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Justice

Fatoumata Ndiaye alias « Fouta Tampi » déférée au parquet pour non-remboursement d’un prêt garanti par l’État

L’affaire de détournement présumé de prêts garantis par l’État du Sénégal prend une tournure judiciaire. Fatoumata Ndiaye, plus connue sous le nom de « Fouta Tampi », a été placée en garde à vue à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar, avant d’être déférée au parquet ce lundi 20 juillet. Elle est poursuivie pour non-remboursement d’un crédit de 2,5 millions de FCFA contracté auprès d’une mutuelle, un prêt garanti par le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip).

Initialement convoquée jeudi dernier, Fatoumata Ndiaye avait été entendue par les enquêteurs, puis relâchée avec l’obligation de revenir le lendemain pour une nouvelle audition. À sa sortie, elle affichait un visage serein, assurant sur les réseaux sociaux que tout irait bien. Mais la suite lui donnera tort.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, le parquet avait donné des consignes strictes : poursuivre l’audition de la mise en cause, puis procéder à son déferrement. Lors de sa seconde comparution vendredi, les enquêteurs l’ont confrontée à la plainte de la mutuelle, qui l’accuse de ne pas avoir honoré ses engagements financiers malgré plusieurs relances. À cela s’ajoute l’ironie de ses déclarations publiques, où elle minimisait l’affaire.

Mais le cas de « Fouta Tampi » n’est que la partie émergée de l’iceberg. Quatre autres personnes, également bénéficiaires de crédits garantis par le Fongip auprès de la même structure financière, sont impliquées dans la même affaire. Tous sont actuellement en garde à vue et seront également présentés au parquet dans les jours à venir.

Le montant total dû par ce groupe s’élève à huit millions de FCFA, soit plus de trois fois le prêt accordé à Fatoumata Ndiaye. Une somme considérable, surtout lorsqu’elle est issue de fonds publics destinés à soutenir l’entrepreneuriat et les projets prioritaires.

Cette affaire met en lumière les défis que rencontrent les mécanismes de garantie publique face à des pratiques de mauvaise foi ou de négligence. Elle relance aussi le débat sur le suivi des bénéficiaires de fonds d’aide à l’investissement et les sanctions en cas de non-respect des engagements contractuels.


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