Le commissariat urbain de Linguère a mené, ce samedi 18 avril 2026, une opération d’envergure ayant conduit au démantèlement d’un réseau qualifié par les enquêteurs de présumé groupe impliqué dans des pratiques jugées contraires à la loi. Au total, dix-huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles sont poursuivies pour divers chefs d’accusation, notamment « actes contre-nature », transmission volontaire du VIH, harcèlement sexuel et incitation à la débauche. Selon les premières informations issues de l’enquête, trois des suspects auraient été testés positifs au VIH/Sida.
L’affaire trouve son origine dans une première intervention policière effectuée jeudi dernier. Les éléments du commissariat ont procédé à l’arrestation d’un individu identifié sous les initiales I. Badji, dans le quartier Thiély Nord, à la suite d’une dénonciation anonyme. Arrivés sur les lieux, les policiers auraient été alertés par une forte odeur de chanvre indien provenant d’une chambre. En s’approchant, ils auraient aperçu, à travers les grilles d’une véranda, deux hommes en situation intime.
Malgré les sommations des forces de l’ordre, les occupants n’auraient pas réagi immédiatement. Les policiers ont alors forcé l’entrée. Dans la confusion, l’un des individus, identifié comme B. Coumé, a réussi à prendre la fuite, tandis que I. Badji a été maîtrisé puis conduit au commissariat.
L’exploitation du téléphone portable du suspect interpellé a permis aux enquêteurs de remonter une piste jugée déterminante. Plusieurs autres personnes, réparties entre Linguère, Dahra, Barkedji, Dodji et même Mbacké, ont été identifiées puis arrêtées à la suite de nouvelles dénonciations anonymes. Les individus interpellés présentent des profils variés, allant de commerçants à enseignants, en passant par des marabouts, tailleurs, étudiants et sans-emploi. D’après des sources proches du dossier, certains seraient mariés et mèneraient une vie familiale stable en apparence.
Les investigations en cours laissent penser que ce réseau organisait régulièrement des rencontres privées dans différentes localités de la zone. Les autorités évoquent notamment des rassemblements à caractère sexuel impliquant plusieurs participants.
Par ailleurs, les recherches se poursuivent activement pour retrouver une quinzaine de personnes supplémentaires soupçonnées d’appartenir à ce même réseau. Les dix-huit suspects actuellement en garde à vue devraient être présentés au parquet dès ce lundi pour la suite de la procédure judiciaire.
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