La Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, élargie à la Commission du Développement durable et de la Transition écologique, s’est réunie ce mardi 11 novembre pour examiner le projet de budget 2026 du Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique (METE). La séance, présidée par les représentants de l’Assemblée nationale, a permis au ministre Abourahmane Diouf de défendre les grandes orientations financières et stratégiques de son département pour l’exercice à venir.
Le projet de budget soumis à l’approbation des députés s’élève à cent dix-sept milliards cent soixante-dix-huit millions six cent trente-sept mille trois cent vingt et un (117 178 637 321) francs CFA, contre quarante-neuf milliards sept cent cinquante-six millions deux cent soixante-quatre mille quatre cent neuf (49 756 264 409) francs CFA en 2025. Cette enveloppe traduit une hausse spectaculaire de soixante-sept milliards quatre cent vingt-deux millions trois cent soixante-douze mille neuf cent douze (67 422 372 912) francs CFA, soit une progression de 136 % en valeur relative.
Cependant, cette hausse importante du budget global du ministère résulte principalement de l’intégration des crédits alloués à la Direction générale du Cadre de vie, qui s’élèvent à soixante-dix milliards neuf cent vingt-six millions huit cent soixante-trois mille deux cent trois (70 926 863 203) francs CFA. Ce transfert budgétaire, selon les précisions du ministre, traduit une volonté de renforcer la synergie des actions publiques dans la gestion de l’environnement urbain, de la salubrité et de la planification écologique à l’échelle nationale.
En dehors de cette enveloppe spécifique au Cadre de vie, le budget proprement dit du METE pour 2026 s’établit à trente-six milliards sept cent soixante-quinze millions neuf cent vingt-trois mille sept cent vingt-sept (36 775 923 727) francs CFA, contre quarante-neuf milliards sept cent cinquante-six millions deux cent soixante-quatre mille quatre cent neuf (49 756 264 409) francs CFA en 2025. Cette évolution traduit, en réalité, une baisse de douze milliards neuf cent quatre-vingts millions trois cent quarante mille six cent quatre-vingt-deux (12 980 340 682) francs CFA, soit une diminution d’environ 35 % en valeur relative.
Le ministre Abourahmane Diouf a expliqué cette réduction du budget classique par un recentrage des priorités et une réorganisation des lignes de financement, notamment autour de la Direction générale du Cadre de vie qui absorbe désormais une part importante des ressources allouées au secteur. Il a également souligné que cette répartition vise à accroître la cohérence et l’efficacité des politiques publiques en matière de transition écologique, de lutte contre la pollution et d’adaptation aux changements climatiques.
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