Malgré des réserves exprimées au Sénégal, l’ancien président Macky Sall poursuit activement sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Sur la scène internationale comme sur le continent africain, des voix continuent de se lever pour appuyer son profil, à l’image de Mamadou Mouctar Diallo, ancien ministre guinéen de la Jeunesse sous la présidence d’Alpha Condé.
Dans une tribune publiée sur le site Guinéematin.com, le fondateur du parti Nouvelle Forces Démocratiques défend avec conviction la pertinence de cette candidature. Selon lui, le parcours de Macky Sall à la tête du Sénégal constitue un argument solide en faveur de son accession à la direction de l’ONU. Il met notamment en avant sa gestion des tensions politiques et institutionnelles, estimant que son leadership a permis de préserver la stabilité du pays dans un contexte souvent marqué par des défis internes.
L’ancien ministre guinéen insiste également sur les réformes économiques entreprises durant les mandats de Macky Sall. Il cite en particulier le Plan Sénégal Émergent, présenté comme un cadre structurant ayant contribué à la transformation économique du pays. À ses yeux, ces politiques publiques ont favorisé des avancées notables, notamment en matière d’infrastructures, de croissance et de développement durable.
Au-delà du cadre national, Mamadou Mouctar Diallo souligne le rôle joué par Macky Sall sur la scène continentale, notamment lorsqu’il occupait la présidence en exercice de l’Union africaine. Il rappelle son implication dans la gestion de situations sensibles en Afrique, ainsi que son engagement en faveur du dialogue dans les processus de transition politique. Il évoque également son action diplomatique dans un contexte international tendu, marqué par une crise alimentaire mondiale, durant laquelle il aurait contribué à sécuriser l’approvisionnement en céréales pour plusieurs pays africains.
Pour le responsable politique guinéen, ces différentes expériences confèrent à Macky Sall un profil en adéquation avec les défis actuels des Nations Unies. Il estime que sa capacité à rassembler, à arbitrer entre des intérêts divergents et à promouvoir des solutions inclusives représente un atout majeur pour une organisation confrontée à des crises multiples.
Dans cette perspective, il considère qu’une éventuelle élection de Macky Sall à la tête de l’ONU pourrait également renforcer la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Une telle issue permettrait, selon lui, de porter davantage la voix du continent dans les grandes décisions internationales et de contribuer à une meilleure prise en compte de ses priorités.