Par Samba Sadji, coordonnateur régional du LSS à Kaolack
Les dernières semaines ont été marquées par une vague d’arrestations sans précédent à Dakar. En l’espace de cinq jours, plus de cinquante personnes ont été interpellées dans différents quartiers de la capitale, dans un climat de tension croissante entre les forces de l’ordre et une jeunesse de plus en plus en colère.
Parmi les personnes arrêtées figurent Badara Gadiaga, journaliste engagé, et Samuel Sarr, figure politique controversée, mais avant tout citoyen. Leurs interpellations, qui ne reposent sur aucun motif réellement grave, s’apparentent à une tentative manifeste d’étouffer les voix dissidentes.
Faut-il rappeler qu’en démocratie, la liberté d’expression et le droit à la critique sont des piliers essentiels ? Aujourd’hui, ces principes vacillent face à une répression qui ne cesse de s’intensifier. Badara Gadiaga n’a fait que répondre à des propos tenus publiquement par un député – peut-on raisonnablement considérer cela comme une infraction ? Quant à Samuel Sarr, son arrestation continue de susciter de nombreuses interrogations, à ce jour sans réponse.
Ces actes illustrent une atmosphère politique de plus en plus étouffante, où l’arbitraire prend le pas sur le droit, et où l’intimidation devient une arme politique. Il est temps de dire stop. Stop à l’injustice, stop à la peur, stop à la dérive autoritaire.
Nous ne sommes pas contre l’État. Nous sommes pour la justice, pour le respect des libertés fondamentales, et pour la dignité de chaque citoyen.
Samba Sadji
Coordonnateur régional du LSS à Kaolack