Société
Grève illimitée dans le transport routier : les syndicats maintiennent la pression face à l’État
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par
Diack
La crise dans le secteur du transport routier au Sénégal se prolonge, avec le maintien du mot d’ordre de grève illimitée décrété par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal. Cette décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale réunissant les principaux responsables syndicaux, ainsi que des présidents de regroupements de gares routières et de groupements de chauffeurs, traduisant une volonté collective de poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications.
Sur le terrain, les conséquences restent lourdes pour les usagers, contraints de s’adapter à des perturbations persistantes dans leurs déplacements quotidiens. Malgré les désagréments, les responsables syndicaux campent sur leur position, estimant qu’aucune avancée concrète n’a été enregistrée dans les discussions avec les autorités. Ils conditionnent la reprise des activités à la signature d’un protocole d’accord formel avec l’État, qu’ils jugent indispensable pour garantir des engagements clairs et durables.
Le président de la fédération, Alassane Ndoye, a tenu à clarifier la situation en affirmant qu’aucun accord n’a été signé à ce jour. Il précise notamment que la rencontre annoncée avec les pouvoirs publics n’a finalement pas eu lieu. Selon lui, les responsables syndicaux ont préféré consulter leur base avant toute prise de décision, une démarche qui a abouti à la reconduction du mouvement de grève.
Dans le même sens, les techniciens du secteur contestent certaines communications officielles. Abdou Karim Seck réfute les déclarations attribuées au ministre des Transports évoquant un accord sur plusieurs points. Il explique qu’un document de travail a bien été transmis aux transporteurs, mais que celui-ci a fait l’objet d’amendements de leur part. À ce stade, les acteurs attendent l’ouverture de discussions directes afin d’examiner ces propositions de manière approfondie.
Les syndicats insistent toutefois sur leur attachement au dialogue. Ils affirment rester ouverts à des négociations qu’ils souhaitent sincères, transparentes et formalisées. Ils rejettent toute tentative de décision unilatérale concernant leur secteur, rappelant que seule la validation d’un protocole d’accord signé par les deux parties pourra mettre un terme à la grève.
Dans ce climat de tension, les transporteurs dénoncent également toute communication laissant croire qu’un accord est déjà acquis. Ils soulignent qu’aucun document n’a été validé conjointement, et mettent en garde contre toute interprétation prématurée des échanges en cours.
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