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Conseil des ministres : après trois mois d’interruption, Diomaye Faye renoue avec les réunions gouvernementales

Après près de trois mois d’interruption, le Conseil des ministres reprend ses activités ce mercredi 2 septembre 2026. Selon Les Échos, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, va présider cette réunion dans un contexte particulièrement chargé, marqué notamment par la conclusion, la veille, de l’accord au niveau des services entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI).

Cette reprise intervient à un moment charnière pour l’exécutif. Pendant les dernières réunions du Conseil des ministres, le chef de l’État avait procédé à plusieurs changements au sein de l’administration, avec une série de limogeages, de nominations et de réaménagements à différents niveaux de l’appareil d’État. La nouvelle séance pourrait donc être scrutée avec une attention particulière, alors que des interrogations persistent sur la poursuite ou non de cette dynamique.

La question est notamment de savoir si le gouvernement va de nouveau procéder à un vaste mouvement dans l’administration. L’expression utilisée il y a quelques semaines par le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, avait alors marqué les esprits. Il avait évoqué l’utilisation du « balai » ou du « râteau » pour illustrer la nécessité de faire évoluer certaines situations au sein de l’administration. La réunion de ce mercredi pourrait permettre d’en savoir davantage sur les intentions du pouvoir.

Mais au-delà des éventuels changements de personnes, le contexte économique devrait largement dominer les échanges. La veille, le FMI et les autorités sénégalaises sont parvenus à un accord au niveau des services sur les principales politiques économiques devant soutenir un nouveau programme de réformes. Cet accord, qui porte sur un programme de 36 mois d’environ 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 243 milliards de francs CFA selon la presse sénégalaise, reste toutefois soumis à l’approbation de la direction et du Conseil d’administration du FMI. 

Le programme doit notamment contribuer au rétablissement de la stabilité macroéconomique et de la viabilité de la dette, au renforcement des finances publiques et à l’amélioration de la transparence budgétaire. Le FMI insiste également sur la nécessité de réformes structurelles, d’une meilleure gestion de la dette et d’un assainissement durable des finances publiques, tout en préservant les dépenses sociales destinées aux ménages vulnérables. 

Dans ce contexte, les premières orientations du chef de l’État après l’annonce de l’accord devraient être particulièrement suivies. Le Conseil des ministres pourrait être l’occasion de définir les prochaines étapes de la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des négociations avec l’institution de Bretton Woods, mais également de préciser les priorités du gouvernement pour les prochains mois.

La réunion intervient également dans un climat politique et institutionnel sensible. La publication du contenu précis des engagements pris dans le cadre de l’accord avec le FMI fait déjà débat, Ousmane Sonko ayant appelé à la transparence sur les mesures négociées par le gouvernement. 

Ainsi, au-delà du traditionnel compte rendu des décisions prises, le Conseil des ministres de ce mercredi pourrait constituer un véritable rendez-vous de rentrée pour l’exécutif. Entre la nouvelle séquence ouverte avec le FMI, les impératifs d’assainissement des finances publiques et les éventuels mouvements dans l’administration, plusieurs signaux sont attendus de la part du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.


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