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Politique

Contrôle parlementaire : Guy Marius Sagna interpelle le gouvernement sur l’éducation, la gouvernance et la protection de l’enfance

Dans l’exercice de sa mission constitutionnelle de contrôle de l’action publique, le député Guy Marius Sagna a annoncé avoir adressé huit questions écrites au gouvernement. Ces interpellations couvrent des domaines aussi stratégiques que l’éducation, la fonction publique, la gouvernance des institutions, la valorisation du patrimoine intellectuel national, la protection de la petite enfance ainsi que la défense et la jeunesse. À travers ces démarches, le parlementaire entend attirer l’attention des autorités sur des dysfonctionnements persistants et des préoccupations citoyennes majeures.

Sur le plan de l’éducation et de la formation, Guy Marius Sagna dénonce la non-publication des arrêtés d’admission au Certificat d’aptitude pédagogique (CAP) des maîtres contractuels. Cette situation, selon lui, bloque l’évolution professionnelle de nombreux enseignants qui remplissent pourtant les conditions requises. Il estime que ce retard administratif porte atteinte à leurs droits et affecte, par ricochet, la qualité du système éducatif. Le député interpelle également le ministre de l’Éducation nationale sur l’absence de professeur d’allemand au Collège d’enseignement moyen (CEM) et au lycée de Coubanao. Depuis la rentrée scolaire, cette carence prive les élèves d’un enseignement essentiel, compromettant ainsi l’égalité des chances entre établissements.

La question des salaires et de la fonction publique figure aussi parmi ses préoccupations. Le parlementaire attire l’attention du gouvernement sur la situation de la promotion 2021 des agents d’appui des eaux et forêts, recrutés dans le cadre du programme emploi des jeunes. Ces agents cumuleraient entre un et neuf mois d’arriérés de salaire, une situation qu’il juge inacceptable pour des travailleurs engagés au service de l’État. Il demande des explications claires sur l’origine de ces retards et des garanties fermes quant au paiement intégral des sommes dues.

En matière de gouvernance et de transparence, Guy Marius Sagna s’intéresse particulièrement à la gestion de l’Autorité de régulation des télécommunications et des Postes (ARTP). Il interroge le gouvernement sur plusieurs points sensibles, notamment la transparence autour de la prime spéciale accordée, l’acquisition d’un véhicule pour le directeur général, les modalités de recrutement du personnel, l’absence de délégués du personnel et l’utilisation d’un montant de 2,7 milliards de francs CFA. Pour le député, ces zones d’ombre méritent des éclaircissements afin de garantir une gestion conforme aux principes de bonne gouvernance et de reddition des comptes.

La valorisation du patrimoine intellectuel national occupe également une place importante dans ses interpellations. À l’occasion de la commémoration de la naissance de Cheikh Anta Diop, Guy Marius Sagna relaie les inquiétudes de nombreux citoyens concernant la diffusion, l’accessibilité et la mise en valeur des œuvres du célèbre historien et penseur sénégalais. Il appelle le gouvernement à prendre des mesures concrètes pour renforcer le rayonnement de cet héritage intellectuel, aussi bien au niveau national qu’international.

La protection de la petite enfance constitue un autre axe majeur de ses questions écrites. Le député s’est penché sur la professionnalisation du métier de nounou et sur la régulation des crèches. La mort tragique d’un bébé de huit mois dans une crèche à Thiès a servi de déclencheur à cette interpellation. Il demande au gouvernement de faire le point sur le nombre de crèches existantes, leur conformité aux normes en vigueur, le niveau de formation du personnel et la régularité des contrôles effectués par les services compétents, afin d’éviter de tels drames à l’avenir.

Enfin, Guy Marius Sagna s’interroge sur le sort des élèves sénégalais inscrits dans les Prytanées militaires d’Afrique. Cette question touche à la fois aux enjeux de l’éducation et de la défense nationale, notamment en ce qui concerne le suivi de ces élèves, leurs conditions de formation et leur avenir au sein des forces armées ou dans la vie civile.


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