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Politique

ONU : la candidature de Macky Sall divise malgré le soutien affiché de Julien Nkoghe Bekale

L’ancien Premier ministre du Gabon, Julien Nkoghe Bekale, est monté au créneau ce mercredi 1er avril pour défendre la candidature de l’ex-président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. Dans une tribune publiée sur ses réseaux sociaux, l’homme politique gabonais a dressé un portrait élogieux de l’ancien chef de l’État, qu’il juge apte à incarner un leadership international dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations.

Selon Julien Nkoghe Bekale, soutenir Macky Sall revient à faire le choix d’un dirigeant expérimenté, capable de répondre aux défis contemporains. Il met en avant le bilan de l’ancien président sénégalais à la tête de son pays, soulignant sa capacité à préserver la stabilité, à conduire des réformes structurantes et à gérer des situations complexes. Il insiste également sur son rôle sur la scène internationale, notamment durant sa présidence de l’Union africaine, période au cours de laquelle il aurait su porter une voix jugée crédible, pragmatique et respectée au-delà du continent africain.

Au-delà des considérations individuelles, Julien Nkoghe Bekale voit dans cette candidature une opportunité pour redynamiser le multilatéralisme. Dans un monde de plus en plus fragmenté, il estime que le système international a besoin de figures capables de restaurer le rôle des grandes institutions comme espaces de régulation et de dialogue. Il précise que son soutien ne relève pas d’un réflexe régional ou panafricain, mais repose sur ce qu’il considère comme la crédibilité personnelle et le parcours de Macky Sall.

Cependant, cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des divisions notables autour de cette candidature. Si l’ancien président sénégalais a déjà officiellement déposé son dossier et attend son audition par les instances compétentes des Nations Unies, son initiative ne fait pas l’unanimité. Au Sénégal même, les autorités affirment ne pas avoir été associées à cette démarche, ce qui soulève des interrogations sur la portée institutionnelle de sa candidature.

Sur le plan continental, l’Union africaine apparaît également divisée. Bien que Macky Sall bénéficie du soutien d’une trentaine de pays, un nombre significatif d’États africains et d’autres régions du monde ont déjà exprimé leur réticence, voire leur opposition. Cette fracture illustre les enjeux géopolitiques et les rivalités d’influence qui entourent la désignation du futur Secrétaire général de l’ONU.


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