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Naufrage d’une pirogue en Mauritanie : des dizaines de migrants portés disparus, des Sénégalais parmi les victimes

Un nouveau drame migratoire a secoué la sous-région. Dans la journée du mercredi 27 août, une pirogue transportant près d’une centaine de migrants a chaviré au large de Tanit, en Mauritanie, alors qu’elle faisait route vers les îles Canaries. La scène, filmée et relayée massivement sur les réseaux sociaux, témoigne de la violence du naufrage et de la panique à bord. Seuls 17 passagers ont pu être secourus par les gardes-côtes mauritaniens, selon les premières informations disponibles.

Dans les heures qui ont suivi, la mer a rejeté de nombreux corps sur les plages voisines. Les premières identifications ont été faites par des Sénégalais établis en Mauritanie, qui ont reconnu certains des disparus grâce aux images diffusées. Parmi les victimes figure Mame Bara Ndiaye, un jeune originaire de Touba, dans la localité de Guédé Bousso. Sa carte d’identité et ses coordonnées familiales ont été retrouvées sur lui, confirmant tragiquement son décès.

Les autorités mauritaniennes ont mobilisé des équipes pour repêcher les corps et poursuivre les recherches dans la zone du naufrage. Les opérations visent à retrouver d’éventuels survivants, même si les chances s’amenuisent avec le temps. Pour l’heure, aucune estimation précise du nombre de disparus n’a été communiquée, mais tout laisse à penser que plusieurs dizaines de migrants ont perdu la vie.

Ce naufrage vient rappeler une fois de plus les dangers de l’émigration clandestine par voie maritime. Chaque année, des milliers de jeunes Africains risquent tout pour tenter de rejoindre l’Europe par l’Atlantique, une route particulièrement périlleuse. Les drames de ce genre se répètent sur les côtes de Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie, endeuillant régulièrement des familles entières.

Alors que les témoignages affluent et que les familles des victimes s’organisent pour obtenir des informations, ce nouvel accident met en lumière l’ampleur de la tragédie migratoire en Afrique de l’Ouest. Derrière les chiffres et les bilans provisoires, ce sont des destins brisés et des espoirs noyés dans l’océan qui interpellent à nouveau l’opinion publique.


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