Justice
Santé sous contrainte : le combat silencieux de Lat Diop entre justice et urgence médicale
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par
Diack
Après plus d’une année passée en détention préventive, Lat Diop avait retrouvé une liberté relative en novembre dernier, sous bracelet électronique. Mais pour l’ancien directeur général de la Lonase et ex-ministre sous Macky Sall, cette sortie de prison n’a pas marqué la fin des épreuves. Poursuivi pour détournement de deniers publics et extorsion de fonds, il doit désormais composer avec une autre réalité tout aussi éprouvante : accéder à des soins médicaux dans un cadre fortement contraint.
Selon des informations rapportées par le quotidien Les Échos, chaque tentative de consultation médicale s’apparente à un véritable parcours du combattant. Le dispositif judiciaire auquel il est soumis impose une procédure rigide : toute visite chez un médecin doit faire l’objet d’une demande écrite préalable. Une formalité administrative qui ouvre ensuite une période d’attente à la durée incertaine, pouvant s’étendre sur au moins quinze jours. Dans un contexte où l’état de santé de l’ancien ministre serait jugé préoccupant, ces délais suscitent de vives inquiétudes.
La situation se complique davantage lorsque des examens complémentaires sont prescrits. Dans ce cas, le processus repart de zéro, avec une nouvelle requête, une nouvelle attente et la même incertitude quant aux délais d’obtention. Ce cycle répétitif, jugé particulièrement contraignant, ralentit considérablement la prise en charge médicale du patient.
À ces obstacles administratifs s’ajoute une restriction majeure : l’interdiction de sortie du territoire national. Cette mesure empêche Lat Diop de se rendre à un rendez-vous médical prévu de longue date à l’hôpital américain de Paris, où il est suivi depuis plusieurs années par un spécialiste. Une impossibilité qui, selon son entourage, pourrait avoir des conséquences sérieuses sur l’évolution de son état de santé.
Les proches de l’ancien responsable politique tirent ainsi la sonnette d’alarme, évoquant une dégradation progressive de sa condition physique. Ils soulignent également que certains examens et traitements dont il pourrait avoir besoin ne sont pas disponibles localement dans les mêmes conditions que dans l’établissement parisien où il était pris en charge.
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