Le Mali est plongé dans le recueillement après l’annonce du décès du ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara. Dans un décret pris ce dimanche, le président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, a institué un deuil national de deux jours à compter du lundi 27 avril 2026 à minuit, sur l’ensemble du territoire. Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments publics, en hommage à celui qui incarnait l’un des piliers du dispositif sécuritaire du pays.
Selon les autorités, le drame s’est produit le samedi 25 avril 2026 à Kati, ville garnison située à proximité de Bamako. La résidence du ministre a été la cible d’une attaque particulièrement violente et sophistiquée. Un véhicule piégé, conduit par un kamikaze, a percuté le domicile officiel, déclenchant une puissante explosion suivie d’affrontements armés.
D’après le communiqué du gouvernement, le général Sadio Camara a fait preuve d’un engagement direct face aux assaillants. Il aurait personnellement pris part à la riposte, réussissant à neutraliser plusieurs membres du commando avant d’être grièvement blessé au cours des combats. Transporté en urgence à l’hôpital, il a finalement succombé à ses blessures quelques heures plus tard.
L’attaque a causé des dégâts considérables. La résidence ministérielle s’est en grande partie effondrée sous la violence de l’explosion, tandis qu’une mosquée située à proximité a été détruite. Le bilan humain est également lourd, avec plusieurs victimes civiles et militaires, dont des fidèles présents dans le lieu de culte au moment des faits.
Face à cette tragédie, les autorités de transition ont tenu à élargir l’hommage à l’ensemble des victimes des attaques survenues ce jour-là. Le chef de l’État a annoncé que le général Sadio Camara bénéficierait de funérailles nationales, en reconnaissance de son parcours et de son engagement au service des forces armées maliennes.