À la veille de consultations attendues à Moscou avec l’émissaire américain Steve Witkoff, le président russe Vladimir Poutine a tenu mardi des propos particulièrement tranchés sur l’état des relations entre la Russie et l’Europe. Devant des journalistes, il a assuré que Moscou ne cherchait pas la confrontation, tout en affirmant que la Russie était « prête » à répondre à toute escalade si celle-ci venait, selon lui, des Européens.
« Nous n’avons pas l’intention de faire la guerre à l’Europe, mais si l’Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant », a déclaré Vladimir Poutine. Il a également accusé les dirigeants européens de vouloir « empêcher » les efforts diplomatiques américains censés ouvrir une voie vers la fin de la guerre en Ukraine. Selon lui, l’Europe ne proposerait aucune alternative pacifique et se placerait clairement « du côté de la guerre ».
Cette prise de position intervient dans un contexte diplomatique extrêmement tendu. La venue de Steve Witkoff à Moscou est perçue comme une tentative de relancer au minimum un dialogue entre Washington et le Kremlin. Bien que Washington ne confirme pas l’existence de véritables négociations de paix, la présence de l’émissaire américain alimente les spéculations sur une possible ouverture, notamment autour du conflit ukrainien.
En formulant ces déclarations, Vladimir Poutine cherche à la fois à réaffirmer la puissance militaire russe et à rejeter sur l’Europe la responsabilité d’une éventuelle escalade. Les capitales européennes, engagées depuis 2022 dans un soutien militaire, diplomatique et financier à l’Ukraine, suivent de près ce discours qui marque une nouvelle étape dans la communication offensive du Kremlin.