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Dans les coulisses d’un entraîneur : Sérigne Bassirou Biaye, l’artisan de l’ombre

Sur la pelouse, les joueurs de l’ASC Decko de Ndorong sont les visages visibles du succès. Mais dans l’ombre, un homme orchestre chaque geste, chaque placement, chaque stratégie : l’entraîneur Sérigne Bassirou Biaye. Sa mission va bien au-delà du simple choix des onze titulaires. Il est à la fois stratège, pédagogue et psychologue.

Natif de Kaolack, Sérigne Bassirou Biaye obtient son BFEM franco-arabe à l’école Alazhar, puis son baccalauréat en 2015 à l’Institut islamique El Hadji Abdoulaye Niasse de Kaolack. Passionné de football, son talent est vite repéré : il est admis en 2008 au test d’entrée de l’Institut Diambars en catégorie U17 à Thiès, lors de l’UASSU.

Il nourrissait alors le rêve de devenir joueur professionnel. Mais son père, qui croyait davantage aux études qu’au football, s’y oppose.

« J’étais joueur en 2015 à YES. Trois mois après, je suis parti à Dakar dans un centre de formation où j’ai fait la connaissance de feu Joseph Koto, l’ex-sélectionneur des Lions. C’est par la suite que je suis devenu entraîneur de l’équipe féminine du Kaolack FC, de 2019 à 2020 », raconte-t-il.

Son parcours se poursuit à YES, où il occupe le poste de préparateur physique entre 2021 et 2023, avant de devenir entraîneur adjoint des U13, U15 et U17 en 2024. « Et Dieu merci, c’est durant la période où je suis devenu entraîneur titulaire que le club a remporté la Coupe du Sénégal U17, une première dans l’histoire footballistique de Kaolack », souligne-t-il avec fierté.

Le coach Biaye est l’architecte du plan de jeu. Il analyse méticuleusement les forces de ses joueurs et les faiblesses de l’adversaire pour choisir la formation la plus adaptée : un 4-3-3 offensif pour étouffer l’équipe rivale, ou un 5-4-1 défensif pour résister et contre-attaquer.

Ses séances d’entraînement sont préparées avec rigueur, ponctuées d’exercices sur le placement, la circulation du ballon et la coordination entre les lignes. Rien n’est laissé au hasard.

Pour l’entraîneur de l’ASC Decko, un bon technicien doit allier plusieurs qualités essentielles :

une vision tactique aiguisée pour lire le jeu, anticiper les actions adverses et ajuster rapidement la stratégie ; un leadership affirmé pour motiver ses troupes, créer une cohésion de groupe et maintenir une discipline collective ; un sens pédagogique pour expliquer clairement ses idées et corriger les erreurs sans briser la confiance des joueurs.

Sur le plan humain, il insiste sur le rôle d’écoute de l’entraîneur : apaiser les tensions dans le vestiaire, comprendre les besoins de ses joueurs et tirer le meilleur de chacun.

Lors d’un match, l’entraîneur se transforme en chef d’orchestre. Par ses gestes et ses consignes criées depuis la touche, il module le rythme de son équipe : pressing haut pour déstabiliser, ralentissement du jeu pour garder le contrôle, ou accélération soudaine pour surprendre.

Ses changements de joueurs sont autant de messages tactiques. L’entrée d’un attaquant frais peut faire craquer une défense fatiguée, tandis que celle d’un milieu récupérateur permet de verrouiller la rencontre dans les dernières minutes.


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