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Société

SN-HLM : Bassirou Kébé dénonce un réseau d’acquisition illégale de biens au sein de la société

L’affaire fait déjà grand bruit dans les milieux administratifs et politiques. L’ancien Directeur général de la Société nationale des habitations à loyer modéré, la SN-HLM, Bassirou Kébé, est sorti de son silence ce jeudi 26 mars 2026 pour dénoncer l’existence d’un système organisé d’acquisition illégale de biens au sein même de la structure publique. Une révélation faite lors d’une conférence de presse, qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles procédures judiciaires.

Dans sa déclaration, l’ancien responsable a expliqué que cette affaire remonte à plusieurs semaines, à la suite de l’interpellation d’un agent de la SN-HLM. Selon lui, ce dernier aurait acquis de manière frauduleuse un nombre important de biens appartenant à la société. Cette arrestation aurait servi de point de départ à une enquête interne plus approfondie, permettant de remonter progressivement un réseau plus large. « Deux mois en arrière, un travailleur de la SN-HLM a été arrêté… Son interpellation nous a permis de tirer le fil sur un groupe de personnes qui ont acquis des biens de manière illégale », a-t-il déclaré.

Au fil des investigations, Bassirou Kébé affirme avoir découvert l’existence d’un système structuré, impliquant plusieurs individus au sein de la société. Certains des mis en cause auraient eu recours à des stratagèmes visant à dissimuler leurs acquisitions, notamment en inscrivant les biens au nom de proches. Il évoque même des cas particulièrement troublants, où des logements auraient été attribués à des enfants âgés de 7 à 10 ans, ce qui, selon lui, témoigne de l’ampleur et de la sophistication du dispositif mis en place. « C’était un système qui était là », a-t-il insisté, laissant entendre que ces pratiques ne relevaient pas de cas isolés, mais d’un mécanisme bien ancré.

Face à ces constats, l’ancien Directeur général indique avoir engagé des démarches judiciaires avant son départ. Des avocats ont été saisis afin d’analyser les faits et d’orienter les actions à entreprendre. D’après les retours obtenus, les faits dénoncés pourraient être qualifiés d’escroquerie et d’abus de biens sociaux. « Des plaintes ont été déposées et ce sera sous la responsabilité de la nouvelle direction », a-t-il précisé, soulignant qu’un rapport spécial a été intégré dans les documents de passation de service. Ce document, qu’il dit prêt à remettre à son successeur, devrait permettre à la nouvelle équipe dirigeante de poursuivre les investigations et d’engager les actions nécessaires.

Dans un registre plus personnel, Bassirou Kébé estime que ses révélations ne sont pas sans conséquences sur sa propre image. Il affirme être la cible d’une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux, qu’il attribue aux personnes mises en cause dans ce dossier. Selon lui, ces dernières auraient cherché à discréditer sa parole et à détourner l’attention des faits qu’il dénonce. Il évoque même des pressions et des accusations qu’il juge infondées, allant jusqu’à mentionner l’implication présumée d’une autorité travaillant au sein de la SN-HLM, qui lui aurait adressé des correspondances hostiles.

Malgré ce climat tendu, l’ancien dirigeant a tenu à distinguer les agents qu’il considère comme intègres. Il a salué l’engagement de certains employés de la SN-HLM, qu’il qualifie de « bons agents », rappelant que ces pratiques ne sauraient être imputées à l’ensemble du personnel de la société.

Cette affaire, désormais portée sur la place publique, soulève de nombreuses interrogations sur la gouvernance et les mécanismes de contrôle au sein des structures publiques. Elle pourrait également marquer le début d’un processus judiciaire d’envergure, avec des implications potentielles pour plusieurs acteurs. Dans un contexte où la transparence et la reddition des comptes sont de plus en plus exigées par l’opinion, les suites de ce dossier seront particulièrement scrutées.


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