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Economie

Sénégal : le gouvernement mise sur les recettes fiscales pour sécuriser un nouveau programme du FMI

Dakar – Le Sénégal entend tirer parti d’une collecte fiscale robuste dès le premier trimestre 2026 pour renforcer sa position auprès du Fonds monétaire international (FMI) et éviter une restructuration de sa dette jugée potentiellement douloureuse. Pour les autorités, la performance fiscale anticipée sera un indicateur clé de la discipline économique et de la résilience financière du pays aux yeux des partenaires internationaux.

Ahmadou Al Aminou Lo, ministre d’État auprès du président Bassirou Diomaye Faye, a souligné lundi sur les ondes de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) l’importance de l’atteinte des objectifs fiscaux dès les premiers mois de l’année. « Si, durant le premier trimestre 2026, nous parvenons à réaliser au moins 25 % de nos objectifs de recettes fiscales, cela change complètement la donne », a-t-il affirmé, précisant qu’un tel résultat améliorerait considérablement la crédibilité du pays et ses chances d’obtenir un nouveau programme du FMI sans être contraint à une restructuration.

Le gouvernement a rappelé que le maintien de la discipline budgétaire et l’atteinte des recettes prévues sont essentiels dans un contexte marqué par l’augmentation du service de la dette et les incertitudes économiques régionales. À cette fin, des mesures ont été mises en œuvre pour élargir l’assiette fiscale, renforcer l’efficacité de la collecte et assurer une gestion durable des finances publiques.

Selon des analystes, une performance fiscale solide au cours de ce premier trimestre pourrait envoyer un signal fort à l’institution financière internationale et aux investisseurs étrangers, démontrant l’engagement du Sénégal envers la responsabilité budgétaire et ouvrant la voie à des conditions de financement plus favorables. Un résultat positif pourrait également renforcer la confiance des marchés et faciliter la mobilisation de ressources supplémentaires pour le développement économique.

Le gouvernement sénégalais insiste par ailleurs sur sa volonté d’éviter toute restructuration imposée de l’extérieur, qui pourrait avoir des conséquences économiques à long terme. En montrant sa capacité à générer des revenus et à gérer ses finances de manière prudente, le pays espère négocier à partir d’une position de force et conserver le contrôle de sa stratégie de gestion de la dette.

Les mois à venir seront donc cruciaux. Les résultats du premier trimestre seront scrutés par les partenaires internationaux, les institutions financières et les acteurs économiques locaux, car ils détermineront largement l’issue des négociations du Sénégal avec le FMI et le futur soutien financier international.


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