Politique
Détention de Pape Malick Ndour : l’APR dénonce une procédure politique et appelle à la mobilisation
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par
Diack
L’Alliance pour la République (APR) est montée au créneau ce lundi pour dénoncer avec vigueur la détention de Pape Malick Ndour, coordonnateur des Cadres Républicains du parti. Dans un communiqué au ton ferme, la formation politique exprime sa « profonde indignation » et met directement en cause le chef du gouvernement, qu’elle désigne comme « le seul commanditaire » de la procédure en cours contre son responsable.
Selon l’APR, les fondements de cette privation de liberté sont particulièrement contestables. Le parti affirme que la mesure reposerait essentiellement sur un rapport émanant d’un cabinet d’expertise privé, élaboré sans respect du principe du contradictoire. Il souligne que Pape Malick Ndour n’aurait ni été auditionné en amont, ni eu l հնարավորություն de discuter les conclusions techniques de ce document. Dans ces conditions, l’APR s’interroge sur la légitimité d’une décision aussi lourde que la détention, fondée sur ce qu’elle considère comme un simple élément de renseignement dépourvu de valeur probante suffisante. Le Secrétariat exécutif national dénonce ainsi des conclusions entachées de « confusions, de raccourcis et de contrevérités manifestes ».
Au-delà du cas individuel, l’APR estime que cette affaire pose un problème plus large touchant au fonctionnement de la justice. Elle considère que la démarche adoptée fragilise dangereusement la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire et alimente le sentiment d’une justice instrumentalisée à des fins politiques. Le parti rappelle que Pape Malick Ndour a toujours coopéré avec les autorités judiciaires, répondant à toutes les convocations et respectant strictement son assignation à domicile sous surveillance électronique. Dans ce contexte, la détention apparaît, selon l’APR, comme une mesure disproportionnée, en contradiction avec les principes de nécessité et de proportionnalité.
Pour la formation politique, cette situation s’inscrit dans une logique de règlement de comptes. Elle affirme que le seul tort de son responsable aurait été d’exercer librement son droit d’expression dans le cadre du débat démocratique. L’APR y voit une tentative de réduire au silence une voix qu’elle qualifie de crédible et engagée, dénonçant ainsi une atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution.
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