La polémique autour du titre continental du Sénégal continue d’alimenter les débats, mais du côté de la défense sénégalaise, le message se veut clair et sans équivoque. Face à la presse ce matin, l’avocat Me Seydou Diagne a formellement assuré qu’aucune décision de la Confédération africaine de football n’impose, à ce jour, à la sélection nationale de restituer ni le trophée ni les médailles remportés sur le terrain.
Dans un contexte marqué par une forte agitation médiatique et des interprétations divergentes, Me Diagne a tenu à recentrer le débat sur le contenu réel de la décision rendue par le jury d’appel de la Confédération africaine de football. Selon lui, la Fédération Royale Marocaine de Football avait introduit quatre պահանջes distinctes dans le cadre de ce litige. Si certaines ont trouvé un écho favorable, notamment sur le constat du retrait et l’attribution d’une victoire administrative, l’essentiel reste ailleurs pour la partie sénégalaise.
L’avocat insiste en effet sur un point fondamental : les demandes les plus lourdes de conséquences, à savoir la restitution du titre, du prize money ainsi que le couronnement du Maroc, ont été explicitement rejetées. Il s’appuie pour cela sur le point 9 du dispositif notifié par l’instance continentale, qui précise que toutes les autres պահանջes formulées par la partie marocaine ont été écartées.
À ses yeux, cette précision est capitale. Elle signifie que, juridiquement, le Sénégal demeure détenteur du titre acquis sur le terrain, en attendant d’éventuels développements ultérieurs. Une position qui vise à rassurer les supporters sénégalais, inquiets face aux rumeurs évoquant un possible retrait du sacre.
Au-delà du fond, Me Seydou Diagne a également dénoncé la forme, pointant du doigt des lenteurs qu’il juge anormales dans la procédure. Neuf jours après la notification du dispositif, la Fédération sénégalaise de football n’a toujours pas reçu les motifs détaillés de la décision. Une situation qu’il considère préoccupante dans un dossier d’une telle importance.
Dans un ton particulièrement ferme, l’avocat a mis en garde les instances de la Confédération africaine de football contre toute tentative de modification ultérieure du dispositif initial. Il a averti que toute altération serait assimilée à une falsification grave, inacceptable aux yeux du Sénégal et de l’opinion sportive internationale.
Cette sortie médiatique intervient également dans un climat de tension avec la partie marocaine, dont la démarche est vivement critiquée par la défense sénégalaise. Me Diagne n’a pas hésité à qualifier cette initiative de déshonorante, estimant qu’il est inédit de réclamer un trophée plusieurs semaines après les célébrations officielles.
L’affaire est cependant loin d’être close. Le Sénégal entend poursuivre la bataille sur le terrain juridique international. Avec l’appui de l’expert en droit du sport Me Juan de Dios Crespo, la stratégie s’oriente désormais vers une saisine du Tribunal Arbitral du Sport. L’objectif affiché est de défendre non seulement les intérêts du Sénégal, mais aussi les principes fondamentaux d’équité et de respect des résultats acquis sur le terrain.
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