Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a pris la parole ce lundi à l’Assemblée nationale pour défendre le projet de loi portant réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Il a salué l’adoption de ce texte, présenté comme une réponse aux incohérences de l’ancienne institution, accusée d’empiéter sur les compétences judiciaires.
Selon le garde des Sceaux, la nouvelle loi consacre l’indépendance de l’OFNAC en garantissant que ses membres « ne recevront aucune instruction ». Le rattachement de l’institution à la présidence de la République, a-t-il précisé, se limitera à un lien administratif visant à lui conférer une autorité supérieure, sans interférer dans son fonctionnement.
Le ministre a insisté sur le processus rigoureux de désignation des futurs membres : magistrats, hauts fonctionnaires, enseignants-chercheurs, représentants de la société civile et du secteur privé. « Cette diversité vise à assurer compétence, intégrité et impartialité dans la mission de l’OFNAC », a-t-il déclaré.
Outre la réforme de l’OFNAC, Ousmane Diagne a répondu aux autres préoccupations soulevées par les parlementaires. Il a notamment évoqué :
La modernisation de l’état civil, essentielle pour sécuriser les documents des Sénégalais, y compris ceux de la diaspora ; La protection des enfants impliqués dans des manifestations, afin de préserver leurs droits et leur avenir ; La situation des bénévoles du tribunal de Dakar, qui appelle une prise en charge plus adaptée.
Le ministre de la Justice a par ailleurs insisté sur la nécessité de conduire les enquêtes judiciaires avec rigueur et célérité, en particulier sur les affaires sensibles relatives aux crimes contre l’humanité et à la responsabilité publique. « Éviter toute erreur de procédure est une exigence pour garantir la crédibilité de notre justice », a-t-il affirmé.
En conclusion, Ousmane Diagne a souligné que la réforme de l’OFNAC et la modernisation du système judiciaire sont « cruciales pour restaurer la confiance des citoyens, assurer l’efficacité de l’État de droit et garantir la transparence ainsi que l’indépendance des institutions sénégalaises ».