Une vive tension secoue l’entreprise Origines SA, où les délégués du personnel accusent le président-directeur général, El Hadj Ndiaye, de s’attaquer frontalement aux libertés syndicales. Dans un communiqué rendu public le samedi 22 novembre 2025, le collège des délégués a dénoncé l’interdiction faite à leur camarade Abdoulaye Sarr, délégué titulaire, d’accéder aux locaux de l’entreprise pour participer à une réunion de la section syndicale tenue la veille.
Selon les représentants du personnel, cette interdiction constitue une violation flagrante des droits syndicaux protégés par la Constitution sénégalaise. Ils estiment que « les humeurs d’un employeur septuagénaire ne peuvent se substituer aux principes d’un État de droit » et rappellent qu’aucun dirigeant, quel que soit son statut, n’a le pouvoir de restreindre la liberté d’organisation des travailleurs. Abdoulaye Sarr, technicien-réalisateur réputé pour son sérieux et son engagement professionnel, serait particulièrement ciblé en raison de son rôle actif au sein du collège des délégués.
Au-delà de cet incident, les représentants légaux des travailleurs pointent un climat de pressions constantes exercées par le PDG contre plusieurs membres du personnel. Ils accusent notamment El Hadj Ndiaye d’opérer des « rétentions et ponctions injustifiées » sur les salaires, déjà jugés modestes, de certains employés. Des pratiques qui, selon eux, révèlent un mode de gestion abusif et attentatoire aux droits fondamentaux garantis par le Code du travail.
Face à ce qu’ils qualifient de dérives répétées, les délégués menacent de saisir les juridictions compétentes pour faire respecter les libertés syndicales et rappeler au dirigeant d’Origines SA que nul n’est au-dessus des lois. Ils affirment que ces violations ne pourraient perdurer sans la complicité active de deux inspecteurs du travail à la retraite — identifiés comme M. Sow et M. Diakhoumpa — qui accompagneraient le PDG dans ses tentatives de neutraliser les représentants du personnel et de bloquer leurs missions.
Les délégués appellent les autorités étatiques et judiciaires à intervenir de toute urgence et à diligenter une enquête au sein de l’entreprise pour évaluer l’ampleur des atteintes aux droits des travailleurs. Ils disent craindre que ces pratiques ne se banalisent au point de compromettre durablement l’exercice syndical au sein d’Origines SA.
Malgré leur indignation, les représentants du personnel affirment rester profondément attachés à un dialogue social sincère, mais insistent sur le fait qu’il ne peut être envisagé que dans le respect strict des lois et règlements en vigueur. Ils exhortent ainsi la direction à abandonner toute politique de répression et à privilégier un climat de concertation constructive.