Suivez-nous

Société

PRODAC : l’ancien ministre Pape Malick Ndour écroué après la confirmation de son mandat de dépôt

Nouveau tournant dans le dossier du Programme des domaines agricoles (PRODAC). L’ancien ministre de la Jeunesse et responsable de l’Alliance pour la République (APR), Pape Malick Ndour, a été arrêté ce vendredi par les éléments de la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être conduit en détention.

Cette interpellation intervient à la suite de la décision rendue le 28 avril 2026 par la Cour suprême, qui a confirmé le mandat de dépôt visant l’ancien ministre. Une décision judiciaire qui a définitivement mis fin au régime de contrôle judiciaire dont il bénéficiait jusque-là dans le cadre de l’enquête portant sur la gestion du PRODAC.

Selon les éléments de la procédure, Pape Malick Ndour est poursuivi pour association de malfaiteurs, détournement présumé de deniers publics et blanchiment de capitaux. Les investigations menées par les magistrats du Pool judiciaire financier portent sur des irrégularités financières évaluées à plusieurs milliards de francs CFA. Les enquêteurs cherchent notamment à établir les responsabilités dans la gestion des fonds alloués au programme agricole, présenté à son lancement comme un levier majeur de promotion de l’emploi des jeunes.

Avant cette nouvelle évolution judiciaire, l’ancien ministre avait été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de porter un bracelet électronique. Une mesure qui avait suscité de vives contestations de la part du parquet, lequel estimait les charges suffisamment lourdes pour justifier une détention préventive.

La Chambre d’accusation du Pool judiciaire financier avait par la suite remis en cause cette décision, ouvrant la voie à une bataille judiciaire qui s’est finalement conclue devant la Cour suprême. Avec la confirmation du mandat de dépôt, les autorités judiciaires disposent désormais de la base légale permettant l’incarcération de l’ancien membre du gouvernement.

L’affaire PRODAC continue ainsi de connaître de nouveaux développements et s’impose comme l’un des dossiers judiciaires les plus sensibles touchant d’anciens responsables publics depuis l’installation des nouvelles autorités. Au sein de l’opposition, plusieurs responsables de l’APR dénoncent une procédure à caractère politique, tandis que les tenants du pouvoir soutiennent que la justice suit son cours dans le cadre de la reddition des comptes annoncée par le régime actuel.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Société

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture