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Politique

Nomination au ministère de l’Urbanisme : polémique autour des choix du ministre Moussa Balla Fofana

Les récentes nominations opérées par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Balla Fofana, suscitent une vive polémique au sein du secteur. Selon plusieurs professionnels et observateurs, ces décisions s’écartent des pratiques de compétence et d’expérience qui devraient guider un ministère stratégique pour le développement urbain et l’aménagement du territoire.

Dans ce contexte, le ministre est accusé de procéder à un « sabotage silencieux » du projet de rupture tant attendu par le peuple. Plusieurs voix dénoncent des nominations qui ne suivent aucun critère technique, soulignant que ni le Secrétaire d’État en charge de l’Urbanisme, ni le Secrétaire général du ministère n’ont été consultés. Les décisions du ministre semblent refléter ses seuls désidératas et viser à entretenir des logiques de clientèle, à l’exclusion des professionnels les plus compétents. L’exemple le plus frappant est celui du Service régional de l’Urbanisme de Dakar, où un clerc notaire a été promu à la tête de la division la plus importante, au détriment d’ingénieurs, architectes et urbanistes expérimentés.

L’analyse de l’arrêté ministériel met en lumière l’impertinence de ces choix. Dakar, capitale économique et politique du pays, concentre près d’un quart de la population nationale et fait face à une urbanisation rapide, à la dégradation d’immeubles anciens et à des défis majeurs en matière d’aménagement et de gestion foncière. Nommer un clerc notaire à la tête d’un service aussi stratégique apparaît non seulement comme une erreur technique, mais également comme une menace pour la gestion efficace de l’espace urbain et le développement territorial. Les professionnels soulignent que l’urbanisme est un domaine transversal, porteur de développement et nécessitant des compétences pointues pour prévenir les désordres urbains et les catastrophes environnementales.

Les changements opérés dans d’autres régions, comme l’affectation du chef du service départemental de l’Urbanisme de Mbour à Koungheul, soulèvent également des interrogations. Ces mouvements, jugés impertinents par les observateurs, posent la question de leur finalité, notamment dans les zones où le foncier revêt une valeur importante. Dans ce contexte, certains estiment que ces nominations peuvent favoriser des intérêts particuliers et perpétuer l’injustice et l’arbitraire.

Face à ces décisions, de nombreux professionnels et citoyens appellent le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre à renforcer leur contrôle sur les nominations dans certains départements ministériels. Ils soulignent la nécessité de bannir le népotisme, le clientélisme et le clanisme afin d’assurer une gestion transparente et efficace des ressources publiques. Selon eux, seule une gouvernance axée sur la compétence et la responsabilité pourra garantir l’aménagement harmonieux des territoires et le développement durable du pays.


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