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Politique

Réforme du code électoral : Abdou Mbow dénonce une rupture démocratique et accuse le pouvoir de manœuvre politique

Le député Abdou Mbow a vivement critiqué, ce mardi matin à l’Assemblée nationale, la proposition de loi n°11/2026 visant à modifier le code électoral, qu’il considère comme une remise en cause profonde des fondements démocratiques du Sénégal. Prenant la parole lors de la séance plénière, le parlementaire de l’opposition a exprimé une opposition ferme à ce texte, qu’il juge adopté en dehors de toute tradition de dialogue et de consensus.

Dès l’entame de son intervention, Abdou Mbow a rappelé que, dans l ისტორი politique du pays, les réformes électorales ont toujours été précédées de larges concertations entre les différents acteurs politiques et institutionnels. Selon lui, cette pratique, qui garantissait l’inclusivité et la transparence du processus électoral, a été brutalement rompue par la majorité actuelle. Il estime que l’adoption de cette proposition de loi par la seule force numérique des députés du parti au pouvoir constitue une régression démocratique majeure, effaçant des décennies d’efforts dans la consolidation des institutions.

Le député ne s’est pas limité à une critique de la forme. Sur le fond, il a prêté au texte une intention politique claire, affirmant qu’il aurait été conçu pour servir des intérêts spécifiques. D’après lui, cette réforme viserait à ouvrir la voie à une candidature d’Ousmane Sonko lors de l’élection présidentielle de 2029. Dans un ton grave, il a interpellé ses collègues de la majorité en déclarant que l’histoire jugera les responsabilités de chacun dans ce qu’il qualifie de dérive.

Abdou Mbow a également mis en cause le rôle du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Il lui reproche un silence qu’il interprète comme une approbation tacite du projet de loi. Selon le député, le chef de l’État aurait dû exprimer clairement une position, surtout face à une réforme aussi sensible. Ce silence, à ses yeux, l’associe directement à ce qu’il décrit comme une « forfaiture électorale ».

Au-delà de cette proposition de loi, le parlementaire a élargi son propos aux autres réformes institutionnelles en cours. Il a notamment évoqué les changements envisagés concernant la Cour constitutionnelle, le bulletin unique et la Commission électorale indépendante. Pour lui, ces initiatives traduisent une transformation profonde du système électoral sénégalais qui ne correspond pas à la trajectoire historique du pays. Il a insisté sur le fait que de telles réformes sont généralement observées dans des contextes de sortie de crise politique majeure, comme après des coups d’État ou des conférences nationales, des situations que le Sénégal n’a jamais connues.


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