La capitale sénégalaise a un nouveau maire. Ce lundi 25 août, Abass Fall, membre du parti Pastef, a été élu à la tête de la Ville de Dakar avec 49 voix, contre 30 pour sa concurrente, Ngoné Mbengue, qui assurait jusque-là l’intérim. L’élection, très suivie, marque un tournant politique pour l’institution municipale, au cœur des rivalités partisanes depuis plusieurs années.
Dès son installation, Abass Fall a tenu à rassurer ses concitoyens en prenant ses distances avec toute logique partisane. « Je ne serai pas le maire d’une chapelle politique. Je serai le maire de toutes les Dakaroises et de tous les Dakarois », a-t-il affirmé dans son premier discours officiel. Celui qui occupe également le poste de ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions a insisté sur son ambition de tourner la page des clivages. « La Ville de Dakar ne sera plus politisée. Elle sera là pour tout le monde, avec l’appui des conseillers ici présents », a-t-il souligné.
Face à lui, Ngoné Mbengue, candidate malheureuse et membre de Taxawu Sénégal de Khalifa Sall, a réagi avec un esprit de fair-play. « C’est Dakar qui a gagné, non une personne », a-t-elle déclaré, tout en réaffirmant son engagement à continuer de servir les habitants de la capitale en tant que conseillère municipale. Dans son allocution, elle a exhorté la nouvelle équipe à adopter une gouvernance inclusive et participative, en mettant l’intérêt général au-dessus des logiques partisanes. Elle a conclu son intervention en adressant ses « vœux de plein succès » à son successeur.
Avec cette élection, la mairie de Dakar change de main, mais le défi reste entier : concilier les attentes pressantes des habitants avec la nécessité de dépasser les clivages politiques qui, depuis des années, rythment la gestion municipale de la capitale.