Le journaliste et directeur du Groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, a été convoqué par la Division Spéciale de la Cybersécurité (DSC), dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’un message publié sur son compte X (ex-Twitter). Cette convocation s’inscrit dans le cadre d’une autosaisine du Parquet, selon des sources proches du dossier.
L’affaire fait suite à la diffusion récente de l’émission Jaakarlo sur la TFM, au cours de laquelle le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, aurait tenu des propos jugés sensibles et controversés. Réagissant à cette sortie, Madiambal Diagne a exprimé son indignation sur les réseaux sociaux, dénonçant la gravité des déclarations du parlementaire. C’est ce tweet qui aurait motivé l’ouverture d’une enquête par les services de la cybercriminalité.
Sur son propre compte X, Madiambal Diagne a confirmé avoir reçu une convocation de la DSC. Il a précisé avoir demandé à connaître les motifs exacts de cette audition afin de se préparer, mais n’aurait reçu aucune indication claire. « J’ai demandé, au chargé de l’enquête, le Lieutenant Diallo de la Cybercriminalité, l’objet afin de préparer des documents et preuves au besoin. Il a indiqué ne pas pouvoir me dire davantage », a-t-il écrit.
Cette situation relance le débat sur la liberté d’expression des journalistes et sur les limites de l’usage des réseaux sociaux par les professionnels des médias. Elle intervient également dans un contexte politique tendu, marqué par une forte polarisation entre les acteurs politiques et les figures médiatiques.