût de la vie et améliorer les conditions des ménages doivent donc être consolidés avec vigilance.

C’est pourquoi nous devons rester lucides, anticiper ces évolutions et poursuivre, avec méthode et responsabilité, les réformes engagées afin de préserver durablement notre économie et le pouvoir d’achat des Sénégalais.

Mes chers compatriotes,

La stabilité que nous avons su préserver s’appuie, avant tout, sur l’engagement de nos Forces de Défense et de Sécurité. Elles sont le bouclier silencieux de notre stabilité. Elles veillent sur nos frontières, sur nos villes comme sur nos campagnes.

Elles protègent nos populations et leurs biens. Elles répondent aux menaces. Elles portent haut le drapeau du Sénégal, ici, et partout où le devoir les appelle.
La modernisation de nos Forces de Défense et de Sécurité, engagée ces dernières années, a permis de renforcer leurs capacités et d’adapter leur organisation aux défis contemporains.

Le déploiement stratégique à l’Est, l’implantation de nouvelles unités et la création d’une industrie de défense, traduisent une préparation minutieuse et lucide.

Cette année, la Fête nationale, dont le défilé se tiendra demain à Thiès, met à l’honneur la contribution des Forces de Défense et de Sécurité aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.
Ce choix exprime une vision claire de l’État.

En effet, nos Forces e Défense et de Sécurité ne se tiennent pas en retrait de la Nation. Elles en sont une composante vivante. À travers le concept Armée- Nation, elles transmettent aux jeunes les valeurs de civisme, de discipline et d’engagement. Elles démontrent ainsi que servir la patrie ne se limite pas seulement à la défense du territoire : c’est aussi construire, protéger et bâtir son avenir.

Mes chers compatriotes,

Dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse, la mobilisation des forces de Défense et de Sécurité est totale. La Gendarmerie et la Police nationales préparent un dispositif de sécurisation complet pour Dakar, Diamniadio et Saly.

 Des milliers de personnels, appuyés par des moyens terrestres, maritimes et aériens, seront engagés afin de garantir la sérénité de cet événement historique.

Certes les JOJ Dakar 2026 seront un moment de rayonnement pour le Sénégal et pour l’Afrique. Mais au-delà, ces Jeux laisseront un héritage durable en matière d’infrastructures, d’équipements, d’organisation, de compétences et de confiance collective.

A six mois de leur ouverture, notre pays compte, en plus des Forces de Défense et de Sécurité, sur la mobilisation de sa jeunesse, du monde des arts et de la culture, ainsi que de nos partenaires extérieurs pour relever ce défi national et ce pari continental.

Outre les infrastructures de compétition en cours de finalisation, d’autres ouvrages sont en chantier dans plusieurs communes dans le cadre du programme quinquennal des Infrastructures Sportives de Proximité (ISP).

Le sport contribue à l’épanouissement des populations, au renforcement de l’unité national et au rayonnement international de notre pays. La Coupe d’Afrique des Nations remportée par l’équipe nationale de football, sa prochaine participation à la Coupe du Monde, les nombreux trophées gagnés par les différentes disciplines individuelles ainsi que celles par équipe, démontrent que le Sénégal est un pays de champions.

Mes chers compatriotes,

Un de nos grands défis est de former une jeunesse nourrie de discipline, d’excellence, d’amour de la patrie et profondément enracinée dans nos valeurs.

Les centres de formation de Thiempeng, Sébikotane et Ndouloumadji sont opérationnels. D’autres sont en cours d’achèvement à Touba, Diourbel et Linguère. Vingt-trois (23) centres départementaux supplémentaires sont programmés afin de rapprocher les opportunités de formation des terroirs.

La formation professionnelle et technique supérieure, de son côté, va connaître une impulsion inédite à travers la construction de huit (8) nouveaux Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) d’une capacité globale de vingt- quatre mille (24 000) apprenants à l’horizon 2029.
Mes chers compatriotes,

Les récents évènements douloureux survenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et marqués par le décès tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba, paix à son âme, renseignent sur les vulnérabilités de notre système d’enseignement supérieur.

L’université sénégalaise, malgré sa grande résilience démontrée à maintes reprises, doit être repensée.

Face aux fragilités du système d’enseignement supérieur du fait de la massification  des  effectifs  d’étudiants,  de  l’insuffisance  du  nombre d’enseignants-chercheurs et des infrastructures, des corrections s’imposent pour un redressement de la situation.

Il est impératif de procéder à une refondation de l’enseignement supérieur.

C’est cette exigence qui m’avait amené à instruire la tenue d’assises dans le sous- secteur de l’enseignement supérieur et l’élaboration de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI) dont l’adoption donnera une feuille de route pour une université pacifiée, compétitive et alignée sur les orientations de la vision Sénégal 2050.

La crise universitaire actuelle sur la question des allocations d’études, liée en partie au dérèglement du calendrier académique, a conduit l’État du Sénégal à conclure des contrats de performance avec toutes les universités publiques en vue d’un retour définitif à une année universitaire normale.

Au demeurant, les réformes systémiques engagées, dans le cadre de la refondation curriculaire, visent à repenser, dans son ensemble, notre modèle éducatif et de formation, afin qu’il soit d’une part, fondamentalement enraciné dans nos langues, notre culture, nos traditions et nos valeurs et d’autre part, qu’il prépare notre jeunesse à la maîtrise de compétences et de connaissances scientifiques et techniques notamment le numérique et l’intelligence artificielle.

Mes chers compatriotes,

 La Vision Sénégal 2050 nous enseigne que le progrès véritable ne se mesure pas seulement à la croissance économique, mais aussi à la capacité d’un pays à prendre soin des plus vulnérables et à garantir à chacun sa dignité et sa place dans la communauté nationale.

C’est pourquoi, j’ai placé l’inclusion des personnes handicapées au cœur de l’action publique.
Plus de quinze mille (15 000) titulaires de la Carte d’Égalité des Chances sont déjà enrôlés dans le régime d’assurance maladie universelle, avec un objectif d’extension significatif en 2026.

L’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat est renforcé : mille quatorze (1 014) projets portés par des personnes handicapées ont été financés, avec l’appui du FONGIP et de la DER/FJ pour un montant global de 1,37 milliards. Dans le cadre du PAVI II, au moins 5 % de l’enveloppe globale de 107 milliards sera réservé à leurs projets.

Le Programme national de Bourses de Sécurité familiale a été relancé et renforcé. Il est articulé avec la carte d’assurance maladie universelle et d’autres filets sociaux au profit des bénéficiaires. Les dispositifs de protection sociale adaptative soutiendront les familles affectées par les chocs économiques et climatiques.

Mes chers compatriotes,

Soixante-six ans après l’indépendance, le Sénégal demeure fidèle à son cap.

 Le Sénégal est plus que jamais stable dans ses institutions, portées par une dynamique de réformes qui vise à consolider, dans la durée, les fondements de notre Pacte républicain.
Notre pays demeure confiant en sa jeunesse et profondément attaché à ses valeurs. Notre responsabilité c’est de préserver cet héritage, l’enrichir et le transmettre.

Demain, lorsque notre Drapeau s’élèvera, qu’il nous rappelle que l’indépendance est à la fois une mémoire et une exigence pour chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais. Celle d’inscrire son action dans une dynamique collective où chaque geste, chaque engagement, contribue à renforcer la cohésion nationale et à ouvrir des perspectives nouvelles pour les générations futures.

C’est une fierté et un devoir.

C’est ensemble, dans l’unité, le travail et la discipline républicaine, que nous continuerons à écrire l’histoire du Sénégal.

Vive la République ! Vive le Sénégal !

Dr Salif Coly récompensé pour son leadership et sa contribution à la modernisation de l’administration

Le directeur général du Centre National de Formation et d’Action (CNFA), Dr Salif Coly, a été élevé au grade de Chevalier de l’Ordre national du Lion, l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques du Sénégal.

Cette distinction lui a été décernée par décret présidentiel, en reconnaissance des services rendus à l’État, notamment dans le domaine du renforcement des capacités des agents publics. À la tête du Centre National de Formation et d’Action, Dr Coly s’est illustré par son engagement constant en faveur de la modernisation de l’administration et de l’amélioration des performances du service public.

Selon plusieurs témoignages concordants, cette nomination vient saluer un parcours marqué par la rigueur, le sens du devoir et une vision axée sur la promotion d’une gouvernance efficace. Sous sa direction, le CNFA s’est imposé comme un acteur clé dans la formation continue des agents de l’État, contribuant ainsi à une administration plus professionnelle et mieux adaptée aux défis contemporains.

L’élévation de Dr Salif Coly à ce grade symbolise également la reconnaissance de son leadership et de son implication dans la mise en œuvre des politiques publiques. Elle marque une étape importante dans son parcours professionnel et renforce le rayonnement de l’institution qu’il dirige.

À travers cette distinction, c’est l’ensemble de son engagement au service de la Nation qui est honoré, dans un contexte où la qualité des ressources humaines demeure un levier essentiel du développement.

Pâques : l’État déploie des bus Dakar Dem Dikk pour contrer les effets de la grève des transporteurs

Face à la paralysie partielle du secteur du transport routier, les autorités sénégalaises ont lancé une opération spéciale de transport afin de permettre aux populations de rallier leurs localités d’origine à l’approche des fêtes de Pâques. Ce vendredi, plusieurs bus affrétés par la société nationale Dakar Dem Dikk ont quitté la gare des Baux maraîchers, à Dakar, marquant ainsi le démarrage effectif de cette initiative d’urgence.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes, marqué par la prolongation de 72 heures supplémentaires de la grève décrétée par une partie des syndicats de transporteurs. Une situation qui a poussé le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, à agir sur instruction du Premier ministre, afin d’éviter de lourdes perturbations dans les déplacements interurbains, particulièrement sensibles en période de fêtes religieuses.

En visite à la gare des Baux maraîchers, le ministre a souligné l’importance de la fête de Pâques pour la communauté chrétienne, la comparant aux grandes célébrations religieuses nationales telles que la Tabaski, la Korité, le Magal ou encore le Gamou. Il a exprimé son regret face au maintien du mot d’ordre de grève, espérant un sursaut de responsabilité de la part des acteurs du secteur pour alléger les difficultés des usagers.

L’opération spéciale a été mise en place à la suite d’une réunion stratégique tenue avec le Premier ministre, ainsi que les ministres de l’Intérieur et des Forces armées. Cette rencontre visait à évaluer la situation et à coordonner une réponse rapide face aux impacts de la grève, notamment sur la mobilité des citoyens et le fonctionnement de l’économie.

Malgré le mouvement de grève, certaines activités de transport ont continué, notamment vers la sous-région, en particulier le Mali. Le ministre a également indiqué que des mesures ont été prises en collaboration avec les gouverneurs pour fluidifier la circulation aux points d’entrée du territoire. Au Port autonome de Dakar, où de nombreux camions étaient immobilisés depuis le début de la semaine, une reprise progressive a été observée, avec plus d’une trentaine de camions ayant pu quitter les lieux grâce à l’intervention des autorités.

Sur le terrain, la gare des Baux maraîchers a été prise d’assaut dès les premières heures de la matinée. Des centaines de voyageurs, déterminés à rejoindre leurs familles pour les célébrations pascales, se sont massés devant les bus mobilisés pour l’occasion. L’embarquement s’est déroulé sous haute surveillance, avec un important dispositif sécuritaire déployé pour encadrer les opérations.

La grève, entamée lundi à l’appel de la Fédération des syndicats des transports routiers, regroupe plusieurs organisations professionnelles du secteur. Si elle a fortement perturbé la mobilité dans plusieurs régions du pays, son impact a été relativement contenu dans la capitale grâce à l’intervention de certains acteurs comme l’AFTU, qui a maintenu une partie de ses services.

Les syndicats grévistes justifient la prolongation de leur mouvement par l’absence de réponses jugées satisfaisantes à leurs revendications. Ils dénoncent notamment les tracasseries routières et le non-respect des engagements relatifs à la réduction des points de contrôle.

Tentative d’évasion et nouvelle arrestation dans l’affaire présumée d’un réseau au Sénégal

Une nouvelle arrestation est venue s’ajouter à la longue liste des personnes interpellées dans le cadre de l’affaire présumée liée à un réseau d’homosexualité et à des soupçons d’activités connexes, actuellement suivie par les autorités judiciaires sénégalaises. L’enquête, menée sous la supervision d’un juge d’instruction du premier cabinet, continue de s’étendre et de mobiliser plusieurs unités d’investigation.

Selon des informations rapportées par Seneweb, les agents de la Brigade de recherches de Keur Massar avaient déjà pris des mesures préventives, notamment une opposition à la sortie du territoire visant un médecin en service au Centre national de transfusion sanguine. Malgré cette mesure, le suspect aurait tenté de quitter le pays.

L’interpellation a eu lieu ce jeudi à l’Aéroport international Blaise Diagne. Le médecin a été arrêté par des agents de la Police de l’air et des frontières alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un vol international. Il lui a été notifié les motifs de son interpellation avant son placement en garde à vue.

D’après les mêmes sources, la situation aurait dégénéré au moment de l’arrestation. Le mis en cause aurait tenté de mettre fin à ses jours en inhalant une substance supposée contenir de la drogue. Il aurait alors perdu connaissance sur place.

Pris en charge en urgence par les services compétents, il a été évacué vers une structure hospitalière où il est actuellement placé en réanimation, selon les informations disponibles.

Blanchiment de capitaux : un ancien cadre bancaire au cœur d’un vaste réseau démantelé à Dakar

Un important scandale financier secoue actuellement le secteur bancaire sénégalais, après le démantèlement d’un réseau international de blanchiment de capitaux impliquant un ancien responsable des opérations internationales de la Bank Of Africa. L’information, révélée par le quotidien L’Observateur dans sa parution du vendredi 3 avril, met en lumière un système sophistiqué de transferts et de dissimulation de fonds illicites.

Au centre de cette affaire se trouve un ex-cadre de la Bank Of Africa, présenté comme le cerveau présumé du réseau. Selon les éléments de l’enquête, il aurait mis à profit sa parfaite connaissance des circuits financiers et des mécanismes bancaires pour orchestrer des opérations de blanchiment à grande échelle. Il a été arrêté en même temps que seize autres personnes, issues de milieux socioprofessionnels variés, parmi lesquelles un fiscaliste, un administrateur civil, un artiste comédien, un docteur vétérinaire ainsi que des agents administratifs.

Les mis en cause ont été déférés devant le juge du cinquième cabinet d’instruction du Pool judiciaire financier, chargé de faire la lumière sur cette affaire aux ramifications multiples. Les enquêteurs ont notamment mis en évidence des flux financiers dépassant un milliard soixante-sept millions de francs CFA, en provenance de l’étranger. Ces fonds étaient directement injectés dans des comptes bancaires ouverts au Sénégal, accompagnés de justificatifs jugés fictifs ou frauduleux.

Le mode opératoire du réseau reposait sur une série d’opérations bien coordonnées. Après leur réception, les fonds étaient rapidement retirés, puis redistribués à travers différents circuits afin d’en brouiller la traçabilité. Une partie de l’argent était également dissimulée ou réinjectée dans l’économie locale sous des formes variées, notamment dans des zones comme Keur Massar, Tivaouane et Rufisque, identifiées comme des points d’ancrage des activités du réseau.

Cette affaire met en évidence l’existence de circuits parallèles de financement illicite et relance le débat sur les mécanismes de contrôle et de régulation au sein du système bancaire. Les autorités judiciaires, à travers le Pool judiciaire financier, entendent approfondir les investigations afin d’identifier d’éventuelles complicités et de retracer l’ensemble des flux financiers impliqués.

Diffamation présumée : Cheikh Mbacké Gadiaga réclame 1 milliard FCFA à Délégué Amar et Dj Ives

L’affaire opposant Cheikh Mbacké Gadiaga, PDG du groupe de presse « Le Verdict », à Délégué Amar, de son vrai nom Modou Mamoune Amar, ainsi qu’à l’animateur de la 7TV Ibrahima Ba alias Dj Ives, a été appelée le 2 avril 2026 devant le tribunal correctionnel de Dakar. Poursuivis pour « diffamation » et « complicité », les deux mis en cause font face à une demande de dommages et intérêts estimée à un milliard de francs CFA. Le dossier a toutefois été renvoyé au 21 mai prochain, le temps pour la partie civile de s’acquitter de la consignation fixée à 50 000 FCFA.

À la barre, seul Dj Ives a comparu, en présence de l’avocat de Cheikh Mbacké Gadiaga, Me Maguette Sène. Délégué Amar, pourtant habitué des précédentes audiences selon certaines sources, ne s’est pas présenté cette fois-ci. Dans cette procédure, Cheikh Mbacké Gadiaga reproche à Délégué Amar des faits de diffamation, tandis que Dj Ives est poursuivi pour complicité, en raison de son rôle dans la diffusion des propos incriminés.

La partie civile n’a pas manqué de durcir le ton devant le tribunal. L’avocat de Cheikh Mbacké Gadiaga a sollicité l’exécution provisoire de toutes les condamnations pécuniaires et des peines complémentaires, indépendamment de toute voie de recours. Il a également demandé que le jugement soit assorti de la contrainte par corps au maximum, une mesure coercitive visant à garantir l’exécution des décisions de justice.

Selon les éléments rapportés par le journal Les Echos, les faits remontent à l’année 2025. Lors d’une émission diffusée sur la 7TV et animée par Dj Ives, puis relayée sur la plateforme TikTok, Délégué Amar aurait attribué à Cheikh Mbacké Gadiaga des propos particulièrement graves. Il lui aurait notamment prêté des déclarations selon lesquelles « Mme Sonko Anna Diamanka est un voyou », tout en l’accusant d’avoir tenu des propos incohérents sur Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye.

Cheikh Mbacké Gadiaga conteste fermement ces accusations, qu’il juge mensongères et attentatoires à son honneur. Il affirme par ailleurs que Délégué Amar n’en est pas à sa première sortie de ce genre. Dans une autre émission diffusée sur le site « Sans Limites », ce dernier lui aurait également attribué des propos encore plus graves, notamment l’accusation selon laquelle il aurait affirmé que la mère de Ousmane Sonko serait un anthropophage, en plus de lui prêter un soutien à Adjia Sarr.

Pour le plaignant, ces déclarations répétées participent d’une campagne de dénigrement visant à ternir son image publique et à porter atteinte à sa crédibilité professionnelle. Il estime que la gravité et la récurrence des propos justifient pleinement l’action en justice engagée ainsi que le montant élevé des réparations demandées.

Démantèlement d’un vaste réseau de blanchiment de capitaux à Dakar : un ancien cadre bancaire au cœur du scandale

Un important réseau international de blanchiment de capitaux a été démantelé par la Section de recherches de Dakar, mettant en lumière un système sophistiqué opérant entre Dakar, Rufisque, Tivaouane et Keur Massar. L’affaire, révélée par le quotidien L’Observateur, implique un ancien responsable des opérations internationales de Bank Of Africa, présenté comme le cerveau présumé de ce circuit financier illicite.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’ex-banquier aurait tiré profit de sa parfaite maîtrise des mécanismes bancaires pour orchestrer un dispositif discret mais efficace de transfert et de dissimulation de fonds. Il aurait notamment recruté plusieurs individus aux profils variés, les incitant à ouvrir des comptes bancaires destinés à servir de relais pour des flux financiers d’origine douteuse. Ces comptes étaient ensuite utilisés pour recevoir des virements internationaux, avant que les fonds ne soient retirés ou redistribués à travers des circuits opaques.

Le préjudice financier est estimé à plus de 1,067 milliard de francs CFA, une somme qui témoigne de l’ampleur du réseau et de la durée probable de ses activités. Pour justifier les mouvements d’argent, les mis en cause auraient eu recours à des documents frauduleux, notamment de faux contrats de construction ou de prestations de services fictives. Ces montages permettaient de donner une apparence légale à des transactions en réalité destinées à masquer des opérations de blanchiment.

L’opération menée par les enquêteurs a abouti à l’interpellation de seize complices présumés. Tous ont été placés sous mandat de dépôt par le juge du 5e Cabinet d’instruction du Pool judiciaire financier. Lors de leurs auditions, plusieurs suspects auraient reconnu avoir perçu des virements en provenance de l’étranger, initiés par celui que les enquêteurs considèrent comme le principal instigateur du réseau.

Les personnes mises en cause sont poursuivies pour intrusion frauduleuse de données dans un système informatique, blanchiment de capitaux, complicité d’escroquerie et recel. Ces chefs d’accusation traduisent la complexité de l’affaire, qui mêle à la fois des infractions financières classiques et des atteintes aux systèmes informatiques.

Au-delà des arrestations, cette affaire soulève de nombreuses interrogations, notamment sur les mécanismes de contrôle interne au sein de l’établissement bancaire concerné. Comment des flux financiers aussi importants ont-ils pu transiter pendant une période prolongée sans être détectés ? L’instruction en cours devra faire la lumière sur d’éventuelles défaillances ou complicités internes, et déterminer les responsabilités à tous les niveaux.

Bambey – Tout est fin prêt pour la fête de l’indépendance

À un jour de la célébration de la fête nationale, prévue ce 4 avril, le département de Bambey affiche une organisation quasi achevée. Le préfet, Christian Fernand Johnson Tiburce Diatta, a présidé, mercredi, un Comité départemental de développement (CDD) consacré aux préparatifs. Selon lui, « plus de 95 % des activités retenues ont été mises en œuvre ».

Une fête populaire et inclusive

Le préfet insiste sur l’importance d’impliquer toutes les populations du département : « C’est une fête nationale qui doit intéresser tous les Sénégalais, quelle que soit leur appartenance politique, religieuse ou communautaire. Nous souhaitons qu’elle soit une fête populaire. » Défilé civil, militaire et paramilitaire, retraite aux flambeaux, ainsi que mobilisation des jeunes et des enfants sont au programme.

Un thème d’actualité

Le thème retenu cette année, « Forces de défense et de sécurité, partenaires des Jeux olympiques », fait écho aux défis organisationnels que le Sénégal s’apprête à relever. Pour le préfet, l’olympisme et les forces de défense et de sécurité partagent des valeurs communes de discipline et de dépassement de soi.

Le défilé comptera 1 665 participants répartis en 70 groupes, incluant élèves, artisans, mouvements de jeunesse, universitaires, militaires et corps paramilitaires. La direction du défilé militaire sera assurée par la gendarmerie et la police.

Une mobilisation locale

La commune de Bambey a contribué à hauteur d’un million de francs CFA pour soutenir l’organisation. Le maire, Assane Dia, souligne que « cette fête nationale doit rassembler tous les fils de Bambey ».

Téranga España : Madrid célèbre les 66 ans d’indépendance du Sénégal

À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal, l’Association Chapa Choly, en collaboration avec les ONG Otra África, METH HUB, le collectif Aar Sunu et l’association Ndimbël Jaboot, s’associe à la Nation pour porter haut les couleurs sénégalaises en Espagne. Les 3 et 4 avril 2026, la capitale espagnole accueillera « Téranga España », un événement majeur dédié à la diaspora sénégalaise ainsi qu’aux enjeux contemporains de la migration, de l’intégration et du codéveloppement.

Portée par un esprit de partage et de réflexion, cette initiative, pilotée par le promoteur Ndiawar Seck, réunira des acteurs institutionnels, des experts, des artistes et des membres de la diaspora autour d’un programme riche, mêlant expressions culturelles et débats de fond. Les activités démarreront le vendredi 3 avril à 17 h avec une animation musicale à la kora, assurée par Cherifo Cissokho et Cherifo Konta, installant une ambiance authentiquement sénégalaise. La cérémonie d’ouverture sera marquée par les allocutions du consul général du Sénégal en Espagne et du comité d’organisation.

La soirée se poursuivra avec une table ronde de haut niveau consacrée aux politiques migratoires en Europe. Plusieurs intervenants de renom y prendront part. Luc André Diokh ouvrira les échanges avec une analyse des cadres juridiques et des modèles de régularisation en Espagne, en France et en Belgique, en soulignant leurs implications économiques.

Amadou Bocar Sam abordera, quant à lui, les effets positifs de la régularisation sur la réduction du travail informel et l’augmentation des recettes fiscales, tout en insistant sur l’importance de l’intégration professionnelle. Youssou Sock mettra l’accent sur la question des droits humains, plaidant pour un accès équitable aux services de base pour tous les migrants. Enfin, Tafsir Makhary Dia analysera les liens entre migration et codéveloppement, en mettant en avant des solutions durables face aux causes de la migration irrégulière.

Le 4 avril, une célébration de la diaspora sénégalaise

Le samedi 4 avril, jour symbolique de la fête de l’indépendance du Sénégal, sera consacré à la valorisation de la diaspora. Après un déjeuner réunissant les associations partenaires, les festivités se poursuivront à la salle Villanos avec des animations culturelles, notamment les prestations des Tambours du Ndiambour.

La cérémonie officielle « Diaspora Téranga » rassemblera plusieurs personnalités, dont des membres du comité d’organisation, Luc André Diokh et Son Excellence Ibrahima El Khalil Seck. L’un des temps forts sera la remise du « Sargal Jambaar de la Diaspora », une distinction honorifique destinée à récompenser des figures engagées au service de leur communauté. La soirée s’achèvera dans une ambiance festive avec les prestations artistiques de Ndama Torino, Sidi Samb et un concert très attendu de Ndiogou Afia.

Au-delà de son caractère festif, « Téranga España » ambitionne de s’imposer comme un véritable cadre de réflexion sur les défis migratoires. L’événement illustre la volonté des organisateurs de renforcer les liens entre le Sénégal et sa diaspora, tout en promouvant des politiques inclusives et durables. À travers cette initiative, Madrid se positionne, le temps d’un week-end, comme un carrefour d’échanges où culture, engagement citoyen et réflexion stratégique se conjuguent au service d’un avenir commun entre le Sénégal et ses ressortissants établis à l’étranger.

Escroquerie présumée au Lac Rose : l’affaire des 50 millions FCFA relancée en appel à Dakar

Un nouveau chapitre s’ouvre dans l’affaire d’escroquerie présumée portant sur 50 millions de francs CFA, impliquant deux anciens responsables de la Délégation générale à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Déjà condamnés en première instance le 26 mars 2025 à six mois d’emprisonnement ferme, Ousmane Noël Dieng et Mamadou Lat Coura Diop Guèye comparaissent désormais devant la Cour d’appel de Dakar après avoir contesté cette décision.

Le dossier a été examiné une première fois le mercredi 1er avril 2026 devant la juridiction correctionnelle. À cette audience, seul Mamadou Lat Coura Diop Guèye s’est présenté à la barre, assisté de ses avocats. Son co-prévenu, Ousmane Noël Dieng, était absent. La Cour a décidé de renvoyer l’affaire au 15 avril prochain pour les plaidoiries, une étape décisive avant le délibéré attendu.

L’affaire remonte à 2020 et trouve son origine dans une plainte déposée par Khady Diaw, propriétaire de l’hôtel « Trarza ». Elle accuse les deux anciens responsables d’escroquerie dans le cadre d’une opération foncière liée à la régularisation d’une quinzaine de parcelles situées dans la zone du Lac Rose, un secteur stratégique en pleine expansion.

Selon la plaignante, elle s’était rapprochée de Mamadou Lat Coura Diop Guèye, présenté à l’époque comme un proche collaborateur de Diène Farba Sarr, afin de faciliter l’obtention de titres fonciers. Ce dernier l’aurait ensuite mise en contact avec Ousmane Noël Dieng, décrit comme ayant la capacité d’accélérer les démarches administratives. Khady Diaw affirme qu’il lui a été assuré que le ministre avait validé un montant de 50 millions de francs CFA pour la régularisation des parcelles, avec la promesse d’une délivrance des titres dans un délai d’un mois.

Convaincue par ces assurances, elle aurait remis trois chèques totalisant la somme demandée. Cependant, les titres fonciers promis ne seront jamais délivrés, ce qui l’amènera à saisir la justice.

Face à ces accusations, les deux prévenus contestent catégoriquement toute intention frauduleuse. Mamadou Lat Coura Diop Guèye soutient qu’il ne s’agissait pas d’un paiement pour une opération foncière, mais plutôt d’un don destiné à financer des activités politiques. Il reconnaît avoir conservé une partie de la somme, soit 10 millions de francs CFA, affirmant que les 40 millions restants ont été perçus par Ousmane Noël Dieng. Une version corroborée par ce dernier lors de son audition, évoquant lui aussi une donation et non une transaction liée à un service administratif.

Malgré cette ligne de défense, les deux hommes ont engagé une procédure de remboursement intégral des fonds. Une somme de 49,5 millions de francs CFA a été consignée à la Caisse des dépôts et consignations, avant que le reliquat de 500 000 francs CFA ne soit remis à la plaignante le 8 janvier 2025 par l’intermédiaire de son avocat.

Fait notable, Khady Diaw a confirmé avoir récupéré l’intégralité de son argent et n’a formulé aucune demande de dommages et intérêts lors du procès en première instance. Toutefois, cela n’a pas empêché la justice de poursuivre la procédure, estimant que les faits reprochés relèvent de l’ordre public et doivent être jugés indépendamment d’un éventuel arrangement entre les parties.

Thiep Ndiaye : trois enfants de 12 ans meurent ensevelis dans l’effondrement d’une carrière de sable

Un drame d’une rare gravité a frappé le village de Thiep Ndiaye, dans le département de Tivaouane, ce mercredi 1er avril 2026, aux environs de 15 heures. Trois enfants âgés de 12 ans ont perdu la vie après avoir été ensevelis dans l’éboulement d’une carrière de sable exploitée de manière informelle, située à proximité des habitations et régulièrement fréquentée par des mineurs.

Selon les informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise, les victimes s’étaient rendues sur le site pour creuser des cavités dans le sable afin de se protéger de la chaleur, une pratique courante dans cette localité en période de fortes températures. Mais cette activité, en apparence anodine, s’est transformée en piège mortel. Fragilisées par des extractions répétées et l’absence totale de mesures de sécurité, les parois de la carrière ont soudainement cédé, provoquant un éboulement brutal qui n’a laissé aucune chance aux trois garçons.

Un quatrième enfant, témoin direct de la scène, a réussi à s’extirper de la zone instable avant l’effondrement. En état de choc, il a immédiatement alerté les habitants du village, déclenchant une mobilisation spontanée. Les populations locales se sont rapidement rendues sur les lieux pour tenter de secourir les victimes, creusant à mains nues dans l’espoir de les retrouver en vie.

Malgré cette intervention rapide, l’issue s’est révélée tragique. Les éléments de la brigade de gendarmerie de Mékhé et les sapeurs-pompiers, arrivés en renfort, ont poursuivi les opérations de recherche et de dégagement. Après plusieurs efforts conjoints, les corps sans vie des trois enfants ont été extraits des décombres. Les dépouilles ont ensuite été acheminées à la morgue du centre de santé de Mékhé.

Les victimes, toutes âgées de 12 ans, étaient scolarisées pour deux d’entre elles en classe de CE1, tandis que la troisième fréquentait une école coranique. Leur disparition brutale plonge leurs familles et toute la communauté de Thiep Ndiaye dans une profonde consternation.

Violences après Guédiawaye FC–AS Pikine : le club dénonce des sanctions « injustes » et met en cause la ligue

Le climat reste particulièrement tendu dans le football sénégalais après les violents incidents survenus en marge de la rencontre entre Guédiawaye FC et AS Pikine le week-end dernier. Sortant de son silence, le club de la banlieue dakaroise a publié une déclaration ferme dans laquelle il condamne les actes de violence, tout en exprimant une vive indignation face aux sanctions prises à son encontre.

Dans son communiqué, la direction du Guédiawaye FC estime que les décisions de la ligue ont été prises avec une précipitation inquiétante, sans qu’une enquête approfondie ne soit menée au préalable. Le club déplore un non-respect du principe fondamental de la présomption d’innocence et évoque de graves manquements dans la gestion du dossier. Selon ses responsables, la procédure engagée manque de rigueur et soulève de nombreuses zones d’ombre.

Au cœur de la controverse, une contradiction majeure relevée par le club alimente la polémique. La ligue aurait reconnu être incapable d’identifier les auteurs des violences, allant jusqu’à déposer une plainte contre X. Dans le même temps, elle a infligé des sanctions au Guédiawaye FC, une décision jugée incohérente par les dirigeants du club, qui s’interrogent sur la crédibilité d’une telle démarche.

Le Guédiawaye FC insiste également sur le fait que les incidents se sont déroulés en dehors du stade, sur la voie publique, un espace qui échappe totalement à son contrôle et à sa responsabilité directe. Pour le club, lui imputer les conséquences de ces violences sans preuves tangibles constitue un précédent dangereux pour l’ensemble du football national, susceptible de fragiliser tous les clubs à l’avenir.

En toile de fond, cette affaire ravive des blessures encore vives dans le milieu sportif sénégalais, notamment le souvenir du décès du supporter Mame Cheikh Ndour. Un drame qui, selon plusieurs observateurs, n’a pas encore reçu les réponses attendues, renforçant le sentiment d’injustice et d’inégalité de traitement dans la gestion des crises.

Déterminé à laver son honneur, le Guédiawaye FC annonce son intention d’utiliser toutes les voies de recours disponibles afin de contester les sanctions. Le club entend saisir les instances compétentes pour faire valoir ses droits et obtenir toute la lumière sur cette affaire. Au-delà de sa propre situation, il appelle à une réforme en profondeur de la gouvernance du football sénégalais, plaidant pour davantage de transparence, de rigueur et d’équité dans le traitement des incidents.

Kaolack : un militaire suspecté de vol de bétail, la pression monte pour une enquête transparente

La localité de Kabatoki, dans la région de Kaolack, est en émoi suite à une affaire présumée de vol de bétail impliquant un militaire en service. L’information a été rendue publique ce mercredi 1er avril 2026, lors d’un point de presse animé par des éleveurs du département de Kaolack, qui ont manifesté leur indignation face à la situation.

Selon Mamadou Thierno Ka, porte-parole du jour des éleveurs, le suspect serait impliqué dans des actes présumés de vol de bétail, un phénomène récurrent dans plusieurs zones rurales du Sénégal. Cette implication supposée d’un agent en fonction suscite une vive inquiétude au sein des populations, qui dénoncent une atteinte à la confiance envers les forces de défense et de sécurité.

D’après certaines sources locales, le mis en cause aurait été interpellé par la brigade de gendarmerie de Fimela. Une information qui, si elle se confirme, marquerait une avancée dans la gestion de ce dossier sensible. Toutefois, aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités compétentes au moment de la rédaction de cet article.

« Face à la gravité des faits allégués, les éleveurs appellent à l’ouverture d’une enquête transparente afin d’établir les responsabilités. Nous insistons également sur la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire et de traduire en justice toute personne reconnue coupable, indépendamment de son statut », a ajouté M. Ka.

Dans un contexte marqué par la recrudescence des vols de bétail, cette affaire relance le débat sur la sécurité en milieu rural et la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de surveillance.

Kaffrine : Pape Matar Sarr au cœur du projet d’aménagement de la place de l’Indépendance

La commune de Kaffrine a procédé, ce mercredi soir, au lancement des travaux d’aménagement de la place de l’Indépendance, en présence de nombreuses personnalités locales.

En effet, ces travaux ont été confiés à l’entreprise Établissements Pape Matar Sarr, dirigée par le jeune entrepreneur Pape Matar Sarr, reconnu pour son engagement dans le développement de la région de Kaffrine, notamment dans les secteurs de l’agriculture, du BTP et du transport.

Selon les responsables de l’entreprise, celle-ci s’engage à réaliser cette infrastructure dans les meilleurs délais, tout en respectant les normes de qualité requises.

Dans une démarche inclusive, le projet intégrera des jeunes issus de Kaffrine, contribuant ainsi à la promotion de l’emploi local, a souligné Pape Matar Sarr.

L’entrepreneur a également tenu à rendre hommage à son père, qu’il a remercié pour l’éducation et les valeurs inculquées, lesquelles ont été, selon lui, déterminantes dans son parcours.

Le maire de Kaffrine a, pour sa part, cité Pape Matar Sarr en exemple, saluant un modèle de réussite et d’engagement pour la jeunesse, au regard de ses nombreuses initiatives au service du développement local.

Affaire Pape Cheikh Diallo : le tiktokeur “Général Galsen” arrêté pour diffusion de fausses informations et atteinte à la vie privée

Depuis le déclenchement de l’affaire dite de Pape Cheikh Diallo, présentée sur les réseaux sociaux comme un scandale à caractère homosexuel, une vague de désinformation s’est intensifiée au Sénégal. Plusieurs personnalités publiques ont été ciblées par des accusations infondées, alimentant un climat de suspicion et de tensions numériques.

Parmi les figures touchées, le journaliste Pape Alé Niang et l’homme politique Khalifa Sall ont décidé de saisir la justice. Tous deux ont déposé plainte pour atteinte à leur honneur, dénonçant la propagation de rumeurs nuisibles à leur réputation.

Dans ce contexte, une nouvelle arrestation est venue marquer un tournant dans la gestion de cette affaire. Selon les informations publiées par le quotidien Libération, le tiktokeur Baba Gana Thiane, âgé de 34 ans et connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de “Général Galsen”, a été interpellé par la Division spéciale de la cybersécurité (Dsc). Suivi par près de 495 000 abonnés sur TikTok, il est une figure influente de la sphère numérique sénégalaise.

Les faits qui lui sont reprochés remontent à la période ayant suivi l’arrestation du journaliste Pape Gaye Tall dans le cadre de cette même affaire. Le tiktokeur avait alors publié la photo d’un certain M. Seck, consultant comptable résidant à Thiénaba, en l’associant au dossier, sans preuve avérée.

Entendu par les enquêteurs de la Dsc, Baba Gana Thiane a reconnu les faits. Il a expliqué avoir commis une erreur en relayant une information issue, selon lui, d’un article de presse, tout en présentant ses excuses. Malgré ces déclarations, les autorités judiciaires ont décidé de poursuivre la procédure.

Le mis en cause a été déféré au parquet le mercredi 1er avril. Il fait désormais face à des accusations de diffamation et de diffusion de données à caractère personnel, des infractions prévues et sanctionnées par la législation en vigueur.

Démantèlement d’un réseau de trafic de chanvre indien à Fatick : trois suspects arrêtés

La Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Fatick, unité déconcentrée de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), a réussi à démanteler un réseau de distribution de chanvre indien opérant en milieu rural dans la région de Fatick.

Selon des informations communiquées par la Police nationale, cette opération fait suite à l’exploitation d’un renseignement opérationnel faisant état de l’existence d’un vaste réseau de trafic de drogue basé à Daga Thiéry. Alertés, les éléments de la BRS ont immédiatement mis en place un dispositif de surveillance dans cette localité afin de vérifier les informations reçues et d’identifier les acteurs impliqués.

L’intervention s’est déroulée en deux phases. Dans un premier temps, les agents ont procédé à la filature d’un individu suspect circulant à motocyclette dans la zone ciblée. Son interception a permis de découvrir, lors de la fouille, un sac contenant quatre kilogrammes de chanvre indien, confirmant ainsi les soupçons des enquêteurs.

Dans la foulée, les investigations ont rapidement permis de remonter jusqu’au fournisseur présumé, localisé dans le village de Keur Malao. Une descente effectuée à son domicile a conduit à son arrestation sans incident. Cette opération a ainsi permis de mettre la main sur un réseau structuré impliqué dans la distribution de stupéfiants dans cette partie du territoire.

Au terme de l’intervention, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de la drogue ainsi que des motocyclettes utilisées pour le transport illicite, désormais considérées comme pièces à conviction dans le cadre de la procédure judiciaire.

Au total, trois individus ont été interpellés et placés en garde à vue pour association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants portant sur quatre kilogrammes de chanvre indien. L’enquête se poursuit afin de déterminer l’étendue du réseau, d’identifier d’éventuels complices et de localiser d’autres points de chute susceptibles d’être liés à ces activités illicites.

Hivernage 2026 : un dispositif renforcé pour prévenir les inondations et sécuriser les populations

À l’approche de l’hivernage 2026, les autorités sénégalaises ont mis en place un ensemble de mesures de prévention et de gestion des inondations afin de limiter les impacts des fortes pluies sur les populations et les infrastructures. Ce dispositif a été présenté par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, qui a détaillé les différentes actions engagées à travers le territoire national.

Au cœur de cette stratégie figure un système global de gestion des inondations reposant sur plusieurs axes complémentaires. Il s’agit notamment du plan de contingence destiné à anticiper et coordonner les interventions en cas de fortes précipitations, du curage des canaux pour améliorer l’écoulement des eaux pluviales, ainsi que des opérations de pompage et de surveillance des équipements collectifs. Ces actions visent à garantir le bon fonctionnement des ouvrages existants et à prévenir les engorgements dans les zones à risque.

En parallèle, le ministère a poursuivi la réalisation de projets structurants d’assainissement des eaux pluviales afin de renforcer la résilience des territoires face aux inondations. Au cours de l’année 2025, plusieurs infrastructures majeures ont été mises en place avec l’appui du génie militaire. Parmi celles-ci figurent la construction de sept bassins de rétention d’une capacité de 20 000 m³ chacun dans des localités comme Kaolack, Kidira, Sangalkam et Bambilor. Ces ouvrages jouent un rôle essentiel dans la régulation des eaux de ruissellement.

Dans le même élan, huit digues de protection ont été réalisées, totalisant un linéaire de 8 000 mètres, tandis que des murs de soutènement d’une longueur de 3 537 mètres ont été érigés pour sécuriser plusieurs quartiers exposés, notamment à Ziguinchor et Bignona. Ces aménagements visent à protéger les habitations et les infrastructures contre les débordements et l’érosion.

Les efforts ont également concerné les infrastructures de mobilité et de drainage. Quatorze passerelles piétonnes ont été construites pour faciliter les déplacements en période de crue, en plus d’un canal de drainage de 950 mètres réalisé à Thiariack, dans la région de Kaolack. Dans le nord du pays, notamment dans la commune de Dodel, d’importants travaux d’endiguement ont été effectués pour protéger des sites sensibles, y compris des lieux de culte et le mausolée de Thierno Mamadou Moussa Ly à Daara Halaybé. Au total, plus de 15 kilomètres de digues ont été aménagés dans la vallée.

Par ailleurs, de nouveaux projets d’envergure sont programmés pour renforcer ce dispositif. Dans la zone de Tivaouane, un investissement de 7,7 milliards de francs CFA est prévu pour améliorer le drainage des eaux pluviales, avec un impact attendu sur près de 86 000 personnes. À Touba, un projet encore plus ambitieux, estimé à 28,7 milliards de francs CFA, est inscrit dans le budget consolidé d’investissement. Il comprend la construction de dalots, l’aménagement d’un bassin d’infiltration de 8 hectares à Keur Kabb, la réalisation d’un bassin d’écrêtage à Nguélémou ainsi que la mise en place de deux stations de pompage d’une capacité de 5 580 m³ par heure.

Avenue Caen à Thiès : un symbole historique au cœur des célébrations du 4 avril 2026

L’avenue Caen, véritable site emblématique de la ville de Thiès, s’apprête une nouvelle fois à entrer dans l’histoire en accueillant le traditionnel défilé de la fête de l’Indépendance. Pour l’édition 2026, les autorités ont décidé de délocaliser les célébrations officielles vers cette artère mythique, confirmant ainsi son rôle central dans les grands rendez-vous nationaux.

Chargée d’histoire, l’avenue Caen s’inscrit dans l’évolution même de la ville de Thiès. Anciennement appelée Dianxène au XVIIe siècle, la localité a progressivement gagné en importance avant d’être érigée en commune de plein exercice en 1904 sous l’administration coloniale française. Le nom de l’avenue renvoie au jumelage historique entre Thiès et la ville française de Caen, établi en 1957. Ce partenariat figure parmi les plus anciens exemples de coopération décentralisée entre une ville africaine et une ville européenne, témoignant d’un lien durable et symbolique entre les deux territoires.

Longue de 4,9 kilomètres, l’avenue Caen constitue aujourd’hui un axe structurant majeur reliant la promenade des Thiessois à la sortie de la ville. Elle a connu une transformation significative en 2004 dans le cadre des grands chantiers initiés sous le magistère d’Idrissa Seck. Ces travaux ont permis son élargissement et l’installation de feux de signalisation, contribuant à moderniser considérablement le visage urbain de Thiès.

Plus récemment, entre 2025 et 2026, l’avenue fait l’objet d’importants travaux de pavage sous l’impulsion du maire Babacar Diop. Ces aménagements visent à renforcer son attractivité et à en faire une artère encore plus fonctionnelle et esthétique, à la hauteur des ambitions de développement de la ville.

À l’approche du 4 avril 2026, l’avenue Caen est déjà au centre de toutes les attentions. Elle accueille actuellement les répétitions générales du défilé, prélude à la grande cérémonie qui réunira le président de la République, les membres du gouvernement ainsi que le corps diplomatique accrédité au Sénégal.

Le défilé de cette année s’annonce particulièrement impressionnant, tant par son ampleur que par les moyens mobilisés. Au total, 10 écoles militaires et paramilitaires, représentant un effectif de 1.174 éléments, prendront part à la parade. À cela s’ajoutent 22 unités militaires et paramilitaires regroupant 3.358 défilants. Le dispositif comprendra également 11 aéronefs, 265 véhicules et engins blindés, 106 motards ainsi que 4 embarcations, illustrant la diversité et la capacité opérationnelle des forces engagées.

Grève des transporteurs : l’Aftu porte plainte après le saccage de plusieurs bus à Dakar

La grève déclenchée par les acteurs de la Fédération des syndicats de transport routier du Sénégal continue de perturber fortement le trafic interurbain à travers le pays. Toutefois, à Dakar, la situation présente une particularité notable : les transporteurs affiliés à l’Association de financement du transport urbain (Aftu) n’ont pas suivi le mot d’ordre de cessation d’activité, assurant ainsi une certaine continuité du service dans la capitale.

Malgré ce choix de maintenir leurs activités, les membres de l’Aftu ont été confrontés à une série d’attaques ciblées. Entre lundi et mardi, près d’une cinquantaine de bus du réseau ont été vandalisés dans différents points de la ville. Ces actes de saccage, qui ont suscité une vive indignation au sein de l’organisation, ont aggravé un climat déjà tendu dans le secteur des transports.

Face à cette situation, l’Aftu a décidé de saisir la justice. Mohamed Ndoye, membre du Conseil d’administration de l’association, a annoncé le dépôt imminent d’une plainte contre X pour saccage, actes de vandalisme et destruction de biens appartenant à autrui. Il a qualifié ces agissements de regrettables et totalement inacceptables, soulignant qu’ils portent atteinte non seulement aux opérateurs, mais également au bon fonctionnement du service public de transport urbain.

Selon ses explications, ces incidents se produisent généralement dans les aérogares, notamment à la tombée de la nuit, et seraient le fait d’individus non identifiés. Cette absence d’identification claire des auteurs renforce les inquiétudes des transporteurs, qui redoutent une escalade de la violence si des mesures ne sont pas rapidement prises.

Mohamed Ndoye a toutefois exprimé sa confiance envers les Forces de défense et de sécurité, mettant en avant les dispositifs de vidéosurveillance installés dans la capitale. Il estime que ces outils, combinés au travail des autorités, permettront d’identifier et d’interpeller les responsables de ces actes de vandalisme dans les meilleurs délais.

L’Aftu, en tant qu’acteur clé du transport urbain à Dakar, joue un rôle essentiel dans la mobilité quotidienne des populations. Les attaques subies par ses bus interviennent dans un contexte déjà marqué par des tensions persistantes entre différents acteurs du secteur, exacerbées par la grève nationale en cours.

Centre Mohamed Bin Zayed : un bras de fer à 17 milliards plonge le projet de la DER/FJ dans l’incertitude

Le projet de construction du Centre Mohamed Bin Zayed, appelé à devenir le futur siège de la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) à Mermoz, s’enlise dans un contentieux aux ramifications financières et juridiques complexes. Lancé en 2021 et confié au groupe Sertem pour un montant de 17,24 milliards de francs CFA, ce chantier stratégique est aujourd’hui à l’arrêt depuis près de vingt mois, cristallisant un différend profond entre les parties.

À l’origine du blocage, une accumulation de griefs formulés par l’entreprise en charge des travaux. Sertem dénonce notamment des factures impayées évaluées à 2,7 milliards de francs CFA. À cela s’ajoutent, selon les éléments évoqués, la non-mobilisation d’une contrepartie de l’État estimée à 4 milliards, ainsi que des difficultés liées aux exonérations fiscales. Autant de facteurs qui, d’après l’entreprise, ont fortement entravé l’avancement normal du chantier.

Le désaccord se manifeste également sur l’état réel d’exécution des travaux. Sertem affirme avoir réalisé près de 49 % du gros œuvre, tandis que la DER/FJ conteste ces chiffres et évoque un niveau d’avancement limité à 16 %. Cette divergence d’appréciation a contribué à tendre davantage les relations, jusqu’à la rupture du contrat.

Par un arrêté en date du 8 janvier, la DER/FJ a procédé à une résiliation unilatérale du marché. Une décision lourde de conséquences, d’autant plus qu’elle a été suivie, le 27 mars, par la réattribution du projet à une nouvelle entreprise, Azkhar International, pour un montant légèrement supérieur de 17,3 milliards de francs CFA. Cette succession rapide d’actes administratifs suscite des interrogations, notamment au regard des montants déjà engagés dans le projet initial. Selon certaines sources, plus de 6 milliards de francs CFA auraient déjà été dépensés, incluant l’avance de démarrage et les décomptes validés.

Face à cette situation, Sertem a décidé de porter l’affaire sur le terrain juridique. L’entreprise a saisi les instances compétentes, notamment l’Autorité de régulation des marchés publics (ARCOP) ainsi que l’Agent judiciaire de l’État. Elle conteste fermement la légalité de la résiliation, qu’elle qualifie d’abusive, et réclame un dédommagement global de plus de 8 milliards de francs CFA. Ce montant inclut les créances impayées, un milliard de pénalités et une indemnisation estimée à 4,5 milliards pour le préjudice subi.

Une audience déterminante est prévue ce jeudi 2 avril devant le Tribunal de commerce, où les différentes parties devront défendre leurs positions dans ce dossier devenu explosif. De son côté, la DER/FJ assure qu’elle apportera prochainement des clarifications sur sa gestion du projet et les raisons ayant motivé ses décisions.

Affaire Ass Dione : le chanteur religieux placé sous mandat de dépôt, l’enquête s’élargit

Le chanteur religieux Ass Dione a été placé sous mandat de dépôt par le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye, à l’issue de sa présentation devant le juge d’instruction du premier cabinet, ce mardi 31 mars 2026. Cette décision judiciaire marque une nouvelle étape dans une affaire qui suscite une vive attention au sein de l’opinion publique.

Selon les informations relayées par des sources médiatiques, l’artiste a été déféré par la Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, qui conduit l’enquête. À l’issue de son audition, il a été inculpé pour « association de malfaiteurs » ainsi que pour « actes contre-nature », des chefs d’accusation graves dans le contexte juridique sénégalais. Après son inculpation, il a été immédiatement placé en détention préventive et a passé sa première nuit en prison.

Dans le cadre de cette affaire, le nom de l’animateur Pape Cheikh Diallo a également été cité. Le chanteur est soupçonné d’entretenir des relations avec ce dernier ainsi qu’avec d’autres personnes dont l’identité n’a pas encore été rendue publique par les enquêteurs. Ces éléments restent toutefois au stade d’allégations dans le cadre de l’instruction en cours.

L’enquête, toujours menée par les gendarmes de Keur Massar, se poursuit activement. Les autorités cherchent à identifier et interpeller d’éventuels autres individus impliqués afin d’établir les responsabilités de chacun. Les forces de sécurité indiquent être mobilisées pour retrouver les partenaires présumés évoqués dans le dossier, dans le but de faire toute la lumière sur cette affaire aux multiples ramifications.

Yeumbeul-Sud : un présumé réseau de relations sexuelles et de transmission du VIH au cœur d’une enquête en expansion

L’affaire du jeune homme présenté comme un présumé homosexuel, initialement piégé par un ami d’enfance à Yeumbeul-Sud, connaît une évolution significative avec de nouveaux éléments issus de l’enquête policière. Au centre du dossier, CISSE, âgé de 20 ans et exerçant comme marchand ambulant, a fait des révélations détaillées lors de son interrogatoire, impliquant plusieurs individus.

Face aux enquêteurs, le mis en cause a reconnu avoir entretenu des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, précisant que la fréquence variait selon les personnes. Il a notamment déclaré avoir eu des rapports à deux ou trois reprises avec certains, tandis que d’autres relations auraient été plus régulières. Ces aveux ont conduit les policiers à approfondir leurs investigations, notamment après la réception des résultats d’examens médicaux.

Ces derniers auraient ouvert la voie à des poursuites pour transmission volontaire du VIH, une accusation particulièrement grave dans le contexte de cette affaire. Sur la base des informations fournies par CISSE, les éléments du poste de police de Yeumbeul-Sud, dirigés par le lieutenant Abdou Sow, ont procédé à l’interpellation de cinq individus présentés comme ses partenaires présumés.

Parmi les personnes arrêtées figurent DIOKHANE, 21 ans, apprenti chauffeur domicilié à Yeumbeul-Sud, ainsi que THIOYE, 26 ans, et un premier FALL, 21 ans, tous deux tailleurs et résidant à Yeumbeul-Nord. Deux autres individus portant également le nom de FALL ont été interpellés : l’un âgé de 21 ans, carreleur et artiste domicilié à Yeumbeul-Sud, et l’autre âgé de 34 ans, chauffeur, vivant dans la même localité.

Conduits au poste pour les besoins de l’enquête, les cinq suspects ont été interrogés sur leur éventuelle implication. Tous ont rejeté les accusations portées contre eux, sans toutefois parvenir à convaincre les enquêteurs. Les policiers ont alors procédé à l’exploitation de leurs téléphones portables, ce qui aurait permis de mettre en évidence des échanges antérieurs avec CISSE, renforçant les soupçons pesant sur eux.

L’enquête se poursuit afin de déterminer avec précision le degré d’implication de chacun dans cette affaire, tant sur le plan des actes qualifiés d’« actes contre nature » que sur celui, plus grave encore, de la transmission volontaire du VIH. Les autorités cherchent désormais à établir les faits de manière rigoureuse, en s’appuyant sur les éléments matériels et les résultats des investigations en cours.

Kaolack : l’adjointe au maire sonne l’alerte sur l’insalubrité du marché central

À Kaolack, la problématique de l’insalubrité au marché central prend une tournure préoccupante. En visite de supervision, Mme Ndèye Madjiguène Diouf, adjointe au maire chargée de l’assainissement, a dressé un constat alarmant de la situation.

Accompagnée de M. Pape Thiam, délégué du marché Sobantè, elle a notamment relevé les conséquences néfastes des constructions anarchiques sur les infrastructures de drainage. Selon elle, ces occupations irrégulières obstruent les canaux d’évacuation des eaux, aggravant ainsi les risques d’inondation et perturbant fortement les activités commerciales.

« Nous faisons face à une situation critique qui nécessite une réaction immédiate et collective », a-t-elle déclaré, insistant sur l’urgence d’une prise de conscience des commerçants.

Face à cette dégradation du cadre de travail, Mme Diouf a lancé un appel appuyé au civisme et à la responsabilité de tous les acteurs du marché. Elle a exhorté les occupants à respecter les règles d’urbanisme et à contribuer activement aux efforts d’assainissement engagés par la municipalité.

Par ailleurs, l’adjointe au maire n’a pas manqué de dénoncer certaines manœuvres à caractère politique qui, selon elle, freinent les initiatives visant à restaurer un environnement sain. Elle a plaidé pour une collaboration sincère, dégagée de toute considération partisane, afin de préserver cet espace économique vital pour la ville.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de mobilisation autour des enjeux d’hygiène et de salubrité publique. Elle se veut également un signal fort en direction des populations pour une meilleure gestion des espaces marchands.

Le marché central de Kaolack, poumon économique de la région, se retrouve ainsi au cœur d’un défi majeur : concilier développement commercial et respect des normes d’assainissement, dans l’intérêt des usagers et du bien-être collectif.

Affaire Déguène Ndiaye : liberté provisoire sous contrôle judiciaire, l’enquête se poursuit pour Bigué Diop

Le juge d’instruction du deuxième cabinet du Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye a ordonné, ce mardi 31 mars 2026, la mise en liberté de la commerçante Déguène Ndiaye, âgée de 28 ans. Interpellée dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de lesbianisme en compagnie de l’actrice Bigué Diop, connue du grand public sous le pseudonyme de Mame Dior dans la série « Bête Bête », la jeune femme a finalement été mise hors de cause concernant les accusations liées aux mœurs.

Cette décision marque un tournant dans cette affaire qui a suscité une vive attention de l’opinion publique. Après examen des éléments du dossier, le magistrat instructeur a estimé que les faits initialement reprochés à Déguène Ndiaye sur le plan des mœurs ne pouvaient être retenus à son encontre. Toutefois, la procédure judiciaire est loin d’être close pour la jeune commerçante.

En effet, selon des informations rapportées par Seneweb, Déguène Ndiaye reste poursuivie pour d’autres chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, diffamation, injures publiques et insultes commises au moyen d’un système informatique. Des infractions qui relèvent du droit pénal classique et qui pourraient entraîner des sanctions en cas de culpabilité établie.

Dans cette optique, le juge a opté pour un placement sous contrôle judiciaire, une mesure alternative à la détention préventive mais assortie d’obligations strictes. Déguène Ndiaye devra notamment s’abstenir de quitter le territoire national sans autorisation préalable, se présenter régulièrement au greffe pour émargement mensuel et informer la justice de tout changement de domicile. Le non-respect de ces dispositions pourrait entraîner sa réincarcération immédiate.

Pendant ce temps, la situation reste inchangée pour l’actrice Bigué Diop. Cette dernière, ainsi qu’une autre personne impliquée dans le dossier, sont toujours en garde à vue dans les locaux de la Brigade de recherches de Keur Massar. Leur maintien en détention s’inscrit dans la poursuite des investigations ordonnées par le procureur Saliou Dicko.

Affaire Ass Dione : le chanteur religieux placé sous mandat de dépôt, l’enquête s’élargit

Le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye a franchi une étape décisive dans l’affaire impliquant le chanteur religieux Ass Dione. Ce mardi 31 mars 2026, l’artiste a été placé sous mandat de dépôt à l’issue de sa présentation devant le juge d’instruction du premier cabinet.

Interpellé puis déféré par les éléments de la Brigade de Recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar, Ass Dione fait face à des accusations particulièrement lourdes. Il a été inculpé pour « association de malfaiteurs » ainsi que pour « actes contre-nature », des chefs d’inculpation qui ont conduit le magistrat instructeur à ordonner son placement en détention préventive.

Selon des informations relayées par Seneweb, l’enquête mettrait en cause plusieurs autres व्यक्तus, dont l’animateur Pape Cheikh Diallo. Le chanteur serait soupçonné d’entretenir des relations avec ce dernier ainsi qu’avec d’autres personnes dont les identités n’ont pas encore été rendues publiques par les enquêteurs. Ces éléments, encore en cours de vérification, constituent une piste majeure dans l’évolution du dossier.

Après son face-à-face avec le juge d’instruction, Ass Dione a été conduit en prison, où il a passé sa première nuit en détention. Cette décision marque un tournant dans cette affaire qui suscite déjà une vive attention au sein de l’opinion publique.

Du côté des forces de sécurité, les investigations se poursuivent activement. Les gendarmes de Keur Massar s’emploient à identifier et interpeller les autres personnes présumées impliquées. Les enquêteurs cherchent notamment à établir l’ampleur du réseau évoqué dans le dossier et à déterminer les responsabilités de chacun.

Kaolack : BudgIT Sénégal mise sur les citoyens pour renforcer la redevabilité publique

À Kaolack, une quinzaine de champions communautaires ont pris part, ce mardi 31 mars 2026, à une session de formation axée sur le leadership citoyen et le suivi des finances publiques, à l’initiative de l’organisation BudgIT Sénégal.

« Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de promotion de la participation citoyenne au Sénégal. La formation a permis aux participants, dont au moins 40 % de femmes, de renforcer leurs capacités sur des thématiques clés liées à la gouvernance publique. Au programme : le décryptage du budget de l’État, notamment la distinction entre les dépenses de fonctionnement et d’investissement, ainsi que l’identification des projets publics inscrits dans la loi de finances », a expliqué Ahmath Thiam, point focal de l’ONG BudgIT au Sénégal.

Les bénéficiaires ont également été outillés sur les techniques de plaidoyer citoyen. À travers des modules pratiques, ils ont appris à collecter des preuves, à mieux cibler les autorités locales et à utiliser les radios communautaires comme levier d’influence pour porter leurs revendications, a ajouté M. Thiam.

« Cette session s’inscrit dans une dynamique visant à encourager une gouvernance plus transparente et participative. Les organisateurs ont ainsi insisté sur l’importance de l’engagement pacifique et structuré des citoyens dans le suivi des politiques publiques. »

En outre, les participants ont été initiés à l’utilisation de la plateforme numérique Tracka, un outil de suivi des projets publics, avec pour objectif d’élargir le réseau d’acteurs capables de surveiller l’exécution des investissements au niveau local, a-t-il précisé.

À l’issue de la formation, les organisateurs attendent plusieurs livrables, notamment des feuilles de présence, des rapports d’évaluation, ainsi que des supports médias illustrant le déroulement de l’activité.

À travers cette initiative, BudgIT Sénégal ambitionne de consolider un réseau de leaders communautaires engagés, capables de jouer un rôle actif dans le contrôle citoyen de l’action publique et le renforcement de la redevabilité au niveau local, a conclu Ahmath Thiam.

Kaffrine : immersion parlementaire au cœur des daaras nouvelle génération

Une mission parlementaire s’est rendue à Kaffrine pour s’enquérir des conditions d’étude des talibés dans les daaras, en collaboration avec l’Organisation non gouvernementale Secours Islamique France (SIF).

Conduite par l’honorable Assane Diop, la délégation comprenait également les députés Insa Danfa, Maïmouna Dieng et Abdoulaye Thomas Faye, en présence des responsables du SIF et de plusieurs autorités locales.

« Cette activité s’inscrit en parfaite cohérence avec les grandes orientations du gouvernement, au moment où se tiennent les assises nationales des daaras. Nous sommes à Kaffrine pour visiter ces structures, accompagnés par le Secours Islamique France. Nous avons beaucoup apprécié les efforts fournis, notamment dans l’intégration de l’apprentissage coranique et des métiers », a déclaré Assane Diop.

De son côté, Amdy Moustapha Faye, chargé de projet pour l’inclusion des talibés, a souligné que cette visite vise à renforcer les relations entre le SIF et l’Assemblée nationale, tout en encourageant l’engagement des parlementaires en faveur de l’inclusion des enfants et jeunes talibés.

Selon lui, cette mission permet également de mieux faire connaître les réalités des daaras et de mettre en lumière les avancées concrètes du projet sous-régional « Inclusion des talibés Tawde », mis en œuvre au Sénégal, au Mali et au Tchad avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD).

Les parlementaires ont salué le travail remarquable du SIF dans la région de Kaffrine, notamment à travers la mise en place de « daaras-ateliers », combinant enseignement religieux et formation professionnelle.

Dans plusieurs localités, les réalisations sont significatives. À Kaffrine, le SIF a construit des salles multifonctionnelles, des latrines, une cuisine, des chambres, ainsi que des sites de formation, notamment en embouche et en aviculture, avec raccordement à l’eau.

Des infrastructures similaires ont été mises en place à Nietty Gouye, Boulel et Gniby, où l’organisation a également réalisé des salles de classe multifonctionnelles, des hangars d’apprentissage, des blocs de latrines et des unités génératrices de revenus, dont des poulaillers.

À Thione, dans le daara Touba Madina Gniby, deux salles de classe multifonctionnelles, un hangar d’apprentissage, quatre blocs de latrines et des équipements complémentaires ont été construits.

La mission a enregistré la présence de plusieurs acteurs locaux, dont Ndeye Marie Guissé (responsable genre à l’IEF de Kaffrine), Benoît Schirmer (responsable du SIF au Sénégal), la mairesse de Gniby, Amy Ndiaye, ainsi que le représentant du maire de Boulel, Abdoulaye Ndiaye.

À travers ces actions, le Secours Islamique France confirme son engagement en faveur de l’amélioration des conditions d’apprentissage et de l’inclusion socio-économique des talibés dans la région de Kaffrine.

Coopération internationale : Kaolack, carrefour du dialogue religieux dans la diplomatie sénégalo-indonésienne

La région de Kaolack s’apprête à accueillir une visite diplomatique de haut niveau, avec l’arrivée annoncée de Son Excellence Ardian Wicaksono, ambassadeur de la République d’Indonésie au Sénégal, prévue du 1er au 3 avril 2026. Ce déplacement officiel s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales entre Dakar et Jakarta, tout en mettant en exergue le rôle central des foyers religieux dans le renforcement des partenariats internationaux.

Au cœur de ce séjour figure une étape significative à Médina Baye Kabatoki, où le diplomate indonésien sera reçu par Cheikh Baba Diallo. Cette rencontre revêt une portée à la fois symbolique et stratégique, traduisant une volonté commune de promouvoir un dialogue fécond entre autorités religieuses sénégalaises et partenaires étrangers, dans un esprit de respect mutuel et de coopération durable.

Selon des sources concordantes, les échanges porteront sur plusieurs axes prioritaires, notamment l’éducation, la valorisation du patrimoine culturel et le développement communautaire. Cette visite devrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration, en s’appuyant sur des valeurs partagées telles que la solidarité, la tolérance et la coexistence pacifique.

Elle témoigne également de l’intérêt croissant de l’Indonésie, première nation musulmane au monde, pour les centres religieux influents du Sénégal, reconnus pour leur contribution à la stabilité sociale et à la promotion d’un islam modéré.

À Médina Baye Kabatoki, les préparatifs s’intensifient afin d’offrir un accueil à la hauteur de l’événement. Autorités administratives, leaders communautaires et fidèles se mobilisent activement pour faire de cette visite un moment fort de communion et de renforcement des liens fraternels entre les peuples sénégalais et indonésien.

Au-delà de son caractère protocolaire, cette visite illustre une diplomatie de proximité, axée sur les échanges humains et culturels, et confirme la place du Sénégal comme carrefour stratégique du dialogue interreligieux et de la coopération Sud-Sud.

Affaire Kader Dia : un dossier explosif mêlant accusations graves et révélations troublantes

L’affaire impliquant Kader Dia connaît un nouveau tournant judiciaire avec son placement sous mandat de dépôt ce lundi, en même temps que les journalistes Ousmane Kadior Cisse et Pape Gaye Tall. La décision a été prise par le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de Dakar, dans le cadre d’une enquête devenue particulièrement sensible.

Selon les informations rapportées par Seneweb, les trois hommes sont poursuivis pour association de malfaiteurs, acte contre-nature et transmission volontaire du VIH/sida. Des chefs d’accusation lourds qui traduisent la gravité des faits présumés et la complexité du dossier en cours d’instruction.

Avant son déferrement au parquet, Kader Dia, connu comme chroniqueur à Sen TV, aurait fait des déclarations compromettantes devant les enquêteurs. Il a reconnu entretenir des relations intimes avec Pape Cheikh Diallo, déjà incarcéré dans le cadre de cette même affaire. Cette connexion directe entre les protagonistes semble constituer un élément central de l’enquête.

D’après le journal Libération, le chroniqueur ne s’est pas limité à ces aveux. Lors de son audition par les éléments de la brigade de recherches de Keur Massar, il aurait également confié que certaines de ses relations intimes donnaient lieu à des contreparties financières, évoquant ainsi des pratiques assimilables à des services sexuels rémunérés. Ces déclarations renforcent les soupçons des enquêteurs sur l’existence d’un réseau structuré.

Arrêté le mercredi 25 mars, Kader Dia était déjà dans le viseur des enquêteurs depuis plusieurs jours. Les investigations ont été déclenchées après l’exploitation du téléphone portable de Pape Cheikh Diallo, où des échanges à caractère sexuel avec l’animateur ont été découverts. Ces éléments numériques ont permis de remonter jusqu’à lui et d’élargir le champ de l’enquête.

Les journaux L’Observateur et Libération indiquent par ailleurs que Kader Dia ne se contentait pas d’entretenir des relations avec d’autres hommes. Il aurait également joué un rôle de facilitateur, mettant en relation des individus au sein de ce réseau. Ce rôle présumé d’intermédiaire alimente les accusations d’association de malfaiteurs retenues contre lui et ses co-inculpés.

Affaire foncière de Pikine-Guédiawaye : Mamadou Guèye placé sous mandat de dépôt dans un dossier aux multiples ramifications

L’ancien directeur des Domaines et actuel maire de Djida Thiaroye Kao, Mamadou Gueye, a été placé sous mandat de dépôt ce lundi 30 mars 2026 par le juge d’instruction du deuxième cabinet, Magatte Thiam. Cette décision intervient à l’issue de son inculpation pour des faits présumés d’escroquerie portant sur des deniers publics, de faux et usage de faux, ainsi que de blanchiment de capitaux, des accusations particulièrement graves dans un contexte de lutte renforcée contre la délinquance financière au Sénégal.

Assisté de trois avocats lors de son audition, l’édile a été entendu pendant plusieurs heures avant que le magistrat instructeur ne décide de son placement en détention préventive. Il a ainsi passé sa première nuit en milieu carcéral, marquant une nouvelle étape dans cette affaire qui suscite une vive attention de l’opinion publique.

Cette procédure judiciaire s’inscrit dans le cadre d’une enquête approfondie portant sur l’assiette foncière du tribunal de Pikine-Guédiawaye. Le dossier est piloté par la Division des Investigations Criminelles (DIC), qui s’emploie depuis plusieurs mois à démêler les contours d’un système jugé opaque et potentiellement frauduleux. Les investigations visent à établir les responsabilités dans l’attribution et la gestion de parcelles relevant du domaine public.

L’affaire a déjà conduit à l’audition de plusieurs personnalités liées à l’ancien régime, notamment l’ex-ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall et Mame Boye Diao. Leur implication présumée, à divers degrés, souligne l’ampleur et la sensibilité du dossier, qui touche à la gestion du foncier, un secteur souvent exposé à des dérives.

Selon les éléments de l’enquête, Mamadou Gueye faisait déjà l’objet d’un mandat d’amener alors qu’il se trouvait à l’étranger. À son retour sur le territoire national, son interpellation a été rapidement exécutée par la Brigade de Recherches de Keur Massar, agissant sur délégation judiciaire. L’opération a été menée sur la base d’un réquisitoire du procureur de Pikine-Guédiawaye, Saliou Dicko.

Affaire Pape Cheikh Diallo : vers la mise au jour d’un réseau structuré aux ramifications multiples

L’affaire Pape Cheikh Diallo prend une tournure de plus en plus complexe au fil des révélations, laissant apparaître une organisation bien plus élaborée que ce que les premières accusations laissaient entrevoir. Selon des informations relayées par la presse, l’enquête en cours met en évidence l’existence d’un système structuré, mêlant prostitution masculine, intermédiaires actifs et circuits financiers jugés suspects.

Dès le début des investigations, les gendarmes ont recueilli des éléments considérés comme accablants. Parmi eux figurent des échanges issus d’un groupe WhatsApp ainsi que plusieurs témoignages concordants. Ces derniers évoquent des relations sexuelles tarifées impliquant de jeunes adultes de moins de trente ans. Ces premiers indices ont rapidement permis aux enquêteurs d’identifier un acteur clé présumé du dispositif, en la personne de Doudou Lamine Dieng.

Toutefois, ces révélations ne constitueraient qu’une partie d’un ensemble beaucoup plus vaste. Avant même l’apparition de certains noms dans le dossier, deux étudiants, Saliou Diallo et Khalifa Traoré, avaient déjà reconnu avoir entretenu des relations sexuelles rémunérées avec Pape Cheikh Diallo. Leurs aveux ont contribué à orienter l’enquête vers l’hypothèse d’un réseau structuré, impliquant plusieurs intermédiaires.

Parmi ces derniers, un individu surnommé Steph est présenté comme un maillon central du système. D’origine camerounaise et décrit comme proche de l’animateur, il aurait joué le rôle de facilitateur en mettant en relation différents protagonistes. Son profil, similaire à celui de Kader Dia, tend à renforcer l’idée d’une organisation coordonnée plutôt que d’initiatives isolées.

Au-delà des faits à caractère sexuel, l’enquête s’intéresse désormais à une dimension financière jugée préoccupante. Le parquet examine en effet des soupçons de blanchiment de capitaux. Les autorités judiciaires cherchent à déterminer si les revenus issus de ces activités ont été dissimulés à travers des mécanismes financiers opaques, dont les contours restent encore à préciser.

Sur le plan judiciaire, plusieurs mesures ont déjà été prises. Kader Dia, Ousmane Kadior Cissé et Pape Gaye Tall ont été placés sous mandat de dépôt après leur présentation devant le juge. De son côté, Asse Dione, actuellement en garde à vue, se trouve dans une situation délicate après avoir fourni des aveux détaillés. Sa comparution prochaine pourrait apporter de nouveaux éléments déterminants à l’enquête.

Thiès : Bassirou Diomaye Faye relance la Semaine nationale de la jeunesse et place les jeunes au cœur de l’action publique

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye , a procédé ce lundi 30 mars 2026 à Thies au lancement officiel de la Semaine nationale de la jeunesse, marquant ainsi le retour d’un événement d’envergure après plusieurs années d’interruption. Cette cérémonie a été l’occasion pour le chef de l’État de réaffirmer avec force le rôle stratégique de la jeunesse dans la construction de l’avenir du Sénégal.

Dans une adresse empreinte de solennité et de volontarisme, le président a insisté sur le poids démographique et le potentiel transformateur des jeunes. Il a souligné que la jeunesse constitue aujourd’hui la principale force du pays, appelant à en faire non seulement une priorité, mais également le moteur central des politiques publiques. Pour lui, une nation dont la population est majoritairement jeune doit impérativement adapter ses choix et ses orientations en conséquence.

Revenant sur l’action de son gouvernement, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les efforts engagés depuis deux ans pour réorganiser l’action publique autour de plus de cohérence, de continuité et d’efficacité. Dans cette dynamique de transformation, la jeunesse est présentée comme un levier déterminant, dans la mesure où elle conditionne directement les perspectives de développement du pays. Le chef de l’État a ainsi affirmé que les autorités ont choisi d’agir sur l’essentiel en investissant dans des réformes structurantes.

Parmi les priorités évoquées figurent l’amélioration du système de formation afin de mieux préparer les jeunes à la vie active, le renforcement de l’accompagnement à l’initiative individuelle et à l’entrepreneuriat, ainsi que la création d’opportunités concrètes dans des secteurs jugés porteurs. Cette approche vise à offrir des perspectives réelles et durables à une jeunesse en quête d’insertion socio-économique.

Le président de la République a également insisté sur la nécessité d’un changement de méthode dans la gouvernance. Il a regretté que, trop souvent, la jeunesse soit évoquée sans être véritablement impliquée dans les processus décisionnels. À cet effet, il a annoncé la mise en place d’un cadre structuré permettant aux jeunes de s’exprimer, de proposer des idées et de participer activement à l’élaboration des politiques publiques qui les concernent. Ce dispositif, déjà en phase d’expérimentation depuis deux ans, se veut un outil de participation inclusive et de co-construction.

Par ailleurs, le chef de l’État a mis en avant le rôle du sport comme vecteur d’éducation, de cohésion sociale et de révélation des talents. Il a annoncé le déploiement progressif d’infrastructures sportives de proximité dans plusieurs communes du pays afin de démocratiser l’accès à la pratique sportive. À Thiès, une étape supplémentaire sera franchie avec la transformation des centres existants en structures de haute performance destinées à accompagner l’élite sportive nationale.

Formation sur la protection de la couche d’ozone à Dakar

Dakar, 30 mars 2026 – L’hôtel Axile a accueilli une session de formation dédiée au renforcement des capacités des ingénieurs et techniciens supérieurs du secteur industriel, notamment ceux intervenant dans la pêche, le maritime et les installations frigorifiques.

Organisée dans le cadre du programme Ozone Sénégal, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et avec le soutien du gouvernement canadien, cette rencontre visait à sensibiliser les acteurs clés à la protection de la couche d’ozone et à la lutte contre le changement climatique.

Parmi les principaux axes abordés lors de la formation figuraient :

la maîtrise des nouvelles technologies et des fluides frigorigènes alternatifs ; le renforcement des capacités nationales pour une gestion durable des hydrofluorocarbures (HFC) ; la promotion de pratiques respectueuses de l’environnement.

« Tout le monde sait que c’est dans les installations frigorifiques que se trouvent les substances qui détruisent la couche d’ozone et contribuent au réchauffement de la planète. Voilà pourquoi nous sommes réunis aujourd’hui », a déclaré M. Louis Alioune Ndiaye, responsable du Centre de référence Ozone Sénégal.

Une mention spéciale a été faite aux femmes frigoristes, encore peu nombreuses dans ce secteur majoritairement masculin. Leur engagement est salué comme un pas important vers une transition écologique inclusive.

Le secteur du froid est vital pour l’économie sénégalaise, notamment dans les domaines de la pêche, de l’agroalimentaire et de la santé. Aucun de ces secteurs ne peut fonctionner sans une chaîne du froid fiable et durable.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à réduire l’impact des gaz à effet de serre et à encourager la transition vers des solutions plus durables dans le secteur industriel.

Un partenariat stratégique scellé entre le Dicastère et le Khalife de Bambilor pour promouvoir le dialogue interreligieux

Ce 30 mars 2026, au Vatican, une étape significative a été franchie dans le renforcement du dialogue interreligieux, avec la signature d’un mémorandum d’entente entre le Dicastère pour le Dialogue interreligieux et Thierno Amadou Ba, président de l’ONG Fawzi Wanadiaty (FWN).

Cet accord, conclu au siège du Dicastère, a été signé, au nom du Saint-Siège, par son préfet, le cardinal George Jacob Koovakad. Il marque l’aboutissement d’un processus de concertation engagé depuis plusieurs mois, fondé sur la confiance, le dialogue et une volonté commune d’agir pour la paix.

Un partenariat structurant au service de la paix

Plus qu’un simple document administratif, ce mémorandum consacre un partenariat stratégique visant à promouvoir la diplomatie religieuse et à renforcer le dialogue entre les traditions spirituelles.

Dans son intervention, Thierno Amadou Ba a souligné que cette coopération repose sur trois piliers essentiels : une dimension humaine, centrée sur la rencontre et la fraternité ; une dimension sociale, orientée vers des actions concrètes en faveur de l’éducation, de la solidarité et de l’inclusion ; et, enfin, une dimension académique, dédiée à la recherche et à la formation sur les enjeux du dialogue interreligieux.

Le modèle sénégalais comme référence

Présent lors de la cérémonie, l’ambassadeur du Sénégal près le Saint-Siège, Isidor Marcel Sène, a salué une initiative porteuse d’espoir. Il a mis en avant le modèle sénégalais de coexistence pacifique entre religions, souvent cité comme exemple de « vivre-ensemble » fondé sur la tolérance, la solidarité et le respect mutuel.

Selon lui, cet accord vise à faire rayonner cette expérience au-delà des frontières nationales, en structurant une coopération capable d’apporter des réponses concrètes aux défis contemporains, notamment en matière de cohésion sociale, de migration et de développement.

Des axes de coopération clairement définis

Le cardinal George Jacob Koovakad a, pour sa part, détaillé les principales orientations de ce partenariat, conclu pour une durée de cinq ans.

Parmi les priorités figurent l’organisation de colloques internationaux sur le dialogue interreligieux et la diplomatie religieuse, la création d’une Maison internationale de la diplomatie religieuse à Bambilor, ainsi que la mise en œuvre d’initiatives dédiées aux migrations et aux diasporas africaines.

Ces actions s’inscrivent dans la continuité de la vision portée par l’Église catholique depuis la déclaration Nostra Aetate, qui encourage le respect, la compréhension mutuelle et la coopération entre les religions.

Une réponse aux défis contemporains

Dans un contexte international marqué par les tensions identitaires et les crises sociales, les différents intervenants ont insisté sur le rôle central que peuvent jouer les religions dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

L’ONG FWN, déjà engagée dans des initiatives liées à la formation des jeunes, à la migration, à l’autonomisation des femmes et à l’action sociale, voit dans ce partenariat une opportunité de renforcer son impact et d’élargir son champ d’action à l’échelle internationale.

Une ambition commune

Au-delà de sa portée institutionnelle, cet accord traduit une ambition partagée : faire des religions des acteurs de rapprochement plutôt que de division.

En unissant leurs efforts, le Dicastère pour le Dialogue interreligieux et Thierno Amadou Ba posent les bases d’une coopération durable, fondée sur le respect, la confiance et la responsabilité commune.

Dans un monde en quête de repères, cette initiative rappelle que la paix se construit aussi par le dialogue, la connaissance de l’autre et la volonté d’agir ensemble au service de l’humanité.

A.S

Guinguinéo – Développement local : ANVESH inaugure un daara moderne et un lieu de culte à Ngokhoré Peulh

À Ngokhoré Peulh, dans la commune de Mbadakhoun (département de Guinguinéo), l’Association Nouvelles Vision de l’Éducation et de l’Action Humanitaire (ANVESH), avec l’appui financier de ses partenaires, a procédé, ce dimanche 29 mars, à l’inauguration officielle d’un daara moderne et d’une mosquée. Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’accès à une éducation de qualité au bénéfice des communautés vulnérables de la région de Kaolack.

Créée en 2015, ANVESH œuvre pour le développement durable et le bien-être social, avec un accent particulier sur l’éducation et l’action humanitaire. Sa mission repose notamment sur la prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité, dont les orphelins et les talibés, à travers des programmes adaptés et inclusifs.

Le nouveau complexe éducatif se distingue par ses infrastructures modernes comprenant des salles de classe équipées, du matériel pédagogique approprié, un accès à l’eau potable ainsi que des latrines séparées. Ce cadre vise à promouvoir un modèle éducatif intégré, conciliant enseignement coranique et apprentissages académiques, afin de mieux préparer les apprenants aux exigences du monde contemporain.

« Ce projet ambitionne de contribuer à la formation d’une jeunesse équilibrée, ancrée dans les valeurs religieuses et outillée pour relever les défis actuels », a déclaré le président de l’association, Cheikh Thierno Amadou Diallo.

Au-delà de sa portée éducative, cette réalisation constitue également un facteur de cohésion sociale, en renforçant les liens communautaires autour des valeurs de foi, de solidarité et de vivre-ensemble. Elle marque ainsi une avancée significative pour cette localité rurale, longtemps confrontée à un déficit d’infrastructures de base.

Toutefois, ANVESH lance un appel à l’endroit des autorités étatiques, des partenaires techniques et des bonnes volontés pour accompagner cet élan. Les besoins portent notamment sur l’équipement en tables-bancs, la dotation en manuels scolaires et le renforcement de l’encadrement pédagogique. L’association plaide également pour une amélioration des conditions de vie des maîtres coraniques et l’électrification de Ngokhoré Peulh, afin d’assurer un environnement propice à l’apprentissage et au développement local.

Avec cette inauguration, Ngokhoré Peulh amorce une nouvelle étape dans la promotion d’une éducation inclusive et durable, au croisement du savoir religieux et des connaissances modernes.

Grève des transporteurs : Kaolack paralysée par un mot d’ordre largement suivi

La grève de 72 heures décrétée par les transporteurs routiers du Sénégal connaît un large écho dans la région de Kaolack, où la mobilisation est particulièrement visible. Dès les premières heures de la journée, l’arrêt des activités a profondément perturbé la circulation et le transport des personnes, plongeant plusieurs axes routiers dans un calme inhabituel.

Selon Dame Lo, président régional du Regroupement des transporteurs, le mot d’ordre est respecté de manière quasi totale dans la ville de Mbossé Coumba Djiguene. Il souligne que les gares routières sont restées désertes et qu’aucun véhicule de transport en commun n’a quitté les lieux pour desservir les autres régions du pays. Cette immobilisation massive illustre, d’après lui, la détermination des acteurs du secteur à faire entendre leurs revendications.

À l’origine de ce mouvement d’humeur, plusieurs griefs sont soulevés par les transporteurs. Ces derniers dénoncent notamment une concurrence qu’ils jugent déloyale, ainsi que les conditions liées aux visites techniques des véhicules. Ils estiment que ces facteurs fragilisent leur activité et menacent leur survie économique dans un contexte déjà difficile.

Face à cette situation, les transporteurs appellent à une mobilisation continue durant toute la durée de la grève. Dame Lo invite ainsi l’ensemble des chauffeurs à maintenir la pression afin d’obtenir une réaction des autorités. Pour les initiateurs du mouvement, il s’agit de rappeler à l’État leur rôle essentiel dans le fonctionnement de l’économie nationale et dans la mobilité des populations.

Dakar : une violente agression à HLM Grand-Yoff déjouée par la police, trois suspects arrêtés

Une attaque d’une rare violence a été rapidement maîtrisée dans la matinée du 28 mars 2026 au quartier des HLM Grand-Yoff, dans la commune de HLM Grand-Yoff, grâce à l’intervention prompte des forces de l’ordre. Trois individus soupçonnés d’appartenir à une bande d’agresseurs ont été interpellés, tandis que plusieurs de leurs complices ont réussi à prendre la fuite.

Les faits se sont déroulés aux premières heures du jour, aux environs de 5 heures du matin, alors qu’un couple se rendait à son lieu de travail. Les victimes ont été violemment prises à partie par un groupe estimé à une dizaine de personnes. Sous la menace et la brutalité de l’attaque, les agresseurs ont réussi à dérober le sac à main de la femme, contenant de l’argent, un téléphone portable ainsi que des écouteurs, avant de tenter de disparaître dans les ruelles du quartier.

Alertées dans la foulée, les équipes de la Brigade de recherches se sont rendues sur les lieux et ont engagé une intervention rapide. Cette réactivité a permis non seulement de porter assistance aux victimes encore sous le choc, mais aussi de localiser et d’interpeller en flagrant délit trois suspects présumés impliqués dans l’agression.

Lors de leur audition, les mis en cause ont tenté de justifier leur présence sur les lieux à une heure aussi matinale en affirmant revenir d’un rassemblement religieux communément appelé « Thiant », tenu aux Parcelles Assainies. Malgré ces déclarations, ils ont été placés en garde à vue pour association de malfaiteurs et vol en réunion commis avec violence durant la nuit.

Augustin Senghor élu vice-président de l’Union mondiale des villes olympiques : une consécration pour Dakar et Gorée

Le maire de Gorée, commune d’arrondissement de Dakar, Augustin Senghor, vient d’accéder à un nouveau niveau de responsabilité internationale. Il a été élu vice-président de l’Union mondiale des villes olympiques (UMVO), une organisation qui regroupe les villes ayant accueilli ou appelées à accueillir les Jeux Olympiques. Cette information a été confirmée par un communiqué émanant de la municipalité de Dakar, qui salue une avancée majeure pour la représentation sénégalaise au sein des instances sportives mondiales.

Cette élection est présentée comme une reconnaissance d’un engagement constant en faveur des valeurs du mouvement olympique et du développement des territoires à travers le sport. Elle vient couronner un parcours déjà marqué par une implication progressive au sein de l’organisation internationale, puisque Augustin Senghor avait intégré le comité exécutif de l’UMVO en octobre 2025. Cette précédente étape avait déjà été perçue comme un signal fort de la confiance accordée à l’élu sénégalais, ouvrant la voie à cette nouvelle promotion.

Dans son communiqué, la Ville de Dakar met également en avant le rôle joué par son maire, Abass Fall, dont l’implication aurait été déterminante dans la conduite et le portage de cette candidature. L’initiative est décrite comme le résultat d’une diplomatie territoriale structurée, pensée de manière stratégique et orientée vers des résultats concrets, illustrant la volonté des autorités locales de renforcer la présence de Dakar dans les réseaux internationaux liés au sport et à la gouvernance urbaine.

L’Union mondiale des villes olympiques, fondée en 2002 par Athènes et Lausanne, constitue une plateforme d’échanges et de coopération entre les villes hôtes des Jeux Olympiques ou candidates à leur organisation. Elle vise principalement à favoriser le partage d’expériences, la valorisation des héritages olympiques et la promotion de bonnes pratiques en matière de développement urbain et sportif.

Tragique disparition de Serigne Fallou Dièye, enseignant engagé et gardien de l’équipe de Gadiaga (Bakel)

On en sait désormais davantage sur l’identité du joueur de l’équipe de football de Gadiaga, dans la région de Bakel, décédé tragiquement avant son évacuation vers le Centre hospitalier régional de Tambacounda. Il s’agit de Serigne Fallou Dièye, gardien de but de l’équipe et personnalité respectée aussi bien sur le terrain que dans sa communauté.

Sa disparition a provoqué une vive émotion dans son entourage, tant l’homme était apprécié pour ses qualités humaines. Proche des populations locales, Serigne Fallou Dièye était décrit par ses proches comme une personne généreuse, disponible et profondément engagée dans le développement de son environnement social. Son sens du partage et son altruisme faisaient de lui une figure particulièrement estimée.

Au-delà de sa passion pour le football, le défunt menait une carrière dans l’enseignement. Il s’était investi avec sérieux et dévouement dans le domaine éducatif, poursuivant un parcours marqué par la volonté de transmettre le savoir et d’accompagner les jeunes générations. Dans cette dynamique, il avait récemment composé aux épreuves écrites du Certificat d’Aptitude Pédagogique à Tambacounda, une étape importante de son cheminement professionnel. Le destin a malheureusement interrompu son ambition, l’empêchant de connaître les résultats de cet examen.

Son engagement ne s’arrêtait pas à la salle de classe. Serigne Fallou Dièye avait déjà exercé durant deux années au sein du CODEC de Sadatou, dans la cellule de Laminia, au village de Yélimalo, dans l’arrondissement de Kéniéba. À ce poste, il s’était distingué par son implication dans la formation des élèves et son rôle actif dans la vie scolaire locale, laissant le souvenir d’un éducateur rigoureux et dévoué.

De retour à Bakel, il avait poursuivi son engagement éducatif en intégrant le CODEC local, tout en continuant à nourrir sa passion pour le football en rejoignant l’équipe fanion de Gadiaga. Ce double engagement, à la fois dans l’éducation et le sport, illustrait parfaitement la richesse de son parcours et son attachement au service de sa communauté.

Affaire Pape Cheikh Diallo : Ass Dione en garde à vue, une enquête qui s’intensifie

Le chanteur religieux Ass Dione a été placé en garde à vue à la brigade de recherches de Keur Massar dans le cadre de l’enquête liée à l’affaire Pape Cheikh Diallo. Selon plusieurs sources médiatiques, son interpellation s’inscrit dans une vaste procédure judiciaire qui aurait déjà concerné de nombreuses personnes, avec un total estimé à plus d’une cinquantaine d’individus entendus ou arrêtés depuis le début des investigations.

D’après des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’artiste religieux aurait été soumis, comme les autres personnes impliquées dans ce dossier, à un test de dépistage du VIH sida. Toujours selon la même source, le résultat de ce test serait revenu positif. Cette information, non confirmée officiellement par les autorités judiciaires ou sanitaires, circule néanmoins dans la presse et suscite de nombreuses réactions.

Le journal Le Quotidien du groupe Futurs Médias revient par ailleurs sur les circonstances de son arrestation. Ass Dione aurait été activement recherché pendant environ quarante-huit heures par des gendarmes en civil. Les premières recherches menées à Touba n’auraient pas permis de le localiser, avant qu’il ne soit finalement retrouvé et interpellé à Dakar.

Dans le prolongement de l’enquête, Libération indique que le chanteur religieux aurait reconnu devant les enquêteurs entretenir des relations intimes avec l’animateur Pape Cheikh Diallo. La même source ajoute qu’il aurait également admis avoir consommé des substances illicites en petites quantités, expliquant que cela aurait été dans le but de, selon ses propos rapportés, améliorer ses performances lors de ses rencontres.

Saisie record de 916 kg de médicaments illicites à Koungheul : un coup dur porté aux réseaux clandestins

La Brigade mobile des Douanes de Koungheul, rattachée à la Direction régionale du Centre, a réalisé une importante opération dans le cadre de la lutte contre la criminalité pharmaceutique. Dans la nuit du 25 au 26 mars 2026, les agents ont intercepté une cargaison de produits illicites d’un poids total de 916 kilogrammes, pour une valeur estimée à plus de 118 millions de francs CFA.

Cette intervention fait suite à l’exploitation de renseignements jugés fiables et précis par les services douaniers. L’opération s’est déroulée sur des axes considérés comme stratégiques pour le trafic, notamment entre Dimiskha et Missirah, ainsi que sur le corridor Koucoto-Mbaye-Mbaye. Grâce à une coordination efficace et une surveillance accrue, les agents ont réussi à immobiliser deux véhicules qui transportaient ces produits frauduleux.

La cargaison saisie se compose d’une grande diversité de médicaments et de produits pharmaceutiques introduits illégalement sur le territoire. Parmi eux figurent des antalgiques, des antibiotiques, des anti-inflammatoires, des aphrodisiaques ainsi que des produits destinés à un usage vétérinaire. Ces substances, dont l’origine et les conditions de conservation sont souvent douteuses, représentent un danger sérieux pour la santé des populations et des animaux.

L’évaluation de la saisie a été effectuée avec l’appui d’un professionnel du secteur pharmaceutique, en l’occurrence le pharmacien Mamadou Tounkara, basé à Koungheul et membre du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal. Son expertise a permis d’estimer avec précision la valeur marchande des produits interceptés, mais aussi de souligner les risques sanitaires associés à leur circulation clandestine.

Passy : Darou Ndiayène doté d’un moulin à mil, un levier pour l’autonomisation des femmes

Le village de Darou Ndiayène, situé dans la commune de Passy, a franchi une étape importante dans son développement avec la mise en service d’un moulin à mil offert par le maire Baye Niass, également directeur général de l’Agence de Construction des Bâtiments et Édifices Publics (ACBEP).

L’inauguration de cette infrastructure de proximité marque un tournant pour les populations locales, en particulier pour les femmes, longtemps confrontées à de pénibles corvées domestiques. Jusqu’ici, ces dernières devaient parcourir plusieurs kilomètres pour faire moudre le mil dans des localités voisines ou s’adonner au pilage manuel, une activité éprouvante et chronophage.

Dans les zones rurales, l’absence d’équipements de transformation constitue en effet un frein majeur à l’amélioration des conditions de vie des femmes. Le pilage du mil, indispensable à la préparation des repas, mobilise quotidiennement plusieurs heures de travail, avec des conséquences notables sur la santé, notamment des douleurs lombaires et une fatigue persistante.

« Dès les premières heures de la journée, les femmes s’activent autour de tâches domestiques lourdes. Le pilage du mil reste l’une des corvées les plus pénibles », a souligné Baye Niass lors de la cérémonie, insistant sur la nécessité d’alléger ces charges.

Avec la mise en service du moulin, les ménages de Darou Ndiayène bénéficieront désormais d’un service accessible, réduisant considérablement les déplacements et le temps consacré à cette activité. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation du monde rural, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie et à la sécurité des populations.

Prenant la parole devant les habitants, l’édile de Passy a mis en exergue la portée sociale et économique de cette réalisation. « L’autonomisation de la femme commence par la réduction de ses charges domestiques », a-t-il déclaré, rappelant les difficultés engendrées par l’absence de moulin dans le village.

Dans la perspective d’une gestion durable de l’équipement, Baye Niass a exhorté les bénéficiaires à en assurer un entretien rigoureux. Il a également recommandé la mise en place d’un comité de gestion, condition essentielle pour garantir la pérennité de l’infrastructure et envisager, à terme, l’acquisition de nouveaux équipements structurants.

Avec ce moulin à mil, Darou Ndiayène amorce ainsi une transformation concrète de son quotidien, illustrant l’impact significatif des initiatives locales sur le bien-être et l’autonomisation des communautés rurales.

Serigne Mountakha Mbacké en retraite spirituelle de trois semaines : un temps de ressourcement et de recul

Le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a décidé d’observer une retraite spirituelle de trois semaines. L’annonce a été faite par son porte-parole du jour, Serigne Abdou Latyf Mbacké, qui a relayé le message du guide religieux à l’endroit des fidèles.

Dans sa déclaration, le porte-parole a précisé que cette décision est motivée par plusieurs facteurs, notamment l’âge du khalife, le poids des responsabilités qu’il assume à la tête de la confrérie mouride, ainsi que des considérations personnelles. Il a tenu à souligner que cette retraite ne constitue pas un retrait définitif, mais plutôt une parenthèse nécessaire pour permettre au patriarche de se ressourcer spirituellement et physiquement.

« Le khalife a décidé de prendre une retraite de trois semaines. Il est conscient de votre attachement et de votre engagement à ses côtés dans l’œuvre de Serigne Touba, mais il souhaite se retirer rien que pour ce moment afin de mieux revenir », a déclaré Serigne Abdou Latyf Mbacké, insistant sur la volonté du guide de revenir avec davantage d’énergie pour poursuivre sa mission.

Cette période de retrait coïncide avec les dernières semaines du mois de la Korité, un moment déjà empreint de spiritualité et de recueillement pour de nombreux fidèles. Malgré cette absence temporaire, les disciples ne seront pas livrés à eux-mêmes. Le porte-parole a rassuré que l’accueil sera maintenu pour ceux qui souhaitent se rendre auprès du khalife. Il a précisé que les représentants seront présents pour recevoir les visiteurs et répondre à leurs préoccupations, assurant ainsi une continuité dans l’encadrement religieux.

Ce type de retraite spirituelle n’est pas une première pour Serigne Mountakha Mbacké. Le guide des Mourides est en effet connu pour s’accorder régulièrement des moments de recul, loin de l’effervescence quotidienne liée à ses hautes fonctions. Ces périodes de retrait lui permettent de se consacrer davantage à la prière, à la méditation et au renforcement de sa relation spirituelle, dans la droite ligne de l’héritage de Cheikh Ahmadou Bamba.

Désinformation : El Hadj Diouf annonce une plainte après des rumeurs d’arrestation

L’avocat El Hadj Diouf est monté au créneau pour dénoncer une nouvelle vague de désinformation ciblant sa personne. Dans la nuit de samedi à dimanche, une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux, notamment via l’application Facebook, a affirmé qu’il aurait été interpellé dans le cadre de l’affaire Pape Cheikh Diallo. Une information que l’intéressé a catégoriquement rejetée.

Sortant de son silence, l’avocat s’est exprimé au micro de Walf FM pour apporter un démenti formel et dénoncer ce qu’il considère comme une campagne de déstabilisation répétée. Visiblement agacé, il a fustigé des attaques qu’il dit subir de manière récurrente, évoquant des rumeurs persistantes allant jusqu’à annoncer sa mort ou encore une supposée maladie l’ayant immobilisé.

Face à ces allégations qu’il juge mensongères et malveillantes, El Hadj Diouf a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant être en parfaite santé et libre de ses mouvements. Il a notamment démenti avec fermeté les informations faisant état de son arrestation par la brigade de recherches de Keur Massar, qualifiant ces affirmations de simples fantasmes de ses détracteurs.

Déterminé à faire cesser ces agissements, l’avocat a annoncé son intention de saisir la justice dans les plus brefs délais. Il entend déposer une plainte auprès du procureur de la République afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les auteurs de ces fausses informations soient identifiés et sanctionnés.

Pour El Hadj Diouf, il s’agit avant tout de défendre son honneur et son droit à vivre sereinement avec sa famille, loin des attaques qu’il qualifie d’injustifiées. Il affirme ne pas se laisser intimider et promet d’aller jusqu’au bout pour protéger sa réputation face à ce qu’il considère comme une tentative de nuisance délibérée.

Kaolack : la VAE au service de la reconnaissance des acteurs de l’alphabétisation

À Kaolack, l’Inspection d’Académie a abrité, ce samedi, une journée de partage consacrée au dispositif de certification des facilitateurs en alphabétisation par la Validation des acquis de l’expérience (VAE). Cette initiative du ministère en charge du secteur vise à valoriser les compétences acquises sur le terrain par les acteurs de l’alphabétisation.

La rencontre s’est tenue en présence du directeur de l’Alphabétisation et des Langues nationales, Aliou Fall, accompagné d’une délégation composée notamment d’agents de la Division des examens et concours.

Prenant la parole, l’inspecteur d’Académie de Kaolack, Samba Diakhaté, a rappelé que cette initiative vient corriger une insuffisance longtemps décriée dans le sous-secteur.

« En matière d’alphabétisation, l’un des problèmes majeurs reste la non-prise en compte des acquis de l’expérience. Certains acteurs cumulent plus de dix ans d’expérience sans pouvoir bénéficier d’une reconnaissance officielle, faute d’intégration dans le système formel », a-t-il expliqué.

Ce manque de reconnaissance a été perçu par les acteurs comme une forme de dévalorisation. Toutefois, le ministère s’est engagé, depuis quelques années, à corriger cette situation à travers la mise en place d’un dispositif de certification. « Cette initiative permettra à nos opérateurs en alphabétisation de faire certifier leurs compétences et de mieux contribuer au développement du pays », a ajouté M. Diakhaté.

De son côté, le directeur de l’Alphabétisation et des Langues nationales a insisté sur l’importance de la Validation des acquis de l’expérience.

Selon Aliou Fall, ce processus, engagé depuis plusieurs années, est aujourd’hui en phase de mise à l’échelle. « La VAE permet de valoriser les expériences acquises par les facilitateurs en alphabétisation. Elle ouvre également de nouvelles perspectives, tout en contribuant à améliorer la qualité des enseignements-apprentissages », a-t-il souligné.

Il a par ailleurs précisé que cette journée de partage vise à sensibiliser, informer et mettre à niveau l’ensemble des acteurs concernés afin de favoriser une meilleure appropriation du dispositif.

Malgré ces avancées, le sous-secteur de l’alphabétisation reste confronté à des difficultés majeures, notamment le sous-financement. Les responsables ont rappelé que le Programme national d’éducation des jeunes et des adultes est entièrement financé par l’État, avec des ressources limitées.

À ce jour, environ 500 classes d’alphabétisation sont ouvertes à travers le pays, un nombre jugé insuffisant pour atteindre l’objectif d’éradication de l’analphabétisme. Les acteurs ont également évoqué les recommandations de la Conférence de Bamako, qui préconisent l’allocation de 3 % du budget national au secteur, un objectif encore loin d’être atteint.

Cette journée de partage constitue ainsi une étape importante vers la professionnalisation des acteurs de l’alphabétisation et relance le débat sur les moyens à mobiliser pour relever durablement les défis du secteur.

Guinguinéo – Saté Waly : l’Association des élèves et étudiants mise sur le savoir avec une nouvelle bibliothèque

À Saté Waly, dans le département de Guinguinéo, région de Kaolack, l’Association des élèves et étudiants a marqué un temps fort de ses traditionnelles 72 heures d’activités en procédant à l’inauguration de la bibliothèque « Capitaine Abdoulaye Alphonse Lucien Ndiaye ». Une initiative qui s’inscrit dans une dynamique citoyenne portée depuis plus d’une décennie par cette organisation engagée dans la promotion de l’éducation et du développement local.

Comme chaque année, ces 72 heures d’activités ont mobilisé élèves, étudiants, autorités locales et populations autour de diverses manifestations culturelles, éducatives et sociales. Mais l’édition de cette année restera particulièrement marquante avec la mise en service de cette infrastructure dédiée au savoir.

Selon le coordonnateur national du projet DGD-22-26, Papa Samba Ba, cette bibliothèque vise à offrir aux jeunes un cadre propice à l’apprentissage, à la recherche et à la réussite scolaire. « Cet espace est un outil essentiel pour accompagner les élèves dans leurs études et contribuer à l’émergence d’une génération instruite et compétente », a-t-il souligné.

L’infrastructure porte le nom du capitaine Abdoulaye Alphonse Lucien Ndiaye, une figure emblématique originaire de Saté Waly. Né le 1er juillet 1928, il s’est engagé dans l’armée française en 1946 avant de rejoindre les forces armées africaines après les indépendances. Il a occupé des fonctions importantes, notamment en tant que commandant du corps national des sapeurs-pompiers en 1965, où il a initié plusieurs réformes dans un contexte marqué par de nombreux défis.

Son parcours a également été marqué par des épreuves, notamment son arrestation en mars 1967 dans un climat politique tendu, sous la présidence de Léopold Sédar Senghor. Accusé de non-dénonciation présumée de complot, il a été détenu et interrogé aux côtés d’autres militaires et civils. Son témoignage reste aujourd’hui un pan important de la mémoire historique du Sénégal.

À travers le choix de ce nom, les initiateurs de la bibliothèque entendent non seulement rendre hommage à un fils du terroir, mais aussi transmettre aux jeunes générations des valeurs de courage, d’engagement et de résilience.

Les populations de Saté Waly ont salué cette réalisation, perçue comme un levier essentiel pour l’éducation et le développement de la localité. Pour l’Association des élèves et étudiants, cette bibliothèque n’est qu’une étape dans un engagement durable visant à renforcer l’accès au savoir et à promouvoir l’excellence académique en milieu rural.

Fissel : Ousmane Sonko annonce l’électrification prochaine de 35 villages et dénonce le blocage du programme ASER

En déplacement ce samedi à Fissel, le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé à l’inauguration du siège de son parti, le Pastef. Une occasion pour les populations locales et celles des environs de lui soumettre plusieurs doléances, notamment liées à l’accès à l’électricité.

Face à ces préoccupations, le chef du gouvernement a tenu à rassurer. Il a annoncé que 35 villages seront électrifiés dans un futur proche, dans le cadre des efforts engagés par l’État pour améliorer l’accès à l’énergie en milieu rural.

« 35 villages seront électrifiés très prochainement. C’est le travail que nous sommes en train de faire à travers le Sénégal », a déclaré le leader de Pastef devant une foule acquise à sa cause.

Cependant, Ousmane Sonko n’a pas manqué de dénoncer ce qu’il considère comme des entraves au déploiement du programme d’électrification. Évoquant le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale, il a accusé certains acteurs de bloquer un projet majeur sur la base d’allégations infondées.

« Certains font preuve de méchanceté. Parce qu’ils sont à Dakar et ont de l’électricité, ils n’ont pas besoin d’aller de village en village pour charger leurs téléphones portables. Voilà maintenant deux ans que le programme le plus important dans ce domaine est bloqué sur des accusations sans tête ni queue », a-t-il fustigé.

Le Premier ministre a toutefois promis davantage d’éclaircissements dans les prochains jours. Il a annoncé qu’une communication officielle sera faite par Jean Michel Sène, qui devrait tenir une conférence de presse en début de semaine.

« Je n’en dirai pas plus parce que Jean Michel Sène fera une conférence de presse lundi ou mardi et les choses seront plus claires. Notre régime n’a rien à cacher », a-t-il assuré.

Grève dans les transports : le gouvernement entre fermeté et appel au dialogue à l’approche des fêtes

À la suite de la rencontre tenue le 26 mars 2026 entre le gouvernement et les acteurs des transports routiers, le climat reste mitigé dans le secteur. Cette réunion, qui visait à examiner les plateformes revendicatives déposées par plusieurs organisations syndicales, n’a pas permis d’aboutir à un consensus global, même si une partie importante des acteurs a décidé de ne pas suivre le mot d’ordre de grève.

En effet, malgré les discussions engagées avec les autorités, certaines organisations syndicales ont maintenu leur décision d’observer une grève de trois jours, prévue du 30 mars au 1er avril 2026. Une position qui laisse présager des perturbations dans le transport public et privé, notamment dans un contexte particulièrement sensible marqué par l’approche de la fête de l’indépendance du 4 avril et de la célébration de Pâques.

Conscient des enjeux, le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a pris les devants à travers une lettre circulaire adressée aux gouverneurs de région. Dans ce document, il alerte sur les risques de désorganisation du secteur et appelle les autorités administratives à anticiper les éventuelles difficultés liées à ce mouvement d’humeur.

Le ministre insiste notamment sur la nécessité de garantir la continuité du service pour les usagers qui dépendent quotidiennement des transports. Il demande ainsi aux gouverneurs de prendre toutes les mesures appropriées pour accompagner et sécuriser les exploitants qui choisiront de poursuivre leurs activités durant la période de grève. L’objectif affiché est d’éviter un blocage total du secteur et de limiter les impacts économiques et sociaux.

Dans le même temps, Yankhoba Diémé réaffirme la position du gouvernement, qui se veut à la fois ouverte et ferme. Il souligne que les autorités restent disposées à poursuivre le dialogue avec les syndicats afin de trouver des solutions durables aux revendications exprimées. Toutefois, il prévient que l’État ne tolérera aucun acte portant atteinte à la liberté de circulation des personnes et des biens, un principe fondamental que le gouvernement entend faire respecter.

Affaire Pape Cheikh Diallo : un chanteur de xasida interpellé, la liste des suspects s’allonge

La Brigade de recherches de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a procédé à une nouvelle arrestation dans le cadre de l’affaire impliquant Pape Cheikh Diallo et ses présumés complices. Cette interpellation porte désormais à 52 le nombre de personnes arrêtées depuis le début de l’enquête, signe de l’ampleur et de la complexité du dossier.

Le dernier suspect appréhendé est Ass Dione, plus connu du grand public sous son nom de scène Ass Xasida. Artiste évoluant dans le registre du xasida, un genre musical profondément ancré dans la tradition religieuse sénégalaise, il rejoint ainsi une liste déjà longue de personnes soupçonnées d’être liées à cette affaire aux multiples ramifications.

Selon des sources concordantes, les éléments de la gendarmerie ont agi dans le cadre de la poursuite des investigations en cours, lesquelles visent à faire toute la lumière sur les faits reprochés aux différents mis en cause. L’interpellation de cette figure du milieu artistique suscite déjà de nombreuses réactions, tant dans l’opinion publique que dans les cercles culturels.

Le procureur de la République, Saliou Dicko, a été officiellement informé de cette nouvelle évolution. Sous son autorité, l’enquête se poursuit activement afin de déterminer les responsabilités de chacun et de reconstituer les faits avec précision.

À ce stade, les autorités judiciaires restent discrètes sur les charges exactes retenues contre les suspects, privilégiant la rigueur de la procédure et la préservation du secret de l’instruction. Toutefois, le nombre élevé d’interpellations laisse entrevoir une affaire d’envergure, susceptible d’impliquer plusieurs réseaux ou ramifications encore en cours d’identification.

« XOROM NALA » : Kaolack ambitionne de s’imposer sur le marché international

À Sing-Sing, dans la commune de Kaolack, la société Le Comptoir du Sel a procédé au lancement officiel de sa nouvelle marque de sel baptisée « XOROM NALA ». Une initiative à forte portée économique et sociale, qui ambitionne de repositionner la région comme un pôle stratégique de production et de transformation du sel.

Une valorisation des ressources locales

Ce lancement s’inscrit dans une dynamique de valorisation du sel local, ressource emblématique du Saloum. À travers « XOROM NALA », l’entreprise entend promouvoir la transformation industrielle sur place, afin de créer davantage de valeur ajoutée et de réduire la dépendance aux importations.

Selon sa directrice, Awa Sarr Sy, cette initiative est née d’une volonté claire :

« Contribuer au développement économique de la région de Kaolack à partir de son immense potentiel, notamment dans la filière du sel. »

Structurer une filière en difficulté

Le projet met en lumière les difficultés rencontrées par les producteurs locaux, souvent dispersés entre Kaolack, Kaffrine et Fatick, et confrontés à des problèmes d’écoulement et d’organisation.

En s’appuyant sur des partenaires techniques comme la Chambre de commerce et d’industrie, Le Comptoir du Sel œuvre à structurer la filière, à améliorer les conditions de production et à garantir des débouchés plus stables aux acteurs.

Promouvoir le consommer local et créer de l’emploi

Au-delà de la production, la marque « XOROM NALA » se positionne comme un symbole du « consommer local ». L’entreprise appelle ainsi chaque ménage à adopter ce produit national, accessible et destiné en priorité aux populations sénégalaises.

Ce projet devrait également générer des emplois pour les jeunes et les femmes, notamment dans les domaines de la transformation, du conditionnement et de la distribution.

Une ambition nationale et internationale

Déjà présente dans plusieurs circuits de distribution, la marque enregistre une forte demande. L’entreprise fournit des industries nationales avec des volumes estimés à 40 tonnes, tout en exportant du sel en vrac vers des pays de la sous-région comme la Guinée, le Mali et le Burkina Faso.

Dans cette dynamique, Awa Sarr Sy affiche des ambitions claires : conquérir le marché international et faire du sel de Kaolack une référence au-delà des frontières.

Un appel à l’accompagnement institutionnel

Pour consolider cette croissance, la directrice plaide pour un accompagnement accru des autorités territoriales et étatiques. Elle insiste sur la nécessité de soutenir les initiatives locales capables de transformer durablement les économies régionales.

Avec « XOROM NALA », Kaolack confirme ainsi son potentiel en tant que hub économique du Saloum, où innovation locale et ressources naturelles se conjuguent pour impulser un développement inclusif et durable.

Trafic de drogue à la frontière sénégalo-malienne : 16 kg de chanvre indien saisis par le GARSI 1 à Sinthiou Deboukholé

Dans la nuit du 24 au 25 mars 2026, une opération de surveillance menée par les éléments du Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI 1) a permis de mettre la main sur un trafiquant de drogue dans une zone stratégique proche de la frontière entre le Sénégal et le Mali.

L’interception s’est déroulée à l’intersection de la route nationale 2 (RN2) et de la piste menant à Amadji, dans la localité de Sinthiou Deboukholé. Cette zone, connue pour être un point de passage discret, est régulièrement surveillée par les forces de défense et de sécurité en raison des activités illicites qui s’y développent.

Selon les informations recueillies, le suspect circulait à moto et transportait une importante cargaison de chanvre indien. Au total, 16 kilogrammes de drogue ont été découverts, soigneusement conditionnés, ce qui laisse penser à une opération de convoyage bien organisée en direction d’autres destinations, probablement à l’intérieur du territoire ou au-delà des frontières.

C’est au cours d’une patrouille nocturne que les agents du GARSI 1 ont repéré le comportement suspect de l’individu. Leur intervention rapide a permis de procéder à son interpellation sans incident majeur. La drogue saisie a immédiatement été placée sous scellés, conformément aux procédures en vigueur en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants.

Après son arrestation, le suspect ainsi que la marchandise ont été remis à la brigade de gendarmerie de Kidira, territorialement compétente, pour la suite des investigations. Une enquête judiciaire a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Les autorités cherchent désormais à remonter la filière. Les investigations en cours visent notamment à identifier les commanditaires de ce trafic, à comprendre les circuits d’approvisionnement et à démanteler les réseaux de distribution opérant dans cette zone frontalière sensible.

Indépendance du Sénégal : plus de 5 000 participants attendus dans la zone militaire n°3

À l’approche de la célébration de la fête de l’indépendance du Sénégal , prévue le 4 avril, les préparatifs s’intensifient dans la zone militaire n°3 couvrant Kaolack, Kaffrine et Fatick. Face à la presse, le commandant de ladite zone, le colonel Massamba Thiam, a décliné les grandes lignes du dispositif organisationnel de cet événement marquant l’accession du pays à la souveraineté internationale.

Selon le commandant de zone, les festivités démarreront le 2 avril avec une répétition générale destinée à peaufiner le déroulement des différentes séquences. Le 3 avril sera consacré à la traditionnelle retraite aux flambeaux, animée par la fanfare des armées dans les chefs-lieux de région, avec une forte mobilisation populaire attendue.

Le point d’orgue interviendra le 4 avril avec un important défilé militaire, paramilitaire et civil. Au total, 5 086 éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS), ainsi que des civils, prendront part à cet événement dans les trois régions. Dans le détail, 948 FDS défileront à Kaolack, 430 à Kaffrine et 633 à Fatick.

La participation civile sera également significative, avec la présence d’établissements scolaires, de mouvements de jeunesse, d’anciens combattants, de collectivités territoriales ainsi que de conducteurs de motos « Jakarta », soumis à des mesures strictes de sécurité. Les majorettes viendront, quant à elles, rehausser l’animation du défilé.

En termes de mobilisation globale, Kaolack enregistrera environ 1 959 participants, contre 1 438 à Kaffrine et 1 689 à Fatick, confirmant l’ampleur de l’événement dans la zone centre du pays.

Par ailleurs, une innovation majeure est annoncée à Kaolack avec la délocalisation du défilé. Habituellement organisé sur l’avenue El Hadji Ibrahima Niass, il se tiendra cette année à l’intersection de la route nationale n°1 et de ladite avenue.

Enfin, le colonel Massamba Thiam a lancé un appel aux populations des trois régions à se mobiliser massivement pour célébrer cette fête nationale dans l’unité et le civisme. Cette édition 2026 est placée sous le thème : « Les Forces de défense et de sécurité, partenaires des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 ».

Abdou Mbow défend la candidature de Macky Sall à l’ONU et évoque un soutien majoritaire de 34 États africains

Le débat autour de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies continue de susciter de vives réactions. Ce vendredi 27 mars 2026, le député Abdou Mbow est monté au créneau pour défendre la « crédibilité » de cette ambition, tout en proposant une lecture différente des récents blocages observés au sein de l’Union africaine.

Dans sa déclaration, le parlementaire insiste sur un point central : malgré l’échec de la procédure de silence, une majorité d’États africains soutiendrait bel et bien la candidature de l’ancien chef de l’État sénégalais. Selon lui, 34 pays se sont déjà prononcés en faveur de la résolution de soutien, constituant ainsi un socle diplomatique solide à l’échelle continentale. Une donnée qu’il considère comme déterminante dans la perspective de la course au poste de secrétaire général.

Abdou Mbow s’attache également à nuancer la portée des oppositions enregistrées. Les 20 États ayant initialement rompu le silence ne se seraient pas opposés sur le fond de la candidature, mais plutôt sur la forme du processus. Il évoque notamment une procédure d’urgence jugée trop courte, limitée à 24 heures, qui n’aurait pas permis une concertation approfondie entre les capitales africaines. Dans cette optique, il souligne que certaines réserves commencent déjà à s’estomper, citant le retrait des objections de pays comme l’Égypte et le Liberia, ce qui renforcerait progressivement la position de Macky Sall.

L’un des aspects les plus sensibles de cette prise de parole concerne la position officielle du Sénégal. Alors que les autorités sénégalaises avaient indiqué, via leur mission à Addis-Abeba, ne pas être associées à cette démarche, Abdou Mbow conteste fermement cette version. Il affirme que Macky Sall a bien adressé une correspondance au président Bassirou Diomaye Faye pour l’informer de son intention de briguer ce poste. Une précision qui vise, selon lui, à dissiper toute ambiguïté sur l’existence d’un minimum de concertation institutionnelle entre l’ancien et l’actuel chef de l’État.

Au-delà de la controverse, cette sortie met en lumière une réalité diplomatique plus nuancée. Si l’Union africaine n’a pas réussi à dégager un consensus formel, l’existence d’un soutien majoritaire pourrait néanmoins servir de base stratégique dans les négociations internationales. Pour les partisans de Macky Sall, l’enjeu est désormais de transformer cette majorité relative en un bloc uni capable de peser face aux autres régions du monde, notamment au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies, où se joue en grande partie la désignation du futur secrétaire général.

Dans un contexte marqué par des divisions africaines et des tensions politiques internes, la bataille autour de cette candidature dépasse largement le cadre personnel. Elle interroge la capacité du continent à s’accorder sur des ambitions communes et à défendre efficacement ses intérêts dans les instances internationales. Pour Macky Sall et ses soutiens, le défi est désormais clair : convertir un soutien dispersé en véritable force diplomatique.

Secrétaire général de l’ONU : la candidature de Macky Sall rejetée après l’opposition de 20 États africains

Coup d’arrêt pour la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. La Commission de l’Union africaine a annoncé ce 27 mars 2026, depuis Addis-Abeba, l’échec de la procédure dite de « silence » engagée pour valider officiellement le soutien du continent à l’ancien président sénégalais.

Dans une note adressée au ministère des Affaires étrangères de l’Éthiopie ainsi qu’aux missions permanentes des États membres, l’institution continentale précise que vingt pays ont formellement rompu le silence avant l’échéance fixée à la fin de la journée. Cette opposition collective empêche automatiquement l’adoption du projet de décision qui visait à faire de Macky Sall le candidat unique de l’Afrique à cette fonction stratégique.

La procédure de silence, souvent utilisée au sein de l’Union africaine pour accélérer la prise de décision, repose sur un principe simple : en l’absence d’objection formelle dans un délai donné, la proposition est considérée comme adoptée par consensus. Mais dans ce cas précis, le nombre élevé d’États opposés a totalement bloqué le mécanisme, révélant des divisions profondes au sein de l’organisation.

Au total, 20 États membres — dont le Sénégal lui-même — ont exprimé leur désaccord avec le projet de soutien. Une situation pour le moins paradoxale, qui souligne la complexité des équilibres diplomatiques autour de cette candidature. En face, 34 des 54 pays membres de l’Union africaine s’étaient prononcés en faveur de Macky Sall, un soutien majoritaire mais insuffisant dans un système qui exige l’absence d’opposition significative.

Cet échec met en lumière les difficultés persistantes de l’Afrique à parler d’une seule voix sur les grandes échéances internationales. Alors que l’Union africaine plaidait pour une candidature unifiée afin de peser davantage dans le processus de désignation du futur secrétaire général de l’ONU, les divergences internes ont finalement pris le dessus.

Malgré ce revers, la dynamique autour de Macky Sall n’est pas totalement stoppée. Le Burundi, par la voix de son président Evariste Ndayishimiye, s’est engagé à porter officiellement sa candidature. Une initiative qui ouvre la voie à une candidature individuelle, en dehors d’un consensus continental, mais qui pourrait s’avérer plus difficile à défendre sur la scène internationale, notamment face aux grandes puissances et aux autres blocs régionaux.

Le calendrier reste toutefois serré. Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 1er avril 2026 pour participer aux dialogues interactifs prévus à partir du 20 avril. Dans ce contexte, Macky Sall devra désormais compter sur des soutiens bilatéraux et une stratégie diplomatique élargie pour espérer exister dans la course à la succession à la tête des Nations Unies.

Au-delà du cas personnel de l’ancien chef de l’État sénégalais, cet épisode révèle une fois de plus les limites du fonctionnement consensuel de l’Union africaine dans les dossiers à forte portée stratégique. Une réalité qui pourrait peser lourd dans la capacité du continent à influencer les grandes décisions de gouvernance mondiale.

Mbour : la ministre de la Justice en immersion pour une réforme en profondeur des conditions carcérales

La ministre de la Justice,Yacine Fall, a effectué ce jeudi 26 mars une visite de terrain à Mbour, dans l’ouest du Sénégal, marquant une étape importante dans sa volonté de rapprocher l’institution judiciaire des réalités quotidiennes. Cette immersion l’a conduite successivement au Tribunal de Grande Instance et à la Maison d’Arrêt et de Correction, deux structures clés du dispositif judiciaire et pénitentiaire local.

Selon un communiqué officiel de son département, cette visite s’inscrit dans une démarche d’écoute et de dialogue direct avec les acteurs du service public de la justice. Sur place, la ministre a tenu à échanger sans filtre avec les magistrats, le personnel judiciaire, les agents de l’administration pénitentiaire ainsi que les détenus. Cette approche de proximité lui a permis de recueillir des témoignages concrets sur les conditions de travail, mais aussi sur la réalité de la détention au quotidien.

Au Tribunal de Grande Instance de Mbour, les discussions ont notamment porté sur les défis liés au fonctionnement des juridictions, notamment les questions d’effectifs, de moyens logistiques et de célérité dans le traitement des dossiers. Les acteurs judiciaires ont ainsi pu exposer leurs préoccupations, tout en partageant leurs attentes en matière de réformes et d’amélioration des performances du système.

La visite à la Maison d’Arrêt et de Correction a constitué un moment fort de ce déplacement. En rencontrant directement les détenus, Yacine Fall a pu mesurer l’ampleur des difficultés liées à la surpopulation carcérale, aux conditions de vie et aux enjeux de réinsertion. Les échanges ont également permis d’aborder la question de la dignité humaine en milieu carcéral, un axe central de la politique pénitentiaire que souhaite impulser la ministre.

À travers cette initiative, l’objectif affiché est clair : engager des réformes durables pour améliorer les conditions de détention, tout en promouvant des alternatives crédibles à l’incarcération. Il s’agit également de bâtir une justice plus humaine, respectueuse des droits fondamentaux, et résolument orientée vers la réinsertion sociale des personnes privées de liberté.

Drame à la Médina : un élève de 11 ans meurt écrasé par un monte-charge sur un chantier

Un tragique accident s’est produit le mardi 24 mars 2026 aux environs de 15 heures à la rue 45×34 de la Médina, à Dakar, où un chantier d’immeuble R+6 en construction a viré au drame. Un monte-charge utilisé pour transporter des briques s’est renversé, causant la mort d’un élève de 11 ans qui se trouvait sur les lieux.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, des ouvriers étaient en pleine manœuvre pour acheminer des briques du rez-de-chaussée jusqu’au sixième étage à l’aide d’un élévateur. Au cours de l’opération, l’appareil aurait connu une défaillance technique. La corde du dispositif, en rotation, aurait cédé ou dysfonctionné, entraînant la chute brutale du monte-charge ainsi que de son chargement.

Au moment de l’incident, plusieurs jeunes écoliers passaient à proximité du chantier. Pris de panique, certains ont réussi à s’échapper, mais l’un d’eux, identifié sous les initiales P.S. Sène, âgé de 11 ans, a été mortellement percuté. L’enfant est décédé sur le coup, plongeant le quartier dans l’émoi et la consternation.

Suite à ce drame, les autorités ont rapidement ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident et situer les responsabilités. Cinq ouvriers présents sur le chantier au moment des faits ont été interpellés par les éléments du commissariat de la Médina. Ils ont été placés en garde à vue avant d’être déférés, le 26 mars 2026, devant le parquet de Dakar.

Ces derniers sont poursuivis pour homicide involontaire, une qualification pénale qui pourrait évoluer en fonction des conclusions de l’enquête. Cette affaire relance le débat sur le respect des normes de sécurité sur les chantiers de construction, notamment dans les zones urbaines très fréquentées, où les populations, y compris les enfants, sont exposées à des risques majeurs au quotidien.

Scandale au sommet : aveux en cascade après l’exploitation des téléphones saisis

L’enquête en cours prend une tournure spectaculaire. Selon des révélations du journal Libération dans sa livraison du vendredi 27 mars, plusieurs personnes impliquées dans une affaire aux ramifications complexes ont fini par céder face aux preuves extraites de leurs téléphones.

D’après le quotidien, la confrontation avec les données numériques a été décisive. Mis devant des éléments jugés accablants, Kader Dia aurait craqué lors de son audition. Après une phase de dénégation, il aurait finalement reconnu des faits compromettants, évoquant notamment une relation qu’il qualifie lui-même d’« aventure » avec Pape Cheikh Diallo, ainsi que d’autres implications encore en cours d’exploitation par les enquêteurs.

Dans le même sillage, Ousmane Kadior Ka, lui aussi confronté aux preuves techniques issues des téléphones saisis, aurait fini par passer aux aveux après avoir initialement nié toute implication. Les enquêteurs semblent s’appuyer fortement sur les échanges, contenus multimédias et historiques récupérés pour établir les responsabilités.

L’affaire prend une dimension encore plus sensible avec les déclarations de l’étudiant Khalifa Traoré . Ce dernier aurait reconnu des relations sexuelles avec Pape Cheikh Diallo, confirmant ainsi certains éléments déjà soupçonnés par les enquêteurs et renforçant la cohérence des témoignages recueillis.

Ces aveux successifs interviennent dans un contexte d’opération d’envergure. À ce stade de la procédure, l’enquête aurait déjà conduit à l’interpellation de 51 personnes, dont 47 Sénégalais, mais aussi des ressortissants étrangers, notamment un Français, un Camerounais, un Ivoirien et un Tchadien. Ce caractère multinational laisse entrevoir un réseau structuré, dont l’étendue réelle reste encore à déterminer.

Les sources proches du dossier évoquent désormais la possibilité d’une vague d’arrestations encore plus importante dans les prochains jours. Les autorités judiciaires semblent déterminées à aller au bout de cette affaire, qui pourrait révéler des ramifications inattendues dans différents milieux.

Un rendez-vous stratégique pour l’écosystème entrepreneurial africain

Dakar, 26 mars 2026 – L’hôtel Room (ex Radisson Blu Dakar) a accueilli ce jeudi un afterwork business de haut niveau organisé par Social Business Impact, réunissant près de 300 acteurs du monde entrepreneurial et de l’investissement. Cet événement marque une étape décisive pour l’écosystème africain, avec le lancement officiel du TIC – Teranga Investor Club, un cercle sélectif de jeunes entrepreneurs-investisseurs.

Fondé par Mohamed Faye, PDG de M&N Capital Group et Cautiona Sénégal, Moustapha Thiam, PDG d’Exigences Group, et Ibrahima Badji, le club se veut un catalyseur de synergies stratégiques et un moteur de croissance pour les entreprises africaines. Selon ses initiateurs, la vision est claire : créer un réseau d’investisseurs engagés, favoriser les synergies stratégiques et accélérer la croissance des entreprises africaines.

Une ambition structurante

Le TIC entend accompagner les jeunes entrepreneurs dans cinq secteurs clés de l’économie sénégalaise : l’élevage, l’agriculture, l’immobilier, ainsi que d’autres domaines porteurs. Les fondateurs insistent sur l’importance de bâtir un tissu économique solide et structuré, capable de rivaliser sur la scène internationale.

Un élan collectif

La cérémonie d’ouverture officielle est annoncée dans les prochains jours, avec la participation attendue des autorités étatiques et des principaux acteurs du monde des affaires. Pour Mohamed Faye, « L’Afrique se construit par l’investissement, la structuration et l’audace collective ».

Le TIC ambitionne ainsi de devenir un levier incontournable pour l’émergence économique du continent.

SN-HLM : Bassirou Kébé dénonce un réseau d’acquisition illégale de biens au sein de la société

L’affaire fait déjà grand bruit dans les milieux administratifs et politiques. L’ancien Directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré, la SN-HLM, Bassirou Kébé, est sorti de son silence ce jeudi 26 mars 2026 pour dénoncer l’existence d’un système organisé d’acquisition illégale de biens au sein même de la structure publique. Une révélation faite lors d’une conférence de presse, qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles procédures judiciaires.

Dans sa déclaration, l’ancien responsable a expliqué que cette affaire remonte à plusieurs semaines, à la suite de l’interpellation d’un agent de la SN-HLM. Selon lui, ce dernier aurait acquis de manière frauduleuse un nombre important de biens appartenant à la société. Cette arrestation aurait servi de point de départ à une enquête interne plus approfondie, permettant de remonter progressivement un réseau plus large. « Deux mois en arrière, un travailleur de la SN-HLM a été arrêté… Son interpellation nous a permis de tirer le fil sur un groupe de personnes qui ont acquis des biens de manière illégale », a-t-il déclaré.

Au fil des investigations, Bassirou Kébé affirme avoir découvert l’existence d’un système structuré, impliquant plusieurs individus au sein de la société. Certains des mis en cause auraient eu recours à des stratagèmes visant à dissimuler leurs acquisitions, notamment en inscrivant les biens au nom de proches. Il évoque même des cas particulièrement troublants, où des logements auraient été attribués à des enfants âgés de 7 à 10 ans, ce qui, selon lui, témoigne de l’ampleur et de la sophistication du dispositif mis en place. « C’était un système qui était là », a-t-il insisté, laissant entendre que ces pratiques ne relevaient pas de cas isolés, mais d’un mécanisme bien ancré.

Face à ces constats, l’ancien Directeur général indique avoir engagé des démarches judiciaires avant son départ. Des avocats ont été saisis afin d’analyser les faits et d’orienter les actions à entreprendre. D’après les retours obtenus, les faits dénoncés pourraient être qualifiés d’escroquerie et d’abus de biens sociaux. « Des plaintes ont été déposées et ce sera sous la responsabilité de la nouvelle direction », a-t-il précisé, soulignant qu’un rapport spécial a été intégré dans les documents de passation de service. Ce document, qu’il dit prêt à remettre à son successeur, devrait permettre à la nouvelle équipe dirigeante de poursuivre les investigations et d’engager les actions nécessaires.

Dans un registre plus personnel, Bassirou Kébé estime que ses révélations ne sont pas sans conséquences sur sa propre image. Il affirme être la cible d’une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux, qu’il attribue aux personnes mises en cause dans ce dossier. Selon lui, ces dernières auraient cherché à discréditer sa parole et à détourner l’attention des faits qu’il dénonce. Il évoque même des pressions et des accusations qu’il juge infondées, allant jusqu’à mentionner l’implication présumée d’une autorité travaillant au sein de la SN-HLM, qui lui aurait adressé des correspondances hostiles.

Malgré ce climat tendu, l’ancien dirigeant a tenu à distinguer les agents qu’il considère comme intègres. Il a salué l’engagement de certains employés de la SN-HLM, qu’il qualifie de « bons agents », rappelant que ces pratiques ne sauraient être imputées à l’ensemble du personnel de la société.

Cette affaire, désormais portée sur la place publique, soulève de nombreuses interrogations sur la gouvernance et les mécanismes de contrôle au sein des structures publiques. Elle pourrait également marquer le début d’un processus judiciaire d’envergure, avec des implications potentielles pour plusieurs acteurs. Dans un contexte où la transparence et la reddition des comptes sont de plus en plus exigées par l’opinion, les suites de ce dossier seront particulièrement scrutées.

UGB : la coordination des étudiants maintient la pression avec une grève illimitée

La tension reste vive à Université Garçon Berger de Saint-Louis. La Coordination des Étudiants de Saint-Louis a annoncé, ce jeudi, le maintien de son mot d’ordre de grève illimitée, réaffirmant ainsi sa détermination à poursuivre le mouvement jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications.

Cette décision intervient au lendemain de la publication d’un communiqué du conseil académique de l’université, qui n’a visiblement pas convaincu les étudiants. Lors d’un point de presse tenu le même jour, les responsables de la coordination ont exprimé leur désaccord face aux réponses jugées insuffisantes de l’administration universitaire.

Prenant la parole au nom de ses camarades, Amadou Ba, président de séance, a clairement appelé à la poursuite du mouvement. Il a invité les étudiants à rester chez eux et à respecter strictement le mot d’ordre de grève, insistant sur la nécessité de maintenir la mobilisation pour faire aboutir leurs revendications.

Selon les étudiants, cette grève illimitée s’inscrit dans une dynamique de lutte pour de meilleures conditions d’étude et de vie sur le campus. Ils dénoncent notamment des difficultés persistantes qui, selon eux, entravent le bon déroulement des activités pédagogiques et impactent leur quotidien.

De son côté, l’administration de l’université, à travers le conseil académique, tente d’apaiser la situation en proposant des mesures, mais celles-ci semblent pour l’instant insuffisantes aux yeux des étudiants. Le dialogue apparaît donc dans une impasse, chacun campant sur ses positions.

Kaolack : un partenariat GIZ–Inspection académique au service de l’insertion professionnelle

À Kaolack, la formation professionnelle franchit un nouveau cap. Les Centres de Formation Professionnelle (CFP) de Nioro du Rip, de Kaolack et de Guinguinéo ont bénéficié d’un important lot de matériel destiné aux Cellules d’Appui à l’Insertion (CAI), dans le cadre d’une initiative de la GIZ axée sur la réforme du secteur.

La cérémonie de remise s’est tenue à l’Inspection d’Académie de Kaolack, en présence des autorités éducatives et des partenaires techniques. Ce don vise à améliorer les conditions d’apprentissage des apprenants, tout en renforçant les capacités opérationnelles des cellules chargées de faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi.

Prenant la parole, Mao Mbaye, chef d’antenne régionale du Programme de Formation École-Entreprise (PF2E), a salué une collaboration fructueuse :

« Nous sommes venus procéder à la remise de ce don offert par notre partenaire technique et financier, la GIZ. Ce geste traduit la solidité de notre partenariat avec l’Inspection d’Académie de Kaolack et les Cellules d’Appui à l’Insertion », a-t-il déclaré.

Le matériel réceptionné comprend notamment des ordinateurs portables de dernière génération, des disques durs externes, des vidéoprojecteurs haute résolution, des imprimantes multifonctions, des onduleurs et des écrans de projection. Autant d’outils technologiques destinés à moderniser les pratiques pédagogiques et à optimiser les formations.

En marge de la cérémonie, le représentant de l’Inspecteur d’Académie, Samba Diakhaté, s’est félicité de cette initiative. Par la voix de Moustapha Hane, inspecteur de spécialité en électrotechnique, il a souligné l’importance de cet appui :

« Ces équipements répondent à un besoin réel en infrastructures numériques et pédagogiques. Ils permettront de rendre les formations plus interactives et mieux adaptées aux exigences du marché de l’emploi. »

Les autorités académiques ont également exprimé leur reconnaissance à la GIZ pour son accompagnement constant, notamment dans le renforcement des dispositifs d’insertion professionnelle comme les CAI.

À travers cette dotation, la GIZ réaffirme son engagement en faveur de la qualification des jeunes et de la promotion de leur employabilité. Une initiative qui s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale de valorisation du capital humain et de lutte contre le chômage des jeunes.

Incident impliquant un chauffeur : Yango renforce son dispositif de sécurité et rassure ses usagers

À la suite d’un incident impliquant l’un de ses prestataires au Sénégal, la plateforme de mobilité Yango est montée au créneau pour clarifier sa position et détailler les mesures prises dans l’immédiat. L’entreprise insiste sur un principe qu’elle présente comme fondamental : la sécurité des utilisateurs reste sa priorité absolue.

Dès la remontée de l’incident, la filiale sénégalaise de la plateforme affirme avoir activé un protocole d’urgence. Dans sa communication, la direction de Yango Sénégal indique que des mesures rapides ont été mises en œuvre, aboutissant notamment à l’exclusion définitive du chauffeur concerné. Cette décision, précise l’entreprise, s’inscrit dans une politique de tolérance zéro face à tout comportement mettant en danger les usagers. Parallèlement, Yango dit avoir exprimé ses regrets et apporté un accompagnement à la cliente affectée par la situation.

Sur le plan judiciaire, la société se veut pleinement collaborative. Elle affirme coopérer avec les autorités compétentes et se tenir disponible pour transmettre toute information utile à l’enquête en cours. Une posture que l’entreprise présente comme un gage de transparence et de responsabilité dans la gestion de cet incident.

Au-delà de la réaction immédiate, Yango rappelle également l’existence de plusieurs dispositifs de sécurité intégrés à son application. Ces outils permettent notamment aux utilisateurs d’identifier leur chauffeur, de partager leur trajet avec des proches et de suivre en temps réel leur déplacement. Des mécanismes d’assistance et d’alerte sont également accessibles afin de renforcer la sécurité avant, pendant et après chaque course.

Limogeage de Dr Aïda Diongue Niang : une éviction qui interroge après une sortie médiatique remarquée

La direction générale de la météorologie nationale connaît un brusque changement. Aïda Diongue Niang n’est plus à la tête du service. Elle a été remplacée par Oumar Kanté, nommé directeur par intérim mardi dernier. Une décision qui, bien que présentée comme administrative, suscite de nombreuses interrogations quant à ses motivations réelles.

Selon les informations rapportées par Le Soleil dans son édition de ce jeudi, ce limogeage intervient dans un contexte particulier. Il survient au lendemain d’une interview accordée par l’ancienne directrice générale au journal L’Observateur, un entretien largement relayé par Seneweb . Dans cette prise de parole, Dr Aïda Diongue Niang avait défendu avec fermeté une réforme structurelle du secteur météorologique.

Au cœur de son argumentaire figurait une revendication claire : l’autonomisation de la météorologie par rapport à Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie . Elle estimait que la configuration actuelle ne permettait pas au service météorologique de se développer pleinement. « Aujourd’hui, le gouvernement parle de la mutualisation des agences, mais la Météo mérite d’être autonome », avait-elle déclaré, plaidant ainsi pour une séparation institutionnelle.

Cette position, jugée audacieuse dans le contexte actuel de rationalisation des structures publiques, pourrait avoir précipité son départ. Si aucune communication officielle n’établit un lien direct entre ses propos et son éviction, la proximité temporelle entre les deux événements alimente les spéculations. Pour certains observateurs, il s’agirait d’une sanction liée à une liberté de ton jugée incompatible avec les orientations gouvernementales.

Le remplacement par Oumar Konté, nommé à titre intérimaire, laisse entrevoir une période de transition à la tête de la météorologie nationale. Reste à savoir si cette décision s’inscrit dans une réorganisation plus large du secteur ou si elle répond uniquement à une logique de gestion interne.

Affaire Pape Cheikh Diallo : l’enquête s’élargit et met à nu un réseau présumé impliquant plusieurs figures médiatiques

L’enquête tentaculaire ouverte depuis février autour de Pape Cheikh Diallo continue de révéler des éléments troublants, reposant davantage sur des preuves techniques que sur de simples aveux. Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, l’exploitation des téléphones des personnes mises en cause a permis aux enquêteurs de mettre au jour un ensemble de données jugées accablantes dans un dossier mêlant association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH, blanchiment de capitaux et trafic de drogue.

Au cœur de cette affaire, les analyses numériques ont joué un rôle déterminant. Les échanges extraits des téléphones de plusieurs suspects, dont ceux du présentateur Ousmane Kadior Cissé et de Ibrahima Magib Seck, ont contribué à éclairer les relations entre différents protagonistes. Mais c’est surtout l’exploitation des appareils de Pape Cheikh Diallo qui a provoqué une série d’interpellations en cascade. Bien que l’animateur ait initialement reconnu certains faits avant de refuser de divulguer l’identité de ses partenaires, les données contenues dans ses téléphones ont permis aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations avec précision.

Parmi les éléments examinés figurent des messages à caractère explicite échangés entre Pape Cheikh Diallo et le chroniqueur Kader Dia, récemment interpellé devant les locaux de Sen TV. Ces correspondances, selon les sources, viendraient corroborer l’existence de relations entre les deux hommes, tout en suggérant des interactions similaires avec d’autres personnes, notamment Ousmane Kadior Cissé.

L’enquête ne s’arrête pas là. Les gendarmes ont également procédé à l’arrestation de Pape Gaye Tall, journaliste au média Kéwoulo, dans un contexte particulièrement surprenant puisque ce dernier avait lui-même rédigé un article annonçant l’arrestation de Kader Dia. Dans un communiqué, la rédaction de Kéwoulo a exprimé sa stupeur face à cette situation, tout en réaffirmant sa ligne éditoriale et son engagement à poursuivre son travail d’information.

D’après des sources proches du dossier, cette affaire ne représenterait que la partie émergée d’un réseau plus vaste. Un cercle composé d’animateurs, de journalistes, de chroniqueurs et de personnalités publiques serait actuellement dans le viseur des enquêteurs. À ce stade, au moins quatre chaînes de télévision seraient indirectement concernées par cette affaire qui prend une ampleur inédite.

Les interpellations se multiplient au fil des jours. Avant celle de Kader Dia, l’exploitation des données téléphoniques avait déjà conduit à l’arrestation d’un étudiant du nom de Traoré, qui aurait reconnu, face aux preuves techniques, entretenir des relations avec Pape Cheikh Diallo. Ces nouvelles arrestations portent désormais à sept le nombre de personnes identifiées comme partenaires présumés dans cette affaire.

Parmi elles figure également un ressortissant camerounais, connu sous le pseudonyme de Modou G., dont les échanges avaient été retrouvés dans les téléphones de l’animateur. D’autres suspects, comme l’étudiant Saliou Diallo, Fallou Diop ou encore l’agent de banque Doudou Lamine Dieng, avaient déjà été arrêtés et auraient fait des déclarations allant dans le même sens. Ibrahima Magib Seck, pour sa part, aurait reconnu sa participation à des rencontres organisées au domicile de Pape Cheikh Diallo, situé aux Mamelles.

Madrid : des partisans de Thierno Alassane Sall interpellent Bassirou Diomaye Faye sur l’affaire ASER

Des partisans de l’opposant Thierno Alassane Sall ont manifesté ce mercredi matin devant les locaux de la Chambre de commerce de Madrid pour interpeller directement le Président Bassirou Diomaye Faye sur le dossier sensible de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Cette mobilisation est intervenue en marge de la visite officielle du chef de l’État en Espagne, où il participe notamment à un forum économique visant à renforcer les relations entre Dakar et Madrid.

Profitant de la présence du président sénégalais sur le sol espagnol, les manifestants ont voulu porter leur message au-delà des frontières nationales, dénonçant ce qu’ils qualifient d’opacité dans la gestion d’un contrat liant l’ASER à la société AEE Power EPC. À travers des slogans et des pancartes, ils ont exigé que toute la lumière soit faite sur ce projet d’électrification rurale, considéré comme stratégique pour le développement du pays.

Au cœur de la contestation figure le décaissement de 37 milliards de francs CFA, un montant jugé particulièrement élevé par les protestataires, qui dénoncent un manque de transparence dans son utilisation. Les partisans de Thierno Alassane Sall réclament ainsi une reddition de comptes immédiate, estimant que la gestion des fonds publics doit répondre à des exigences strictes de clarté et de responsabilité.

La manifestation s’est tenue aux abords du forum économique où le président Faye rencontrait des investisseurs espagnols dans le but de promouvoir un Sénégal attractif, stable et engagé dans des réformes structurelles. Toutefois, cette irruption de revendications politiques dans un cadre économique international a quelque peu perturbé la communication autour de la visite présidentielle.

Cette mobilisation à l’étranger illustre la volonté d’une partie de l’opposition sénégalaise d’internationaliser certains dossiers jugés sensibles, en attirant l’attention des partenaires étrangers sur des questions de gouvernance. Elle met également en lumière les tensions persistantes autour de la gestion des projets publics, notamment dans le secteur stratégique de l’électrification rurale, essentiel pour le développement économique et social du Sénégal.

Drame à Pikine-Guédiawaye : la tiktokeuse Khady Sow meurt enceinte, son mari et ses beaux-parents arrêtés

La disparition tragique de Khady Sow, tiktokeuse influente et actrice reconnue du commerce en ligne, continue de susciter une vive émotion au Sénégal. Enceinte de sept mois, la jeune femme a perdu la vie dans des circonstances troubles dans la nuit du vendredi 20 au samedi 21 mars, à quelques heures seulement de la célébration de la Korité.

Selon les premiers éléments de l’enquête, son époux, Moustapha Seck, a été placé en garde à vue et poursuivi pour coups mortels. Mais l’affaire a connu un nouveau tournant avec l’arrestation de son père adoptif et de sa mère. Sur instruction du procureur du tribunal de Pikine-Guédiawaye, les deux parents du principal suspect ont été interpellés puis placés en garde à vue pour non-assistance à personne en danger, d’après des informations rapportées par le quotidien L’Observateur.

Les circonstances exactes du décès demeurent encore floues. D’après la version livrée par Moustapha Seck aux enquêteurs, Khady Sow se serait plainte de violents maux de tête avant de s’effondrer dans sa chambre aux alentours de 23 heures. Il affirme qu’elle a ensuite été transportée à l’hôpital à bord d’un taxi, où son décès a été constaté.

Toutefois, les conclusions médicales viennent semer le doute sur cette version. Le certificat établi le 23 mars par le docteur Deguenonvo Gabriel, anatomo-pathologiste, indique que la victime, née le 26 septembre 2000, présentait une grossesse de 27 semaines. Le document mentionne également une cardiopathie dilatée décompensée, mais surtout la présence d’un hématome au niveau du cuir chevelu, sans fracture associée.

Cet élément relance les interrogations sur les circonstances réelles de sa mort et renforce les soupçons des enquêteurs. L’hypothèse d’un décès naturel semble de plus en plus contestée, tandis que l’enquête se poursuit pour établir les responsabilités de chacun dans ce drame.

Arrestation de Kader Dia à Sen TV : le récit détaillé d’une interpellation sous tension

L’arrestation de Kader Dia, chroniqueur de l’émission « Les grandes gueules » sur Sen TV, continue de faire réagir et d’alimenter les discussions. Intervenu dans le cadre de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo », cet épisode s’inscrit dans une série d’interpellations qui suscitent interrogations et inquiétudes au sein de l’opinion publique et du paysage médiatique.

Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, l’opération a été minutieusement préparée et exécutée par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar. Le déroulement des faits, tel que reconstitué, met en lumière une stratégie discrète, presque théâtralisée, adoptée par les forces de l’ordre.

Tout commence aux environs de 16 heures. Un gendarme, décrit comme ayant l’allure d’un « Baye Fall », reconnaissable notamment à son style vestimentaire et à son njaxas, est repéré à proximité du groupe de presse fondé par Bougane Guèye. Installé nonchalamment à côté d’une boutique, il se fond dans le décor, se faisant passer pour un simple passant. Cette posture lui permet de surveiller les allées et venues sans éveiller les soupçons.

À l’intérieur des locaux, l’émission « Les grandes gueules » suit son cours habituel. Pendant ce temps, d’autres gendarmes en civil, également mobilisés pour l’opération, attendent le moment opportun pour intervenir. Dès la fin de l’émission, le dispositif se met en place. Les agents pénètrent discrètement dans les locaux et patientent jusqu’à ce que Kader Dia sorte des toilettes.

C’est à cet instant précis que l’interpellation est effectuée. Sans usage de violence ni agitation particulière, le chroniqueur est calmement encadré par les gendarmes, puis conduit vers leur véhicule en direction de la brigade de Keur Massar. Une arrestation menée avec sang-froid, mais qui n’en demeure pas moins marquante par sa mise en scène et son caractère ciblé.

Le journal souligne par ailleurs que ce même gendarme au profil atypique n’en est pas à sa première intervention médiatisée. Il aurait déjà été impliqué dans l’arrestation du journaliste Pape Birame Bigué Ndiaye, interpellé alors qu’il assurait la couverture d’une conférence de presse du procureur de la République. Ce dernier avait par la suite été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Après 3 mois de silence Badara Gadiaga is back ! : « Ousmane Sonko est un apprenti dictateur qui se trompe de pays et d’époque ! », dixit le chroniqueur de la TFM

Invité de l’émission Faram Facce sur TFM, Badara Gadiaga a effectué sa première sortie médiatique depuis sa libération. Face aux journalistes, il est apparu détendu mais déterminé, multipliant les remerciements avant de livrer un réquisitoire sans concession contre le Premier ministre Ousmane Sonko et le régime en place.

D’entrée de jeu, Badara Gadiaga a tenu à exprimer sa gratitude : « Si la volonté de certains était exaucée, aujourd’hui je ne serais pas face aux Sénégalais », a-t-il déclaré, saluant d’emblée le soutien indéfectible des Sénégalais et de la presse. Il a souligné n’avoir « passé un seul jour sans être aux titres des journaux ou à travers les ondes des radios ou les écrans de télévision ».

L’ancien détenu a ensuite rendu un vibrant hommage aux chefs religieux, citant nommément plusieurs guides spirituels. Il a également tenu à saluer des personnalités politiques, notamment des anciens ministres de la Justice comme Serigne Diop et Aïssata Tall Sall. Badara Gadiaga s’est réjoui de la mobilisation de treize avocats venus simultanément assurer sa défense gratuitement. Il a enfin remercié sa famille biologique, ses amis, l’administration pénitentiaire ainsi que ses codétenus.

Interrogé sur son acceptation du port d’un bracelet électronique, il a expliqué avoir fait ce choix pour « continuer le combat ». Friand de la figure de Nelson Mandela, il a puisé dans une anecdote du leader sud-africain, décédé alors qu’il était emprisonné. « Sortir m’a permis de voir ma maman et de lui expliquer ma décision de continuer à me battre », a-t-il confié, ajoutant avec émotion que sa mère lui a demandé de « ne jamais flancher », assurant qu’elle mourrait satisfaite de lui.

Le ton est monté d’un cran lorsque Badara Gadiaga a été interrogé sur le Premier ministre Ousmane Sonko. « Sonko est un apprenti dictateur qui se trompe de pays et d’époque », a-t-il martelé. Il a vivement critiqué l’utilisation d’un « langage grossier » qu’il attribue au chef du gouvernement, y compris à l’encontre de chefs religieux. Il s’est également désolé que, devenu Premier ministre, ce dernier ait choisi d’aller « rendre visite à des putschistes ».

Selon lui, Ousmane Sonko aurait « pour ambition de restreindre les libertés ». « Ousmane risque de s’auto-effacer. Le débat public le dérange. Il n’aime pas qu’on lui rappelle ses engagements. Il est allergique à la contradiction », a-t-il ajouté, citant l’ancien président Abdoulaye Wade pour qui « le désaccord n’est pas le désamour ».

Revenant sur les circonstances de son incarcération, Badara Gadiaga a affirmé que son arrestation visait à « réduire le bruit », mais que « c’est un tintamarre qui s’en est suivi ». Il s’est étonné du grief retenu contre lui : « On m’a collé le grief de déstabilisation d’un État. On m’a aussi imputé de détenir une société dont je venais d’entendre pour la première fois le nom », a-t-il déclaré.

Interrogé sur ses éventuelles ambitions politiques, l’invité de TFM a répondu ne « fuir aucune responsabilité » et a annoncé son intention de se présenter devant les Sénégalais pour « décliner sa feuille de route ».

S’agissant du bilan du régime Diomaye-Sonko après deux ans au pouvoir, Badara Gadiaga a dressé un tableau sombre. Il a estimé que les « étudiants, enseignants, commerçants, ambulants et paysans » – qu’il a présentés comme les principaux soutiens du tandem – sont les plus frustrés. « Étudiants dans les rues, commerçants taxés, enseignants ponctionnés, ambulants dégagés, paysans humiliés, voilà le refrain de ces deux ans du régime actuel », a-t-il résumé.

Il a poursuivi en regrettant : « Sonko disait qu’il avait trouvé un pays au quatrième sous-sol. Aujourd’hui, nous sommes au vingtième sous-sol ». Dans son diagnostic, il a évoqué la « mort du BTP » comme « symbole d’un échec cuisant », une situation qui n’a selon lui pas épargné le secteur informel, avant de conclure : « Les hommes d’affaires veulent tirer les hommes d’affaires ».

Cette première apparition publique de Badara Gadiaga marque ainsi son retour sur la scène médiatique et politique, avec des déclarations qui ne manqueront pas de susciter de vives réactions dans un climat politique déjà tendu.

Diourbel : le bourreau des motos Jakarta tombe

Depuis quelque temps, les cas d’agressions et de vols de motos Jakarta deviennent de plus en plus fréquents dans la région de Diourbel. Les conducteurs de ces engins, souvent leur principale source de revenus, sont régulièrement victimes de malfrats qui n’hésitent pas à recourir à la violence pour dérober les motos.

Un délinquant, spécialisé dans le vol de motos Jakarta, a été mis hors d’état de nuire par les pandores de la brigade territoriale de Diourbel, puis déféré au parquet. Il s’agit de S. Pouye, habitant de Ngohé.

Son mode opératoire était bien rodé : il abordait un conducteur en se faisant passer pour un client désirant se rendre dans une destination isolée ou à la périphérie. Une fois arrivé dans un endroit désert, loin de tout regard, il passait à l’acte, souvent avec une violence inouïe. Après son forfait, il s’emparait de l’engin et disparaissait.

Récemment, il a eu la malchance d’être pourchassé par des riverains alertés par les cris de détresse d’un conducteur qu’il venait de blesser en essayant de lui dérober sa moto. L’agresseur a alors passé un sale quart d’heure entre les mains de la foule, qui lui a infligé une sévère correction avant l’arrivée des gendarmes.

Son arrestation a été signalée, et une ruée effrénée s’est produite vers la brigade de gendarmerie, permettant à de nombreuses victimes de l’identifier formellement. Il est désormais dirigé vers la chambre criminelle.

Mame Makhtar Guèye entendu par la Sûreté urbaine : une audition libre dans un contexte de polémique sur l’aide à la presse

Mame Makhtar Gueye, vice-président de l’ONG Jamel, a été entendu ce mercredi matin par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. À l’issue de son audition, il est ressorti libre, sans qu’aucune mesure de privation de liberté ne soit retenue à son encontre à ce stade de la procédure.

Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Selon des informations concordantes, la justice cherche à faire la lumière sur des déclarations récentes du responsable associatif, jugées controversées, en lien avec la répartition des fonds d’aide destinés aux entreprises de presse au Sénégal.

Au cœur de cette affaire figurent des propos publics attribués à Mame Makhtar Guèye, dans lesquels il aurait évoqué de possibles irrégularités ou un manque de transparence dans l’attribution de ces financements publics. Ces déclarations ont suscité de vives réactions dans le secteur médiatique, mais aussi au sein de certaines institutions concernées par la gestion de ces ressources.

Lors de son audition, le vice-président de Jamra aurait été invité à préciser la nature de ses accusations, les sources de ses informations ainsi que le contexte dans lequel ses propos ont été tenus. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces déclarations reposent sur des éléments vérifiables ou si elles pourraient relever d’une interprétation personnelle susceptible de porter atteinte à des tiers.

Bien qu’il ait été autorisé à regagner son domicile à l’issue de cette première audition, Mame Makhtar Guèye reste à la disposition de la justice. Des sources proches du dossier évoquent la possibilité de nouvelles convocations dans les jours à venir. Celles-ci pourraient inclure des confrontations avec d’autres acteurs du secteur de la presse ou des responsables impliqués dans la gestion du fonds d’aide, afin de recouper les versions et d’établir les faits avec précision.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la transparence dans la distribution des aides publiques aux médias revient régulièrement dans le débat public sénégalais. Elle pourrait ainsi relancer les discussions sur les mécanismes de régulation, les critères d’attribution et la nécessité d’un contrôle renforcé dans un secteur jugé stratégique pour la démocratie.

Mame Makhtar Guèye entendu par la Sûreté urbaine : une audition libre dans un contexte de polémique sur l’aide à la presse

Mame Makhtar Gueye, vice-président de l’ONG Jamel, a été entendu ce mercredi matin par les enquêteurs de la Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. À l’issue de son audition, il est ressorti libre, sans qu’aucune mesure de privation de liberté ne soit retenue à son encontre à ce stade de la procédure.

Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une enquête ouverte sur instruction du procureur de la République près le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Selon des informations concordantes, la justice cherche à faire la lumière sur des déclarations récentes du responsable associatif, jugées controversées, en lien avec la répartition des fonds d’aide destinés aux entreprises de presse au Sénégal.

Au cœur de cette affaire figurent des propos publics attribués à Mame Makhtar Guèye, dans lesquels il aurait évoqué de possibles irrégularités ou un manque de transparence dans l’attribution de ces financements publics. Ces déclarations ont suscité de vives réactions dans le secteur médiatique, mais aussi au sein de certaines institutions concernées par la gestion de ces ressources.

Lors de son audition, le vice-président de Jamra aurait été invité à préciser la nature de ses accusations, les sources de ses informations ainsi que le contexte dans lequel ses propos ont été tenus. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces déclarations reposent sur des éléments vérifiables ou si elles pourraient relever d’une interprétation personnelle susceptible de porter atteinte à des tiers.

Bien qu’il ait été autorisé à regagner son domicile à l’issue de cette première audition, Mame Makhtar Guèye reste à la disposition de la justice. Des sources proches du dossier évoquent la possibilité de nouvelles convocations dans les jours à venir. Celles-ci pourraient inclure des confrontations avec d’autres acteurs du secteur de la presse ou des responsables impliqués dans la gestion du fonds d’aide, afin de recouper les versions et d’établir les faits avec précision.

Cette affaire intervient dans un contexte où la question de la transparence dans la distribution des aides publiques aux médias revient régulièrement dans le débat public sénégalais. Elle pourrait ainsi relancer les discussions sur les mécanismes de régulation, les critères d’attribution et la nécessité d’un contrôle renforcé dans un secteur jugé stratégique pour la démocratie.

Thiès célèbre son histoire ferroviaire à travers un colloque scientifique d’envergure

En prélude à la célébration du 4 avril, marquant le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Sénégal, la mairie de Thiès a initié un colloque scientifique autour du thème « Thiès, la capitale du rail : genèse et évolution ». Une rencontre qui met en lumière l’histoire singulière de la ville et son rôle central dans le développement ferroviaire de l’Afrique de l’Ouest.

Prenant la parole à cette occasion, le maire Dr Babacar Diop a souligné la portée symbolique et historique de cet événement. Selon lui, cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de commémoration nationale, un moment propice pour revisiter le passé, interroger le présent et envisager l’avenir. Il a insisté sur le caractère unique de Thiès, décrite comme une ville façonnée par le chemin de fer, véritable moteur de sa transformation économique, sociale et urbaine.

Le maire a rappelé que Thiès, autrefois simple poste militaire, est devenue au fil du temps un carrefour stratégique grâce au rail. Cette infrastructure n’a pas seulement traversé la ville, elle en a profondément influencé l’organisation spatiale, l’économie et l’identité collective. Derrière cette évolution, ce sont des générations de travailleurs, d’ouvriers, de mécaniciens et de syndicalistes qui ont contribué à bâtir une ville résiliente, solidaire et engagée.

Durant deux jours, ce colloque réunit des spécialistes issus de plusieurs disciplines, notamment des historiens, géographes, sociologues ainsi que des acteurs culturels. Ensemble, ils explorent les différentes dimensions de la construction de Thiès, en abordant sa genèse urbaine, le rôle structurant du rail, les dynamiques sociales et politiques, mais aussi les patrimoines matériels et immatériels. Les discussions portent également sur les perspectives d’avenir, dans une volonté affirmée de lier mémoire et développement.

En parallèle des travaux scientifiques, une exposition intitulée « Kees Kaay : benn dëk ñaari gaar » est proposée au public. Conçue avec la participation d’enseignants et d’élèves, cette initiative se veut à la fois pédagogique et immersive. À travers des archives, des images et des récits, elle retrace les grandes étapes de l’histoire de Thiès, depuis la période pré-ferroviaire jusqu’aux enjeux contemporains liés à la mémoire et au patrimoine. L’exposition met particulièrement en lumière la vie des cheminots et les luttes sociales qui ont marqué l’histoire de la ville.

Pour les autorités municipales, cette exposition dépasse le simple cadre historique. Elle constitue un outil de transmission destiné à renforcer la conscience historique des jeunes générations et à favoriser une meilleure appropriation du patrimoine local.

Dans son intervention, le maire a également évoqué les défis actuels de Thiès, qu’il décrit comme une ville à un tournant de son histoire. Dotée d’atouts majeurs tels que son statut de ville universitaire, sa position de carrefour autoroutier et son dynamisme culturel et scientifique, Thiès ambitionne de s’imposer comme un pôle de développement incontournable au niveau national. Toutefois, il a insisté sur la ضرورة d’ancrer ce développement dans la mémoire collective et l’identité de la ville.

Selon lui, le savoir, la culture et la mémoire constituent des leviers essentiels de l’action publique. Ils permettent non seulement de renforcer le sentiment d’appartenance, mais aussi d’éclairer les politiques urbaines et de construire une vision partagée de l’avenir.

Handicap FormEduC mobilise dix régions autour des droits des personnes handicapées à Kaolack

Kaolack a accueilli, les 25 et 26 mars 2026, un atelier interrégional de sensibilisation consacré à la loi d’orientation sociale n°2010-15 et aux instruments internationaux relatifs aux droits des personnes handicapées. Initiée par l’organisation Handicap FormEduC (HFE) dans le cadre du programme « Saxal Jamm », cette rencontre a réuni une trentaine d’acteurs issus de dix régions du Sénégal.

Placée sous le thème évocateur « Sunu Akh ak Yelef – Sunu Jamm », cette activité vise à renforcer la connaissance et l’application des dispositions juridiques en faveur des personnes en situation de handicap, plus de quinze ans après l’adoption de la loi. Un texte jugé fondamental, mais dont l’effectivité reste encore limitée sur le terrain.

« Malgré son importance, l’application de la loi demeure insuffisante, notamment en raison du retard dans la prise de certains décrets essentiels », a souligné Madame Fama Ka, présidente de Handicap FormEduC.

Pendant deux jours, les participants — composés de personnes handicapées, de représentants de la société civile et d’acteurs institutionnels — ont échangé autour des enjeux majeurs liés à l’inclusion sociale, à l’accessibilité universelle et à la jouissance effective des droits. Les discussions ont également porté sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées ainsi que sur les instruments juridiques africains en la matière.

Les échanges ont permis de mettre en lumière plusieurs obstacles persistants, notamment le déficit d’information, les difficultés d’accès aux services sociaux et le manque de mesures concrètes dans des secteurs clés tels que l’éducation inclusive, l’emploi et l’accessibilité des infrastructures.

« Cet atelier nous a permis d’identifier des défis majeurs, mais aussi de dégager des pistes de solutions concrètes », a ajouté Madame Fama Ka.

À l’issue des travaux, les participants ont formulé des recommandations fortes, appelant notamment à l’accélération de la signature des décrets d’application, à la ratification des textes africains relatifs aux droits des personnes handicapées et au renforcement du plaidoyer pour une inclusion effective.

Dans cette dynamique, le consortium « Saxal Jamm », regroupant les organisations ONG3D, COSCE et GRADEC, intensifie ses actions en faveur de l’inclusion. À travers un appui structuré aux associations, il œuvre à renforcer les capacités des organisations de personnes handicapées.

Selon Papa Makha Seck, chargé du suivi-évaluation au COSCE, cet accompagnement vise à mieux outiller ces organisations pour défendre leurs droits et accroître leur participation aux politiques publiques. « Nous œuvrons à une meilleure appropriation de la loi d’orientation sociale afin de favoriser son application effective », a-t-il indiqué.

À travers des sessions de formation, des ateliers de sensibilisation et des actions de plaidoyer, le consortium ambitionne de consolider les capacités organisationnelles et institutionnelles des associations bénéficiaires. L’objectif est de bâtir un cadre inclusif garantissant aux personnes handicapées un accès effectif à l’éducation, à la santé et à la formation.

Avec cette initiative, Handicap FormEduC et ses partenaires entendent contribuer à l’émergence d’une société plus juste et inclusive, où les personnes en situation de handicap participent pleinement au développement du Sénégal.

Emprunt « secret » et accusations explosives : une polémique financière qui enfle au sommet de l’État sénégalais

La controverse autour de l’emprunt qualifié de « secret » par le Financial Times continue de susciter de vives réactions au Sénégal, alimentant interrogations et inquiétudes sur la gestion des finances publiques. Selon le quotidien britannique, l’État sénégalais aurait mobilisé 650 millions d’euros auprès d’institutions internationales à travers des instruments financiers complexes, notamment des « Total Return Swaps », sans en informer les députés. Ces mécanismes, réputés opaques, auraient été utilisés comme levier d’urgence afin de stabiliser les comptes publics et éviter une éventuelle cessation de paiement.

Dans un contexte déjà tendu, cette affaire a pris une nouvelle tournure avec les déclarations du journaliste Madiambal Diagne. Depuis Paris, où il se trouve actuellement en conflit judiciaire avec les autorités sénégalaises dans le cadre d’une procédure d’extradition, l’administrateur du journal Le Quotidien affirme détenir des informations sensibles susceptibles d’alourdir considérablement le dossier.

Dans une publication relayée sur le réseau social X, Madiambal Diagne met directement en cause le Premier ministre Ousmane Sonko. Il soutient que l’opération de swap controversée aurait été financée par l’homme d’affaires émirati Khaldoon Al Mubarak, figure influente du monde des affaires et président du club anglais Manchester City. Selon ces allégations, le chef du gouvernement sénégalais aurait engagé les ressources pétrolières et gazières du pays dans cette opération financière, tout en proposant en contrepartie l’octroi de vastes terres à Mbour pour la construction d’un centre sportif.

Le journaliste va plus loin en évoquant un projet global d’un montant de 7,75 milliards de dollars qui aurait été proposé à l’homme d’affaires émirati. D’après les éléments qu’il dit détenir, ce « deal » couvrirait plusieurs secteurs stratégiques, dont le logement, avec un investissement estimé à 2 milliards de dollars, la construction d’une raffinerie d’or à hauteur de 1,5 milliard, des infrastructures à Diamniadio pour environ 1,75 milliard, des projets relevant du programme Promovilles évalués à 1 milliard, ainsi que des investissements dans le pétrole et le gaz à hauteur de 1,5 milliard de dollars.

Ces révélations, si elles étaient avérées, pourraient soulever de graves questions sur la transparence des engagements financiers de l’État et sur la gestion des ressources naturelles du pays. Elles interviennent dans un climat de méfiance accrue vis-à-vis des mécanismes de financement non conventionnels, souvent critiqués pour leur manque de lisibilité et de contrôle démocratique.

Déguerpissement à Touba : les autorités religieuses et municipales à l’unisson pour assainir le marché Ocass

La municipalité de Touba s’apprête à lancer, à partir du 31 mars 2026, une vaste opération de déguerpissement visant les principales artères du marché Ocass. Cette initiative, qui s’inscrit dans une dynamique d’assainissement et de sécurisation de l’espace public, bénéficie du soutien affirmé des autorités religieuses de la ville sainte.

Lors d’une rencontre tenue le mardi 24 mars, le porte-parole du khalife général des mourides a appelé la communauté des Baye Fall à accompagner pleinement cette décision municipale. S’exprimant au nom du guide religieux, il a insisté sur le respect des directives émanant de l’autorité spirituelle de Touba, rappelant que la ville reste sous l’influence religieuse héritée de son fondateur.

En présence du maire de Touba et de plusieurs représentants du khalifat, le porte-parole a souligné les enjeux majeurs de cette opération. Selon lui, le déguerpissement des occupations anarchiques permettra non seulement de fluidifier la circulation dans les zones commerciales, mais aussi de renforcer la sécurité des populations. Il a particulièrement mis en avant la nécessité de prévenir les incendies fréquents dans les marchés, souvent aggravés par l’encombrement des voies.

L’opération ne se limitera pas au seul marché Ocass. Les abords de la Grande Mosquée sont également concernés. Les occupants des devantures des résidences appartenant aux héritiers du fondateur de la ville ont été invités à libérer les espaces occupés de manière irrégulière.

De son côté, le maire avait déjà fixé un ultimatum au 31 mars pour permettre aux commerçants installés sur la voie publique de se conformer à la mesure. Ce délai marque la dernière étape avant le démarrage effectif des opérations sur le terrain.

Fraude à grande échelle à UBA Sénégal : plus d’un milliard de francs CFA dérobés en une nuit, deux suspects arrêtés

Une affaire d’une gravité exceptionnelle secoue le secteur bancaire sénégalais. Selon des révélations du quotidien Libération, un vaste réseau de cybercriminels est parvenu à détourner plus de 1,143 milliard de francs CFA à partir des comptes de clients de UBA Sénégal. L’opération, menée avec une précision redoutable, s’est déroulée dans la plus grande discrétion avant d’être découverte par les autorités.

D’après les premiers éléments de l’enquête, les fraudeurs ont réussi à infiltrer le système informatique de la banque, leur ouvrant ainsi un accès direct aux comptes des clients. Cette intrusion leur a permis d’orchestrer une série de retraits simultanés dans plusieurs villes du pays. En une seule nuit, pas moins de 3 421 opérations frauduleuses ont été enregistrées au niveau de différents guichets automatiques, notamment à Dakar, Thiès et Kaolack. Une attaque éclair qui témoigne d’un niveau d’organisation et de maîtrise technologique particulièrement élevé.

Face à l’ampleur de la fraude, une enquête a été rapidement confiée à la Division des investigations criminelles. Les premières avancées ont permis l’interpellation de deux individus de nationalité sénégalaise. Ces derniers ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de quitter le territoire, laissant penser à une fuite planifiée après l’opération. Déférés au parquet ce mardi, ils font face à de lourdes charges, notamment association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux, ainsi que blanchiment de capitaux.

Cependant, les enquêteurs estiment que ces arrestations ne constituent qu’une étape dans un dossier bien plus vaste. La sophistication de l’attaque et le nombre élevé de transactions frauduleuses orientent clairement vers l’implication d’un réseau criminel structuré à l’échelle internationale. Les deux suspects arrêtés pourraient ainsi n’être que des exécutants locaux, chargés de récupérer ou de faciliter les retraits.

Les investigations se poursuivent activement pour identifier les autres membres de ce réseau et comprendre les failles exploitées dans le système bancaire. Cette affaire met en lumière les défis croissants liés à la cybersécurité dans le secteur financier, à un moment où les transactions numériques se multiplient et où les techniques de fraude deviennent de plus en plus sophistiquées.

Du côté des clients impactés, l’inquiétude est palpable, tandis que la banque devrait être amenée à renforcer ses dispositifs de sécurité et à rassurer sur la protection des avoirs. Cette affaire pourrait également relancer le débat sur la résilience des infrastructures bancaires face aux menaces numériques et sur la nécessité d’une coopération internationale renforcée pour lutter contre ce type de criminalité.

Oumar Ba porté à la tête de la CGLUA : une consécration africaine saluée avec ferveur

L’élection de Oumar Ba à la présidence de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA) marque un tournant majeur pour la diplomatie territoriale africaine et positionne le Sénégal au cœur des dynamiques de gouvernance locale sur le continent.

Réuni en République islamique de Mauritanie, le conclave africain des collectivités territoriales a porté son choix sur le président de l’Association des maires du Sénégal, consacrant ainsi son engagement constant en faveur du développement local, de la décentralisation et du renforcement des capacités des collectivités.

Cette élection, largement saluée, a suscité une vague de réactions positives au sein des acteurs institutionnels et des leaders d’opinion. Parmi eux, Baba Ndiaye, en sa qualité d’ambassadeur du coaching territorial pour l’Afrique, n’a pas manqué de magnifier cette distinction.

Dans une déclaration empreinte de fierté, il a adressé ses chaleureuses félicitations à Oumar Ba, qualifiant cette victoire de « consécration méritée » qui honore le Sénégal et rejaillit sur toute la sous-région ouest-africaine.

D’après M. Ndiaye, au-delà de la reconnaissance individuelle, cette nomination symbolise une montée en puissance du leadership sénégalais dans les instances panafricaines.

Pour lui, cette nomination ouvre également de nouvelles perspectives pour une coopération renforcée entre les collectivités locales africaines, autour des enjeux cruciaux que sont l’urbanisation, la gouvernance inclusive et le développement durable.

« Avec Oumar Ba à la tête de la CGLUA, c’est toute une vision d’une Afrique des territoires, solidaire et ambitieuse, qui se dessine », a-t-il ajouté.

Une dynamique que des acteurs comme Baba Ndiaye entendent accompagner, afin de consolider les acquis et d’impulser une nouvelle ère de transformation locale à l’échelle du continent.

Mort mystérieuse d’une influenceuse enceinte à Guédiawaye : une enquête criminelle relance toutes les hypothèses

Le drame survenu à Guediawaye autour de la disparition de Khady Sow continue de susciter une vive émotion et de nombreuses interrogations. Cette jeune femme, connue pour son activité de vente de bijoux en ligne et enceinte de sept mois, est décédée dans des circonstances jugées de plus en plus troublantes. Selon des informations relayées par le quotidien L’Observateur dans son édition du 25 mars, l’affaire a pris une tournure judiciaire majeure avec l’ouverture d’une procédure criminelle.

Dès les premières heures, les conditions de cette disparition ont intrigué aussi bien les proches que les habitants du quartier. Rien, selon son entourage, ne laissait présager un tel drame. La veille de la Korité, Khady Sow aurait passé une soirée ordinaire, entre tâches domestiques et échanges téléphoniques avec sa mère jusque tard dans la nuit. C’est dans ce contexte apparemment banal que la nouvelle de sa mort est survenue brutalement, plongeant sa famille dans l’incompréhension.

Mais c’est surtout l’autopsie qui a profondément bouleversé la lecture des faits. Les premiers résultats, décrits comme particulièrement préoccupants, ont conduit les autorités à abandonner l’hypothèse d’une mort naturelle pour privilégier une piste criminelle. Face à ces éléments, le commissariat central de Guédiawaye a ouvert une enquête approfondie afin de déterminer avec précision les circonstances du décès.

Très rapidement, les investigations se sont orientées vers le cercle familial. Le mari de la victime, identifié comme M. Seck, a été convoqué par les enquêteurs avant d’être placé en garde à vue. Cette décision s’inscrit dans une volonté de vérifier les déclarations de ce dernier, qui évoquait initialement un simple malaise. Dans le cadre de cette procédure, une perquisition a été menée au domicile conjugal, permettant la saisie des deux téléphones portables de la défunte. Ces appareils sont désormais au cœur des investigations, les enquêteurs cherchant à reconstituer les dernières heures de Khady Sow et à analyser ses échanges récents.

Malgré ces avancées, plusieurs zones d’ombre persistent et alimentent les suspicions. L’un des éléments les plus troublants concerne la gestion des suites immédiates du drame. Selon les proches, le corps de la victime a été rapidement évacué vers l’Hôpital Roi Baudouin, une précipitation jugée inhabituelle. Certains membres de la famille s’interrogent notamment sur le fait que ce transfert ait eu lieu avant même l’arrivée du père de la victime, ce qui renforce leur sentiment de doute.

Affaire « Pape Cheikh Diallo et Cie » : l’arrestation spectaculaire du journaliste Ousmane Kadior Cissé relance un dossier déjà explosif

Un nouveau tournant vient de marquer l’évolution de l’affaire dite « Pape Cheikh Diallo et Cie », un dossier judiciaire aux ramifications de plus en plus étendues. Selon des révélations du quotidien Libération, une 47e arrestation a été enregistrée, confirmant l’ampleur d’une enquête qui ne cesse de s’élargir depuis son ouverture en février dernier.

Cette fois, l’attention s’est portée sur une figure bien connue du paysage audiovisuel sénégalais. Ousmane Kadior Cissé, présentateur à la chaîne 7TV, a été interpellé dans des circonstances particulièrement marquantes. D’après les informations rapportées, les gendarmes ont procédé à son arrestation directement dans les locaux de la télévision, au moment même où il s’apprêtait à présenter le journal télévisé de 14 heures. Déjà en tenue de présentation, prêt à entrer en plateau, le journaliste a été surpris par l’intervention des forces de l’ordre, sous les regards médusés de ses collègues et des techniciens présents sur place.

Au-delà du caractère spectaculaire de cette interpellation, c’est surtout la gravité des éléments avancés par les enquêteurs qui retient l’attention. Toujours selon Libération, les autorités affirment disposer de preuves techniques jugées solides. Ces éléments auraient permis d’établir l’existence d’une relation intime et suivie entre le journaliste et Ibrahima Magib Seck, une personne déjà incarcérée dans le cadre de cette affaire.

Les investigations auraient également mis en évidence des échanges réguliers entre les deux hommes, renforçant les soupçons des enquêteurs quant à la nature et à la fréquence de leurs relations. Malgré les dénégations d’Ousmane Kadior Cissé lors de son audition, ces éléments matériels semblent avoir pesé lourd dans la décision de procéder à son arrestation.

Avec cette nouvelle interpellation, le journaliste devient le quatrième partenaire présumé de Ibrahima Magib Seck à être arrêté depuis le début de l’enquête. Une progression qui illustre la stratégie des enquêteurs consistant à remonter progressivement les différents liens au sein d’un réseau présenté comme complexe et tentaculaire.

Au fil des semaines, cette affaire prend une dimension de plus en plus sensible, mêlant figures publiques et anonymes dans un dossier où les implications sociales et médiatiques sont importantes. Le quotidien Libération évoque à ce titre une « chute progressive des amants de l’ombre », une formule qui traduit à la fois la discrétion supposée des relations incriminées et l’effet domino observé dans les arrestations.

Réforme de l’enseignement des mathématiques : vers un nouveau cap impulsé par le ministre Moustapha Mamba Guirassy

Le système éducatif sénégalais pourrait connaître une évolution majeure dans l’enseignement des mathématiques, à la faveur d’une rencontre stratégique entre le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, et une délégation de Association des Professeurs de Mathématiques du Sénégal (APROMATHS), tenue ce mardi 24 mars 2026. Cette audience marque le début d’une collaboration renforcée autour des défis structurels et pédagogiques qui entourent la discipline.

Au cœur des discussions, la nécessité d’adapter l’enseignement des mathématiques aux exigences du XXIe siècle s’est imposée comme une priorité. Conduite par son président Tamsir Bakhoum, la délégation de l’APROMATHS a défendu une vision ambitieuse fondée sur l’innovation pédagogique, la digitalisation des apprentissages et la promotion de l’excellence académique. L’objectif est clair : moderniser les méthodes d’enseignement afin de les rendre plus attractives, plus efficaces et mieux adaptées aux réalités des élèves sénégalais.

L’un des axes majeurs abordés lors de cette rencontre concerne l’intégration du numérique dans les pratiques pédagogiques. À ce titre, le projet « Système Learning 6.5 », développé en partenariat avec une entreprise chinoise, a été présenté comme un levier de transformation profonde. Ce dispositif vise à introduire des outils technologiques innovants dans les salles de classe, facilitant ainsi l’apprentissage interactif et l’acquisition de compétences numériques essentielles.

Au-delà de la modernisation des outils, l’APROMATHS a insisté sur l’importance de valoriser les talents et de stimuler l’intérêt des élèves pour les sciences. Des initiatives telles que le concours « Miss Maths » ou encore le Concours général ont été mises en avant comme des instruments efficaces pour encourager les vocations scientifiques et renforcer la culture de l’excellence dans les établissements scolaires. Ces compétitions permettent non seulement de détecter les meilleurs profils, mais aussi de redonner une image positive et valorisante des mathématiques.

La reconnaissance institutionnelle de la Journée internationale des mathématiques a également occupé une place importante dans les échanges. Célébrée chaque 14 mars depuis son adoption par Organisation des nations unies, cette journée constitue, selon l’association, une opportunité majeure pour vulgariser la discipline et déconstruire les préjugés qui l’entourent. L’APROMATHS plaide ainsi pour son inscription officielle dans le calendrier éducatif national.

La question du genre n’a pas été en reste. La section féminine de l’association a exprimé son souhait de bénéficier d’un accompagnement accru afin de promouvoir la présence des filles dans les filières scientifiques. Dans un contexte où les inégalités persistent, cette démarche vise à favoriser une meilleure inclusion et à encourager davantage de jeunes filles à s’orienter vers les mathématiques et les disciplines connexes.

Face à l’ensemble de ces propositions, le ministre a salué le dynamisme et l’engagement de l’APROMATHS. Moustapha Guirassy s’est montré ouvert à l’accompagnement de plusieurs initiatives structurantes, tout en insistant sur la ضرورة d’un suivi rigoureux pour garantir leur efficacité. Il a également laissé entrevoir la tenue prochaine de nouvelles rencontres, signe d’une volonté d’inscrire cette collaboration dans la durée.

À travers cette audience, c’est toute la problématique de la qualité de l’enseignement scientifique au Sénégal qui est posée. Entre modernisation des outils, formation continue des enseignants et démocratisation de l’accès aux savoirs, les enjeux sont multiples. Cette dynamique pourrait ainsi marquer le début d’une transformation en profondeur du système éducatif, avec les mathématiques comme levier central du développement scientifique et technologique du pays.

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