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Les chroniques de la participation citoyenne

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Casamance, l’heure de la transformation historique : de la paix surveillée à la prospérité partagée

Tournée économique du Président Bassirou Diomaye Faye (20–25 décembre 2025) et déploiement du Plan Diomaye Casamance (PDC)

La Casamance entre dans une nouvelle ère. Longtemps enfermée dans une lecture réductrice – celle d’un territoire fragile, périphérique, à stabiliser avant tout – elle est désormais replacée au cœur du projet national. La tournée économique du Président Bassirou Diomaye Faye en Casamance, du 20 au 25 décembre 2025, n’est pas un simple déplacement présidentiel. Elle constitue un acte politique majeur, une déclaration de méthode et de vision : la paix ne suffit plus, elle doit produire du développement, de l’emploi et de la dignité.

Cette tournée consacre un changement de paradigme. Elle acte la fin d’un temps où la Casamance était traitée comme une exception sécuritaire et le début d’un cycle où elle devient un pôle économique stratégique, porteur de croissance durable pour tout le Sénégal. À travers le Plan Diomaye Casamance (PDC), le Chef de l’État engage la Nation dans une transformation profonde, structurée et irréversible.

La Casamance : d’un récit de marginalisation à une ambition nationale

Pendant trop longtemps, la Casamance a été enfermée dans un récit de souffrance, de conflit larvé et d’abandon. Certes, l’histoire a été complexe, marquée par des tensions et des douleurs réelles. Mais l’erreur majeure des politiques publiques passées a été de figer la région dans cette image, au lieu de la projeter dans l’avenir.

Or, la Casamance n’a jamais été pauvre de potentialités. Elle est riche de ses terres fertiles, de ses ressources halieutiques, de ses forêts, de son capital humain, de sa culture et de sa position géographique stratégique. Ce qui a manqué, ce n’est ni la paix seule, ni la bonne volonté des populations, mais une vision cohérente, assumée et portée au sommet de l’État.

C’est précisément ce que le Président Bassirou Diomaye Faye vient corriger.

De la paix sécuritaire à la paix productive

Les avancées sécuritaires obtenues ces dernières années constituent une base essentielle. Mais le Président Diomaye Faye pose une vérité fondamentale : une paix qui ne transforme pas le quotidien des populations est une paix fragile.

La paix véritable est celle qui crée des emplois, stabilise les revenus, donne des perspectives à la jeunesse et redonne confiance dans l’État.

Le PDC s’inscrit dans cette logique de paix productive. Il vise à aligner définitivement les acquis sécuritaires avec une croissance économique tangible, mesurable et inclusive. Il ne s’agit plus seulement d’éviter le conflit, mais de bâtir la prospérité.

Le Plan Diomaye Casamance : une architecture de transformation

Le PDC n’est pas un slogan. C’est une stratégie territoriale intégrée, fondée sur la cohérence, la planification et l’impact.

1. Sécuriser l’environnement des projets et des investisseurs

Aucun investissement durable ne peut se faire sans confiance. En se rendant personnellement sur le terrain, le Président envoie un signal fort : l’État garantit la stabilité, la sécurité juridique et l’accompagnement institutionnel. La Casamance devient un espace crédible pour l’investissement productif, national comme international.

2. Accélérer les investissements structurants

Le PDC cible des secteurs à fort potentiel :

l’agriculture et l’agro-industrie pour transformer localement la production ;

la pêche et l’aquaculture durables ;

le tourisme responsable, valorisant les patrimoines naturel et culturel ;

l’économie forestière et environnementale ;

les infrastructures de transport, d’énergie et de logistique.

L’objectif est clair : créer des chaînes de valeur locales, réduire la dépendance aux importations et générer des emplois décents, notamment pour les jeunes et les femmes.

3. Ancrer une gouvernance de proximité

Le développement ne peut plus être centralisé, bureaucratique et déconnecté. Le PDC mise sur une décentralisation effective de la décision économique, en associant les collectivités territoriales, les acteurs locaux, les organisations communautaires et la diaspora. La transparence, la redevabilité et le suivi-évaluation deviennent des principes non négociables.

Une méthode présidentielle fondée sur le terrain et l’écoute

La tournée économique du Président Diomaye Faye illustre une rupture méthodologique. Gouverner, ce n’est pas seulement décider depuis les palais, c’est aller à la rencontre des réalités, écouter les producteurs, les entrepreneurs, les jeunes, les femmes, les élus locaux.

Cette présence physique du Chef de l’État en Casamance est un acte de respect et de reconnaissance. Elle restaure la confiance entre l’État et les citoyens, et rappelle que chaque territoire compte, sans hiérarchie ni relégation.

La Casamance comme laboratoire du Sénégal nouveau

Ce qui se joue en Casamance dépasse la région elle-même. Le PDC fait de la Casamance un laboratoire du nouveau modèle sénégalais de développement :

un modèle fondé sur la souveraineté économique ;

un modèle créateur d’emplois locaux ;

un modèle respectueux des territoires et des communautés ;

un modèle où la paix, la justice sociale et la croissance avancent ensemble.

La Casamance n’est plus une périphérie à assister, mais un acteur central de la transformation nationale.

Un appel à la mobilisation collective

Aucun plan, aussi ambitieux soit-il, ne peut réussir sans l’engagement de tous. Le PDC interpelle :

les élus locaux, appelés à dépasser les calculs politiciens ;

le secteur privé, invité à investir avec responsabilité et patriotisme économique ;

la jeunesse, encouragée à croire en son territoire et à entreprendre ;

la diaspora, appelée à revenir, investir, transmettre.

La Casamance n’est pas l’affaire des seuls Casamançais. Elle est une cause nationale, un enjeu stratégique pour l’équilibre et l’avenir du Sénégal.

La Casamance debout, le Sénégal en marche

En liant définitivement paix, sécurité, investissement et gouvernance de proximité, le Président Bassirou Diomaye Faye pose un acte fondateur. Il transforme un territoire longtemps perçu comme fragile en espace de production, de dignité et d’espérance.

La tournée économique de décembre 2025 n’est pas une fin. Elle est un commencement.

Le commencement d’une Casamance qui produit, qui emploie, qui innove.

Le commencement d’un Sénégal qui assume tous ses territoires et transforme ses blessures en forces.

La Casamance se relève.

La Casamance avance.

Et avec elle, c’est tout le Sénégal qui change de cap.

Alioune Cheikh Anta Sankara Ndiaye

Expert en développement international

Ecrivain de la transformation

« Il faut transformer,encore transformer,toujours transformer »


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