Uncategorized
SENELEC renforce sa communication avec la presse sur le Woyofal, les risques électriques et la lutte contre la fraude
-
-
par
Diack
La Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC) a organisé à Kaolack un atelier de sensibilisation à l’intention des professionnels des médias afin de renforcer la communication autour de ses services et des défis liés à la distribution de l’électricité.
Cette rencontre a principalement porté sur le système de prépaiement Woyofal, les risques électriques, les agressions contre les infrastructures énergétiques, les occupations illégales des emprises ainsi que la lutte contre la fraude électrique.
Face aux journalistes, les responsables de la SENELEC ont rappelé le rôle essentiel des médias dans la sensibilisation des populations aux bonnes pratiques en matière de consommation d’électricité et de préservation des installations.
Les échanges ont permis de mettre en lumière les avantages du système Woyofal, qui offre aux abonnés une meilleure maîtrise de leur consommation grâce au prépaiement. Les participants ont également été informés des dangers liés aux installations non conformes, aux branchements clandestins et aux occupations anarchiques des couloirs de sécurité des lignes électriques.
Les responsables de l’entreprise ont par ailleurs dénoncé les actes de vandalisme et les vols de câbles électriques, qui perturbent la fourniture de l’électricité et occasionnent d’importantes pertes financières.
Au cours de l’atelier, la SENELEC a présenté les performances enregistrées dans le secteur de l’électricité. Selon les données communiquées, la production brute totale d’énergie a atteint 7 466 GWh en 2024, pour une puissance installée de 2 290 MW.
L’entreprise a également mis en avant les progrès réalisés dans le domaine de l’électrification rurale. À ce jour, 12 683 localités sont électrifiées à travers le pays, tandis que 6 571 villages sont en cours d’électrification.
Les responsables de la SENELEC ont souligné que ces résultats traduisent la volonté des autorités sénégalaises de garantir un accès universel à l’électricité et d’accompagner le développement économique et social des territoires.
Abordant la question de la fraude électrique, ils ont insisté sur les lourdes conséquences des branchements clandestins, des compteurs trafiqués et des raccordements illégaux. Ces pratiques privent l’entreprise de ressources financières importantes qui pourraient être investies dans l’extension du réseau, l’amélioration de la qualité du service et l’électrification de nouvelles localités.
Selon les chiffres présentés lors de l’atelier, les pertes liées à la fraude dans la région de Kaolack sont estimées à 1 882 621 kWh, soit un manque à gagner de plus de 182,6 millions de francs CFA. À l’échelle nationale, la SENELEC enregistre des pertes annuelles évaluées à près de 85 milliards de francs CFA.
« Une telle somme pourrait contribuer au financement de nombreux projets d’électrification rurale, à la construction de postes électriques et à l’installation de nouveaux réseaux dans les villages encore non desservis », a expliqué Moctar Diop, chef de l’Agence principale de Kaolack.
En savoir plus sur LE DAKAROIS
Subscribe to get the latest posts sent to your email.